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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-15T07:25:25+02:00</updated>
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   <title>Muz’nouch : chaos social</title>
   <updated>2012-05-15T15:01:00+02:00</updated>
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   <category term="CédéDévédé" />
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   <published>2012-05-14T18:33:00+02:00</published>
   <author><name>Gérard Biard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Des paroles qui sentent le trottoir et une musique qui n’a pas peur de se rouler dans tous les styles, voilà ce que propose le groupe caennais Muz’nouch, dans un deuxième album aux allures de voyou au cœur tendre.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4203205-6372230.jpg?v=1337083203" alt="Muz’nouch : chaos social" title="Muz’nouch : chaos social" />
     </div>
     <div>
      Ils sont quatre, comme les Beatles. La comparaison s’arrête là. Si l’on veut dénicher des influences dans la créativité des Muz’nouch, il faut plutôt aller les chercher du côté de Renaud ou de Boris Vian pour le ton et le fond, et un peu dans tous les genres pour l’univers musical : jazz, rock, musette, tzigane… Manque juste la techno, peut-être parce qu’aucun des membres du quatuor n’éprouve d’affinités avec les marteaux-piqueurs numériques, peut-être aussi pour de très banals impératifs techniques.       <br />
              <br />
       Car les Muz’nouch veulent pouvoir s’installer n’importe où, à l’improviste, pour envoyer leurs couplets. <span style="font-style:italic">&quot;Sur le disque, il y a des arrangements, de l’électrique,</span> explique Valéry Dekowski, le chanteur. <span style="font-style:italic">Mais sur scène, on garde ce quatuor en bois, avec la possibilité de jouer et de chanter dans la rue. On peut chanter toutes les chansons sans sono, sans micro, sans rien. On se met sur un bout de trottoir et c’est parti. C’est un critère de sélection des chansons très important. Et des thèmes abordés qui vont avec&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4203205-6376170.jpg?v=1337083234" alt="Muz’nouch : chaos social" title="Muz’nouch : chaos social" />
     </div>
     <div>
      Le fait est que ça sent le pavé. Dans tous les sens du terme : manif’ et fleur de bitume. Du &quot;Vieux chacal&quot;, qu’<span style="font-style:italic">&quot;y a bien qu’la mort pour l’empêcher/d’ouvrir sa gueule sous une pancarte&quot;</span>, à &quot;Gaston et sa cibiche&quot;, qu’<span style="font-style:italic">&quot;aimait bien vivre dans la fumée/ça piquait mais c’était comme un pet qu’on fait&quot;</span>, en passant par les &quot;Gueux dégueux&quot;, <span style="font-style:italic">&quot;tous ces vilains qui tendent la main&quot;</span>, les thèmes de Muz’nouch respirent la déglingue sociale, le dessous de bras libertaire et l’amour des gueules qui se s’oublient pas. Ou qui refusent de se faire oublier, comme la mère de &quot;T’es morte&quot; qui ouvre l’album dans un feu d’artifice de mélancolie ironique.       <br />
              <br />
       Et quand la fantaisie pointe, c’est aussi sur l’air de la Carmagnole : &quot;Les jouets d’cons&quot; et son père désolé <span style="font-style:italic">&quot;de pas pouvoir t’payer l’jouet qu’tas vu en rayon/qu’est moche comme un yorkshire et vaut la peau du fion&quot;</span>, &quot;Merci&quot; et son bon citoyen qui remercie les myopathes <span style="font-style:italic">&quot;grâce à vous j’combats la misère/je suis aussi cool que l’Abbé Pierre/quand j’vous soutiens j’me sens moins nul/pis j’paye moins d’impôts, bon calcul !&quot;</span> ou encore le héros malchanceux de &quot;La pub et le progrès&quot;, dont les aventures <span style="font-style:italic">&quot;dans un monde où tout était prévu et tout organisé&quot;</span> ne se passent pas exactement comme prévu, justement…       <br />
              <br />
       Mais alors, direz-vous, au milieu de ce déluge de misères, certes souvent cocasses mais misères tout de même, reste-t-il un peu de place pour la tendresse et l’amour ? Surprise… Pour le savoir, il vous faudra acheter l’album ou aller voir Muz’nouch en concert…       <br />
              <br />
       <b>• Muz’nouch &quot;T’es morte&quot;.</b>       <br />
       Sortie le 21 mai 2012.       <br />
       Label (et distribution) : Rue Stendhal.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4203205-6376508.jpg?v=1337086782" alt="Muz’nouch : chaos social" title="Muz’nouch : chaos social" />
     </div>
     <div>
      <b>• En concert les 30 et 31 mai 2012 à 21 h.</b>       <br />
