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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T04:44:43+02:00</updated>
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   <title>"Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront</title>
   <updated>2025-04-29T13:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Odile-lave-le-linge-des-autres-Seule-en-scene-emouvante-dans-laquelle-beaucoup-de-femmes-des-annees-cinquante-se_a4206.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88223466-62493774.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-29T13:24:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Odile, née en 1920, vit dans un petit village avec sa maman qui travaille dans un lavoir. Celle-ci est fille-mère, Odile n'ayant jamais connu son père. Quand Odile a 14 ans, sa maman tombe malade. Il faut gagner des sous, alors elle va se faire embaucher au lavoir du village. Dès lors, elle ne pourra plus continuer à aller à l'école, alors qu'elle venait pourtant d'obtenir brillamment son certificat d'études. La pièce commence en 1938 quand elle a 18 ans. Le Deuxième Guerre mondiale n'est pas loin et, très vite, elle fera partie d'un réseau de résistants(es) tout en lavant le linge tâché du sang des soldats.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493774.jpg?v=1745926428" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Martine Ladoire-Tornil, directrice du Théâtre de l'Éperon à Angoulême, responsable de la Compagnie des Arceaux, mais aussi dramaturge, comédienne, metteuse en scène et chorégraphe, n'en est pas à sa première pièce sur le thème des lavoirs en France. Thème qui pourrait revêtir des allures anodines, s'il ne contenait pas aussi, en filigrane, celui de l'eau, vitale et ô combien essentielle, et dont la présence, de nos jours, nous paraît si évidente !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Depuis plusieurs années, je travaille sur le thème des lavoirs de nos villages et j'ai déjà écrit &quot;Jours de lessive&quot;. Alors, pourquoi cette insistance, me direz-vous ? Parce qu'on oublie trop souvent que le XIXe siècle a été le siècle de la conquête de l'eau et qu'encore, au début du XXe, l'accès à l'eau restera placé sous le signe de l'inégalité sociale et culturelle. Dans les quartiers populaires, il faut encore aller la chercher à la fontaine et laver son linge aux lavoirs&quot;,</span> précise la comédienne.       <br />
              <br />
       Le théâtre sert aussi à cela, heureusement : à se souvenir… et lorsqu'il est interprété avec élégance et sincérité, comme c'est le cas dans ce spectacle, les choses nous paraissent évidentes alors que bien souvent, on les a oubliées ou plus largement qu'on les ignorait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493775.jpg?v=1745926483" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Dans son spectacle, Martine Ladoire retrace surtout l'évolution du rôle des femmes dans la société, et le fait, en grande partie grâce à son écriture et avec une intelligence qui provoque le respect. Son professionnalisme, tant dans le texte que dans son jeu, leur rend un bel hommage qui conquiert le public.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ensemble, lançons dans le vent nos jupes, nos foulards comme des étendards. Que, main dans la main, ensemble, nous les femmes, vous les hommes, nous jetions tous les préjugés qui nous empêchent d'aimer, qui nous privent d'amitié. Voilà le combat&quot;,</span> proclame Odile, alias Martine Ladoire-Tornil.       <br />
              <br />
       Il s'agit là d'une pièce qui devrait être diffusée dans les établissements scolaires afin d'ouvrir les esprits aux jeunes, filles et garçons confondus, tant la narration, limpide et pointillée de chansons interprétées par la comédienne elle-même, est émouvante à plusieurs niveaux. Cela dit, les auteurs des chansons ne sont pas uniquement des femmes et ce choix pertinent, à bien y regarder, est en filigrane tout au long de la pièce. <span style="font-style:italic">&quot;Les hommes sont là, à nos côtés. Heureusement&quot;</span> (sic).       <br />
              <br />
       Ce n'est pas une pièce féministe &quot;à tu et à toi&quot; avec le public, même si par moments quelques redondances pourraient être estompées, ce qui n'ôterait en rien la qualité d'interprétation de la comédienne qui cache bien son âge…       <br />
              <br />
