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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-12T07:10:20+02:00</updated>
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   <title>"Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux</title>
   <updated>2026-06-07T16:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pas-avec-l-amour-Des-jeux-cruels-de-l-amour-romantique-a-leur-point-d-incandescence-tragique-mise-en-pieces-du_a4577.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-06-08T06:37:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand l'auteur de "La Confession d'un enfant du siècle", sous l'emprise de la rage causée par sa rupture avec George Sand, écrit en 1834 "On ne badine pas avec l'amour", il laisse déborder le trop-plein de ressentiments qui l'assaillent… Quand près de deux cents ans plus tard, Laura Bazalgette adapte le texte en opérant délibérément une césure dans le titre initial amputé de l'idée de badinage, on franchit un pas de plus vers le tragique de "l'amor". En effet, son entête claque comme une injonction dont l'urgence est criante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96867600-67522122.jpg?v=1780743266" alt=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" title=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" />
     </div>
     <div>
      En confiant à Nicolas Meusnier le soin d'interpréter le drame resserré autour des trois figures de Camille, Perdican et Rosette, elle s'adjoint la contribution d'un acteur au potentiel expressif mimétique à haute valeur communicative. Le mot performance, souvent galvaudé, retrouve en effet là toute sa force, tant la capacité de l'acteur à endosser – dans le même temps – les rôles des trois personnages tragiques en passant instantanément de l'un à l'autre pour lui donner la réplique, relève d'un art consommé… Une maitrise liée à la sincérité à fleur de peau de celui qui s'est d'abord essayé à l'art dramatique en projetant sur scène les éléments puisés dans sa propre histoire. De même ici, il ne trichera pas avec les affres du sentiment amoureux pour mieux délivrer le tragique qui le sous-tend.       <br />
              <br />
       Paradoxe que de prétendre réinterpréter &quot;avec sincérité&quot; une pièce initiale où le badinage était annoncé en exergue ? Aucunement, car parmi les trois protagonistes du drame en cours, si l'une est au-dessus de tous soupçons en ce qui concerne la sincérité liée à ses origines modestes la privant de toutes fioritures, les deux autres, bien éduqués et maîtrisant les codes du langage desquels ils jouent avec virtuosité, éprouvent au fond d'eux-mêmes le besoin irrépressible de se dévoiler ouvertement à l'objet de leurs vœux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96867600-67522123.jpg?v=1780743277" alt=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" title=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" />
     </div>
     <div>
      Souligner à cette occasion combien l'interprétation des personnages de Camille (jeune fille de bonne famille formatée par une éducation religieuse ultra-conservatrice lui interdisant de reconnaître ses penchants pour son séduisant cousin) et de Perdican (jeune bachelier brillant prêt à utiliser son intelligence jusqu'à la rouerie pour obtenir le consentement de sa belle cousine), met en lumière non seulement les tourments amoureux qui les déchirent l'un et l'autre, mais aussi leur appartenance à la classe sociale dont ils ont intégré les codes. Ainsi, jouant des pouvoirs de la langue, leurs jeux cruels iront jusqu'à utiliser les sentiments de Rosette, paysanne &quot;sans éducation&quot; et instrumentalisée jusqu'à en perdre la vie. Dans les plis du discours et les inflexions de la voix, démonstration est faite que l'amour n'est pas qu'affaire de sentiments individuels, il est marqué au sceau des classes sociales faisant de l'élan des sens un en-jeu politique.       <br />
              <br />
       Fidèle au &quot;théâtre pauvre&quot; de Grotowski – élisant le corps de l'acteur comme point focal excluant costume, décor, lumière et musique – le comédien, pénétré par ses rôles, va se donner corps et âme pour faire entendre les problématiques des personnages. Une simple table et deux chaises figureront les espaces et les places occupées tour à tour par chacun…       <br />
              <br />
       &quot;Acte I, scène 2&quot;… Livre en main, l'acteur délivre tout d'abord une lecture des plus neutres du texte de Musset présentant le père fier d'annoncer le mariage qu'il a décidé entre sa nièce Camille et son fils Perdican. Une lecture &quot;à plat&quot;, à peine si des variations infimes viennent nous sortir de la torpeur qui pointe en ce début d'après-midi caniculaire… Et très vite, le livre abandonné, le corps s'enflammera et les tirades s'enchaineront jusqu'à la chute, comme autant de salves crépitantes.       <br />
              <br />
