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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-08T20:04:32+02:00</updated>
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   <title>Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre</title>
   <updated>2018-01-12T10:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Nenesse--il-est-question-des-effets-deleteres-de-la-crise-et-des-vertus-du-theatre_a2020.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2018-01-12T10:20:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Nénesse" vitupère, tonitrue, menace, enfile les insultes, éructe. Avec ses deux sous-locataires clandestins et son épouse soumise, il vit d'expédients. "Nénesse" s'adapte mal à la crise. C'est un sanguin en bordure d'accident vasculaire cérébral que l'alcool n'arrange pas ."Nénesse" (Olivier Marchal) est un cas en limite.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19444118-23327867.jpg?v=1515748878" alt="Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre" title="Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre" />
     </div>
     <div>
      La pièce d'Aziz Chouaki réunit un carré de personnages hauts en couleurs. Un ancien rockeur déconneur déjà décrit. Un réfugié syrien (Hammou Graïa) ancien entraîneur de boxe en état de choc à jamais, un idéaliste fils de naturalisé et légaliste qui a perdu tout domicile fixe (Geoffroy Thiébaut). Une épouse femme de labeurs qui veille au grain (Christine Citti).       <br />
              <br />
       Tous fracassés de la vie. Ils ne sont plus que l'ombre de leurs rêves et de leurs souvenirs. Ayant perdu tous leurs repères anciens, ils sont tous en détresse. Exilés de leur imaginaire composé de bric et de broc, et déjà en lambeaux avant que d'être construit. Effilochés à jamais. Ils ne sont plus que litanies d'idées reçues, amalgames hasardeux, accumulations de poncifs et obsessions toujours ressassées. Leurs surenchères réciproques ne font jamais écho chez l'autre. Le texte saturé de mots et de préjugés est en menace d'épuisement ou de violence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19444118-23327890.jpg?v=1515748935" alt="Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre" title="Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre" />
     </div>
     <div>
      Le constat est sans appels. Dans ce dialogue de sourds où il n'y a même plus de place pour la raillerie, le spectateur est renvoyé à lui-même et à son actualité. À désespérer d'un genre humain dans lequel les pauvres niquent les pauvres.       <br />
              <br />
       Les comédiens rebondissent, se glissent dans les respirations du texte. À l'évidence dans une volubilité bien tempérée. Justes dans leur souffle, ils animent les caractères de personnages, sont de plus en plus crédibles au fur et à mesure que le récit monte au fait divers. Ils sont bruts. Ils sont vrais. C'est à couper le souffle.       <br />
              <br />
       Le spectateur retient le sien, empêché de rire, de ricaner ou de désapprouver les propos car il est submergé par la vitalité que les comédiens portent. Dans &quot;Nénesse&quot;, il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre. Le théâtre comme conjuration du mauvais œil, comme désir de rire. Désir accompli.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nénesse"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19444118-23327907.jpg?v=1515748981" alt="Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre" title="Dans "Nénesse", il est question des effets délétères de la crise, et des vertus du théâtre" />
     </div>
     <div>
      Texte : Aziz Chouaki.       <br />
       Mise en scène : Jean-Louis Martinelli.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Florence Bosson.       <br />
       Avec Christine Citti, Hammou Graïa, Olivier Marchal, Geoffroy Thiebaut.       <br />
       Musique : Sylvain Jacques.       <br />
       Création lumières : Jean-Marc Skatchko.       <br />
       Scénographie : Gilles Taschet.       <br />
       Costumes : Gilles Taschet.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 Janvier au 3 Mars 2018.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 20 h 30, matinée samedi à 16 h.       <br />
       Théâtre Dejazet, Paris 3e, 01 48 87 52 55.       <br />
