<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-07-12T17:46:21+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public</title>
   <updated>2024-09-11T16:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Petite-Histoire-de-la-medecine-Etre-confronte-aux-douleurs-de-l-Humain-pour-en-puiser-sa-substantifique-moelle-et_a4041.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82722760-59297409.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-11T15:33:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le docteur Hervé Laplante, véritable médecin de campagne, reçoit pour la énième fois madame Bernadette Ruffiaud, 98 ans, acariâtre et hypocondriaque professionnelle. Au cours de la consultation, il va remonter le fil de l'histoire de la médecine, de "la Grande Opération" de la fistule du Roi-Soleil par le chirurgien Charles-François de Tassy, en passant par l'enlèvement de la lance de l'œil d'Henry II par le célèbre Ambroise Paré, ou encore la découverte du vaccin de la variole par Edouard Jenner.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82722760-59297409.jpg?v=1726063165" alt=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" title=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" />
     </div>
     <div>
      Dans la vie, subir un burn-out a parfois du bon ! Certainement pas pour tout le monde, bien entendu, mais c'est en tout cas ce qui s'est produit pour le docteur Hervé Laplante, médecin généraliste en milieu semi-rural qui, pour échapper à un quotidien &quot;difficile&quot;, décide de monter un spectacle.       <br />
              <br />
       Gageons que, peut-être, les nombreuses consultations au fil de sa carrière l'ont indéniablement inspiré ! Une certaine Madame Ruffiaud, notamment, ou plusieurs, &quot;Madame Ruffiaud&quot;. Mais de quoi se plaint-elle exactement, cette patiente hors pair qui empile les rendez-vous au cabinet ?       <br />
              <br />
       D'être encore en vie, apparemment, indépendamment d'avoir une pathologie précise, et bien lui en a pris de rester en vie, car, de toute évidence, elle est une muse à sa manière, inspiratrice d'un moment de spectacle fort bien ficelé et, à de nombreuses reprises, captivant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je pensais vous distraire, Madame Ruffiaud, mais vous dormez !&quot; Vous m'en voyez navré ! Je pensais vous instruire, vous cultiver, vous faire oublier toutes vos petites misères ! Mais vous m'avez épuisé. J'ai utilisé tout mon stock de paroles et je suis fatigué.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82722760-59297466.jpg?v=1726063770" alt=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" title=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" />
     </div>
     <div>
      Laissons cette patiente hypocondriaque dormir paisiblement, ainsi que tous les autres patients et patientes du médecin, car le public, lui, ne s'assoupit pas une seconde. Les anecdotes évoquées, intelligemment mises en scène par Guy Verguet, sont justement dosées pour que cela ne se produise pas.       <br />
              <br />
       La complicité de Guy Bolet à l'écriture du texte en est certainement pour quelque chose ! Tour à tour maçon, ouvrier d'usine, chanteur de rues, cracheur de feu, acrobate, saltimbanque, directeur de cirque, funambule, machiniste, chauffeur de bus, garde du corps, Père Noël, cascadeur, animateur d'ateliers d'écriture en milieu carcéral, prof de guitare et de cinéma, avant de devenir dramaturge, cet homme étonnant, aussi écrivain autodidacte, a, semble-t-il, eu un coup de foudre pour le docteur Laplante lors d'une consultation un certain jour d'été. La réciproque s'est produite aussi !       <br />
              <br />
       Une étincelle, un rayon de soleil entre les quatre murs du cabinet jurassien, qui ont finalement donné naissance à ce seul en scène remarquable. À l'image de la poupée de chiffon qui sort comme par magie de la boîte multifonction, Guy Bolet est apparu, un spectacle est né, répété dans le grenier de la maison, au galop des pas d'un cheval, et bouleversé l'ordre des choses de la vie d'un médecin de campagne pour lequel l'exercice du métier, pourtant passion d'enfance, était devenue insupportable.       <br />
              <br />
