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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-14T14:52:25+02:00</updated>
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   <title>"Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…</title>
   <updated>2022-02-03T18:29:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Forteresses-Trois-femmes-fragiles-et-puissantes-dans-l-Iran-dechire_a3166.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2022-02-03T17:37:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comme dans le roman de Marie Ndiaye où "Trois femmes puissantes", originaires du Sénégal, étaient confrontées au mal endémique incarné par des hommes, les trois femmes des "Forteresses" sont elles aussi issues d'un même pays, l'Iran. Celui du gouvernement autoritaire du Shah, auquel d'autres régimes tyranniques ont succédé. Ainsi, en plus d'avoir eu à subir l'humiliation liée à leur condition féminine soumise à un statut de "sous-homme", elles ont eu à connaître les atroces répressions liées à leurs engagements. Femmes fragiles et tout à la fois puissantes, femmes "extra-ordinaires" ayant su dire non à l'inacceptable, elles se retrouvent, bel(les) et bien vivantes sur le plateau d'un théâtre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62080340-45105362.jpg?v=1643907467" alt=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" title=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" />
     </div>
     <div>
      Autour de leur fils et neveu - le metteur en scène Gurshad Shaheman, à qui revient le texte écrit à partir de leurs témoignages recomposés -, les trois sœurs nées dans une bourgade des montagnes de l'Azerbaïdjan iranien vont faire entendre leurs existences qu'aucun ayatollah, laïc ou religieux, n'a pu jusqu'ici bâillonner. Leur histoire - deux d'entre elles ont choisi l'exil, l'une est restée en Iran -, traversée par les atrocités vécues mais aussi soutenue par un ardent goût de vivre, nous arrive par le biais d'une adresse directe à Gurshad pris comme confident. Invités à prendre place parmi elles, les plus privilégiés d'entre les spectateurs, lovés dans les profonds sofas d'un salon oriental, sont inclus dans le décor des confidences à venir.       <br />
              <br />
       Les trois sœurs - que l'on nommera par précaution Jeyran, Shady et Hominaz - servent le thé, esquissent des pas de danse, chantent, rejoignent chacune à leur tour Gurshad, rayonnant en joyeux maître des cérémonies de retrouvailles, tandis que trois actrices franco-iraniennes, leur double, prennent en charge le récit de leur existence… Sous le règne du Shah, un père dispensant ses filles du voile, une religion vécue comme l'aubaine de pouvoir s'empiffrer à la rupture du jeûne, l'ouverture au monde offerte par la possibilité d'études pour les filles (aisées). Mais très vite, un régime répressif, de plus en plus barbare. Et, en 1979, après la révolution et l'avènement de la République islamique de l'ayatollah Khomeiny, un autre visage de la répression, celui des barbus avec comme prémices de l'enfermement annoncé, l'interdit pour les jeunes filles de devenir juges…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62080340-45105369.jpg?v=1643907499" alt=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" title=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" />
     </div>
     <div>
      Les voix des unes et des autres s'entremêlent pour distiller, au travers des itinéraires singuliers de chacune, la force qui fut la leur pour refuser le diktat aussi bien des pères, des maris que des mollahs. Aucune larme victimaire, mais tout au contraire une énergie féminine inaliénable. D'abord - <span style="font-style:italic">&quot;Gurshad tu avais un an&quot;</span> - à la Fac de droit, les germes de la révolution… Ensuite, lorsque les portes des prisons du Shah ont cédé, le dégoût des cellules avec leurs fers à repasser à la semelle encrassée par la chair brûlée des dissidents… Le tyran chassé, le fabuleux espoir d'un autre monde… Comment auraient-elles pu s'imaginer que cette liberté recouvrée soit confisquée par des intégristes religieux et d'autres à leur suite…       <br />
              <br />
