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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-15T06:08:28+02:00</updated>
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   <title>"Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !</title>
   <updated>2022-10-19T12:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Piano-works-Debussy-Debussy-et-la-danse-un-couple-toujours-aussi-moderne-_a3419.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2022-10-20T07:01:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La danse donne rendez-vous à la musique classique où la chorégraphe-danseuse Lisbeth Gruwez et la pianiste Claire Chevallier se retrouvent pour proposer un spectacle où le souffle, la tonicité et le rythme corporel de la première font alliance avec le talent de la seconde, nourri par la créativité du compositeur français qui avait déjà, avec "Prélude à l'après-midi d'un faune" (1892-1894), donné naissance à la musique moderne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68133187-48009636.jpg?v=1666175218" alt=""Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !" title=""Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !" />
     </div>
     <div>
      Un piano se découvre avec Lisbeth Gruwez et Claire Chevallier en arrière-scène qui s'avancent. La seconde se détache pour rejoindre son instrument quand la première démarre une gestuelle nourrie de danse classique. Côté musical, ce sont, au piano, des extraits de &quot;Préludes&quot; (1909-1912), &quot;Images&quot; (1904 et 1907) et &quot;Les estampes&quot; (1903) de Debussy (1862-1918) qui accompagnent la représentation dans laquelle la gestuelle de Lisbeth Gruwez est à différentes géométries spatiales. La scène est en effet investie, physiquement comme géographiquement, de différentes manières autant dans la tonicité du corps que dans la superficie du plateau.        <br />
              <br />
       Nous sommes dans un tempo autant musical que corporel où les pauses tiennent une grande place. Elles sont multiples, comme des moments presque de méditation et de retour à soi de la danseuse. Elles interviennent autour de chorégraphies multiples qui s'enchaînent pour former un ensemble. Le tout se coordonne dans une cadence à deux temps qui est comme celui d'une respiration, avec ses inspirations et ses expirations, les secondes étant les chorégraphies, quand les premières sont ces moments de pause où l'interprète reprend son souffle, qui crée des ruptures de rythme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68133187-48009638.jpg?v=1666175251" alt=""Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !" title=""Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !" />
     </div>
     <div>
      Il y a une fluidité autant dans la gestuelle que dans cette prise en compte d'un espace qui fait écho à un temps qui s'écoule doucement. Le rapport de l'interprète à sa gestuelle et à son espace est dans une forme d'intimité où les instants, autant physiques que méditatifs, donnent une sensation autant intérieure qu'extérieure d'un spectacle qui donne à voir aussi ainsi ses coulisses au bord de la scène dans ces moments de recueillement.        <br />
              <br />
       Il y a un intermède comique où les deux interprètes changent de place et de rôle autant physiquement que symboliquement avec la musicienne qui fait quelques mouvements quand la chorégraphe s'amuse à faire entendre quelques notes. Le spectacle a un visage à la Janus avec un côté autant dynamique que reposé. La danseuse suit le tempo du piano, mais aussi le souffle de son organisme.       <br />
              <br />
       C'est un mariage entre une enveloppe corporelle et une musique où les notes sont interprétées dans une gestuelle courbe qui peut devenir cassante et où le corps est autant porté par des membres supérieurs élancés, larges, que par des pas, parfois petits, qui longent la scène sur toute sa superficie. Les déplacements, souvent filiformes, sont autant toniques que fluides.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68133187-48009647.jpg?v=1666175277" alt=""Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !" title=""Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !" />
     </div>
     <div>
      À un moment, l'artiste suit presque la cadence des notes avec une gestuelle plus tendue accompagnée de poings refermés. La tension devient tout autre avec un corps plus ramassé. À d'autres moments, l'amplitude prend du volume dans les membres inférieurs et supérieurs avec des sauts de jambes et des bras qui s'étendent. Lisbeth Gruwez fait des tours sur elle-même pour se reprendre afin d'aller chercher un équilibre où elle se hisse sur ses pointes avant que quelques oscillations du plat du pied gauche par le talon la déportent vers un autre emplacement.       <br />
              <br />
       C'est à chaque fois une sorte d'espièglerie artistique que nous propose la chorégraphe avec une gestuelle qui fait écho aux compositions de Debussy.       <br />
       C'est joli, efficace et audacieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Piano works Debussy"</b></div>
     <div>
      Chorégraphie : Lisbeth Gruwez        <br />
