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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T05:19:12+02:00</updated>
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   <title>La Ronde de nuit</title>
   <updated>2017-11-07T08:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Ronde-de-nuit_a1968.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2017-11-07T08:08:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'Opéra national de Paris programme "La Ronde" de Philippe Boesmans à l'Amphithéâtre Bastille avec les jeunes artistes lyriques et les musiciens de l'Académie. L'occasion de découvrir de merveilleux talents dans cet opéra en version chambriste à la partition obsédante, hallucinée, ironique, et qui nous parle comme jamais grâce à une mise en scène ingénieuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18064190-22363910.jpg?v=1510038653" alt="La Ronde de nuit" title="La Ronde de nuit" />
     </div>
     <div>
      Commande de Gerard Mortier, alors directeur de la Monnaie de Bruxelles, &quot;La Ronde&quot; est un des fruits de la collaboration du compositeur belge Philippe Boesmans et du metteur en scène Luc Bondy, qui a adapté pour le livret la fameuse pièce d'Arthur Schnitzler (du même nom). Réputée injouable par son auteur même, la pièce présente dix rencontres amoureuses sans lendemain où les partenaires s'échangent et se fuient en une danse mortifère (la fameuse ronde tel un cercle vicieux et sans espoir).       <br />
              <br />
       Les ombres de la syphilis et de la mort planent dans ce théâtre pour temps d'apocalypse viennoise pas si joyeuse. Vienne, c'est-à-dire la capitale d'un empire moribond qui disparaîtra à la fin de la Première guerre mondiale, cette première tuerie de masse au XXe siècle. Ancien médecin devenu écrivain, Arthur Schnitzler y observe ses contemporains (sans s'exclure lui-même, avec le personnage du Poète) tel un entomologiste cruel, exhibant le néant à de cette société hypocrite dénuée de valeurs comme de sentiments, littéralement déboussolée.       <br />
              <br />
       Ainsi dix personnages, incarnant les diverses classes sociales de la Vienne de la fin du XIXe, cherchent l'amour, l'aventure, s'achètent ou se vendent des faveurs sans parvenir à oublier tout à fait qu'ils sont en sursis : <span style="font-style:italic">&quot;Qui sait si demain nous serons encore en vie ?&quot;</span> se demande la Prostituée dans la première scène. Philippe Boesmans fait, quant à lui, œuvre d'humaniste lucide pour <span style="font-style:italic">&quot;s'approcher de l'être humain&quot;</span>. Il cherche à dessiner <span style="font-style:italic">&quot;les états d'âme du personnage (…) l'ivresse, mais aussi la peur et la déception de l'amour&quot;</span> dans le discours musical.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18064190-22363921.jpg?v=1510038688" alt="La Ronde de nuit" title="La Ronde de nuit" />
     </div>
     <div>
      Mais il met à jour aussi leurs mensonges et leurs ridicules. Sa partition n'hésite pas à figurer souvent ironiquement les dérisoires scènes sexuelles que Schnitzler figurait sous forme de petits points évocateurs dans son texte. Dans cette transcription pour dix-neuf musiciens due à Fabrizio Cassol, le discours sonne plus contemporain. Le son tantôt raréfié (distribué entre les pupitres solistes, le piano, le célesta et les percussions), tantôt triomphant dans les tuttis gagne en couleurs et en énergie vitale ce qu'il perd en lyrisme et en texture orchestrale de la version originale.        <br />
              <br />
       La direction de Jean Deroyer rend justice à la complexité rythmique diabolique de l'œuvre. Les musiciens en résidence comme l'Orchestre-Atelier Ostinato se coulent impeccablement dans l'architecture raffinée de cette version chambriste qui amuse parfois et ravit souvent.       <br />
              <br />
