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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-11T00:31:13+02:00</updated>
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   <title>Dans "Cet Air Infini", la rencontre de la mythologie et de l'exil moderne s'illumine de poésie et de tendresse</title>
   <updated>2025-03-26T21:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Cet-Air-Infini--la-rencontre-de-la-mythologie-et-de-l-exil-moderne-s-illumine-de-poesie-et-de-tendresse_a4178.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-03-26T20:38:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Cet Air Infini" donne les mots et l'espace nécessaires pour que les créatures étranges, que sont les actrices et les acteurs chargés de personnages, vivent et s'emparent du présent. Une femme, un homme, vibrant dans l'atmosphère comme des images holographiques, se rencontrent. Ils pourraient être des mirages d'un horizon surchauffé, d'un désert aride, comme on en rêve, fait de dunes et d'oasis, mais ce désert est bien différent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87467244-62041175.jpg?v=1743018496" alt="Dans "Cet Air Infini", la rencontre de la mythologie et de l'exil moderne s'illumine de poésie et de tendresse" title="Dans "Cet Air Infini", la rencontre de la mythologie et de l'exil moderne s'illumine de poésie et de tendresse" />
     </div>
     <div>
      C'est au milieu de l'architecture de ville que ces deux êtres existent. Lui est topographe. Elle se cogne aux angles des bâtiments qui s'érigent, s'écroulent ou s'abattent sans arrêt. Il établit des plans pour construire de nouveaux modes de vies, des tours, des gratte-ciels, des quartiers qu'on emporte en gravats. Elle est l'image de la permanence des sentiments humains puissants. Elle est aussi et surtout multiple, tantôt Électre, tantôt Phèdre, Médée, Antigone, avec la tâche de respecter au-delà de tout l'humain. Et pourtant, tous les deux sont perdus, exilés, esseulés.       <br />
              <br />
       Dans ce grand silence au cœur du brouhaha des villes que connaissent les exilés, les mis au ban, ils parviennent difficilement à s'entendre, se parler, s'écouter. Mais ils y parviennent, las de parler seuls. Comme dans les tragédies antiques, il y a de l'effroi qui transpire de cette représentation dans le magnifique studio du Théâtre de l'Épée de Bois, mais aussi une source de vitalité, de revitalisation de la beauté humaine. Et ces deux exilés (lui a abandonné sa famille dans son pays pour travailler ici, elle sera chaque fois une exilée intérieure) tressent scène après scène la trame d'une humanité étouffée par la grande entreprise de l'expansion économique moderne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87467244-62041201.jpg?v=1743018528" alt="Dans "Cet Air Infini", la rencontre de la mythologie et de l'exil moderne s'illumine de poésie et de tendresse" title="Dans "Cet Air Infini", la rencontre de la mythologie et de l'exil moderne s'illumine de poésie et de tendresse" />
     </div>
     <div>
      Le texte de Lluïsa Cunillé tente de rassembler ce qui continue à battre dans les cœurs, dans un univers qui n'a rien à foutre des vies brisées. Écrite avec une insolence assumée, une élégance pertinente et une recherche de sensible, la pièce donne le sentiment de fragilité, autant que de force imperturbable. Les deux interprètes, Marie Micla et Jean-Noël Dahan, ne sont pas étrangers à cette impression.       <br />
              <br />
       Marie Micla et Jean-Noël Dahan sont, comme je l'ai dit au début de cet article, deux créatures, mises en apparition par la mise en scène très précise de ce dernier. Marie Micla incarne, dans le même souffle, mais avec des élans totalement différents, les figures mythologiques des femmes fortes, brisées par le système qu'elles ont affronté. Tant charnelle qu'aérienne, elle enfante chacun de ces personnages sans heurts, et sa voix profonde, ses gestes mesurés sont tous fascinants.       <br />
              <br />
       Avec elle, Jean-Noël Dahan est, lui aussi, émigré, famille abandonnée au pays, une sorte de fantôme dans nos villes, dans nos rues. Un spectre qui se sent spectre, sans langue, sans connaissance, avec sa vie passée enfouie en lui-même aussi lointaine et brûlante qu'une mythologie intime. Il est un personnage touchant et fragile. <span style="font-style:italic">&quot;Je sais que j'ai cessé d'être un étranger et que je suis devenu un inconnu pour les autres et pour moi-même&quot;</span>, dit-il.       <br />
