<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-03-17T01:16:36+01:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Double Murder, Clowns/The Fix" Le pendule survolté de Hofesh Schechter oscille entre violence et résilience</title>
   <updated>2022-12-04T18:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Double-Murder-Clowns-The-Fix-Le-pendule-survolte-de-Hofesh-Schechter-oscille-entre-violence-et-resilience_a3461.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69372538-48532224.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-12-05T07:38:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intrigante la rencontre fortuite sur un plateau de théâtre de frénétiques danseurs habités par des énergies diaboliques et des mêmes danseurs avides de tendresse… La double inconstance des pulsions agitant l'humain traverse "Clowns" et "La solution (The Fix)", les deux parties indissociables et complémentaires de cette création débordante d'aventures sonores et de tableaux débridés. Au rythme d'une musique répétitive usant de toutes les gammes pour subjuguer les repères communs, la troupe de Hofesh Schechter - chorégraphe trublion - transporte dans un ailleurs empreint d'un réalisme magique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69372538-48532224.jpg?v=1670173726" alt=""Double Murder, Clowns/The Fix" Le pendule survolté de Hofesh Schechter oscille entre violence et résilience" title=""Double Murder, Clowns/The Fix" Le pendule survolté de Hofesh Schechter oscille entre violence et résilience" />
     </div>
     <div>
      Le double meurtre annoncé dans le titre digne d'un polar a pour lieu l'univers d'un cirque (celui de la comédie humaine) avec son rideau rouge et ses guirlandes lumineuses tombant des cintres. Accueilli par un clown blanc, sorte de chauffeur de salle annonçant le retour à une normalité que tout démentira, le public devient instantanément captif des scènes de vie chorégraphiée. Alternant danses traditionnelles et contemporaines, figures harmoniques et dysharmoniques, les danseurs offrent un tableau fragmenté des comportements sociaux en milieu (in)tempéré, de l'union à la désunion, de l'entraide à l'agressivité. Ainsi des moments réitérés à l'envi où chacun à son tour tranche la jugulaire de son partenaire s'effondrant au sol.       <br />
              <br />
       Soutenus par une partition du même chorégraphe israélien jouant de toutes les ressources musicales pour enivrer les sens, les massacres à la chaîne s'inscrivent dans des chorégraphies composées comme des tableaux. Tandis que les lumières stroboscopiques sculptent l'espace-temps, les faces distordues des protagonistes ajoutent au réalisme magique des scènes où la violence déferle comme une vague irrépressible. Ainsi, comme des fragments d'un discours discontinu, l'essence de la violence humaine fait sens en nous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69372538-48532225.jpg?v=1670173815" alt=""Double Murder, Clowns/The Fix" Le pendule survolté de Hofesh Schechter oscille entre violence et résilience" title=""Double Murder, Clowns/The Fix" Le pendule survolté de Hofesh Schechter oscille entre violence et résilience" />
     </div>
     <div>
      Après l'entracte - nécessaire pour &quot;aérer&quot; les oreilles mises grandement à contribution - les tableaux présentés ne perdront en rien de leur énergie vitale. Sauf que le tempo musical s'assagira un tant soit peu au rythme de la quête d'une résilience à construire. Celle-ci n'étant pas donnée, mais restant une conquête suscitant de vifs ébats où ralentis et mouvements accélérés se succèderont, s'étayant les uns les autres pour cheminer vers un ailleurs plus aimable. La communauté solidaire des danseurs faisant chœur prendra soin des détresses individuelles, jusqu'à déborder dans la salle…       <br />
              <br />
       Si l'expression &quot;expérience à vivre&quot; appliquée à un spectacle d'art vivant peut paraître depuis longtemps galvaudée, ici elle reprend toutes ses couleurs tant c'est à une immersion sensorielle sans pareille à laquelle le spectateur - muni de bouchons d'oreilles et prévenu des effets stroboscopiques - est convié. Ainsi, même si les ressorts dramatiques de &quot;Double Murder&quot; (hormis l'opposition violence/résilience) peuvent apparaître ténus, si les tableaux sont inlassablement scandés par le retour du même, c'est au bénéfice d'une répétition compulsive propre à &quot;parler aux sens&quot;. Une chorégraphie humaine, plus qu'humaine où, tel Janus, violence et résilience sont les deux faces indissociables du même.       <br />