       S'ensuivit une phase d'identification où chacun(e) était soigneusement fiché selon ses lectures, où <span style="font-style:italic">&quot;les cheveux des femmes contenant des étincelles excitant les hommes&quot;</span> se devaient d'être voilés. Avant que les gardien(ne)s de la révolution et leurs kalachnikovs fassent irruption dans les internats de jeunes filles pour les trainer par les cheveux jusqu'à la prison où celles qui avouaient être communistes, ou ne pas croire en Dieu, étaient exécutées. Pour ajouter au sordide, l'accueil du père et de l'oncle à la sortie des geôles, <span style="font-style:italic">&quot;déshonorés&quot;</span>, se disaient-ils. Les islamistes, quant à eux incendiaient pendant ce temps les quartiers &quot;suspects&quot;, massacraient tous les opposants potentiels. Si la démocratie n'avait été qu'un rêve, le cauchemar lui était bien réel (rage dans la voix).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62080340-45105378.jpg?v=1643907559" alt=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" title=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" />
     </div>
     <div>
      Les voix s'entremêlent, amplifiées par la musique électro-acoustique… La loi de la charia, celle du joug des maris, des pères, des frères. Les mollahs à la fac et les hommes tyrans au domicile. Le mari, violent s'en prenant à l'enfant, et la voix s'étrangle : <span style="font-style:italic">&quot;je voudrais tout te raconter Gurshad. Mais mon cœur est une forteresse, je ne peux pas l'ouvrir&quot;</span>. L'exil en Allemagne, l'humiliation du parcours migratoire. Le mari emprisonné en Iran, la solitude et la dépression profonde. La France, les études, la nationalité obtenue &quot;miraculeusement&quot; par l'une. Une sous-citoyenneté allemande pour l'autre. Et puis celle qui a choisi pour prison de rester avec les siens au pays... Trois itinéraires différents, trois combats de mères refusant, envers et contre tous, de renoncer à leur dignité de femmes et de mères aimantes, prises chacune dans leur propre tempête.       <br />
              <br />
       Et quand, au terme de ces trois heures de &quot;représentation&quot;, chacune dans leur langue (deux ne parlent pas français) et avec leurs mots, les discrètes héroïnes prennent la parole traduite par les actrices, l'émotion se redouble d'un effet saisissant de vérité. <span style="font-style:italic">&quot;Gurshad, ma plus grande fierté, c'est de t'avoir permis de grandir loin de l'Iran, dans une éducation laïque. Quand je vois ta réussite et celle de ta sœur, j'ai réussi ma vie… Et peut-être ne seras-tu pas d'accord, mais j'ai le sentiment d'avoir été une bonne mère, et mes sœurs aussi.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62080340-45105388.jpg?v=1643907633" alt=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" title=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" />
     </div>
     <div>
      Dans le droit fil des séquences chantées par Gurshad en langue azéri (une langue de résistance, leur langue maternelle), refrains orientaux au charme doucereux offrant les contrepoints heureux à la rudesse des situations exposées, l'invitation à la danse conclut en douceur ce parcours d'humanité à vif. Après son remarquable <span style="font-style:italic">&quot;Pourama, Pourama&quot;</span>, Gurshad Shaeman, entouré sur le plateau <span style="font-style:italic">&quot;des femmes de sa famille&quot;</span>, de cette <span style="font-style:italic">&quot;Mère Courage et ses enfants&quot;</span>, poursuit avec &quot;Les Forteresses&quot; l'écriture poétique d'un roman familial à valeur universelle dont on sort… ébloui. Physiquement. Moralement.       <br />
              <br />
       <b>Vu ce spectacle le vendredi 28 janvier au TnBA, Salle Vauthier, Bordeaux, où il a été représenté du mardi 25 au vendredi 28 janvier 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Forteresses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62080340-45105568.jpg?v=1643908616" alt=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" title=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" />
     </div>
     <div>
      Création 2021.       <br />
       Texte : Gurshad Shaheman (édité aux Solitaires intempestifs, septembre 2021).       <br />
       Mise en scène : Gurshad Shaheman.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Saeed Mirzaei Fard.       <br />
       Voix : Mina Kavani, Shady Nafar, Guilda Chahverdi.       <br />
       Jeu : Gurshad Shaheman et les femmes de sa famille.       <br />
       Création sonore : Lucien Gaudion.       <br />
       Scénographie : Mathieu Lorry-Dupuy.       <br />
       Lumières : Jérémie Papin.       <br />
       Dramaturgie : Youness Anzane.       <br />
       Régie générale : Pierre-Éric Vives.       <br />
       Costumes : Nina Langhammer.       <br />
       Régie plateau et accessoires : Jérémy Meysen.       <br />
       Maquilleuse : Sophie Allégatière.       <br />
       Coach vocal : Jean Fürst.       <br />
       Compagnie La Ligne d'Ombre.       <br />
