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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-14T14:27:14+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !</title>
   <updated>2026-05-19T11:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Au-plus-pres-de-ces-voix-La-ou-se-taire-n-est-plus-une-position-mais-un-choix-et-peut-etre-une-faute-Un_a4561.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-05-19T09:43:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que les voix des femmes se font entendre, s'élevant contre le régime iranien au cri de "Femme, Vie, Liberté", un professeur d'histoire, qui jusque-là s'était tenu à distance des violences politiques de son pays, s'ouvre à la réalité et réexamine sa vie à l'aune de cette prise de conscience. Ce qu'il appelait prudence lui apparaît alors comme un consentement implicite. Un éveil au cours duquel surgira la figure de proue de la poétesse insoumise Tahereh Qorrat al-Ain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96629441-67355253.jpg?v=1779177668" alt="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" title="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" />
     </div>
     <div>
      La pièce à succès de l'auteure iranienne Aïla Navidi &quot;4 211 km&quot;, écrite avant la naissance du mouvement &quot;Femme, Vie, Liberté&quot;, racontait 50 ans d'histoire iranienne à travers l'exil des parents de la narratrice, contraints de fuir le régime autoritaire de l'ayatollah Khomeyni (4 211 km étant la distance séparant Téhéran de Paris). En septembre 2022, suite à la mort de Mahsa Jîna Amini, une jeune kurde de 22 ans assassinée par la police des mœurs iranienne pour &quot;port de vêtements inappropriés&quot;, un mouvement de révolte éclate. Il passe par la désobéissance : les femmes retirent et brûlent leur voile, symbole de la République islamique, dont l'obligation du port est inscrite dans la Constitution. En 2026, les exactions perpétrées par le régime iranien continuent et chaque jour des femmes et des hommes sont assassinés.       <br />
              <br />
       Dans ce contexte, &quot;Au plus près de ces voix&quot;, la pièce de la sociologue et écrivaine iranienne Chahla Chafiq, semble plus que jamais nécessaire. Née le 5 mai 1954 en Iran, Chahla Chafiq a participé à la révolution de 1979 qui a renversé le Shah, puis a été contrainte à l'exil en raison de son opposition au pouvoir islamiste. Elle vit en France depuis 1982. Ses premiers textes littéraires, des nouvelles en langue persane, ont été publiés par des maisons d'édition iraniennes en exil, en France et aux États-Unis. Aujourd'hui, elle écrit aussi bien en français qu'en persan.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96629441-67355335.jpg?v=1779177716" alt="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" title="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" />
     </div>
     <div>
      Son œuvre compte des recueils de nouvelles et de poèmes, un roman (&quot;Demande au miroir&quot; (2015), un récit sur l'exil et la révolution de 1979), et de nombreux essais : &quot;La Femme et le retour de l'islam&quot; (1991), &quot;Femmes sous le voile : face à la loi islamique&quot; (1995), &quot;Le Nouvel Homme islamiste : la prison politique en Iran&quot; (2002), &quot;Islamisme et Société : religieux, politique, sexe et genre à la lumière de l'expérience iranienne&quot; (2009), &quot;Islam, politique, sexe et genre&quot; (2011), &quot;Le Rendez-vous iranien de Simone de Beauvoir&quot; (2019), &quot;La Prison politique en Iran - Logiques et ressorts de la terreur islamique&quot; (2024), &quot;Un orage de mots, La révolution iranienne Femme, Vie, Liberté dites par celles et ceux qui la font&quot; (2025). &quot;Au plus près de ces voix - Partie 1 : L'ère de Mahsa&quot; est le premier volet d'un triptyque dont le troisième est en cours d'écriture.       <br />
              <br />
       De quoi parle la pièce ? Un professeur d'histoire vieillissant se trouve plongé dans un abîme de réflexion en voyant le peuple iranien se soulever au cri de &quot;Femme, Vie, liberté&quot;. La vue d'une fillette de 8 ans enlevant son voile sous les applaudissements des voisins l'interpelle. Car cet homme, intelligent et instruit, professeur d'histoire de surcroît, a passé son existence dans une forme de retrait, évitant de se mêler à la vie politique de son pays. Il n'a pas participé à la révolution de 1979 et persiste depuis à rester à distance des protestations contre le régime. La révolte des femmes sortant massivement sans voile dans les rues, défiant avec intrépidité l'ordre dominant, l'interroge sur sa passivité, ses peurs et son manque de courage.       <br />