       <a class="link" href="http://www.dejazet.com/" target="_blank">&gt;&gt; dejazet.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 mars au 16 mars 2018 :</span> La Manufacture - CDN Nancy-Lorraine, Nancy (54).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Un Harpagon aux bords d'un Accident Vasculaire Cérébral silencieux et fatidique</title>
   <updated>2015-10-13T20:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Harpagon-aux-bords-d-un-Accident-Vasculaire-Cerebral-silencieux-et-fatidique_a1458.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8384055-13148341.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-10-13T19:02:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Point de ladrerie ostentatoire, point de vêtements râpés, point de rétrécissement arthrosique du geste. Cet avare-là, qui ne nourrit pas ses chevaux et décide d'épouser la fiancée de son fils, cet Harpagon vu par Jean-Louis Martinelli, et endossé par Jacques Weber, est certes débraillé, sans goût particulier pour son image mais il est puissant et se déploie à la fois en majesté et en violence physique froide.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8384055-13148341.jpg?v=1444750990" alt="Un Harpagon aux bords d'un Accident Vasculaire Cérébral silencieux et fatidique" title="Un Harpagon aux bords d'un Accident Vasculaire Cérébral silencieux et fatidique" />
     </div>
     <div>
      Sa modération de ton et de comportement, son &quot;avarice&quot; ressemblent fort à une forme de jouissance du pouvoir qui écrase plus petit que soi. Il appartient au monde contemporain. Harpagon accapare, réduit les frais et enferme : il a organisé son emprise sur les êtres et les choses. Comme autant de stocks à soi soustraits aux regards du monde extérieur.       <br />
              <br />
       Seules des fenêtres occultées par des stores à lamelles laissent filtrer quelques rares rais de lumières et laissent échapper le miroitement de sa fortune. Comme ce diamant porté au doigt, comme ces lapsus sur des montants cachés… Autant de jalousies, autant d'inquiétudes, autant de risques de regards qui, par le jeu même de leur mise à l'écart, installent sa force d'attraction et assoient sa suprématie.       <br />
              <br />
       Ou plutôt l'illusion de sa suprématie car dans cette économie dirigée, une manière qu'il a d'encourager la flatterie (pour mieux stocker les meilleurs de l'image de soi) est aussi sa faiblesse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8384055-13148345.jpg?v=1444759403" alt="Un Harpagon aux bords d'un Accident Vasculaire Cérébral silencieux et fatidique" title="Un Harpagon aux bords d'un Accident Vasculaire Cérébral silencieux et fatidique" />
     </div>
     <div>
      L'homme est vaniteux et son comportement engendre, dans son entourage, bien des perversités. Les tentations criminelles titillent l'entremetteuse qui lui présente une jeune fille à marier. Le fils et son valet qui intriguent pour lui piquer sa fortune et lui arracher un mariage. Son intendant roué qui est en réalité l'amant de sa fille. Tous ensemble mènent des attaques contre le magot et la tyrannie. Et les coups sont de plus en plus ajustés. Et efficaces. Dans cette pièce, un père manque d'étrangler son fils, un diamant bien réel est soustrait à la vigilance par la logique de la situation, le serviteur d'un fils exaspéré décide de voler la cassette, un mariage inopiné se décide et ses dépenses pas encore réalisées, simplement imaginées, créent le vertige.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Jean-Louis Martinelli repose sur une forme moderne, légèrement intemporelle qui s'appuie sur une distribution équilibrée. La gestuelle intègre les tics contemporains sans trébucher sur les imparfaits du subjonctif. Chacun joue sa partition en ne cherchant pas à l'expliciter au public mais en agissant de manière continue d'une scène à l'autre sans rupture.       <br />
              <br />
       Et conséquence notable de ce parti pris, il n'y a pas de vrais apartés, pas d'adresses au public directes, pas d'intentions marquées. Le texte impose le rythme de son action, les comédiens se moulent avec un plaisir évident dans les plis de l'histoire. Et l'effet produit est celui d'une forme joyeuse, tout en légato et élasticité. Les moments de bravoure que le public attend se glissent dans le mouvement, naturels. L'exercice tient de l'eau forte pour les rôles d'Harpagon ou de Valère quand ces personnages atteignent la vraie violence ou de l'estompage plus ou moins marqué selon l'inflexion de couleur des différentes scènes des uns et des autres. Du drame à la farce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8384055-13149544.jpg?v=1444759599" alt="Un Harpagon aux bords d'un Accident Vasculaire Cérébral silencieux et fatidique" title="Un Harpagon aux bords d'un Accident Vasculaire Cérébral silencieux et fatidique" />