       Durée : 3 h.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       3 et 4 février 2022 : La Filature - Scène nationale, Mulhouse (68).       <br />
       24 et 25 mai 2022 : Le Manège - Scène nationale transfrontalière, Maubeuge (59).       <br />
       Du 3 au 11 juin 2022 : MC 93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2019• J'ai rencontré Dieu sur Facebook Vérités virtuelles et fake news réelles</title>
   <updated>2019-07-15T15:38:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2019-J-ai-rencontre-Dieu-sur-Facebook-Verites-virtuelles-et-fake-news-reelles_a2495.html</id>
   <category term="Avignon 2019" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35611749-32157373.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-07-15T15:21:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans le décor minimaliste d'un appartement où vivent une mère aimante, épanouie dans son travail de prof, et sa grande fille affectueuse, adolescente vive et pratiquant le violon, tout semble aller au mieux dans "le meilleur des mondes possibles"… comme aurait pu le dire le Pangloss de Voltaire ironisant sur l'optimisation divine du monde proposée par Leibnitz…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35611749-32157373.jpg?v=1563198262" alt="•Off 2019• J'ai rencontré Dieu sur Facebook Vérités virtuelles et fake news réelles" title="•Off 2019• J'ai rencontré Dieu sur Facebook Vérités virtuelles et fake news réelles" />
     </div>
     <div>
      Le loup dans la bergerie prendra le visage d'un jeune pseudo-fou de Dieu séduisant la belle gazelle sur un réseau social. Mais comme la vie est plus forte que la mort à l'œuvre - pur &quot;pari&quot; pascalien -, Facebook perdra in fine la face…       <br />
              <br />
       Ahmed Madani, dont le manifeste artistique s'articule, de création en création, autour du destin de la jeunesse des quartiers populaires (Cf. &quot;F(l)ammes&quot;, présenté en 2016 à Avignon au Théâtre des Halles), creuse ici la problématique des rencontres Internet où des manipulateurs &quot;divinement&quot; séducteurs ensorcèlent des jeunes gens naïfs vibrant à l'appel des sens, confondu - à mauvais escient - avec celui du Dieu omnipotent.       <br />
              <br />
       Bien évidemment, quelles que soient leur complicité réelle et leur tendresse réciproque, la mère et la fille, fusionnelles autour du succulent fondant au chocolat qui scande chaque anniversaire, diffèrent sur certaines appréciations. Ainsi, quand la mère vante les mérites de l'appartement moderne acquis pour les mettre &quot;à l'abri&quot;, l'adolescente n'y voit qu'un immeuble aux cloisons si fines qu'elles laissent tout filtrer, habité par des vieux surveillant les faits et gestes de chacun… lorsqu'ils n'ont pas oublié le code de sécurité pour rejoindre leur tour de contrôle.       <br />
              <br />
       C'est dans cet espace présenté avec humour que le drame (au sens théâtral) va se dérouler en faisant se rejoindre passé et présent. De même que le récit s'émaille de retours en arrière, le discours fera alterner dialogue et narration, les personnages faisant alors face au public pour commenter de manière distanciée l'histoire afin de la mettre en abyme. Ainsi le rythme impulsé par cette &quot;architecture dramatique&quot; est-il garant de l'intérêt toujours soutenu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35611749-32157402.jpg?v=1563198379" alt="•Off 2019• J'ai rencontré Dieu sur Facebook Vérités virtuelles et fake news réelles" title="•Off 2019• J'ai rencontré Dieu sur Facebook Vérités virtuelles et fake news réelles" />
     </div>
     <div>
      Le premier flash-back est &quot;édifiant&quot;. La mère, musulmane non pratiquante émancipée, ex-épouse d'un Français, revenant du village maghrébin où vient d'avoir lieu l'enterrement de sa mère, confie à sa fille l'interdiction qui lui était adressée en tant que femme d'être présente au cimetière, et comment elle s'était alors imposée en haussant le ton. Suite à quoi, sa fille désapprouvant ouvertement ce comportement mécréant voit apparaître sa grand-mère qui lui dit que si sa mère continue à manger du saucisson, elle n'ira pas au paradis…       <br />
              <br />
       Le conflit rôde très vite autour des diktats de la religion, ressentis par la mère comme une source d'oppression insupportable, par la fille comme la voi(e)x à suivre pour mériter le royaume d'Allah. Au rythme de la radicalisation de la jeune fille subjuguée par les déclarations amoureuses du beau jeune homme barbu qui lui parle par le truchement de Skype, les tensions vont s'accentuer.       <br />
              <br />
