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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-11T04:18:08+02:00</updated>
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   <title>Coffees and Cigarettes "Freak show"… du rock, du hip et du hop !</title>
   <updated>2018-02-26T14:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Coffees-and-Cigarettes-Freak-show-du-rock-du-hip-et-du-hop-_a2055.html</id>
   <category term="Paroles &amp; Musique" />
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   <published>2018-02-26T10:25:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Toujours dans sa continuité artistique et avec son deuxième LP, Renaud Druel, auteur-compositeur et interprète, puise sa source d'inspiration autant dans le cinéma que dans le hip-hop, le rock "n"roll ; et dans des instruments venus tout droit du Classique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20449098-23920100.jpg?v=1519637325" alt="Coffees and Cigarettes "Freak show"… du rock, du hip et du hop !" title="Coffees and Cigarettes "Freak show"… du rock, du hip et du hop !" />
     </div>
     <div>
      Il est seul dans la création mais toujours en duo, voire plus, dans la composition musicale et ne s'épargne aucune originalité dans son approche. Renaud Druel s'accompagne, et c'est sa marque de fabrique, de Caroline Pauvert ou Lyllou Chevalier à l'alto ou Quentin Gendrot au violoncelle.       <br />
              <br />
       Le cinéma ? Il s'en imprègne avec le titre du disque &quot;Freak show&quot; sorti tout droit du film culte américain de Tod Browning (1880-1962), &quot;La Monstrueuse Parade&quot; (1932, &quot;Freaks&quot; en version originale). Le nom même du groupe &quot;Coffees and Cigarettes&quot; est un clin d'œil au long métrage du réalisateur Jim Jarmush (2003). Il est aussi très présent dans certaines compositions au détour de dialogues et d'ambiances de films avec des voix comme enregistrées sur une bande-son &quot;magnéto&quot;.       <br />
              <br />
       La musique, tirant autant sur les cordes, les percussions que les guitares, donne une qualité indéniable à l'album. Qualité qui s'immisce avec gourmandise aussi dans les paroles. Les textes sont bien léchés, poétiques à souhait et tirent vers un parler de rue que Gavroche n'aurait peut-être pas renié.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20449098-23920125.jpg?v=1519637325" alt="Coffees and Cigarettes "Freak show"… du rock, du hip et du hop !" title="Coffees and Cigarettes "Freak show"… du rock, du hip et du hop !" />
     </div>
     <div>
      En 2014, &quot;Coffees and cigarettes&quot; était apparu sur la scène musicale avec &quot;London western&quot; et ses compositions originales. Ce premier LP, déjà très influencé par l'univers cinématographique, était assez narratif. Le second attaque directement sur les mesures, une façon de chanter qui frôle le rap, tape toujours dans le hip-hop en s'appuyant sur des instruments à cordes que l'on peut retrouver aisément dans les orchestres de musique classique. Une façon d'abandonner le narratif pour entrer dans l'action. Et le tout sonne à point. D'ailleurs, ce mélange heureux entre rock 'n' roll et hip-hop, Renaud Druel le nomme &quot;hop 'n' roll&quot;.       <br />
              <br />
       La voix de Druel, assez grave, nerveuse, tape dans le rythme, traîne parfois un peu des papilles pour la rendre plus percutante. La musique est particulièrement bien charpentée. Nous sommes au carrefour, crossroad comme diraient nos amis bluesmen, d'instruments à cordes et de percussions très présentes. Ce décalage instrumental donne une fraîcheur à l'album qui aiguise l'écoute. Quelques accords d'harmonica et des riffs de guitare rappellent que le rock, avec sa sœur aînée le blues, n'est jamais très loin.       <br />
              <br />
       Ça accroche agréablement à l'oreille avec des tonalités, du bruitage, un son et des débuts de chanson originaux qui bousculent le tempo souvent soutenu, parfois reposant grâce à l'alto, avec des percussions un brin répétitives. L'album semble être une série de compositions qui se prennent par les croches et que l'on aimerait pour rien au monde abandonner.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20449098-23920493.jpg?v=1519638650" alt="Coffees and Cigarettes "Freak show"… du rock, du hip et du hop !" title="Coffees and Cigarettes "Freak show"… du rock, du hip et du hop !" />
     </div>
     <div>
      <b>● Coffees and Cigarettes &quot;Freak show&quot;</b>       <br />
       Label : Whitechapel - Tekini Records.       <br />
       Distribution : Absilone.       <br />
       Sortie : 20 octobre 2017.       <br />
       Paroles et musiques : Renaud Druel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">9 mars 2018 :</span> Café citoyen &quot;Altérez-vous&quot;, Louvain-La-Neuve (Belgique).       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 mars 2018 :</span> La Fabryk, Lyon 8e (69).       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 mars 2018 :</span> Cabaret Pop, Gap (05).       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 mars 2018 :</span> Vinyle café, Vernoux-en-Vivarais (07).       <br />
