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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-10T04:21:58+01:00</updated>
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   <title>"Dans ses yeux" expose les tourments de la perte, de l'injustice et du viol comme une boule de feu dévastant une famille</title>
   <updated>2025-11-19T14:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-ses-yeux-expose-les-tourments-de-la-perte-de-l-injustice-et-du-viol-comme-une-boule-de-feu-devastant-une-famille_a4408.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92673456-64920361.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-11-19T13:54:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est pourtant dans une sorte de douceur pacificatrice que le drame au centre de "Dans ses yeux" nous parvient par petites doses, comme les vaguelettes qui, prises une à une, semblent inoffensives, mais qui s'accumulent et finissent par étreindre les cœurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92673456-64920361.jpg?v=1763557059" alt=""Dans ses yeux" expose les tourments de la perte, de l'injustice et du viol comme une boule de feu dévastant une famille" title=""Dans ses yeux" expose les tourments de la perte, de l'injustice et du viol comme une boule de feu dévastant une famille" />
     </div>
     <div>
      Une combinaison de drames en chaînes qui dévastent un &quot;beau&quot; jour cette famille simple, ordinaire, commune. Une accumulation de non-dits devenue maintenant presque banale dans les familles qui refusent, comme une honte, l'homosexualité du fils. Une honte qui prend sa source et sa &quot;légitimité&quot; dans les jugements rétrogrades des petites villes de nos si riantes provinces, mais qui pourraient aussi arriver dans nos grosses villes non-provinciales. Une tragédie ordinaire en quelque sorte.       <br />
              <br />
       Les protagonistes : le grand frère, homosexuel, menacé d'être &quot;dénoncé comme homo&quot; par celui qu'il désire, accepte de livrer sa sœur cadette à un rendez-vous avec ce désir… une soirée destructrice qui va provoquer le suicide du frère, la dévastation et la fuite de la sœur, le désarroi, l'incompréhension, la déshérence de la mère et du père. Dix ans plus tard, la fille sonne à la porte des parents, c'est le début de la pièce.       <br />
              <br />
       Commence alors la danse fantomatique des culpabilités, des interrogations qui ressurgissent du passé, des souffrances et des secrets tus, des manques. Et au centre de cette confusion des sentiments trône l'image du frère décédé. Il est là le frère, jouant comme un esprit tourmenté avec les remords, les reproches et les révélations que le reste de la famille, les vivants, expriment enfin. Ce sont des secousses émotionnelles à répétitions lors de cette soirée qui va peu à peu dévoiler les cœurs et les âmes du cercle familial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92673456-64920362.jpg?v=1763557091" alt=""Dans ses yeux" expose les tourments de la perte, de l'injustice et du viol comme une boule de feu dévastant une famille" title=""Dans ses yeux" expose les tourments de la perte, de l'injustice et du viol comme une boule de feu dévastant une famille" />
     </div>
     <div>
      L'autrice, Marie-Pierre Cattino, distille au goutte-à-goutte les révélations et les réactions de ses personnages. On sent la volonté de révéler chaque fragment d'émotions qui les traverse. Des personnages attachants dans leur simplicité autant que dans la complexité qu'ils témoignent dans l'expression de ces émotions. Il y a une sorte de langage du silence, du non-dit qui se dégage de ces répliques qui dévoilent avec prudence les abîmes et les noirceurs du conscient et de l'inconscient.       <br />
              <br />
       En connivence avec le public qui est le seul à le voir, le fils, via des interventions musicales poétiques, orchestre en même temps qu'il assiste aux efforts de sa famille pour recoller des morceaux de vies dispersées. Pour mettre en scène cette fine partition, Heidi-Éva Clavier procède par apparitions/disparitions dans un dispositif scénique fait de pans de tissus qui masquent et révèlent les personnages dans leurs évolutions dans la maison. Une utilisation des effets d'ombres chinoises donne à l'imaginaire une vision des tourments intérieurs des personnages dans des passages monologués et intimes. Un univers qui permet une floraison d'images et rend perceptible les fluctuations des sentiments que les protagonistes traversent.       <br />