              <br />
       On pourrait peut-être recueillir les mots de ce spectacle entre ses paumes, comme du sable, et le laisser filer au vent du temps suspendu.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cet air infini"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87467244-62041202.jpg?v=1743018584" alt="Dans "Cet Air Infini", la rencontre de la mythologie et de l'exil moderne s'illumine de poésie et de tendresse" title="Dans "Cet Air Infini", la rencontre de la mythologie et de l'exil moderne s'illumine de poésie et de tendresse" />
     </div>
     <div>
      Texte : Lluïsa Cunillé.       <br />
       Traduction : Laurent Gallardo.       <br />
       Mise en scène : Jean-Noël Dahan.       <br />
       Avec : Marie Micla et Jean-Noël Dahan.       <br />
       Création lumières : Marc Delamézières.       <br />
       Création sonore : Jean-Marc Istria.       <br />
       Production : Cie Éclats Rémanence.       <br />
       Cette pièce, écrite en 2010 et traduite en 2023, a remporté le Prix national de littérature dramatique (Espagne) en 2010.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 30 mars 2025.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, samedi et dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle de répétition (studio), Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87467244-62041225.jpg?v=1743018615" alt="Dans "Cet Air Infini", la rencontre de la mythologie et de l'exil moderne s'illumine de poésie et de tendresse" title="Dans "Cet Air Infini", la rencontre de la mythologie et de l'exil moderne s'illumine de poésie et de tendresse" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Albert Einstein, un enfant à part" L'enfance d'un génie atypique, mais ô combien attachant !</title>
   <updated>2022-12-07T19:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Albert-Einstein-un-enfant-a-part-L-enfance-d-un-genie-atypique-mais-o-combien-attachant _a3466.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69452799-48570446.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-12-08T07:10:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Seules deux choses sont infinies. L'univers et la stupidité de l'homme. Et encore, je ne suis pas certain de l'infinité de l'univers", Albert Einstein. Peut-être que j'aurais dû naître au XIXe ! À quoi pensait Albert Einstein quand il a écrit ce que je cite au-dessus ? Quand il exprime la "stupidité de l'homme", pensait-il déjà à la déferlante des portables, des oreillettes, des "TikTok" et autres "Instagram" ! Soupir. Il faut vivre avec son temps, oui !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69452799-48570446.jpg?v=1670438069" alt=""Albert Einstein, un enfant à part" L'enfance d'un génie atypique, mais ô combien attachant !" title=""Albert Einstein, un enfant à part" L'enfance d'un génie atypique, mais ô combien attachant !" />
     </div>
     <div>
      Albert est un génie. Et la comédienne qui incarne le jeune homme alors âgé de dix ans est incroyable, elle aussi. Elle captive l'attention du public pendant un peu plus d'une heure et c'est un bonheur absolu de ne voir briller que le plaisir des acteurs et non, la lumière des écrans de portable qui parfois s'invite dans les rangées de spectateurs.       <br />
              <br />
       Dans ce bel écrin qu'est le théâtre de la Tour Eiffel, adultes, ados et enfants étaient connectés à la scène. Rien que pour cela, une chronique en vaut la peine. Écouter le parcours de ce &quot;petit Albert&quot;, scientifique en herbe, au caractère bien trempé qui n'a jamais plié face à ce qui le faisait vibrer, est un pur moment de grâce. La troupe, composée de trois comédiens, prend plaisir à partager un pan de la vie méconnu du grand public. La jeunesse de cet enfant un peu &quot;à part&quot; attiré par la lecture, les formules et autres calculs. Sans oublier l'amour de sa famille, les confidences auprès des grands-parents, la vie d'un enfant, certes un peu &quot;différent&quot;. Une tête bien remplie de connaissances et de soif de savoir. Un &quot;enfant à part&quot; mais un enfant incontestablement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69452799-48570450.jpg?v=1670438113" alt=""Albert Einstein, un enfant à part" L'enfance d'un génie atypique, mais ô combien attachant !" title=""Albert Einstein, un enfant à part" L'enfance d'un génie atypique, mais ô combien attachant !" />
