<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-04-18T02:38:19+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"La Grâce de la Tortue" Une seule en scène d'une justesse émouvante, à la portée universelle</title>
   <updated>2025-02-06T16:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Grace-de-la-Tortue-Une-seule-en-scene-d-une-justesse-emouvante-a-la-portee-universelle_a4148.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86258987-61387949.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-02-07T07:49:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tita est une petite fille, puis deviendra une femme très complexée, mais aussi rebelle, cherchant par tous les moyens à se décomplexer et à se décomplexifier. Depuis l'enfance, elle voudrait ressembler à tout ce qu'elle n'est pas, se pose des questions sur tout et elle réfléchit !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86258987-61387949.jpg?v=1738858387" alt=""La Grâce de la Tortue" Une seule en scène d'une justesse émouvante, à la portée universelle" title=""La Grâce de la Tortue" Une seule en scène d'une justesse émouvante, à la portée universelle" />
     </div>
     <div>
      Comment faire pour croire au Père-Noël ? Comment faire pour devenir comédienne quand on a une &quot;tronche impossible&quot; ? Comment faire pour trouver sa place quand on naît dans une famille juive d'Afrique du Nord, qu'on rêve d'être comme tout le monde et de laisser ses origines au placard ? Comment négocier avec ses différences et son identité ?       <br />
              <br />
       Bien sûr, les thèmes abordés dans ce seule en scène, interprétée par Anne Touati, ont déjà été maintes fois traités : le déracinement, les origines, le physique, la construction de soi, âpre souvent quand tout semble bancal et différent pour soi. Les spectacles de théâtre sont pléthore à ce titre, notamment depuis ce fichu covid qui a revisité notre place sur la planète, notre rapport à nous-mêmes ou, encore, notre regard sur les autres…       <br />
              <br />
       Alors, pourquoi faire à nouveau ce choix aux connotations très contemporaines, au risque de ressasser des propos déjà évoqués ? Surtout quand il s'agit là d'une dimension autobiographique, dans laquelle les prises de risque sont encore plus grandes ! Ne pas poser la question à la principale intéressée, c'est laisser la porte ouverte à de nombreuses réponses possibles. Ou pas !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86258987-61387950.jpg?v=1738858425" alt=""La Grâce de la Tortue" Une seule en scène d'une justesse émouvante, à la portée universelle" title=""La Grâce de la Tortue" Une seule en scène d'une justesse émouvante, à la portée universelle" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Grâce de la Tortue&quot; est une auto-fiction humoristiquement tendre, amère, parfois mélancolique et souvent très émouvante, dans laquelle le public se reconnaîtra certainement à différents égards.       <br />
              <br />
       Anne Touati y partage différents rôles avec aisance et fluidité en incarnant tour à tour sa propre mère, juive ashkénaze d'Afrique du Nord, très soucieuse de l'avenir de sa fille, Tita, elle-même, qui tente de se libérer de ce joug maternel incontournable, ainsi qu'une galerie de personnages qu'elle interprète brillamment, tout en finesse de jeu et d'incarnation : le docteur de famille, grand réceptacle des angoisses de sa mère, son père qui vendrait ses chemises pour ses filles, Gaëtan, l'amoureux qui s'endort quand il a quelque chose d'important à lui dire, sa metteuse en scène, sans oublier bien sûr la psychanalyste de Tita.       <br />
              <br />
       C'est d'ailleurs dans son cabinet que s'ouvre le spectacle, et il s'agit là d'un choix dramaturgique tout à fait pertinent, qui séduit d'emblée le spectateur grâce au jeu sensible et investi de la comédienne, et à un humour tout en filigrane fort bien dosé.       <br />
              <br />
       Tout au long du spectacle, sa gestuelle proche de la pantomime, appuyée par un phrasé haché et comme martelé à l'excès, un visage &quot;particulier&quot; aux yeux bruns proéminents et à la bouche démesurée, font de Tita un clown au nez rouge attendrissant.       <br />
              <br />