       <span class="fluo_jaune">24 mars 2018 :</span> Le Gaudina, Bourges (18).       <br />
       <span class="fluo_jaune">30 mars 2018 :</span> Les Bains Douches, Lignières (18).       <br />
       20 avril 2018 : Pub Le Bacchus, Chateau-Thierry (02).       <br />
       21 avril 2018 : Le Miam's, Tours (37).       <br />
       4 mai 2018 : La Tavern, Saint-Brisson (45).       <br />
       5 mai 2018 : Festival il était une fois un chapiteau, Chinon (37).       <br />
       11 mai 2018 : Le Zygo Bar, Nantes (44).       <br />
       19 mai 2018 : Le Papier Buvard, Soulvache (44).       <br />
       23 juin 2018 : Festival de l'escargot, Loché-sur-Indrois (37).       <br />
       29 juin 2018 : Festival Indus – Outdoor, Saint-Julien-de-Civry (71).       <br />
       20 juillet 2018 : Esvres-sur-Indre (37).       <br />
       21 juillet 2018 : Festival Lurais'tival, Lurais (37).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale</title>
   <updated>2018-01-10T12:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Xavier-Phillips-et-Mstislav-Rostropovitch-une-rencontre-capitale_a2017.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2018-01-08T10:12:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que Xavier Phillips s'apprête à donner plusieurs concerts, dont deux avec le Quatuor Les Dissonances en janvier 2018, nous avons rencontré le violoncelliste français avec le désir d'en savoir plus sur ce grand soliste. Retour sur un parcours musical et existentiel marqué par une rencontre exceptionnelle, celle de l'immense Rostropovitch.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19351593-23270131.jpg?v=1515404754" alt="Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale" title="Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale" />
     </div>
     <div>
      Qu'on l'entende en trio avec François-Frédéric Guy et son frère, le violoniste Jean-Marc Phillips-Varjabédian pour achever une intégrale Beethoven au Festival Berlioz ou dans la Sonate pour violoncelle et piano en ré mineur de Chostakovitch avec François Dumont au Pornic Classic Festival, en soliste avec orchestre ou avec son quatuor (Quatuor Les Dissonances), le violoncelliste Xavier Phillips impressionne toujours.        <br />
              <br />
       Son jeu chorégraphique d'une remarquable expressivité, la puissance de son bras droit qui aurait ravi André Navarra - le maître de son professeur au CNSMD, Philippe Muller - et sa sensibilité d'écorché vif contenue dans une élégance pleine de style (que n'aurait pas reniée un Maurice Gendron) fascinent et interrogent : d'où vient cette passion, cet engagement et ce don de soi sans compromis sur scène ? Écoutons-le.       <br />
              <br />
       &quot;Je suis né de parents pianistes et j'ai commencé le violoncelle à six ans. À treize ans, j'ai travaillé avec Jacqueline Heuclin, qui m'a ouvert les portes du conservatoire et du cours de Philippe Muller. J'ai donc été nourri par ces deux écoles, celle de Maurice Gendron par le biais de Jacqueline et celle de Navarra telle que l'avait intégrée P. Muller. Ces années de conservatoire demeurent un très bon souvenir. J'ai pris l'habitude de travailler du matin au soir pour travailler ma technique et approfondir ma connaissance du répertoire. J'ai même abandonné le lycée pour prendre des cours par correspondance et gagner du temps. Mes parents tenaient à ce que mon frère et moi passions le baccalauréat.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19351593-23270552.jpg?v=1515404877" alt="Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale" title="Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale" />
     </div>
     <div>
      &quot;J'ai bien-sûr voulu me mettre au défi de passer de grands concours internationaux, je suis un compétiteur-né - non pas avec les autres mais vis-à-vis de moi-même. À dix-huit ans, j'ai donc affronté la difficulté de convertir le travail passé dans une prestation sur scène sans retour en arrière possible, que ce soit au Concours Tchaïkovski ou ailleurs. Il a fallu apprendre à canaliser mon énergie. En 1990, je n'ai qu'un désir : pouvoir approcher le génie Rostropovitch en participant au concours qu'il a fondé à Paris. J'y ai récolté le troisième prix ex-aequo avec Anne Gastinel et un Prix spécial mais j'y ai fait la rencontre musicale de ma vie. Le Maître m'avait remarqué et m'a proposé de passer le voir pour jouer pour lui.       <br />
              <br />
       &quot;Je l'appelle dès le lendemain (cette rencontre était le rêve de ma vie !) et il me donne rendez-vous plus tard ; il partait enregistrer les Suites de Bach à Vézelay. Je suis donc allé à son retour à son domicile parisien, au 42 de l'avenue Georges Mandel, et cette première leçon a été suivie de beaucoup d'autres. Il n'a pas apprécié les cadeaux que je lui amenais la première fois. Pour lui, avec sa générosité habituelle, ces cours particuliers gratuits n'attendaient aucun retour spécial. C'est ainsi que notre relation de maître à étudiant (puis de disciple) a commencé.       <br />
