<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-05-16T10:05:53+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>L'étrange et assourdissant silence de nos encombrants déchets</title>
   <updated>2014-10-15T11:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-etrange-et-assourdissant-silence-de-nos-encombrants-dechets_a1218.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7075696-10831468.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-10-14T10:54:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Petit retour sur l'été des festivals avec Teatro a Corte qui fut encore cette année riche en révélations, tant du côté des compagnies italiennes que du côté des compagnies européennes invitées. Le deuxième week-end - ce festival se déroulant sur trois ! - nous a offert quelques petits bijoux dont l'étonnant et dérangeant "Silence Encombrant" de la Compagnie Kumulus.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7075696-10831468.jpg?v=1413279413" alt="L'étrange et assourdissant silence de nos encombrants déchets" title="L'étrange et assourdissant silence de nos encombrants déchets" />
     </div>
     <div>
      Teatro a Corte, le festival turinois créé par Beppe Navello, est toujours source de bonnes surprises, de belles découvertes de spectacles venant de toute l'Europe - avec un coup de projecteur sur la création scandinave pour cette 15e édition - et parfois de retrouvailles bienvenues. À l'affiche cette année, on retrouvait avec plaisir la compagnie française Kumulus - et son spectacle &quot;Silence Encombrant&quot; créé en 2011 - qui se produisait pour la première fois en Italie.       <br />
              <br />
       La présence de Kumulus à Turin, dans la programmation de Teatro a Corte, s'inscrit bien dans la démarche innovatrice et ouverte à toutes les formes d'expressions artistiques de Beppe et de sa dynamique équipe. Cette présence de la troupe de Barthélemy Bompard prenait aussi tout son sens avec le lieu choisi de la représentation : l'un des parkings du Château de Rivoli, demeure royale devenue depuis 1984 Musée d’Art contemporain. Réputé pour son accueil d'artistes très &quot;modernes&quot; voire avant-gardiste (si ce terme a encore un sens !) et de performances <span style="font-style:italic">in situ</span> novatrices, le Musée de Rivoli ne pouvait qu'accueillir avec bienveillance &quot;Silence Encombrant&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7075696-10831469.jpg?v=1413279913" alt="L'étrange et assourdissant silence de nos encombrants déchets" title="L'étrange et assourdissant silence de nos encombrants déchets" />
     </div>
     <div>
      Spectacle engagé, pamphlet anti-société de consommation, réflexion anti-capitaliste - Bompard n'a jamais caché l'orientation militante de son travail -, &quot;Silence Encombrant&quot; n'en est pas moins une véritable composition artistique et esthétique donnant à l'espace urbain une dimension de cimaise où sont &quot;posés&quot; à la fois le jeu et ses acteurs et les éléments plastiques complétant l'action dramatique.       <br />
              <br />
       L'ensemble ainsi associé - humains (clown, gendarme, prostituée, poète, facteur, ménagère de plus de, etc.) et objets (globe terrestre, capot de voiture, cage à oiseaux, poupée, machine à laver, escabeau, etc.) - donne, dans de subtiles et variées nuances de gris, un spectacle muet - mais non sans sons - rappelant les films en noir et blanc dont nous gratifia le cinéma expressionniste allemand dans les années vingt-trente.       <br />
              <br />
       Le théâtre de rue distillé par Kumulus est un théâtre éminemment politique, une expression réflexive sur la cité, sur le monde et ses égarements, une posture profondément dérangeante où l'acte de jeu agit en miroir de nos propres attitudes, de nos errements et des dérives de notre société dite &quot;civilisée&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7075696-10831870.jpg?v=1413359020" alt="L'étrange et assourdissant silence de nos encombrants déchets" title="L'étrange et assourdissant silence de nos encombrants déchets" />
     </div>
     <div>