       &quot;Acte II, scène 5&quot;… &quot;La&quot; scène où les visages paysages de l'amour éternel épuré (évoqué par la prude Camille prise dans les rets du couvent dont elle sort tout juste) et de l'amour humain porté à son incandescence (incarné par Perdican, prototype du fougueux héros romantique) vont se faire face dans le décor – suggéré par les mots du comédien abandonnant un instant &quot;ses&quot; personnages – de la fontaine logée dans les bois où leur tendre amitié de jeunesse s'est épanouie.       <br />
              <br />
       &quot;Dix pages plus loin, Acte III&quot;... La mécanique éperdue de l'amour en souffrance va produire ses fruits, épousant les déclarations de Camille, amoureuse prenant le voile, et de Perdican, amoureux fou de celle qui le délaisse pour &quot;les mensonges de l'amour divin&quot;. À un mensonge céleste, répondra un autre terrestre, celui de Perdican mettant en œuvre une stratégie diabolique pour arriver à ses fins. Mensonge mortel dont l'innocente et fraîche Rosette – dont la voix fluette trouera le brouhaha – sera la victime expiatoire… après que les tourments et revirements des deux amoureux ne nous eurent littéralement éclaboussés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96867600-67522652.jpg?v=1780745168" alt=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" title=""Pas avec l'amour" Des jeux (cruels) de l'amour romantique à leur point d'incandescence tragique, mise en pièces du sentiment amoureux" />
     </div>
     <div>
      Cette forme théâtrale destinée à venir à la rencontre de son public – dans les classes des collèges et lycées ; ici des élèves de première littéraire avec Musset au programme du bac de français – modeste dans son format et ambitieuse dans ses intentions, touche sa cible. La preuve de son impact étant à trouver du côté de la qualité exceptionnelle d'écoute manifestée par les lycéennes et lycéens, scotchés… Le secret de cette réussite ? Un texte à valeur littéraire éprouvée, adapté de manière exigeante en cristallisant l'enjeu dramatique du sentiment amoureux autour des jeunes protagonistes, et un acteur &quot;habité&quot;, passant d'un rôle à l'autre avec une virtuosité et un engagement tels que les états d'âme des personnages deviennent nôtres. Un théâtre de tréteaux… sans tréteaux, mais pénétré de son esprit.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 26 mai 2026, au lycée du Mirail à Bordeaux (33), pour la dernière représentation de la saison 2025-2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pas avec l'amour"</b></div>
     <div>
      D'après &quot;On ne badine pas avec l'amour&quot; d'Alfred de Musset.       <br />
       Conception : Laura Bazalgette.       <br />
       Mise en scène : Laura Bazalgette.       <br />
       Avec : Nicolas Meusnier.       <br />
       Production déléguée tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine.       <br />
       Spectacle conçu pour les collèges et lycées, pour tous dès 14 ans.       <br />
       Créé le 13 octobre 2025 au tnba.       <br />
       Durée : 50 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse</title>
   <updated>2025-07-12T13:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Wasted-Une-ecriture-poetique-pour-la-realite-apre-de-la-jeunesse_a4303.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89865517-63479411.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-12T12:56:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Kae Tempest est particulièrement inspirée, voire tourmentée, par l'espèce d'effarement que la jeunesse ressent au moment où la réalité vient fracasser les rêves et les espoirs de l'innocence. "Wasted", comme dans son autre opus, "Les Nouveaux Anciens", interroge ce passage difficile. La pièce met en scène Ted, Dan et Charlotte, trois amis de lycée, dix ans jour pour jour après le décès d'un quatrième ami, Tony, pour une soirée et une nuit où la mémoire, les espoirs déçus et la nostalgie d'une jeunesse définitivement perdue vont sonner la fin d'un deuil.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89865517-63479411.jpg?v=1752318065" alt="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" title="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" />
     </div>
     <div>
      Ils ont bientôt trente ans. Plus ou moins engagés dans la vie laborieuse. Ted bosse dans une boîte qui l'étouffe pour payer les factures et pouvoir satisfaire les besoins de confort de sa compagne. Charlotte est enseignante dans une école en zone défavorisée, avec l'impression de faire de la garderie plutôt que d'apporter quelque chose à des élèves qui préfèrent balancer des photos de leurs bites sur les réseaux plutôt que d'apprendre quoique ce soit. Dan, lui, poursuit son rêve de devenir une star du rock anglais avec son groupe de seconde zone qui joue quasi gratuitement dans les bars. La pièce se déroule en Angleterre, mais le thème traverse aisément les frontières.       <br />
              <br />