              <br />
       &quot;Je me suis enivré de ses paroles, il m'a donné des leçons de vie et pas uniquement de musique. On ne parlait jamais d'instrument mais des œuvres, de leurs structures, des gens en général et des compositeurs qu'il avait fréquentés et qui avaient composé pour lui. Grâce à lui, nous avons hérité d'un répertoire considérablement augmenté d'œuvres d'une énorme qualité. Je travaillais ces concertos qu'il avait créés, de Prokofiev, de Chostakovitch, de Britten, de Dutilleux et de tant d'autres. Il me racontait des anecdotes sur eux en usant d'images très drôles, très vivantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19351593-23270661.jpg?v=1515405476" alt="Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale" title="Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale" />
     </div>
     <div>
      &quot;Il avait un dynamisme et une énergie impressionnants et il m'a emmené plus loin en devenant mon maître à penser. Je me suis extrait de la prison du passé (que j'avais moi-même forgée) et il m'a ouvert les yeux et les oreilles sur la musique et sa vraie dimension : avoir une lecture globale de la partition (et pas seulement de sa propre partie soliste), entrer dans la tête du compositeur pour en comprendre les intentions. Il était passionnant, au-delà des compositeurs qu'il avait connus, sur Schumann par exemple. Ces années ont été essentielles pour moi et j'ai compris qu'il ne fallait surtout pas tomber dans la routine avec l'instrument - ce que j'essaie à mon tour d'enseigner à mes étudiants.       <br />
              <br />
       &quot;J'ai eu la chance incroyable d'avoir un maître qui continue à me guider encore aujourd'hui, alors que nous l'avons perdu. Les émotions nombreuses ressenties avec lui vibrent encore en moi. Un jour, avec son accent insensé et son sens de la commedia dell'arte, il m'a demandé si j'étais libre dans les semaines à venir. Il m'a proposé de m'emmener en Amérique pour me diriger dans la Symphonie Concertante de Prokofiev (une œuvre chère à son cœur car il avait participé à son écriture avant de la créer) avec le Washington National Symphony Orchestra. C'était en 2003 et notre relation a pris une autre dimension.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19351593-23270802.jpg?v=1515406173" alt="Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale" title="Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale" />
     </div>
     <div>
      &quot;Ce fut inoubliable. Il m'a dirigé trois fois et moi je jouais littéralement à sa place. Et puis il y eut encore trois soirées avec le New York Philharmonic. Ce fut un bonheur intense et le couronnement de notre relation. Il m'a mis le pied à l'étrier et quand je suis ensuite retourné le voir, j'ai compris qu'il me signifiait que je n'avais plus besoin de lui (ce n'était pas mon sentiment). Comme un maître d'échec qu'il était, toujours en avance de trois coups, Rostropovitch savait qu'il m'avait tout donné et que désormais je devais continuer seul. Tout cela m'occupe encore aujourd'hui, en particulier avec mes étudiants (Xavier Phillips est, depuis 2013, professeur à la Haute Ecole de Musique de Lausanne, NDLR).        <br />
              <br />
       &quot;Transmettre la parole de ces comètes, ces grands compositeurs qu'il avait fréquentés, était un acte d'amour pour lui et je veux faire de même. Aujourd'hui quand j'interprète les œuvres que nous avons jouées ensemble, c'est souvent très différent avec d'autres chefs. Mais c'est un travail toujours passionnant et je comprends encore mieux ce que m'apprenait Rostropovitch à l'époque. Il est en moi et pour ainsi dire, j'ai l'impression que je suis devenu lui (toutes proportions gardées). Son exigence me tient encore éveillé (il pouvait être dictatorial !).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19351593-23270826.jpg?v=1515406217" alt="Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale" title="Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale" />
     </div>
     <div>
      &quot;Sa droiture, sa philosophie de la vie, je les ai adoptées. Je me surprends à avoir le même sourire, sa façon de dévorer la vie, alors que je suis d'un naturel anxieux, très anxieux même. Sa générosité, sa juvénilité, son intelligence m'irriguent encore, que ce soit en récital ou en dans l'exercice complexe et athlétique du dialogue avec l'orchestre. Je me sens une responsabilité dans tous mes projets (personnels ou collectifs), celle de livrer une somme musicale au public et à mes étudiants avec une vraie dimension artistique et philosophique. &quot;Ma vie s'articule autour de la musique et des voyages. C'est simple et je voudrais continuer comme cela.&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Prochains concerts</b>       <br />