       Du lavoir à la machine à laver, en passant par celle à gaz – un moment de cette seule en scène pétillant et chargé d'enseignements –, en passant par l'avortement et les faiseuses d'anges auxquelles les blanchisseuses appartenaient, les filles-mères, les droits des femmes sur le plan salarial et bancaire ou encore la vieillesse que les Québécois appellent &quot;l'âge d'or&quot;, ce spectacle propose un très bel hommage à &quot;La&quot; femme, interprété avec une sincérité mêlée à une certaine &quot;sobriété poétique&quot; très touchante.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous, les femmes travaillant dans les lavoirs, on savait garder la tête haute, contrairement aux filles des usines sur lesquelles les patrons avaient le droit de cuissage, et qui devaient coucher avec les contremaîtres pour se faire embaucher&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Désormais, au hasard de vos pérégrinations dans les campagnes et les villages, si vous croisez un lavoir, restauré ou pas, il y a de fortes chances que vous repensiez à ce spectacle, et que, peut-être, une femme se tiendra bien droite à côté, comme elle l'a été depuis toujours, et le restera !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Odile lave le linge des autres Un combat de 1938 à 1998"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493883.jpg?v=1745926590" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Texte : Martine Ladoire-Tornil.       <br />
       Mise en scène : Martine Ladoire-Tornil.       <br />
       Avec : Martine Ladoire-Tornil.            <br />
       Musicien : Philippe Péaud (guitare).       <br />
       Par la Compagnie des Arceaux.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 avril au 1er juin 2025.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e, 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="https://www.guichetmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Odile-lave-le-linge-des-autres-Seule-en-scene-emouvante-dans-laquelle-beaucoup-de-femmes-des-annees-cinquante-se_a4206.html" />
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  <entry>
   <title>•Off 2023• "Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !</title>
   <updated>2023-07-15T09:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Derriere-le-hublot-se-cache-parfois-du-linge-Et-si-les-difficultes-dans-le-fait-de-vivre-en-couple-etaient-aux_a3673.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74059945-51507836.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-15T09:38:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
On voudrait mieux s'aimer. Mais comment faire quand les "mandats" se cumulent : le couple hétérosexuel, le couple cohabitant, le couple avec enfant ou celui qui n'en veut pas ? Le tout, bien entendu, submergé par les eaux troubles du patriarcat. Ce petit système hétéro-normé de longue date est bien loin de rimer encore avec égalité et il est pertinent d'en secouer le cocotier. Deux femmes et un homme sont sur scène représentant finalement toutes les femmes et tous les hommes, tous les couples possibles, dont certains en thérapie comme vous ou moi peut-être…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74059945-51507836.jpg?v=1675968496" alt="•Off 2023• "Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" title="•Off 2023• "Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" />
     </div>
     <div>
      Du mug qui traîne depuis plusieurs jours sur une table à la libido en berne, des émotions maladroitement formulées à la violence non maîtrisée, le trio plonge dans cet espace infini et inouï de l'amour au sein du couple et de l'affect dans le ménage.       <br />
              <br />
       Quel rôle chacune et chacun doit-il jouer précisément ? N'est-il pas possible, tout compte fait, de les réécrire ces rôles pour se sentir moins à l'étroit et, à n'en point douter, hors d'une zone de confort bien établie qui peut rassurer, mais aussi participer à se briser les ailes ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Quand on ne connaît pas les règles, on ne joue pas !&quot;.</span>       <br />
       Cette réplique prononcée par une des comédiennes - faisant très subtilement aussi allusion au métier d'actrice et d'acteur - s'applique remarquablement bien au thème de cette pièce &quot;OVNI&quot; totalement époustouflante d'originalité et de réalisme.       <br />
              <br />
       C'est de l'art brut, de l'hyperréalisme à la Edward Hopper dans lequel le propos majeur questionnant la nécessité de vivre en couple est revisité de façon inégalée.       <br />
       Il n'est qu'à en juger par le début de la pièce où les deux comédiennes et le comédien interrogent les spectateurs sur ce qu'ils viennent de voir. Question-réponses quelque peu déroutantes s'il en est, mais qui donnent le ton pour le reste de la représentation : un joyeux fourre-tout interprété avec brio.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74059945-51507837.jpg?v=1675968532" alt="•Off 2023• "Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" title="•Off 2023• "Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" />
     </div>
     <div>