       Le professeur Philippe Mercet, quant à lui, reste en coulisses du plateau, mais, de toute évidence, pas dans celles du cœur d'Hervé Laplante, car c'est grâce à lui que le spectacle a aussi germé, lors d'une conférence sur la médecine.       <br />
              <br />
       Malgré un début qui pourrait se montrer peut-être moins hâtif dans l'intention comique, ce seul en scène est un moment de théâtre finement mené. La mise en scène de Denis Verguet, composée essentiellement d'une caisse multifonction, qui se transforme au gré des anecdotes, oscille entre le théâtre de Guignol et une certaine magie enfantine qui dépassent pourtant cette simple sphère apparente.       <br />
              <br />
       &quot;Petite Histoire de la médecine&quot; ne se veut pas un spectacle didactique, loin de là, a contrario des intentions toutes méritoires et professionnelles du médecin vers Madame Ruffiaut, mais constitue un moment de théâtre attachant, instructif et très divertissant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82722760-59297683.jpg?v=1726064386" alt=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" title=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" />
     </div>
     <div>
      Le passage relatant l'opération de la fistule du Roi-Soleil, ou encore celui du combat d'Henri II, sont de réelles prouesses théâtrales pour qui n'a jamais pris de cours de théâtre ni fréquenté les cours Florent. Qui plus est, Hervé Laplante a des talents certains d'imitation d'équidés et autres animaux de l'étable… L'espace clos d'un cabinet médical fréquenté durant de nombreuses années a, de toute évidence, été subtilement productif.       <br />
              <br />
       Et d'ailleurs, qu'y trouve-t-on au juste entre les murs d'un cabinet médical ? Seulement de l'Humain. De l'Humain ! Encore de l'Humain !       <br />
              <br />
       Comme disait Jean Vilar, <span style="font-style:italic">&quot;Le Théâtre, c'est l'homme qui parle à l'homme des histoires d'hommes&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est des femmes, Hervé Laplante ne les oublie pas. Merci beaucoup pour cela… Et nous ne parlons pas de Madame Ruffiaut ! Laissons-la dormir éternellement.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Petite Histoire de la médecine"</b></div>
     <div>
      Seul en scène contemporain.       <br />
       Texte : Guy Bolet       <br />
       Mise en scène : Denis Verguet.       <br />
       Avec : Hervé Laplante       <br />
       Durée : 65 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 août 2024 au 27 octobre 2024.</span>       <br />
       Dimanches à 20 h.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18ᵉ, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="https://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Petite-Histoire-de-la-medecine-Etre-confronte-aux-douleurs-de-l-Humain-pour-en-puiser-sa-substantifique-moelle-et_a4041.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2022• "Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…</title>
   <updated>2022-05-28T12:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Wamah-Chaman-De-la-matiere-dont-les-reves-sont-faits-Tempete-sous-un-crane_a3262.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64954772-46454534.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-05-28T12:26:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves et notre petite vie est entourée de sommeil", écrivait Shakespeare dans La Tempête. Le moins que l'on puisse dire c'est que ça souffle grave dans la tête de ce géant déchu et ses rêves sont devenus cauchemars depuis que ses dons de guérisseur l'ont conduit à se réfugier dans la masure d'un village perdu au milieu de nulle part… On est en Pologne, au début du siècle dernier, mais les affres qui assaillent cet homme, devenu "sans qualités", ne sont pas sans résonner avec nos destinées. Quand le moi-peau vient à ne plus être imperméable aux autres, qu'advient-il de… je ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64954772-46454534.jpg?v=1626615168" alt="•Off 2022• "Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…" title="•Off 2022• "Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…" />
     </div>
     <div>