       D'autant plus que la proposition scénique de Christiane Lutz tend un prodigieux miroir au spectateur d'aujourd'hui, en adaptant très finement cette ronde centenaire aux mœurs contemporaines. Si les rapports de domination ne sont plus les mêmes que dans les années 1890 (1), ils existent toujours : la prostituée et ses clients (un soldat au début et le Comte devenu ici un grand bourgeois à la fin de l'œuvre), une femme de chambre et le fils de famille, la grande dame soi-disant &quot;honnête&quot; et son vieux mari qui se révèle un vrai prédateur sexuel avec la Jeune Fille (la grisette de la pièce). Cette dernière est désormais un mannequin que le Photographe de mode (c'est-à-dire le Poète) exploite sans vergogne. Et ainsi de suite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18064190-22363930.jpg?v=1510038729" alt="La Ronde de nuit" title="La Ronde de nuit" />
     </div>
     <div>
      Cette ronde de nuit, qui fait appel aux ressources de la vidéo du scénographe Christian André Tabakoff, présente des personnages qui se cherchent dans Paris avec la technologie la plus actuelle : application pour rencontres éphémères, SMS, déplacements erratiques en taxi, entre autres. Le fond de scène et quelques accessoires iconiques nous font évoluer de la chambre conjugale ou d'étudiant en bar de nuit, de la rue déserte au studio d'artiste ou au salon bourgeois.       <br />
              <br />
       Le procédé dramaturgique faisant d'un personnage le lien entre chacune des dix scènes, d'une grande efficacité ici soutenue par la mise en scène, tient en haleine le spectateur, entre bouffonnerie et épure. Voilà bien l'opéra de l'ultra moderne solitude. Et puis quelle belle découverte que celle des artistes lyriques en résidence à l'Académie, dont quelques-uns frappent tant par leur charisme sur le plateau que par leur chant.       <br />
              <br />
       Si tous mériteraient d'être cités, la soprano Marie Perbost (La Jeune Femme mariée) s'impose aisément avec un beau tempérament d'actrice et une voix opulente bien projetée. Farrah El Dibany (La Jeune Fille) offre un mezzo aux superbes couleurs sombres. Citons également le baryton ukrainien Danylo Matviienko, qui triomphe dans le rôle d'un Comte comique et touchant, réussissant à être à la fois élégant dans la ligne de chant et riche de nuances variées dans le jeu. De jeunes artistes qui donnent envie d'entrer dans la danse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18064190-22363937.jpg?v=1510038764" alt="La Ronde de nuit" title="La Ronde de nuit" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">(1) La pièce est écrite vers 1896 mais ne sera éditée à compte d'auteur qu'en 1903.</span>       <br />
              <br />
       Spectacle vu le 4 novembre 2017.       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Lundi 6, mercredi 8, vendredi 10 et samedi 11 novembre 2017 à 20 h.</span>       <br />
              <br />
       Opéra national de Paris.       <br />
       Amphithéâtre Bastille.       <br />
       Place de la Bastille Paris (12e).       <br />
       Tel : 08 92 89 90 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18064190-22364030.jpg?v=1510039438" alt="La Ronde de nuit" title="La Ronde de nuit" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;La Ronde&quot; (Reigen) (1993).</b>       <br />
       Opéra en dix scènes.       <br />
       Musique : Philippe Boesmans.       <br />
       Livret : Luc Bondy.       <br />
       Orchestration : Fabrizio Cassol.        <br />
       En langue allemande surtitrée en français.       <br />
       Durée : 2 h 20 sans entracte.       <br />
              <br />
       Jean Deroyer, direction musicale.       <br />
       Christiane Lutz, mise en scène.       <br />
       Christian Tabakoff, scénographie et vidéo.       <br />
       Natasha Maraval, costumes.       <br />
       Daniel Levy, lumières.       <br />
       Stefan Ulrich, dramaturgie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18064190-22364031.jpg?v=1510039472" alt="La Ronde de nuit" title="La Ronde de nuit" />
     </div>
     <div>
      Sarah Shine, La Prostituée (Die Dirne).       <br />
       Juan de Dios Mateos, Le Soldat (Der Soldat).       <br />