     </div>
     <div>
      Peut-être que j'aurais dû vivre au XIXe ! Dans un théâtre ! Les silences, les respirations, les acteurs qui interprètent plusieurs personnages, divinement dans ce spectacle. Puis, les rires, les sourires. Albert Einstein avait de l'humour, face à son professeur en cours. Vivant, à profiter de la vie, intéressé par le monde qui l'entourait, curieux. Justement ! Il m'a fait penser à Marie Curie par moments. Ces enfants pris, tôt, d'une passion, devenus grands, connus, récompensés de leurs travaux, dont on peut parfois oublier qu'ils ont été des gamins, espiègles et malins. Qu'ils ont fait des bêtises, qu'ils ont pu pleurer pour un animal disparu du jour au lendemain, qu'ils étaient gourmands et profondément attachants. Comme l'a été Marie Curie, comme l'a été aussi Albert Einstein. Deux scientifiques, deux parcours atypiques et toujours si présents dans nos esprits.       <br />
              <br />
       Les esprits, parlons-en ! Quel esprit volait au-dessus du public dimanche 4 décembre pour qu'aucun parasite ne vienne gâcher la fête ? Une sonnerie, un paquet de chips, des bavardages ou un ronflement de dernier rang. Rien de tout cela ne s'est produit, quel plaisir immense de regarder tous, petits et grands, dans le même sens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69452799-48570467.jpg?v=1670438158" alt=""Albert Einstein, un enfant à part" L'enfance d'un génie atypique, mais ô combien attachant !" title=""Albert Einstein, un enfant à part" L'enfance d'un génie atypique, mais ô combien attachant !" />
     </div>
     <div>
      Le plaisir que prend cette joyeuse troupe d'acteurs est palpable et ce spectacle est formidable. Un décor simple, mais suffisant, une mise en scène efficace, un texte fluide et un moment de théâtre chaleureux qu'il ne faut pas manquer avant de reprendre les transports en commun de ce XXIe siècle quelque peu perturbant, car le divertissement, c'est être connecté à la vraie vie et aux vrais &quot;gens&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Albert Einstein, un enfant à part"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69452799-48570473.jpg?v=1670438222" alt=""Albert Einstein, un enfant à part" L'enfance d'un génie atypique, mais ô combien attachant !" title=""Albert Einstein, un enfant à part" L'enfance d'un génie atypique, mais ô combien attachant !" />
     </div>
     <div>
      Comédie dramatique en un acte de Brigitte Kernel, Sylvia Roux et Thomas Lempire.       <br />
       Adaptée du roman &quot;Le monde d'Albert Einstein&quot; de Brigitte Kernel, édité aux éditions Flammarion jeunesse.       <br />
       Mise en scène : Victoire Berger-Perrin.       <br />
       Avec : Sylvia Roux, Tadrina Hocking ou Merryl Beaudonnet, Thomas Lempire.       <br />
       Scénographie : Caroline Mexme.       <br />
       Musiques et sons : Pierre-Antoine Durand.       <br />
       Lumières : Stéphane Baquet.       <br />
       Costumes : Judith Husch.       <br />
       Perruque : Lou Valérie Dubuis.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 octobre au 31 décembre 2022.</span>       <br />
       Samedi à 14 h, dimanche à 11 h et du mardi au dimanche à 16 h pendant les vacances scolaires.       <br />
       Théâtre de la Tour Eiffel, Paris 7e, 01 40 67 77 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelatoureiffel.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelatoureiffel.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…</title>