      Une nuit de cauchemar jusqu'au petit matin où les deux battants du portail barricadé s'ouvriront sur un soleil éblouissant, c'est dans cet espace-temps propre à la tragédie du quotidien que le héros, d'abord hagard, va tenter de recomposer le passé (omniprésent) à ses trousses. Ce passé en miettes qui, tels des éclats d'obus, déchire sa pauvre tête qu'il prend de désespoir dans ses mains après l'avoir projetée violemment contre les murs, de quelles visions est-il le nom ? Les noms plus exactement… ceux des malheureux à l'agonie qu'il a pu miraculeusement rendre à la vie grâce à l'imposition de ses mains…       <br />
              <br />
       D'abord, il y avait eu cette mère donnée pour morte, elle avait perdu tout son sang. Il a déchiffré son visage défait, l'a accueillie en lui et… il a senti le sang qui se mettait à couler en elle, le même sang que le sien. Il était sorti de lui-même pour migrer dans ce corps inconnu, lui redonnant vie. Ce pouvoir qu'il se découvrait, il en était le premier étonné ; ça le rassurait, bien sûr, cette vocation… et l'effrayait tout autant. Puis, il y avait eu cet enfant portant une plaie béante à la tête, ses mains sur ses tempes, ses bras autour de lui, et le même miracle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64954772-46454535.jpg?v=1626615197" alt="•Off 2022• "Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…" title="•Off 2022• "Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…" />
     </div>
     <div>
      Il se découvrait être de la race de ceux qui erraient entre deux mondes. Avoir un don - un don de Dieu, comme on dit - n'est pas cadeau. De toute façon si les dieux voulaient le bien de l'Humanité, ça se saurait, comme on dit aussi… Ce don, la médecine philosophale en a disserté à l'envi et continue à  gloser à son sujet. Quoi qu'il en soit de ses origines, divines ou pas, force est de constater que les inférences magnétiques mises en résonance par son toucher ont valeur de viatique, une communion transfigurant le mourant en vivant…       <br />
              <br />
       … et lui transformé en ermite, venu fuir ceux qui le poursuivent inlassablement pour exiger son œuvre… Alors que lui doute, depuis que, sous le regard de l'ange de la mort, son élève,  il n'a pu &quot;retenir&quot; une jeune fille trépassant malgré ses soins. Doutant affreusement de son don et de sa capacité à le transmettre, comme un acteur voulant en finir avec ses illusions, il tente de trouver dans la solitude abyssale un remède… relatif.       <br />
              <br />
       Mais la parole dévidée cette nuit-là, tout comme les rêves, porte dans ses plis des vertus résilientes. Les fragments de sa vie passée, éclatant en mille morceaux son corps mis à mal, sont à prendre comme des convulsions libératrices lui permettant d'accoucher, enfin, de ce poids mort grouillant en lui. Ainsi s'annonce une aube nouvelle.       <br />
              <br />
       Gregori Manoukov, d'origine russe, dont il a gardé dans un français parfait les restes de l'accent, est remarquable dans le rôle de l'halluciné. Sa corpulence et son visage effaré renvoient de manière saisissante à l'autoportrait peint par Gustave Courbet et servant à nombre de couvertures choisies pour présenter &quot;Le Horla&quot;, lui aussi habité par un autre. On ressort imprégné par cette histoire d'un autre temps, recoupant le nôtre… et la nôtre d'histoire. Tant il est vrai que les limites entre l'autre et nous-mêmes, au-delà même de la nécessaire empathie, sont toujours à construire… sous peine de confusion.       <br />
              <br />
       <b>Vu à La Reine Blanche à Avignon, le vendredi 16 juillet 2021 à 17 h.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Wamah - Chaman"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64954772-46454536.jpg?v=1626615274" alt="•Off 2022• "Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…" title="•Off 2022• "Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;De la matière dont les rêves sont faits&quot;</b>       <br />
       Texte : Élisabeth Bouchaud.       <br />
       Mise en scène : Élisabeth Bouchaud et Grigori Manoukov.       <br />
       Avec : Grigori Manoukov.       <br />
       Création lumières et création sonore : Paul Hourlier.       <br />
       Scénographie : Vitali Skvorkin.       <br />
       Costumes : Aska Błażejowska et Élisabeth Bouchaud.       <br />
       Reine Blanche Productions.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
        <span class="fluo_jaune">Du 7 au 25 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 05, relâche les 12 et 19 juillet.       <br />