       Jeanne Ireland, La Femme de chambre (Das Stubenmädchen)       <br />
       Maciej Kwasnikowski, Le Jeune Homme (Der Junge Herr).       <br />
       Marie Perbost, La Jeune Femme (Die Junge Frau).       <br />
       Mateusz Hoedt, Le Mari (Der Gatte).       <br />
       Farrah El Dibany, La Grisette (Das Süsses Mädel).       <br />
       Jean-François Marras, Le Poète (Der Dichter).       <br />
       Angélique Boudeville, La Cantatrice (Die Sängerin).       <br />
       Danylo Matviienko, Le Comte (Der Graf).        <br />
              <br />
       <b>Musiciens en résidence à l'Académie : </b>       <br />
       Gerta Alla, Aymeric Gracia, Hannah Zribi, violons.       <br />
       Beatriz Ortiz Romero, Marie Walter, altos.       <br />
       Annabelle Gouache, Hsing-Han Tsai, violoncelles.       <br />
       Felipe Devincenzi, contrebasse. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Orchestre-Atelier Ostinato :</b>       <br />
       Maël Marcon, flûte, piccolo.       <br />
       Constant Madon, hautbois.       <br />
       Seung-Hwan Lee, clarinette, clarinette basse.       <br />
       Valentin Neumann, basson, contrebasson.       <br />
       Romain Albert, Thomas Bocquet, cors.       <br />
       Luce Perret, trompette.       <br />
       Yvan Ferré, trombone.       <br />
       Quentin Broyart, Pierre Fourré, Tristan Perreira, percussions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"Tartuffe"… dévotion ? Tout de travers !</title>
   <updated>2016-02-13T11:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tartuffe-devotion-Tout-de-travers-_a1543.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8938182-14174000.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-02-12T11:38:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y a des classiques que l’on croit connaître sur le bout des répliques et pourtant, quand la mise en scène est faite par un grand metteur en scène comme Luc Bondy, c’est une redécouverte. Tartuffe se dévoile sous un nouvel aspect et une nouvelle allure.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8938182-14174000.jpg?v=1455273739" alt=""Tartuffe"… dévotion ? Tout de travers !" title=""Tartuffe"… dévotion ? Tout de travers !" />
     </div>
     <div>
      Ce n’est pas tartufferie que ce théâtre-là. Le jeu de mots était facile* mais le grand Luc Bondy, qui a malheureusement disparu le 28 novembre dernier, ne nous a pas quittés pour autant. &quot;Othello&quot;, devant être mis en scène par Bondy, a été remplacé par &quot;Tartuffe&quot; qui avait été joué en mars 2014. La distribution a été revue en grande partie mais toujours avec Micha Lescot dans le rôle-titre de Tartuffe.       <br />
              <br />
       Il ne manque pas d’audace ce Tartuffe. Car, original et surprenant. Il n’a pas la figure du dévot austère, intransigeant, à cheval autant sur les affaires religieuses, sans les suivre, que sur le maintien corporel. Non… presque un jeune homme à l’allure nonchalante, traînant quelque peu des pieds, les mains dans les poches, pas rasé, les poils recouvrant généreusement le menton. Un dévot presque branché. Voilà notre Tartuffe dépoussiéré par Bondy, faisant peau neuve.       <br />
              <br />
       Quelques remaniements très légers habillent le texte d’un cachet humoristique et la mise en scène s’appuie sur ceux-ci pour apporter du rythme comme quand Tartuffe arrive accompagné d’un jeune enfant qui récite à sa place les bonnes prières apprises deux minutes auparavant. Tartuffe est parole et non action.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8938182-14174102.jpg?v=1455274226" alt=""Tartuffe"… dévotion ? Tout de travers !" title=""Tartuffe"… dévotion ? Tout de travers !" />
     </div>
     <div>
      La scénographie découvre une pièce dont le carrelage est à carreaux noirs et blancs. Une grande table est au centre où les personnages sont attablés.        <br />
              <br />
