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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-17T03:18:00+02:00</updated>
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   <title>"Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration</title>
   <updated>2024-02-16T18:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Passeport-Sous-un-angle-theatral-virtuose-plongee-au-coeur-de-la-problematique-de-l-immigration_a3822.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-02-16T16:51:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Issa, jeune Érythréen, laissé pour mort dans la "jungle" de Calais, mâchoire fracturée, a perdu la mémoire. Alors que le seul élément tangible de son passé est son passeport, il entame une longue quête semée d'embûches afin d'obtenir un titre de séjour, entouré de compagnons d'infortune, Ali et Arun, un Tunisien, ancien professeur d'anglais en Syrie, et un Indien tamoul, mais surtout pour rechercher son identité. Parallèlement, Lucas, jeune gendarme débutant, adopté par une famille française et originaire de Mayotte, affecté à la surveillance de la jungle de Calais, est, lui aussi, à la recherche de ses origines. Leurs destins vont se croiser.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78405288-56909974.jpg?v=1708103759" alt=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" title=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" />
     </div>
     <div>
      Pour peu que la pratique de la scène ait pu être, un temps, dans nos us et coutumes, et que les notions de scénographie ne nous soient pas totalement étrangères, ou quand bien même ce ne serait pas le cas, il est impossible de rester de marbre face aux exploits scéniques du travail d'Alexis Michalik. On ne présente plus ce metteur en scène franco-britannique exceptionnel, bardé déjà de 11 Molière, véritable prodige de notre théâtre français et du théâtre privé… S'il fait ses débuts en tant que comédien sous la direction d'Irina Brook, dans le rôle titre de &quot;Juliette et Roméo&quot;, c'est à la télévision qu'Alexis Michalik prend ses quartiers.       <br />
              <br />
       Au théâtre, il est remarqué d'emblée grâce à sa pièce &quot;Le Porteur d'histoires&quot; qui cumule à ce jour plus de 2 500 représentations. En 2020, avec &quot;Une Histoire d'amour&quot;, il remporte le Molière du meilleur metteur en scène. Il est probable que notre génie des planches décroche à nouveau quelques Molière lors de la prochaine cérémonie dédiée au théâtre, tant son nouveau spectacle, aux allures de fable politico-sociale, est exceptionnelle à de nombreux égards.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78405288-56909982.jpg?v=1708103794" alt=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" title=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" />
     </div>
     <div>
      Sur le plateau, pas de déploiements extravagants de décors, bien au contraire, mais, à nouveau, la &quot;recette Michalik&quot; opère, savoureuse, bien rodée et ingénieuse, grâce à des choix pertinents de la part de Juliette Azzopardi aux côtés du metteur en scène, notamment dans le fait d'avoir privilégié une sorte de grand conteneur qui transporte le public dans des univers différents, ou encore des pianos de cuisine et des rayonnages de livres qui roulent, se déplacent et créent en un temps records des transportations contextuelles époustouflantes. Juliette Azzopardi mériterait, elle aussi, un nouveau Molière pour ce spectacle !       <br />
              <br />
       De très belles vidéos, pour la plupart très colorées, sont projetées sur une paroi grise et confèrent au spectacle des allures hyperréalistes fort convaincantes.        <br />
              <br />
       Les changements de costumes à vue des sept comédiennes et comédiens sont rodés à la vitesse de la lumière. Chacun et chacun virevoltent d'un rôle à un autre avec une grande agilité à l'image d'un ballet chorégraphié avec élégance. Ça va vite, ça galope, ça déménage, à la différence du traitement de la lenteur administrative d'Issa pour obtenir sa naturalisation qui, quant à elle, piétine allègrement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78405288-56909985.jpg?v=1708103822" alt=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" title=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" />
     </div>
     <div>
      Le public est à nouveau emporté par l'histoire évoquée qui le transporte de la jungle de Calais à Mignaloux-Beauvoir dans la Vienne, ou à travers le long périple d'Issa à travers le monde. Celui-ci côtoie un CAO (Centre d'Accueil et d'Orientation) dans lequel il découvrira les méandres des longues démarches qui l'attendent. Soulignons ici le jeu remarquable de la comédienne Ysmahane Yaqini interprétant une employée comme automatisée, qui déverse son flot de paroles aux côtés du jeune homme éberlué.       <br />