              <br />
       <b>Vu le 30 novembre 2022 au TnBA de Bordeaux (Grande salle Vitez). A été représenté du 30 novembre au 2 décembre au TnBA, en partenariat avec l'Opéra National de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Double Murder, (Clowns/The Fix)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69372538-48532258.jpg?v=1670173884" alt=""Double Murder, Clowns/The Fix" Le pendule survolté de Hofesh Schechter oscille entre violence et résilience" title=""Double Murder, Clowns/The Fix" Le pendule survolté de Hofesh Schechter oscille entre violence et résilience" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie et musique : Hofesh Shechter.       <br />
       Avec : Robinson Cassarino, Frédéric Despierre, Rachel Fallon, Emma Farnell-Watson, Mickaël Frappat, Natalia Gabrielczyk, Charles Heinrich, Yeji Kim, Zee Zunnur, Juliette Valerio.       <br />
       Conception lumière &quot;The Fix&quot; : Tom Visser.       <br />
       Costumes &quot;The Fix&quot; : Peter Todd.       <br />
       Conception lumière &quot;Clowns&quot; : Lee Curran.       <br />
       Conception lumières additionnelles &quot;Clowns&quot; : Richard Godin.       <br />
       Créations de costumes &quot;Clowns&quot; : Christina Cunningham.       <br />
       Directeur artistique associé : Bruno Guillore.       <br />
       Musiques additionnelles : &quot;Clowns&quot;, &quot;Can Can&quot;, composé par Jacques Offenbach et &quot;The Sun&quot;, joué par Kim Jung Mi, écrit et édité par Shin Joong Hyun (KOMCA) ; &quot;The Fix&quot;, &quot;Le Roi Renaud&quot; (version instrumentale) composé par Pierre Bensusan.       <br />
       Par la Hofesh Shechter Company.       <br />
       Durée : 1 h 35 avec entracte.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Soucieux du bien-être en salle de nos spectatrices et spectateurs, nous tenons à vous informer de la présence d'effets stroboscopiques dans le spectacle. Par ailleurs, des bouchons d'oreille sont à votre disposition à l'entrée de la salle&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69372538-48532260.jpg?v=1670173988" alt=""Double Murder, Clowns/The Fix" Le pendule survolté de Hofesh Schechter oscille entre violence et résilience" title=""Double Murder, Clowns/The Fix" Le pendule survolté de Hofesh Schechter oscille entre violence et résilience" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       6 et 7 décembre 2022 : Théâtre Sénart - Scène nationale, Lieusaint (77).       <br />
       Du 28 février au 4 mars 2023 : TNB, Rennes (35).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Double-Murder-Clowns-The-Fix-Le-pendule-survolte-de-Hofesh-Schechter-oscille-entre-violence-et-resilience_a3461.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Contemporary dance 2.0"… Clubbing virevoltant !</title>
   <updated>2022-04-06T08:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Contemporary-dance-2-0-Clubbing-virevoltant-_a3219.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63575802-45801723.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-04-06T07:44:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est une immersion dans l'univers des boîtes de nuit à laquelle nous convie Hofesch Shechter. Autour de ses compositions ainsi que celles de Jean-Sébastien Bach, mais également de Frank Sinatra et Claude François, ses chorégraphies s'enchaînent dans des rythmes effrénés où les corps des artistes deviennent un mécanisme précis et huilé où le geste est autant créatif que robotique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63575802-45801723.jpg?v=1649182101" alt=""Contemporary dance 2.0"… Clubbing virevoltant !" title=""Contemporary dance 2.0"… Clubbing virevoltant !" />
     </div>
     <div>