              <br />
       Les deux comédiennes et les deux comédiens incarnent au silence et au geste près chaque personnage. François Clavier crée un père buté et renfermé, véritable stéréotype des infirmités des hommes face à l'aveu de leurs faiblesses. Coco Felgeirolles, à la fois fragile et déterminée, figure une mère blessée, mais douée d'une belle force intérieure, capable d'affronter la vérité pour retrouver le lien avec son enfant. Marion Trémontels parvient à donner au rôle de la fille une envergure de sentiments large qui va de la colère éclatante à la tendresse la plus tempérée. Thomas Justine joue le rôle du fantôme du fils avec un enjouement qui fait un fort contrepoint de fraîcheur vis-à-vis des vivants. Ses interventions musicales rythment les scènes, les déclenchent parfois et leur attribuent des ambiances diverses.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre El Duende à Ivry-sur-Seine en novembre 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dans ses yeux"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92673456-64920409.jpg?v=1763557334" alt=""Dans ses yeux" expose les tourments de la perte, de l'injustice et du viol comme une boule de feu dévastant une famille" title=""Dans ses yeux" expose les tourments de la perte, de l'injustice et du viol comme une boule de feu dévastant une famille" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marie-Pierre Cattino (texte lauréat de l'Aide au Montage ArtCena).       <br />
       Mise en scène : Heidi-Éva Clavier       <br />
       Avec : Valérian Béhar-Bonnet ou Thomas Justine, François Clavier, Coco Felgeirolles, Marion Trémontels.       <br />
       Collaboration artistique : Roxane Brunet.       <br />
       Scénographie : Mathilde Cordier.       <br />
       Création son : Valérian Béhar-Bonnet.       <br />
       Création lumières : Julien Crépin.       <br />
       Tout public à partir de 13 ans.       <br />
       Par la compagnie Sud Lointain.        <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 7 au 9 novembre 2025 au Théâtre El Duende, Ivry-sur-Seine (94).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       8, 9, 12, 15 et 16 janvier 2026 : Grange à Dîmes, Écouen (95).       <br />
       22 et 23 janvier 2026 : Le Magasin, Malakoff (92).       <br />
       10 mai 2026 : L'Arlequin, Morsang-sur-Orge (91)       <br />
       12 mai 2026 : Théâtre des 2 Rives, Charenton le Pont (94).       <br />
       Saison 26-27 : Théâtre Montansier, Versailles (78).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles</title>
   <updated>2024-04-11T09:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Thank-god-for-sperm-Une-jeunesse-a-la-recherche-d-origines-et-de-destinees-nouvelles_a3876.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79446928-57538429.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-04-11T09:04:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
D'où l'on vient ? Ce que l'on est ? Où va-t-on ? Ces questions, qui tracent la ligne de destinée de chaque être humain, parcourent en filigrane "Thank god for sperm". Deux histoires en tissent le canevas : celle, ancrée dans le passé, de James, enfant adopté dont la mère canadienne retrouve la trace sur un autre continent, et celle, tournée vers l'avenir, d'un couple féminin en désir d'enfant dans un pays qui n'autorise pas la PMA pour les couples homosexuels, la France.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79446928-57538429.jpg?v=1712821736" alt=""Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles" title=""Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles" />
     </div>
     <div>
      Passé, recherche des origines, des ressemblances, des identifications. Futur, projections de vie, espérances et craintes, doutes. Ces deux pans de l'espace-temps ont en commun le fait qu'ils sont fiction, narration de souvenirs ou ébauches d'hypothèses sur l'avenir. Mais dans cette histoire où se croisent une dizaine de personnages entre Canada et France, le présent lui aussi transpire de fictions, de rêves, d'histoires. Quel sens donner à sa vie quand aucune identification véritable n'existe, aucun modèle ?       <br />
               <br />
