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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-16T01:24:49+02:00</updated>
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   <title>"Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public</title>
   <updated>2024-09-11T16:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Petite-Histoire-de-la-medecine-Etre-confronte-aux-douleurs-de-l-Humain-pour-en-puiser-sa-substantifique-moelle-et_a4041.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-09-11T15:33:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le docteur Hervé Laplante, véritable médecin de campagne, reçoit pour la énième fois madame Bernadette Ruffiaud, 98 ans, acariâtre et hypocondriaque professionnelle. Au cours de la consultation, il va remonter le fil de l'histoire de la médecine, de "la Grande Opération" de la fistule du Roi-Soleil par le chirurgien Charles-François de Tassy, en passant par l'enlèvement de la lance de l'œil d'Henry II par le célèbre Ambroise Paré, ou encore la découverte du vaccin de la variole par Edouard Jenner.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82722760-59297409.jpg?v=1726063165" alt=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" title=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" />
     </div>
     <div>
      Dans la vie, subir un burn-out a parfois du bon ! Certainement pas pour tout le monde, bien entendu, mais c'est en tout cas ce qui s'est produit pour le docteur Hervé Laplante, médecin généraliste en milieu semi-rural qui, pour échapper à un quotidien &quot;difficile&quot;, décide de monter un spectacle.       <br />
              <br />
       Gageons que, peut-être, les nombreuses consultations au fil de sa carrière l'ont indéniablement inspiré ! Une certaine Madame Ruffiaud, notamment, ou plusieurs, &quot;Madame Ruffiaud&quot;. Mais de quoi se plaint-elle exactement, cette patiente hors pair qui empile les rendez-vous au cabinet ?       <br />
              <br />
       D'être encore en vie, apparemment, indépendamment d'avoir une pathologie précise, et bien lui en a pris de rester en vie, car, de toute évidence, elle est une muse à sa manière, inspiratrice d'un moment de spectacle fort bien ficelé et, à de nombreuses reprises, captivant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je pensais vous distraire, Madame Ruffiaud, mais vous dormez !&quot; Vous m'en voyez navré ! Je pensais vous instruire, vous cultiver, vous faire oublier toutes vos petites misères ! Mais vous m'avez épuisé. J'ai utilisé tout mon stock de paroles et je suis fatigué.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82722760-59297466.jpg?v=1726063770" alt=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" title=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" />
     </div>
     <div>
      Laissons cette patiente hypocondriaque dormir paisiblement, ainsi que tous les autres patients et patientes du médecin, car le public, lui, ne s'assoupit pas une seconde. Les anecdotes évoquées, intelligemment mises en scène par Guy Verguet, sont justement dosées pour que cela ne se produise pas.       <br />
              <br />
       La complicité de Guy Bolet à l'écriture du texte en est certainement pour quelque chose ! Tour à tour maçon, ouvrier d'usine, chanteur de rues, cracheur de feu, acrobate, saltimbanque, directeur de cirque, funambule, machiniste, chauffeur de bus, garde du corps, Père Noël, cascadeur, animateur d'ateliers d'écriture en milieu carcéral, prof de guitare et de cinéma, avant de devenir dramaturge, cet homme étonnant, aussi écrivain autodidacte, a, semble-t-il, eu un coup de foudre pour le docteur Laplante lors d'une consultation un certain jour d'été. La réciproque s'est produite aussi !       <br />
              <br />
       Une étincelle, un rayon de soleil entre les quatre murs du cabinet jurassien, qui ont finalement donné naissance à ce seul en scène remarquable. À l'image de la poupée de chiffon qui sort comme par magie de la boîte multifonction, Guy Bolet est apparu, un spectacle est né, répété dans le grenier de la maison, au galop des pas d'un cheval, et bouleversé l'ordre des choses de la vie d'un médecin de campagne pour lequel l'exercice du métier, pourtant passion d'enfance, était devenue insupportable.       <br />
              <br />