              <br />
       Ses six partenaires de jeu, dont la diversité des origines apporte incontestablement à la pièce un souffle inégalé, sont également remarquables et honorent haut la main les intentions de leur metteur en scène.       <br />
              <br />
       Vaste sujet que l'immigration en France, sujet clivant et toujours d'actualité. <span style="font-style:italic">&quot;Je ne pars jamais d'un thème, c'est l'histoire qui me mène au thème et très souvent, je pars de la fin de cette histoire. Je lis beaucoup de livres, de BD, des témoignages, visionne des documentaires et, là, je commence à écrire une histoire, et dans ce spectacle, la thématique est plus large que la seule question de l'immigration : celle de l'identité et, inévitablement, du racisme&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78405288-56909991.jpg?v=1708103847" alt=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" title=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" />
     </div>
     <div>
      D'aucuns jugeront cette nouvelle pièce d'Alexis Michalik pleine de bons sentiments et de sentimentalisme, trop sourde à la réalité intrinsèque des migrants, targueront Michalik de trop forcer sur l'eau de rose ou encore, compareront son spectacle aux romans &quot;page turner&quot;. C'est leur droit le plus légitime. Il est toujours facile de juger.       <br />
              <br />
       Cela dit, &quot;Passeport&quot; reste du théâtre, et ce dernier, à preuve du contraire, n'a jamais prétendu à une transposition fine du réel… Sans quoi, ce ne serait plus du Théâtre…       <br />
              <br />
       &quot;Passeport&quot; n'est pas du théâtre engagé et, en plein cœur de la promulgation de la loi sur l'immigration, le public assiste avec ravissement à une histoire ficelée de main de maître par le virtuose des planches françaises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Passeport"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78405288-56910082.jpg?v=1708104418" alt=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" title=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alexis Michalik.       <br />
       Mise en scène : Alexis Michalik.       <br />
       Assistante mise en scène : Clothilde Daniault.       <br />
       Avec : Christopher Bayemi, Patrick Blandin, Jean-Louis Garçon, Kévin Razi, Fayçal Safi, Manda Touré, Ysmahane Yaqini.       <br />
       Décor : Juliette Azzopardi assistée de Arnaud de Segonzac.       <br />
       Musiques : Sly Jonhson.       <br />
       Son : Julius Tessarech.       <br />
       Accessoires : Pauline Gallot.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann, assistée de Violaine de Maupeou.       <br />
       Vidéos : Nathalie Cabrol assistée de Jérémy Secco.       <br />
       Lumières : François Leneveu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78405288-56910088.jpg?v=1708104458" alt=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" title=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 24 janvier au 30 juin 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, samedi à 16 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de la Renaissance, Paris 10e, 01 42 08 18 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelarenaissance.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelarenaissance.com</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Ce spectacle a pour partenaire le Musée de l'Histoire de l'immigration et l'association Les Cuistots migrateurs.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent</title>
   <updated>2020-09-15T07:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Bananas-and-kings-Histoire-d-une-entreprise-capable-de-mettre-a-genoux-un-pays-voire-un-continent_a2785.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/49808274-38627423.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-09-15T07:24:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Bananas (and kings)" raconte, avec verve et force, plus d'un siècle de l'expansion de la plus grande entreprise bananière mondiale. De 1899 à nos jours, cette société née un peu par aventure a réussi à infester la quasi-totalité des gouvernements d'Amérique centrale, devenant par sa puissance économique et son influence un pouvoir occulte capable de soudoyer n'importe quel dirigeant de ces jeunes nations. Une traversée du siècle et de l'inhumanité économique qui fait froid dans le dos.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49808274-38627423.jpg?v=1600109547" alt=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" title=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" />
