<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-07-19T11:18:40+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Bouvard et Pécuchet", farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique</title>
   <updated>2019-10-23T15:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Bouvard-et-Pecuchet--farce-aux-frontieres-du-tragique-avec-la-betise-comme-dimension-philosophique_a2141.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/22794714-25339314.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-06-08T08:08:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jérôme Deschamps met en scène "Bouvard et Pécuchet", la dernière œuvre, inachevée, de Gustave Flaubert, dans laquelle l'auteur dépeint les toquades, les velléités de connaissances non maîtrisées de ses contemporains qui, d'erreurs en déconvenues, entassent les impuissances et les rancœurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22794714-25339314.jpg?v=1571837706" alt=""Bouvard et Pécuchet", farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique" title=""Bouvard et Pécuchet", farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique" />
     </div>
     <div>
      Jérôme Deschamps en garde la trame, en conserve quelques bribes, l'adapte au monde contemporain, tout en étant fidèle à une forme d'esprit satirique où l'absurde, l'humour et le sarcasme se tutoient.       <br />
              <br />
       Jérôme Deschamps est Pécuchet et Micha Lescot Bouvard. Quand Jérôme Deschamps roule des yeux à n'en plus finir, Micha Lescot brasse de l'air de ses longs bras et de ses longues jambes à l'infini.       <br />
              <br />
       Jamais méchants pour leurs personnages. C'est que, dans la traversée de l'œuvre, les comédiens atteignent des sommets d'autoparodie et ce dans une maîtrise totale de leur métier.       <br />
              <br />
       Il faut voir comme ils se <span style="font-style:italic">&quot;marionnettisent&quot;</span> et font surgir, par exemple, en trois tours de manège virtuel, un &quot;digest&quot; des grands rôles de Molière, comment Jérôme Deschamps s'enroule dans la robe d'un malade imaginaire pendant que Micha Lescot s'extrait du mouvement et joue les tartufferies, concrétisant une scène de Dom Juan devant une paysanne. Comment les deux croisent Pierre Dac et Francis Blanche ou proposent une vision de personnages beckettiens des plus convaincantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22794714-25339316.jpg?v=1571837800" alt=""Bouvard et Pécuchet", farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique" title=""Bouvard et Pécuchet", farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique" />
     </div>
     <div>
      Tous deux jouent dans le plaisir jusqu'à s'épater. Et produisent pour leurs personnages des variations subtiles. De l'ébahissement à la béatitude, à l'hébétude, ces deux-là sont appelés à devenir un couple de légende. Il y a le petit gros et le grand gringalet. Jérôme et Micha comme frères siamois.       <br />
              <br />
       En contre-pitres Lucas (Hérault) et Pauline (Tricot) composent un duo de travailleurs épuisés par la tâche se dandinant dans la mécanique des jours.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle et la succession des gags en rafale, les duettistes se révèlent incapables de s'adapter à toute réalité. Par tous les moyens de l'artifice du théâtre et de sa dynamique, la collision est irrésistible entre un état d'abrutissement et un stade avancé de l'idiotie. La farce est aux frontières du tragique.       <br />
              <br />
       Pourtant dans cette mise en scène, Jérôme Deschamps ne décrit pas, n'illustre pas la bêtise de manière dogmatique. En déclenchant un rire franc, le spectacle donne aussi et avant tout en partage le plaisir du métier de comédien. Avec en prime la bêtise comme dimension philosophique commune à tous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bouvard et Pécuchet"</b></div>
     <div>
      D'après le roman de Gustave Flaubert.       <br />
       Adaptation : Jérôme Deschamps.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Deschamps, assisté d'Arthur Deschamps.       <br />
       Avec : Jérôme Deschamps, Lucas Hérault, Micha Lescot, Pauline Tricot.       <br />
       Costumes : Macha Makeïeff, assistée de Claudine Crauland       <br />
       Lumières : Bertrand Couderc, assisté de Julien Chatenet.       <br />
       Scénographie Félix Deschamps       <br />
       Accessoires : Sylvie Châtillon.       <br />
       Postiches et perruques : Cécile Kretschmar.       <br />
       Conception décors : Clémence Bezat.       <br />
       Fabrication des décors : Atelier Jipanco.       <br />
       Compagnie Jérôme Deschamps.       <br />
       Durée : 1 h 30       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 juin au 11 juillet 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Espace Cardin, Théâtre de la Ville Hors les murs, Paris 8e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Bouvard-et-Pecuchet--farce-aux-frontieres-du-tragique-avec-la-betise-comme-dimension-philosophique_a2141.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Une farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique commune à tous</title>
