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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-09T19:24:16+02:00</updated>
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   <title>Sinfonia en Périgord, un festival en toute liberté</title>
   <updated>2017-08-19T00:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Sinfonia-en-Perigord-un-festival-en-toute-liberte_a1896.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2017-08-19T00:21:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du 26 août au 2 septembre 2017, la 27e édition du festival baroque implanté à Périgueux et alentours programme jeunes talents prometteurs et artistes de poids avec son habituel esprit de liberté. Rencontre avec David Théodoridès, un directeur qui voit loin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16583492-21340272.jpg?v=1503092230" alt="Sinfonia en Périgord, un festival en toute liberté" title="Sinfonia en Périgord, un festival en toute liberté" />
     </div>
     <div>
      Pour David Théodoridès, directeur et programmateur de Sinfonia en Périgord, <span style="font-style:italic">&quot;le festival est une histoire d'amour&quot;</span>, celle d'une <span style="font-style:italic">&quot;mélomanie héritée&quot;</span> au service d'une manifestation créée il y a quasiment trente ans. Alors qu'il suit un cursus au Conservatoire de Toulouse, David Théodoridès devient l'assistant de son père à la tête du festival avant de lui succéder en 2002.       <br />
              <br />
       Pour ce passionné, qui se voyait chef d'orchestre dans sa jeunesse, rien ne compte plus que la relation de confiance établie avec les artistes et le public avec les années. À chaque édition de Sinfonia, fidèles et petits nouveaux répondent présents pour le plus grand bonheur d'un homme qui n'aime rien tant que d'accompagner projets et artistes sur le chemin de l'excellence et de la nouveauté. Aujourd'hui une trentaine de concerts gratuits ou payants sont proposés à Périgueux et dans onze communes avoisinantes.       <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq - Quels sont les points forts de cette nouvelle édition ?</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16583492-21341735.jpg?v=1503092817" alt="Sinfonia en Périgord, un festival en toute liberté" title="Sinfonia en Périgord, un festival en toute liberté" />
     </div>
     <div>
      <b>David Théodoridès -</b> Parmi tant de beaux rendez-vous pour cette édition 2017, je pense au concert d'ouverture en plein air au Parc Gamenson qui donnera à entendre &quot;Le Messie&quot; de Haendel le 26 août avec l'ensemble Les Nouveaux Caractères et les cinquante cinq chanteurs du chœur Accentus - suivi d'un feu d'artifice.       <br />
              <br />
       Citons aussi le &quot;Magical Baroque Tour&quot; du chœur Dordogne en Sinfonia qui regroupe des amateurs et des professionnels dirigés par Michel Laplénie - un chœur qui a bénéficié de quatre-vingt-quatorze heures de formation. Ce travail va être repris l'an prochain par Simon-Pierre Bestion, qui entame une résidence au festival avec sa compagnie La Tempête. Cette compagnie représente un gros coup de cœur pour moi car nous partageons les mêmes idées sur ce que doit être le concert d'aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Enfin, Hervé Niquet et son Concert Spirituel vont fêter ici leurs trente années d'existence alors qu'ils viennent de terminer leurs trois années de résidence à Sinfonia en Périgord. Ce sera avec leur opéra-ballet comique &quot;Don Quichotte chez la Duchesse de Boismortier&quot; mis en scène par Shirley et Dino.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16583492-21341805.jpg?v=1503093016" alt="Sinfonia en Périgord, un festival en toute liberté" title="Sinfonia en Périgord, un festival en toute liberté" />
     </div>
     <div>
      <b>Qu'est-ce que doit être le concert moderne selon Simon-Pierre Bestion et vous-même ?</b>       <br />
              <br />