       Théâtre de la Vieille Grille, 1, rue du Puits de l’Ermite, Paris 5e, 01 47 07 22 11.       <br />
       Chant : Valéry Dekowski.        <br />
       Guitare : Gary Grandin.        <br />
       Contrebasse : Hugues Letort.        <br />
       Accordéon : Nicolas Bordes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Norah Jones remet les bottes et le Stetson</title>
   <updated>2012-04-17T16:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Norah-Jones-remet-les-bottes-et-le-Stetson_a592.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
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   <published>2012-04-17T16:24:00+02:00</published>
   <author><name>Gérard Biard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un doigt sur le piano, un autre sur le banjo, Norah Jones a retrouvé (avant de sortir son 5e opus "...Little Broken Hearts", le 30 avril) les Little Willies pour un album jazzy-bluegrass aux croisement des genres et aux vertus euphoriques, comme seuls ces satanés Américains savent en concocter.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4102593-6226124.jpg?v=1334674037" alt="Norah Jones remet les bottes et le Stetson" title="Norah Jones remet les bottes et le Stetson" />
     </div>
     <div>
      Aux États-Unis, il y a comme partout de bons et de mauvais musiciens, mais il n’y a pas de bonne ou de mauvaise musique. Plus précisément, il n’y a pas de musique &quot;noble&quot;. Les genres s’entrecroisent, le rock, le jazz, la country, la musique symphonique, la &quot;world music&quot;, la variété, le folk, se mélangent allègrement, sur scène ou en studio, sans que personne ne s’en offusque ni trouve la chose incongrue.        <br />
              <br />
       Logique, dans un pays où la musique &quot;nationale&quot; n’est au fond que la somme toujours renouvelée et réinventée de sources multiples, depuis les folklores européens divers jusqu’aux sonorités techno-punks, en passant évidemment par les rythmes noirs et latinos. Du coup, quand des chanteurs venus d’horizons les plus divers se réunissent pour un concert à la mémoire de Johnny Cash ou de Hank Williams, par exemple, ils ne rendent pas hommage à des légendes de la country, mais à des légendes de la musique, tout simplement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4102593-6226128.jpg?v=1334674417" alt="Norah Jones remet les bottes et le Stetson" title="Norah Jones remet les bottes et le Stetson" />
     </div>
     <div>
      La plus récente illustration de ce refus des clivages musicaux est apparue dans les bacs en janvier dernier : &quot;For The Good Times&quot;, un album pétant de santé dans lequel Norah Jones retrouve ses vieux copains des Little Willies, avec qui elle débuta avant de devenir une star de la chanson jazzy. Ce n’est certes pas la première fois que la fille de Ravi Shankar fait se rencontrer le bitume de Chicago et les chemins de cambrousse - elle nous offrit de mémorables duos avec Dolly Parton, dont elle reprend d’ailleurs ici le superbe &quot;Jolene&quot; -, mais il faut bien avouer que cet opus est un modèle de sons croisés, exécutés avec une élégance rare.       <br />
              <br />
       Entre piano bar et grange à foin, sans hésiter à foncer parfois toutes cordes tendues dans le bluegrass le plus assumé, Norah Jones et ses &quot;petites quéquettes&quot; - c’est la traduction du nom du groupe, preuve qu’en plus du swing, ils ne manquent pas d’humour - enchaînent les classiques et convoquent les grands anciens, avec une nette préférence pour les <span style="font-style:italic">outlaws</span> : Johnny Cash (&quot;Wide Open Road&quot;), Willie Nelson (&quot;Permanently  Lonely&quot;), Kris Kristofferson (&quot;For The Good&quot;), Leffty Frizzell (&quot;If You’ve Got The Money I’ve Got The Time&quot;)… Sans oublier l’autre &quot;papesse&quot; de la robe à franges, Loretta Lynn, dont le très entraînant &quot;Sin City&quot; retrouve ici une deuxième jeunesse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4102593-6226174.jpg?v=1334674604" alt="Norah Jones remet les bottes et le Stetson" title="Norah Jones remet les bottes et le Stetson" />
     </div>
     <div>
      Bref, si vous ne commencez pas à taper du pied à la seconde même où vous glissez ce CD dans votre lecteur, un conseil : consultez un médecin, vous avez un sérieux problème neurologique.       <br />
              <br />
       <b>• The Little Willies &quot;For The Good Times&quot;.</b>       <br />
       Sortie : janvier 2012.       <br />
       Label : Milking Bull. Distribution : EMI.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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