       Musique : Claude Debussy.       <br />
       Avec : Lisbeth Gruwez (danse), Claire Chevallier (piano).       <br />
       Collaboration artistique : Maarten Van Cauwenberghe.       <br />
       Dramaturgie : Bart Meuleman.       <br />
       Scénographie : Marie Szersnovicz.       <br />
       Lumière : Stef Alleweireldt, Gilles Roosen.       <br />
       Son : Alban Moraud, Maarten Van Cauwenberghe.       <br />
       Production : Voetvolk vzw.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 22 octobre 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 18 h 30.       <br />
       Théâtre Bastille, Paris 11e, 01 43 57 42 14.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-bastille.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Orbis Pictus Vol. 7, le festival de formes brèves marionnettiques</title>
   <updated>2016-05-24T14:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Orbis-Pictus-Vol-7-le-festival-de-formes-breves-marionnettiques_a1602.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9531790-15305713.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-05-23T12:41:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après avoir, comme de nombreux événements, frôlé l'annulation, le festival Orbis Pictus est de retour pour sa septième édition avec une programmation toujours aussi étonnante, foisonnante et iconoclaste. Et avec, ce qui est essentiel pour les artistes, techniciens et responsables de compagnies, les habituelles et passionnantes rencontres professionnelles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9531790-15305713.jpg?v=1464000535" alt="Orbis Pictus Vol. 7, le festival de formes brèves marionnettiques" title="Orbis Pictus Vol. 7, le festival de formes brèves marionnettiques" />
     </div>
     <div>
      Sous la poussée des images animées (pixélisées ou non) et des zukari, qu'elles soient à fils, à gaine, à tringles, à tiges, à contrôle, qu'elles soient automates, poupées, pantins, géants, marottes simples objets ou simples silhouettes, bouts de papier, humbles matériaux, il y a longtemps que les marionnettes ont subverti le castelet et la rampe, bousculé les codes de la théâtralité, de la fiction et du récit.       <br />
              <br />
       Art majeur depuis avant Aristote et Kleist, les arts marionettiques ont le siège de leur empire dans les Ardennes et c'est bien naturel que, nuitamment, subrepticement, elles se glissent dans le somptueux palais du Tau de Reims pour jouer à cache-cache découverte et se faire reconnaître des humains dont elles animent les rêves et endossent les avatars.       <br />
              <br />
       Le festival Orbis pictus a sept ans, c'est l'âge de toutes les raisons. Et la moindre est de le découvrir. Il offre une sélection des plus pointues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Orbis Pictus Volume 7</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9531790-15305747.jpg?v=1464001477" alt="Orbis Pictus Vol. 7, le festival de formes brèves marionnettiques" title="Orbis Pictus Vol. 7, le festival de formes brèves marionnettiques" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">27 au 29 mai 2016.</span>       <br />
       Palais du Tau, 2, Place du Cardinal Luçon, Reims, 03 26 47 81 79.       <br />
       <a class="link" href="http://s565790334.onlinehome.fr/" target="_blank">&gt;&gt; Site du festival</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://s565790334.onlinehome.fr/la-programmation/" target="_blank">&gt;&gt; Découvrir la programmation</a>        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">28 et 29 mai 2016.</span>       <br />
       Les Carnets d’Orbis - Rencontres professionnelles        <br />
       au Cellier Jacquart, Reims.       <br />
       &quot;Créer, est-ce inventer ou produire ?&quot; ;       <br />
       Deux moments forts :       <br />
       - Celui de l’Alpha, de l’expérimentation ;       <br />
       - Celui de l’Oméga, de l’impact matériel de nos créations.       <br />
       Plus d’informations :  06 98 92 09 69.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Nigji Sanges, la musique de l'avenir</title>
   <updated>2016-03-14T09:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Nigji-Sanges-la-musique-de-l-avenir_a1563.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9112105-14499949.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-03-13T18:56:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jeune compositrice de trente-deux ans, Nigji Sanges représente assurément un espoir pour l'avenir. Très tôt intéressée par la composition et le cinéma, ses activités se partagent aujourd'hui entre la musique de films, de théâtre et la composition pure pour instruments, voix et orchestres. Rencontre avec une jeune femme qui compte bien se faire un nom dans un monde encore très masculin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9112105-14499949.jpg?v=1457932624" alt="Nigji Sanges, la musique de l'avenir" title="Nigji Sanges, la musique de l'avenir" />
     </div>
     <div>