       Alors que la mère crie son besoin d'aimer - un homme, une femme, peu importe - pour échapper à sa solitude, sa fille est outrée par ses penchants impies et moque ironiquement son compagnon précédent qu'elle a réussi à chasser de leur vie. Elle oppose à ces &quot;offenses&quot;, le discours &quot;vertueux&quot; prôné par le Coran sur &quot;la&quot; femme pieuse et respectueuse de l'époux, seigneur et maître. D'ailleurs, elle refusera désormais les cours de violon, la musique étant considérée comme un péché capital.       <br />
              <br />
       Entrecoupée par des scènes de liesse qui les unissaient autrefois, la tension présente n'en est que plus palpable… l'humour étant toujours là cependant pour apporter le souffle de fraîcheur nécessaire à la respiration. Ainsi, lorsque la jeune fille évoque que pour faire sortir d'elle les djinns malveillants, son beau gourou lui a conseillé un livre (à 19 €…), elle précise &quot;naturellement&quot; à sa mère qu'il ne s'agit là pas de pantalons ; de même pour le discours grandguignolesque du prédicateur, projeté en direct sur grand écran, se vantant d'avoir abattu à la kalachnikov six mécréants la veille, ponctué par la proposition d'une balade en luxueux 4x4 américain dans un désert de rêve…       <br />
              <br />
       Mais la légèreté n'occulte aucunement le tragique à imputer aux fous de Dieu qui, en utilisant des informations fallacieuses - &quot;infox&quot; en français, mot valise formé à partir des mots &quot;information&quot; et &quot;intoxication&quot; -, intoxiquent les jeunes proies candides pour en faire des kamikazes exaltés au service de leur cause criminelle. Sauf que là encore, le prédicateur recruteur se fera &quot;démasquer&quot; dans une chute, digne de celle de &quot;Comme il vous plaira&quot; de William Shakespeare où on apprendra que le héros du désert n'est pas exactement celui que l'on pensait. <span style="font-style:italic">&quot;Le monde entier est un théâtre et tous, hommes et femmes, n'en sont que les acteurs. Notre vie durant nous jouons plusieurs rôles&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Objet théâtral mixant plusieurs degrés d'écritures et plusieurs tons, &quot;J'ai rencontré Dieu sur Facebook&quot; est sans conteste une forme aboutie… et ouverte au questionnement. Qui sont ces exaltés de Dieu rencontrés sur Internet ? Si on tirait sur leur barbe, que découvrirait-on de frustrations enfouies et de souffrances personnelles cristallisées dans une revendication asservie à un Dieu tout-puissant ? Les trois acteurs, excellents (sic), nous convainquent que si le monde entier est un théâtre, le monde, alors, a beaucoup à gagner à s'y rendre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"J'ai rencontré Dieu sur Facebook"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35611749-32157541.jpg?v=1563198458" alt="•Off 2019• J'ai rencontré Dieu sur Facebook Vérités virtuelles et fake news réelles" title="•Off 2019• J'ai rencontré Dieu sur Facebook Vérités virtuelles et fake news réelles" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ahmed Madani (publié aux éditions Actes Sud-Papiers).       <br />
       Mise en scène : Ahmed Madani, assisté de Valentin Madani.       <br />
       Avec : Mounira Barbouch, Louise Legendre, Valentin Madani.       <br />
       Création sonore : Christophe Séchet.       <br />
       Création lumière et régie générale : Damien Klein.       <br />
       Costumes : Pascale Barré.       <br />
       Madani Compagnie.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 50, relâche le mercredi.       <br />
       <b>11 • Gilgamesh Belleville, Salle 1</b>        <br />
       11 bd Raspail.       <br />
       Réservations : 04 90 89 82 63.       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/programmation/j-ai-rencontre-dieu-sur-facebook_1" target="_blank">&gt;&gt; 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension</title>
   <updated>2019-03-04T14:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Fils--une-parabole-contemporaine-d-un-roman-de-l-incomprehension_a2352.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/31285090-29550162.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-03-04T12:29:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La jeune femme en jean et corsage bleu pâle qui monte à l'avant scène est une mère de famille. Elle parle d'elle et de son fils, raconte la montée irrésistible au fait divers. Son évolution, son glissement vers les milieux traditionalistes et le suicide de son fils homosexuel dans l'officine de ses parents.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29550162.jpg?v=1551708045" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Avec tous les éléments d'un drame de l'incompréhension, le texte est une étude de caractère précis et méthodique qui évite le mélodrame, la caricature ou la charge militante. Par ses silences, il trace en pointillé le cheminement d'une conscience oscillant entre désarroi refoulé et certitudes affichées. En creux se dessine une carte des manques qui tâtonne sans la recherche des causes. Le portrait d'une société refermée sur elle-même.       <br />