       <b>David Théodoridès -</b> Nous sommes d'accord sur le fait qu'il doit produire un imaginaire sonore - c'est d'ailleurs le credo du festival. Pour attirer de nouveaux publics, il faut travailler un langage sonore et visuel rénové, casser les codes du concert classique et sortir des répertoires balisés. Ainsi la compagnie va donner un spectacle très attendu &quot;2001, l'Odyssée de la voix&quot; le premier septembre. Un concert où est pensée l'importance des corps et des lumières par exemple - et conçu comme un hommage au Septième art avec un programme Ligeti, Strauss, Mahler et Prokofiev, entre autres. Des compositeurs dont les œuvres ont été popularisées grâce à des chefs-d'œuvre tels que ceux de Kubrick, Visconti ou Eisenstein.       <br />
              <br />
       Il s'agit dans tous nos concerts programmés au Sinfonia de défriser, dégriser le rituel. C'est possible avec le répertoire baroque et au-delà. Je veux un festival de l'intuition, du plaisir des rencontres avec les artistes et les œuvres et ce, avec des émotions visuelles.       <br />
              <br />
       <b>Ceci est permis selon vous avec le répertoire baroque ?</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16583492-21341836.jpg?v=1503094088" alt="Sinfonia en Périgord, un festival en toute liberté" title="Sinfonia en Périgord, un festival en toute liberté" />
     </div>
     <div>
      <b>David Théodoridès -</b> Tout à fait. Le répertoire baroque est moins codifié que les autres. Les musiciens sont souvent très jeunes - ou ils en ont l'air ! (rires). D'ailleurs je trouve que nous avons au XXIe siècle les mêmes problématiques musicales, sociétales, métaphysiques qu'au XVIIe. Ces deux périodes se ressemblent car elles donnent à vivre également la fin d'un monde qu'il faut changer : repenser les relations humaines après des désastres, les relations de l'homme avec la nature. Bref, les deux époques ont en commun de tenter de reconstruire une humanité bienveillante. Dans la création musicale contemporaine comme dans la pensée philosophique les questions de la mystique et de la notion du sens se posent à nouveau avec acuité.        <br />
              <br />
       <b>Vous avez d'ailleurs initié un projet mêlant ces deux époques, n'est-ce pas ?</b>       <br />
              <br />
       <b>David Théodoridès -</b> En effet. Le festival et Patrick Cohën Akénine ont passé commande d'une œuvre au jeune compositeur argentin Juan-Marcos Antonio autour des &quot;Quatre Saisons&quot; de Vivaldi. Les sonnets qui ont inspiré Vivaldi, des madrigaux et des poèmes contemporains sont au cœur de cette création appelée &quot;Paesaggi corporei&quot;. Ce qui permettra de confronter musiques ancienne et contemporaine puisque ces &quot;Paesaggi&quot; s'insèrent entre chaque &quot;Saison&quot;. C'est la superbe soprano Maïlys de Villoutreys qui les interprétera accompagnée des Folies Françoises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16583492-21341999.jpg?v=1503094465" alt="Sinfonia en Périgord, un festival en toute liberté" title="Sinfonia en Périgord, un festival en toute liberté" />
     </div>
     <div>
      <b>Pouvez-nous parler du cycle &quot;Jeunes Talents&quot; ?</b>       <br />
              <br />
       <b>David Théodoridès -</b> Outre les musiciens désormais reconnus tels le claveciniste Justin Taylor, l'Ensemble Desmarets ou Les Surprises (pour ne citer qu'eux), le festival souhaite favoriser l'émergence artistique et susciter de nouvelles dynamiques en accueillant six ensembles et solistes à découvrir. Le public votera et celui ou celle qui sera son coup de cœur sera réinvité en 2018. C'est par ce dispositif que Justin Taylor revient cette année - alors même que son talent s'est désormais imposé sur la scène musicale baroque.        <br />
              <br />
       <b>Sinfonia en Périgord,</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">du 26 août au 2 septembre 2017.</span>       <br />
       Programme complet et réservations :       <br />
       CLAP, 11, place du Coderc, Périgueux (24).       <br />
       Tél. : 05 53 08 69 81.       <br />
       <a class="link" href="http://www.sinfonia-en-perigord.com/" target="_blank">&gt;&gt; sinfonia-en-perigord.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.clap-perigueux.com/" target="_blank">&gt;&gt; clap-perigueux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Aedes et Les Surprises… Passion Bach</title>