              <br />
       Au cours de cette introspection, l'intime devient politique et, au cœur de ces réflexions, surgit la figure de la poétesse rebelle Tahereh - Qorrat ol Ein (1817-1852). Tahereh, celle qui avait osé dire non. Dans un XIXe siècle iranien très conservateur, cette femme avait osé défendre l'égalité des sexes, la liberté pour tous et dénoncer, seule, un système où les hommes dictaient la loi. Elle n'avait pas hésité à répudier son mari et à enlever son voile pour parler devant une assemblée d'hommes. Au prix de sa vie. Première femme disciple du Bāb (NDLR, le Bāb est un prophète dont le nom en persan signifie &quot;porte&quot;, celui qui cherche à ouvrir la porte vers la liberté et l'égalité, et fondateur du mouvement babiste), elle avait reçu de lui le nom de Tahereh, qui signifie &quot;la Pure&quot;, &quot;Consolation des yeux&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96629441-67355344.jpg?v=1779177740" alt="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" title="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" />
     </div>
     <div>
      Le professeur regrette dès lors de ne pas avoir parlé de Tahereh à ses étudiants dans ses cours. Comme il regrette de s'être opposé à ce que sa regrettée épouse, au talent de chanteuse reconnu, donne un concert en public, hors du cercle familial et amical. Sa prudence lui apparaît désormais comme un consentement implicite aux diktats du régime. Il ne s'agit dès lors, pour lui, non plus de comprendre, mais de répondre…       <br />
              <br />
       Pour sa mise en scène, le sociétaire de la Comédie-Française Gilles David a fait le choix de rester au plus près de la parole : un plateau nu donc, sans décor, aux sol et murs entièrement noirs. Un cube noir en quelque sorte. Seul en scène, le professeur (Jean-Paul Sermadiras), crinière blanche, costume gris et chemise blanche, porte son récit face au public, dans une adresse directe et un jeu quasi statique. Il est ponctué, par la suite, des interventions de la chanteuse iranienne Salmi Elahi, fantôme de l'épouse disparue, réminiscence de la poétesse Tahereh, voix des femmes iraniennes…       <br />
              <br />
       Vêtue de blanc, longs cheveux noirs en liberté, voile reposant sur les épaules, elle insuffle beauté, grâce et émotion. À son chant, viennent s'ajouter, à la toute fin du spectacle, projetées sur le mur du fond, des images d'actualités de femmes manifestant, leur voile à la main.       <br />
       Une forme sobre pour un texte fort, et des voix que l'on se doit d'écouter.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Au plus près de ces voix"</b></div>
     <div>
      Texte : Chahla Chafiq.        <br />
       Adaptation : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Mise en scène : Gilles David, sociétaire de la Comédie-Française.       <br />
       Avec : Salmi Elahi et Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Création sonore : Evgueni Galperine et Salmi Elahi.       <br />
       Lumières : Jean-Luc Chanonat.       <br />
       Costumes : Cidalia da Costa.       <br />
       Vidéo : Ludovic Lang.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre de la Porte Saint-Michel (Salle Simone Veil) 23 Rue Saint-Michel, Avignon.       <br />
       Réservation : 09 80 43 01 79        <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/page/comment-reserver" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Avec "Samā' La Lumière Exilée", l'Orient et l'Occident interrogent le spirituel à travers la musique, le chant, la danse et le doute</title>