      Elles en ont du talent et de l'énergie à revendre ces Filles de Simone, collectif dans lequel cette fois-ci un homme s'est pourtant immiscé : &quot;notre échantillon&quot; comme ironisent les comédiennes. De l'énergie à tous niveaux, comme celui déjà d'avoir écrit ce texte dont on imagine sans difficultés la somme de travail, de recherches et de conception qu'il a pu représenter !       <br />
              <br />
       Mais le résultat est subtilement agencé à ce titre. Rien d'ostentatoire dans les emprunts qui ont pu nourrir la réflexion et la mise en place du texte ! La succession de saynètes respectives mises en scène très harmonieusement par Émilie Roy et interprétées sans failles par les trois comédien(ne)s en sont certainement la raison majeure.       <br />
              <br />
       &quot;Réinventer l'amour&quot; de Mona Chollet écrit en 2021, &quot;Libérées! Le combat féministe se gagne linge sale devant le panier de lie&quot; de Titiou Lecoq paru en 2017, ou encore les deux classiques incontournables que sont &quot;Le Deuxième sexe&quot; de Simone de Beauvoir (notamment les chapitres La femme mariée et L'amoureuse) et &quot;King Kong Théorie&quot; de Virginie Despentes (2006) ont largement inspiré l'écriture du texte.       <br />
              <br />
       Sans oublier l'emprunt à l'univers de la BD, en particulier celle de Liv Strömquist.       <br />
              <br />
       Tout ce creuset inspirant fait de cette troisième création des Filles de Simone un petit bijou d'architecture plasticienne colorée et jouissive autour duquel le public rit, s'émeut aussi, notamment dans la scène oppressante d'&quot;Othello&quot; où le thème de la violence intrinsèque ne l'emporte heureusement pas. Et c'est bien ainsi ! Car la violence finalement ne serait-elle pas déjà dans le simple fait de vouloir coûte que coûte se mettre en couple ?       <br />
       Le sujet est ailleurs dans la pièce et c'est bien comme ça.       <br />
              <br />
       On tente de s'aimer tant bien que mal au sein du couple, on se débat dans les obligations domestiques, on est conditionné et pris à témoin de ce qui ne va pas et de ce qui pourrait aller mieux. Et on fait avec tant bien que mal.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Derrière le hublot se cache parfois du linge&quot;, le collectif &quot;Les Filles de Simone&quot; propose leur vision de l'amour sans rien imposer. Le public dispose et se laisse bercer par une scénographie un peu désordonnée mais dont on saura à la fin en tirer des enseignements qui pourraient être salvateurs et hautement constructifs une fois le retour à la réalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74059945-51507838.jpg?v=1675969542" alt="•Off 2023• "Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" title="•Off 2023• "Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" />
     </div>
     <div>
      Mesdames, vous devrez composer en rentrant chez vous après le spectacle avec la tasse souillée posée sur la paillasse de la cuisine sans être toujours déposée dans le lave-vaisselle ou répondre à la question de votre partenaire sur l'endroit où peut bien se trouver son pantalon de jogging. Il est probable que ce soit le cas. Ça ou autres choses du genre. Mais sachez qu'entre vos quatre murs, votre couple est en représentation politico-sociale et que c'est indéniablement à vous de prendre le taureau du patriarcat par les cornes, de le secouer encore et encore, de vous interroger et, peut-être, au terme de cette réflexion d'y trouver votre place d'âme et de cœur.       <br />
              <br />
       Si &quot;Les Filles de Simone&quot; vous y ont aidé, c'est partie gagnée. C'est sans doute à cela aussi que sert le Théâtre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je veux que tu te taises et que tu pleures avec moi&quot;.</span>       <br />
       En tout cas, puisse ce collectif &quot;Les Filles de Simone&quot; ne pas se taire et nous proposer très vite une nouvelle création qui revendiquera à nouveau une parole sociologique et politique flamboyante, quel qu'en soit le thème.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Derrière le hublot se cache parfois du linge"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74059945-51507839.jpg?v=1675969568" alt="•Off 2023• "Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" title="•Off 2023• "Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" />
     </div>
     <div>
      Création collective Les Filles de Simone.       <br />
       Direction d'actrices et d'acteurs : Claire Fretel.       <br />
       Avec : André Antébi, Tiphaine Gentilleau et Chloé Olivères.       <br />
       Création lumières : Mathieu Courtailler.       <br />
       Scénographie : Émilie Roy.       <br />
       Chorégraphie : Jeanne Alechinsky.       <br />