      Centré sur nos déchets, sur les obsolètes/déclassés accessoires de la société de consommation, les encombrants exposés sur le macadam par Kumulus superposent tout ce que l'on jette : éléments matériels et matériaux construisant notre société &quot;bancable&quot; par l'unique existence de ceux-ci et ceux dont on se débarasse - humains débris, décomposés, oubliés, inadaptés... objets désincarnés.        <br />
              <br />
       &quot;Silence Encombrant&quot; nous donne à voir et à entendre la profonde solitude des êtres et leur perte de folie régénératrice ; et l'esquisse apocalyptique de ce monde que nous transformons chaque jour en l'immense dépotoir de nos illusions perdues.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, la compagnie a mis en route une nouvelle création, &quot;Naufrage&quot; (titre provisoire), basée sur le tableau du radeau de la méduse que Barthélemy Bompard a choisi pour aborder l’échouage de notre bateau &quot;démocrapitaliste&quot;. La compagnie sera du 28 octobre 2014 au 14 mai 2015 en résidences de création dans différents Centres Nationaux des Arts de la Rue et dont la diffusion débutera à &quot;Quelque p'Arts...&quot; (Centre National des Arts de la Rue - Scène Rhône-Alpes) à Boulieu-lès-Annonay (07) du 19 au 25 mai 2015.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Silence Encombrant"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7075696-10836457.jpg?v=1413359301" alt="L'étrange et assourdissant silence de nos encombrants déchets" title="L'étrange et assourdissant silence de nos encombrants déchets" />
     </div>
     <div>
      Théâtre gestuel et sonore.       <br />
       De : Barthélemy Bompard.       <br />
       Mise en scène : Barthélemy Bompard, assisté de Nicolas Quilliard.       <br />
       Inventé et interprété par : Dominique Bettenfeld, Barthélemy Bompard, Jean-Pierre Charron, Céline Damiron, Marie-Pascale Grenier, Dominique Moysan, Nicolas Quilliard, Judith Thiébaut.       <br />
       Travail corporel : Judith Thiébaut.       <br />
       Travail sonore : Jean-Pierre Charron.        <br />
       Création des costumes : Marie-Cécile Winling et Catherine Sardi.        <br />
       Conception et construction des décors : Dominique Moysan.        <br />
       Technique : Simon Bilinski et Djamel Djerboua.        <br />
       Maquillage : Sophie Ghizzo.       <br />
       Tout public. Durée 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7075696-10836583.jpg?v=1413359513" alt="L'étrange et assourdissant silence de nos encombrants déchets" title="L'étrange et assourdissant silence de nos encombrants déchets" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">18 octobre 2014 à 16 h.</span>       <br />
       Train Théâtre-Scène Rhône-Alpes, Parking du Temple, Portes-lès-Valence (26).       <br />
       <a class="link" href="http://www.train-theatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; train-theatre.fr</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.kumulus.fr/" target="_blank">&gt;&gt; kumulus.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-etrange-et-assourdissant-silence-de-nos-encombrants-dechets_a1218.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Festival d'Aurillac 2011 : apocalypse sur air badin</title>
   <updated>2011-08-24T12:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-d-Aurillac-2011-apocalypse-sur-air-badin_a288.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3214526-4599739.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-08-23T07:14:00+02:00</published>
   <author><name>Anaïs Heluin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
D'un côté, clowns et bateleurs en tous genres ; de l'autre, sobriété un peu empesée et discours sur la fin du monde, sur sa décadence. Radicale, cette opposition caractérise les spectacles proposés en cette année 2011 au festival d'Aurillac. Au risque du non-sens. Heureusement, quelques exceptions viennent atténuer la déception.     <div>
      Déambulations insolites, spectacles à tous les coins de rue et foule serpentant d'un artiste à l'autre composent depuis 26 ans le visage du festival d'Aurillac. Cette fois encore, avec près de 450 troupes, l'amateur d'arts de rue peut aussi bien se détendre avec un quelconque blagueur au nez rouge qu'avec des artistes plus sérieux. Du moins, en théorie. La pratique, quant à elle, est plus compliquée. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Où est passée la subversion ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3214526-4599739.jpg?v=1314077225" alt="Festival d'Aurillac 2011 : apocalypse sur air badin" title="Festival d'Aurillac 2011 : apocalypse sur air badin" />