   <updated>2022-12-05T21:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-Samā-La-Lumiere-Exilee--l-Orient-et-l-Occident-interrogent-le-spirituel-a-travers-la-musique-le-chant-la-danse_a3462.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2022-12-06T07:04:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il faut parler de la forme, il faut parler du fond, ces deux éléments sont, dans "Samā' La Lumière Exilée", à la fois intimement imbriqués et semblent pourtant faire partie de deux mondes différents, deux visions du spirituel : l'une inscrite dans la culture chrétienne avec, pour guide, des poèmes de Paul Claudel, l'autre née de l'Islam avec un texte du poète persan Djalāl ad-Dīn Muḥammad Balkhi et surtout avec la danse de la derviche tourneure, Rana Gorgani (Samā' est le nom de la danse des derviches).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69404774-48544516.jpg?v=1670272049" alt="Avec "Samā' La Lumière Exilée", l'Orient et l'Occident interrogent le spirituel à travers la musique, le chant, la danse et le doute" title="Avec "Samā' La Lumière Exilée", l'Orient et l'Occident interrogent le spirituel à travers la musique, le chant, la danse et le doute" />
     </div>
     <div>
      Pour en revenir à la forme du spectacle né de l'imagination de Pierre Thilloy, elle met en jeu, d'un côté, un orchestre symphonique de près de cinquante musiciens (l'orchestre Dijon-Bourgogne), un chanteur lyrique, un récitant, un violon, un accordéon soliste et, de l'autre, un percussionniste/comédien, Habib Meftah, et la danseuse Rana Gorgani, une des rares femmes &quot;derviche tourneure&quot; au monde. Ces deux derniers sont d'origine iranienne. Pourquoi mettre ces deux groupes d'interprètes à part comme s'il s'agissait de les mettre en balance ? L'idée même du spectacle est plutôt la convergence, l'écho que ces deux civilisations, ces deux fois peuvent créer. Pourtant, à première vue, la puissance occidentale semble être gagnante sur la scène de la Maison du Peuple de Belfort.       <br />
               <br />
       La mise en scène de Frédéric Fisbach tente de rééquilibrer les forces en plaçant les deux représentants des arts du Moyen-Orient devant l'orchestre masqué par un rideau de tulle. Y parvient-elle ? Oui et non. Bien sûr, les regards convergent tout au long du spectacle sur les deux protagonistes en avant-scène, fascinés par les évolutions constantes de la danse soufie et par les incursions rythmiques de la calebasse dans l'ordre rigoureusement symphonique de l'orchestre et du chanteur. Mais l'épiderme du spectateur est dans le même temps caressé vigoureusement par les puissantes ondes de l'orchestre et du contre-ténor. Arrive alors une sensation assez rare : celle d'être soi-même le réceptacle, le résonateur de ce qui se passe sur scène. Ondes sonores, ondes visuelles parviennent à s'harmoniser en soi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69404774-48544517.jpg?v=1670272075" alt="Avec "Samā' La Lumière Exilée", l'Orient et l'Occident interrogent le spirituel à travers la musique, le chant, la danse et le doute" title="Avec "Samā' La Lumière Exilée", l'Orient et l'Occident interrogent le spirituel à travers la musique, le chant, la danse et le doute" />
     </div>
     <div>
      La composition musicale de Pierre Thilloy semble ne pas avoir de prélude. Elle s'inscrit dès les premières mesures dans un tempo et une musicalité de crise : tendue, tonique, sombre par moments. L'univers qu'il développe paraît d'un grand classicisme au départ, mais certaines ruptures dans le rythme ou dans l'harmonie donnent parfois un ton plus contemporain. Les musiciens de l'orchestre Dijon-Bourgogne, qui jouent la partition debout, offrent une interprétation dynamique, vive et sensible qui donne des ailes aux solistes vocaux ou instrumentaux.         <br />
               <br />
       Le sous-titre du spectacle exprime encore mieux son aspect si innovant qu'on ne peut lui trouver un tiroir où le ranger avec d'autres : songe symphonique pour récitant, derviche tourneure, solistes d'orient et d'occident, orchestre, électronique et lumières. L'unité se fait pourtant dans la thématique centrale du spectacle qui est la recherche de spiritualité, la quête de dieu et le doute. Le chant lyrique très proche des mélodies des chants sacrés chrétiens, les textes de Claudel qui expriment l'obscurité de celui dont la foi vacille et la danse derviche qui, dans sa longue et magnifique exécution, cherche à atteindre le divin en se défaisant de soi-même, en retrouvant une sorte de nudité originelle, sont la même quête et le même mouvement, à la fin desquels surgit l'apaisement. Ainsi, c'est dans l'espace sensoriel qui relie la salle à la scène que se réalise la fusion rêvée entre Orient et Occident.       <br />
              <br />