       Théâtre La Reine Blanche, 16, rue de la Grande Fusterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 38 17.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Wamah-Chaman-De-la-matiere-dont-les-reves-sont-faits-Tempete-sous-un-crane_a3262.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…</title>
   <updated>2022-03-08T09:35:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Wamah-Chaman-De-la-matiere-dont-les-reves-sont-faits-Tempete-sous-un-crane_a3193.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62873221-45456542.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-08T07:56:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves et notre petite vie est entourée de sommeil", écrivait Shakespeare dans La Tempête. Le moins que l'on puisse dire c'est que ça souffle grave dans la tête de ce géant déchu et ses rêves sont devenus cauchemars depuis que ses dons de guérisseur l'ont conduit à se réfugier dans la masure d'un village perdu au milieu de nulle part… On est en Pologne, au début du siècle dernier, mais les affres qui assaillent cet homme, devenu "sans qualités", ne sont pas sans résonner avec nos destinées. Quand le moi-peau vient à ne plus être imperméable aux autres, qu'advient-il de… je ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62873221-45456542.jpg?v=1626615168" alt=""Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…" title=""Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…" />
     </div>
     <div>
      Une nuit de cauchemar jusqu'au petit matin où les deux battants du portail barricadé s'ouvriront sur un soleil éblouissant, c'est dans cet espace-temps propre à la tragédie du quotidien que le héros, d'abord hagard, va tenter de recomposer le passé (omniprésent) à ses trousses. Ce passé en miettes qui, tels des éclats d'obus, déchire sa pauvre tête qu'il prend de désespoir dans ses mains après l'avoir projetée violemment contre les murs, de quelles visions est-il le nom ? Les noms plus exactement… ceux des malheureux à l'agonie qu'il a pu miraculeusement rendre à la vie grâce à l'imposition de ses mains…       <br />
              <br />
       D'abord, il y avait eu cette mère donnée pour morte, elle avait perdu tout son sang. Il a déchiffré son visage défait, l'a accueillie en lui et… il a senti le sang qui se mettait à couler en elle, le même sang que le sien. Il était sorti de lui-même pour migrer dans ce corps inconnu, lui redonnant vie. Ce pouvoir qu'il se découvrait, il en était le premier étonné ; ça le rassurait, bien sûr, cette vocation… et l'effrayait tout autant. Puis, il y avait eu cet enfant portant une plaie béante à la tête, ses mains sur ses tempes, ses bras autour de lui, et le même miracle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62873221-45456543.jpg?v=1626615197" alt=""Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…" title=""Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…" />
     </div>
     <div>
      Il se découvrait être de la race de ceux qui erraient entre deux mondes. Avoir un don - un don de Dieu, comme on dit - n'est pas cadeau. De toute façon si les dieux voulaient le bien de l'Humanité, ça se saurait, comme on dit aussi… Ce don, la médecine philosophale en a disserté à l'envi et continue à  gloser à son sujet. Quoi qu'il en soit de ses origines, divines ou pas, force est de constater que les inférences magnétiques mises en résonance par son toucher ont valeur de viatique, une communion transfigurant le mourant en vivant…       <br />
              <br />
       … et lui transformé en ermite, venu fuir ceux qui le poursuivent inlassablement pour exiger son œuvre… Alors que lui doute, depuis que, sous le regard de l'ange de la mort, son élève,  il n'a pu &quot;retenir&quot; une jeune fille trépassant malgré ses soins. Doutant affreusement de son don et de sa capacité à le transmettre, comme un acteur voulant en finir avec ses illusions, il tente de trouver dans la solitude abyssale un remède… relatif.       <br />
              <br />
       Mais la parole dévidée cette nuit-là, tout comme les rêves, porte dans ses plis des vertus résilientes. Les fragments de sa vie passée, éclatant en mille morceaux son corps mis à mal, sont à prendre comme des convulsions libératrices lui permettant d'accoucher, enfin, de ce poids mort grouillant en lui. Ainsi s'annonce une aube nouvelle.       <br />