      Nous avons rencontré une première fois Nigji Sanges au salon Musicora en février 2016 à l'occasion d'un superbe concert pour six harpes organisé par la grande soliste Marielle Nordmann (avec ses élèves) - concert donné dans le cadre du mécénat d'entreprise Banques Populaires. Marielle Nordmann est en effet directrice artistique de la Fondation Banque Populaire depuis sa création en 1992. Si Nigji Sanges est présente, c'est qu'elle fait partie des vingt-huit compositeurs lauréats de la fondation distingués par un jury composé (outre Marielle Nordmann) d'éminents musiciens tels Anne Queffélec, Patrice Fontanarosa et le compositeur Philippe Hersant, entre autres.       <br />
              <br />
       Intéressée par le profil atypique de la jeune femme, nous la retrouvons quelques semaines plus tard dans un café parisien. Avec des racines africaines mais aussi italiennes et grecques (son prénom signifie en japonais &quot;Arc-en-ciel&quot; et son nom est napolitain), Nigji Sanges s'investit dans de nombreux domaines et a de nombreux centres d'intérêt. Après ceux de pratique instrumentale (flûte et violon), elle a décroché plusieurs prix de conservatoire en écriture, orchestration et composition à l'image. Elle a déjà créé quelques bandes originales pour de jeunes réalisateurs mais a répondu aussi à des commandes de musiciens d'orchestres. Concernée par les enjeux climatiques, elle songe à composer également une pièce orchestrale en hommage à la nature et aux racines de l'Homme. Retour sur son parcours et ses projets.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9112105-14503384.jpg?v=1457940707" alt="Nigji Sanges, la musique de l'avenir" title="Nigji Sanges, la musique de l'avenir" />
     </div>
     <div>
      <b>Christine Ducq - Comment devient-on compositrice ? Ce n'est pas encore si fréquent.</b>       <br />
              <br />
       <b>Nigji Sanges -</b> J'ai commencé très tôt à improviser de la musique avant d'intégrer le conservatoire du Luxembourg à l'âge de sept ans. J'ai commencé par la flûte à bec puis le violon. Et dans ma chambre, en autodidacte, je composais de petites pièces parce que j'avais besoin d'exprimer des choses. Vers dix-huit ans, j'ai pris des cours de composition. J'ai toujours été très réceptive à la musique. La musique classique qu'écoutait mon père mais aussi la musique de films. J'ai été fascinée par le travail de compositeurs tels Nino Rota, Ennio Morricone ou Ryuichi Sakamoto. À onze ans j'ai découvert une série à la télévision, &quot;Rivière Espérance&quot;, dont la musique était de Bruno Coulais. J'en notais les thèmes. C'est encore un souvenir prégnant pour moi.        <br />
              <br />
       <b>Vous composez maintenant pour le cinéma.</b>       <br />
              <br />
       <b>Nigji Sanges -</b> Pour l'instant essentiellement pour le court-métrage <span style="font-style:italic">(1)</span>. Je travaille aussi en collaboration avec d'autres compositeurs de films, souvent pour l'orchestration.        <br />
       Depuis peu, je travaille aussi pour le théâtre. C'est un autre forme d'expression artistique qui m'intéresse. J'ai entamé une collaboration avec le metteur en scène Olivier Dhénin sur l'une de ses pièces, inspirée d'un conte d'Andersen, à Rochefort l'an dernier. Nous avons plusieurs projets ensemble. Je vais composer pour son spectacle consacré à la pièce de Maurice Maeterlinck, &quot;Les Sept princesses&quot;, et nous aimerions monter également &quot;Princesse Maleine&quot; <span style="font-style:italic">(2)</span>, un opéra inachevé de la compositrice Lili Boulanger disparue à vingt-quatre ans en 1918. Je voudrais orchestrer ses esquisses qui sont conservées à la Bibliothèque nationale de France. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9112105-14503775.jpg?v=1457940933" alt="Nigji Sanges, la musique de l'avenir" title="Nigji Sanges, la musique de l'avenir" />
     </div>
     <div>
      <b>Vous enseignez désormais la composition à l'image. De quoi s'agit-il ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Nigji Sanges -</b> C'est la musique composée pour l'image qu'elle soit publicitaire, documentaire ou cinématographique. Composer pour l'image, c'est capter ce qui est non verbal, non iconique, faire surgir une dimension sous-jacente.        <br />
              <br />
       <b>En tant que compositrice pour le cinéma, comment travaillez-vous ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Nigji Sanges -</b> Le plus souvent, la composition se fait au montage du film. Le compositeur est souvent appelé assez tard et il doit travailler sur une bande temporaire qui donne l'ambiance, le tempo. Parfois, l'instrumentation est précisée, ce qui donne une idée de ce que le réalisateur attend.       <br />
       Plus rarement, le compositeur fournit la bande originale avant, et celle-ci est diffusée pendant le tournage. C'est ce que faisait Ennio Morricone ou Francis Lai pour Claude Lelouch.        <br />
              <br />
       <b>Vous avez reçu l'enseignement de Laurent Petitgirard au conservatoire ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Nigji Sanges -</b> Ce fut une expérience très riche. Grâce à lui, nous avons fait un concert au Festival de Cannes, ce qui a constitué une occasion de faire connaître mon travail. Avec lui, j'ai affiné ma perception du rapport musique-image et il nous a fait rencontrer de nombreux compositeurs dont Bruno Coulais. Un moment d'émotion pour moi.        <br />