       La plupart des personnages de la pièce sont jeunes, dans la vingtaine, et pas vraiment dans la normalité de nos sociétés. Ils inventent alors ensemble une sorte de nouvel ordre basé sur l'amitié, la confiance acquise les uns envers les autres. Le couple homosexuel demande ainsi à un ami de leur faire don de son sperme pour qu'elles puissent concevoir un enfant. Tandis que l'autre personnage principal apprend qu'il n'a pas été volontairement abandonné par sa mère naturelle, mais qu'on lui a retiré son enfant quasiment de force.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79446928-57538573.jpg?v=1712821804" alt=""Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles" title=""Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles" />
     </div>
     <div>
      C'est à ce foisonnement d'histoires que nous invite la pièce de Mathilde Wind. Un foisonnement très organisé grâce à un dispositif scénique à l'apparence hétéroclite : une loge de maquillage d'un côté, un rideau de cabaret au centre qui servira d'écran de projection, un espace technique pour la musique de l'autre côté, des accessoires et des balances lumineuses pour isoler les espaces et différencier les lieux suffisent à se déplacer dans l'espace et dans le temps.       <br />
               <br />
       Musique live et projection d'images complètent le dispositif très ludique, animé. Sans oublier la présence constante dans l'espace loge de maquillage de la photographe Cindy Sherman, du moins, une comédienne qui joue son rôle. Une Cindy Sherman qui, comme dans ses créations, se grime pour intervenir sous les traits de différents personnages, comme si, symboliquement, la réalité se devait d'être inventée à nouveau et la fiction comme nouveau possible injectée dans le réel. Une présence qui vient en écho avec les tentatives de nos personnages d'inventer leurs propres réalités sans repères établis.       <br />
              <br />
       La pièce est construite en scènes courtes, vives, efficaces. Les comédiennes et les comédiens s'installent dans leurs rôles rapidement, trouvent des attitudes et des tons qui installent vite leurs personnages, ce sont des caractères aux traits reconnaissables, aux tempéraments codifiés ce qui confère à l'ensemble une légèreté et une distance qui évite de tomber dans la noirceur, le drame et un excès de réalisme.       <br />
              <br />
       Il y a dans ce spectacle une proximité avec les personnages et les scènes qui se jouent comme si on assistait dans le même temps à la création scénique et à la fiction en train de se dérouler, une empathie quasi immédiate pour ces personnages sans noirceur qui cultivent pour les liens humains, qu'ils soient amicaux ou familiaux, une confiance absolue. C'est justement la solidité de ces liens qui est finalement scrutée tout au long de la pièce de Mathilde Wind, plus que les blessures, les drames et les bouleversements des personnages. Amitié, famille, recherche de liens familiaux, autant de repères vitaux dans un monde qu'il leur faut inventer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Thank god for sperm"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79446928-57538579.jpg?v=1712821829" alt=""Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles" title=""Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles" />
     </div>
     <div>
      Écriture et mise en scène : Mathilde Wind.       <br />
       Avec : Wanda Bernasconi, Arthur Chrisp, Fany Combrou, Juliette Fribourg, Théophile Fontaine, Stéphanie Paliès.       <br />
       Scénographie : Antonella Minchella.       <br />
       Musique : Arthur Chrisp.       <br />
       Lumières : Rosalie Dumont.       <br />
       Costumes : Clara Hubert.       <br />
       Maquillage : Carla Gauzès.       <br />
       Régie : Marguerite de Hillerin.       <br />
       Production : Stadios.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Crédit phtos : © Stadios.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 avril au 11 mai 2024.</span>       <br />
       Mardi et jeudi à 21 h, samedi à 20 h.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, Salle Marie Curie, Paris 18e, 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Thank-god-for-sperm-Une-jeunesse-a-la-recherche-d-origines-et-de-destinees-nouvelles_a3876.html" />
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   <title>•Off 2023• "Oscar Wilde est mort" Une immersion poétique et sensible aux côtés d'Oscar Wilde</title>