       En arrière-fond, les servantes ont un rôle bien marqué. Loin d’être anodines, elles interviennent de façon très discrète, plumeau à la main ou de façon plus hardie, poussant le fauteuil roulant de Mme Pernelle (Christiane Cohendy), mais toujours dans une approche qui cadre la scène dans ses contours, lui donnant une couleur, un parfum.       <br />
              <br />
       Les vers de Molière sont appuyés par le jeu corporel des personnages. L’approche de Tartuffe à l’égard d’Elmire est très physique, voire sexuelle. Les personnages sont dans des relations où la spontanéité, la franchise tranchent avec l’hypocrisie et la fausseté de Tartuffe. Le corps parle vrai quand les propos peuvent être trompeurs ou retenus. C’est aussi Tartuffe qui se joue d’une situation délicate devant Orgon (Samuel Labarthe) dans une scène où la théâtralité se dispute avec une &quot;passion&quot; subite de culpabilité jouée de façon exquise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8938182-14174170.jpg?v=1455276006" alt=""Tartuffe"… dévotion ? Tout de travers !" title=""Tartuffe"… dévotion ? Tout de travers !" />
     </div>
     <div>
      De même, les décors sont utilisés pour marquer les situations ou les émotions. On tape des poings sur le corps ou sur la table, on s’y cache, on joue avec les rideaux, on utilise un plumeau ou un fauteuil roulant, on crache pour marquer son courroux, son indiscrétion, son désaccord ou son mépris. Le décor, l’allure des personnages, tout, corps et parole, participent à cette cathédrale des délits et des mensonges où la religion, encore, est utilisée à des fins qui laisseraient pendus Jésus, Moïse et aujourd’hui Mahomet sur leurs croix.       <br />
       Et le talent reste ! D’ailleurs qui a dit que Luc Bondy était parti ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Si, si… je le reconnais dévotement !</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tartuffe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8938182-14174267.jpg?v=1455276058" alt=""Tartuffe"… dévotion ? Tout de travers !" title=""Tartuffe"… dévotion ? Tout de travers !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Luc Bondy.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Marie-Louise Bischofberger Bondy.       <br />
       Conseiller artistique : Vincent Huguet.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Sophie Lecarpentier.       <br />
       Avec : Christiane Cohendy, Victoire Du Bois, Audrey Fleurot, Laurent Grévill, Nathalie Kousnetzoff, Samuel Labarthe, Yannik Landrein, Micha Lescot, Sylvain Levitte, Yasmine Nadifi, Chantal Neuwirth, Fred Ulysse, Pierre Yvon.       <br />
       Décor : Richard Peduzzi, assisté de Clémence Bezat.       <br />
       Costumes : Eva Dessecker.       <br />
       Lumière : Dominique Bruguière, assistée de Cathy Pariselle.       <br />
       Maquillages/coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       Du 28 janvier au 25 mars 2016.       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Odéon Théâtre de l'Europe, Ateliers Berthier, Paris 17e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-odeon.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !</title>
   <updated>2015-10-15T09:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ivanov-Un-Tchekhov-emouvant-entre-tristesse-joie-et-ivresse-_a1460.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8390639-13160723.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-10-15T08:43:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Luc Bondy propose, dans une scénographie aérée composée de larges espaces donnant à la fois un sentiment de plénitude et de perdition, une mise en scène où les comédiens incarnent avec talent des personnages frappés par leur environnement familial et politique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8390639-13160723.jpg?v=1444891661" alt=""Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !" title=""Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !" />
     </div>
     <div>
      Ivanov, d'un point de vue patronymique, c'est un peu Dupond ou Durand, avec tout le respect que nous avons pour ce patronyme*, chez les Russes. Avec ses tares et ses raccourcis, ses peurs et ses espoirs, ses préjugés et ses colères, Tchékhov nous présente un Ivanov en proie à un monde changeant.       <br />
