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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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   <title>"Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse</title>
   <updated>2026-05-27T16:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Juliette-Victor-Hugo-mon-Fol-amour-Une-adaptation-theatrale-tout-en-douceur-et-delicatesse_a4569.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-05-27T15:46:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Juliette Drouet, amie et amante, complice et muse de Victor Hugo, se tient là dans sa petite chambre d'hôtel bruxellois. Elle a soixante-sept ans et retrace son histoire captivante, le fil d'une vie hors norme, une destinée surprenante, mais aussi ses blessures de femme encore très présentes. Elle a tant de secrets à confier. Entre rires et larmes, c'est donc la vie de Juliette Drouet et de Victor Hugo qui s'égrène, invitant ainsi à s'immiscer dans l'intimité d'une folle et tumultueuse passion. Un amour de plus de cinquante années durant lesquelles elle lui adressera plus de 2 200 lettres…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96737177-67434238.jpg?v=1779889983" alt=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" title=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" />
     </div>
     <div>
      Rien de simple, bien souvent, que d'adapter sur les planches un texte romanesque, quand bien même l'auteur et le metteur en scène ne sont qu'une seule et même personne. Peut-être plus particulièrement dans ce cas, d'ailleurs. Il semblerait qu'ici, néanmoins, la chose se soit faite de la plus belle manière….et pour le plus grand plaisir des spectateurs.  Loin de nous de chercher à creuser ici ce pan de l'acte créateur en soi, et savourons simplement le résultat.       <br />
              <br />
       Rien d'étonnant à ce que cette pièce soit prolongée au Théâtre des Mathurins, ni que des dates de programmation en régions s'échelonnent rapidement. Car il s'agit là d'un moment de théâtre comme on les aime, incarné avec brio et porté par un texte raffiné de la plus belle teneur.       <br />
              <br />
       Auteur de nombreux ouvrages (romans, essais, récits, pièces de théâtre), docteur en sciences politiques à Panthéon-Sorbonne, Patrick Tudoret enseigne aussi la rhétorique à l'ESCP notamment. Alors, ne cherchons plus. Le texte porte à merveille cette relation incandescente que fut celle de Juliette Drouet et Victor Hugo. L'intensité lyrique et émotionnelle, la place accordée à la mémoire et aux souvenirs, l'exaltation du sentiment amoureux, la parole intérieure largement confessionnelle sont bien là, bien présents sur scène et remarquablement incarnés par la comédienne Marie Lussignol ! C'est un savoureux moment de théâtre intime auquel le spectateur assiste ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96737177-67434240.jpg?v=1779890009" alt=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" title=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" />
     </div>
     <div>
      La dramaturgie de l'intimité est renforcée par la sobriété de la scénographie et par une mise en scène dépouillée : une chambre d'hôtel, un lit, un miroir, une table, quelques objets. Dans ce décor mis en valeur par des extraits musicaux judicieusement choisis et les lumières raffinées de Idalio Guerreiro, Marie Lussignol virevolte tel une elfe en pleine lumière, offrant son talent de comédienne avec grande élégance. Tantôt jeune amante ardente, femme blessée, muse ironique ou compagne vieillissante, parfois Victor Hugo lui-même, elle captive littéralement le public. Émotion sublimée encore davantage lorsqu'elle chante à capella de sa magnifique voix de mezzo-soprano !       <br />
              <br />
       En dehors de l'histoire bouleversante et passionnelle de la relation entre Juliette Drouet et Victor Hugo, connue de toutes et tous, ce seul en scène met aussi en lumière les places dans l'ombre de bien d'autres femmes, cachées derrière la popularité de leur mari ou compagnon. Femmes ignorées, cependant dévouées et passionnées, trompées de temps en temps, mais tenaces dans leurs convictions, meurtries, parfois abandonnées. Il est vrai que seul Patrick Tudoret pourrait valider notre approche artistique de son écriture et de sa mise en scène.       <br />
              <br />
       Peu importe, à vrai dire. Car &quot;Juliette, Victor Hugo mon Fol amour&quot; est un bien bel écrin duquel dépasse la dimension simplement biographique, quand bien même cette dernière saute au regard captivé des spectateurs. C'est du romantisme amoureux dont il est question aussi, celui qui dirige le monde et les êtres, celui sans lequel notre monde ne tourne plus rond même quand les choses dérapent. Il semblerait que la comédienne l'ait bien saisi, à en juger par son incarnation mesurée, intense et forte à la fois.       <br />