   <updated>2017-10-03T08:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-farce-aux-frontieres-du-tragique-avec-la-betise-comme-dimension-philosophique-commune-a-tous_a1933.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17432952-21926114.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-10-03T08:01:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jérôme Deschamps met en scène "Bouvard et Pécuchet", la dernière œuvre, inachevée, de Gustave Flaubert, dans laquelle l'auteur dépeint les toquades, les velléités de connaissances non maîtrisées de ses contemporains qui, d'erreurs en déconvenues, entassent les impuissances et les rancœurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17432952-21926114.jpg?v=1507011562" alt="Une farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique commune à tous" title="Une farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique commune à tous" />
     </div>
     <div>
      Jérôme Deschamps en garde la trame, en conserve quelques bribes, l'adapte au monde contemporain, tout en étant fidèle à une forme d'esprit satirique où l'absurde, l'humour et le sarcasme se tutoient.       <br />
              <br />
       Jérôme Deschamps est Pécuchet et Micha Lescot Bouvard. Quand Jérôme Deschamps roule des yeux à n'en plus finir, Micha Lescot brasse de l'air de ses longs bras et de ses longues jambes à l'infini.       <br />
              <br />
       Jamais méchants pour leurs personnages. C'est que, dans la traversée de l'œuvre, les comédiens atteignent des sommets d'autoparodie et ce dans une maîtrise totale de leur métier.       <br />
              <br />
       Il faut voir comme ils se <span style="font-style:italic">&quot;marionnettisent&quot;</span> et font surgir, par exemple, en trois tours de manège virtuel, un &quot;digest&quot; des grands rôles de Molière, comment Jérôme Deschamps s'enroule dans la robe d'un malade imaginaire pendant que Micha Lescot s'extrait du mouvement et joue les tartufferies, concrétisant une scène de Dom Juan devant une paysanne. Comment les deux croisent Pierre Dac et Francis Blanche ou proposent une vision de personnages beckettiens des plus convaincantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17432952-21926147.jpg?v=1507011649" alt="Une farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique commune à tous" title="Une farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique commune à tous" />
     </div>
     <div>
      Tous deux jouent dans le plaisir jusqu'à s'épater. Et produisent pour leurs personnages des variations subtiles. De l'ébahissement à la béatitude, à l'hébétude, ces deux-là sont appelés à devenir un couple de légende. Il y a le petit gros et le grand gringalet. Jérôme et Micha comme frères siamois.       <br />
              <br />
       En contre-pitres Lucas (Hérault) et Pauline (Tricot) composent un duo de travailleurs épuisés par la tâche se dandinant dans la mécanique des jours.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle et la succession des gags en rafale, les duettistes se révèlent incapables de s'adapter à toute réalité. Par tous les moyens de l'artifice du théâtre et de sa dynamique, la collision est irrésistible entre un état d'abrutissement et un stade avancé de l'idiotie. La farce est aux frontières du tragique.       <br />
              <br />
       Pourtant dans cette mise en scène, Jérôme Deschamps ne décrit pas, n'illustre pas la bêtise de manière dogmatique. En déclenchant un rire franc, le spectacle donne aussi et avant tout en partage le plaisir du métier de comédien. Avec en prime la bêtise comme dimension philosophique commune à tous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bouvard et Pécuchet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17432952-21926153.jpg?v=1507011953" alt="Une farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique commune à tous" title="Une farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique commune à tous" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman de Gustave Flaubert.       <br />
       Adaptation : Jérôme Deschamps.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Deschamps, assisté d'Arthur Deschamps.       <br />
       Avec : Jérôme Deschamps, Lucas Hérault, Micha Lescot, Pauline Tricot.       <br />
       Costumes : Macha Makeïeff, assistée de Claudine Crauland       <br />
       Lumières : Bertrand Couderc, assisté de Julien Chatenet.       <br />
       Scénographie Félix Deschamps       <br />
       Accessoires : Sylvie Châtillon.       <br />
       Postiches et perruques : Cécile Kretschmar.       <br />
       Conception décors : Clémence Bezat.       <br />
       Fabrication des décors : Atelier Jipanco.       <br />
       Compagnie Jérôme Deschamps.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 septembre a 10 octobre 2017       <br />