       <b>Vu le 29 novembre 2022 à la Maison du Peuple, Le Grrranit - Scène nationale, Belfort (90).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Samā' La Lumière Exilée - Opus 259"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69404774-48544525.jpg?v=1670272310" alt="Avec "Samā' La Lumière Exilée", l'Orient et l'Occident interrogent le spirituel à travers la musique, le chant, la danse et le doute" title="Avec "Samā' La Lumière Exilée", l'Orient et l'Occident interrogent le spirituel à travers la musique, le chant, la danse et le doute" />
     </div>
     <div>
      Adaptation de textes de Djalâl Ad-Dîn Rûmî et de Paul Claudel.       <br />
       Composition musicale et conception : Pierre Thilloy (artiste associé au Grrranit).       <br />
       Chef d'orchestre de l'Orchestre Dijon-Bourgogne : Joseph Bastian.       <br />
       Mise en scène : Frédéric R. Fisbach.       <br />
       Lumières et scénographie : Laurent P. Berger.       <br />
       Ddramaturgie : Walter Gratz.       <br />
       Derviche tourneure : Rana Gorgani.       <br />
       Avec : Frédéric R. Fisbach et Pierre Thilloy (jeu), Rémy Bres-Feuillet (contre-ténor), Habib Meftah Boushehri (percussion, ney, voix), Anthony Millet (accordéon), Quentin Vogel (violon), Oscar Nguyen (claviers, machines) et l'orchestre Dijon-Bourgogne.       <br />
       Captation vidéo et teaser : LCA Agency, Belfort.       <br />
       Modélisation et spatialisation son : Prosper Luchart in kHáOs       <br />
       Tous publics à partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       9 décembre 2022 : La Maison - Scène conventionnée Art et territoire, Nevers (58).       <br />
       13 décembre 2022 : Les Scènes du Jura - Scène nationale, Lons-le-Saunier (39).       <br />
       1 ou 2 dates à venir : Opéra, Dijon (21).       <br />
       Avril/mai 2023 : Italie.       <br />
       Autres dates en cours en 2023 : Festival Arabesques à Montpellier ; Théâtre national de Nice ; Chateauvallon Liberté - Scène nationale, Toulon ; Festival des musiques soufies de Fès, Maroc, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69404774-48544606.jpg?v=1670272368" alt="Avec "Samā' La Lumière Exilée", l'Orient et l'Occident interrogent le spirituel à travers la musique, le chant, la danse et le doute" title="Avec "Samā' La Lumière Exilée", l'Orient et l'Occident interrogent le spirituel à travers la musique, le chant, la danse et le doute" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme</title>
   <updated>2018-07-24T21:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Une-chambre-d-hotel-en-Turquie-comme-un-entre-deux-mondes-entre-l-Europe-et-le-Moyen-Orient-entre-un_a2217.html</id>
   <category term="Avignon 2018" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/23977255-26010816.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-07-24T10:56:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un hôtel de Turquie, un père de famille de la France ordinaire attend son fils parti se battre dans les rangs de Daesh. Dans ce même hôtel de Turquie, une mère de famille kurde gagne sa vie en tant que femme de chambre, elle attend elle aussi quelque chose.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23977255-26010816.jpg?v=1532423810" alt="•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme" title="•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme" />
     </div>
     <div>
      Ces deux êtres, au fil des jours où il ne passe rien, vont peu à peu s'apprivoiser, se découvrir, s'attacher dans cet espace vaguement intemporel de l'attente hors du quotidien, hors de l'intime, où pourtant l'intime va éclater de toute sa force.       <br />
              <br />
       Le français moyen inventé par Gilles Granouillet possède toutes les caractéristiques du genre : il est normal en tout. Marié, père d'une fille et d'un fils, il a pu construire une maison pour sa famille grâce à son travail de VRP en machines agricoles et offrir le confort, la sécurité et les études à ses enfants. Tout ce qui définit une existence banale, parfaitement ordinaire, idéalement ordinaire pourrait-on dire, il le réalise jusqu'au jour où son fils disparaît dans le désert pour se battre dans le camp d'un dieu dont il ignore tout, pour une cause inconnue de lui.       <br />
              <br />