     </div>
     <div>
      C'est le deuxième volet d'une série commencée par le précédent spectacle de Julie Timmerman . Le premier opus, &quot;Un démocrate&quot;, racontait la vie méconnue d'Edward Bernays, inventeur du concept de &quot;Public Relation&quot; et développeur de la manipulation des masses (précurseur de ce que plus tard, on appellera : La Propagande). Titre ironique pour un manipulateur d'opinion sans scrupules.        <br />
              <br />
       Dans &quot;Bananas&quot;, Julie Timmerman met cette fois en scène un des clients de cet Edward Bernays : la United Fruit Company devenue dans les années quatre-vingt la Chiquita Brands International, compagnie américaine dont l'un des sièges sociaux se situe dans une petite ville suisse. Pourquoi s'intéresser à cette société bananière ? Peut-être parce que l'un de ses surnoms est &quot;La Pieuvre&quot; ? Peut-être parce que sa puissance a été telle qu'elle a pu aller jusqu'à organiser en 1954 la chute d'un gouvernement socialiste au Guatemala, gouvernement qui allait contre les intérêts de la firme.       <br />
              <br />
       Pourtant, cet épisode n'est qu'un parmi d'autres racontés dans ce spectacle qui a l'intelligence de s'intéresser aux faits historiques qu'au travers de personnages réels et leurs histoires personnelles. &quot;Bananas&quot; donne la parole aussi bien aux dirigeants cyniques de la firme qu'aux dirigeants politiques des pays d'Amérique centrale, qu'aux victimes de ces puissants : les Indiens, les employés, les paysans expropriés de force, menacés, étranglés par la pieuvre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49808274-38627511.jpg?v=1600109640" alt=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" title=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" />
     </div>
     <div>
      Julie Timmerman a mis en scène son propre texte sous la forme, nous dit-elle, d'Opéra bouffe brechtien. Un dispositif scénique simple et efficace, fait principalement d'un rideau de plastique noir, coupe le plateau en deux espaces et permet des changements rapides et des projections. Car l'histoire est longue, les protagonistes nombreux, les épisodes par dizaines : c'est sur un rythme haletant que les quatre interprètes jouent. Un accessoire, un vêtement, un maquillage ou un jeu de lumière suffit à les faire passer d'un personnage à l'autre. Ils endossent à eux quatre, avec une belle maestria, des dizaines de rôles.       <br />
              <br />
       Tout en restant dans du théâtre documentaire (avec une écriture précise du texte qui nous emmène avec clarté tout au long du dédale de l'histoire), la mise en scène de Julie Timmerman donne la distance de la théâtralité à la représentation. Parfois avec des effets un peu trop poussés qui risquent de faire glisser certains personnages dans la caricature (je pense aux personnages de militaires sud-américains et surtout aux maquillages bouffons des dirigeants de la &quot;company&quot; qui affadissent à mon sens la dangerosité de ces gens-là). C'est le seul reproche que je peux faire à ce spectacle tonique, sensible et instructif.       <br />
              <br />
       Instructif aussi pour comprendre que le pouvoir de l'argent et de la puissance économique peut balayer les droits des citoyens, les libertés, les vies. Alors que le nombre de multimilliardaire ne fait que croître, &quot;Bananas&quot; agit comme un signal d'alarme, une sonnette certes, un grelot dans l'immensité bruyante des médias, mais qu'il est bon d'agiter pour réveiller la vision consciente du monde qui nous entoure et des dangers qui le menacent.       <br />
              <br />
       À noter aussi, avec bonheur, qu'une foultitude de personnages masculins sont magnifiquement interprétés par les deux comédiennes : Julie Timmerman et Anne Cressent. Ce qui prouve bien que comédien ou comédienne, seuls le rôle et l'interprétation comptent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bananas (and kings)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49808274-38627520.jpg?v=1600109686" alt=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" title=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Julie Timmerman.       <br />
       Dramaturgie : Pauline Thimonnier.       <br />
       Collaboration artistique : Benjamin Laurent.       <br />
       Avec : Anne Cressent, Mathieu Desfemmes, Jean-Baptiste Verquin, Julie Timmerman.       <br />
       Scénographie : Charlotte Villermet.       <br />
       Construction : Jean-Paul Dewyn.       <br />
       Lumières : Philippe Sazerat       <br />
       Costumes : Dominique Rocher.       <br />
       Musique : Benjamin Lauren.       <br />
       Son : Michel Hea.       <br />