       et du 22 juin au 11 juillet 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Plus lundi 9 octobre 2017 ; lundi 2 et 9 juillet 2018 à 20 h 30.        <br />
       Relâche : les dimanches 8 octobre 2017, 1er et 8 juillet 2018.       <br />
       Espace Pierre Cardin (Théâtre de la Ville Hors les Murs), Paris 8e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17432952-21926191.jpg?v=1507012099" alt="Une farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique commune à tous" title="Une farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique commune à tous" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Une-farce-aux-frontieres-du-tragique-avec-la-betise-comme-dimension-philosophique-commune-a-tous_a1933.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique</title>
   <updated>2015-06-17T09:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Mousquetaires-au-couvent--feu-d-artifice-final-pour-Jerome-Deschamps-a-l-Opera-Comique_a1368.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7917243-12301283.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-06-17T09:00:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dernière production de Jérôme Deschamps comme directeur de l'Opéra Comique, ces "Mousquetaires au couvent" sont à découvrir absolument. Plus qu'une reprise de sa mise en scène de l'opérette de Louis Varney à Lausanne, son spectacle redonne vie avec un rare bonheur à ce bijou de "l'esprit gaulois" avec une pléiade de remarquables jeunes chanteurs dont Anne-Catherine Gillet et Sébastien Guèze.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7917243-12301283.jpg?v=1434525284" alt=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" title=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Après huit saisons de bons et loyaux services Jérôme Deschamps tire sa révérence en beauté en cumulant les jobs d'acteur-chanteur (dans le rôle du gouverneur) et de metteur en scène dans un ouvrage qu'il a exhumé en 2013 à l'Opéra de Lausanne : &quot;Les Mousquetaires au couvent&quot;. Le titre joyeusement insolent de cette opérette du compositeur Louis Varney en résume bien le programme : deux mousquetaires aux tempéraments bien opposés déguisés en moines mendiants infiltrent le couvent des Ursulines introduisant par là un réjouissant chahut parmi les pensionnaires.        <br />
              <br />
       Gontran de Solanges (le ténor divin Sébastien Guèze) est amoureux de l'une d'entre elles - Marie de Pontcourlay, nièce du cardinal de Richelieu chantée fort bien par la jeune soprano Anne-Marine Suire - quand Narcisse de Brissac (le talentueux baryton Marc Canturri) espère remplir son estomac et étancher son inextinguible soif à la table de Sœur Opportune. Heureux hasard : il trouvera aussi l'amour avec la sœur de Marie, Louise, grâce à un prêche désopilant sur les vertus de ce premier des préceptes chrétiens !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7917243-12301286.jpg?v=1434525508" alt=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" title=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      D'autres personnages irrésistibles viennent agrémenter cette œuvre, vrai apogée de l'opérette populaire créée en 1880, au livret sous influence d'un Alexandre Dumas qui serait pompette. Outre le Gouverneur auquel Jérôme Deschamps prête sa fantaisie et un zeste de folie façon Deschiens, l'abbé Bridaine du baryton Franck Leguérinel se taille un joli succès en apportant sa vis comica délirante et sa maestria à cet éloge de l'ivresse et de la bonne humeur. La servante Simone superbement enlevée d'Anne-Catherine Gillet domine avec conviction toutes ses scènes (j'allais dire comme toujours) alors même que tous les ingrédients d'un spectacle ultra réussi entraînent rires et sourires en cascade. Tous les chanteurs mériteraient d'être cités.       <br />
              <br />
       Si les costumes inspirés de Vanessa Sannino font penser à l'univers d'&quot;Alice au pays des merveilles&quot;, les décors de Laurent Peduzzi servent les tableaux poétiques naïfs et colorés de cette mise en scène pleine de trouvailles burlesques et fonctionnent comme autant de gags visuels. Les chorégraphies déchaînent aussi la joie tel ce pas de deux de nos deux mousquetaires chaussés de ballerines pendant l'entracte musical avant le deuxième acte, le drolatique &quot;Ballet des Moines&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7917243-12301307.jpg?v=1434526107" alt=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" title=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      La direction de Laurent Campellone n'est pas en reste qui sert avec nuance et justesse une partition allègre à souhait. Bref, Jérôme Deschamps avec l'aide de tous ses camarades touche au but une fois de plus et remplit le programme qu'il s'était fixé en redonnant une belle identité à la Salle Favart : donner du plaisir à un public renouvelé avec des œuvres légères très populaires dans le passé. Ciao Maestro ! Ah ! un mot encore : on nous promet à Paris en 2017 Sébastien Guèze dans &quot;Werther&quot;. Espérons que sa prestation parfaite entre drôlerie et émotion et sa voix d'or vivant l'imposent définitivement dans notre belle capitale dès aujourd'hui.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 23 juin 2015. </span>       <br />