      Le rideau se lève avec une lumière vive sur les interprètes déjà sur scène ayant commencé de danser. L'entame du spectacle est surprenante. Comme par effraction et à peine le noir installé dans le public, le spectacle démarre avec force et rythme. On se croirait dans une boîte de nuit. Le tempo est très vif et répétitif. Nous le retrouvons avec des variations différentes de bout en bout de la représentation, sauf pendant une brève parenthèse où la musique s'adoucit.       <br />
              <br />
       Un ensemble de huit danseurs, habillés de façon différente et colorée, effectuent des mouvements plus ou moins amples, toujours nerveux et très précis. Les bras sont lancés en l'air ou pliés longitudinalement, coudes rentrés, autour de figures géométriques, angulaires ou courbes. Ces derniers entraînent les interprètes dans des ondulations corporelles où têtes et jambes s'abaissent et se relèvent, toujours de manière très synchronisée. Les bras et les troncs deviennent parfois flottants comme des vagues d'un océan, avec les paumes des mains utilisées comme des gouvernails, s'abaissant ou se relevant avec le poignet comme axe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63575802-45801731.jpg?v=1649182138" alt=""Contemporary dance 2.0"… Clubbing virevoltant !" title=""Contemporary dance 2.0"… Clubbing virevoltant !" />
     </div>
     <div>
      Les artistes se retrouvent, selon les moments, tous ensemble ou en trio, mais toujours séparément dans chacune de ces configurations, comme enfermés chacun dans leur bulle. Ils ne se regardent pas, ne créent pas une osmose entre eux sauf au travers de synchronisations très ajustées. Ils deviennent des îlots comme emportés dans un flot de rythmes et de gestiques. C'est très physique et machinal, comme si les danseurs étaient entraînés par la musique tout en ayant une maîtrise corporelle, à la fois donc comme sujets et objets de leurs propres gestiques. L'osmose est toujours un peu distante entre les protagonistes de par leurs gestuelles et surtout la tension qui se dégage de celles-ci. Ils s'avancent, groupés, tel un régiment artistique, allant côtés cour et jardin, et investissent complètement tout l'espace des planches, toujours en groupe, de biais ou de face.       <br />
              <br />
       Cette ambiance de club accompagne toute la représentation. C'est avec cette atmosphère que Hofesh Shechter a fait ses créations artistiques, autour aussi de son aspect musical, découpées en différents tableaux, séquencées et nommées par le biais de panneaux indicateurs blancs portés à chaque fois par un interprète et indiquant, parfois, le style de danse &quot;Pop&quot; ou &quot;with feelings&quot; ou le moment &quot;The end&quot;. Pour autant, ce clubbing crée une ambiance très forte, presque &quot;phagocytante&quot;, avec son rythme répétitif délaissant parfois le côté humain des artistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63575802-45801770.jpg?v=1649182375" alt=""Contemporary dance 2.0"… Clubbing virevoltant !" title=""Contemporary dance 2.0"… Clubbing virevoltant !" />
     </div>
     <div>
      Dans le dernier tableau, avec &quot;My way&quot;, une reprise de Paul Anka, les bras des protagonistes se lâchent parfois, virevoltant dans les airs comme des feuilles qui tombent de leurs troncs. Au travers des membres supérieurs, les mouvements sont comme des virgules. La scénographie ressemble à celle d'une comédie musicale. Le groupe se détache en deux pour former avec l'une, légèrement en retrait sur scène, une gestuelle en chœur à celle au centre qui en est l'aiguillon. L'une en appui de l'autre, les gestiques forment deux pièces d'un même puzzle comme celui d'une construction avec son centre et sa périphérie, comme une danse de &quot;chant&quot; et celle d'un chœur. Les deux groupes effectuent un va-et-vient scénique en reprenant la chorégraphie de la première partie avec la même gestuelle.       <br />
              <br />
       Ainsi, celle-ci, quel que soit son rythme, colle parfaitement à la musique. Avec &quot;My way&quot; et précédemment une composition d'Hofesch Shechter, elles ont en commun d'avoir accompagné une même chorégraphie, faisant du tempo l'essence de celle-ci. Et pourtant l'une est une mélodie très douce, presque une romance, quand l'autre est sombre et très rythmée. La gestuelle sied parfaitement autant à l'une qu'à l'autre et est un bon pied-de-nez à l'évidence que nous pouvons avoir sur la rythmique d'une musique et la danse l'accompagnant.       <br />
