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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T04:20:56+01:00</updated>
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   <title>"Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine</title>
   <updated>2017-09-28T16:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Amphitryon-par-Stephanie-Tesson-un-equilibre-entre-la-justesse-baroque-et-la-sensibilite-contemporaine_a1928.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2017-09-28T16:33:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si l'on en croit Jean-Baptiste Poquelin alias Molière, Jupiter en divin farceur "sait dorer la pilule". Dans "Amphitryon", le roi des dieux joue les coucous et s'amuse à faire cocu le maître de maison, Amphitryon, noble et vaillant mortel qui se fera offrir une descendance de divin bâtard. Jupiter regrette toutefois qu'il lui faille apparaître sous les traits du mari pour être aimé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17358630-21869195.jpg?v=1506609389" alt=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" title=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      L'insolence de la proposition est extrême*, et Molière fait preuve d'une virtuosité sans pareille. Écrit en vers, le texte type fortement ses personnages. Ceux-ci, tout en faisant preuve d'une maîtrise parfaite de l'élocution, sont pris au piège d'une intrigue particulièrement retorse et complexe, parce que tous ses éléments sont dédoublés.        <br />
              <br />
       Sosie le valet a son sosie en la personne de Mercure, Amphitryon a le sien en la personne de Jupiter. De duos en duos, de quiproquos en quiproquos, les situations se reproduisent comme autant de variations de la même farce.       <br />
              <br />
       La pièce fait la part belle aux duettistes. Le langage de cour maîtrisé et alambiqué rencontre l'écho du langage familier et spontané, en usage au sein des couples, au sein des ménages. À la noblesse de l'un s'oppose la couardise ou la franchise de l'autre. Face à la posture de l'un s'oppose l'agilité de mouvement de l'autre. Les mots sont pris en charge par les situations et réciproquement. Les écarts se creusent. Les effets comiques se propagent. Dans la succession des mésaventures, le maître de maison se voit maltraité par son valet et le roi des dieux traité comme un mari ordinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17358630-21869223.jpg?v=1506609420" alt=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" title=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Le rôle titre va d'étonnements en stupéfactions et le spectateur n'a pas d'autre échappatoire que d'être complice et de se mettre à rire librement. Il y a dans &quot;Amphitryon&quot;, dans ce geste hardi du théâtre de farce, une forme de perfection qui, par les moyens de sa théâtralité, démontre avec force le mensonge des apparences. Et symétriquement et subtilement témoigne combien la justesse, la noblesse de ton, de sentiment et de manière appartiennent en propre à l'art du comédien.       <br />
              <br />
       Stéphanie Tesson qui met en scène restitue l'œuvre dans une esthétique de tréteau et trouve un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine. Nicolas Vaude qui joue Sosie a la vélocité, la souplesse d'un Arlequin. Il est un digne successeur de Molière qui créa le rôle. Et Jean-Paul Bordes qui joue Amphitryon a la belle voix grave, posée, digne, ainsi que la contenance qui sied pour accompagner la désintégration du personnage.       <br />
              <br />
       La troupe qui entoure ce duo est complice et joyeuse.       <br />
              <br />
       Le spectateur applaudit des deux mains.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*À l'époque, le marquis de Montespan a très peu apprécié l'aventure de la marquise avec Louis XIV. Et le faisait savoir.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Amphitryon"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17358630-21869268.jpg?v=1506609634" alt=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" title=""Amphitryon" par Stéphanie Tesson, un équilibre entre la justesse baroque et la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Stéphanie Tesson, assistée d'Antony Cochin.       <br />
       Avec : Jean-Paul Bordes, Benjamin Boyer, Antony Cochin en alternance avec Yannis Baraban, Odile Cohen, Mathias Maréchal, Guillaume Marquet en alternance avec Laurent Collard, Christelle Reboul, Nicolas Vaude.       <br />
       Costumes : Corinne Rossi.       <br />
       Peintures des costumes et des toiles : Marguerite Danguy des Déserts.       <br />
       Lumières : Florent Barnaud.       <br />
       Maquillages et perruques : Anne Caramagnol, assistée de Stéphanie Rossi.       <br />
       Production Phénomène et Cie.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 septembre au 31 décembre 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles les 6, 7, 12, 14, 19 octobre ; 9, 16, 25 novembre et 9 décembre.       <br />