              <br />
       Gregori Manoukov, d'origine russe, dont il a gardé dans un français parfait les restes de l'accent, est remarquable dans le rôle de l'halluciné. Sa corpulence et son visage effaré renvoient de manière saisissante à l'autoportrait peint par Gustave Courbet et servant à nombre de couvertures choisies pour présenter &quot;Le Horla&quot;, lui aussi habité par un autre. On ressort imprégné par cette histoire d'un autre temps, recoupant le nôtre… et la nôtre d'histoire. Tant il est vrai que les limites entre l'autre et nous-mêmes, au-delà même de la nécessaire empathie, sont toujours à construire… sous peine de confusion.       <br />
              <br />
       <b>Vu à La Reine Blanche à Avignon, le vendredi 16 juillet 2021 à 17 h.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Wamah - Chaman"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62873221-45456544.jpg?v=1626615274" alt=""Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…" title=""Wamah - Chaman De la matière dont les rêves sont faits" Tempête sous un crâne…" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;De la matière dont les rêves sont faits&quot;</b>       <br />
       Texte : Élisabeth Bouchaud.       <br />
       Mise en scène : Élisabeth Bouchaud et Grigori Manoukov.       <br />
       Avec : Grigori Manoukov.       <br />
       Création lumières et création sonore : Paul Hourlier.       <br />
       Scénographie : Vitali Skvorkin.       <br />
       Costumes : Aska Błażejowska et Élisabeth Bouchaud.       <br />
       Reine Blanche Productions.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 mars au 17 avril 2022.</span>       <br />
       Mardi et vendredi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre La Reine Blanche - Scène des Arts et des Sciences, Paris 18e,        <br />
       01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Wamah-Chaman-De-la-matiere-dont-les-reves-sont-faits-Tempete-sous-un-crane_a3193.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2021• De la matière dont les rêves sont faits Tempête sous un crâne…</title>
   <updated>2021-07-18T15:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-De-la-matiere-dont-les-reves-sont-faits-Tempete-sous-un-crane_a3013.html</id>
   <category term="Avignon 2021" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57776864-42765133.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-07-18T15:07:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves et notre petite vie est entourée de sommeil", écrivait Shakespeare dans La Tempête. Le moins que l'on puisse dire c'est que ça souffle grave dans la tête de ce géant déchu et ses rêves sont devenus cauchemars depuis que ses dons de guérisseur l'ont conduit à se réfugier dans la masure d'un village perdu au milieu de nulle part… On est en Pologne, au début du siècle dernier, mais les affres qui assaillent cet homme, devenu "sans qualités", ne sont pas sans résonner avec nos destinées. Quand le moi-peau vient à ne plus être imperméable aux autres, qu'advient-il de… je ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57776864-42765133.jpg?v=1626615168" alt="•Off 2021• De la matière dont les rêves sont faits Tempête sous un crâne…" title="•Off 2021• De la matière dont les rêves sont faits Tempête sous un crâne…" />
     </div>
     <div>
      Une nuit de cauchemar jusqu'au petit matin où les deux battants du portail barricadé s'ouvriront sur un soleil éblouissant, c'est dans cet espace-temps propre à la tragédie du quotidien que le héros, d'abord hagard, va tenter de recomposer le passé (omniprésent) à ses trousses. Ce passé en miettes qui, tels des éclats d'obus, déchire sa pauvre tête qu'il prend de désespoir dans ses mains après l'avoir projetée violemment contre les murs, de quelles visions est-il le nom ? Les noms plus exactement… ceux des malheureux à l'agonie qu'il a pu miraculeusement rendre à la vie grâce à l'imposition de ses mains…       <br />
              <br />