       Les auteurs anglais sont beaucoup moins pudibonds que les autres quand il s'agit de montrer sans filtre le réel et fouiller les corps et les âmes… et disséquer les contradictions. Edward Bond, Sarah Kane, Harold Pinter et Shakespeare sont passés avant. Cette soirée et cette nuit s'étoilent ainsi d'alcool, de drogue et d'un bouillonnement de sentiments exacerbés. On l'a dit, c'est un anniversaire, l'anniversaire de la disparition du quatrième, Tony, un moment qui creuse soudain l'abîme du temps passé devant lequel l'esprit est pris de vertige. Un moment où la vie se met en pause et révèle l'usure des rêves et des espoirs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89865517-63479413.jpg?v=1752318092" alt="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" title="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" />
     </div>
     <div>
      Même si le fond de la pièce est tragique (le temps qui passe ne reviendra pas, hélas, et ce qui va avec non plus), la mise en scène de Martin Jobert évite de tomber dans le pathétique ou la déprime. Si les trois personnages portent en eux l'échec et le sentiment d'être largués face aux nouvelles générations, mais aussi en comparaison d'autres camarades qui semblent avoir mieux réussi leurs vies, ils n'en sont pas moins touchants, drôles souvent quand ils semblent se boxer eux-mêmes pour garder une part de rêve, et vivants.       <br />
              <br />
       Les trois interprètes réussissent à créer des caractères tranchés. Ted interprété par Tristan Pellegrino, drôle, facétieux et désespéré, Charlotte interprétée ce jour par Kim Verschueren, déboussolée, en rupture et formidablement velléitaire, Dan interprété par Simon Cohen, flambeur, mythomane et d'une extrême solitude sous le masque de la bonne humeur.       <br />
              <br />
       Avec eux au plateau, à la harpe, au clavier et au chant, Raphaël Mars diffuse tout le long du spectacle une musique baroque et un chant (en voix de tête) qui sonnent comme un contrepoint à la modernité du texte. Tout de noir vêtu, dans la mi-ombre, sa silhouette semble un moine intemporel œuvrant à quelque rite obscur. Une présence musicale un peu trop présente parfois, mais qui renforce l'impression d'un cérémonial. Un cérémonial (même s'il n'y est jamais fait mention) qui fait l'unité de cette soirée, de cette nuit qui nous entraîne de bars, en fêtes, en cimetière, en rues, dans une déambulation nocturne pleine d'ivresse et de mises à nu.       <br />
              <br />
       Cette nuit sonne comme le dernier rendez-vous avec la jeunesse avant la bascule fatale vers la vie d'adulte et le lot de résignation tiède que représente le fait de rentrer dans la société. Mais &quot;Wasted&quot; reste ainsi comme un embrasement final et rayonnant des passions, des amitiés et des magnifiques moments de lucidité qui traversent les vies ordinaires. Tous ceux d'entre nous (il y en a quelques-uns) qui n'ont pas réalisé leurs rêves d'enfance ressentiront profondément &quot;Wasted&quot;.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Wasted"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89865517-63479414.jpg?v=1752318108" alt="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" title="•Off 2025• "Wasted" Une écriture poétique pour la réalité âpre de la jeunesse" />
     </div>
     <div>
      Texte : Kae Tempest.       <br />
       Traduction : Gabriel Dufay et Oona Spengler.       <br />
       Mise en scène : Martin Jobert, assisté de Fabien Chapeira et Ada Harb.       <br />
       Avec : Simon Cohen, Raphaël Mars/Fabien Chapeira, Tristan Pellegrino, Kim Verschueren/Chloé Zufferey.       <br />
       Musique : Raphaël Mars.       <br />
       Conception décors : Louis Heiliger.       <br />
       Construction : Nicolas Jobert, Jean Jacques Colas.       <br />
       Création Lumière : Gautier le Goff.       <br />
       Son : Simon Garette.       <br />
       Costumes : Juliette Chambaud.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Par la Compagnie Méchant Méchant.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 24 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 05. Relâche le vendredi.       <br />
       Théâtre Le 11, Salle 3, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="https://11avignon.mapado.com/event/531429-wasted" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">>> 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths</title>
   <updated>2025-04-12T10:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Very-Math-Trip-Comment-se-reconcilier-avec-les-maths_a3789.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77756773-56488470.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-12T10:15:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Very Math Trip" est un "one-math-show" qui pourra réconcilier les "traumatisés(es)" de cette matière que sont les maths. Mais il faudra vous accrocher, car le cours est assuré par un professeur vraiment pas comme les autres !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77756773-56488470.jpg?v=1645172869" alt=""Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths" title=""Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths" />