   <updated>2016-03-30T14:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Aedes-et-Les-Surprises-Passion-Bach_a1573.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9222495-14715451.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-03-30T09:23:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le chœur Aedes et l'ensemble Les Surprises ont initié leur grande tournée estivale à l'Opéra de Massy en interprétant une "Passion selon Saint-Jean" intimiste et bouleversante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9222495-14715451.jpg?v=1459323251" alt="Aedes et Les Surprises… Passion Bach" title="Aedes et Les Surprises… Passion Bach" />
     </div>
     <div>
      La première des deux Passions de Jean-Sébastien Bach qui nous soient parvenues est écrite par le nouveau Maître de chapelle de Leipzig en 1724 à l'occasion des célébrations de la Semaine Sainte. Depuis 1723, Bach y est cantor en remplacement de Johann Kuhnau décédé en 1722. Il a ainsi l'occasion de composer sa première partition de grande envergure, un oratorio consacré à la passion du Christ inspiré par l'évangéliste Jean traduit par Martin Luther mais aussi par le choral luthérien chanté par l'assemblée des fidèles - ou chant liturgique protestant. Cette œuvre d'une durée d'environ deux heures aux quarante numéros, fresque plus intimiste (et moins pathétique) que la &quot;Passion selon Saint-Matthieu&quot; avec ses soixante-huit numéros, retrace l'arrestation, le procès puis la crucifixion de Jésus.       <br />
              <br />
       Bach, interdit d'opéra par contrat par le Conseil de la ville de Leipzig, compose avec cette première passion un véritable &quot;opéra spirituel&quot; (selon l'expression de Sébastien de Broissard au XVIIIe siècle). Un triptyque à l'architecture digne de la perfection de la Cité de Dieu des théologiens : chacun des trois grands épisodes de cette passion narrée par l'évangéliste présentant quatre chorals et trois arias, l'ensemble encadré par deux grands chœurs - figurant alors les fidèles - célébrant les certitudes éternelles de la foi luthérienne.       <br />
              <br />
       Du premier &quot;Herr, unser Herscher&quot; (Seigneur, notre Maître), tout plein de l'espérance téléologique de la nécessité du sacrifice du Christ, jusqu'au dernier &quot;Ruht wohl&quot; (Repose en paix), éclairé par la lumière de la vie éternelle après la résurrection, le drame à la portée métaphysique peut dérouler ses épisodes soutenus par une tension sans faille. Y interviendront les principaux personnages, Jésus, Pierre (et son reniement), Pilate, la foule, le grand prêtre Caïphe, entre autres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9222495-14715484.jpg?v=1459323424" alt="Aedes et Les Surprises… Passion Bach" title="Aedes et Les Surprises… Passion Bach" />
     </div>
     <div>
      Mathieu Romano dirige cette &quot;Passion selon Saint-Jean&quot; en portant haut les qualités du chœur Aedes qu'il a fondé en 2005 (et dont ladite passion fut chantée à leur premier grand concert) et de l'ensemble Les Surprises - avec à l'orgue Louis-Noël Bestion de Camboulas et à la viole de gambe Juliette Guignard, ses fondateurs.       <br />
              <br />
       Passion de l'intériorité et du mystère de la foi, avec les effectifs plutôt réduits du chœur (et ses dix-huit chanteurs) et des musiciens sur instruments anciens, replonge l'auditeur dans une recréation proche (on le rêve ainsi) de ce que fut l'office de Pâques d'avril 1724 - la Tomaskirche en moins. Le contexte de la salle moderne de l'Opéra de Massy nous donnant très envie de réentendre ce concert dans des lieux tels l'abbaye de l'Epau ou la basilique de Vézelay.       <br />
              <br />
       Au sommet de leur art, le chœur et les solistes soignent technique et expressivité en une entente parfaite. Spatialisation polyphonique, déploiement des lignes musicales, intervention précise des acteurs, tout sonne juste entre méditation sereine des croyants, cris de la foule, récit et ample discours tragique. L'évangéliste du ténor portugais Fernado Guimaraes est un narrateur convaincant (même si sa prononciation de l'allemand se révèle parfois surprenante).       <br />
              <br />