       La disposition scénique présente la chambre, où se déroule l'action, comme un lieu très théâtralisé, comme pour s'extraire du documentaire. Les meubles et les murs sont autant d'écrans où l'obsession de la guerre explose sporadiquement. Un écran de télé retransmet également en continu des informations sur la guerre. C'est le lointain mais aussi l'espace mental du personnage que l'on partage. Un peu à l'écart, hors de l'action, Simon Chomel rythme la suite des jours de sa musique jouée en live. Une présence qui renforce la distance de cette chambre avec la réalité. Elle est malgré l'endroit où elle se trouve, en Turquie, une bulle pour l'instant épargnée du monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23977255-26010849.jpg?v=1532423829" alt="•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme" title="•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme" />
     </div>
     <div>
      Et c'est dans cet esprit et ce no man's land virtuel que va se développer la découverte mutuelle des deux personnages. Le petit français ordinaire y perdra quelques préjugés (Ecer, la femme de chambre, est en fait une intellectuelle dont les connaissances dépassent de loin les siennes). Une manière fine et belle de mettre en avant, dans ce canevas tragique, l'humain plutôt que de discourir des raisons générales de cette guerre.       <br />
              <br />
       Pourtant, les deux personnages sont intégralement impliqués dans le conflit, et pas exactement dans le même camp. C'est une part primordiale de cette rencontre, une part souvent non dite mais largement exprimée par les actes. Il est le père d'un combattant de Daesh tandis qu'elle, information que l'on apprend bien plus tard, est combattante peshmerga, une kurde devenue guerrière contre Daesh.       <br />
              <br />
       &quot;Une Chambre en attendant&quot; raconte cette belle histoire, une rencontre improbable mais que les événements de la planète ont provoquée, une rencontre qui, dans un monde merveilleux, se terminerait dans l'espoir, mais qui dans la réalité qui nous occupe, et c'est toute la beauté de cette pièce, fait échouer pour l'instant cet espoir. Pour l'instant. Elle est aussi une manière de rendre hommage aux femmes, à leur courage, à leur implication dans la guerre, car ici, c'est Ecer qui agit.       <br />
              <br />
       Une mise en scène bien servie par le jeu brut, rugueux, presque nature des deux interprètes qui donne aux deux personnages une réalité palpable, une simplicité efficace.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une chambre en attendant"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23977255-26010854.jpg?v=1532423849" alt="•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme" title="•Avignon Off 2018• Une chambre d’hôtel en Turquie comme un entre-deux-mondes, entre l’Europe et le Moyen-Orient, entre un homme et une femme" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gilles Granouillet.       <br />
       Mise en scène : Claudine Van Beneden.       <br />
       Assistant mise en scène : Raphaël Fernandez.       <br />
       Avec : François Font, Claudine Van Beneden, Rapahaël Fernandez, Simon Chomel.       <br />
       Musicien et compositeur : Simon Chomel.       <br />
       Scénographe : Blandine Vieillot.       <br />
       Création vidéo : Catherine Demeure.       <br />
       Lumières : Guillaume Lorchat.       <br />
       Son : Magali Burdin.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2018 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 Juillet 2018.</span>       <br />
       Présence Pasteur,       <br />
       13, rue du Pont Trouca, Avignon.       <br />
       Tous les jours à 12 h 05, relâche le lundi.       <br />
       Réservation : 04 32 74 18 54.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.compagnienosferatu.com/" target="_blank">&gt;&gt; compagnienosferatu.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Une-chambre-d-hotel-en-Turquie-comme-un-entre-deux-mondes-entre-l-Europe-et-le-Moyen-Orient-entre-un_a2217.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Avignon Off 2015 "Lapidée"… il était une fois de trop au Yémen…</title>
