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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-23T01:07:50+02:00</updated>
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   <title>Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2</title>
   <updated>2012-09-27T16:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Discours-d-Aurelie-Filippetti-prononce-a-l-occasion-du-lancement-de-la-mission-Culture-acte-2_a733.html</id>
   <category term="Coulisses &amp; Cie" />
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   <published>2012-09-27T16:34:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le lancement de la mission de concertation sur les contenus numériques et la politique culturelle à l'air du numérique - Culture-acte 2 - a été l'occasion pour la ministre de la culture et de la communication d'en rappeler les trois objectifs principaux et sa volonté d'en faire, d'ici mars 2013, un vaste chantier d'auditions et de concertation le plus large possible, notamment grâce à la création d'un blog* destiné à recueillir les commentaires, les avis et les idées de chacun.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4762877-7120193.jpg?v=1348757160" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2" />
     </div>
     <div>
      Un moment important : le lancement de la 2e étape d’une mission elle-même essentielle. Un moment d’échanges.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Pierre Lescure reviendra sur le travail déjà accompli avant d’évoquer le calendrier à venir.</span>       <br />
              <br />
       Moment important, car moment d’échanges : il est temps en effet pour l’ensemble des acteurs d’entrer dans une phase de concertation, une phase de dialogue, après tant de confrontations stériles et de conflits idéologiques.       <br />
              <br />
       Ce moment, je l’ai voulu public, ouvert et multiforme : les débats ne seront pas à huis-clos ; ils ne seront ni parisiens ni exclusivement franco-français, car c’est partout en France que se joue la révolution numérique et parce que nous pouvons nous enrichir d’expériences menées ailleurs.       <br />
              <br />
       Mais je voulais d’abord revenir sur l’enjeu historique que constitue la démarche entreprise par le gouvernement.       <br />
              <br />
       L’intitulé n’est pas anodin : &quot;culture.acte2&quot;. Il s’agit bien d’avoir une approche transversale, qui touche à tous les secteurs artistiques, tous impactés par les innovations numériques - le livre, la musique, le cinéma, l’audiovisuel, la presse, la photo, etc. - ; et une approche qui prend en compte les rapports qui existent entre les créateurs, les industries culturelles et créatives et les internautes. Il s’agit de refonder les instruments de notre politique culturelle.       <br />
              <br />
       On mesure l’importance historique de ce moment à l’énoncé des instruments dont la France s’est doté au cœur des années quatre-vingts, sous la présidence de François Mitterrand, et qui ont permis de créer un système cohérent favorisant la création, la production, la distribution, la diffusion des œuvres littéraires, cinématographiques, audiovisuelles. Le prix unique du livre, le fonds de soutien au cinéma, les obligations des chaînes de télévision, la chronologie des médias… ont permis à notre pays de conserver et de développer une offre culturelle riche, variée, accessible. Il faut aujourd’hui réécrire cet édifice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4762877-7120197.jpg?v=1348757160" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2" />
     </div>
     <div>
      Le Président de la République a donc appelé de ses vœux le lancement de cette concertation, visant à construire &quot;l’acte II de l’exception culturelle&quot;. L’enjeu est majeur. Il est au cœur de la démarche que j’ai engagée pour le ministère de la culture et de la communication. Et à laquelle contribuent les ministères concernés par le développement du numérique.       <br />
              <br />
       Les questions que Pierre Lescure devra aborder et traiter sont toutes techniques. Elles sont en même temps éminemment stratégiques et forment l’armature d’une politique cohérente. Je voudrais évoquer trois objectifs, qui sont pour moi d’égale importance et qui illustrent des enjeux larges, que j’ai mis à l’horizon de chacune des actions que je veux entreprendre au ministère : celui de la création - qui est celui de l’attention portée aux créateurs ; celui de l’économie - qui passe par la régulation des flux financiers associés à la création ; celui des publics bien sûr - qui rejoint la question déterminante du développement de l’offre légale.       <br />
              <br />
       La création à l’heure numérique revient d’abord à faire le constat d’une &quot;culture digitale&quot; particulièrement développée, d’un art numérique qui irrigue progressivement toutes les disciplines culturelles, à l’art en réseau. Il faudra donc commencer par saluer la richesse nouvelle qu’apporte le numérique et considérer les formes inédites, par exemple collective ou éphémère, que prend la création aujourd’hui. Mais la création à l’heure numérique revient aussi à rappeler que la lutte contre le téléchargement illégal reste un objectif fondamental, qu’il faut enfin aborder non pas en termes de conflit, d’opposition entre les artistes et leurs publics, mais dans une approche collective d’intérêt commun. La mission devra produire des conclusions sur les termes d’une lutte efficace contre les pratiques illégales, établie avec nos partenaires européens et qui tienne compte des attentes et pratiques sociales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4762877-7120222.jpg?v=1348757160" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion du lancement de la mission Culture-acte 2" />