   <updated>2023-06-06T16:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Oscar-Wilde-est-mort-Une-immersion-poetique-et-sensible-aux-cotes-d-Oscar-Wilde_a3598.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
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   <published>2023-06-06T15:41:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En 1896, cinq ans avant sa mort, Oscar Wilde est incarcéré à la prison de Reading. Seul, humilié, vieillissant, il revit ses succès, sa chute, ses amours, son œuvre et côtoie des fantômes qui le hantent… Mais face à la médiocrité de la vie, que faire ? Oscar Wilde est mort.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73326652-51035016.jpg?v=1686060562" alt="•Off 2023• "Oscar Wilde est mort" Une immersion poétique et sensible aux côtés d'Oscar Wilde" title="•Off 2023• "Oscar Wilde est mort" Une immersion poétique et sensible aux côtés d'Oscar Wilde" />
     </div>
     <div>
      Tout le monde connaît Oscar Wilde. Notamment grâce à son célèbre roman &quot;Le Portrait de Dorian Gray&quot;. Mais qui était-il exactement ce romancier, poète, dramaturge, au nom complet d'&quot;Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wild&quot; ?       <br />
              <br />
       C'est à nouveau avec tout le talent et la grande sensibilité qu'on lui connaît que le comédien Oldan a interprété, en avant-premières d'Avignon aux Déchargeurs, son nouveau spectacle sur Oscar Wilde dans la jolie salle &quot;La Bohême&quot; du Théâtre parisien. Tout en voûte et en pierres, le spectateur est projeté d'emblée dans l'univers carcéral où l'écrivain est emprisonné et soumis à des travaux forcés.       <br />
              <br />
       C'est avec une grande finesse et beaucoup d'originalité que nous découvrons - ou redécouvrons davantage - ce célèbre écrivain d'origine irlandaise emprisonné ici dans sa geôle de Reading. Grâce en grande partie à l'écriture du comédien qui a privilégié la retenue poétique et feutrée de l'écrivain car, de lui, on connaît plus la verve et l'élan façon success story d'une grande partie de sa vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73326652-51035017.jpg?v=1686060595" alt="•Off 2023• "Oscar Wilde est mort" Une immersion poétique et sensible aux côtés d'Oscar Wilde" title="•Off 2023• "Oscar Wilde est mort" Une immersion poétique et sensible aux côtés d'Oscar Wilde" />
     </div>
     <div>
      Dans ce nouveau spectacle d'Oldan, le spectateur est loin des frasques télévisuelles d'un Charles Bukovsky sur le plateau de Bernard Pivot mais bien davantage confronté au retour sur soi d'un homme abandonné et confronté à des souvenirs intimes parsemés de &quot;démons&quot; particuliers.       <br />
              <br />
       Quelques mots précédant le spectacle précisent que Wilde est déjà enfermé à Reading depuis deux ans et qu'il est brisé moralement. On a peine à imaginer Oscar Wilde ainsi, seul et désespéré, tant on garde de lui ses bons mots, ses aphorismes et son goût de la conversation ! Lui qui fut aussi passionné de littérature grecque, de poésie et d'art.       <br />
              <br />
       Malheureusement, la société victorienne du XIXe siècle ne le ménagera pas lorsqu'il entamera une relation homosexuelle avec un certain Robert Ross et condamnera son unique roman déjà cité plus haut pour immoralité et témoignage d'une vie de débauches. Mais ce sont des ennuis avec le père d'un de ses amants, Lord Douglas, qui lui vaudront le plus d'attaques assassines ainsi qu'un procès qu'il perdra.       <br />
              <br />
       De toute cette vie chahutée et rocambolesque, Oldan a su dans son écriture justement composée, appuyée par la gestuelle élégante de l'artiste chorégraphe franco-japonaise Maya K., privilégier en grande partie l'âme hautement humaniste de Wilde et sa sensibilité exacerbée en optant pour des choix musicaux et chorégraphiques d'une intensité douce et feutrée.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle gracieux et sensible, le spectateur découvre à la fois les pensées nostalgiques de l'écrivain, des confidences émouvantes, entend avec grâce un sublime poème en anglais, ensuite traduit, et, au terme du spectacle, on regrettera à n'en point douter que cet auteur ne soit pas enseigné davantage tant il nous apparaît exceptionnellement érudit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73326652-51035039.jpg?v=1686060625" alt="•Off 2023• "Oscar Wilde est mort" Une immersion poétique et sensible aux côtés d'Oscar Wilde" title="•Off 2023• "Oscar Wilde est mort" Une immersion poétique et sensible aux côtés d'Oscar Wilde" />