       La féminité n'est pas au centre du propos, en revanche. Gageons qu'une petite dose supplémentaire accordée à cette dernière pourrait apporter un supplément &quot;d'âme artistique&quot; au propos, laquelle élèverait encore davantage l'ensemble de ce seule-en-scène joliment pensé et élaboré. Même si, à bien y regarder, le cœur de la pièce n'est pas là.       <br />
              <br />
       Tout au long du spectacle, tout &quot;ce petit monde de la vie d'Anne-Tita&quot; est brossé avec subtilité et les différentes scènes s'enchaînent sans aucun artifice scénographique, mais avec une grande poésie dans le choix des jeux des lumières, des trois vidéos et, notamment, via un dispositif de quatre panneaux mobiles harmonieusement décorés symbolisant peut-être les tiroirs de nos vies, ou les portes qu'il nous faut souvent ouvrir pour comprendre qui on est… Qui s'ouvrent toutes seules, parfois, ou, au contraire, plus récalcitrantes, qui refusent de rester à leur place !       <br />
              <br />
       Si la légende de la tortue est celle d'une pierre qui a décidé, un jour, de se mettre en marche, laissons-la poursuivre avec grâce son chemin aux côtés de Tita. Tita qui est myope, mais qui bizarrement voit pourtant les choses de façon fort clairvoyante ! Toutes deux, elles continueront à avancer, pour continuer à ne pas rater leur vie.       <br />
       Si ce n'est pas déjà fait…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Grâce de la Tortue ou comment je n'ai pas réussi à râter ma vie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86258987-61387970.jpg?v=1738858456" alt=""La Grâce de la Tortue" Une seule en scène d'une justesse émouvante, à la portée universelle" title=""La Grâce de la Tortue" Une seule en scène d'une justesse émouvante, à la portée universelle" />
     </div>
     <div>
      Texte : Anne Touati.       <br />
       Mise en scène : Laurence Labrouche.       <br />
       Avec : Anne Touati.       <br />
       Scénographie et lumières : Henri-Emmanel Doublier.       <br />
       Création musiques et sons : Gilles Cadoret.       <br />
       Vidéos d'ambiance : Christophe Salles.       <br />
       Vidéos scènes : Miriam Chamekh.       <br />
       Costumes : Edwige Latrille.       <br />
       Création visuel de la tortue : Marc Cogno.       <br />
       Graphisme décors : Martin Doublier.       <br />
       Régie lumière, son et vidéo : Igor Galabovski.       <br />
       Voix : Marie Laure Despessailles.       <br />
       Spectacle tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 22 février 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h.       <br />
       Le 100ECS (Établissement  Culturel Solidaire), Paris 12ᵉ, 01 46 28 80 94.       <br />
       <a class="link" href="https://100ecs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; 100ecs.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Grace-de-la-Tortue-Une-seule-en-scene-d-une-justesse-emouvante-a-la-portee-universelle_a4148.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire</title>
   <updated>2024-02-02T11:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Langue-de-mon-pere-Se-reconstruire-avec-l-absence-du-pere-dans-une-quete-linguistique-a-dessein-identitaire_a3809.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78141208-56743498.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-02-02T11:25:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Se raconter pour se réconcilier avec son passé, avec les siens, avec les absences assumées ou occultées… et éclaircir, comprendre, assimiler la problématique d'une identité compliquée à endosser, à vocation d'interdiction, celle d'être kurde (ou à moitié kurde, ici la différence n'a pas d'incidence) dans une Turquie qui applique encore une répression régulière (politique, militaire, sociale…) envers ce peuple dont même la langue fut longtemps considérée comme illégale.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743498.jpg?v=1706871151" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Comment faire récit pour interroger la honte d'appartenir à un peuple, pour questionner les raisons d'un racisme au quotidien et pour réaliser un voyage salvateur sur son passé, aussi difficile soit-il lorsqu'il y est question de violences – tant dans la famille que dans la société où l'on s'est construite – et d'abandon. L'état d'autrice et de comédienne donne cette possibilité d'établir une histoire, un témoignage écrit et d'en faire sa transmission orale. Sultan Ulutas Alopé s'en est emparé pour concevoir une pièce inspirée de son propre parcours.       <br />