     </div>
     <div>
      Ce spectacle, c'est avant tout un livre publié par les Éditions Flammarion en 2019 et qui a reçu en 2021 le 1er prix &quot; La Science se livre&quot;. L'auteur en est Manu Houdart, professeur de mathématiques belge et personnage assez emblématique dans son pays. Manu Houdart vulgarise les mathématiques depuis plusieurs années et obtient le prix de &quot; l'Innovation pédagogique&quot; qui lui est décerné par la reine Paola en personne. Il crée aussi la maison des Maths, un lieu dédié à l'apprentissage des maths et du numérique par le jeu.       <br />
              <br />
       Chaque chapitre de cet ouvrage se clôt par un &quot;Waooh&quot; enthousiaste. Cet enthousiasme opère aussi chez les spectateurs à l'occasion de cet one-man-show exceptionnel. Un spectacle familial et réjouissant dirigé et mis en scène par Thomas Le Douarec, metteur en scène du célèbre spectacle &quot;Les Hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus&quot;.       <br />
              <br />
       N'est-ce pas un pari fou que de chercher à faire aimer les mathématiques ? Surtout en France, pays où l'inimitié pour cette matière est très notoire chez de nombreux élèves. Il suffit pour s'en faire une idée de consulter les résultats du rapport PISA 2022. Rapport édifiant : notre pays se situe à la dernière position des pays européens et avant-dernière des pays de l'OCDE.       <br />
       Il faut urgemment reconsidérer les bases, Monsieur le ministre !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77756773-56488471.jpg?v=1645172904" alt=""Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths" title=""Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths" />
     </div>
     <div>
      Et si pour cela vous vous rendiez au Théâtre du Gymnase où vous découvririez un one-man-show, très très &quot;maths chaud&quot; et virevoltant lequel, peut-être, vous apporterait pour vos prochaines réformes des idées clairvoyantes auxquelles les élèves adhèreraient indéniablement.        <br />
       Redonner aux élèves et aux traumatisés des maths le plaisir d'apprendre et de comprendre : c'est là le pari visionnaire de notre professeur comédien hors pair.       <br />
              <br />
       C'est une vision bien différente de tout ce qui s'apprend à l'école que nous propose Manu Houdart en nous faisant découvrir par exemple que les maths peuvent véhiculer toute une palette d'émotions extrêmement originales et improbables.       <br />
              <br />
       Le prof comédien Manu est un enseignant éminemment sympathique et ce qu'il nous présente est enthousiaste et ludique à souhait. L'ensemble du spectacle est sublimé par la mise en scène de Thomas Le Douarec qui a su entendre avec justesse les desiderata particuliers du mathématicien illuminé. Savez-vous par exemple que le bonheur et l'amour peuvent dépendre d'une simple équation ? Ou encore que le théorème de Pythagore peut se glisser dans un match de foot ?       <br />
       Et pourquoi le prix Nobel de mathématiques n'existe-t-il pas ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77756773-56488472.jpg?v=1645172931" alt=""Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths" title=""Very Math Trip" Comment se réconcilier avec les maths" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Finalement, pourquoi ne nous explique-t-on pas les maths simplement, c'est tellement possible. C'est facile !&quot;</span> (sic).       <br />
              <br />
       De ce spectacle duquel on sort éblouis et conquis, le comédien interpelle largement le public. On rit, on s'émerveille, on s'émeut aussi. C'est vivant, amusant, unique en son genre et nul besoin d'être un peu maso pour se rendre au Théâtre du Gymnase ! Parce que les mathématiques nous côtoient au quotidien sans que nous le sachions bien souvent. Tout le talent de Manu Houdart est de nous le faire découvrir. Il y parvient admirablement sans failles aucune, sans une once de temps mort tout au long de cette heure et quart de show fascinant et époustouflant. Quelle prestation virevoltante que cet one-man-show ! Quel talent ! Quelle élégance aussi, autant dans le propos que dans la mise en scène, les deux portés avec brio par un comédien remarquable !       <br />
              <br />
       Certaines frustrations chez certains d'entre nous envers les maths disparaissent sensiblement au fil du spectacle et on en arriverait presque à aimer la matière en question. On s'interroge en tout cas sur ce qui a bien pu nous manquer dans notre scolarité pour que les maths aient pu nous laisser ainsi de marbre !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Very Math Trip"</b></div>
     <div>
      Texte : Manu Houdart.       <br />
       Mise en scène : Thomas Le Douarec.       <br />
       Avec : Manu Houdart.       <br />
       Lumière : Mathieu Charvot.       <br />
       Cie Thomas Le Douarec.       <br />