     </div>
     <div>
      Il flotte dans l'atmosphère comme la légèreté d'une jeunesse, celle d'une époque insouciante et heureuse qui triompherait du méchant. Une vraie porosité s'installe entre la scène et la salle. Le spectateur se trouve complice des discours à double sens, des contre jeux qui se développent devant lui et heureux de l'exploitation qui est faite des coups de théâtre qui sont par définition des coups du hasard.       <br />
              <br />
       Ainsi diverti le spectateur perçoit pleinement l'architecture de la pièce, l'enchainement des événements et la traversée des rôles. Il entend avec intérêt que, quand il s'agit de contrat de mariage avec ou sans dot, les non dépenses peuvent devenir des gains ou des pertes selon la capacité du beau parleur ; et qu'il y a bien au sein de la perception de la Valeur une différence, entre celle, affective, qui relie les êtres humains et celle de la représentation comptable et financière qui ne classifie que les objets.       <br />
              <br />
       Quand Harpagon pleure son trésor perdu, sa cassette, le public à l'unisson des personnages sait que son trésor perdu est bien sa fille. Que la thésaurisation est stérile. Que la dépense joyeuse d'un mariage enrichit. Stock stérile contre investissement… De la prescience moliéresque… de quelques grands argentiers, surintendants ou ministres…       <br />
              <br />
       Dans cette version de &quot;L'Avare&quot;, un air de folie douce conduit Harpagon aux bords d'un Accident Vasculaire Cérébral silencieux et fatidique. Sa fin prend des allures du naufrage d'un Don Corléone ou de celle d'un masque de carnaval : c'est selon.       <br />
              <br />
       La salle et la scène réunies fonctionnent comme une chambre noire où se révèle une vraie image d'Harpagon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Avare"</b></div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Jean-Louis Martinelli.       <br />
       Avec : Jacques Weber, Christine Citti, Rémi Bichet, Sophie Rodrigues, Alban Guyon, Jacques Verzier ou Gilles Vajou, Vincent Debost, Marion Harlez Citti, Paul Minthe, Azize Kabouche.       <br />
       Scénographie : Gilles Taschet.       <br />
       Lumière : Jean-Marc Skatchko.       <br />
       Costumes : Ursula Patzak.       <br />
       Durée : 2 h 15 sans entracte.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 octobre 2015 au 2 janvier 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 14 h 30.       <br />
       Théâtre Dejazet, Paris 3e, 01 48 87 52 55.       <br />
       <a class="link" href="http://www.dejazet.com/" target="_blank">&gt;&gt; dejazet.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Anna Christie"... Le plaisir d'un théâtre traditionnel sans vérisme, sobre, stylisé et esthétique</title>
   <updated>2015-02-20T20:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Anna-Christie-Le-plaisir-d-un-theatre-traditionnel-sans-verisme-sobre-stylise-et-esthetique_a1291.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7490025-11547631.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-02-20T19:53:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'histoire d'Anna Christie écrite en 1922 par Eugene O'Neill* se déroule dans une Amérique déjà marquée par la prohibition, une Amérique qui rêve de vertu et ne peut que subir le poids de la fatalité de l'alcool et de la pauvreté. La pièce qui met en valeur des caractères forts (le père, sa fille, le fiancé) a le charme et la puissance d'une chanson réaliste.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7490025-11547631.jpg?v=1424459647" alt=""Anna Christie"... Le plaisir d'un théâtre traditionnel sans vérisme, sobre, stylisé et esthétique" title=""Anna Christie"... Le plaisir d'un théâtre traditionnel sans vérisme, sobre, stylisé et esthétique" />
     </div>
     <div>
      L'action se déroule au port, au fond du bar, au bord de la jetée. Anna Christie est une fille de marin, en échouage, tout comme son père et aussi son fiancé perclus d'illusions. La fille ment sur son passé. Les deux hommes rêvent d'un monde chaste où les filles ne seraient pas pourries, où la mer ne serait pas une saloperie qui tangue et fort malmène, cogne et rejette à la grève les marins.       <br />
