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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-28T11:09:46+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Contractions" dissèque la manière dont on pétrit les esprits pour inculquer l'esprit d'entreprise</title>
   <updated>2026-07-20T09:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Contractions-disseque-la-maniere-dont-on-petrit-les-esprits-pour-inculquer-l-esprit-d-entreprise_a4628.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-07-20T09:31:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans ce texte, Mike Bartlett met en place une véritable machine à broyer les individus. Le jeune auteur britannique nous entraîne dans le bureau de la manager où va se dérouler, au fil d'une série d'entretiens de plus en plus compulsifs, le pétrissage mental d'une employée nouvellement recrutée. On se croirait dans une vision dystopique des plus noirs films d'anticipation, mais c'est bien proche de la réalité de certaines entreprises quelque part sur cette planète.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97404426-67836285.jpg?v=1784532921" alt="•Off 2026• "Contractions" dissèque la manière dont on pétrit les esprits pour inculquer l'esprit d'entreprise" title="•Off 2026• "Contractions" dissèque la manière dont on pétrit les esprits pour inculquer l'esprit d'entreprise" />
     </div>
     <div>
      La série de confrontations entre la manager, si elle débute par un anodin entretien d'évaluation après une embauche, va vite prendre une tournure inquiétante. Au fil du temps, des mois, puis des années, la main invisible du pouvoir de l'entreprise va peu à peu étouffer toute velléité de liberté de la jeune recrue au point de complètement s'immiscer dans sa vie privée.       <br />
              <br />
       Le texte de Mike Bartlett agit par petites touches. Les mots, dans cette entreprise où tout est surveillé, où tout est contractualisé, sont trompeurs, comme en politique. Un peu comme dans Big Brother, rien ne doit être dit qui puisse être interprété comme une menace ou une injonction. La mise en scène de Rana Khoury joue ainsi avec les silences, les non-dits, les supposés, les sous-entendus. La langue de bois éclate ici de belle manière et parvient à faire passer les injonctions sous des apparences de bienveillance.       <br />
              <br />
       Jusqu'à quel point la crainte du licenciement, la peur de se retrouver sans emploi, les sirènes hurlantes de la récession et de la crise peuvent-elles influencer les vies personnelles ? La poursuite d'une carrière valorisante, mais surtout la crainte de l'échec social et la menace de la pauvreté sont des aiguillons que &quot;Contractions&quot; montre à nu : capables d'annihiler totalement le libre arbitre.       <br />
              <br />
       Ce duel entre la manager et la jeune employée, un duel perdu d'avance tant le pouvoir de l'une et la dépendance de l'autre sont tous les deux flagrants, montre l'insidieuse manière dont la nécessité imposée par les grandes entreprises parvient à modeler à sa guise les esprits de ses machines humaines. Humaines ? Humaines comme un cheval, avec des œillères, qui ne voit que la route à suivre pour exister.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Contractions"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97404426-67836293.jpg?v=1784532956" alt="•Off 2026• "Contractions" dissèque la manière dont on pétrit les esprits pour inculquer l'esprit d'entreprise" title="•Off 2026• "Contractions" dissèque la manière dont on pétrit les esprits pour inculquer l'esprit d'entreprise" />
     </div>
     <div>
      Texte : Mike Bartlett       <br />
       Mise en scène : Rana Khoury.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Pauline Darrieu.       <br />
       Avec : Mélanie Bouexière et Elara Le Floch.       <br />
       Compagnie Les Flâneuses.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Au Coin de la Lune, 24, Rue Buffon, Avignon.       <br />
       Téléphone : 04 90 86 96 28.       <br />
       <a class="link" href="https://luna-theatres.qidoon.com/events/4376" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.luna-theatres.fr/theatre-au-coin-de-la-lune" target="_blank">>> luna-theatres.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures</title>
   <updated>2014-05-09T17:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Temoignages-proletaires-a-l-usage-des-generations-futures_a1108.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6609475-9969874.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-05-09T16:15:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Délocalisations, plans sociaux, licenciements, mises à la retraite anticipées, propagande sur les vertus du sacro-saint tertiaire sont les mauvaises plaisanteries économiques que nous sert au quotidien l'actualité... Et on en finit par oublier qu'il existe encore une classe ouvrière. Bon, d'accord, l'espèce est en voie de disparition !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6609475-9969874.jpg?v=1399646151" alt="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" title="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" />