       &quot;Very Math Trip&quot; de Manu Houdart, Éditions Flammarion, novembre 2019.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Depuis le 2 février 2025.</span>       <br />
       Dimanche à 14 h 30.       <br />
       Théâtre de la Madeleine, Paris 8e, 01 86 47 23 71.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-madeleine.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-madeleine.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Very-Math-Trip-Comment-se-reconcilier-avec-les-maths_a3789.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"</title>
   <updated>2025-02-27T09:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Leviathan-Justice-et-theatre-deux-mondes-de-representation-ou-les-felures-de-l-ame-deviennent-enjeux-dramatiques_a4159.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86829205-61699620.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-02-27T09:41:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dénommer "Léviathan" une fiction théâtrale ayant pour sujet les comparutions immédiates devant la 23ᵉ chambre de justice est, à plus d'un titre, pourvoyeur de sens. En effet, convoquer la créature biblique monstrueuse surgie des zones obscures de la psyché pour éclairer les rapports conflictuels qu'entretiennent la justice et le justiciable n'est en rien innocent. Les donner à voir au travers d'une représentation théâtrale l'est encore moins et vaut son pesant d'or. Sur les deux plateaux de la "Balance de la Justice", lequel, du monstre destructeur dévorant les justiciables, ou de l'autre visage du Léviathan, gardien de la paix, réparateur sociétal et protecteur des victimes réclamant justice, aura le plus de poids ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86829205-61699620.jpg?v=1721744281" alt=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, sous le portrait en majesté de Louis XIII dit &quot;le Juste&quot;, on est introduit dans l'antre de la 23ᵉ chambre recomposée théâtralement. Le cérémonial qui va s'y dérouler est donné en accéléré… au travers du ralenti utilisé comme focale de distanciation, conférant le statut de personnages (et non plus de personnes) aux juge, procureur, avocats et prévenus, tous se voyant de plus affublés d'un bas sur la tête ou d'un masque recouvrant leurs traits.       <br />
              <br />
       Tous sauf un qui échappe à toute déformation. Homme énigmatique, en costume de ville, dévisageant longuement la foule dans les gradins, avant de livrer un regard critique sur le fonctionnement d'une justice expéditive, performative au niveau de l'abattage, moins efficiente au niveau de la &quot;réparation&quot;. Si une association était permise, on pourrait dire qu'il occupe à lui seul la place du Chœur dans les tragédies grecques.       <br />
              <br />
       La première audience (deux autres lui succéderont) projette, sous les ombres et lumières des projecteurs, les rouages huilés de la machine judiciaire (cf. l'hypnotique &quot;Ballet mécanique&quot; de Fernand Léger) broyant avec méthode et application un pauvre hère ne possédant ni les codes, ni le langage, pour articuler une défense constructive, son attitude hors sol décrédibilisant d'emblée son avocat commis d'office. Pour conduite illégale d'une moto, sans permis et sans casque, pour consommation d'alcool et de stupéfiants (cannabis) avouée, le Procureur, fort du rôle qu'il hérite de sa fonction de représentant du Ministère Public, requerra une peine d'un an de prison, peine assortie de six mois de sursis, afin que justice soit rendue… dans l'intérêt supérieur du prévenu… afin de le remettre dans le droit chemin. Le couperet tombera : six mois ferme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86829205-61699621.jpg?v=1721744403" alt=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
     </div>
     <div>
      Pendant l'interlude, l'homme énigmatique témoigne, les yeux plantés dans les nôtres. Ce qu'il a à faire entendre est nourri par son expérience de cette chambre jugeant les flagrants délits. Quelques petites minutes à accorder à chaque cas et le verdict à la suite. Un verdict qui ne répond pas aux critères d'une justice réparatrice, transformatrice, mais à celle punitive, répressive, sacrificielle, offrant le condamné aux statistiques du système pénal. Sa voix forte et posée résonne, mettant en abyme le théâtre se déroulant sous nos yeux et la réalité vécue.       <br />
              <br />