              <br />
       Le théâtre de Tchékhov, l'évidence tonne en disant cela mais… on aime ou on n'aime pas. Personnellement, je suis partagé sur son théâtre. Avec la mise en scène de Bondy, mes doutes ont été levés très rapidement. La scénographie est superbe, le jeu des comédiens sans être naturel, est frappé de truculence, celle-ci prend son appui sur le phrasé de Tchékhov, sur ses ruptures, ses silences, les doutes ou les peurs des personnages tels que Ivanov (Micha Lescot), superbe dans son rôle de bourgeois désœuvré, psychiquement fatigué de sa propre existence, devant une Russie qu'il ne comprend plus.       <br />
              <br />
       C'est tristesse, joie et ivresse. Tous les sentiments triviaux de la condition humaine se mêlent, s'emmêlent, se télescopent dans des rapports où le naturel se dispute au jeu. C'est beau car la sincérité du jeu apporte une touche naturelle sans être démonstrative.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8390639-13160730.jpg?v=1444891965" alt=""Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !" title=""Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !" />
     </div>
     <div>
      La scénographie est composée de larges espaces dans lesquels les personnages, incarnés avec talent par tous les comédiens, sont autant dans des moments d'intimité que de fête, de solitude ou de compagnie. Et il y a ce double rapport, au temps et à l'espace, un espace où les distances se perdent dans des lieux intimes, familiaux ou de discorde. Et puis ce temps, qui passe, très présent qui habille les propos des personnages de moments suspensifs comme si la mort, secondée par la maladie et le désespoir, rodait à chaque instant.        <br />
              <br />
       En un mot… c'est superbe !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*On ne va pas non plus se fâcher avec des amis lecteurs Durand et Dupont ;-)</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ivanov"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8390639-13160771.jpg?v=1444893380" alt=""Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !" title=""Ivanov"... Un Tchékhov émouvant, entre tristesse, joie et ivresse !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Anton Tchekhov.       <br />
       D'après la première version d'Anton Tchekhov et la traduction d'Antoine Vitez (malheureusement indisponible en librairie).       <br />
       Mise en scène : Luc Bondy.       <br />
       Version scénique : Macha Zonina, Daniel Loayza, Luc Bondy.       <br />
       Avec : Christiane Cohendy, Victoire Du Bois, Ariel Garcia Valdès, Laurent Grévill, Marina Hands, Yves Jacques, Yannick Landrein, Roch Leibovici, Micha Lescot, Chantal Neuwirth, Dimitri Radochévitch, Fred Ulysse, Marie Vialle et Nicolas Peduzzi.       <br />
       Décor : Richard Peduzzi.       <br />
       Costumes : Moidele Bickel.       <br />
       Durée : 3 h 20 avec un entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 octobre au 1er novembre 2015.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de l'Odéon, Paris 6e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-odeon.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ivanov-Un-Tchekhov-emouvant-entre-tristesse-joie-et-ivresse-_a1460.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Ivanov"... Une non-comédie dans l'antichambre du drame... Tension de l'art et de l'éphémère</title>
   <updated>2015-02-07T13:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ivanov-Une-non-comedie-dans-l-antichambre-du-drame-Tension-de-l-art-et-de-l-ephemere_a1281.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7437958-11461271.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-02-07T13:10:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La pièce Ivanov se présente comme une comédie décrivant des scènes de la vie rurale. Il est question d'une contrée peuplée de personnages hauts en couleurs, très chiches, pingres et sans vergogne. Leur tradition leur impose la chasse à la dot, le rapprochement des parcelles agricoles et la beuverie générale lors des épousailles...     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7437958-11461271.jpg?v=1423311955" alt=""Ivanov"... Une non-comédie dans l'antichambre du drame... Tension de l'art et de l'éphémère" title=""Ivanov"... Une non-comédie dans l'antichambre du drame... Tension de l'art et de l'éphémère" />