              <br />
       Le chorégraphe israélien a réussi à désacraliser le rapport à la scène en intégrant le clubbing comme axe central de sa création et en mélangeant subtilement, presque avec humour, un spectre musical aussi large allant de ses compositions à celles de Jean-Sébastien Bach (1685-1750) en passant par Claude François (1939-1978) et Frank Sinatra.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Contemporary dance 2.0"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63575802-45801793.jpg?v=1649182441" alt=""Contemporary dance 2.0"… Clubbing virevoltant !" title=""Contemporary dance 2.0"… Clubbing virevoltant !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie et musique : Hofesh Shechter.       <br />
       Avec : Tristan Carter, Cristel de Frankrijker, Justine Gouache, Zakarius Harry, Alex Haskins, Oscar Jinghu Li, Keanah Faith Simin, Chanel Vyent.       <br />
       Lumières : Tom Visser.       <br />
       Musique additionnelle : Frank Sinatra, Claude François, Jacques Revaux and Paul Anka.       <br />
       Costumes originaux : Osnat Kelner.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 31 mars au 10 avril 2022.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi et samedi à 20 h, jeudis à 14 h 30 et 20 h, dimanches à 15 h       <br />
       Théâtre des abbesses, Paris 18e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63575802-45801826.jpg?v=1649182718" alt=""Contemporary dance 2.0"… Clubbing virevoltant !" title=""Contemporary dance 2.0"… Clubbing virevoltant !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Contemporary-dance-2-0-Clubbing-virevoltant-_a3219.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune</title>
   <updated>2019-01-18T09:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Antigone-82--comme-un-depassement-des-rituels-et-des-coutumes-une-antichambre-d-une-Nation-Commune_a2323.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/29872321-28731714.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-01-18T09:27:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "Antigone 82", Jean-Paul Wenzel adapte et met en scène avec l'aide d'Arlette Namiand "Le quatrième mur", le roman de Sorj Chalandon. Cette pièce démêle la pelote compliquée de la guerre civile du Liban en 1982, cette guerre où s'emmêlent sur une même terre les traditions et les politiques des chrétiens, sunnites, chiites, mais aussi druzes, palestiniens, israëliens, syriens…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29872321-28731714.jpg?v=1547801131" alt=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" title=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" />
     </div>
     <div>
      Dans un espace de jeu délimité sur trois côtés par des gradins, avec deux chaises, un mur de fond en partie recouvert par un rideau (ou écran ou surface de projection), Jean-Paul Wenzel et ses comédiens développent une manière très concrète de théâtre et racontent une histoire. Complexe mais simple. Qui parle de la Guerre, et des rituels et des coutumes. Des uns et des autres.       <br />
              <br />
       De ces chefs de factions qui acceptent que leurs enfants jouent cette pièce de théâtre étrange qu'un étranger leur propose de jouer. Antigone… Dans un lieu de nulle part, en ruine, un no man's land. Pas comme une solution, pas comme un rêve de paix mais comme un répit, une simple respiration. Un souffle de vie bien insuffisant pour échapper à la névrose de guerre, aux traumatismes, à un monde qui n'imagine pas le retour à l'état paisible et au partage des destins. Un monde qui ne connaît que la fraternité paradoxale des guerriers et le partage des meurtres.       <br />
              <br />
       Sans jamais céder un pouce à la caricature et à l'idéologie, ni au désir de simplification, l'espace théâtral apporte comme une limpidité, une fluidité de la pensée, une vérité des personnes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29872321-28731751.jpg?v=1547801164" alt=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" title=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" />