       Succède à la barre de la comparution immédiate, un SDF bénéficiant de l'allocation adulte handicapé. La Présidente du tribunal, tandis que s'affiche en gros caractères le sablier du temps défilant, chante avec entrain la ritournelle des délits dont il est accusé, accentuant théâtralement l'aspect jeu de rôles de cette Cour où rien, ni personne, ne peut échapper au tempo de la dramaturgie écrite. Souffrance à fleur de peau de l'homme à la dérive, criant, pleurant, hurlant sa détresse et violence qu'il a peine à contenir (tableaux vivants dignes des peintres expressionnistes, cf. &quot;Le Cri&quot; d'Edvard Munch) et rencontrant pour réponses la légèreté chantonnante de la Présidente et la froideur analytique du Procureur qui, au nom des pouvoirs qui lui sont conférés, etc. etc. etc. Son avocate aura beau plaider la situation de paria de son client, justifier la détention du poing américain par les dangers d'une existence passée à la rue dont il doit constamment se protéger, il écopera de huit mois ferme. Amen, la Justice a parlé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86829205-61699622.jpg?v=1721744431" alt=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
     </div>
     <div>
      Une jeune femme aux abois lui succède. Serrant sous son bras une poupée de chiffon désarticulée, elle ne semble pas elle-même dans un état normal… On a retrouvé dans son sac – elle n'avait pas encore franchi la barrière de la caisse – des habits taille 6 à 8 ans et autres accessoires. Si l'enseigne de vente de vêtements pas chers a retiré sa plainte, le Parquet, lui, non. Tentant de protester, elle allait régler ses achats, elle se heurte au questionnement de la Présidente la mettant sur le gril. Et les CB ? Et ce casier judiciaire où l'on peut lire <span style="font-style:italic">&quot;condamnée pour non-présentation d'enfant&quot;</span> ?        <br />
              <br />
       La seule échappatoire possible à la violence institutionnelle, elle qui ne tient debout que plombée de tranquillisants, est de se réfugier dans un monde onirique hors de portée… sous les traits d'un vrai cheval qu'elle enlace de ses bras tremblants dans la salle d'audience. L'avocate aura beau apporter à la connaissance de la Cour les raisons de non-présentation de l'enfant – un crime réitéré commis par celui même qui en a obtenu la garde exclusive – la force doit rester à la Loi. Quatre mois ferme.       <br />
              <br />
       Quant à la chute, elle sera prise en charge par l'homme énigmatique, ancien prévenu lui-même, livrant sa propre expérience (seize minutes vingt-quatre secondes conclues par douze mois ferme) afin de mettre en perspective ces fictions théâtrales jouées devant nous, &quot;jeux dramatiques&quot; inspirés de faits, eux bien réels… L'atmosphère malodorante (en garde à vue, on ne se lave pas), la loterie de l'avocat commis d'office, la salle d'attente peuplée de cabossés de l'existence (une Cour des Miracles)… de ça, il peut parler. En revanche, pas question pour lui de rejouer au théâtre l'expérience de l'incarcération. Le temps ne se rattrape pas, il est perdu à jamais. Et les yeux plantés dans les nôtres, un silence, très long silence, distillant goutte à goutte le temps volé…       <br />
              <br />
       La force de cette proposition artistique sur les rouages d'une justice expéditive (tableaux expressionnistes impressionnants) résulte de l'observation in vivo réalisée en amont. À partir d'heures passées dans la vingt-troisième chambre, celle des comparutions immédiates, du tribunal correctionnel de Paris, le travail théâtral initié par Lorraine de Sagazan vient refondre avec un talent fou les matériaux bruts recueillis pour en exhaler l'essence.       <br />
              <br />
       Ainsi, il sera désormais compliqué de détourner le regard sur une vérité que nous repoussons par ce qu'elle est impensable. À voir la population paumée concernée par ces jugements à l'emporte-pièce, à voir la lourdeur des peines (doloristes et non réparatrices) prononcées à son encontre, on se dit que tout le monde n'est pas égal devant la Justice. L'inscription gravée fièrement sur le frontispice des édifices de notre République – &quot;Liberté, Égalité, Fraternité&quot; – reste un idéal que la réalité dément. Notre justice est, et demeure, une justice de classe.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 19 juillet 2024 au Gymnase du Lycée Aubanel à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Léviathan"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86829205-61699623.jpg?v=1721747627" alt=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
     </div>
     <div>
      France - Création Festival d'Avignon 2024.       <br />
       En français surtitré en anglais.       <br />
       Texte : Guillaume Poix (texte inspiré de faits réels).       <br />
       Collaboration au texte : Lorraine de Sagazan.       <br />
       Conception et mise en scène : Lorraine de Sagazan.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Antoine Hirel.       <br />
       Avec : Khallaf Baraho, Jeanne Favre, Felipe Fonseca Nobre, Jisca Kalvanda, Antonin Meyer-Esquerré, Mathieu Perotto, Victoria Quesnel, Éric Verdin.       <br />
       Dramaturgie : Agathe Charnet, Julien Vella.       <br />
       Chorégraphie : Anna Chirescu.       <br />
       Son : Lucas Lelièvre, assisté de Camille Vitté.       <br />
       Musique : Pierre-Yves Macé.       <br />
       Scénographie : Anouk Maugein, assisté de Valentine Lê.       <br />