              <br />
       La mer est une saloperie.       <br />
              <br />
       L'illusion d'un bonheur ne dure qu'un instant, la vie ne les pas attendus. La mer les roule et le bonheur terrestre, une ferme, une famille, a disparu. Anna Christie, fille de marin noyée dans les préjugés et les précarités, ne peut vivre un autre destin que celui de fille à marins.       <br />
              <br />
       Bons à rien les marins, qu'à picoler, qu'à rêver de sirènes, qu'à engueuler les roulures.       <br />
              <br />
       Le texte s'enroule sur lui-même, rebondit comme sur des refrains. Il n'a rien perdu de son efficacité bien qu'il développe une mythologie un peu surannée. Il est vrai que l'âpreté de la vie des gens de mer est un peu oubliée de nos jours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Dans sa mise en scène, Jean-Louis Martinelli fait partager le plaisir d'un théâtre traditionnel sans vérisme, sobre, stylisé, esthétique, qui met en valeur les comédiens. Les levers et les baissers de rideaux, avec leurs nouettes et leurs perches, distribuent un espace de liberté à trois beaux comédiens et concentrent l'attention du spectateur sur les rapports de force des personnages.       <br />
              <br />
       La fille (Mélanie Thierry) a le tempérament d'une fille actuelle qui sait démonter le machisme sans fard ni crainte, le fiancé (Stanley Weber) est un jeune premier des plus convaincants et le père (Feodor Atkine) émouvant sous sa rudesse et sa puissance.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Eugène O' Neill a eu le prix Nobel en 1936.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Anna Christie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7490025-11547712.jpg?v=1424460323" alt=""Anna Christie"... Le plaisir d'un théâtre traditionnel sans vérisme, sobre, stylisé et esthétique" title=""Anna Christie"... Le plaisir d'un théâtre traditionnel sans vérisme, sobre, stylisé et esthétique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Eugene O'Neill.       <br />
       Adaptation : Jean-Claude Carrière.       <br />
       Mise en scène : Jean-Louis Martinelli.       <br />
       Avec : Mélanie Thierry, Stanley Weber, Féodor Atkine, Charlotte Maury-Sentier.       <br />
       Scénographie : Gilles Taschet.       <br />
       Lumières : Jean-Marc Skatchko.       <br />
       Costumes : Camille Janbon.       <br />
       Son : La Manufacture Sonore.       <br />
       Collaboratrice artistique : Amélie Wendling.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       Du 20 janvier au 26 avril 2015.       <br />
       Du mardi au samedi 21 h, samedi à 16 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Atelier, Paris 18e, 01 46 06 49 24.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-atelier.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-atelier.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon</title>
   <updated>2013-12-11T06:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Phedre-selon-Martinelli-Une-partition-symphonique-jouee-par-un-orchestre-dont-Phedre-serait-le-premier-violon_a1030.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <published>2013-12-11T19:26:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Phèdre a épousé Thésée, ce héros quasi demi-dieu qui tua le Minotaure et depuis règne tout puissant jusqu’à ce qu’une rumeur le déclare mort prisonnier. Les circonstances la portent à révéler son amour secret pour son beau-fils Hippolyte, beau comme son père, qui meurt en la fuyant. Après "Andromaque", "Bérénice" et "Britannicus", Jean-Louis Martinelli propose, en apothéose d’une tétralogie des passions raciniennes, une "Phèdre" de toute beauté.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6127048-9150022.jpg?v=1386702994" alt=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" title=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" />
     </div>
     <div>
      Au tout début, la première scène, le peplos des femmes est monochrome, un peu raide, la cuirasse anatomique des hommes un peu rigide.  La représentation se situe dans une Grèce antique, académique. Et puis miracle progressif du théâtre, dans cette mise en scène en bi-frontal, la pièce de Racine, d’abord exprimée en langage naturel, emporte le spectateur dans la vérité du texte. Les personnages s’animent. Les corps s’échauffent et la voix se libère.       <br />