       D'abord, il y avait eu cette mère donnée pour morte, elle avait perdu tout son sang. Il a déchiffré son visage défait, l'a accueillie en lui et… il a senti le sang qui se mettait à couler en elle, le même sang que le sien. Il était sorti de lui-même pour migrer dans ce corps inconnu, lui redonnant vie. Ce pouvoir qu'il se découvrait, il en était le premier étonné ; ça le rassurait, bien sûr, cette vocation… et l'effrayait tout autant. Puis, il y avait eu cet enfant portant une plaie béante à la tête, ses mains sur ses tempes, ses bras autour de lui, et le même miracle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57776864-42765134.jpg?v=1626615197" alt="•Off 2021• De la matière dont les rêves sont faits Tempête sous un crâne…" title="•Off 2021• De la matière dont les rêves sont faits Tempête sous un crâne…" />
     </div>
     <div>
      Il se découvrait être de la race de ceux qui erraient entre deux mondes. Avoir un don - un don de Dieu, comme on dit - n'est pas cadeau. De toute façon si les dieux voulaient le bien de l'Humanité, ça se saurait, comme on dit aussi… Ce don, la médecine philosophale en a disserté à l'envi et continue à  gloser à son sujet. Quoi qu'il en soit de ses origines, divines ou pas, force est de constater que les inférences magnétiques mises en résonance par son toucher ont valeur de viatique, une communion transfigurant le mourant en vivant…       <br />
              <br />
       … et lui transformé en ermite, venu fuir ceux qui le poursuivent inlassablement pour exiger son œuvre… Alors que lui doute, depuis que, sous le regard de l'ange de la mort, son élève,  il n'a pu &quot;retenir&quot; une jeune fille trépassant malgré ses soins. Doutant affreusement de son don et de sa capacité à le transmettre, comme un acteur voulant en finir avec ses illusions, il tente de trouver dans la solitude abyssale un remède… relatif.       <br />
              <br />
       Mais la parole dévidée cette nuit-là, tout comme les rêves, porte dans ses plis des vertus résilientes. Les fragments de sa vie passée, éclatant en mille morceaux son corps mis à mal, sont à prendre comme des convulsions libératrices lui permettant d'accoucher, enfin, de ce poids mort grouillant en lui. Ainsi s'annonce une aube nouvelle.       <br />
              <br />
       Gregori Manoukov, d'origine russe, dont il a gardé dans un français parfait les restes de l'accent, est remarquable dans le rôle de l'halluciné. Sa corpulence et son visage effaré renvoient de manière saisissante à l'autoportrait peint par Gustave Courbet et servant à nombre de couvertures choisies pour présenter &quot;Le Horla&quot;, lui aussi habité par un autre. On ressort imprégné par cette histoire d'un autre temps, recoupant le nôtre… et la nôtre d'histoire. Tant il est vrai que les limites entre l'autre et nous-mêmes, au-delà même de la nécessaire empathie, sont toujours à construire… sous peine de confusion.       <br />
              <br />
       <b>Vu à La Reine Blanche à Avignon, le vendredi 16 juillet 2021 à 17 h.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"De la matière dont les rêves sont faits"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57776864-42765206.jpg?v=1626615274" alt="•Off 2021• De la matière dont les rêves sont faits Tempête sous un crâne…" title="•Off 2021• De la matière dont les rêves sont faits Tempête sous un crâne…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Élisabeth Bouchaud.       <br />
       Mise en scène : Élisabeth Bouchaud et Grigori Manoukov.       <br />
       Avec : Grigori Manoukov.       <br />
       Création lumière : Paul Hourlier.       <br />
       Scénographie : Vitali Skvorkin.       <br />
       Costumes : Aska Błażejowska et Elisabeth Bouchaud.       <br />
       Crédit photo visuel : Élisabeth Bouchaud.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2021•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 25 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h, relâche les 13 et 20.       <br />
       Théâtre La Reine Blanche, 16 rue de la Grande Fusterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-De-la-matiere-dont-les-reves-sont-faits-Tempete-sous-un-crane_a3013.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Tout va bien se passer"… Une sobriété élégante pour une chorégraphie de la douleur et de la purification</title>