              <br />
       Le spectateur en entr'ouvre les portes et découvre la monotonie d'une vie mue par des idées simples. Le temps semble s'être figé dans un idéal tranquille réglé et harmonieux, dans la conformité à la religion jamais remise en cause. La quiétude d'une famille, le statut social, le rite.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire, le miroir de la respectabilité et de la notabilité s'embue au fil des jours. Une forme d'ennui ne se dit pas. Les enfants ont grandi mais restent des enfants aux yeux des parents. Une vie de silences que l'on eût qualifié au dix-neuvième siècle de rêve bourgeois. Provincial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29550163.jpg?v=1491460360" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Sur lequel tombe comme un coup de tonnerre dans un ciel d'été, la nouvelle d'une proposition artistique jugée (préjugée) blasphématoire par des forces discrètes et puissantes. Des forces qui vont l'enrôler en toute douceur et persuasion dans l'opposition au projet de loi sur le mariage pour tous.       <br />
              <br />
       La mère qui ne soupçonnait pas que l'union civile, le mariage du code civil, n'était pas que le sacrement religieux du mariage, se découvre alors une vitalité inconnue. Battant le pavé, criant d'euphorie au sein de la foule. Métamorphosée.       <br />
              <br />
       Entre l'expression du &quot;je&quot; et du &quot;elle&quot;, elle est étrangement distanciée. Dissociée même. La comédienne, (Emmanuelle Hiron), qui monte à l'avant-scène avec toute sa jeunesse, se moule dans la voix très posée de son personnage. Et accroît du coup l'effet de distance. Tout se passe comme si cette femme était en recherche de porte-parole, en recherche d'écoute et de connivence. En plaidoirie. N'ayant à l'évidence rien compris du drame que vivait son fils, ni des enjeux politiques qui l'environnent.       <br />
              <br />
       Le spectateur dont la conscience intime est sollicitée applaudit la qualité et le tact de travail. Face à ce spectacle qui apparaît bien comme une parabole contemporaine il lui appartient de trouver du sens à la parole biblique. &quot;Ils ont des yeux et ne voient pas&quot;.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu à la maison des métallos.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Fils"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29550164.jpg?v=1491460389" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marine Bachelot Nguyen.       <br />
       Idée originale, mise en scène, scénographie : David Gauchard.       <br />
       Avec : Emmanuelle Hiron et un enfant claveciniste.       <br />
       Collaboration artistique : Nicolas Petisoff.       <br />
       Lumière : Christophe Rouffy.       <br />
       Son : Denis Malard.       <br />
       Musique : Olivier Mellano.       <br />
       Enregistrement clavecin : Bertrand Cuiller.       <br />
       Voix : Benjamin Grenat-Labonne.       <br />
       Décor : Ateliers du Théâtre de l'Union.       <br />
       Production Cie L'unijambiste.       <br />
       Création : 2017.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       <a class="link" href="http://www.unijambiste.com/" target="_blank">&gt;&gt; unijambiste.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29552268.jpg?v=1551708093" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 19 mars au 14 avril 2019.</span>       <br />
       Du mardi au dimanche à 18 h 30.       <br />
       Relâche : 24 mars et 9 avril.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Jean Tardieu, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29552291.jpg?v=1551708195" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">5 mars 2019 :</span> Théâtre municipal, Coutances (50).       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 mars 2019 :</span> Théâtre de Lisieux Pays d'Auge, Lisieux (14).       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 avril 2019 :</span> Tournée GRAND T/Espace culturel Sainte-Anne, Saint-Lyphard (44).       <br />
       27 avril 2019 : Les Dominicains de Haute-Alsace, Guebwiller (68).       <br />