       <b>Retransmission en direct le 17 juin 2015 à 19h30 sur France Musique et sur concert.arte.tv</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7917243-12301357.jpg?v=1434526372" alt=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" title=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Opéra Comique, 0 825 01 01 23.       <br />
       1 place Boieldieu 75002.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-comique.com" target="_blank">&gt;&gt; opera-comique.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Les Mousquetaires au couvent&quot; (1880).</b>       <br />
       Opérette en trois actes.       <br />
       Musique : Louis Varney (1844-1908).       <br />
       Livret : Paul Ferrier et Jules Prével.       <br />
       Durée : 2 h 20 avec entracte.       <br />
              <br />
       Laurent Campellone, direction musicale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7917243-12301372.jpg?v=1434526516" alt=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" title=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Jérôme Deschamps, mise en scène.       <br />
       Laurent Peduzzi, décors.       <br />
       Vanessa Sannino, costumes.       <br />
       Marie-Christine Soma, lumières.       <br />
       Glyslein Lefever, chorégraphie.        <br />
              <br />
       Marc Canturri, Narcisse de Brissac.       <br />
       Sébastien Guèze, Gontran de Solanges.       <br />
       Franck Leguérinel, l'abbé Bridaine.        <br />
       Anne-Catherine Gillet, Simone.       <br />
       Anne-Marine Suire, Marie de Pontcourlay.       <br />
       Antoinette Dennefeld, Louise de Pontcourlay.       <br />
       Nicole Monestier, La mère supérieure.       <br />
       Doris Lamprecht, Mme Pichard, Sœur Opportune.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7917243-12301383.jpg?v=1434526619" alt=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" title=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Jérôme Deschamps, Le gouverneur.       <br />
       Ronan Debois, Rigobert.       <br />
       Safir Behloul, Pichard.       <br />
       Jodie Devos, Claudine, Isabelle.       <br />
       Valentine Martinez, Jacqueline, Agathe.       <br />
       Eleonore Pancrazi, Jeanneton.       <br />
       Mathilde Opinel, Margot.       <br />
       Emmanuelle Monier, Blanche.       <br />
              <br />
       Les Cris de Paris.       <br />
       L'Orchestre symphonique de l'Opéra de Toulon.       <br />
       Geoffroy Jourdain, chef de chœur. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Mousquetaires-au-couvent--feu-d-artifice-final-pour-Jerome-Deschamps-a-l-Opera-Comique_a1368.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !</title>
   <updated>2013-06-08T11:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Marouf-savetier-du-Caire-Vous-reprendrez-bien-un-peu-de-desert-_a913.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5555703-8287973.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-29T08:25:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le plus grand succès de l’Opéra Comique du début de l’autre siècle fait son retour salle Favart jusqu’au 3 juin dans une mise en scène drôlissime de Jérôme Deschamps, avec un plateau d’artistes à se damner !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5555703-8287973.jpg?v=1369809258" alt=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" title=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" />
     </div>
     <div>
      On ne connaît plus le compositeur, ce Henri Rabaud qui fit les grandes heures de l’Opéra Comique au début du XXe siècle avec son &quot;Mârouf&quot;, à l’époque où l’Orient et l’Asie fournissaient en abondance ses sujets à l’art lyrique européen. Époque où les Spahis, sentant bons le sable chaud de l’Empire colonial - façon Jean Gabin vingt ans plus tard dans &quot;Gueule d’Amour&quot; - faisaient rêver les paysannes creusoises, les nourrices bretonnes montées à Paris et les bourgeoises du monde entier.        <br />
              <br />
       La geste coloniale et l’Orient devenu &quot;compliqué&quot; n’étant plus de saison, comment monter aujourd’hui cet opéra comique improbable, mettant en scène un savetier pauvre et ses merveilleuses aventures, qui gagne l’amour d’une belle princesse nommée Saamcheddine dans une Égypte tout droit sortie des &quot;Mille et une Nuits&quot; ? Jérôme Deschamps a la solution : il en fait un rêve enfantin, une collection de vignettes irrésistibles, une fantasmagorie naïve et colorée, bref une évasion vraiment jouissive. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5555703-8287974.jpg?v=1369809259" alt=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" title=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" />