       Un bien joli moment de théâtre.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
              <br />
       Vu le 26 janvier 2026 avec Marie Lussignol dans le rôle de Juliette Drouet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Juliette, Victor Hugo mon Fol amour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96737177-67434259.jpg?v=1779890041" alt=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" title=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Confidences d'une femme de l'ombre&quot;</b>       <br />
       Texte : Patrick Tudoret (d'après son roman &quot;Juliette&quot;, Éditions Tallandier).       <br />
       Mise en scène : Patrick Tudoret et Marie Lussignol.       <br />
       Avec : Marie Lussignol ou Marguerite Kloeckner.       <br />
       Costumes : Claire Jacob.       <br />
       Lumières : Idalio Guerreiro.       <br />
       Musiques : extraits de Robert Schumann, Franz Schubert, Hidegarde de Bingen, Jean-Baptiste Pergolèse, Pandora Selfridge, Edvard Grieg, Frédéric Chopin.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       A été représenté du 19 janvier au 25 mai 2026.       <br />
       <b>Sera repris du 14 septembre au 28 décembre 2026, le lundi à 19 h.</b>       <br />
       Théâtre des Mathurins, Studio, 36, rue des Mathurins, Paris 8ᵉ. – Métros Havre-Réservations : 01 42 65 90 00.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0483/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0483&amp;EventId=283&amp;request=QcE+w0WHSuBg2lju3D9Qpk6GXC1yXx9c3YXe/SFIkOA4ikTbIxJWTEG/gcoopKvUBUOj9okxWnFT1n3z3qibqCpNY5XH9l23KzE+WfSKr88=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesmathurins.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesmathurins.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">30 mai 2026 : Mauriac (15).</span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 juin 2026 : Cesson Sévigné (44).</span>       <br />
       1er juillet 2026 : Baugé (49).       <br />
       10 juillet 2026 : Besançon (25).       <br />
       20 juillet à2026 : Vendôme (41).       <br />
       31 juillet 2026 : Romorantin (41).       <br />
       6 août 2026 : Grignan (26).       <br />
       22 août 2026 : Lorient (56).       <br />
       24 septembre 2026 : Mouchamps (85).       <br />
       3 octobre 2026 : La Baule (44).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée où se dévoile la liberté d'être et de penser</title>
   <updated>2024-10-01T18:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Arletty-un-coeur-tres-occupe-Une-relation-amoureuse-contrariee-ou-se-devoile-la-liberte-d-etre-et-de-penser_a4053.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83184539-59594435.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-01T17:32:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Juillet 1970. Un jeune journaliste, séduisant et sûr de lui, force Arletty, furieuse, à relire les courriers qu'elle a échangés pendant la guerre avec son bel officier allemand de dix ans de moins qu'elle, Hans Jürgen Soehring. Il est parvenu à pénétrer chez la célèbre comédienne en ayant malicieusement forcé la porte… Leur relation évoluera progressivement en mettant en lumière des instants à la fois historiques et intimes que la presse de l'époque a bien trop souvent falsifiés. Plus de six cents lettres intimes qui semblent ignorer la guerre. Une passion dévorante et exaltante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83184539-59594435.jpg?v=1689151566" alt=""Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée où se dévoile la liberté d'être et de penser" title=""Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée où se dévoile la liberté d'être et de penser" />
     </div>
     <div>
      Toute de blanc vêtue, svelte et très élégante dans un splendide tailleur-pantalon, Arletty, interprétée avec justesse par Béatrice Costantini, entre sur le plateau représentant un joli salon bien soigné. Blanc lui aussi. Rapidement, un second personnage y fait irruption : un jeune homme intrépide qui prend des photos avec énormément de culot.       <br />
              <br />
       Ce journaliste, c'est François Nambot, un jeune comédien qui occupe la place avec une grande sincérité de jeu. Arletty a 72 ans, mais apparaît toujours aussi anticonformiste et vivant au gré de ses envies. Assez vite, au fil du spectacle, sa carapace de femme offusquée par l'intrusion de cet inconnu dans son salon se brise et elle va se révéler progressivement plus docile et peut-être encore amoureuse…       <br />
              <br />