       Lumière : Claire Gondrexon.       <br />
       Assistante à la lumière : Amandine Robert.       <br />
       Costumes : Anna Carraud.       <br />
       Assistantes aux costumes : Marnie Langlois, Mirabelle Perot.       <br />
       Vidéo : Jérémie Bernaert.       <br />
       Mise en espace cheval : Thomas Chaussebourg.       <br />
       Masques : Loïc Nebreda.       <br />
       Perruques : Mityl Brimeur.       <br />
       Travail vocal : Juliette de Massy.       <br />
       Travail masque : Lucie Valon.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Katherine Mendelsohn (anglais).       <br />
       Musique enregistrée interprétée par Silvia Tarozzi (violon) et Maitane Sebastián (violoncelle).       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 7 mars 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 30.       <br />
       ThéâtredelaCité - CDN Toulouse Occitanie, Toulouse (31), 05 34 45 05 05.        <br />
       <a class="link" href="https://theatre-cite.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-cite.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86829205-61699624.jpg?v=1721748108" alt=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       18 mars 2025 : L'Estive - Scène nationale de Foix et de l'Ariège, Foix (09).       <br />
       25 au 28 mars 2025 : La Comédie - CDN, Saint-Étienne (42).       <br />
       2 au 6 avril 2025 : Théâtre Les Célestins, Lyon (69).       <br />
       10 et 11 avril 2025 : MC2 - Scène nationale, Grenoble (38).       <br />
       16 et 17 avril 2025 : La Comédie - CDN Drôme-Ardèche, Valence (26).       <br />
       2 au 23 mai 2025 : Odéon-Théâtre de l'Europe, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Leviathan-Justice-et-theatre-deux-mondes-de-representation-ou-les-felures-de-l-ame-deviennent-enjeux-dramatiques_a4159.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…</title>
   <updated>2025-01-28T13:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Qui-som-Non-plus-etre-ou-ne-pas-etre--mais-recolorer-la-vie-en-explosant-les-disciplines_a4138.html</id>
   <category term="Cirque &amp; Rue" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85973875-61206816.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-28T13:07:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comme un ovni venu de quelque planète facétieuse, l'énergie fabuleuse de Baro d'evel, troupe franco-catalane, fait voler en éclats les cadres contraignants des disciplines, de la discipline ! Une cohorte d'artistes aux allures faussement sages, venus indifféremment du cirque, de la danse, de la musique, des arts plastiques et artisanaux pour former communauté artistique, conjuguent à l'envi leurs talents sur un plateau bientôt transfiguré par leur présence atypique. L'effet rendu par cette déferlante hybride est "plastiquement" impressionnant… Un peu moins peut-être le sont quelques passages parlés où des éléments de langage fleurent le trop-plein d'évidences humainement compatibles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85973875-61206816.jpg?v=1720802400" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      Accueillis par les comédiens postés droits comme un &quot;i&quot; dans les galeries peuplées de poteries artisanales menant aux gradins du Lycée Saint-Joseph, les spectateurs deviennent eux-mêmes figurants du spectacle… Ce qui se confirmera à la toute fin, lorsque le public sera invité à suivre les artistes dans la cour du Lycée. Là se conclura le spectacle par un concert gratuit improvisé, agrémenté, bonus, de la fabrication en direct de poteries artisanales (vendues un peu chero, l'art a un coût…).       <br />
              <br />
       En ouverture, deux musiciens, dont l'un muni d'un énorme tuba, franchiront à plusieurs mètres de hauteur l'encadrement d'une fenêtre pour, en équilibre sur une corniche étroite, donner &quot;de la voix&quot;. Un de leurs complices, plus &quot;terre à terre&quot;, lui, bousculera maladroitement (!) une poterie qui se brisera en bord de plateau, tentera de faire disparaître les morceaux, et se mettra en peine d'en fabriquer une autre en plaquant un pain d'argile sur un tour de potier. Numéro burlesque se prolongeant par des catastrophes en chaine commentées de manière décalée…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85973875-61206817.jpg?v=1720802452" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      Suivra une musique discordante accompagnant les comédiens choristes, les pieds plantés dans une flaque d'eau blanchâtre. Le noir immaculé de leurs tenues bientôt sera souillé par les éclaboussures héritées de fabuleuses glissades et chutes les précipitant nez et ventre contre sol, bras écartés, pendant que la cheffe de chœur, imperturbable, fera résonner sa puissante et belle voix dans l'enceinte de la cour. Chorégraphie millimétrée d'une hécatombe annoncée prenant valeur d'un tableau de maître, &quot;Le Radeau de la Méduse&quot; version animée.       <br />
              <br />