     </div>
     <div>
      2e objectif : la perception économique de l’exception culturelle. L’innovation culturelle est un facteur de croissance et un gisement d’emplois. Mais il faut construire un équilibre sain entre l’ensemble des acteurs qui constituent la &quot;chaîne de valeurs&quot; qui se déploie. Les auteurs et les artistes-interprètes sont évidemment les premiers acteurs de cette chaîne : leur rémunération doit être garantie et justement garantie là où la révolution numérique fragilise ce qui est aujourd’hui le maillon faible sur le plan économique. Il faut trouver, comme on a su le faire dans les années quatre-vingts, les mécanismes qui garantiront un équilibre meilleur et éviteront la concentration progressive de la valeur créée par les échanges numériques au bout de la chaîne, du côté des opérateurs les plus puissants. Ces opérateurs devront contribuer au financement de la création. Pierre Lescure pourra s’appuyer à ce titre sur la mission d’expertise lancée par le gouvernement sur la fiscalité numérique, et confiée à Nicolas Colin et Pierre Collin ; il pourra aussi exploiter les résultats de la mission de Jacques Toubon sur le terrain de l’Union européenne et visant à harmoniser la fiscalité sur les produits culturels.       <br />
              <br />
       Et le 3e objectif - essentiel, qui justifie toute mon action au ministère -, c’est la prise en compte des attentes des publics et de notre souci constant d’offrir un accès au plus grand nombre. De ce point de vue, le développement de l’offre légale est fondamental. Je sais que de nombreux acteurs ont développé une offre déjà importante. Mais je constate avec vous qu’une culture économiquement malsaine de la gratuité des œuvres, favorisée par certaines plateformes d’offres en ligne, s’est aussi fortement développée. Elle doit être combattue. Mais elle le sera d’abord, j’en suis convaincue, par une politique cohérente et attirante de développement d’une offre culturelle légale. Ce qui suppose de faire des propositions sur le financement de la numérisation, sur l’adaptation de l’offre à la demande, sur les mécanismes de financement de la création, sur les modalités de gestion des droits…       <br />
              <br />
       Vaste chantier, donc ! Que nous lançons ici. Que nous déploierons sur tous les territoires, car l’exception culturelle se joue au plan régional, au plan local, dans nos communes. Que je porte déjà au plan européen, avec Laurent Fabius et Bernard Cazeneuve car des questions y sont d’ores et déjà posées, et avec quelle force, sur le prix unique du livre numérique, sur le régime des aides au cinéma, sur la fiscalité des biens culturels… Cet acte II est vital : il est la voie de notre diversité et de notre dynamisme créatif.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi je suis heureuse d’avoir confié cette mission à un homme de culture, à un homme qui, par son expérience diverse, saura entendre tous les points de vue, à un homme qui a toujours su faire preuve de créativité pour relever les défis de la modernité. Pierre Lescure et son équipe ouvriront dès demain cette phase attendue d’auditions et de concertation. Je le laisse vous présenter le travail déjà accompli et la manière dont va se dérouler cette nouvelle étape.       <br />
       Je vous remercie.       <br />
       <b>Aurélie Filippetti.</b>       <br />
              <br />
       <b>*Sur ce blog, chacun peut réagir, faire des suggestions, échanger et partager ses analyses et points de vue autour des sujets abordés par la mission pour alimenter les réflexions de celle-ci :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.culture-acte2-participer.fr" target="_blank">&gt;&gt; culture-acte2-participer.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>À noter également qu'un site Internet présente les travaux de la mission, les membres la composant et les modalités de fonctionnement :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.culture-acte2.fr" target="_blank">&gt;&gt; culture-acte2.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac</title>
   <updated>2012-08-26T17:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Discours-d-Aurelie-Filippetti-prononce-a-l-occasion-de-la-rencontre-avec-les-professionnels-a-Aurillac_a705.html</id>
   <category term="Coulisses &amp; Cie" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4644502-6951287.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-08-24T15:29:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À l'occasion de sa visite, jeudi 23 août, au Festival international des arts de la rue d'Aurillac, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, a rencontré les professionnels des arts de la rue et a prononcé un discours, mettant notamment en avant la transmission par l'expérience et l'échange proposés par le FAI AR (formation artistique et itinérante des arts de la rue) ; et les futurs chantiers de travail à développer et à poursuivre durant sa mandature.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4644502-6951287.jpg?v=1345994546" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" />
     </div>
     <div>