              <br />
       Dans les allers et venues des uns et des autres, approchés, éloignés, que les protagonistes soient acteurs de leur destinées, spectateurs actifs ou serviteurs réticents, les habits de scène prennent vie, épousent les corps, esquissent un sillage, dessinent une traine, portent les caractères, emportent le cœur. Les acteurs prennent le rythme, scandent. Et le texte fait corps et les entraves tombent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6127048-9150029.jpg?v=1386702994" alt=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" title=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle, de visuel, devient musique. Le verbe claque, mugit, rugit. Tel une voile de marin sublimée, poussée par le zéphyr caressant, puis emportée par l’ouragan, le personnage de Phèdre appartient à la race de ceux qui n’ayant plus la maîtrise de l’action, ne pouvant échapper aux vents, épousent le tourbillon… de passion et de liberté.       <br />
              <br />
       Les mots sonnent, amplifient les vers. Et composent pour chacun son morceau de gloire. Et concourent à l’ensemble qui devient orchestre dont Phèdre est le premier violon. Un orchestre à l’œuvre d’une symphonie dont l’acmé est atteint par les stances de… Phèdre et dont la coda est constituée par le récit tenu par un témoin de la mort d’Hippolyte, fils de Thésée et de l’Amazone, beau fils de Phèdre, sœur d’Ariane et emporté par la vague scélérate d’un raz de marée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6127048-9150061.jpg?v=1386702994" alt=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" title=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" />
     </div>
     <div>
      La pièce de Racine matérialise le désir, son mouvement et sa puissance, se clôt en un tableau allégorique de l’aurige et ses chevaux déchiquetés sur la grève.       <br />
              <br />
       Pianissimo… fortissimo…       <br />
              <br />
       Faut-il voir ou écouter Racine ? Jean Louis Martinelli nous propose de l’entendre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Phèdre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6127048-9150063.jpg?v=1386702995" alt=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" title=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Mise en scène : Jean-Louis Martinelli.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Amélie Wendling.       <br />
       Scénographie : Gilles Taschet.       <br />
       Avec : Delphine Cogniard (Ismène), Hammou Graïa (Thésée), Mounir Margoum (Hippolyte), Sylvie Milhaud (Œnone), Sophie Rodrigues (Aricie), Anne Suarez (Phèdre), Gaëlle Voukissa (Panope), Abbès Zahmani (Théramène).       <br />
       Lumière : Jean-Marc Skatchko.       <br />
       Costumes : Catherine Leterrier et Sarah Leterrier.       <br />
       Coiffures, maquillage : Françoise Chaumayrac.       <br />
       Durée 2 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 novembre au 20 décembre 2013.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi et samedi à 20 h 30, jeudi à 19 h 30, dimanche à 15 h 30. Représentation pour spectateurs aveugles ou malvoyants le dimanche 15 décembre 2013.       <br />
       Théâtre Nanterre-Amantiers, Salle transformable, Nanterre (92), 01 46 14 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.nanterre-amandiers.com/" target="_blank">&gt;&gt; nanterre-amandiers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Phedre-selon-Martinelli-Une-partition-symphonique-jouee-par-un-orchestre-dont-Phedre-serait-le-premier-violon_a1030.html" />
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  <entry>
   <title>"Britannicus" au Théâtre des Amandiers de Nanterre : Une jouissive machine infernale</title>
   <updated>2012-10-08T12:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Britannicus-au-Theatre-des-Amandiers-de-Nanterre-Une-jouissive-machine-infernale_a741.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4792875-7165339.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-10-08T12:17:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis combien de temps n’avais-je pas vu une production aussi passionnante (1) au théâtre ? Depuis combien de temps n’avais-je pas été emportée par le génie d’une comédienne sur les planches ? "Quoi qu’il en soit" (2) pouvais-je espérer de "Voir et Entendre" un jour Agrippine, "… fille, femme, sœur et mère de vos maîtres" ? Miracle du théâtre…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4792875-7165339.jpg?v=1349692070" alt=""Britannicus" au Théâtre des Amandiers de Nanterre : Une jouissive machine infernale" title=""Britannicus" au Théâtre des Amandiers de Nanterre : Une jouissive machine infernale" />