       Le très beau timbre du ténor Enguerrand de Hys illumine comme il se doit ce tableau dramatique et l'impressionnant Victor Sicard compose un Jésus jeune, clair et émouvant. Remarquables aussi la basse du chœur Aedes, Nicolas Brooymans en Pilate, et Rachel Redmond au soprano tout bonnement céleste. Ils sont soutenus par des musiciens au diapason, particulièrement les bois et les cordes de l'ensemble Les Surprises.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Concert entendu le 23 mars 2016.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9222495-14715591.jpg?v=1459323993" alt="Aedes et Les Surprises… Passion Bach" title="Aedes et Les Surprises… Passion Bach" />
     </div>
     <div>
      <b>Prochaines dates :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 mai 2016 :</span> Festival de l'Epau.       <br />
       <span class="fluo_jaune">20 août 2016 :</span> Rencontres musicales de Vézelay.       <br />
       <span class="fluo_jaune">23 août 2016 :</span> Opéra de Vichy.       <br />
       <span class="fluo_jaune">24 août 2016 :</span> Sinfonia en Périgord.       <br />
              <br />
       &quot;Passio secundum Joannem&quot; BWV 245 (1724).       <br />
       Musique : Johann Sebastian Bach (1685-1750).       <br />
       Ensemble Aedes - Les Surprises.       <br />
       Mathieu Romano, direction.       <br />
              <br />
              <br />
       Fernando Guimaraes, L'Évangéliste.       <br />
       Rachel Redmond, soprano.       <br />
       Mélodie Ruvio, alto.       <br />
       Enguerrand de Hys, ténor.       <br />
       Victor Sicard, Jésus (basse).       <br />
       Nicolas Brooymans, Pilate (basse).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ensemble-aedes.fr/page/accueil" target="_blank">&gt;&gt; ensemble-aedes.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Mythes et Mystères au Festival d'Ambronay</title>
   <updated>2015-09-27T10:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mythes-et-Mysteres-au-Festival-d-Ambronay_a1442.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8313837-13018387.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-09-26T15:42:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis le 11 septembre et jusqu'au 4 octobre, la 36e édition du Festival d'Ambronay, une des plus anciennes manifestations dédiées à la musique baroque, déploie ses fastes en programmant la fine fleur des ensembles et solistes d'aujourd'hui.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8313837-13018387.jpg?v=1443275954" alt="Mythes et Mystères au Festival d'Ambronay" title="Mythes et Mystères au Festival d'Ambronay" />
     </div>
     <div>
      Au cœur du département de l'Ain, au pied des contreforts du Bugey, le vieux village d'Ambronay possède l'une des plus jolies abbayes bénédictines depuis sa fondation par un chevalier de Charlemagne au XIe siècle. Avec son abbatiale pittoresque, le lieu est un écrin de choix pour le Centre culturel de rencontre d'Ambronay, avec sa résidence d'artistes et ses autres activités comme son Académie, un label discographique (qui fête ses dix ans) et un festival d'automne réputé dans toute l'Europe.       <br />
              <br />
       La 36e édition s'est ouverte avec un récital Haendel donné par le contre-ténor Franco Fagioli, donnant le ton à ce cru 2015 placé sous la double conjonction cosmogonique des &quot;Mythes et Mystères&quot; du monde baroque. Tout au long des quatre week-ends (allongés) du festival, les grandes figures mythologiques tels Orphée, le Roi Arthur ou encore Hercule sont à l'honneur dans la programmation à destination du public - y compris des jeunes.       <br />
              <br />
       En ce deuxième temps du festival d'Ambronay, les 19 et 20 septembre, où les visiteurs des journées du patrimoine se confondaient avec les mélomanes avertis ou occasionnels, quelques beaux moments de musique furent l'occasion de rendre grâce aux Olympiens et à leurs aèdes. Après deux ans de résidence dans ce même lieu, l'ensemble Seconda Pratica offraient avec leurs Polyphonies ibériques un beau voyage dans le répertoire des cancioneros des XVe au XVIIe siècles. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8313837-13018391.jpg?v=1443278156" alt="Mythes et Mystères au Festival d'Ambronay" title="Mythes et Mystères au Festival d'Ambronay" />
     </div>
     <div>