   <updated>2015-07-14T15:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2015-Lapidee-il-etait-une-fois-de-trop-au-Yemen_a1397.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8022616-12488827.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-07-14T15:29:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'auteur et metteur en scène Jean Chollet-Naguel présente une pièce politique autour de l'extrémisme religieux. Dans ces temps de trouble, le pari, presque un défi, est courageux... Et celui-ci est très bien incarné par des comédiens qui réussissent, dans le temps privilégié de la représentation théâtrale, à nous transporter au Yémen, dans son contexte social et religieux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8022616-12488827.jpg?v=1436878046" alt="Avignon Off 2015 "Lapidée"… il était une fois de trop au Yémen…" title="Avignon Off 2015 "Lapidée"… il était une fois de trop au Yémen…" />
     </div>
     <div>
      Une douce musique orientale débute le spectacle avec la voix off de Roland Giraud... Il présente, grâce un très beau texte poétique, le Yémen où l'on devine, où l'on imagine sans peine de beaux paysages.       <br />
              <br />
       Il s'agit ici d'une histoire d'amour entre un Yéménite (Abdul) et une Néerlandaise (Aneke) décidant d'aller vivre au Yémen. Après un mariage et deux enfants, les pressions familiales et sociales amènent Abdul à prendre une seconde femme, qu'Aneke désavoue publiquement. Autour de pressions familiales dans lesquelles Aneke refuse de se laisser enfermer, Abdul radicalise ses positions et ses comportements.       <br />
              <br />
       Le jeu (très physique) des comédiens est très bien articulé dans des axes autant corporels que verbaux. C'est aussi une violence vécue intérieurement qui est exprimée par une femme trahie dans son amour et bafouée dans sa dignité. Enfermée, violentée puis lapidée, elle se retrouve dans une dynamique de la violence où celle-ci, de privée (celle d'un mari) devient sociale et publique (celle d'un pays). À la fin du spectacle, une dénonciation est faite des douze pays coupables aujourd'hui de la pratique de la lapidation des femmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8022616-12489042.jpg?v=1436879933" alt="Avignon Off 2015 "Lapidée"… il était une fois de trop au Yémen…" title="Avignon Off 2015 "Lapidée"… il était une fois de trop au Yémen…" />
     </div>
     <div>
      L'interprétation est à la hauteur d'un texte bien écrit et d'une vraie densité dramatique. Des éclairages sont faits sur l'Islam bien qu'il manque une mise en perspective historique de cette religion qui aurait apporté des indications précieuses sur les différentes attitudes et pratiques dans la vie de cette population yéménite. Le fait de représenter cette pièce reste un acte courageux de dénonciation qui peut être lu, du fait du contexte politique actuel, de différentes façons même si l'intention de l'auteur se situe plus du côté de la dénonciation l'extrémisme religieux.       <br />
              <br />
       L'atmosphère est intimiste entre les deux femmes. Les scènes se déroulent essentiellement dans la pièce où est enfermée Aneke. Autre atmosphère avec son mari, Abdul, où ses propos et ses comportements fluctuent suivant les situations. Nous sommes à cheval entre deux attitudes, douce et violente, deux postures, frontale et de connivence, deux états d'âme, combatif ou désespéré. Les actions se déroulent sous fond de violence et d'intimité, de confiance et de trahison.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8022616-12489132.jpg?v=1436880547" alt="Avignon Off 2015 "Lapidée"… il était une fois de trop au Yémen…" title="Avignon Off 2015 "Lapidée"… il était une fois de trop au Yémen…" />
     </div>
     <div>
      Le jeu est très corporel et c'est par le corps que parle la souffrance physique et psychique d'Aneke. La lapidation est symbolisée à la fin de la pièce par un lancer de pierres suivi d'un cri puis d'un son assourdissant. Ce son si particulier participe à l'établissement de cette trame brutale, terrible. C'est une montée en charge qui apparaît au début de la pièce et qui finit par la mort d'une femme. Il y a toutefois quelques touches d'humour de la part de Nouria, la sœur d'Abdul et la confidente d'Aneke.        <br />
              <br />