              <br />
       <b>Vous composez également pour le concert.</b>       <br />
              <br />
       <b>Nigji Sanges -</b> L'Orchestre régional d'Avignon-Provence m'a passé commande. Je participe au projet de l'orchestre, soutenu par la SACEM, pour favoriser la rencontre d'enfants scolarisés en primaire, issus de quartiers prioritaires, avec la musique dite classique ou savante. Je mets en musique des textes qu'ils ont écrits et de petits films d'animation réalisés avec Sébastien Fau. Ils vont monter sur scène et chanter.        <br />
       Je vais également écrire une pièce pour basson et piano pour Sophie Dartigalongue qui vient d'être nommée basson solo à l'Orchestre de l'Opéra de Vienne – la seule femme dans l'harmonie !       <br />
              <br />
       <b>Comment redevenez-vous compositrice dans la vie quotidienne parmi toutes vos activités ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Nigji Sanges -</b> Le compositeur converse avec lui-même. Mais aussi avec le monde. Il doit être connecté à ses propres émotions mais aussi avec son environnement. Je marche beaucoup, je prends le métro pour m'imprégner de ce qui m'entoure et les thèmes me viennent.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Elle est lauréate d'&quot;Emergence Cinéma&quot; en 2012, de la Maison du Film Court en 2013. La même année elle a remporté le premier prix du concours &quot;Musiques en Courts&quot; présidé par Vladimir Cosma et Krishna Levy.         <br />
       (2) Opéra inachevé en cinq actes sur un livret de M. Maerterlinck et T. Ricordi.       <br />
       (3) En septembre 2014, l'Orchestre National des Pays de la Loire, dirigé par Pascal Rophé, et son chœur ont enregistré trois versions symphoniques différentes de l'hymne du FC Nantes, composé à l'origine par Olivier Tronson. Les trois nouvelles orchestrations ont été proposées par des étudiants du Conservatoire de Paris : Axel Nouveau, Sanges Nigji et Maël Oudin.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">24 juin 2016 à 14 h 30.</span>       <br />
       Opéra Grand-Avignon.       <br />
       Ciné-Concerts des quartiers.       <br />
       Direction : Christophe Mangou.       <br />
       Compositeur : Nigji Sanges.       <br />
       Réalisateur : Sébastien Fau.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">17 novembre 2016 à 16 h 15.</span>       <br />
       Musée Jean-Jacques Henner (75).       <br />
       &quot;Les Sept princesses&quot; de M. Maerterlinck.       <br />
       Mise en scène : Olivier Dhénin.       <br />
       Musique : Nigji Sanges.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.nigjisanges.com/" target="_blank">&gt;&gt; nigjisanges.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Une approche rigoureuse et palpitante des "Caprices" de Francisco de Goya</title>
   <updated>2014-06-06T12:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-approche-rigoureuse-et-palpitante-des-Caprices-de-Francisco-de-Goya_a1121.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6702102-10243585.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-06-06T12:28:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
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    <![CDATA[
L'homme qui est enfermé dans les ténèbres dort et rêve. C’est Francisco Goya y Lucientes, peintre de cour, amoureux de l’inconstante duchesse d'Albe. Il est assailli d’ombres et de fantômes, de sorcières et de grimaces, épuisé par le travail et le tourment de la surdité, il n’est pas fou et, dans ses éclairs de raison, voit clair en l'homme. Ses noirceurs et ses lumières.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6702102-10243585.jpg?v=1402050803" alt="Une approche rigoureuse et palpitante des "Caprices" de Francisco de Goya" title="Une approche rigoureuse et palpitante des "Caprices" de Francisco de Goya" />
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      Guillaume Dujardin avec les moyens du théâtre propose une approche des &quot;Caprices&quot; de Francisco de Goya : cette suite de gravures dans lesquelles le peintre refuse les règles de l'art et de la bienséance, fait œuvre volontaire du désordre. De hargne et de révolte, de peurs et de grâces. Goya donne à voir les dessous du monde.  Le <span style="font-style:italic">&quot;ferme témoignage de la vérité&quot;</span> qu’il propose est au sens strict fantastique… et de toute beauté.       <br />
              <br />
       La mise en théâtre mérite toute l’attention du spectateur.       <br />
              <br />
       Le texte de José Drevon dans un langage contemporain suit fidèlement les annotations en marge des estampes et donne à comprendre cet échappement de la raison, ce parcours d’énigmes, ce délire que donne à voir la suite des gravures. La scénographie minimaliste met en lumière le corps d’un acteur tout en tensions plongé dans l’étonnement de ses ombres et pénombres. Personnage prisonnier des images, pas encore libéré par la fulgurance du dessin. Le spectateur suit les chemins de traverses qui conduisent de la Manière à l'Art, du peintre de cour à l'Artiste. Rigoureux et palpitant.