   <updated>2022-07-20T11:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Ici-la-nuit-Deux-petits-garcons-face-a-un-questionnement-plus-grand-qu-eux_a3357.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66169951-47061548.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-20T08:46:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Et si un petit mensonge, un tout petit mensonge de rien du tout, se transformait soudain en peur panique d'être "découvert" ? Et si les pensées du soir transportaient avec elles l'immensité de l'Univers et de ses improbables limites propres à nous engloutir ? Ces interrogations à hauteur d'enfant, le dramaturge norvégien Jon Fosse les a traduites dans deux courtes pièces - "Si lentement" et "Kant" - nimbées d'une inquiétante étrangeté. Frédéric Garbe et L'Autre Compagnie s'en saisissent pour, avec grande justesse, les faire résonner jusqu'à nous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66169951-47061548.jpg?v=1658301069" alt="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" title="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" />
     </div>
     <div>
      Quel dispositif serait plus approprié qu'un casque audio stéréophonique pour dupliquer l'écho des mots étranges de Jon Fosse, délivrés au travers de la voix suave de Frédéric Garbe ? Comme si des correspondances baudelairiennes réunissaient l'auteur et son interprète, l'un et l'autre partageant la même intuition d'une poétique du langage, seule apte à distiller l'indicible. Et lorsque le &quot;texte vivant&quot; trouve son double visuel et sonore dans une animation graphique aux couleurs subtiles, rien d'étonnant alors que la fête des &quot;sens&quot; soit au rendez-vous.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Si lentement&quot;</b>… Des maisons dont les fenêtres éclairent la nuit profonde. Un ciel d'un bleu outremer se constellant d'étoiles. Une musique douce flottant dans l'air… Travelling avant. On s'avance lentement vers l'un des immeubles, on en franchit la porte, se retrouve sur le palier d'un appartement… <span style="font-style:italic">&quot;Tu étais où ? Maman dira qu'elle s'est inquiétée, elle ne dira rien de plus. Je m'inquiète quand tu ne rentres pas à l'heure prévue&quot;</span>. Ainsi en va-t-il de la puissance suggestive de la poésie qu'au travers de la dissociation écholalique d'un non-événement se crée un univers d'une puissance évocatrice insoupçonnable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66169951-47061559.jpg?v=1658301112" alt="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" title="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" />
     </div>
     <div>
      Et l'enfant, tenant dans ses mains innocentes l'objet de son larcin, se devra de fournir une explication quant à sa provenance… La banane, elle dépassait du cabas de la vieille dame, c'était trop tentant… Mais ça, bien sûr, c'est son secret, inavouable. <span style="font-style:italic">&quot;C'est une vieille dame qui me l'a donnée. Tu lui as dit merci ? Il faut dire merci quand on te donne quelque chose. Viens avec moi, on va ensemble lui dire merci&quot;</span>…       <br />
              <br />
       Confronté à l'angoisse d'avoir menti et d'être un méchant garçon, l'enfant galopant à toutes jambes rattrapera la vieille dame avant sa maman. Mais le mot qu'il lui adressera alors en pénitence ne sera pas merci…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66169951-47061563.jpg?v=1658301140" alt="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" title="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Kant&quot;</b>… <span style="font-style:italic">&quot;Je m'appelle Christopher, j'ai huit ans et le soir, éveillé dans mon lit, je pense. Je pense, ou bien je lis Mickey. Je m'appelle Christopher et j'ai huit ans. L'Univers, je n'arrive pas à comprendre… S'il a une fin… qu'y a-t-il après ?&quot;</span>… Ainsi s'enclenche le mouvement irrésistible de la pensée, conduisant ce jeune enfant à découvrir intuitivement les vertus insoupçonnées de la philosophie kantienne. Toute connaissance supposant une &quot;co-naissance&quot; du sujet pensant, appréhendant avec sa sensibilité le monde avant de le comprendre avec sa raison, Christopher va apprendre à tutoyer les mystères &quot;universels&quot;.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je suis au CE et je n'aime pas les choses qu'on comprend pas. Heureusement il y a papa pour m'expliquer… L'Univers, c'est pas possible qu'il s'étende au-delà de ses limites. Ou bien, si on vivait dans le rêve d'un géant endormi quelque part au fin fond de l'Univers, disparaîtrait-on s'il se réveillait ?&quot;</span>… La peur venue du fond des âges d'être englouti par le vide sidéral, seul un papa bienveillant a le pouvoir de l'apaiser…       <br />