     </div>
     <div>
      C'est une société mue par une insondable bêtise à fort taux de bonne conscience ou de cynisme, et à fort risque d'altercations jalouses, de regards envieux et de médisances systématiques. De fausses semblances.       <br />
              <br />
       Ainsi Ivanov est-il au centre des conversations. Objet de moquerie ou de compassion. Ivanov ? C'est celui qui a fait un beau mariage envié et qui porte maintenant le fardeau de son échec, sa ruine et la disparition de sa femme trop aimante qui meurt au petit feu de la tuberculose. Ivanov qui paraît insensible, qui se croit tellement coupable qu'il en disparaît. Ivanov, inadapté, incompris, exclu. La pièce a l'humour grinçant et farcesque.       <br />
              <br />
       Mais l'œuvre théâtrale du jeune médecin qu'est alors Tchekhov est tellement précise dans ses dialogues et observation des comportements que l'effet comique est déplacé.       <br />
              <br />
       L'ensemble renvoie à une forme d'enquête sociale et médicale quasi scientifique. Un cas de comédie &quot;tragédissime&quot;* par laquelle l'auteur, tenant l'équilibre, pesant le pour et le contre, confie au lecteur spectateur d'établir le diagnostic du cas.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7437958-11461296.jpg?v=1423312479" alt=""Ivanov"... Une non-comédie dans l'antichambre du drame... Tension de l'art et de l'éphémère" title=""Ivanov"... Une non-comédie dans l'antichambre du drame... Tension de l'art et de l'éphémère" />
     </div>
     <div>
      Dans la mise en scène stylisée de Luc Bondy, Ivanov est toujours présent sur scène, comme invisible aux autres, mais détenant pour le spectateur un étonnant pouvoir d'attraction. Micha Lescot, long échalas qui se déplie et se referme, dont l'intensité de jeu ne fait que croître au long de la représentation, montre l'air de rien qu'il est courant de tout, voit tout, entend des bribes de tout. Ivanov est comme au spectacle de sa propre déchéance. Accablé. Complexe.       <br />
              <br />
       Par contraste les autres personnages semblent brossés à grands traits, sans zones d'ombre, traités comme des silhouettes croquées hâtivement. Ce parti pris très exigeant pour les comédiens évite tout effet mélodramatique ou tragique ou farcesque. Le spectateur voit avec les yeux d'Ivanov. Il observe la montée du trouble du personnage et dresse les portraits de ses voisins insensés. Autant de croquis, autant d'inventaires de la bêtise avant d'en rire, avant d'en pleurer. Autant d'éclats de réel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7437958-11461324.jpg?v=1423313177" alt=""Ivanov"... Une non-comédie dans l'antichambre du drame... Tension de l'art et de l'éphémère" title=""Ivanov"... Une non-comédie dans l'antichambre du drame... Tension de l'art et de l'éphémère" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène montre toute sa cohérence quand Ivanov, retrouvant l'énergie et l'espoir d'un renouveau dans de nouvelles amours, s'éclipse avant de faire de nouveau un beau mariage. À cette occasion, il singe puis épouse les formes et les conventions de la joie dans l'ivresse commune. Ivanov, le temps d'un instant, parvient à s'intégrer. Le théâtre de l'esprit rejoignant le théâtre de la vie, Ivanov (et avec lui le spectateur) vit un instant de théâtre pur, un état de grâce éphémère au cours duquel, comme en un précipité... Ivanov se voit conforme au rôle qui lui est assigné et n'a d'autre solution, pour effacer sa consternation et la fatalité de l'immobilité qui s'offre à lui, que de disparaître.       <br />
              <br />