       Avec le Quatuor Les Dissonances (David Grimal, Hans Peter Hoffmann, David Gaillard, Xavier Phillips) :       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 janvier 2018 :</span> Salle de concert, l'Arsenal, Metz.       <br />
       <span class="fluo_jaune">19 janvier 2018 :</span> Conservatoire, Genève, Suisse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19351593-23271358.jpg?v=1515408596" alt="Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale" title="Xavier Phillips et Mstislav Rostropovitch, une rencontre capitale" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">18 janvier 2018 :</span> avec l'Orchestre de la Suisse Romande (dir. Jonathan Nott), Victoria Hall, Genève, Suisse.        <br />
       <span class="fluo_jaune">4 février 2018 :</span> avec l'Orchestre Lamoureux, Salle Gaveau, Paris.        <br />
              <br />
       En 2017 est sorti un remarquable CD du Quatuor Les Dissonances :       <br />
       <b>● Janàcek, Quatuor à cordes n°2 &quot;Lettres intimes&quot; - Schubert, Quatuor à cordes n°14 &quot;La Jeune Fille et la Mort&quot;.</b>       <br />
       Label : Dissonances records.       <br />
       Distribution : Harmonia mundi.       <br />
       Durée : 66 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Judith Kraft… une luthière américaine à Paris</title>
   <updated>2015-11-19T20:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Judith-Kraft-une-luthiere-americaine-a-Paris_a1486.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2015-11-19T06:45:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Rencontre avec une femme remarquable, la luthière de viole de gambe Judith Kraft. Elle a bien voulu nous parler d'une passion qui est aussi devenue son travail. Vous pourrez la rencontrer à la 6e édition des Journées de Musiques Anciennes à Vanves, du 20 au 22 novembre, où se tient le plus grand salon international de lutherie ancienne en Europe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444683.jpg?v=1447912232" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
     </div>
     <div>
      À l'occasion des Journées de Musiques Anciennes de Vanves - avec ses concerts, son salon de luthiers donc et ses colloques - auxquelles elle participera cette année encore, nous avons voulu rencontrer Judith Kraft. Et cela tombe bien : le photographe Nemo Perier Stefanovitch lui consacre au même moment un livre splendide qui paraîtra dans quelques semaines. C'est dans son atelier de Belleville qu'elle nous reçoit avec la chaleureuse simplicité des plus grands.        <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq - Comment êtes-vous arrivée à Paris ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Je suis née à Washington aux États-Unis, j'y ai vécu jusqu'à l'âge de vingt ans. J'avais alors commencé des études universitaires et je jouais depuis l'enfance du violon en amateur. Mes études ne me plaisant pas trop, j'ai décidé de voyager en Europe. Juste avant mon départ, j'ai voulu faire réviser mon violon chez un luthier. J'ai été fascinée par son atelier avec ses établis, les bois, les outils et les instruments accrochés aux murs. J'ai eu une révélation : c'est cela que je voulais faire !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444689.jpg?v=1447912481" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
     </div>
     <div>
      <b>On peut donc entreprendre la lutherie à vingt ans ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Tout à fait. C'est vrai qu'historiquement, c'est un métier qui s'apprenait en famille et s'exerçait de père en fils - jamais de filles bien-sûr. Mais quand je me suis décidée, je ne me suis pas posée de questions. Quelques mois après, j'étais à Paris comme jeune fille au pair dans une famille de musiciens amateurs. Ils m'ont aidée à trouver un luthier - à Ménilmontant - chez qui j'ai commencé mon apprentissage.        <br />
       C'était un original qui faisait tout par lui-même, qui réinventait tout - comme par exemple la mécanique d'un clavecin. J'ai beaucoup appris, en particulier à travailler le bois pour lequel je me suis d'ailleurs passionnée.       <br />
              <br />
       <b>Quand avez-vous commencé à fabriquer des violes de gambe ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> C'était les années soixante-dix, on commençait à nous demander ces instruments. Je me suis dis alors que j'allais m'y consacrer quelque temps - tant que durerait cette &quot;mode&quot; - et que je me mettrais à la facture de violons après. Nous sommes en 2015 et je fabrique toujours des violes ! (Elle rit). Il est vrai que la demande a littéralement explosé depuis cette époque.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444709.jpg?v=1447912721" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
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      <b>Les joueurs de viole étaient rares jusque dans les années soixante-dix ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Oui, mais ces années-là ont vu le renouveau de la musique baroque. Même s'il y avait eu des précurseurs comme Wanda Landowska.        <br />