     </div>
     <div>
      Du lointain aux gradins, comme protégés par une ligne, un écran invisible, une séparation, une cage invisible, se définissent un en deçà, un par-delà des apparences. Les hommes et les femmes, comme protégés d'un regard extérieur, se dépouillent progressivement de leurs raideurs. Et l'on comprend leurs comportements qui conjurent le hasard d'un tir de snipers ou de tankistes. La nécessaire solidité des liens familiaux et les détails qui font sens.       <br />
              <br />
       La scène semble se paver de mots, d'objets, les comédiens jouent comme si aucun clin d'œil n'était envoyé au public. Dans un jeu réaliste naturel*, chacun apporte son objet symbolique, sa phrase essentielle, son courage physique, ses interdits, ses provocations, ses rétractations, son point de vue.       <br />
              <br />
       Le spectateur évolue entre Fable et Parabole, attentif au dialogue silencieux qui passe par les signes et le rapprochement des corps. Et voit les cloisons mentales, les barrières du feu, les contradictions se dissoudre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29872321-28731765.jpg?v=1547801200" alt=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" title=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" />
     </div>
     <div>
      La scène, par sa capacité à conjoindre les contraires, rapprocher les points de vue, distribuer le présent et l'absent est comme un laboratoire, élabore un espace sensible et optimiste.       <br />
              <br />
       Et de cette Antigone, de cette histoire de cendres et de cailloux, cette histoire de défunts en recherche de terre des ancêtres, en recherche de patries, Jean-Paul Wenzel et ses comédiens offrent les premiers éléments d'une matière à théâtre qui dépasse les fantômes.       <br />
              <br />
       Et, lorsque du lointain aux gradins se déroule le jeu, chaque personnage révèle sa curiosité de l'autre, et peut être son désir d'autrui. Un peu de terre, une clef à ouvrir. L'effet théâtre est tenu de bout en bout. Et le spectacle apparaît comme une <span style="font-style:italic">geste</span> qui relie tous les genres, qui s'installe à un point de convergence, un point aveugle en limite de la ligne imaginaire qui sépare les gradins. Au point de naissance du public.       <br />
              <br />
       Le théâtre comme dépassement des rituels et des coutumes, comme antichambre d'une Nation Commune. C’est pourquoi les applaudissements sont si nourris.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Jean-Paul Wenzel respecte les consignes données par Denis Diderot dans &quot;De la poésie dramatique&quot; au chapitre 11 &quot;de l'intérêt&quot; où apparaît la notion de quatrième mur…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Antigone 82"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29872321-28731777.jpg?v=1547801237" alt=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" title=""Antigone 82", comme un dépassement des rituels et des coutumes, une antichambre d'une Nation Commune" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Le quatrième mur&quot; de Sorj Chalandon (Éditions Grasset).       <br />
       Mise en scène : Jean-Paul Wenzel.       <br />
       Adaptation : Arlette Namiand.       <br />
       Avec : Hassan Abd Alrahman, Fadila Belkebla, Pauline Belle, Pierre Devérines, Nathan Gabily (jeu et musique) Pierre Giafferi, Hammou Graïa, Jérémy Oury (jeu et vidéo), Lou Wenzel.       <br />
       Scénographie : Jean-Paul Wenzel.       <br />
       Création costumes : Cissou Winling.       <br />
       Création lumières : Juliette Romens.       <br />
       Création son : Philippe Tivillier.       <br />
       Création vidéo : Jérémy Oury.       <br />
       Régie lumière : Juliette Romens ou Marie-Sol Kim.       <br />
       Par Dorénavant Cie.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 janvier au 3 février 2019.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 20 h 30, samedi et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Antigone-82--comme-un-depassement-des-rituels-et-des-coutumes-une-antichambre-d-une-Nation-Commune_a2323.html" />
  </entry>
</feed>