       30 avril 2019 : L'Atelier à spectacle - Scène conventionnée de l'Agglo du Pays de Dreux, Vernouillet (78).       <br />
       9 et 10 mai 2019 : La Maison du Théâtre - Finistère à Brest en partenariat avec Le Quartz - Scène nationale, Brest (29).       <br />
       14 mai 2019 : La Ferme de Bel Ebat - Théâtre de Guyancourt (78).       <br />
       16 mai 2019 : Théâtre du Champ au Roy, Guingamp (22).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Fils--une-parabole-contemporaine-d-un-roman-de-l-incomprehension_a2352.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"L'Attentat"… Comprendre, pénétrer l'indicible et intime intériorité de l'être aimé</title>
   <updated>2018-11-21T16:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Attentat-Comprendre-penetrer-l-indicible-et-intime-interiorite-de-l-etre-aime_a2286.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/27939613-27858660.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-11-21T16:27:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au-delà de l'acte innommable, comprendre pourquoi… Pourquoi l'être cher, adoré, élément indissociable de notre vie, a donné la mort… aux autres et à elle-même. Au-delà même du fait religieux extrémiste.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27939613-27858660.jpg?v=1542815264" alt=""L'Attentat"… Comprendre, pénétrer l'indicible et intime intériorité de l'être aimé" title=""L'Attentat"… Comprendre, pénétrer l'indicible et intime intériorité de l'être aimé" />
     </div>
     <div>
      Adaptant le roman de l'écrivain algérien Yasmina Khadra, Vincent Hennebicq emmène le spectateur dans un voyage, entre fiction et réalité, questionnant la cause palestinienne avec une crudité documentaire et cinématographique, atténué, en petites touches légères, par un onirisme musical délicat, un chant d'une grande élégance (sublime Julie Calbete) et une narration qui délivre et redonne une belle musicalité - légitimité circonstanciée - à la langue arabe.       <br />
              <br />
       Dans &quot;L'attentat&quot;, Yasmina Khadra nous conte l'histoire bouleversante d'Amine, chirurgien arabe naturalisé Israélien, qui opère sans relâche les victimes survivantes d'un attentat-suicide opéré par une femme dans un restaurant de Tel Aviv. La nuit suivante, on fait appel à lui pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze et il découvre avec horreur qu'il s'agit de Sihem, sa femme tendrement aimée.       <br />
              <br />
       La stupeur passée, celui-ci, sans haine et sans désir de vengeance, décide alors de découvrir les raisons, les chemins qui mènent à cet acte extrême, à l'adhésion à ce combat djihadiste désespéré bâti sur la haine et le sang. <span style="font-style:italic">&quot;Je veux juste comprendre comment la femme de ma vie m'a exclu de la sienne, comment celle que j'aimais comme un fou a été plus sensible au prêche des autres plutôt qu'à mes poèmes&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27939613-27858719.jpg?v=1542815327" alt=""L'Attentat"… Comprendre, pénétrer l'indicible et intime intériorité de l'être aimé" title=""L'Attentat"… Comprendre, pénétrer l'indicible et intime intériorité de l'être aimé" />
     </div>
     <div>
      Si le roman initial fait 240 pages, l'adaptation effectuée n'en garde qu'une épure d'une douzaine de pages allant à l'essentiel de l'émotionnel, exacerbant à la fois la violence insupportable de l'événement et l'étonnante et puissante volonté de saisir l'incompréhensible d'Amine. Vincent Hennebicq conçoit cette ligne narrative courte, tout en tension, pour mieux l'associer à des apports sensoriels venant de la musique/chant et d'images cinématographiques fortes.       <br />
              <br />
       Ces dernières ont été filmées lors d'un voyage bien réel que l'équipe du spectacle a effectué entre Tel Aviv, Jérusalem, Bethléem et Jenine. En appui documentaire du monologue porté par Atta Nasser - à l'interprétation puissante, intense, incarnant un Amine plus vrai que nature -, le film réalisé vient, en second personnage, interpeller les interrogations du médecin et apporter les témoignages et les paroles dédiées de ces Palestiniens d'aujourd'hui vivant au cœur même d'un conflit qui dure encore et toujours, comme une agonie vouée à l'éternité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27939613-27858734.jpg?v=1542815366" alt=""L'Attentat"… Comprendre, pénétrer l'indicible et intime intériorité de l'être aimé" title=""L'Attentat"… Comprendre, pénétrer l'indicible et intime intériorité de l'être aimé" />
     </div>
     <div>