       La relation subtile entre ces deux êtres est joliment éprouvée par la comédienne Béatrice Costantini dont on connaît la carrière exceptionnelle. Son interprétation d'Arletty est juste et savamment raffinée : des gestes mesurés aux allures de mannequin, un regard perçant qui transmet justement des émotions sincères et surtout une voix à se confondre avec celle de la comédienne, gouailleuse et mythique. Sans parler de son humour vif et bien présent qui fait souvent sourire, notamment quand elle s'adresse au jeune journaliste en le critiquant gentiment.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83184539-59594436.jpg?v=1689151594" alt=""Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée où se dévoile la liberté d'être et de penser" title=""Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée où se dévoile la liberté d'être et de penser" />
     </div>
     <div>
      Le texte de Jean-Luc Voulfow, remarquablement écrit, est porté avec élégance par le duo de comédiens. Il est inspiré de la correspondance éditée au Cherche Midi et intitulée &quot;Hélas, je t'aime&quot;.       <br />
              <br />
       Béatrice Costantini n'interprète pas Arletty. Elle est Arletty ! Sa silhouette fine et menue rend la grande Arletty plus fragile qu'elle semblait vouloir paraître et l'évolution de son personnage est progressivement sensible, extrêmement juste, notamment dans la scène finale où le spectateur ressent un torrent d'émotions, face à une femme vacillante semblable à une enfant troublée et émue.       <br />
              <br />
       Derrière la seule relation amoureuse contrariée Faune et Biche, la pièce aborde aussi plus subtilement d'autres thèmes comme la liberté d'être et de penser, la sexualité, le voyeurisme, l'hypocrisie. En un mot, une pièce profondément humaniste.       <br />
              <br />
       Certes, il s'agit d'une pièce romantique, mais l'écriture et l'interprétation des deux comédiens lui donnent à certains moments d'autres aspects.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Arletty, un cœur très occupé"</b></div>
     <div>
      Texte : Jean-Luc Voulfow.       <br />
       Mise en scène : François Nambot.       <br />
       Avec : Béatrice Costantini et François Nambot.       <br />
       Lumières : Jacques Rouveyrollis.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 octobre au 28 décembre 2024.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre des Mathurins, Paris, 01 42 65 90 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesmathurins.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesmathurins.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Arletty-un-coeur-tres-occupe-Une-relation-amoureuse-contrariee-ou-se-devoile-la-liberte-d-etre-et-de-penser_a4053.html" />
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  <entry>
   <title>Maria Casarès et Albert Camus se retrouvent pour une heure dans un nouveau théâtre de Poitiers</title>
   <updated>2024-06-17T20:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Maria-Casares-et-Albert-Camus-se-retrouvent-pour-une-heure-dans-un-nouveau-theatre-de-Poitiers_a3954.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81043998-58432418.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-18T07:35:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ouverte en septembre 2023, cette nouvelle salle finit sa saison en rendant hommage à celle qui lui a donné son nom : Maria Casarès. Une salle citadine née de la volonté des deux codirecteurs de la Maison Maria Casarès, Matthieu Roy et Johanna Silberstein. C'est dans les anciennes écuries de la caserne de Poitiers que deux grandes salles voûtées abritent maintenant ce nouveau lieu destiné à présenter au public tourangeau une programmation hivernale (et donc plus confortable) qui vient en complément des activités de la maison mère d'Alloue.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81043998-58432418.jpg?v=1718650806" alt="Maria Casarès et Albert Camus se retrouvent pour une heure dans un nouveau théâtre de Poitiers" title="Maria Casarès et Albert Camus se retrouvent pour une heure dans un nouveau théâtre de Poitiers" />
     </div>
     <div>
      Cette dernière fut la demeure que Maria Casarès acheta après la mort de Camus. Une grande propriété du nom de Domaine de Lavergne, léguée par sa propriétaire à la petite commune d'Alloue, qui abrite depuis quelques années un lieu de résidence pour les compagnies de théâtre de la région et d'ailleurs. Un festival estival est également proposé dans ses immenses jardins, au mois d'août. Cette année, le Festival d'Été aura lieu du 22 juillet au 16 août.       <br />
              <br />