     </div>
     <div>
      En bon ethnologue et cueilleur d'histoires, Nicolas Bonneau a effectué un collectage dans des usines de différents secteurs - métallurgie, pétrochimie, automobile, laiterie, tuilerie, etc. -, dans la région Poitou-Charentes, auprès d'ouvriers actifs ou retraités, syndiqués ou pas, des deux sexes.       <br />
              <br />
       L'objectif est clairement, pour lui, d'en faire un spectacle, un récit immersif sur le monde ouvrier, sur son histoire (construite avec les briques des grands mouvements syndicaux et le ciment des  désormais fragiles acquis sociaux) mais aussi son présent et, peut-être, son avenir. Ainsi naît &quot;Sortie d'usine&quot;. Tout en donnant, en homme de théâtre, la distance et la mise en jeu nécessaires pour rendre représentable les situations ordinaires de ce quotidien ouvrier, Nicolas Bonneau délivre aussi ici une parole construite sur le socle riche et dense du vécu, de son vécu, de ce qu'il est... Un fils d'ouvrier qui, par ce récit, se veut aussi le transmetteur d'une mémoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6609475-9969875.jpg?v=1399646194" alt="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" title="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" />
     </div>
     <div>
      La force indéniable de &quot;Sortie d'usine&quot; est sa narration à double tranchant : d'un côté, la lame aiguisée, affective d'une mémoire de la vie prolétarienne avec ses joies (les congès payés, Jaurès, Blum, 1936, etc.), ses luttes (Chausson, Lip, Michelin, Lejaby) ; et, de l'autre, la lame acérée de la lucidité ouvrière avec ses drames (catastrophe minière de Marcinelle ou de Liévin,  de l'usine chimique AZF... pour exemple) et ses désillusions (Tréfimétaux, PSA, Moulinex, Continental, etc).       <br />
              <br />
       Lucidité prolétarienne remarquablement bien illustrée par l'exemple relevé par Nicolas Bonneau de l'usine pétrochimique leader mondial sur trois marchés complémentaires : pesticides, engrais et médicaments... les pesticides permettant d'appauvrir la terre, les engrais servant à la régénérer et les médicaments soignant les maladies causées par les deux premiers !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6609475-9969958.jpg?v=1399647585" alt="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" title="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" />
     </div>
     <div>
      Nicolas Bonneau, dans une mise en scène structurée principalement par les ruptures de tons et la sectorisation cinématographique de l'espace, saisit les non-dits et raconte, au-delà des anecdotes mille fois ressassées, les vies ouvrières au jour le jour. Au fil des différents personnages interprétés, avec un charisme étonnant, une présence scénique et gestuelle - qui a la densité d'un Caubère -, il donne, à ceux qui parfois deviennent de simples ombres dans notre société, une vitalité, une réelle consistance et imprime aux dialogues un rythme, une dynamique basés sur des notes de suspense ou d'humour.       <br />
              <br />
       Canevas construit sur une réalité sociale et économique, &quot;Sortie d'usine&quot; met sous le feu des projecteurs, le temps d'un spectacle, loin des clichés habituels, avec beaucoup de justesse, de bienveillance, d'émotions et d'humour, mais sans angélisme, des hommes et des femmes qui le sont souvent que lors des conflits, appartenant à une classe sociale qui pendant longtemps eut la fierté d'être le soubassement économique de notre société. Nicolas Bonneau leur rend ici hommage et en fait un devoir de transmission pour les générations futures.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sortie d'usine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6609475-9970070.jpg?v=1399648200" alt="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" title="Témoignages prolétaires à l'usage des générations futures" />
     </div>
     <div>
      <b>Récits du monde ouvrier.</b>       <br />
       Texte : Nicolas Bonneau.       <br />
       Mise en scène et collaboration à l'écriture : Anne Marcel.       <br />
       Scénographie : Valérie Jousseaume.       <br />
       Lumières : David Mastretta.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 avril au 18 mai 2014.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche exceptionnelle le samedi 17 mai.       <br />
       Le Grand Parquet, Paris 18e, 01 40 05 01 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.legrandparquet.net/le-grand-parquet-saison.html" target="_blank">&gt;&gt; legrandparquet.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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