     </div>
     <div>
      D'Oscar Wilde ou de ce comédien, à notre avis bien trop méconnu, on pourrait se demander lequel ressemble le plus à l'autre ? <span style="font-style:italic">&quot;Il y a en Oldan quelque chose en lui d'Oscar Wilde pour peu qu'on le connaisse quelque peu&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Mon âme en peine, je ne la sentais plus&quot;.       <br />
       &quot;L'important est dans les apparences. J'ai provoqué la chute avant que de tomber. Ça me va&quot;.</span>       <br />
       Mais Oldan, lui, ne chute pas ! Bien au contraire, il puise au plus profond de lui toute sa force créatrice sans cesse en mouvement. Assister à ses spectacles ou entendre aussi les textes de ses nombreux albums, c'est sonder avec élégance l'âme humaine.       <br />
              <br />
       Travailler la bête en soi ! C'est ce qu'Oscar Wilde a fait toute sa vie et c'est ce que le comédien nous propose aussi à chacune de ses créations.       <br />
              <br />
       Élégant dans son ample blouse blanche, tournant le dos aux spectateurs au début du spectacle, allongé sur un banc et lisant, il se retourne vite face à nous et bien vite nous séduit. Les chorégraphies de Maya K. confèrent une élégance à ce nouveau spectacle et, à son contenu, un détachement léger et harmonieux. Le tout agrémenté des créations musicales toutes aussi harmonieuses de Patrick Matteis.       <br />
              <br />
       Si vous allez au Festival d'Avignon cet été, offrez-vous ce bien joli moment de spectacle en matinée et incontestablement, votre journée sera lumineuse… malgré la pénombre et l'enfermement de la geôle de Reading.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Oscar Wilde est mort"</b></div>
     <div>
      Création originale et interprétation : Oldan, d'après la vie et l'œuvre d'Oscar Wilde.       <br />
       Mise en scène : Oldan assisté de Roland Abbatecola.       <br />
       Création musicale : Patrick Matteis.       <br />
       Compagnie Okside.       <br />
              <br />
       <b>Ce spectacle a eu lieu en avant-premières d'Avignon 2023 au Théâtre des Déchargeurs les 10, 17 et 24 mai 2023.</b>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 20. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Au Chapeau Rouge, 34, Rue du Chapeau Rouge, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 84 04 03.       <br />
       <a class="link" href="http://www.chapeaurougeavignon.org/" target="_blank">&gt;&gt; chapeaurougeavignon.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Oscar-Wilde-est-mort-Une-immersion-poetique-et-sensible-aux-cotes-d-Oscar-Wilde_a3598.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2019• Viens on se marre… en découvrant la sensuelle légèreté de l'homo comicus</title>
   <updated>2019-07-18T08:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2019-Viens-on-se-marre-en-decouvrant-la-sensuelle-legerete-de-l-homo-comicus_a2500.html</id>
   <category term="Avignon 2019" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35674683-32188824.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-07-17T14:46:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sodomie, féminisme, homophobie, terrorisme, romantisme, nouvelles tendances alimentaires, Netflix, Dieu avec un s… Autant de sujets existentiels qu'aborde Jeremy Lorca dans son deuxième spectacle "Viens, on se marre", stand-up lucide, personnel, original, bourré d'humour mais sombre aussi parfois… quand il parle de lui, avec plus d'intimité en filigrane.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35674683-32188824.jpg?v=1563431765" alt="•Off 2019• Viens on se marre… en découvrant la sensuelle légèreté de l'homo comicus" title="•Off 2019• Viens on se marre… en découvrant la sensuelle légèreté de l'homo comicus" />
     </div>
     <div>
      Sortant du classique stand-up, il use immédiatement d'un cadre autobiographique à la franchise déconcertante où sa sincérité et son humour piquant désamorcent les situations les plus grotesques, les vérités les plus désespérantes… ou exaspérantes.       <br />
              <br />