       En 2017, les éditions Gallimard, avec l'accord de la fille d'Albert Camus, publiaient la Correspondance entre ces deux artistes. Une correspondance amoureuse de plus de 800 lettres, écrites du début de leur relation (la première est datée du 6 juin 1944) jusqu'au 30 décembre 1959. Cinq jours plus tard, Camus décédait dans un accident de voiture. Ces lettres, Catherine Camus les avait collationnées des années auparavant, ayant racheté celles que possédait Maria Casarès. Cette dernière les lui avait cédées par besoin d'argent, pour réparer le toit de sa maison d'Alloue…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81043998-58432419.jpg?v=1718650868" alt="Maria Casarès et Albert Camus se retrouvent pour une heure dans un nouveau théâtre de Poitiers" title="Maria Casarès et Albert Camus se retrouvent pour une heure dans un nouveau théâtre de Poitiers" />
     </div>
     <div>
      De ces 800 lettres écrites à raison d'une par semaine (minimum), nous n'en entendrons qu'une poignée, lue par les bouches de Johanna Silberstein qui incarne Casarès et de Brice Carrois dans le rôle de Camus. Une heure d'une grande délicatesse qui permet de se rendre compte de l'abîme existant entre l'amour liant ces deux-là de nos amours contemporaines. Entre un SMS agrémenté de je ne sais quel nude et ces pages entières de pensées, de poésie, de philosophie et d'attentives exigences, il y a un gouffre qui coupe le souffle.       <br />
              <br />
       On connaît la plume de Camus (prix Nobel de Littérature), on découvre la virtuosité de langue de Maria Casarès, fille d'immigré espagnol (son père fuyant le fascisme en 1936 fut un homme politique espagnol éminent). Au travers de ces lettres, toutes sortes de sentiments s'expriment, les manques, les pointes de jalousie, les déclarations d'amour, mais aussi des échanges de confidences sur leurs métiers respectifs. Camus est dans l'écriture des &quot;Justes&quot;, puis de &quot;L'Homme révolté&quot;. Casarès pour sa création du rôle principal des &quot;Justes&quot; ou le &quot;Triomphe de l'Amour&quot;, mis en scène par Jean Vilar à Avignon en 1958.       <br />
              <br />
       Une intime vénération réciproque semble être partagée par nos deux artistes. Une ressemblance peut-être également dans leur parcours, lui, né à Oran, exilé d'Algérie pour poursuivre sa carrière en France, elle, fille de révolutionnaire espagnol en exil. On sent dans ces mots échangés un partage de destin qui les lie.       <br />
              <br />
       On remarque que dans ces lettres choisies pour ce spectacle, il est fait peu de place pour le charnel, l'intime besoin de toucher l'autre et le manque, l'accent est plutôt mis sur les vies respectives des deux amants. La scénographie vient contrebalancer ce sentiment puisqu'elle est faite d'un grand lit à barreaux, d'un salon de jardin et d'un bureau, lieux de vie, privés, personnels, dans lesquels la mise en scène simple et fluide de Matthieu Roy fait évoluer ses interprètes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La correspondance entre Maria Casares et Albert Camus"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81043998-58432421.jpg?v=1718650892" alt="Maria Casarès et Albert Camus se retrouvent pour une heure dans un nouveau théâtre de Poitiers" title="Maria Casarès et Albert Camus se retrouvent pour une heure dans un nouveau théâtre de Poitiers" />
     </div>
     <div>
      D'après Albert Camus, Maria Casarès, Correspondance (1944-1959), Éditions Gallimard, nov. 2017.       <br />
       Mise en scène : Matthieu Roy       <br />
       Avec : Johanna Silberstein et Brice Carrois.       <br />
       Création son : Eddie Ladoire.       <br />
       Scénographie : Gaspard Pinta.       <br />
       Développeur : Alban Guillemot.       <br />
       Production : Maison Maria Casarès avec le concours de la fondation La Poste.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 23 juin 2024.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 19 h.       <br />
       Le dimanche : Brunch à partir de 11 h 30, représentation à 13 h.       <br />
       La Scène Maria Casarès, Poitiers (86), 05 49 13 53 77.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('resa@scenecasares.fr')" >resa@scenecasares.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.scenecasares.fr/" target="_blank">&gt;&gt; scenecasares.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>•Off 2024• "Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée dans laquelle se dévoile la liberté d'être et de penser</title>