       Parvenue à ce point crucial, à cet  instant de vérité non abouti, Ivanov est une non-comédie dans l'antichambre du drame, là où la puissance de l'amour ne sonne pas. Tension de l'art et de l'éphémère.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Sic ! Stanislavski.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ivanov"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7437958-11461338.jpg?v=1423313230" alt=""Ivanov"... Une non-comédie dans l'antichambre du drame... Tension de l'art et de l'éphémère" title=""Ivanov"... Une non-comédie dans l'antichambre du drame... Tension de l'art et de l'éphémère" />
     </div>
     <div>
      D'anton Tchekhov.       <br />
       D'après la première version d'Anton Tchekhov et la traduction d'Antoine Vitez (malheureusement indisponible en librairie).       <br />
       Mise en scène : Luc Bondy.       <br />
       Version scénique : Macha Zonina, Daniel Loayza, Luc Bondy.       <br />
       Avec : Marcel Bozonnet, Christiane Cohendy, Victoire Du Bois, Ariel Garcia Valdès, Laurent Grévill, Marina Hands, Yannik Landrein, Roch Leibovici, Micha Lescot, Chantal Neuwirth, Nicolas Peduzzi, Dimitri Radochévitch, Fred Ulysse, Marie Vialle.       <br />
       Musiciens (en alternance) : Philippe Borecek (accordéon), Philippe Arestan (violon) et Sven Riondet (accordéon), Alain Petit (violon).       <br />
       Invités : Nikolitsa Angelakopoulou, Quentin Laugier, Missia Piccoli, Antoine Quintard, Victoria Sitjà.       <br />
       Décor : Richard Peduzzi.       <br />
       Costumes : Moidele Bickel.       <br />
       Lumières : Bertrand Couderc.       <br />
       Musique : Martin Schütz.       <br />
       Maquillages/coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Collaborateurs artistiques à la mise en scène : Jean-Romain Vesperini, Marie-Louise Bischofberger.       <br />
       Conseiller artistique : Geoffrey Layton.       <br />
       Durée : 3 h 20 avec un entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">29 janvier au 1er mars 2015 et 7 avril au 3 mai 2015.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche le lundi et 1er mai.       <br />
       Relâche exceptionnelle le jeudi 30 avril.       <br />
       Théâtre de l'Odéon, Paris 6e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-odeon.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ivanov-Une-non-comedie-dans-l-antichambre-du-drame-Tension-de-l-art-et-de-l-ephemere_a1281.html" />
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  <entry>
   <title>Le "Tartuffe" de Bondy n'hésite pas à amplifier les postures de la tradition moliéresque</title>
   <updated>2014-04-03T11:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Tartuffe-de-Bondy-n-hesite-pas-a-amplifier-les-postures-de-la-tradition-molieresque_a1093.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6490921-9789394.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-04-03T11:09:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La version théâtrale du Tartuffe proposée à l’Odéon par Luc Bondy a été créée à Vienne dans une traduction adaptation en allemand. Dépaysée. Présentée en France avec une distribution française, elle baigne de nouveau dans le texte originel de Molière tout en gardant l’esprit d’une adaptation, la langue est à peine ajustée, tout juste poncée…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6490921-9789394.jpg?v=1396517008" alt="Le "Tartuffe" de Bondy n'hésite pas à amplifier les postures de la tradition moliéresque" title="Le "Tartuffe" de Bondy n'hésite pas à amplifier les postures de la tradition moliéresque" />
     </div>
     <div>
      Le travail réalisé est étonnamment juste, offrant au regard un Molière hors tradition qui facilite la compréhension des vérités sues, pas toujours montrées, que les actualités du monde rendent périodiquement et profondément sensibles. Avec cette proposition, le protagoniste Tartuffe mérite bien sa qualification d’imposteur.       <br />
              <br />
       La mise en scène présente l’intimité d’une maison de grande bourgeoisie à l’apparence contemporaine, aux meubles design laqués blanc.       <br />