       Vidéo : Jean-Baptiste Pigneur.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
       Production Idiomécanic Théâtre.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 septembre au 1er novembre 2020.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, Paris 18e, 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée 2020/2021</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49808274-38627562.jpg?v=1600110021" alt=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" title=""Bananas (and kings)" Histoire d'une entreprise capable de mettre à genoux un pays, voire un continent" />
     </div>
     <div>
      3 et 4 novembre 2020 : Théâtre André Malraux (sous réserve pour le 4), Rueil-Malmaison (92).       <br />
       13 novembre 2020 : Dans le cadre des Théâtrales Charles Dullin, Centre culturel Aragon-Triolet, Orly (94).       <br />
       20 novembre 2020 : Dans le cadre des Théâtrales Charles Dullin, Grange dîmière, Fresnes (94).       <br />
       11 décembre 2020 : Dans le cadre des Théâtrales Charles Dullin, Espace culturel André Malraux, Kremlin-Bicêtre (94).       <br />
       5 février 2021 : Théâtre des 2 Rives - Charenton-le-Pont (94).       <br />
       11 février 2021 : Théâtre de Cambrai (59).       <br />
       5 mars 2021 : L'Entre-Deux/Scène de Lésigny, Lésigny (77).       <br />
       19 mars 2021 : Espace culturel Boris Vian, Les Ulis (91).       <br />
       13 avril 2021 : Espace culturel Baschet, Saint-Michel-sur-Orge (91).       <br />
       20 avril 2021 : Théâtre Gérard Philipe, Orléans-La Source (45).       <br />
       27 mai 2021 : Théâtre du Bordeau, Saint-Genis-Pouilly (42).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>À "Cataract Valley"…  la forêt est morte, comme le rêve</title>
   <updated>2019-06-08T08:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/A-Cataract-Valley-la-foret-est-morte-comme-le-reve_a2415.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/34588226-31607784.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-06-08T08:35:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sur scène, de vrais arbres et arbustes qui sentent bon, un sol couvert d'aiguilles de pin, des troncs couchés et des billots épars, au lointain une vraie cataracte d'eau qui apparaît dans la nuit, Marie Rémond adapte de manière naturaliste une nouvelle de Jane Bowles "Camp Cataract" sous le titre "Cataract Valley"… Place au théâtre, ce jeu de cache-cache avec les artifices.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34588226-31607784.jpg?v=1559977264" alt="À "Cataract Valley"…  la forêt est morte, comme le rêve" title="À "Cataract Valley"…  la forêt est morte, comme le rêve" />
     </div>
     <div>
      Dans cette adaptation, dans ce dispositif, il est question d'une histoire américaine, de l'état de nature et du goût pour le confort agréable. De socialité simple et d'individualisme sophistiqué. De refuge enfantin, de fuite dans la cabane pour échapper aux conflits familiaux. De Robinsonnade qui accueille les destins divergents de trois sœurs soudées par la peur de l'extérieur, par l'impossibilité de vivre séparées et de vivre ensemble, de trouver sa place dans le monde, de ne pouvoir échanger autre chose que des conflits et de la folie.       <br />
              <br />
       Trois sœurs Evy, Sadie, Harriet qui rêvent chacune à leur manière d'un état de Nature harmonieux et de longue durée. L'une, Evy, à la ville, l'autre, Harriet, à l'écart, la troisième, Sadie, nulle part. Avec, au centre des préoccupations, un camp(ing), un im-mobile home sweet home sans issue. Mythe d'un retour aux origines. Rêve impossible à atteindre.       <br />
              <br />
       Cela est parfaitement maitrisé par la mise en scène qui chemine par le récit et par l'image. Les comédiens sont dans ce décor comme dans un terrain de jeu. Espiègles, attentifs à un rendu qui fleure bon la bande dessinée, attentifs à des effets de grossissement qui sont autant de vrai dépassement de la caricature. Le théâtre affirme sa vérité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34588226-31607791.jpg?v=1559977296" alt="À "Cataract Valley"…  la forêt est morte, comme le rêve" title="À "Cataract Valley"…  la forêt est morte, comme le rêve" />
     </div>
     <div>
      Et de ce spectacle, le public voit et vit la dégradation du décor et des personnages. La désillusion en œuvre. L'eau de la cataracte stockée dans les cintres a le parfum du plastic, les épicéas ont perdus leurs aiguilles, ce sont des arbres morts. Le chef sioux naturellement en &quot;bon sauvage&quot; n'est qu'un blanc maquillé et le camp une machine à travestissements.       <br />
              <br />