       Plongée dans l'univers surréaliste offerte par la saynète suivante, découvrant des créatures &quot;humaines&quot; dont la tête a été remplacée par des poteries. Poteries bientôt trouées au niveau des yeux et maculées de sang, avant que, trinquant entre elles, un liquide noir ne s'écoule de l'emplacement de leur bouche. Cérémonie énigmatique résonnant comme un rituel de sorcellerie vaudou.       <br />
              <br />
       &quot;Délire&quot; haut en couleur présentant ainsi les multiples facettes d'une boule-miroir reflétant des images (à peine) déformées des humains dans tous leurs états… &quot;Qui sommes-nous ?&quot;, questionnait le titre… Voici quelques (d)ébauches de réponses… complétées par d'autres tableaux tout autant décalés, au rang desquels on citera un chien traversant le plateau, une montagne se déplaçant, un plancher recouvert d'impressionnants monceaux de bouteilles plastiques roulant sous les pieds des protagonistes, etc. Un inventaire à la Prévert n'y suffirait pas pour évoquer les richesses de créativité &quot;plastique&quot; mises à l'œuvre.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85973875-61206818.jpg?v=1720802481" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      Quand, au final, il s'agira de s'adresser à la foule pour dispenser un message de concorde générale en apprenant à aimer inconditionnellement les autres – &quot;morale&quot; du spectacle, en avait-il vraiment besoin ? – l'adhésion sera moins évidente. En effet, même si le ton se voudra raccord avec les superbes tableaux décalés précédents, l'esprit de sérieux dénotera. Cependant, à cette remarque près, on ne peut que se réjouir de ces superbes performances de haut vol, de nature à recolorer une époque morose.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 9 juillet 2024 dans la Cour du Lycée Saint-Joseph d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui som ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85973875-61206819.jpg?v=1720802566" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
     </div>
     <div>
      France - Espagne (Catalogne) - Création 2024.       <br />
       Conception et mise en scène : Camille Decourtye, Blaï Mateu Trias.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Maria Muñoz, Pep Ramis (Mal Pelo).       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Barbara Métais-Chastanier.       <br />
       Avec : Lucia Bocanegra, Noëmie Bouissou, Camille Decourtye, Miguel Fiol, Dimitri Jourde, Chen-Wei Lee, Rita Mateu Trias en alternance avec Amir Ziegler, Yolanda Sey, Julian Sicard, Marti Soler, Maria Carolina Vieira, Guillermo Weickert, Blaï Mateu Trias.       <br />
       Collaboration musicale : Pierre-François Dufour.       <br />
       Scénographie et costumes : Lluc Castells.       <br />
       Lumière : María de la Cámara, Gabriel Paré.       <br />
       Son : Fanny Thollot.       <br />
       Recherche des matières et des couleurs : Benoît Bonnemaison-Fitte &quot;Bonnefrite&quot;.       <br />
       Ingénieur percussions céramiques : Thomas Pachoud.       <br />
       Céramiste : Sébastien De Groot.       <br />
       Régie générale : Samuel Bodin, Romuald Simonneau.       <br />
       Régie plateau : Mathieu Miorin.       <br />
       Régie plateau céramiste : Benjamin Porcedda.       <br />
       Régie son : Chloé Levoy.       <br />
       Régie lumière : Enzo Giordana.       <br />
       Habillage : Alba Viader.       <br />
       Durée : 2 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85973875-61206820.jpg?v=1720802620" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
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      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 janvier au 1ᵉʳ février 2025 :</span> MC93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 22 février 2025 :</span> La Comédie, Genève (Suisse).       <br />
       Du 19 au 21 mars 2025 : Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21).       <br />
       27 et 28 mars 2025 : CDN de Normandie-Rouen, avec le Festival Spring, Rouen (76).       <br />
       1ᵉʳ et 2 avril 2025 : Le Volcan - Scène nationale, avec le Festival Spring, Le Havre (76).       <br />
       24 et 25 avril 2025 : Équinoxe - Scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       Du 6 au 8 mai 2025 : Scène nationale du Sud-Aquitain, Anglet (64).       <br />
       14 et 15 mai 2025 : Le Grand R - Scène nationale, La Roche-sur-Yon (85).       <br />
       Du 4 au 11 juin 2025 : Théâtre Les Célestins, avec les Nuits de Fourvière et le Festival Utopistes, Lyon (69).       <br />
       4 et 5 juillet 2025 : Centro Cultural de Belem, avec le Festival Almada, Lisbonne (Portugal).
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85973875-61206821.jpg?v=1720804012" alt=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" title=""Qui som ?" Non plus "être ou ne pas être", mais recolorer la vie en explosant les disciplines…" />
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