      Subtil contrepoint, la musique originale de Fabian Fiorini ajoute relief et densité aux différentes émotions, apportant des aspérités romanesques à l'histoire contée. En formation de cercle orchestral, les quatre musiciens habitent de leur musicalité le plateau, accompagnés de la voix harmonieuse et délicate de la chanteuse Julie Calbete.       <br />
              <br />
       Ici pas d'apitoiement, seule la recherche (de réponses) domine. L'absence de prise de position sur le conflit israélo-palestinien, tant de l'auteur que du metteur en scène, conduise à un travail à rebours, comme une enquête sur les origines du mal. La proposition de Vincent Hennebicq, mêlant ses trois passions que sont le cinéma, la musique et le théâtre, pose crûment la question : &quot;comment réagir face à un événement qui nous dépasse ?&quot;. Saurons-nous un jour, de manière apaisée, y répondre ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Création vue au Studio Théâtre National Wallonie-Bruxelles.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Attentat"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27939613-27858745.jpg?v=1542815428" alt=""L'Attentat"… Comprendre, pénétrer l'indicible et intime intériorité de l'être aimé" title=""L'Attentat"… Comprendre, pénétrer l'indicible et intime intériorité de l'être aimé" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en arabe, français et hébreu surtitré.       <br />
       D'après &quot;L'Attentat&quot; de Yasmina Khadra (Éditions  Julliard).       <br />
       Texte et mise en scène : Vincent Hennebicq.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Maxime Glaude.       <br />
       Stagiaire assistante à la mise en scène : Lorena Spindler.       <br />
       Composition musicale : Fabian Fiorini.        <br />
       Réalisation et montage du film : Jean-François Ravagnan.       <br />
       Image : Christophe Rolin.       <br />
       Scénographie et lumière : Giacinto Caponio &amp; Fabrice Murgia.       <br />
       Création costumes : Émilie Jonet.       <br />
       Régie générale : Romain Gueudré.       <br />
       Interprétation : Atta Nasser.       <br />
       Chanteuse : Julie Calbete.       <br />
       Musiciens : Fabian Fiorini (piano), Laurent Blondiau (trompette), Marine Horbaczewski (violoncelle), Célestin Massot (percussions).       <br />
       Traduction texte : Awni Daibes, Inbal Yomtovian, Eli Cohen.       <br />
       Traduction vidéo : Patrick Tass, Daphné Seale.       <br />
       Voix-off : Inbal Yomtovian, Kaat Arnaert.       <br />
       Coach langues : Naël Daibes.       <br />
       Régie et création sonore : Benoit Pelé.       <br />
       Régisseur lumière : Jody De Neef.       <br />
       Stagiaire lumière : Virgile Morel De Westgaver.       <br />
       Régisseur vidéo : Matthieu Bourdon.       <br />
       Régisseur plateau : Christophe Blacha.       <br />
       Un remerciement particulier aux personnes rencontrées sur la route, ayant participé au tournage et accepté de témoigner pour le spectacle.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       Création Studio Théâtre National Wallonie-Bruxelles.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jeudi 22 et vendredi 23 novembre 2018 à 20 h.</span>       <br />
       Théâtre Jean-Vilar, Vitry sur Seine (94), 01 55 53 10 60.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrejeanvilar.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrejeanvilar.com</a>       <br />
              <br />
       5 avril 2019 : Théâtre de Châtillon, Châtillon (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27939613-27858786.jpg?v=1542815633" alt=""L'Attentat"… Comprendre, pénétrer l'indicible et intime intériorité de l'être aimé" title=""L'Attentat"… Comprendre, pénétrer l'indicible et intime intériorité de l'être aimé" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-Attentat-Comprendre-penetrer-l-indicible-et-intime-interiorite-de-l-etre-aime_a2286.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension</title>
   <updated>2017-06-15T08:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-Le-Fils-Parabole-contemporaine-d-un-roman-de-l-incomprehension_a1827.html</id>