       Création sonore : Lucie Cravero et Théo Tiersen.       <br />
       Costumes : Sarah Dupont.       <br />
       Production Les Filles de Simone.       <br />
       Spectacle tout public dès 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h30.       <br />
              <br />
       <b>•Off 2023•</b>        <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juillet 2023.</span>        <br />
       Tous les jours à 20 h 20. Relâche le jeudi.       <br />
       11 • Avignon, Salle 1, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/programmation/derriere-le-hublot" target="_blank">&gt;&gt; 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !</title>
   <updated>2023-02-09T20:01:00+01:00</updated>
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   <published>2023-02-10T19:26:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
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    <![CDATA[
On voudrait mieux s'aimer. Mais comment faire quand les "mandats" se cumulent : le couple hétérosexuel, le couple cohabitant, le couple avec enfant ou celui qui n'en veut pas ? Le tout, bien entendu, submergé par les eaux troubles du patriarcat. Ce petit système hétéro-normé de longue date est bien loin de rimer encore avec égalité et il est pertinent d'en secouer le cocotier. Deux femmes et un homme sont sur scène représentant finalement toutes les femmes et tous les hommes, tous les couples possibles, dont certains en thérapie comme vous ou moi peut-être…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Du mug qui traîne depuis plusieurs jours sur une table à la libido en berne, des émotions maladroitement formulées à la violence non maîtrisée, le trio plonge dans cet espace infini et inouï de l'amour au sein du couple et de l'affect dans le ménage.       <br />
              <br />
       Quel rôle chacune et chacun doit-il jouer précisément ? N'est-il pas possible, tout compte fait, de les réécrire ces rôles pour se sentir moins à l'étroit et, à n'en point douter, hors d'une zone de confort bien établie qui peut rassurer, mais aussi participer à se briser les ailes ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Quand on ne connaît pas les règles, on ne joue pas !&quot;.</span>       <br />
       Cette réplique prononcée par une des comédiennes - faisant très subtilement aussi allusion au métier d'actrice et d'acteur - s'applique remarquablement bien au thème de cette pièce &quot;OVNI&quot; totalement époustouflante d'originalité et de réalisme.       <br />
              <br />
       C'est de l'art brut, de l'hyperréalisme à la Edward Hopper dans lequel le propos majeur questionnant la nécessité de vivre en couple est revisité de façon inégalée.       <br />
       Il n'est qu'à en juger par le début de la pièce où les deux comédiennes et le comédien interrogent les spectateurs sur ce qu'ils viennent de voir. Question-réponses quelque peu déroutantes s'il en est, mais qui donnent le ton pour le reste de la représentation : un joyeux fourre-tout interprété avec brio.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70689870-49276470.jpg?v=1675968532" alt=""Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" title=""Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" />
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      Elles en ont du talent et de l'énergie à revendre ces Filles de Simone, collectif dans lequel cette fois-ci un homme s'est pourtant immiscé : &quot;notre échantillon&quot; comme ironisent les comédiennes. De l'énergie à tous niveaux, comme celui déjà d'avoir écrit ce texte dont on imagine sans difficultés la somme de travail, de recherches et de conception qu'il a pu représenter !       <br />
              <br />
       Mais le résultat est subtilement agencé à ce titre. Rien d'ostentatoire dans les emprunts qui ont pu nourrir la réflexion et la mise en place du texte ! La succession de saynètes respectives mises en scène très harmonieusement par Émilie Roy et interprétées sans failles par les trois comédien(ne)s en sont certainement la raison majeure.       <br />
              <br />
       &quot;Réinventer l'amour&quot; de Mona Chollet écrit en 2021, &quot;Libérées! Le combat féministe se gagne linge sale devant le panier de lie&quot; de Titiou Lecoq paru en 2017, ou encore les deux classiques incontournables que sont &quot;Le Deuxième sexe&quot; de Simone de Beauvoir (notamment les chapitres La femme mariée et L'amoureuse) et &quot;King Kong Théorie&quot; de Virginie Despentes (2006) ont largement inspiré l'écriture du texte.       <br />
              <br />
       Sans oublier l'emprunt à l'univers de la BD, en particulier celle de Liv Strömquist.       <br />
              <br />