   <updated>2018-06-13T07:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tout-va-bien-se-passer-Une-sobriete-elegante-pour-une-choregraphie-de-la-douleur-et-de-la-purification_a2149.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/22970055-25441681.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-06-13T07:03:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le théâtre La Reine Blanche, qui facilite un dialogue entre le secteur de la connaissance scientifique et l'art du théâtre, présente "Tout va bien se passer" consacré à la fécondation in vitro. Maïa Brami décrit dans son texte la journée ordinaire d'une jeune femme actuelle marquée par une poisse maximale.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22970055-25441681.jpg?v=1528831654" alt=""Tout va bien se passer"… Une sobriété élégante pour une chorégraphie de la douleur et de la purification" title=""Tout va bien se passer"… Une sobriété élégante pour une chorégraphie de la douleur et de la purification" />
     </div>
     <div>
      Le monologue dans sa simplicité suit par le menu les événements qui conduisent une jeune femme du rendez-vous médical largement banalisé à la bordure d'un accident médical majeur.       <br />
              <br />
       Les confins de la ville, l'absence de taxi, le talon d'escarpin cassé, le bus bondé… Stress urbain par excès, stress intime par manque : elle porte les paillettes congelées dans ses bras. Un futur enfant en devenir.       <br />
              <br />
       Tout est dit. La virtuosité de la technique médicale, et conséquemment sa taylorisation des actes et la fonctionnalisation de ses espaces. Mais aussi la standardisation et la multiplication des tâches. L'accélération du temps. L'intensité des instants. La montée des contradictions entre la revendication du droit au corps, l'exigence de respect dû à la personne et dans le même mouvement la dépersonnalisation du sujet et la fragilité de la technique. C'est ce tissu de contradictions qu'un mauvais coup de lancette va déchirer. Et porter au point critique. Au point tragique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22970055-25441694.jpg?v=1528831685" alt=""Tout va bien se passer"… Une sobriété élégante pour une chorégraphie de la douleur et de la purification" title=""Tout va bien se passer"… Une sobriété élégante pour une chorégraphie de la douleur et de la purification" />
     </div>
     <div>
      Il suffit en effet d'un peu de routine et de fatigue et d'un cas médicalement singulier pour que l'aléa surgisse, l'accident. Et qu'apparaissent les limites d'une croyance archaïque en l'invulnérabilité de l'être et l'infini de la capacité à maîtriser la nature. Aléa dont on recherche bien évidemment à imputer la responsabilité à l'autre.       <br />
              <br />
       Dans sa mise en espace avec une sobriété élégante Bruno Fougniès suscite une chorégraphie de la douleur et de la purification. Sa comédienne porte avec justesse la parole de Maïa Brami. Le débat est enclenché. Le spectateur applaudit et réfléchit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tout va bien se passer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22970055-25441701.jpg?v=1528831723" alt=""Tout va bien se passer"… Une sobriété élégante pour une chorégraphie de la douleur et de la purification" title=""Tout va bien se passer"… Une sobriété élégante pour une chorégraphie de la douleur et de la purification" />
     </div>
     <div>
      Pièce musicale de Maïa Brami.       <br />
       Mise en scène : Coralie Emilion-Languille, Bruno Fougniès.       <br />
       Avec : Coralie Emilion-languille et David Kpossou.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Maïa Brami.       <br />
       Musique originale : David Kpossou.       <br />
       Styliste : Laurence Benoit.       <br />
       Décor : Emanuel Reveillére.       <br />
       Collaborations artistiques : Bouziane Bouteldja, Arnaut Vernet.       <br />
       Productions : Honorine Productions et nopog productions.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 23 juin 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h. Relâche le 20 juin.       <br />
       Théâtre La Reine Blanche, Salle Marie Curie, Paris 18e, 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="http://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22970055-25441709.jpg?v=1528831739" alt=""Tout va bien se passer"… Une sobriété élégante pour une chorégraphie de la douleur et de la purification" title=""Tout va bien se passer"… Une sobriété élégante pour une chorégraphie de la douleur et de la purification" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tout-va-bien-se-passer-Une-sobriete-elegante-pour-une-choregraphie-de-la-douleur-et-de-la-purification_a2149.html" />
  </entry>
</feed>