              <br />
       Sultan Ulutas Alopé est née à Istanbul en 1988 d’une mère turque et d’un père kurde. Comme son personnage, elle effectue le voyage vers la France en 2017 pour compléter un Master en cinéma et art dramatique. Comme toute étrangère, elle fait une demande de permis de séjour. Elle se saisit du temps de la procédure, durant lequel travailler lui est interdit, pour faire ce qu’elle n’avait pas osé jusqu’alors : apprendre le kurde, la langue de son père, dans un institut français. Au travers de cet apprentissage, elle exhume la honte d’être kurde, inconsciemment ressentie pendant l’enfance et l’adolescence, et effectue un voyage à l'envers dans sa mémoire, dans ses ressentis intimes, longtemps restés enfouis dans un passé confus et peu joyeux.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743499.jpg?v=1706871180" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Et ce texte autographique devient alors en toute logique celui documentaire de la vie en Turquie dans les années quatre-vingt-dix. Au fil des souvenirs personnels surgissent des détails propres aux pratiques de la société turque à cette époque.        <br />
              <br />
       Prenant le parti de commencer la narration avec sa voix en off, elle entame son récit dans une forme à la fois de mise en situation et de justification. <span style="font-style:italic">&quot;Rassurez-vous, je ne suis pas une terroriste&quot;</span>, précise-t-elle. Pourtant, elle est étonnamment souriante, lumineuse, faisant montre d'une forme d'humour… un peu grinçant. <span style="font-style:italic">&quot;Comment cela peut-il être dangereux de chanter, de parler dans sa langue ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comme le français n’est pas ma langue maternelle, j’ai une manière différente de m’exprimer dans cette langue. Dans le texte, il y a un langage particulier qui vient d’une &quot;étrangère&quot;. Cela crée une cohérence avec la manière de parler de ce personnage immigré en France récemment. Les fautes et les anomalies de la langue du texte sont les bienvenues tant que le sens n’est pas altéré. Pour raconter cette histoire intime et politiquement très sensible dans mon pays, en Turquie, j’avais besoin de passer majoritairement par la langue française.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743511.jpg?v=1706871201" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Puis apparaissent, au fil de cette exploration orale, la notion de l'absence, celles du père, devenant une véritable habitude durant son enfance, parfois courtes, de quelques jours, parfois longues, pouvant durer des mois. D'autres souvenirs surgissent, de temps en temps plus douloureux… ou pas, comme la rencontre entre le père kurde et la mère turque, avec, en second plan, les relations quelques fois violentes entre les deux.       <br />
              <br />
       Ce parcours mémoriel, c'est aussi prendre conscience de certaines évidences peu aisées à comprendre lorsqu'on est une petite fille : <span style="font-style:italic">&quot;En tant qu’enfants Kurdes qui grandissent dans une région nationaliste Turque, nous comprendrons vite qu’il faut se camoufler comme des caméléons. Ma petite sœur, par exemple, le comprend en perdant sa meilleure amie parce que ses parents ont appris que notre père est Kurde. Moi, je n’ai pas envie de rester toute seule pendant toute ma vie. Donc, je me tais. Nous sommes deux de cette race dite &quot;maudite&quot; dans la classe, Salim et moi. Nous ne nous sommes jamais dits que nous sommes Kurdes, mais nous le savons.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743521.jpg?v=1706871224" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Bien plus tard, une fois partie à l'étranger, ici en France, viennent s'ajouter, comme de nouvelles épreuves, le statut de réfugiée et son cercle vicieux de l'obtention du permis de séjour. Mais, au travers de tout cela, est mis en exergue la problématique identitaire par la découverte d'une autre culture. Sultan Ulutas Alopé traite le sujet avec une réelle densité tout en gardant une certaine fraîcheur, tant dans le phrasé de son texte que dans son attitude ouverte et généreuse, osant parfois, avec le sourire, les adresses directes au public.       <br />