       La pièce est politique. Avec &quot;Lapidée&quot;, Jean Chollet-Naguel montre de manière intelligente le visage social de l'extrémisme. Il reste à espérer que les spectateurs en aient clairement conscience et ne prennent pas de raccourcis au sujet de l'Islam et du Yémen ! Mais là... Confiance leur est faite !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lapidée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8022616-12489159.jpg?v=1436881511" alt="Avignon Off 2015 "Lapidée"… il était une fois de trop au Yémen…" title="Avignon Off 2015 "Lapidée"… il était une fois de trop au Yémen…" />
     </div>
     <div>
      Théâtre. À partir de 16 ans.       <br />
       Texte : Jean Chollet-Naguel.       <br />
       Mise en scène : Jean Chollet-Naguel.       <br />
       Voix off : Roland Giraud.       <br />
       Avec : Nathalie Pfeiffer, Pauline Klaus, Karim Bouziouane.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 25 juillet 2015.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 50.       <br />
       Théâtre &quot;Au coin de la lune&quot;, 24, rue Buffon, Avignon, 04 90 39 87 29.       <br />
       <a class="link" href="http://www.procreart-avignon.fr/festival-2015-lapidee,322.html" target="_blank">&gt;&gt; procreart-avignon.fr</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2015-Lapidee-il-etait-une-fois-de-trop-au-Yemen_a1397.html" />
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   <title>La désintégration : l’appel du néant</title>
   <updated>2012-02-15T13:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-desintegration-l-appel-du-neant_a526.html</id>
   <category term="Coin de l’œil" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3842494-5767183.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-02-15T12:40:00+01:00</published>
   <author><name>Gérard Biard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si "l’intégration", cette fameuse adhésion sociale au "modèle républicain" que nombre de politiques invoquent avec plus ou moins d’arrières pensées, est un long et chaotique processus, l’inverse, en revanche, peut aller très vite. Et être irréversible.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3842494-5767183.jpg?v=1329307158" alt="La désintégration : l’appel du néant" title="La désintégration : l’appel du néant" />
     </div>
     <div>
      C’est ce que montre &quot;La désintégration&quot;, dont le titre doit impérativement s’entendre dans son double sens. Car quand Ali (Rashid Debbouze, frère de, plutôt convaincant), jeune beur de l’agglomération lilloise, déchire rageusement son CV de bon élève diplômé auquel personne ne daigne répondre parce qu’il comporte deux mentions de trop - son nom et son adresse -, pour se jeter dans les griffes d’un habile recruteur de chair à attentats suicides, c’est non seulement son &quot;insertion&quot; dans la société qui vole en éclats, mais aussi toute son identité. Tout ce qui le constituait, physiquement, socialement et intimement se voit bel et bien désintégré.       <br />
              <br />
       Sur un ton très naturaliste, Philippe Faucon retrace le parcours autodestructeur d’un apprenti Zacharias Moussaoui, manipulé par un &quot;saint homme&quot; à l’allure anodine et posée - référence évidente à Tarik Ramadan -, qui sait exploiter les frustrations et les colères de ses proies déboussolées. Évitant les clichés sur les &quot;quartiers&quot; et sur &quot;l’islam des banlieues&quot;, &quot;La désintégration&quot; parvient à sortir l’intégrisme islamiste du champ de la paranoïa collective et de ses excès, pour en faire au contraire un danger bien réel, qu’une partie de la population française - celle autour de laquelle tourne justement le débat de &quot;l’intégration&quot; - peut toucher du doigt au quotidien. Jusqu’à en faire largement les frais.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3842494-5767257.jpg?v=1329307182" alt="La désintégration : l’appel du néant" title="La désintégration : l’appel du néant" />
     </div>
     <div>
      <b>● La Désintégration</b>       <br />
       Réalisation : Philippe Faucon.       <br />
       Scénario original : Éric Nebot.       <br />
       Adaptation et dialogues : Éric Nebot, Mohamed Sifaoui, Philippe Faucon.       <br />
       Directeur de la photographie : Laurent Fenart.       <br />
       Avec : Rashid Debbouze, Yassine Azzouz, Ymanol Perset, Mohamed Nachit, Zahra Addioui.       <br />
       En salles à partir du 15 février 2012.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-desintegration-l-appel-du-neant_a526.html" />
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