     </div>
     <div>
      Dans un décor stylisé et fantaisiste à échelle d’enfant, avec casbah et palais miniatures, avec de beaux costumes aux accessoires délirants - Ô ces coiffes démesurées et burlesques ! -, le spectacle ravit les yeux et taquine nos zygomatiques. Et que dire de ces ânes, chevaux-humains et chameaux-balais qui chantent, boivent et dansent… comme Michael Jackson. Les trouvailles de mise en scène sont incessantes, les gags visuels fleurissent, on ne sait plus où donner de la tête. On ne s’ennuie pas une minute !       <br />
              <br />
       Et puis l’autre bonne surprise, c’est la musique, charmante, qui rappelle par éclairs Ravel et Saint-Saëns (dont Rabaud fut le disciple) entre deux thèmes pseudo orientaux. C’est la grâce subtile de cette musique française justement renommée pour son orchestration et ses harmonies idiosyncrasiques. L’Orchestre Philharmonique de Radio-France emmené par le chef Alain Altinoglu la sert avec panache et délicatesse. On se régale. Selon une mécanique efficace, les danses succèdent aux numéros solos et aux duos chantés en cinq tableaux, nous entraînant de la casbah &quot;cairote&quot; au palais du sultan, du harem à un oasis abritant un trésor gardé par un génie, façon orientalisme de bazar. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5555703-8287976.jpg?v=1369809259" alt=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" title=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" />
     </div>
     <div>
      Mais tout cela n’est rien encore. Un plaisir divin nous est réservé par un plateau de chanteurs stratosphériques ! Le duo des héros tout d’abord : la princesse Saamcheddine, c’est la soprano Nathalie Manfrino, d’un charme, d’une vivacité mutine et d’un talent confondants. Quand elle paraît, tout s’illumine et son chant velouté et éclatant emporte tous les cœurs. Son amant, Mârouf, c’est le baryton Jean-Sébastien Bou, justement acclamé, qui porte idéalement cette production à des sommets de drôlerie et d’émotion avec une belle voix aux riches couleurs, une énergie constante - il est de tous les tableaux ou presque -  et un jeu vraiment cocasse. En les écoutant, je me suis surprise à les imaginer réunis dans un nouveau &quot;Pelléas et Mélisande&quot;. Quel bonheur ce serait !       <br />
              <br />
       Les autres chanteurs sont excellents, avec une mention spéciale pour le Vizir de Franck Leguérinel et le Sultan de Nicolas Courjal. Le Chœur Accentus, les danseurs, tous concourent à notre joie. C’est le sourire aux lèvres qu’on ressort de ce spectacle vraiment merveilleux, tout surpris de s’être laissé embarquer loin, loin dans l’univers magique de &quot;Mârouf, savetier du Caire&quot; !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5555703-8287978.jpg?v=1369809259" alt=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" title=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Mârouf, savetier du Caire&quot;.</b>       <br />
       Opéra en cinq actes (1914).       <br />
       Livret en français de Lucien Népoty.       <br />
       Musique de Henri Rabaud (1873-1949).       <br />
       Durée : 3 h avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 mai au 3 juin 2013.</span>       <br />
       Mercredi 29 mai, vendredi 31 mai, lundi 3 juin 2013 à 20 h. Dimanche 2 juin 2013 à 15 h.       <br />
       Opéra Comique, 0825 01 01 23.       <br />
       1, place Boieldieu Paris 2e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-comique.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-comique.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5555703-8287980.jpg?v=1369809249" alt=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" title=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" />
     </div>
     <div>
      Direction musicale : Alain Altinoglu.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Deschamps.       <br />
       Chorégraphie : Compagnie Peeping Tom.       <br />
       Décors : Olivia Fercioni.       <br />
       Costumes : Vanessa Sannino.       <br />
       Lumières : Marie-Christine Soma.       <br />
       Chef de Chœur : Christophe Grapperon.        <br />
       Chefs de chant : Sylvie Leroy, Mathieu Pordoy.       <br />
              <br />
       Jean-Sébastien Bou, Mârouf.       <br />
       Nathalie Manfrino, Princesse Saamcheddine.       <br />
       Nicolas Courjal, le Sultan.       <br />
       Franck Leguérinel, le Vizir.       <br />
       Frédéric Goncalvès, Ali.       <br />
       Doris Lamprecht, Fattoumah.       <br />
       Luc Bertin-Hugault, Ahmad le pâtissier.        <br />
              <br />
       Chœur : Accentus.       <br />
       Orchestre Philharmonique de Radio-France.        <br />
              <br />
       Diffusion sur France Musique le 22 juin à 19 h. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Marouf-savetier-du-Caire-Vous-reprendrez-bien-un-peu-de-desert-_a913.html" />
  </entry>
</feed>