   <updated>2024-05-01T15:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Arletty-un-coeur-tres-occupe-Une-relation-amoureuse-contrariee-dans-laquelle-se-devoile-la-liberte-d-etre-et_a3894.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79936472-57796569.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-05-02T07:50:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Juillet 1970. Un jeune journaliste, séduisant et sûr de lui, force Arletty, furieuse, à relire les courriers qu'elle a échangés pendant la guerre avec son bel officier allemand de dix ans de moins qu'elle, Hans Jürgen Soehring. Il est parvenu à pénétrer chez la célèbre comédienne en ayant malicieusement forcé la porte… Leur relation évoluera progressivement en mettant en lumière des instants à la fois historiques et intimes que la presse de l'époque a bien trop souvent falsifiés. Plus de six cents lettres intimes qui semblent ignorer la guerre. Une passion dévorante et exaltante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79936472-57796569.jpg?v=1689151566" alt="•Off 2024• "Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée dans laquelle se dévoile la liberté d'être et de penser" title="•Off 2024• "Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée dans laquelle se dévoile la liberté d'être et de penser" />
     </div>
     <div>
      Toute de blanc vêtue, svelte et très élégante dans un splendide tailleur-pantalon, Arletty, interprétée avec justesse par Béatrice Costantini, entre sur le plateau représentant un joli salon bien soigné. Blanc lui aussi. Rapidement, un second personnage y fait irruption : un jeune homme intrépide qui prend des photos avec énormément de culot.       <br />
              <br />
       Ce journaliste, c'est Damien Bennetot, un jeune comédien de 33 ans qui occupe la place avec une grande sincérité de jeu. Arletty a 72 ans, mais apparaît toujours aussi anticonformiste et vivant au gré de ses envies. Assez vite, au fil du spectacle, sa carapace de femme offusquée par l'intrusion de cet inconnu dans son salon se brise et elle va se révéler progressivement plus docile et peut-être encore amoureuse…       <br />
              <br />
       La relation subtile entre ces deux êtres est joliment éprouvée par la comédienne Béatrice Costantini dont on connaît la carrière exceptionnelle. Son interprétation d'Arletty est juste et savamment raffinée : des gestes mesurés aux allures de mannequin, un regard perçant qui transmet justement des émotions sincères et surtout une voix à se confondre avec celle de la comédienne, gouailleuse et mythique. Sans parler de son humour vif et bien présent qui fait souvent sourire, notamment quand elle s'adresse au jeune journaliste en le critiquant gentiment.       <br />
       Le texte de Jean-Luc Voulfow, remarquablement écrit, est porté avec élégance par le duo de comédiens. Il est inspiré de la correspondance éditée au Cherche Midi et intitulée &quot;Hélas, je t'aime&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79936472-57796570.jpg?v=1689151594" alt="•Off 2024• "Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée dans laquelle se dévoile la liberté d'être et de penser" title="•Off 2024• "Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée dans laquelle se dévoile la liberté d'être et de penser" />
     </div>
     <div>
      Béatrice Costantini n'interprète pas Arletty. Elle est Arletty ! Sa silhouette fine et menue rend la grande Arletty plus fragile qu'elle semblait vouloir paraître et l'évolution de son personnage est progressivement sensible, extrêmement juste, notamment dans la scène finale où le spectateur ressent un torrent d'émotions, face à une femme vacillante semblable à une enfant troublée et émue.       <br />
              <br />
       Derrière la seule relation amoureuse contrariée Faune et Biche, la pièce aborde aussi plus subtilement d'autres thèmes comme la liberté d'être et de penser, la sexualité, le voyeurisme, l'hypocrisie. En un mot, une pièce profondément humaniste.       <br />
              <br />
       Certes, il s'agit d'une pièce romantique, mais l'écriture et l'interprétation des deux comédiens lui donnent à certains moments d'autres aspects.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Arletty, un cœur très occupé"</b></div>
     <div>
      Texte : Jean-Luc Voulfow.       <br />
       Mise en scène : Jean-Luc Moreau.       <br />
       Avec : Béatrice Costantini et François Nambot.       <br />
       Lumières : Jacques Rouveyrollis.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Les 3 S, 4, rue Buffon, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 88 27 33.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre3s.com" target="_blank">&gt;&gt; theatre3s.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
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   <title>•Off 2023• "Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée dans laquelle se dévoile la liberté d'être et de penser</title>
