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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-18T13:02:25+02:00</updated>
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   <title>"Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité</title>
   <updated>2022-03-28T09:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Harlem-Quartet-Fragments-de-la-memoire-a-vif-d-un-personnage-en-quete-de-verite_a3209.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2022-03-28T08:43:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tour de passe-passe de la littérature portée au théâtre que celui de faire côtoyer dans le même espace-temps de la représentation plusieurs époques de la vie accidentée de Harlem, ce quartier noir du New York déshérité, condensé des discriminations frappant les Afro-Américains. Ainsi, au travers d'un porte-parole investi humainement d'un passé tout entier impacté par les combats pour les droits civiques, sont révélées les péripéties d'une saga familiale traversant le temps (de 1949 à 1975) pour porter jusqu'à nous les luttes vitales des femmes et hommes noirs. Un cri articulé qui ne peut laisser de marbre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63348627-45684692.jpg?v=1648451181" alt=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" title=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" />
     </div>
     <div>
      Plusieurs temps se côtoient… 1975, celui de la narration par Hall de la mort de son &quot;petit frère&quot;, Arthur, chanteur de gospel, homosexuel, mort deux ans plus tôt à 39 ans (la même destinée que celui du frère de James Baldwin, l'auteur) dans un pub miteux de New York où il avait ses habitudes. Filmé en vidéo, le trajet de Hall le menant chez Julia, l'ex toute jeune prêcheuse, amie de la famille, devenue ensuite pécheresse (prostituée) avant d'être aujourd'hui son amante. Sur une voiture passant à faible allure, l'on peut lire écrit en grosses lettres <span style="font-style:italic">&quot;L'Amérique tu l'aimes ou tu la quittes&quot;</span>, slogan établissant un pont assourdissant avec une autre époque et une autre société, les nôtres, une actualité toujours brûlante.       <br />
              <br />
       Flash-back. Années cinquante. Julia, jeune fille évangéliste, prêche en chaire la gloire d'avoir une maison en ordre, c'est là &quot;la volonté de Dieu&quot;, dit-elle. Quant au père de Julia, devenu veuf, il entend s'approprier sexuellement sa fille, en dehors lui de la volonté divine. Ainsi en va-t-il de l'amour terrestre (ou divin) dominé par des pulsions sexuelles prédatrices. Parallèlement, et là en toute légitimité humaine, encadrant en gros plan la scène de leurs amours homosexuelles, Arthur et Crunch (l'un de ses nombreux amants d'avant son amour passionnel pour Jimmy), commentent in vivo leurs touchants émois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63348627-45684707.jpg?v=1648451333" alt=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" title=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" />
     </div>
     <div>
      Les années soixante-dix et cinquante alternant en plans juxtaposés, mais aussi le temps confondu de ces deux époques réunissant sur le même plateau plusieurs moments de la même histoire en cours. Arthur disparu et son grand frère Hall dialoguant avec lui comme s'il était encore présent. Un passé recomposé faisant feu de tout bois pour dire, au travers d'envoûtants chants gospel et de prises de paroles politiques enflammées, l'amour de ce quartet d'Harlem (Hall et Arthur, son jeune frère ; Jimmy et Julia, sa sœur) s'aimant dans plusieurs combinaisons possibles. Des amours personnelles flamboyantes qui transcendent les frontières du genre pour chanter l'amour universel au-delà des couleurs de peau et de préférence sexuelle.       <br />
              <br />
       D'autres quartets, tout aussi vibrants d'humanité. Celui des trompettes de Sion, groupe musical monté naguère par Arthur. Ou bien celui formé dans leur enfance par Hall et Arthur et leurs deux parents. Ou encore celui formé dans le présent par Hall et son épouse, Tony et son frère, leurs enfants. C'est que les barrières temporelles n'ont rien à faire avec le désir universel d'amour qui parcourt en tous sens et tous lieux ces hommes et femmes en quête d'eux-mêmes… Et pour rendre compte de ce flux impérieux, l'imposant dispositif scénique s'ébranle comme les battants d'une fenêtre s'ouvrant et se fermant sur les périodes évoquées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63348627-45684710.jpg?v=1648451370" alt=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" title=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" />
     </div>
     <div>
      Si l'on ressort indéniablement touchés par ce flux sensible d'adresses à fleur de peau - témoignages incarnés avec une vérité palpable articulant les destins individuels aux combats pour la liberté de sujets victimes de la ségrégation autant raciale que sexuelle -, on ressent cependant parfois un sentiment de trop-plein. Comme si la complexité de la trame narrative de l'œuvre originelle de James Baldwin, associé aux luttes menées par Martin Luther King, avait du mal à s'imposer dans sa transposition à la scène ; si élaborée soit-elle.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 18 mars au TnBA, Grande Salle Vitez, Bordeaux. Représenté du mardi 15 au vendredi 18 mars 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Harlem Quartet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63348627-45684711.jpg?v=1648451430" alt=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" title=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman &quot;Just Above My Head&quot; de James Baldwin.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Élise Vigier.       <br />