              <br />
       Défilent alors sur l'écran de la nuit du petit garçon, une myriade de planètes et d'étoiles chorégraphiées. Au <span style="font-style:italic">&quot;J'ai peur, papa&quot;</span> de Christopher, se sentant décidément bien petit face à l'infiniment grand, papa répondra qu'il ne sert à rien d'avoir peur, qu'il faut comprendre que l'on ne peut pas tout comprendre… Et là, lové entre les bras protecteurs, le lit de l'innocent enfant flotte, voguant dans l'immensité de la voûte céleste. On se croirait immergé dans un tableau de Marc Chagall, peintre de la &quot;surréalité&quot;, avec ses personnages volant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66169951-47061623.jpg?v=1658301675" alt="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" title="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je m'appelle Christopher. J'ai huit ans. Et mon papa m'a parlé d'un auteur qui s'appelle Kant. Mais moi je préfère Mickey&quot;</span>. Sous un ciel de lit étoilé, brillant de mille constellations, l'enfant rassuré peut enfin s'abandonner au sommeil…       <br />
              <br />
       Deux contes initiatiques à l'écriture onirique rendue palpable par l'entremise d'un metteur en jeu de &quot;l'autre scène&quot;, telles apparaissent ces pièces d'un théâtre murmurant à l'oreille de chacun pour mieux exhumer les rhizomes de ce qui attise la peur ancestrale ; peur fondatrice, originelle de notre &quot;être au monde&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vu le lundi 11 juillet au Théâtre Transversal, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ici, la nuit"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66169951-47061624.jpg?v=1658301707" alt="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" title="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" />
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     <div>
      Voyage immersif.       <br />
       Textes : &quot;Si lentement&quot; et &quot;Kant&quot; de Jon Fosse (aux éditions de L'Arche).       <br />
       Traduction : Terje Sinding.       <br />
       Conception et mise en scène : Frédéric Garbe.       <br />
       Avec : Frédéric Garbe.       <br />
       Univers graphique (illustration) : Camille Desbiez.       <br />
       Animation Vidéo : Baptiste Alexandrowicz.       <br />
       Conception sonore, Alexandre Maillard.       <br />
       Par L'Autre Compagnie.       <br />
       Tout public à partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 15, relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Transversal, Salle 2, 10, rue d'Amphoux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 17 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatretransversal.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatretransversal.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66169951-47061631.jpg?v=1658301741" alt="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" title="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Ici-la-nuit-Deux-petits-garcons-face-a-un-questionnement-plus-grand-qu-eux_a3357.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !</title>
   <updated>2022-06-25T09:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Villeuneuve-en-Scene-2022-Desir-Terre-et-Sang-Les-trois-grandes-visions-de-Lorca-cris-de-revolte-des-femmes-sur-la_a3264.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64962268-46458163.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-05-30T19:35:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Le théâtre est la poésie qui sort du livre pour descendre dans la rue" disait Federico García Lorca quelques années avant son exécution par les fascistes espagnols en 1936. Cette belle déclaration d'intention n'était pas que des mots. En 1931, Lorca crée La Baracca, une compagnie de théâtre itinérant. Il parcourra avec elle, pendant cinq ans, toutes les routes du sud de l'Espagne pour porter les textes classiques et modernes vers les couches populaires de la société de l'époque.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64962268-46458163.jpg?v=1653762250" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" />