   <category term="Avignon 2017" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/14585029-20366312.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-06-12T06:43:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La jeune femme en jean et corsage bleu pâle qui monte à l'avant scène est une mère de famille. Elle parle d'elle et de son fils, raconte la montée irrésistible au fait divers. Son évolution, son glissement vers les milieux traditionalistes et le suicide de son fils homosexuel dans l'officine de ses parents.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14585029-20366312.jpg?v=1491460330" alt="•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title="•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Avec tous les éléments d'un drame de l'incompréhension, le texte est une étude de caractère précis et méthodique qui évite le mélodrame, la caricature ou la charge militante. Par ses silences, il trace en pointillé le cheminement d'une conscience oscillant entre désarroi refoulé et certitudes affichées. En creux se dessine une carte des manques qui tâtonne sans la recherche des causes. Le portrait d'une société refermée sur elle-même.       <br />
              <br />
       Le spectateur en entr'ouvre les portes et découvre la monotonie d'une vie mue par des idées simples. Le temps semble s'être figé dans un idéal tranquille réglé et harmonieux, dans la conformité à la religion jamais remise en cause. La quiétude d'une famille, le statut social, le rite.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire, le miroir de la respectabilité et de la notabilité s'embue au fil des jours. Une forme d'ennui ne se dit pas. Les enfants ont grandi mais restent des enfants aux yeux des parents. Une vie de silences que l'on eût qualifié au dix-neuvième siècle de rêve bourgeois. Provincial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14585029-20366313.jpg?v=1491460360" alt="•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title="•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Sur lequel tombe comme un coup de tonnerre dans un ciel d'été, la nouvelle d'une proposition artistique jugée (préjugée) blasphématoire par des forces discrètes et puissantes. Des forces qui vont l'enrôler en toute douceur et persuasion dans l'opposition au projet de loi sur le mariage pour tous.       <br />
              <br />
       La mère qui ne soupçonnait pas que l'union civile, le mariage du code civil, n'était pas que le sacrement religieux du mariage, se découvre alors une vitalité inconnue. Battant le pavé, criant d'euphorie au sein de la foule. Métamorphosée.       <br />
              <br />
       Entre l'expression du &quot;je&quot; et du &quot;elle&quot;, elle est étrangement distanciée. Dissociée même. La comédienne, (Emmanuelle Hiron), qui monte à l'avant-scène avec toute sa jeunesse, se moule dans la voix très posée de son personnage. Et accroît du coup l'effet de distance. Tout se passe comme si cette femme était en recherche de porte-parole, en recherche d'écoute et de connivence. En plaidoirie. N'ayant à l'évidence rien compris du drame que vivait son fils, ni des enjeux politiques qui l'environnent.       <br />
              <br />
       Le spectateur dont la conscience intime est sollicitée applaudit la qualité et le tact de travail. Face à ce spectacle qui apparaît bien comme une parabole contemporaine il lui appartient de trouver du sens à la parole biblique. &quot;Ils ont des yeux et ne voient pas&quot;.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu à la maison des métallos.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Fils"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14585029-20366314.jpg?v=1491460389" alt="•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title="•Avignon Off 2017• "Le Fils" : Parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marine Bachelot Nguyen.       <br />
       Idée originale, mise en scène, scénographie : David Gauchard.       <br />
       Avec : Emmanuelle Hiron et un enfant claveciniste.       <br />
       Collaboration artistique : Nicolas Petisoff.       <br />
       Lumière : Christophe Rouffy.       <br />
       Son : Denis Malard.       <br />
       Musique : Olivier Mellano.       <br />
       Enregistrement clavecin : Bertrand Cuiller.       <br />
       Voix : Benjamin Grenat-Labonne.       <br />
       Production L’unijambiste.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.unijambiste.com/" target="_blank">&gt;&gt; unijambiste.com</a>       <br />
              <br />
       <b>●Avignon Off 2017●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 26 juillet 2017.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 10 (relâche les 12 et 19 juillet).       <br />
       Théâtre de La Manufacture - Collectif contemporain,       <br />
       2 rue des Écoles, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 82 20 47.        <br />
       <a class="link" href="http://www.lamanufacture.org/" target="_blank">&gt;&gt; lamanufacture.org</a>
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-Le-Fils-Parabole-contemporaine-d-un-roman-de-l-incomprehension_a1827.html" />
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