       Traduction, adaptation et dramaturgie : Kevin Keiss.       <br />
       Avec : Ludmilla Dabo, William Edimo, Jean-Christophe Folly, Nicolas Giret-Famin, Makita Samba, Nanténé Traoré.       <br />
       Et les musiciens : Manu Léonard et Marc Sens.       <br />
       Assistanat et collaboration artistique, Nanténé Traoré.       <br />
       Scénographie, Yves Bernard.       <br />
       Images, Nicolas Mesdom.       <br />
       Composition musicale, Manu Léonard, Marc Sens et Saul Williams.       <br />
       Lumière, Bruno Marsol.       <br />
       Costumes, Laure Mahéo.       <br />
       Maquillage et perruques, Cécile Kretschmar, assistée de Judith Scotto.       <br />
       Habillage : Marion Régnier.       <br />
       Production : Collectif d'acteurs Les Lucioles.       <br />
       Durée : 2 h 20.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63348627-45684718.jpg?v=1648451486" alt=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" title=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" />
     </div>
     <div>
      Régie générale : Camille Faure, ClaireTavernier.       <br />
       Régie vidéo : Romain Tanguy, Pierre-Jean Lebassacq.       <br />
       Régie son : Eddy Josse, Luis de Magalhaes Saldanha.       <br />
       Régie plateau : ChristianTirole, Olivier Costard.       <br />
       Le décor a été construit par les ateliers de la Comédie de Caen.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-des-lucioles.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-des-lucioles.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi</title>
   <updated>2013-08-05T09:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2013-Alain-Mollot-un-ami-disparu-qui-rendait-compte-de-la-condition-humaine-du-rire-et-de-l-effroi_a945.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5679468-8470272.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-07-09T11:32:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alain Mollot, fondateur du Théâtre de la Jacquerie, fut un pilier de la scène théâtrale française et le spectateur se souvient avec émotion de sa trilogie sur l’idée de famille, du travail et de la nation dans laquelle il sut se montrer fin portraitiste des vies des hommes et des femmes anonymes qu’il rencontrait à la croisée des destins et de la grande Histoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5679468-8470272.jpg?v=1373362833" alt="Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi" title="Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi" />
     </div>
     <div>
      Avec ce qui fut sa dernière création, il renoue avec le répertoire russe qu’il aimait tant en découvrant, en faisant découvrir un jeune auteur inconnu, Evguenie Grichkovets, avec &quot;La Ville&quot;.       <br />
              <br />
       À la limite de l’anodin, l’histoire, si elle existe, rassemble des fragments de la vie d’un homme qui quitte le foyer, sa femme, arpente une nouvelle ville, une nouvelle vie.       <br />
              <br />
       Enfermement et ouverture. L’homme, c’est-à-dire personne, c’est-à-dire une personne, toutes les personnes, est le personnage du coin de la rue qui avance, croise d’autres vies, n’a peut-être pas de but alors que le temps passe. Le sien. Le nôtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5679468-8470273.jpg?v=1373362833" alt="Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi" title="Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi" />
     </div>
     <div>
      Sans avoir l’air d’y toucher, les comédiens, par le réalisme voire une certaine forme de naturalisme, offrent au spectateur le goût de l’Étrangeté. Par leur maitrise du jeu, ils font ressortir un entre-deux de la matière théâtrale. Là où singulièrement se diffuse, dans la simplicité d’un ahurissement, une atmosphère de fantastique.       <br />
              <br />
       C’est avec beaucoup de sensibilité que les comédiens réenchantent une matière russe contemporaine où se lit, dans l’absurde, tout à la fois l’apparition et la dissipation du sentiment de la liberté et le retour d’une inquiétude oubliée.       <br />
              <br />
       Au spectateur de suivre la piste d’une paranoïa ou d’une farce nicolasgogolienne, de bâtir le manteau qui emmitoufle cette histoire.       <br />
              <br />
       En tous les cas, il sait qu’il est au théâtre et que celui-ci rend compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La ville"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5679468-8470279.jpg?v=1373362834" alt="Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi" title="Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi" />
     </div>
     <div>
      Texte : Evgueni Grichkovets.       <br />
       Mise en scène : Alain Mollot.       <br />
       Traduction : Arnaud Le Glanic.       <br />
       Scénographie : Raymond Sarti.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Cécile Métrich.       <br />
       Avec : Cécile Métrich, Philippe Millat-Carus, Bruno Paviot, François Roy, Pierre Trapet.       <br />
       Costumes et accessoires : Nadia Leon.       <br />
       Lumières : Philippe Lacombe.       <br />
       Musique : Gilles Sivilotto.       <br />
       Compagnie La Jacquerie.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>Avignon Off 2013.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 28 juillet 2013.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 25, relâche le 22 juillet.       <br />
       Théâtre Les Lucioles, Grande Salle, Avignon, 04 90 14 05 51.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-jacquerie.fr/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatre-jacquerie.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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