              <br />
       Ayant pris le parti d'une mise en scène sobre – excepté une séquence &quot;dancefloor&quot;, comme un défouloir et une prise de conscience de l'occidentalité –, d'une scénographie dépouillée – seule une chaise est présente sur le plateau –, Sultan Ulutas Alopé nous offre, sous couvert d'apprentissage légitime de &quot;La Langue de son père&quot;, une exploration instructive et documentée par l'expérience de ce que peut être une quête de l'identité. De l'autobiographie initiale à la fiction écrite et théâtralisée, elle rend cette problématique à nouveau universelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Langue de mon père"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743550.jpg?v=1706871251" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sultan Ulutas Alopé.       <br />
       Texte publié aux éditions L'Espace d'un instant, 2023.       <br />
       Conception et jeu : Sultan Ulutas Alopé.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Jeanne Garraud.       <br />
       Création et régie lumière : Vincent Chrétien.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 janvier au 2 février 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h, samedi 27 janvier à 18 h.       <br />
       Relâche le dimanche 28 janvier.       <br />
       TNS, Espace Grüber, Strasbourg, 03 88 24 88 24.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tns.fr/" target="_blank">&gt;&gt; tns.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 février 2024 :</span> La Mouche, Saint-Genis-Laval (69).       <br />
       Du 12 au 14 mars 2024 : Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Langue-de-mon-pere-Se-reconstruire-avec-l-absence-du-pere-dans-une-quete-linguistique-a-dessein-identitaire_a3809.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi</title>
   <updated>2021-03-30T10:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Chronic-s-2-Arrets-sur-images-20-ans-de-hip-hop-et-la-vie-devant-soi_a2912.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/55121604-41343175.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-03-30T10:07:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Vingt ans après "Chronic(s)", Hamid Ben Mahi récidive en créant, avec le même complice Michel Schweitzer, "Chronic(s) 2". Une forme faisant écho à la précédente et dont le fil rouge est, toujours et encore, de faire résonner, par le médium de la voix et du corps associé, la question virale de l'identité. Qui est-on quand les origines prennent racine de l'autre côté de la Méditerranée ? Quelle place le pays d'accueil assigne-t-il à "l'exilé", fût-il de l'intérieur ? Comment le regard porté par celui qui est né du bon côté de la rive peut enfermer dans des stéréotypes, stigmatiser, voire mortifier ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55121604-41343175.jpg?v=1617092800" alt=""Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi" title=""Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi" />
     </div>
     <div>
      Hamid Ben Mahi, danseur et chorégraphe né en périphérie de Bordeaux, occupe une place singulière sur la scène du hip-hop qu'il fut l'un des premiers à promouvoir dans l'Hexagone, notamment lors de son invitation à Avignon. &quot;Faut qu'on en parle !&quot; représenté en 2006 dans le cadre du Festival IN à la Chapelle des Pénitents Blancs racontait déjà, en mouvements et en mots, son histoire à plus d'un titre &quot;exemplaire&quot;. Celle d'un fils d'immigrés algériens venu, comme beaucoup de ses semblables, trouver en France une terre promise.       <br />
              <br />
       Auparavant, en 2002, il y avait eu l'inaugural &quot;Chronic(s)&quot;, un autre solo chorégraphié et parlé où il avait mis en jeu ce qui depuis ne cesse de l'obséder : donner au hip-hop une dimension sociétale ne rangeant pas cette danse chargée d'Histoire - elle est née à New York dans le Bronx bouillonnant de créativité libertaire des seventies - au rang d'accessoire décoratif des périphéries urbaines. Refusant l'alibi d'un hip-hop exotique dont nombre de politiques bien-pensantes de la ville font, à peu de frais, leur fonds de commerce en surfant sans scrupules sur l'argent du &quot;beur&quot;, il n'a de cesse de développer des actions concrètes au plus près des jeunes de quartiers gagnés par cette culture artistique exigeante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55121604-41343181.jpg?v=1617092835" alt=""Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi" title=""Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi" />