       Tout ce creuset inspirant fait de cette troisième création des Filles de Simone un petit bijou d'architecture plasticienne colorée et jouissive autour duquel le public rit, s'émeut aussi, notamment dans la scène oppressante d'&quot;Othello&quot; où le thème de la violence intrinsèque ne l'emporte heureusement pas. Et c'est bien ainsi ! Car la violence finalement ne serait-elle pas déjà dans le simple fait de vouloir coûte que coûte se mettre en couple ?       <br />
       Le sujet est ailleurs dans la pièce et c'est bien comme ça.       <br />
              <br />
       On tente de s'aimer tant bien que mal au sein du couple, on se débat dans les obligations domestiques, on est conditionné et pris à témoin de ce qui ne va pas et de ce qui pourrait aller mieux. Et on fait avec tant bien que mal.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Derrière le hublot se cache parfois du linge&quot;, le collectif &quot;Les Filles de Simone&quot; propose leur vision de l'amour sans rien imposer. Le public dispose et se laisse bercer par une scénographie un peu désordonnée mais dont on saura à la fin en tirer des enseignements qui pourraient être salvateurs et hautement constructifs une fois le retour à la réalité.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70689870-49276671.jpg?v=1675969542" alt=""Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" title=""Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" />
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      Mesdames, vous devrez composer en rentrant chez vous après le spectacle avec la tasse souillée posée sur la paillasse de la cuisine sans être toujours déposée dans le lave-vaisselle ou répondre à la question de votre partenaire sur l'endroit où peut bien se trouver son pantalon de jogging. Il est probable que ce soit le cas. Ça ou autres choses du genre. Mais sachez qu'entre vos quatre murs, votre couple est en représentation politico-sociale et que c'est indéniablement à vous de prendre le taureau du patriarcat par les cornes, de le secouer encore et encore, de vous interroger et, peut-être, au terme de cette réflexion d'y trouver votre place d'âme et de cœur.       <br />
              <br />
       Si &quot;Les Filles de Simone&quot; vous y ont aidé, c'est partie gagnée. C'est sans doute à cela aussi que sert le Théâtre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je veux que tu te taises et que tu pleures avec moi&quot;.</span>       <br />
       En tout cas, puisse ce collectif &quot;Les Filles de Simone&quot; ne pas se taire et nous proposer très vite une nouvelle création qui revendiquera à nouveau une parole sociologique et politique flamboyante, quel qu'en soit le thème.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Derrière le hublot se cache parfois du linge"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70689870-49276675.jpg?v=1675969568" alt=""Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" title=""Derrière le hublot se cache parfois du linge" Et si les difficultés dans le fait de vivre en couple étaient aux antipodes de la bien-pensance !" />
     </div>
     <div>
      Création collective Les Filles de Simone.       <br />
       Direction d'actrices et d'acteurs : Claire Fretel.       <br />
       Avec : André Antébi, Tiphaine Gentilleau et Chloé Olivères.       <br />
       Création lumières : Mathieu Courtailler.       <br />
       Scénographie : Émilie Roy.       <br />
       Chorégraphie : Jeanne Alechinsky.       <br />
       Création sonore : Lucie Cravero et Théo Tiersen.       <br />
       Costumes : Sarah Dupont.       <br />
       Production Les Filles de Simone.       <br />
       Spectacle tout public dès 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h30.       <br />
              <br />
       <b>La pièce s'est jouée au Monfort Théâtre à Paris (15e) du 10 au 21 janvier.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 et 8 mars 2023 :</span> Théâtre de Sartrouville - CDN, Sartrouville (78).       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 mars 2023 :</span> Espace Culturel André Malraux, Kremlin-Bicêtre (94).       <br />
       14 mars 2023 : Le Rexy, Riom (63).       <br />
       16 mars 2023 : Maison du Théâtre, Amiens (80).       <br />
       23 mars 2023 : La Garance, Cavaillon (84).       <br />
       24 mars 2023 : Forum Jacques Prévert, Carros (06).       <br />
       25 mars 2023 : Théâtre de l'Olivier, Istres (13).       <br />
       28 mars 2023 : Théâtre du Vésinet, Le Vésinet (78).       <br />
       30 mars 2023 : L'Orange bleue, Eaubonne (95).       <br />
       3 mai 2023 : Piano'cktail, Bouguennais (44).       <br />
       23, 24 et 25 mai 2023 : Théâtre de la Manufacture, Nancy (54).       <br />
       En juillet au Off du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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