     </div>
     <div>
      D’abord, c’est la meilleure pièce de Jean Racine. Une pièce masculine, romaine et politique après les chants de &quot;Andromaque&quot; et &quot;Bérénice&quot;. &quot;Britannicus&quot;, une tragédie efficace : peu de personnages, quatre hommes, trois femmes, cinq actes, trente-trois scènes plutôt brèves, 1768 vers et pas un de trop <span style="font-style:italic">(3)</span>, enchaînés implacablement dans une diabolique nécessité vers la catastrophe finale. Une horloge infernale de précision, un chef d’œuvre qui vous méduse à la fin.       <br />
              <br />
       Jean-Louis Martinelli livre une production de deux heures vingt sans entracte. Il a raison. La scène - c’est à dire l’antichambre de Néron - est une prison et les échappées vers l’extérieur inexistantes. Tous piégés. La lecture qu’en propose le directeur des Amandiers est convaincante. Les enjeux du texte mis en lumière, passionnants.        <br />
              <br />
       La scène est le plus souvent obscure, cernée par de grands piliers carcéraux, avec au fond l’entrée dans les appartements de l’empereur, mais aveuglée par un grand mur infranchissable. Entrée devant laquelle Néron tirera parfois un grand rideau écarlate. De la même teinte sanglante que son manteau de soie, ouvert sur son torse nu. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4792875-7165340.jpg?v=1349692071" alt=""Britannicus" au Théâtre des Amandiers de Nanterre : Une jouissive machine infernale" title=""Britannicus" au Théâtre des Amandiers de Nanterre : Une jouissive machine infernale" />
     </div>
     <div>
      Les ténèbres de la scène ? Ce sont peut-être celles de l’âme, ou celles du théâtre intérieur des pulsions irrémissibles des personnages et surtout de l’héritier des Julio-Claudiens, digne descendant des Caligula, des Tibère, d’Agrippine. Va s’y jouer ce que les grands scrutateurs des mammifères (que nous sommes) ont toujours montré - Sophocle, Shakespeare, Racine, etc. - que l’exercice du pouvoir se fait en famille, que l’inceste et la mort sont au cœur de la libido dominandi amoureuse et politique, qu’il faut anéantir cette famille pour lui survivre. Loi éternelle des grands fauves politiques. Et puis occasion aussi pour Racine de tuer le trop célèbre père sur son propre terrain - Pierre Corneille - à la cour de Louis XIV. Des Œdipe en cascade…       <br />
              <br />
       Au centre de la scène, vide, un parquet en forme de cercle tourne très lentement d’acte en acte : la fortune des uns, la chute des autres, la révolution de soleil (ou unités de temps et de lieu aristotélicienne). Le cycle infernal des révolutions de palais et le poids du passé. Un grand cirque où tous se dévorent et d’où les plus faibles (Britannicus, Junie) tenteront de s’échapper. Seul un fauteuil de style Richelieu, que chacun essaie d’occuper ou de contrôler tour à tour, rappelle qu’un trône se conquiert aux dépens d’une mère (Anne d’Autriche) ou d’un frère - même pour un roi-soleil.        <br />
              <br />
       Choc immense, frisson dans le dos, &quot;tambos&quot; <span style="font-style:italic">(4)</span> sacré : c’est l’Agrippine d’Anne Benoît, dès la première scène. Elle nous agrippe jusqu’au bout, et on ne pourra plus lui échapper. Comme Néron, lassé de &quot;ses trois ans de vertu&quot; et de la terreur que la mater genitrix lui inspire. Miracle, nous voilà tous transportés en 55 après JC, à Rome ! Combien de fois cela m’est-il arrivé dans ma - déjà - longue vie de spectatrice ? Deux fois ? Trois ? De l’étonnement douloureux du début (constat de son déclin et son fils la hait), ce fils &quot;ingrat&quot;, pour lequel elle a commis le pire, l’écarte du trône. Jusqu’à son impérial aveuglement face au conseiller Burrhus, gentil Machiavel, face au fragile traître, Narcisse : Agrippine fascine comme jamais. De mémoire de spectatrice, qui a su aussi impérieusement renvoyer Néron à l’acte V, devenu meurtrier de son demi-frère, Britannicus : &quot;Adieu. Tu peux sortir.&quot; que Anne Benoît, géniale Agrippine ? Après le sarcasme grandiose : &quot;Poursuis, Néron, avec de tels ministres…&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4792875-7165347.jpg?v=1349692072" alt=""Britannicus" au Théâtre des Amandiers de Nanterre : Une jouissive machine infernale" title=""Britannicus" au Théâtre des Amandiers de Nanterre : Une jouissive machine infernale" />