     </div>
     <div>
      Sur le plateau de danse, pour tenter de mesurer les effets du temps écoulé, dans cet intervalle de vingt années proche de la durée d'une génération, un dispositif tombant des cintres offre le sablier. Des diapositives projetées rythment le temps du récit - &quot;Paysage 2001&quot;, &quot;Paysage 2020&quot; - en même temps qu'elles donnent à voir quelques clichés des temps successifs, dont la mémoire vive chevillée au corps s'empare pour recomposer le trajet les reliant. Corps et voix alternent pour ne faire plus qu'un, happés par le même &quot;objectif&quot; : dire et redire, au travers du lien tissé avec les autres, la quête de soi ; une quête intimiste autant que généraliste.       <br />
              <br />
       Visages et paysages… Entre la première image projetée en fond de scène, tête de jeunes Indiens, et la dernière lui succédant, visage d'un Indien d'âge mûr (qu'un fondu enchaîné confondra avec l'auteur), la parure de plumes multicolores arborée avec fierté n'aura rien perdu de son éclat. Seules les épreuves affrontées par &quot;les Apaches&quot; de toutes plumes - ceux qui sont différents - burineront les traits et marqueront les paysages d'époques successives.       <br />
              <br />
       Parallèlement des interrogations se font entendre comme une introspection à visage découvert. <span style="font-style:italic">&quot;C'est quoi danser ? Laisser une trace dans l'espace… Chercher un état du corps, une musique intérieure…&quot;.</span> Et joignant le geste et la parole, le corps se tord, bondit, décrit des arabesques pour écrire sa marque dans l'espace avant de se lover au sol. La chorégraphie est délivrée avec son commentaire en direct… <span style="font-style:italic">&quot;Apprendre à tomber, rouleau pour contrôler la descente, tenir l'équilibre, chandelle, demi-pointe talon, talon demi-pointe&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Et puis, suivant le cours des assauts de la mémoire, c'est l'image d'un intérieur algérien - celui du cocon familial d'antan - qui est &quot;projetée&quot;, avec ses accueillantes banquettes invitant au repos et au partage, à l'abri des bruits du dehors. Dès lors, le corps se fait porte-parole des danses orientales de son enfance, virevoltant sur lui-même jusqu'au vertige, alors que l'extérieur bruit de musiques américaines trépidantes. L'homme est ainsi fait d'influences apparemment aux antipodes, se conjuguant pour trouver en lui leur point de convergence. Métissage des cultures, métissage des peuples. Ecce homo et ses &quot;choré-graphies&quot;.       <br />
              <br />
       Ce serait cependant pure naïveté de penser que ce processus d'intégration répond à un ordre naturel. Il ne va aucunement de soi… Combien a-t-il dû essuyer d'&quot;interpellations&quot; déformant son nom ou encore l'affublant d'un prénom arabe n'étant pas le sien, comme si tous les Maghrébins s'appelaient Ali ou Mohamed, sans que l'on se donne la peine de les &quot;distinguer&quot;. Ou bien des remarques peu amènes le cantonnant à un statut de danseur, sachant danser certes, mais invité à s'abstenir de parole. Autant de micro-blessures à panser.       <br />
              <br />
       L'homme, le danseur et le chorégraphe, mus par la même énergie traversant les époques, ne forment qu'un. C'est de cette authenticité - scénarisée avec l'appui de Michel Schweitzer - que se nourrit ici le dialogue &quot;identitaire&quot;. Cette rétrospective prospective fonctionne comme une mise en abyme de la personnalité d'Hamid Ben Mahi, son auteur et acteur, dont les marques de fabrique - générosité et bienveillance - font partie intégrante de son ADN. Alors si l'homme retient ses coups, évitant soigneusement - trop soigneusement parfois - de décocher des uppercuts violents, il ne cède en rien à sa farouche volonté de faire du hip-hop une danse engagée… auprès des jeunes des banlieues riches en humanité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Chronic(s) 2"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55121604-41343192.jpg?v=1617092871" alt=""Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi" title=""Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique, conception : Hamid Ben Mahi et Michel Schweizer.       <br />