              <br />
       Le vernis est moderniste, libéré des traditions esthétiques anciennes à l’instar de la maitresse de maison Elmire, très fashion et sûre d’elle-même (Clotilde Hesme). Quoique… des trophées de chasse, des vierges et des crucifix discrets se greffent aux murs. C’est que la famille se révèle au fond très conservatrice dans les mœurs. Et le bourgeois Orgon (Gilles Cohen), affairé avec son attaché case et son costume trois pièces manifestement imprégné de la culture internationale, est en mal d’âme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6490921-9789395.jpg?v=1396517008" alt="Le "Tartuffe" de Bondy n'hésite pas à amplifier les postures de la tradition moliéresque" title="Le "Tartuffe" de Bondy n'hésite pas à amplifier les postures de la tradition moliéresque" />
     </div>
     <div>
      Pater familias en perdition. Famille tourneboulée. Le fait religieux hante les consciences et les grains de chapelets usés par la superstition ne protègent pas des risques de Tartuffe (Micha Lescot).       <br />
              <br />
       Celui-ci est l’homme par qui le scandale arrive. Il avance effrontément à livre ouvert par la peur du scandale. Il est jeune. Il est craint. C’est un long échalas dégingandé. L’échine est élastique. L’homme, ostensiblement pieux et pauvre, ne croyant pas à sa propre séduction, œuvre par l’intrigue et la domination et s’accapare le patrimoine. Rusé, duplice et contradictoire, il veut et ne veut pas apparaitre. Pervers ou comédien. Serpent à coup sûr. La prestation est magistrale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6490921-9789399.jpg?v=1396517139" alt="Le "Tartuffe" de Bondy n'hésite pas à amplifier les postures de la tradition moliéresque" title="Le "Tartuffe" de Bondy n'hésite pas à amplifier les postures de la tradition moliéresque" />
     </div>
     <div>
      Le verbe et le comportement s’avèrent ignobles pour le spectateur qui l’observe et sait l’imposture. Confrontés à la réalité des dessous des apparences, la chute de Tartuffe, victime de la chair et de la police de l’État qui met à jour son comportement délictueux, n’en est que plus savoureuse.       <br />
              <br />
       La gestuelle des personnages est actuelle, strictement contemporaine. Et les mots de Molière sonnent justes, sans anachronisme, un peu surannés, avec juste dans la voix ce qu’il faut de bonne éducation pour que cela apparaisse comme un accent d’authenticité. Le jeu subtil dans une lenteur assumée ne rechigne pas à pousser des postures de la tradition moliéresque. Histoire de mieux satisfaire le désir du spectateur de débusquer les mensonges des mots. Et le spectateur de rire franchement.       <br />
              <br />
       Tartuffe appartient bien au patrimoine mondial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tartuffe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6490921-9789400.jpg?v=1396517140" alt="Le "Tartuffe" de Bondy n'hésite pas à amplifier les postures de la tradition moliéresque" title="Le "Tartuffe" de Bondy n'hésite pas à amplifier les postures de la tradition moliéresque" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Luc Bondy.       <br />
       Avec : Gilles Cohen, Lorella Cravotta, Léna Dangréaux, Victoire Du Bois, Françoise Fabian, Jean-Marie Frin, Laurent Grévill, Clotilde Hesme, Yannik Landrein, Micha Lescot, Yasmine Nadifi, Fred Ulysse, Pierre Yvon.       <br />
       Décor : Richard Peduzzi.       <br />
       Costumes : Eva Dessecker.       <br />
       Lumière : Dominique Bruguière.       <br />
       Maquillages/coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Durée : 1 h 55.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 mars au 6 juin 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Odéon Théâtre de l'Europe, Ateliers Berthier, Paris 17e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-odeon.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Tartuffe-de-Bondy-n-hesite-pas-a-amplifier-les-postures-de-la-tradition-molieresque_a1093.html" />
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