       Théâtre de Poche-Montparnasse, Paris 6e, 01 45 44 50 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredepoche-montparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredepoche-montparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Amphitryon... Face au mensonge, la seule vérité est celle de la machine théâtrale</title>
   <updated>2012-06-05T13:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Amphitryon-Face-au-mensonge-la-seule-verite-est-celle-de-la-machine-theatrale_a630.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4349559-6556098.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-06-05T13:48:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Un partage avec Jupiter/N’a rien du tout qui déshonore" À la faveur de la nuit, le roi des dieux, Jupiter soi-même, remplace Amphitryon dans le lit conjugal… À l’époque des faits, Louis XIV lorgne l’épouse du marquis de Montespan qui, lui, ne se sentira pas du tout mais alors pas du tout honoré…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4349559-6556098.jpg?v=1338897121" alt="Amphitryon... Face au mensonge, la seule vérité est celle de la machine théâtrale" title="Amphitryon... Face au mensonge, la seule vérité est celle de la machine théâtrale" />
     </div>
     <div>
      La pièce de Molière, écrite en vers libres, inspirée de Plaute et Rotrou, est habilement courtisane et provocatrice. Sosie le valet, comme Saint-Thomas ne croyant que ce qu’il voit, voyant son double en la personne de Mercure métamorphosé, de par les coups de bâton qu’il reçoit, doute de lui-même. Sosie face à son double prend dangereusement le fil du doute philosophique. Qui est moi puisque moi est lui ? Sosie de Sosie.       <br />
              <br />
       Dans cette pièce, tous les protagonistes sont l’objet d’illusion. Et les dieux qui mentent sont des fictions. De miroirs tendus en miroirs tendus, de jeux de dupes en jeux de dupes, à l’épreuve des démonstrations qui lui sont proposées, le spectateur prend alors conscience que la seule vérité est celle de la machine théâtrale (le <span style="font-style:italic">deus ex machina</span>).       <br />
              <br />
       Dans une totale liberté de ton et de forme, Molière avance en équilibriste virtuose, avec une méthode digne de Descartes vers l’expression d’un néant récréatif quasi pascalien. Il affirme de manière très nette qu’au théâtre tout est théâtre et que l’effet théâtre dans ses variations est le seul réel. Qui va du rire franc au sentiment mélancolique du monde…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Christian Hecq qui reprend le rôle de Sosie (créé par Molière) joue avec finesse le jeu à la farce (de celui qui se transmet chez les Rame et les Fo depuis des siècles). Jusqu’au point de renversement du rôle d’un Sosie poltron donneur de leçon devenant seigneur de son maitre.       <br />
              <br />
       Si l’adjectif moliéresque a du sens, c’est bien en assistant à la représentation d’Amphitryon que le spectateur peut en saisir les raffinements.       <br />
              <br />
       Car &quot;Le seigneur Jupiter sait dorer la pilule&quot;, formule promise à un grand avenir que peut méditer la belle figure féminine Alcmène, épouse d’Amphitryon, pour les siècles des siècles. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Amphitryon" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4349559-6556107.jpg?v=1338897300" alt="Amphitryon... Face au mensonge, la seule vérité est celle de la machine théâtrale" title="Amphitryon... Face au mensonge, la seule vérité est celle de la machine théâtrale" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Jacques Vincey.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Céline Gaudier.       <br />
       Dramaturgie : Vanasay Khamphommala.       <br />
       Scénographie : Mathieu Lorry-Dupuy.       <br />
       Lumières : Marie-Christine Soma.       <br />
       Costumes : Olga Kaprinsky.       <br />
       Musique et son : Alexandre Meyer.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Assistante maquillages et coiffures : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Avec : Sylvia Bergé (la Nuit), Coraly Zahonero (Cléanthis), Jérôme Pouly (Amphitryon), Laurent Stocker (Mercure), Michel Vuillermoz (Jupiter), Benjamin Jungers (Argaphontidas), Adrien Gamba-Gontard (Naucratès), Christian Hecq (Sosie), Georgia Scalliet (Alcmène).       <br />
       Élèves-comédiens : Guillaume Mika (Posiclès), Antoine Formica (Polidas).       <br />
       Durée : 2 heures.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 9 mai 2012 au 24 juin 2012.</span>       <br />
       Mercredi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h et mardi à 19 h.       <br />
       Théâtre du Vieux-Colombier, Paris 6e, 01 44 39 87 00/01.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comedie-francaise.fr/index.php" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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