       La viole a depuis effectué un retour en force et nombre de conservatoires proposent maintenant un cursus d'études qui lui sont consacrées. Ce qui n'était pas le cas avant. Et puis la viole est d'un apprentissage assez aisé.       <br />
       C'est d'ailleurs historiquement un instrument de musiciens amateurs. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les nobles de cour en jouaient pour leur plaisir. Puis l'instrument a disparu, éclipsé par le violoncelle.       <br />
              <br />
       <b>La sortie du film d'Alain Corneau, &quot;Tous les matins du monde&quot;, a-t-il participé au retour en faveur de la viole ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> J'avais déjà beaucoup d'amateurs dans les années quatre-vingt-dix parmi mes clients mais j'ai constaté en effet que ce film a eu une influence. Le grand public a découvert l'instrument et son répertoire.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444710.jpg?v=1447912940" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
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      <b>Vous ne fabriquez que des violes de gambe ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Non, je fabrique aussi des violons et des instruments du Moyen-Age. Mais c'est plus rare.        <br />
       Pour le luth que vous voyez au mur, par exemple, je me suis servie de l'iconographie qui nous est parvenue. Ce fut la même chose dans mes débuts de lutherie de viole. Nous n'avions pas de traces, pas de traités de fabrication, pas de tradition puisque l'instrument avait bel et bien disparu. Je devais (et je dois encore) pour une viole &quot;historique&quot; chercher à retrouver les processus de fabrication du passé, tenter de me mettre à la place des luthiers d'autrefois pour comprendre. J'arpente les musées, je vais voir des instruments anciens chez des collectionneurs aussi. C'est très différent de la lutherie de violon où existe une tradition ininterrompue de construction de l'instrument. Nous, pour la viole, devons tout réinventer. Et ce qui est merveilleux c'est que chacun le fait à sa manière. Mais nous échangeons beaucoup entre nous.       <br />
              <br />
       <b>Êtes-vous nombreuses en tant que femmes à exercer cet artisanat ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Quelques-unes. À mes débuts en tout cas, pour la lutherie de viole, on pouvait nous compter - hommes ou femmes - sur les doigts d'une seule main ! Cela a bien changé.        <br />
              <br />
       <b>Pourrait-on dire que vous avez un rapport amoureux au bois ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Totalement. J'entretiens avec tous les bois - comme l'érable, l'acajou et les autres - une relation quasi sensuelle ; j'ai une vraie attirance pour ce matériau et ce, depuis le début. 
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8541377-13444719.jpg?v=1447913007" alt="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" title="Judith Kraft… une luthière américaine à Paris" />
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      <b>Quelle est la signification de ces très belles têtes sculptées sur les violes ? Est-ce symbolique ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Il en a existé aussi sur les violons et les violoncelles par le passé. Puis ces têtes ont été remplacées par des volutes. On les trouve en effet encore sur les violes. Pour moi, ces têtes sculptées sont avant tout décoratives. Elles sont souvent choisies par le commanditaire et celui-ci demande la tête de son fils adoré - ou comme une de mes amies une tête de Bernini. C'est avant tout une façon d'individualiser l'instrument.       <br />
              <br />
       <b>Comment définiriez-vous le son de vos instruments ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Judith Kraft -</b> Ce que je vise - et parfois je réussis - c'est un son assez riche en harmoniques. Qu'on puisse entendre toutes sortes de choses dans le son de mes violes : des petites clochettes, des paillettes, le bruit du monde. Un son qu'on puisse modeler qu'on joue fort ou doucement - et que le timbre reste, une résonance spéciale. Je choisis soigneusement mes bois pour cela.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Interview réalisée le 12 novembre 2015.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 20, 21 et 22 novembre 2015.</span>       <br />
       Journées de Musiques Anciennes, Vanves (92).       <br />
       Tél. :  01 41 33 93 70.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://journees-musiques-anciennes.org/" target="_blank">&gt;&gt; journees-musiques-anciennes.org</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-vanves.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-vanves.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.judithkraft.net/" target="_blank">&gt;&gt; judithkraft.net</a>
     </div>
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