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     <div>
      Les Baladins du Miroir, qui présentent cette adaptation des grands textes de l'auteur espagnol, sont comme les petits enfants de la Baracca. Théâtre itinérant sous chapiteau, ils sillonnent depuis plus de quarante ans les routes francophones de la Belgique, de la France, de la Suisse, du Québec même. La même ambition les anime : porter le spectacle, la poésie, les classiques et les modernes, partout où un public fidèle et amoureux les attend. Depuis toutes ces années, une identité forte et une notoriété croissante accompagnent leurs créations : des spectacles le plus souvent monumentaux (de quinze à vingt interprètes au plateau), musicaux (comédiennes et comédiens sont tous chanteurs, instrumentistes), mâtinés parfois par des circassiens acrobates ou de voltige (comme ce sera le cas pour leur prochaine création contemporaine : &quot;La Porteuse de Souffle&quot;).       <br />
               <br />
       Cette similitude des deux théâtres itinérants sert admirablement le propos de cette création. Dominique Serron, qui en signe l'adaptation et la mise en scène, la met totalement à profit en cousant des morceaux de pièces de Lorca avec un fil narratif évoquant la vie de l'auteur espagnol éternellement jeune, fauché à 38 ans. Infusant les trois pièces phares &quot;Noces de sang&quot;, &quot;Yerma&quot; et &quot;La Maison de Bernarda Alba&quot;, le spectacle en fait ressortir avec puissance l'essence, la moelle même qu'elles contiennent et qui en font leurs valeurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64962268-46458169.jpg?v=1653762284" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" />
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      Bien sûr, le côté un peu exotique de la société espagnole traditionnelle - que Lorca dénonce - existe : intolérance religieuse, sens incendiés par les feux du soleil, dureté des regards, des mots, des jugements sur autrui, raideur du carcan moral. Pourtant, ce qui ressort essentiellement de ces croisements de scènes, c'est surtout le constat terrible de la souffrance des femmes dans un univers de sang dominé par les hommes.       <br />
               <br />
       Le fait est que Lorca met en pleine lumière les personnages féminins. Ce sont elles les héroïnes de ces vies qui commencent sous le joug du père et des mères, pour finir sous celui du mari : des vies de papillons, faits d'ombres et de reniement, de soumission et de vieillissement prématuré, mais aussi de rêves, de désirs fous, de poésie. Les Baladins du Miroir ont ainsi convoqué une troupe majoritairement féminine qui, dans sa belle diversité, clame la révolte sourde de la vie même face à des règles sociales castratrices, humiliantes. Dans ce cri, l'appel franquiste : &quot;Viva la muerte !&quot; est jeté en pleine lumière comme une menace morbide faite aussi sur nos libertés et à nos sociétés capables de se laisser séduire par le rabotage des droits des femmes. La crise qui dure depuis cinquante ans, n'explique pas tout.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64962268-46458201.jpg?v=1653762447" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" />
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     <div>
      Sous le grand chapiteau qui accueille jusqu'à 350 spectateurs, les vingt interprètes et les trois musiciens parsèment les récits entremêlés de chants puissants, chorales, dans un ballet de déplacements chorégraphiés. Ce sont de très belles compositions dans l'esprit des chants populaires espagnols de Line Adam. La performance vocale s'accompagne tout au long du spectacle d'une vivacité de jeu et de changements de costumes et d'univers qui permet de caracoler de pièces en pièces.       <br />
              <br />
       Le &quot;Maître Rouge&quot;, sorte de baladin qui fait le lien entre la piste et le public, sert également de lien entre les pièces et l'histoire biographique de l'auteur. Il est l'hôte des lieux où nous sommes invités. De temps à autre, le rideau de fond sert de support à des vidéos. Elles servent à mon sens essentiellement à quelques parties oniriques de &quot;Noces de sang&quot;. Le rideau s'écarte aussi parfois pour dévoiler des arrières-scènes dans une roulotte : figure intime du théâtre itinérant.