     </div>
     <div>
      La comédienne a la voix très grave, la présence impériale, impérieuse, le &quot;Génie&quot; qui fait trembler. Elle &quot;est&quot; Agrippine, elle est grande. Je le répète : elle nous rappelle ce que nous devons au théâtre, quand il est excellent. Tous les autres acteurs pâtissent un peu de son éclat mais la plupart sont bons : Alain Fromager compose - avec quelque chose d’un Al Pacino au mitan de son âge - un Néron déjà vieillissant mais encore chien fou. Si le parti-pris de donner le rôle d’un personnage, censé avoir dix-huit ans dans la pièce, à cet acteur étonne au début, on est cependant vite convaincu de la pertinence de ce choix. Pressé de ronger sa laisse, metteur en scène pervers et violent, il regarde les autres se mirer dans leurs illusions  - un miroir d’eau dormante au centre de la scène - et sur leur vraie influence sur lui. Tout est déjà joué, ils sont déjà morts. Lui espère encore jouir. De Junie. Mais elle lui échappera. Personnage mûr, il est l’amant-jouet - croit encore Agrippine - qu’elle embrasse sur la bouche. Elle s’assoit sur lui et sur le trône - pas seulement au sens propre. Mais il attend son heure.        <br />
              <br />
       Les deux conseillers sont très bien : Burrhus avec la voix envoûtante et le physique un peu lourd de Jean-Marie Winling, et le frêle Narcisse de Grégoire Oestermann. La belle Junie se débat en vain et ne sauvera pas son amant. Elle est habilement interprétée par Anne Suarez. Seul bémol : le jeu artificiel de Britannicus/Éric Caruso et d’Albine/Agathe Rouiller. Quand ils parlent, c’est aux plus mauvais moments passés à la Comédie française qu’on pense : emphase inopportune et énonciation déclamatoire d’étudiants de deuxième année d’école de théâtre (mollo, please sur les &quot;e&quot; muets prononcés !). Il est vrai que dire des alexandrins, pourtant aussi admirablement cadencés que ceux-là, n’est pas à la portée de tout le monde. Pourtant nul besoin d’en faire trop, la langue racinienne est une parole vivante et naturelle à force de génie d’écriture : &quot;J’ai voulu lui parler et ma voix s’est perdue&quot; (v. 396).        <br />
              <br />
       Une pièce sublime, comme sa comédienne principale. Un metteur en scène intelligent - donc modeste - au service d’un texte dont il nous révèle encore la richesse inépuisable : croyez-moi, courez applaudir Agrippine, Racine et Martinelli ! Moi, j’y retourne. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Notes :       <br />
       (1) Certes, l’an dernier il y eut le &quot;Danton&quot; à la MC93.       <br />
       (2) Cheville géniale au vers 395 dans la tirade de Néron à l’acte II, une parmi tant d’autres dans des alexandrins d’airain (Merci à S. Mullier !).       <br />
       (3) On peut trouver le récit final d’Albine superfétatoire… En plus si c’est dit médiocrement, une vraie chute de tension. C’était le cas ici.       <br />
       (4) Le &quot;tambos&quot; chez les Tragiques grecs, c’est le frisson sacré ressenti par les spectateurs quand le dieu se manifeste sur la scène.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Britannicus"</b></div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Mise en scène : Jean-Louis Martinelli.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Amélie Wendling.       <br />
       Avec : Anne Benoît (Agrippine), Éric Caruso (Britannicus), Alain Fromager (Néron), Grégoire Oestermann (Narcisse), Agathe Rouiller (Albine), Anne Suarez (Junie), Jean-Marie Winling (Burrhus).       <br />
       Scénographie : Gilles Taschet.       <br />
       Lumière : Jean-Marc Skatchko.       <br />
       Costumes : Ursula Patzak.       <br />
       Coiffures, maquillages : Françoise Chaumayrac.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 septembre au 27 octobre 2012.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, jeudi à 19 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Nanterre-Amandiers, Salle transformable, Nanterre (92), 01 46 14 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.nanterre-amandiers.com" target="_blank">&gt;&gt; nanterre-amandiers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Britannicus-au-Theatre-des-Amandiers-de-Nanterre-Une-jouissive-machine-infernale_a741.html" />
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