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     <br style="clear:both;"/>
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      Le spectacle est immergé dans la pénombre d’une cave. Il prend toute sa mesure. La cave en acteur invisible apporte, en supplément d’âme, toute la dimension qui lui est propre. Elle est bien ce lieu organique de la maison qui tient lieu de l’ensommeillement des choses. Ce lieu de l’oubli, ce lieu d’attente avant la remontée à la lumière. Les caprices y sont bonifiés.       <br />
              <br />
       Cette proposition dramatique est une authentique œuvre d’expérimentation. Celle d’un passage entre les arts. C'est en outre une très bonne illustration de ce que peut être le Festival des caves que Guillaume Dujardin initie depuis neuf ans en Franche-Comté et qui arrive à Paris.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Festival de caves à Paris</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6702102-10243588.jpg?v=1402050920" alt="Une approche rigoureuse et palpitante des "Caprices" de Francisco de Goya" title="Une approche rigoureuse et palpitante des "Caprices" de Francisco de Goya" />
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      &quot;Caprices&quot;       <br />
       Texte : José Drevon, d'après la série &quot;Los Caprichos&quot; du peintre espagnol Francisco de Goya.       <br />
       Mise en scène : Guillaume Dujardin.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Élodie Guibert.       <br />
       Avec : Maxime Kerzanet.       <br />
       Scénographie : Marion Golmard.       <br />
       Constructeur du décor : Patrick Poyard.       <br />
       Costumes : Sigolène Petey.       <br />
       Lumières : Christophe Forey, assisté de Marlis Senoner.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 24 juin 2014.</span>       <br />
       Lundi, mardi, mercredi et vendredi à 20 h 30, jeudi et samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre de l’Atalante, Paris 18e, 01 46 06 11 90.       <br />
              <br />
       et :       <br />
       <span class="fluo_jaune">6, 7 et 8 juin 2014 à 20 h.</span>       <br />
       &quot;Black House&quot;, librement inspiré des &quot;Figures&quot; de Rosa Luxembourg, des Pussy Riots, de la RAF, des textes d'Alfred Döblin, mise en scène Anne Montfort.       <br />
       &quot;Ce quelque chose qui est là&quot; d'après &quot;La nuit tombée&quot; d'Antoine Choplin, mise en scène Chantal Morel.       <br />
              <br />
        <span class="fluo_jaune">13 et 14 juin 2014 à 20 h</span>       <br />
       &quot;Vénus et Adonis&quot; d'après le poème de Shakespeare, mise en scène Charly Marty.       <br />
       &quot;La douzième bataille d'Insonzo&quot; d'Howard Barker, mise en scène Guillaume Dujardin.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">15 juin à 20 h.</span>       <br />
       &quot;À gorge dénouée&quot;, un spectacle Hors d'ici à travers l’œuvre de Ghérasim Luca, mise en scène Jean-Michel Potiron.       <br />
       &quot;Les écrits de M. Girardot de Nozeroy&quot;, une proposition de Christian Pageault, mise en scène Antoine de la Roche.       <br />
       &quot;Bien couverts par temps chaud&quot; de Viktor Slavkine, mise en espace Agathe Alexis.       <br />
              <br />
       Numéro de réservation pour le public : 03 81 61 79 53.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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