     </div>
     <div>
      En effet, un humour léger et sans conséquences caractérise la plupart des pièces que l'on rencontre. Au petit bonheur la chance, on navigue des sympathiques airs de fanfare de la compagnie du P'tit Vélo à ceux de la compagnie du Coin, en passant par ceux de la Fanfare à la Gueule du Ch'val. On sourit plus ou moins aux pitreries des très nombreux saltimbanques dont on oublie le nom aussitôt.        <br />
              <br />
       Hommes déguisés en danseuses étoiles ridicules, monologueurs égocentriques qui font défiler leur histoire, marionnettistes aux talents divers... Tout ce monde accoste joyeusement le public, comme il est de mise dans le théâtre de rue. Seul un ingrédient manque pour que le mélange opère : le potentiel subversif en principe inhérent à ce genre théâtral. Déjà, la concentration des pièces dans la ville empêche toute surprise, tout décalage entre le quotidien et l'imaginaire. La banalité de bon nombre des spectacles fait le reste. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une sobriété injustifiée contre une gaieté surfaite</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3214526-4599751.jpg?v=1314181839" alt="Festival d'Aurillac 2011 : apocalypse sur air badin" title="Festival d'Aurillac 2011 : apocalypse sur air badin" />
     </div>
     <div>
      Bien sûr, toutes les compagnies de passage ne peuvent être logées à l'enseigne de cette médiocrité. Certaines se démarquent par leur inventivité, comme les compagnies de cirque Roue libre, ou par la part critique qu'elles ont su conserver. Dans cette dernière catégorie, on mentionnera par exemple Raphaëlle Arditti de la compagnie Matador, aussi brillante dans sa satire politique &quot;Sarkophonie&quot; que dans &quot;(P)latitudes&quot;, sa nouvelle pièce où elle s'ingénie à déconstruire les discours élitistes sur l'Art.        <br />
              <br />
       Pour échapper à l'euphorie ambiante, c'est vers le programme officiel, le &quot;On&quot;, qu'il faut se tourner. En plus des habitués du festival que sont Métalovoice, Kumulus, Générik Vapeur et Délices Dada, des compagnies plus éloignées du théâtre de rue ont été invitées cette année. Pour le meilleur et pour le pire. Pour le pire, surtout, si l'on s'en tient aux titres de certaines pièces. &quot;Révolutions&quot; des Hongrois et Allemands Akosh S. et Jörg Müller, et  &quot;Antigone d'après Antigone&quot; de la Cie Gwenaël Morin évoquent la fin d'une ère. D'autres vont même jusqu'à suggérer la fin du monde, telles que &quot;Droit dans le mur&quot; de Camille Boitel, Benjamin Colin et Fantazio, &quot;Chaos à quai, frénésie musicale&quot; de Nicolas Frize et &quot;Critcru&quot; de la compagnie espagnole Porcopolis.        <br />
              <br />
       Mise en scène, costumes, jeu : tout ou presque distingue ces pièces de celles du &quot;Off&quot;. Ici, quand il y a humour, et c'est rare, il s'agit d'humour noir. Mais la sobriété du &quot;On&quot; a beau faire impression, elle n'est pas pour autant relayée par plus de sens que les pièces décrites auparavant. Leur parti-pris moderniste se limite trop souvent à la forme et à un discours vaguement apocalyptique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Critcru", le comble du glauque</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3214526-4599763.jpg?v=1314077812" alt="Festival d'Aurillac 2011 : apocalypse sur air badin" title="Festival d'Aurillac 2011 : apocalypse sur air badin" />
     </div>
     <div>
      Plus que les tubes d'acier jetés en l'air dans &quot;Révolutions&quot;, que l'orchestre déglingué de Camille Boitel, plus aussi que le concert ferroviaire de Nicolas Frize, le spectacle de Porcopolis est absurde plus qu'il ne dit l'absurde. Avec pour prétexte une réflexion sur les théories de l'évolution, la conceptrice et metteuse en scène Berta Tarragó explore l'idée qui fait du porc le successeur de l'homme dans la lignée des espèces. Ce n'est qu'à la nuit tombée que l'on peut découvrir sa création, présentée pour la première fois cette années à Aurillac.        <br />