      L'ensemble La Fenice et les solistes et chœur de Vox Luminis donnaient une version concentrée et enlevée du semi-opéra de Purcell, &quot;King Arthur&quot; <span style="font-style:italic">(1)</span>. Loin du drame terrible qu'a popularisé Ariane Mnouchkine dans son film sur Molière avec un Air du Froid funèbre (devenu un hit mondial peu de temps après grâce à Klaus Nomi), les artistes emmenés par Jean Tubéry rendaient à l'œuvre sa clarté ludique et burlesque, son caractère d'aimable divertissement tout à la gloire du pays des Angles. Avec un ensemble léger réduit à un quatuor à cordes, les bois et deux trompettes, et grâce au talent des baryton et basse Victor Sicard et Lionel Meunier, la soirée débutait de façon guillerette.       <br />
              <br />
       Le concert de la nuit fut l'occasion de retrouver le talentueux ensemble Les Surprises, fondé par Juliette Guignard (à la viole de gambe) et Louis-Noël de Camboulas (clavecin et orgue), avec leurs complices, dans de très belles &quot;Mysterien Kantaten&quot; <span style="font-style:italic">(2)</span> du XVIIe siècle. Dans l'intimité du chœur de l'abbatiale, le baryton Étienne Bazola faisait revivre le &quot;De Profundis Clamavi&quot; de Nicolaus Bruhns, avec une vraie distinction et son habituelle sensibilité pour cette méditation tirée du Psaume 130. Le choc de la soirée fut la découverte de la jeune soprano Maïlys de Villoutreys à la ligne de chant idéale et au timbre cristallin, stupéfiante de grâce et d'expressivité dans le répertoire vocal de Dietrich Buxtehude.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8313837-13018488.jpg?v=1443277603" alt="Mythes et Mystères au Festival d'Ambronay" title="Mythes et Mystères au Festival d'Ambronay" />
     </div>
     <div>
      C'est donc avec une joie immense que le public put l'entendre à nouveau le lendemain, avec le si bien nommé Banquet Céleste du contre-ténor Damien Guillon, dans quatre des cantates de Bach composées entre Weimar et Leipzig <span style="font-style:italic">(3)</span>. Son timbre assurément céleste se mariait alors à la perfection à l'irrésistible voix du fondateur de l'ensemble. Dénuée des afféteries pénibles à l'oreille de certains de ses confrères, la voix de Damien Guillon rappelait qu'on n'avait pas entendu pareille splendeur depuis Andreas Scholl. À noter aussi l'extraordinaire performance du violoniste Baptiste Lopez.       <br />
              <br />
       Pour autant, le Festival d'Ambronay continue et promet encore de belles heures d'émotion avec, entre autres, une &quot;Passion selon Saint-Marc&quot; de Bach reconstituée par Itay Jedlin, une Messe à quarante voix de Striggio rappelée à la vie par Hervé Niquet et son Concert Spirituel, mais aussi Jordi Savall ou les Arts Florissants. Si vous avez raté le concert &quot;Aashenayi&quot; par le Canticum Novum d'Emmanuel Bardon, faisant dialoguer Orient et Occident (avec des musiques ottomane, persane, arménienne, européenne, le 23 septembre), précipitez-vous sur leur CD enregistré justement sous le label Ambronay. Cette belle rencontre musicale (ou &quot;aashenayi&quot; en persan) entre des musiciens traditionnels et baroques est une des plus intéressantes parutions discographiques du printemps.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8313837-13018524.jpg?v=1443278045" alt="Mythes et Mystères au Festival d'Ambronay" title="Mythes et Mystères au Festival d'Ambronay" />
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     <div>
      <span style="font-style:italic">(1) Concert diffusé le 20 octobre à 19h sur France Musique.       <br />
       (2) Concert diffusé le 15 octobre à 14h sur France Musique.       <br />
       (3) Concert diffusé le 16 octobre à 14h sur France Musique.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 septembre au 4 octobre 2015.</span>       <br />
       Festival d'Ambronay, 04 74 38 74 00.       <br />
       Centre culturel de rencontre d'Ambronay.       <br />
       Place de l'Abbaye, Ambronay (01).       <br />
       <a class="link" href="http://www.ambronay.org" target="_blank">&gt;&gt; ambronay.org</a>       <br />
              <br />
       <b>● &quot;Aashenayi - Rencontre musicale en terre ottomane&quot;.</b>       <br />
       Canticum Novum - Emmanuel Bardon, direction.       <br />
       Label : Ambronay Editions.        <br />
       Distribution : harmonia mundi.        <br />
       Sortie : 21 avril 2015.