       Chorégraphie et mise en scène : Hamid Ben Mahi et Michel Schweizer.       <br />
       Interprétation : Hamid Ben Mahi.       <br />
       Création lumière : Antoine Auger.       <br />
       Environnement sonore : Nicolas Barillot et Sébastien Lamy.       <br />
       Photographies : Pierre Wetzel, Jean Alussi, L'œil de Ken et Nicolas Moulin.       <br />
       Par la Compagnie Hors Série.       <br />
       Durée 1 heure.       <br />
              <br />
       Vu lors de la présentation professionnelle du jeudi 18 mars à 16 h 30 à la Manufacture CDCN de Bordeaux.       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates (sous réserve de la situation sanitaire)</b>       <br />
       11 mai 2021 : La Ferme de Bel Ébat, Guyancourt (78).       <br />
       23, 24 et 25 juin 2021 : La Manufacture CDCN, Bordeaux (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Chronic-s-2-Arrets-sur-images-20-ans-de-hip-hop-et-la-vie-devant-soi_a2912.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>● Avignon Off 2017 ● "2h14" de David Paquet, par la Compagnie Luce</title>
   <updated>2017-06-24T16:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-Off-2017-●-2h14-de-David-Paquet-par-la-Compagnie-Luce_a1839.html</id>
   <category term="À l'affiche" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/15046888-20571622.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-06-24T16:19:00+02:00</published>
   <author><name>Annonce</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"2:14" est une pièce qui explore l’adolescence, ce moment charnière où l’on cherche sa place dans le monde des adultes, en tentant de ne pas leur ressembler. Il y est question de la jeunesse surtout mais pas seulement.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15046888-20571622.jpg?v=1498314182" alt="● Avignon Off 2017 ● "2h14" de David Paquet, par la Compagnie Luce" title="● Avignon Off 2017 ● "2h14" de David Paquet, par la Compagnie Luce" />
     </div>
     <div>
      Chaque personnage, à sa manière, cherche le bien-être et chacun y arrive comme il peut : en avalant des vers, en s’inventant un handicap, en se faisant tatouer, en ouvrant des portes par milliers… Ce kaléidoscope cru et poétique culmine en un dénouement abrupt et déchirant où toutes les pièces du puzzle s’assemblent et volent en éclat à &quot;2:14&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;2:14&quot; exprime aussi le mal être profond, indéfinissable et incompréhensible de chacun ; la nécessité de trouver un sens à son existence, le questionnement identitaire et le souvenir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"2:14"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15046888-20571632.jpg?v=1498314234" alt="● Avignon Off 2017 ● "2h14" de David Paquet, par la Compagnie Luce" title="● Avignon Off 2017 ● "2h14" de David Paquet, par la Compagnie Luce" />
     </div>
     <div>
      Texte : David Paquet.       <br />
       Mise en scène : Marie-Line Vergnaux.       <br />
       Lauréate de la Mention Spéciale du Jury au Prix Théâtre 13/Jeunes Metteurs en Scène 2016       <br />
       Avec en alternance : Pauline Büttner, Barbara Chaulet, Grégoire Isvarine, Bob Levasseur, Claire Olier, Marc Patin, Camille Plocki, Alexandre Schreiber et Arthur Viadieu.       <br />
       Par la Compagnie Luce.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2017 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 Juillet 2017.</span>       <br />
       Théâtre du Roi René, Salle de la Reine,       <br />
       4 bis, rue Grivolas, Avignon.       <br />
       Tous les jours à à 10 h 14 (relâche le mercredi).       <br />
       Réservations : 04 90 82 24 35.       <br />
       <a class="link" href="http://theatreduroirene.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatreduroirene.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-Off-2017-●-2h14-de-David-Paquet-par-la-Compagnie-Luce_a1839.html" />
  </entry>
</feed>