              <br />
       Dès l'entrée dans la cour aménagée pour l'occasion, une image nous saisit. Enfermés dans une cage en verre, des porcs accompagnés d'une femme s'ébattent dans de la paille. Selon la voix off qui explique la situation, on aurait injecté un embryon humain à un porc. L'exploration de la cour offre d'autres visions d'un goût tout aussi douteux. Des deux côtés de l'allée qui se dessine apparaissent des femmes au regard vide, leurs enfants dans les bras. Rien de bien nouveau, quand depuis Darwin ce type d'interrogation n'a cessé d'être décliné. Seul l'artifice du glauque, de l'inquiétant, maintient alors l'attention du spectateur. Jusqu'à l'exhibition d'un homme amputé, apogée du sordide...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Opéra d'O", un bol d'air bienvenu</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3214526-4599765.jpg?v=1314077910" alt="Festival d'Aurillac 2011 : apocalypse sur air badin" title="Festival d'Aurillac 2011 : apocalypse sur air badin" />
     </div>
     <div>
      Par bonheur, l'association Ilotopie était invitée afin de présenter sa dernière création, &quot;Opéra d'O&quot;. Là, le rêve refait surface et relègue l'apocalypse à une simple possibilité, à un songe parmi d'autres. Grâce à un savant mécanisme, un petit monde s'anime sur le lac choisi comme lieu de représentation. Avec la distance, les personnages incongrus qui émergent de l'ombre ont l'air de marionnettes aux rouages hyper précis. Comme sorties d'un cerveau d'enfant, ces créatures se dévoilent peu à peu et entament une chorégraphie. D'abord claire, cette dernière finit par s'embrouiller.        <br />
              <br />
       Le temps de la magie est-il révolu ? Là n'est sans doute pas le propos tenu : la féérie demeure, quand bien même les personnages s'éloignent peu à peu du rôle que leur attribuent les contes. Une ballerine se perd en des mouvements épileptiques, une fée adopte une gestuelle grotesque, un clown se perd dans ses mimiques... Des hommes à la tête de cheval, une mort lumineuse à la quête d'une proie : plus inquiétantes, ces figures disent avec subtilité le mystère de la vie et de la nature, message que la compagnie Ilotopie fait passer depuis sa création. La musique et les chants qui rythment ce ballet aquatique, de l'air d'opéra à la techno, accompagnent les oscillations entre rêve et cauchemar.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un théâtre de rue aux contours fluctuants</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3214526-4599766.jpg?v=1314078046" alt="Festival d'Aurillac 2011 : apocalypse sur air badin" title="Festival d'Aurillac 2011 : apocalypse sur air badin" />
     </div>
     <div>
      Mais où est donc l'élément central du festival, la rue, dans une telle proposition comme dans celle de Porcopolis ? Certes, &quot;Opéra d'O&quot; se déroule hors d'une salle de théâtre, mais l'interaction avec le public est nulle et le hasard inexistant. Le rapport de l'acte théâtral à l'espace est mis en question, ce qui n'est pas le cas dans &quot;Critcru&quot;. Si le théâtre de rue n'est pas un genre aux contours figés, ces constantes participent de sa définition comme discipline à part entière.        <br />
              <br />
       Peut-on en modifier les frontières à l'envie, au risque de rendre inclassable la pièce ? Tant que le résultat fait sens, bien sûr, même si le théâtre de rue fait place à tout autre chose. Cela dit, le choix de l'équipe du festival d'accueillir des pièces qui outrepassent les limites de l'art de rue ne peut qu'interroger. La présence des Chiens de Navarre avec leur fameuse &quot;Raclette&quot;, par exemple, montre que la subversion n'est pas le propre du théâtre de rue. Et que le théâtre institutionnel, en trouvant de nouveaux modes d'expression, peut lui aussi questionner le monde autant que l'art mis à l'honneur par le festival d'Aurillac.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3214526-4604348.jpg?v=1314181867" alt="Festival d'Aurillac 2011 : apocalypse sur air badin" title="Festival d'Aurillac 2011 : apocalypse sur air badin" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-d-Aurillac-2011-apocalypse-sur-air-badin_a288.html" />
  </entry>
</feed>