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Mythes-et-Mysteres-au-Festival-d-Ambronay_a1442.html" />
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   <title>Rebel de père en fils : des musiciens de cour dans les salons du Siècle d’or de l’opéra français</title>
   <updated>2022-09-03T15:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Rebel-de-pere-en-fils-des-musiciens-de-cour-dans-les-salons-du-Siecle-d-or-de-l-opera-francais_a1013.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6077185-9070041.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-11-25T06:46:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le jeune ensemble Les Surprises, remarquable jeune formation chambriste, nous offre un CD dédié aux deux compositeurs français, les Rebel père et fils, pour un "Concert privé" tout à fait délectable. Un voyage au cœur de la danse et de l’opéra au temps des salons du XVIIIe siècle.     <div>
      La postérité a oublié à tort ces musiciens brillants et fêtés dans leur siècle. Jean-Fery Rebel, membre éminent d’une dynastie de musiciens, a marqué l’ère du baroque français en inventant le genre de la &quot;symphonie de danse&quot; - qui a ouvert la voie à notre conception moderne du ballet. Actif sous les règnes de Louis XIV et sous Louis XV, ce compositeur et violoniste formé par Lully est nommé Compositeur de la Chambre du Roi en 1726. Nous dirions aujourd’hui &quot;Maître de musique&quot;. Le grand Watteau lui-même a gravé son portrait.       <br />
              <br />
       Son fils François Rebel connaîtra aussi la gloire comme Surintendant de la musique royale en 1749 et directeur de l’opéra avec François Francœur. C’est avec ce dernier qu’il composera en parfaite osmose nombre d’œuvres qu’on retrouve dans le CD gravé par Les Surprises. Et en vérité c’en est une, et délicieuse. Les titres des opéras et des danses choisis par l’ensemble, fondé en 2010 par la gambiste Juliette Guignard et le claveciniste (et musicologue) Louis-Noël Bestion de Camboulas, sont un régal en soi : &quot;Le Ballet de la Paix&quot;, &quot;Les Caractères de la danse&quot; ou encore &quot;Le Prince de Noisy&quot;. La musique chorégraphique et les airs d’opéras des Rebel sont les &quot;hits&quot; gracieux des salons de l’Ancien Régime.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour rappel, la danse est alors une affaire aussi sérieuse que les armes pour la noblesse. Les Parisiens ont eu d’ailleurs le privilège d’entendre ce programme dans les salons splendides de l’Hôtel de Soubise dans le cadre des concerts &quot;Jeunes Talents&quot;. Façon pour l’excellent ensemble Les Surprises, ancien résident du Centre culturel d’Ambronay, de rappeler que les Rebel étaient les favoris des danseurs évoluant dans les appartements de la marquise de Pompadour et des salons parisiens. Le concert comme le CD révèlent de surcroît de bien jolis talents. Le jeune baryton (ou basse-taille au XVIIIe siècle) Étienne Bazola est une révélation. Sa voix cuivrée, brillante et bien projetée fait des merveilles dans des airs délectables aux mots parfaitement accentués tels &quot;Il gémit dans les fers&quot; ou &quot;Quel éclat dans les cieux&quot;. Le chanteur fait une forte impression que ne desservent pas de talentueux interprètes à l’unisson.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6077185-9070041.jpg?v=1385395936" alt="Rebel de père en fils : des musiciens de cour dans les salons du Siècle d’or de l’opéra français" title="Rebel de père en fils : des musiciens de cour dans les salons du Siècle d’or de l’opéra français" />
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     <div>
      <b>● Ensemble Les Surprises &quot;Rebel de père en fils. Jean-Fery Rebel (1666-1747) &amp; François Rebel (1701-1775)&quot;.</b>       <br />
       Label : Ambronay Editions.        <br />
       Distribution : Harmonia Mundi.       <br />
       Collection &quot;Jeunes Ensembles&quot;.       <br />
       Sortie : 5 novembre 2013.       <br />
              <br />
       Les Surprises :       <br />
       Juliette Perret, dessus.       <br />
       Etienne Bazola, basse-taille.        <br />
       Alice Julien-Laferrière, Gabriel Ferry, violons.       <br />
       Sandra Latour, Matthieu Bertaud, flûtes.       <br />
       Anaïs Ramage, basson.       <br />
       Marie-Amélie Clément, contrebasse.       <br />
       Etienne Galletier, théorbe.       <br />
       Juliette Guignard, viole de gambe.       <br />
       Louis-Noël Bestion de Camboulas, clavecin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Rebel-de-pere-en-fils-des-musiciens-de-cour-dans-les-salons-du-Siecle-d-or-de-l-opera-francais_a1013.html" />
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