       Ici, ce qui séduit, ce n'est pas tant les sujets abordés - puisés comme il se doit dans son quotidien comme dans celui de ses semblables ponctué de situations grotesques qui frisent l'auto-caricature - que la manière dont il nous en parle… une narration où pointe une certaine sensibilité, une constante autodérision et une douce, inhabituelle complicité avec le public que son personnage instaure instantanément… les échanges malins et taquins avec celui-ci en sont la preuve.       <br />
              <br />
       Son spectacle est cru, vif, souvent épicé, sans tabou mais profondément humain. Il fait partie aujourd'hui d'un groupe d'humoristes qui aborde tous les sujets de fronts - sexe, terrorisme, racisme, réfugiés, PMA/GPA, LGBT, inégalité homme-femme, etc. -, sans complexe mais sans vulgarité, dans une forme de stand-up qu'à sans doute initié/renouvelé Blanche Gardin, entre autres. Mais Jérémy a quelque chose de différent, une humanité, une flamme, une générosité qui est teintée sans cesse d'une sensualité heureuse qui lui donne un accès particulier au public, un mode de communication qui fait que celui-ci lui accorde immédiatement sa sympathie et son adhésion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35674683-32188825.jpg?v=1548672690" alt="•Off 2019• Viens on se marre… en découvrant la sensuelle légèreté de l'homo comicus" title="•Off 2019• Viens on se marre… en découvrant la sensuelle légèreté de l'homo comicus" />
     </div>
     <div>
      Avec une apparente attitude insouciante, jouant parfaitement les mesures de sa partition narrative soit sur un ton un brin détaché et badin, soit avec une tonalité plus espiègle et provocatrice, Jérémy prend (ne nous méprenons pas !:) le spectateur par surprise en lui assénant sans prévenir des saillies salées, bien relevées, sans fioritures, à l'érotisme explicite, révélateur des perversions et des travers sexuels de l'homo ou hétéro sapiens à tendance &quot;erectus&quot;.       <br />
              <br />
       Ses aventures &quot;comiques&quot; peuvent aussi appartenir à un registre plus sensible où les désarrois sont liés à la solitude, aux échecs amoureux, aux &quot;râteaux&quot; imprévus et aux quotidiennes agressions de la vie, appelant plus les sourires que le rire. C'est l'un de ses talents, fil de ferriste sur une corde tendue glissante entre une férocité hilarante et un &quot;I'm so happy&quot; façon Droopy.       <br />
              <br />
       Derrière le performeur fantaisiste se cache aussi un auteur qui aime pratiquer une écriture intelligente et sensuelle - ses chroniques sur Europe 1 en sont un autre exemple. Au fil de ses récits pointent quelques phrases à l'humanité débordante… <span style="font-style:italic">&quot;Aimons-nous vivant !&quot;, &quot;respect pour les femmes maintenant que je me suis fait épiler. Elles sont bien plus courageuses que nous… Mais pourquoi vous gagnez moins ?&quot; ou &quot;comme je suis célibataire, j'ai souvent envie de moi.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Incontestablement, avec cette nouvelle création, Jérémy Lorca poursuit son décryptage de nos actuelles interrogations existentielles en façonnant un personnage original, très personnel et déjà identifiable, construit sur une autodérision joyeuse et un verbe vif, lucide mais jamais cruel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Viens, on se marre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35674683-32188826.jpg?v=1548672828" alt="•Off 2019• Viens on se marre… en découvrant la sensuelle légèreté de l'homo comicus" title="•Off 2019• Viens on se marre… en découvrant la sensuelle légèreté de l'homo comicus" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jérémy Lorca.       <br />
       Mise en scène : Thierno Thioune.       <br />
       Avec : Jérémy Lorca.       <br />
       Régie : Anne Coudret.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 28 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 10, relâche le lundi.       <br />
       <b>Théâtre Le Palace, Salle 4</b>        <br />
       38, cours Jean Jaurès.       <br />
       Réservations : 04 90 03 33 41.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lepalaceavignon.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lepalaceavignon.fr</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2019-Viens-on-se-marre-en-decouvrant-la-sensuelle-legerete-de-l-homo-comicus_a2500.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jérémy Lorca… La sensuelle légèreté de l'homo comicus</title>