      Chers amis et acteurs, nombreux, des arts de la rue.       <br />
       C’est pour moi un vrai plaisir de me trouver ici, à l’occasion de la 27e édition du festival d’Aurillac qui illustre chaque année, (bientôt 30 ans), la force et la créativité des arts de la rue.       <br />
              <br />
       Ce n’est sans doute pas un hasard si j’ai commencé mon tour des festivals de cet été 2012 à Sotteville-lès-Rouen et que je le termine ici, à Aurillac.       <br />
              <br />
       Le développement des arts de la rue illustre en effet le rôle moteur que peut jouer la création en France et ceci dans des villes et des régions nourries d’une politique portée par des élus et des collectivités en partenariat avec l’État et construite sur le long terme. À nous de conforter cette action en poursuivant la structuration du secteur mais aussi en réfléchissant au rôle que vous pouvez jouer, encore davantage, car vous avez la particularité importante d’interroger notre société par votre capacité de faire irruption par l’art dans l’espace public.       <br />
              <br />
       La plate forme de réflexion lancée cette année par le Festival d’Aurillac et Hors Les Murs, pour trois ans, &quot;Objectif 2032&quot;, dont la première séance se tient en ouverture de ce festival, aborde ces défis dans la perspective des vingt prochaines années. Bel enjeu !       <br />
              <br />
       Je souhaite à ce titre rendre hommage au travail accompli par Jean-Marie Songy et toute l’équipe du Festival d’Aurillac et de l’association Éclat. Un festival qui sert de modèle et de référence au plan international et qui est résolument centré sur la création ; qui est aussi le point de convergence de nombreuses compagnies avec un Off organisé, une action qui se démultiplie tout au long de l’année avec Le Parapluie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4644502-6951332.jpg?v=1345994547" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" />
     </div>
     <div>
      J’en profite également pour saluer l’arrivée de Julien Rosemberg à la direction de Hors Les Murs.       <br />
              <br />
       J’ai une attention particulière aux questions que vous soulevez car ce sont celles de la place de l’artiste dans la cité, ce sont des questions que vous avez défrichées, à la fois en précurseurs et en experts d’un espace, que beaucoup d’autres artistes et opérateurs ont depuis investi.       <br />
       J’avais signé le manifeste &quot;L’Art est public&quot; alors que j’étais députée, et en campagne, parce qu’il est à la fois un texte politique, qui prend de la hauteur et place la réflexion que nous devons avoir à ce qui me semble le bon niveau d’analyse, un texte refondateur et de rassemblement.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui en tant que Ministre je n’en renie rien mais il faut voir mieux comment rendre possible. Ce travail doit être mené avec les professionnels, avec les directions compétentes du ministère et les DRAC, mais aussi avec les autres départements ministériels et bien entendu avec l’ensemble des collectivités territoriales.       <br />
              <br />
       Il est essentiel que la relation qu’établissent les artistes à l’espace public, aux territoires, aux habitants, aux institutions (et vice-versa) puisse se construire dans un rapport inventif, solidaire, décloisonné et non replié sur lui-même, un rapport partenarial évidemment. Qu’il puisse garantir la qualification artistique dans le respect et le développement de la diversité, de l’ouverture des esthétiques et des modes d’appropriation, adaptés aux territoires urbains comme ruraux.       <br />
              <br />
       Je prends un exemple du travail transversal que nous pouvons mener avec mes collègues du gouvernement. Je souhaite proposer à Manuel Valls d’ouvrir un chantier de réflexions entre nos équipes respectives qui associera les professionnels et les collectivités et qui permettra d’avancer sur la question centrale de la place des artistes dans l’espace public, question qui concerne aussi bien la réglementation générale, les dispositifs de coordination régionale et la place physique qui peut leur être accordée au niveau local.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4644502-6951348.jpg?v=1345994547" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" />
     </div>
     <div>
      J’ajoute évidemment l’enjeu de la transmission car c’est notre ambition de placer au cœur de notre action l’accès de tous à la création et de construire une véritable politique pour la formation artistique, dès le plus jeune âge bien entendu mais aussi tout au long de la vie. Vous le savez, nous conduisons ce projet en collaboration étroite avec mes collègues Vincent Peillon et Valérie Fourneyron mais ils touchent aussi à l’économie sociale et solidaire, à la Ville, à l’aménagement urbain, à la santé…       <br />
              <br />
       Depuis une vingtaine d’années, la politique de l’État pour les arts de la rue a été concentrée sur la reconnaissance et la structuration professionnelle du secteur.       <br />
              <br />
       Des avancées ont été accomplies : un dispositif d’aides pour la formation, les écritures, la création et la diffusion, le réseau labellisé des CNAR, un soutien accru aux festivals majeurs, portant haut la singularité de ces arts sur le plan international. Nous devons les poursuivre.       <br />
              <br />