       Le professeur Philippe Mercet, quant à lui, reste en coulisses du plateau, mais, de toute évidence, pas dans celles du cœur d'Hervé Laplante, car c'est grâce à lui que le spectacle a aussi germé, lors d'une conférence sur la médecine.       <br />
              <br />
       Malgré un début qui pourrait se montrer peut-être moins hâtif dans l'intention comique, ce seul en scène est un moment de théâtre finement mené. La mise en scène de Denis Verguet, composée essentiellement d'une caisse multifonction, qui se transforme au gré des anecdotes, oscille entre le théâtre de Guignol et une certaine magie enfantine qui dépassent pourtant cette simple sphère apparente.       <br />
              <br />
       &quot;Petite Histoire de la médecine&quot; ne se veut pas un spectacle didactique, loin de là, a contrario des intentions toutes méritoires et professionnelles du médecin vers Madame Ruffiaut, mais constitue un moment de théâtre attachant, instructif et très divertissant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82722760-59297683.jpg?v=1726064386" alt=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" title=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" />
     </div>
     <div>
      Le passage relatant l'opération de la fistule du Roi-Soleil, ou encore celui du combat d'Henri II, sont de réelles prouesses théâtrales pour qui n'a jamais pris de cours de théâtre ni fréquenté les cours Florent. Qui plus est, Hervé Laplante a des talents certains d'imitation d'équidés et autres animaux de l'étable… L'espace clos d'un cabinet médical fréquenté durant de nombreuses années a, de toute évidence, été subtilement productif.       <br />
              <br />
       Et d'ailleurs, qu'y trouve-t-on au juste entre les murs d'un cabinet médical ? Seulement de l'Humain. De l'Humain ! Encore de l'Humain !       <br />
              <br />
       Comme disait Jean Vilar, <span style="font-style:italic">&quot;Le Théâtre, c'est l'homme qui parle à l'homme des histoires d'hommes&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est des femmes, Hervé Laplante ne les oublie pas. Merci beaucoup pour cela… Et nous ne parlons pas de Madame Ruffiaut ! Laissons-la dormir éternellement.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Petite Histoire de la médecine"</b></div>
     <div>
      Seul en scène contemporain.       <br />
       Texte : Guy Bolet       <br />
       Mise en scène : Denis Verguet.       <br />
       Avec : Hervé Laplante       <br />
       Durée : 65 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 août 2024 au 27 octobre 2024.</span>       <br />
       Dimanches à 20 h.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18ᵉ, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="https://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le malade imaginaire" mise en scène par Michel Didym : de quoi rendre fier Molière !</title>
   <updated>2017-11-10T08:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-malade-imaginaire-mise-en-scene-par-Michel-Didym-de-quoi-rendre-fier-Moliere-_a1971.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/18125795-22405446.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-11-10T08:33:00+01:00</published>
   <author><name>Ludivine Picot</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Choisir de représenter, une énième fois, une des pièces les plus réputées de Molière, c’est accepter de jouer devant un public qui vous attendra au tournant. "Le malade imaginaire" est un théâtre vu et revu. Pour conquérir des spectateurs de plus en plus exigeants, il va falloir faire preuve d’un certain talent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18125795-22405446.jpg?v=1510299642" alt=""Le malade imaginaire" mise en scène par Michel Didym : de quoi rendre fier Molière !" title=""Le malade imaginaire" mise en scène par Michel Didym : de quoi rendre fier Molière !" />
     </div>
     <div>
      Le rideau s’ouvre sur André Marcon, sous les traits d’Argan, en train de faire ses comptes. Déjà, le sourire nous monte aux lèvres, suivi de près du rire. Tout autour du comédien, le décor est présent, joli, pas trop chargé ; il n’est là que pour accompagner l’œuvre. Il en est de même pour ce qui concerne les costumes, esthétiques et légers. Tout est fait pour mettre en valeur l’intrigue ainsi que les acteurs. La scénographie se place au second plan de la comédie.       <br />
              <br />