       Sous le plaisir immédiat que procure ce spectacle, une tragédie couve silencieuse. À cet égard, l'état d'hébétude, d'ébahissement auquel parvient Caroline Arrouas, dans le rôle de Sadie qui découvre le mensonge de ce qui l'entoure, est un point de cristallisation du sens. Ses balbutiements figent les sourires et le rire des spectateurs. Ils assistent en direct à une véritable bascule vers la tragédie.       <br />
              <br />
       Celle d'un voyage sans retour. À Cataract Valley, silencieuse, la chenille processionnaire, citée dès les première répliques et oubliée le temps du récit, a fait son œuvre : la forêt est morte, comme le rêve.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cataract Valley"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34588226-31607796.jpg?v=1559977334" alt="À "Cataract Valley"…  la forêt est morte, comme le rêve" title="À "Cataract Valley"…  la forêt est morte, comme le rêve" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Camp Cataract&quot; de Jane Bowles       <br />
       Un projet de Marie Rémond.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Marie Rémond et Thomas Quillardet.       <br />
       Avec : Caroline Arrouas (Sadie), Caroline Darchen (Evy, Beryl), Laurent Ménoret (Bert, l'indien, la grosse agnostique), Marie Rémond (Harriet).       <br />
       Traduction : Claude Nathalie Thomas.       <br />
       Scénographie : Mathieu Lorry-Dupuy.       <br />
       Costumes : Marie La Rocca.       <br />
       Lumières : Michel Le Borgne.       <br />
       Son : Aline Loustalot.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">17 mai au 15 juin 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Odéon Théâtre de l'Europe, Ateliers Berthier, Petite Salle, Paris 17e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-odeon.eu/#" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       8 au 17 janvier 2020 : TnBA, Bordeaux (33).       <br />
       29 au 31 janvier 2020 : Grand Théâtre, Lorient (56).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34588226-31607797.jpg?v=1559977360" alt="À "Cataract Valley"…  la forêt est morte, comme le rêve" title="À "Cataract Valley"…  la forêt est morte, comme le rêve" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/A-Cataract-Valley-la-foret-est-morte-comme-le-reve_a2415.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale</title>
   <updated>2018-09-26T08:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Sacre-de-Stravinsky-de-Bartabas-a-la-Seine-Musicale_a2247.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/25861488-26912484.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-26T07:54:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Seine Musicale présente la chorégraphie du metteur en scène et écuyer Bartabas, "Le Sacre de Stravinsky", pour l'Académie Équestre de Versailles. Un très beau spectacle qui lui permet de nouer une première collaboration avec l'Orchestre Philharmonique et les Chœurs de Radio France dirigés par Mikko Franck.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25861488-26912484.jpg?v=1537942624" alt=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" title=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" />
     </div>
     <div>
      Pour son deuxième spectacle présenté dans la grande salle de La Seine Musicale (après le &quot;Requiem&quot; de Mozart), le grand Bartabas revisite pour l'Académie équestre de Versailles son ballet &quot;Le Sacre de Stravinsky&quot; créé initialement à Amsterdam par les Voltigeurs de Zingaro.       <br />
              <br />
       C'est à un spectacle d'art total que nous invite le célèbre écuyer et chorégraphe avec les douze Écuyers et dix-huit chevaux de son académie fondée en 2003, sept danseurs indiens, une artiste aérienne, les chœurs et orchestre de Radio France. Un travail collectif rapprochant en une vision inédite deux chefs-d'œuvre du compositeur russe, le ballet &quot;Le Sacre du Printemps&quot; et la &quot;Symphonie des Psaumes&quot;.       <br />
              <br />
       Dans une première partie, les artistes et cavaliers redonnent vie au grand rite sacral païen créé en 1913 au Théâtre des Champs-Élysées en redéfinissant les relations entre animalité et humanité (une préoccupation majeure dans le travail de Bartabas). Après l'entracte, rejoints par les Chœurs de Radio France, c'est à la symphonie chorale composée en 1930 (au moment où Stravinsky retrouve la foi et renoue avec l'Église orthodoxe) que le ballet équestre dédie sa création en de superbes figures que semble appeler un Ange (la magnifique &quot;Aérienne&quot; Jeanne Eden).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25861488-26912495.jpg?v=1537942702" alt=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" title=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" />