       Il s’agit notamment de compléter le réseau des Centres Nationaux des Arts de la Rue (CNAR). C’est ainsi par exemple que sont étudiées actuellement les conditions de labellisation du Boulon au Vieux Condé dans le Nord tandis que <span style="font-style:italic">deux dossiers sont en instances d’arbitrage en Rhône Alpes : les Ateliers Frappaz à Villeurbanne et l’Apsoar à Annonay.</span>       <br />
              <br />
       Il s’agit aussi de repenser les dispositifs d’accompagnement spécifiques pour la création : les aides attribuées par la commission nationale et au niveau des DRAC, pour mieux accompagner les équipes artistiques, toute discipline confondues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4644502-6951401.jpg?v=1345994547" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" />
     </div>
     <div>
      Enfin, il faut conforter la transmission des savoirs, en faisant avancer la reconnaissance de la formation, et par les croisements avec d’autres établissements d’enseignements supérieurs dans les domaines du spectacle vivant, comme de l’architecture, des beaux arts ou des écoles du paysage.       <br />
              <br />
       La FAI AR (formation artistique et itinérante des arts de la rue) inventée par Michel Crespin est à cet égard une initiative originale de transmission par l’expérience et l’échange qui verra bientôt son cursus reconnu au niveau Master par l'Université et entrera ainsi dans le processus de Bologne.       <br />
              <br />
       Au-delà de ces efforts, qui expriment la volonté de continuité de l’État, d’autres pistes doivent être explorées.       <br />
              <br />
       Pour poursuivre et conforter notre action, il m’apparaît en effet souhaitable de poser de nouveaux jalons très concrets.       <br />
              <br />
       Les arts de la rue sont au carrefour d’enjeux multiples qui traversent d’autres expressions disciplinaires. L’organisation actuelle des services du ministère de la Culture et de la Communication permet difficilement d’appréhender cette multiplicité d’approches. Nous l’avons dit, l’État doit jouer son rôle pour que les initiatives d’action artistiques puissent prendre corps dans l’espace public de façon construite et pour le développement des territoires.       <br />
              <br />
       L’opportunité de la création d’un Conseil National des Arts et de la Culture dans l'Espace Public (CNACEP) a été évoquée et souhaitée par plusieurs d’entre vous. Elle exprime la nécessité, que je partage, d’un groupe de travail entre le Ministère, et d’autres composantes de l’État, les professionnels des arts de la rue et de la Ville et les collectivités, qui soit à la fois instance de réflexion et de propositions, pour promouvoir l’art dans l’espace public et favoriser une mise en relation des habitants à l’art.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4644502-6951414.jpg?v=1345994548" alt="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" title="Discours d'Aurélie Filippetti prononcé à l'occasion de la rencontre avec les professionnels à Aurillac" />
     </div>
     <div>
      Je demanderai au nouveau Directeur Général de la Création artistique d’engager dès son arrivée les modalités de ce travail transversal et la mise en place de cette instance avec les services concernés.       <br />
              <br />
       Cette plate-forme nous permettra d’engager d’ores et déjà ces actions, en cohérence tant avec les objectifs que j’ai déjà eu l’occasion de citer qu’avec les demandes exprimées par les professionnels. Il devrait nous permettre de positionner d’emblée ces thématiques sur un ensemble d’interlocuteurs élargi tout en restant piloté au sein du Ministère.       <br />
              <br />
       Je vois ainsi plusieurs chantiers de travail :       <br />
       ● Le renforcement de la présence artistique au cœur des territoires : notamment en considérant mieux les lieux de fabrication (outre les CNAR) afin de mettre en place des schémas concertés entre artistes et responsables politique <span style="font-style:italic">(sur l’exemple des SOLIMA - dispositifs pour les musiques actuelles)</span>.       <br />
              <br />
       ● La question des aides aux compagnies en introduisant une aide aux résidences itinérantes sur les territoires et à l’international.       <br />
              <br />
       ● Comment favoriser les processus de participation des habitants, d’initiation et d’enseignement, par la pratique, la connivence,       <br />
       l’expérimentation.       <br />
              <br />
       ● Fondamentalement comment créer du lien, de la proximité, autour de l’acte artistique :       <br />
       - en incitant à la concertation et à la coopération entre acteurs de la ville,       <br />
       - en favorisant les démarches qui proposent une ré-appropriation du patrimoine commun,       <br />
       - en faisant évoluer les dispositifs de commande publique et en élargissant la réflexion aux programmes d’urbanisme <span style="font-style:italic">(à l’exemple d’Estuaire et du Voyage à Nantes).</span>       <br />
              <br />
       Vous le voyez, dès lors qu’il s’agit de remettre du sens à notre action, le travail ne manque pas et, si la volonté collective y est, il n’y a plus qu’à s’y mettre.       <br />
       <b>Aurélie Filippetti.</b>       <br />
              <br />
       Propos recueillis par
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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