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64962268-46458202.jpg?v=1653762477" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" />
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     <div>
      Tout ceci donne du sens. En sortant du chapiteau pour l'entracte, on retrouve au-dehors, d'autres roulottes, celles de la compagnie où résident certains membres. Durant trois heures, un pont spirituel se fait entre la Baracca de 1936 et, à notre époque, les Baladins du Miroir, un rêve tel que Lorca les aimait, une transgression du temps, de l'espace et des mœurs. Et même si la dispersion des trois histoires affadit la force dramatique que Lorca avait su instiller dans ses récits, il reste que la magnifique écriture du jeune Espagnol donne des frissons à l'âme et du cœur au ventre.
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     <div><b>"Désir, Terre et Sang"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64962268-46458206.jpg?v=1653762509" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" />
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     <div>
      D'après l'œuvre de Federico Garcia Lorca.       <br />
       Texte : Federico Garcia Lorca.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Dominique Serron.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Léopold Terlinden, Elfée Dursen.       <br />
       Avec : Irène Berruyer, Stéphanie Coppé, Elfée Dursen, Monique Gelders, Aurélie Goudaer, Geneviève Knoops, François Houart, Sophie Lajoie, Virginie Pierre, Julien Vanbreuseghem et (en alternance) Léonard Berthet-Rivière, Andreas Christou, Merlin Delens, Florence Guillaume, Gaspar Leclère, Léopold Terlinden, Coline Zimmer.       <br />
       Musique : Gauthier Lisein, Hugo Adam Piano, percussions (en alternance) et Line Adam, Aurélie Goudaer, Juliette Tracewski, violon (en alternance).       <br />
       Figuration ﬁlms : Lesly Briggs, Cyril Collet, Kevin Lerat, Alexia Lobo, Boris Veraeghen, Antoine Van Rolleghem, Xavier Decoux, Ananda Murinni, Simon Gélard, Marie Nils.       <br />
       Composition et direction musicale : Line Adam.       <br />
       Scénographie et réalisation des ﬁlms : Laure Hassel.       <br />
       Assistante à la scénographie : Noémie Warion.       <br />
       Création des costumes : Christine Mobers.       <br />
       Création vidéo : Drop The Spoon/Jean-Luc Gason.       <br />
       Création lumières : Xavier Lauwers.       <br />
       Réalisation des décors : Xavier Decoux/Baladins du Miroir.       <br />
       Réalisation des costumes : Marie Nils avec l'aide de Sylvie Van Loo, Isabelle Airaud, Julie Beca, Laure Noremberg.       <br />
       Écriture des textes du &quot;Maître Rouge&quot; : François Houart.       <br />
       Création maquillage : Julie Serron.       <br />
       Enregistrements et bruitages : Colin Burton.       <br />
       Une création des Baladins du Miroir et de L'Inﬁni Théâtre.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Villeuneuve en Scène 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 21 Juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 30 (relâche le 15).       <br />
       Clos de l’Abbaye, Plaine de l’Abbaye, Villeneuve-lès-Avignon (30).       <br />
       <a class="link" href="http://www.festivalvilleneuveenscene.com/" target="_blank">&gt;&gt; festivalvilleneuveenscene</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64962268-46458215.jpg?v=1653762576" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Désir, Terre et Sang" Les trois grandes visions de Lorca, cris de révolte des femmes, sur la piste du chapiteau !" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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