     </div>
     <div>
      Le rapprochement fait sens évidemment en un chemin tracé entre deux affirmations artistiques fortes, de l'expression des forces dionysiaques primitives de Pan à l'exaltation spirituelle d'une œuvre symphonique tissée de chants bibliques en latin tirés des Psaumes 35, 39 et 150.       <br />
              <br />
       Dans le manège aménagé sur le plateau, place d'abord au ballet mêlé de sensualité et d'antagonismes des Danseurs indiens de Kalaripayatt (remplaçant les Adolescentes du ballet d'origine) et des Amazones de l'Académie (en lieu et place des Vieux Sages). Dans une première section intitulée &quot;Le Baiser à la Terre&quot;, ces danseurs étreignent et labourent une colline de terre, bientôt cernés par les figures des Amazones pour un &quot;Jeu du Rapt&quot;, des &quot;Rondes printanières&quot; et un &quot;Jeu des Cités rivales&quot; jusqu'à l'arrivée du &quot;Cortège du Sage&quot; (ici la Reine des Amazones).       <br />
              <br />
       L'Orchestre Philharmonique de Radio France redessine dans ce ballet des harmonies moins rudes pour la musique, en assagissant quelque peu la charge sauvage de ce &quot;Sacre&quot;. Mikko Franck choisit clairement dans sa direction d'accompagner sensuellement les cadences flexibles et vibrantes des chevaux.       <br />
              <br />
       Aux tentatives d'union sensuelle des danseurs répond la domination des Amazones par le biais d'allures variées de leurs montures : doublements, foules, trot enlevé ou galop. Aux voltes très maîtrisées de leurs magnifiques chevaux s'ajoutera, dans la deuxième section (&quot;Le Grand Sacrifice&quot;), la brillance de trois pur-sang blancs tout en cabrioles et cabrements qui se rouleront à plusieurs reprises dans la terre pour signifier leur retour à la nature et à la sauvagerie. C'est le fiancé qui sera sacrifié à la Reine des Amazones en un intrigant retournement de perspective.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25861488-26912499.jpg?v=1537942753" alt=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" title=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" />
     </div>
     <div>
      Dans la &quot;Symphonie des Psaumes&quot;, place à de majestueuses écuyères de l'Académie, aux chevelures lâchées et aux magnifiques costumes médiévaux. Elles brillent en enchaînant les pas stylisés (ceux de la haute école classique de la Grande Écurie Royale), avec d'élégantes figures d'allongement ou de changements de pied.        <br />
              <br />
       Ces princesses de contes font montre de toute leur finesse de cavalière avec une maîtrise souveraine de leurs coursiers et de leurs pistes. Leur danse évoque d'énigmatiques tableaux de maîtres dans le beau clair-obscur imaginé par Bertrand Couderc. Le chœur mixte à quatre voix et l'orchestre les accompagnent dans une partition, dont l'écriture dépouillée le plus souvent homophonique de Stravinsky roule jusqu'au crescendo final, tout pénétré d'ardente foi.        <br />
              <br />
       Une deuxième partie du spectacle qui, tel un second panneau pictural, met à l'honneur l'équitation de légèreté de tradition française - celle qu'entend préserver Bartabas depuis qu'il a créé l'Académie équestre nationale du domaine de Versailles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25861488-26912502.jpg?v=1537942801" alt=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" title=""Le Sacre de Stravinsky" de Bartabas à la Seine Musicale" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 21 au 26 septembre 2018 à 20 h 30.</span>       <br />
              <br />
       La Seine Musicale,       <br />
       Île Seguin, Boulogne-Billancourt (92).       <br />
       Tél. : 01 74 34 53 53.       <br />
       <a class="link" href="https://www.laseinemusicale.com/" target="_blank">&gt;&gt; laseinemusicale.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Le Sacre de Stravinsky&quot;.</b>       <br />
       Théâtre équestre.       <br />
       &quot;Le Sacre du Printemps&quot;.       <br />
       &quot;Symphonie des Psaumes&quot;.        <br />
       Musique d'Igor Stravinsky.       <br />
       Durée : 1 h 20 avec entracte.       <br />
              <br />
       Bartabas, scénographie et chorégraphie.       <br />
       Mikko Franck, direction musicale.       <br />
       Bertrand Couderc, création lumières.       <br />
              <br />
       Avec :       <br />
       L'Académie équestre de Versailles.       <br />
       L'Orchestre Philharmonique de Radio France.       <br />
       Le Chœur de Radio France dirigé par Lionel Sow.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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