   <updated>2023-07-12T10:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Arletty-un-coeur-tres-occupe-Une-relation-amoureuse-contrariee-dans-laquelle-se-devoile-la-liberte-d-etre-et_a3664.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74008999-51475577.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-12T10:22:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Juillet 1970. Un jeune journaliste, séduisant et sûr de lui, force Arletty, furieuse, à relire les courriers qu'elle a échangés pendant la guerre avec son bel officier allemand de dix ans de moins qu'elle, Hans Jürgen Soehring. Il est parvenu à pénétrer chez la célèbre comédienne en ayant malicieusement forcé la porte… Leur relation évoluera progressivement en mettant en lumière des instants à la fois historiques et intimes que la presse de l'époque a bien trop souvent falsifiés. Plus de six cents lettres intimes qui semblent ignorer la guerre. Une passion dévorante et exaltante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74008999-51475577.jpg?v=1689151566" alt="•Off 2023• "Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée dans laquelle se dévoile la liberté d'être et de penser" title="•Off 2023• "Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée dans laquelle se dévoile la liberté d'être et de penser" />
     </div>
     <div>
      Toute de blanc vêtue, svelte et très élégante dans un splendide tailleur-pantalon, Arletty, interprétée avec justesse par Béatrice Costantini, entre sur le plateau représentant un joli salon bien soigné. Blanc lui aussi. Rapidement, un second personnage y fait irruption : un jeune homme intrépide qui prend des photos avec énormément de culot.       <br />
              <br />
       Ce journaliste, c'est Damien Bennetot, un jeune comédien de 33 ans qui occupe la place avec une grande sincérité de jeu. Arletty a 72 ans, mais apparaît toujours aussi anticonformiste et vivant au gré de ses envies. Assez vite, au fil du spectacle, sa carapace de femme offusquée par l'intrusion de cet inconnu dans son salon se brise et elle va se révéler progressivement plus docile et peut-être encore amoureuse…       <br />
              <br />
       La relation subtile entre ces deux êtres est joliment éprouvée par la comédienne Béatrice Costantini dont on connaît la carrière exceptionnelle. Son interprétation d'Arletty est juste et savamment raffinée : des gestes mesurés aux allures de mannequin, un regard perçant qui transmet justement des émotions sincères et surtout une voix à se confondre avec celle de la comédienne, gouailleuse et mythique. Sans parler de son humour vif et bien présent qui fait souvent sourire, notamment quand elle s'adresse au jeune journaliste en le critiquant gentiment.       <br />
       Le texte de Jean-Luc Voulfow, remarquablement écrit, est porté avec élégance par le duo de comédiens. Il est inspiré de la correspondance éditée au Cherche Midi et intitulée &quot;Hélas, je t'aime&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74008999-51475578.jpg?v=1689151594" alt="•Off 2023• "Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée dans laquelle se dévoile la liberté d'être et de penser" title="•Off 2023• "Arletty, un cœur très occupé" Une relation amoureuse contrariée dans laquelle se dévoile la liberté d'être et de penser" />
     </div>
     <div>
      Béatrice Costantini n'interprète pas Arletty. Elle est Arletty ! Sa silhouette fine et menue rend la grande Arletty plus fragile qu'elle semblait vouloir paraître et l'évolution de son personnage est progressivement sensible, extrêmement juste, notamment dans la scène finale où le spectateur ressent un torrent d'émotions, face à une femme vacillante semblable à une enfant troublée et émue.       <br />
              <br />
       Derrière la seule relation amoureuse contrariée Faune et Biche, la pièce aborde aussi plus subtilement d'autres thèmes comme la liberté d'être et de penser, la sexualité, le voyeurisme, l'hypocrisie. En un mot, une pièce profondément humaniste.       <br />
              <br />
       Certes, il s'agit d'une pièce romantique, mais l'écriture et l'interprétation des deux comédiens lui donnent à certains moments d'autres aspects.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Arletty, un cœur très occupé"</b></div>
     <div>
      Texte : Jean-Luc Voulfow.       <br />
       Mise en scène : Gilbert Pascal.       <br />
       Interprétation : Béatrice Costantini et Damien Bennetot.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h. Relâche le dimanche.       <br />
       Théâtre l'Oriflamme, 3-5, rue du Portail Matheron, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 88 61 17 75.       <br />
       <a class="link" href="https://loriflamme-avignon.fr/" target="_blank">&gt;&gt; loriflamme-avignon.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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