       La représentation est tout simplement géniale. Chacun des comédiens campe son personnage à la perfection. Tous proposent une semblable qualité de jeu, ils sont au même niveau et celui-ci est très haut. Angélique et Thomas Diafoirus sont les deux caractères les plus voyants car les plus extravagants au niveau de la mise en scène, mettant donc en avant leurs interprètes.       <br />
              <br />
       Jeanne Lepers, grande blonde longiligne, joue le rôle d’Angélique, la fille aînée d’Argan. Sa posture, sa gestuelle, son intonation de voix, tout son corps est engagé dans la volonté burlesque du spectacle. Nous ne sentons aucune retenue ni aucune pudeur dans son jeu, elle s’offre totalement. Elle incarne à merveille le personnage de cette jeune femme, pleine de volonté et sûre d’elle-même. Un très beau personnage moliéresque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18125795-22405471.jpg?v=1510299672" alt=""Le malade imaginaire" mise en scène par Michel Didym : de quoi rendre fier Molière !" title=""Le malade imaginaire" mise en scène par Michel Didym : de quoi rendre fier Molière !" />
     </div>
     <div>
      Bruno Ricci est tout aussi impressionnant dans l’interprétation qu’il fait de trois personnages différents. Il joue le rôle du notaire, celui de Monsieur Fleurant et de Thomas Diafoirus. Pour ce dernier, il emprunte les codes du bouffon et alors, chacune de ses répliques, chacune de ses interventions, est formidablement drôle.       <br />
              <br />
       Molière méprisait les médecins et s’en moquait bien allègrement dans son théâtre. Ce dédain trouve ici son paroxysme en la scène finale, représentant l’accession d’Argan au titre de médecin. Elle est organisée tel un rituel d’initiation, où chacun est vêtu d’une longue robe noire et d’un chapeau similaire à ceux des sorcières, baragouinant dans une sorte de faux latin, conférant à ce sacre une ambiance très mystique.       <br />
              <br />
       Michel Didym fait le choix de réintégrer les intermèdes musicaux qui sont habituellement effacés de la scène. C’est peut-être ce qui fait l’originalité et le succès de la reprise. C’est surtout parce que ceux-ci se révèlent être des moments où nous sommes secoués par les rires, où l’on en redemande, l’on ne voudrait surtout pas que cela s’arrête… À la fin du spectacle retentissent les applaudissements, se multiplient les bravos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le malade imaginaire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18125795-22405473.jpg?v=1510299708" alt=""Le malade imaginaire" mise en scène par Michel Didym : de quoi rendre fier Molière !" title=""Le malade imaginaire" mise en scène par Michel Didym : de quoi rendre fier Molière !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Michel Didym.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Anne Marion-Gallois.       <br />
       Avec : André Marcon ou Michel Didym, Norah Krief ou Agnès Sourdillon, Jeanne Lepers ou Pauline Huruguen, Catherine Matisse, Bruno Ricci, Jean-Marie Frin, Barthélémy Meridjen ou François de Brauer, Jean-Claude Durand ou Didier Sauvegrain et en alternance une fillette dans le rôle de Louison : Lou Beauverger, Clotilde Caudron, Inès Duchene, Rose Pariaud, Adèle Saglio, Lou Vilgard-Nizard pour les représentations au Théâtre Dejazet.       <br />
       Musique : Philippe Thibault.       <br />
       Scénographie : Jacques Gabel.       <br />
       Lumières : Joël Hourbeigt.       <br />
       Costumes : Anne Autran.       <br />
       Chorégraphie : Jean-Charles Di Zazzo.       <br />
       Maquillage et perruque : Catherine Saint Sever.       <br />
       Enregistrement et mixage musique : Bastien Varigault.       <br />
       Avec le Quatuor Stanislas : Laurent Causse, Jean de Spengler, Bertrand Menut, Marie Triplet.       <br />
       Modiste : Catherine Somers.       <br />
       Couturières : Liliane Alfano, Anne Yarmola.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du vendredi 3 novembre au dimanche 31 décembre 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 45, samedi à 16 h et dimanche 24 et 31 décembre à 14 h.       <br />
       Théâtre Dejazet, Paris 3e, 01 48 87 52 55.       <br />
       <a class="link" href="http://www.dejazet.com/" target="_blank">˃˃ dejazet.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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