   <updated>2019-01-28T11:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Jeremy-Lorca-La-sensuelle-legerete-de-l-homo-comicus_a2333.html</id>
   <category term="Humour" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30168463-28897802.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-01-28T11:20:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après "bon à marier", Jérémy Lorca, est de retour sur la scène parisienne avec "Viens, on se marre" où il nous parle de sodomie, de féminisme, d'homophobie, de romantisme, de morbaques… et de plein d'autres choses aussi vivantes et croustillantes les unes que les autres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30168463-28897802.jpg?v=1548672600" alt="Jérémy Lorca… La sensuelle légèreté de l'homo comicus" title="Jérémy Lorca… La sensuelle légèreté de l'homo comicus" />
     </div>
     <div>
      Sortant du classique stand-up, il use d'un cadre autobiographique à la franchise déconcertante où sa sincérité et son humour piquant désamorcent les situations les plus grotesques, les vérités les plus désespérantes… ou exaspérantes.       <br />
              <br />
       Ce qui nous séduit dans le stand up de Jérémy Lorca, ce n'est pas tant les sujets abordés que la manière dont il nous en parle, la sensibilité, l'autodérision et la douce complicité avec le public que son personnage instaure.       <br />
              <br />
       Son spectacle est cru, sans tabou mais profondément humain. Il fait partie aujourd'hui d'un groupe d'humoristes qui aborde tous les sujets de fronts - sexe, terrorisme, racisme, réfugiés, PMA/GPA, inégalité homme-femme, etc. -, sans complexe mais sans vulgarité, dans une forme de stand up qu'à sans doute initié/renouvelé Blanche Gardin. Mais Jérémy a quelque chose de différent, une humanité, une flamme, une générosité qui est teintée sans cesse d'une sensualité heureuse qui lui donne un accès particulier au public, un mode de communication qui fait que celui-ci lui accorde instantanément sa sympathie et son adhésion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30168463-28897995.jpg?v=1548672690" alt="Jérémy Lorca… La sensuelle légèreté de l'homo comicus" title="Jérémy Lorca… La sensuelle légèreté de l'homo comicus" />
     </div>
     <div>
      Sous une apparente attitude insouciante, jouant parfaitement certaines mesures de sa partition narrative sur un ton un brin détaché et badin, et les autres avec une tonalité plus espiègle et provocatrice, Jérémy prend (ne nous méprenons pas !:) le spectateur par surprise en lui assénant sans prévenir des saillies épicées, sans fioritures, et donc explicite, révélateur des perversions et des travers de l'homo ou hétéro sapiens à tendance &quot;erectus&quot;.       <br />
              <br />
       Les aventures &quot;comiques&quot; de Jérémy peuvent aussi appartenir à un registre plus sensible où les désarrois sont liés à la solitude, aux échecs amoureux, aux &quot;râteaux&quot; imprévus et aux quotidiennes agressions de la vie, appelant plus les sourires que le rire. C'est l'un de ses talents, fil de ferriste sur une corde tendue glissante entre une férocité hilarante et un &quot;I'm so happy&quot; façon Droopy.       <br />
              <br />
       Derrière le performeur fantaisiste se cache aussi un auteur qui aime pratiquer une écriture intelligente et sensuelle - ses chroniques sur Europe 1 en sont un autre exemple. Au fil de ses récits pointent quelques phrases à l'humanité débordante… &quot;Aimons-nous vivant !&quot;, &quot;Respect pour les femmes maintenant que je me suis fait épiler. Elles sont bien plus courageuses que nous… Mais pourquoi vous gagnez moins ?&quot; ou &quot;Comme je suis célibataire, j'ai souvent envie de moi.&quot;       <br />
              <br />
       Incontestablement, avec cette nouvelle création, Jérémy Lorca poursuit son décryptage de nos actuelles interrogations existentielles en façonnant un personnage original, très personnel et déjà identifiable, construit sur une autodérision joyeuse et un verbe vif, lucide mais jamais cruel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Viens, on se marre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30168463-28898012.jpg?v=1548672828" alt="Jérémy Lorca… La sensuelle légèreté de l'homo comicus" title="Jérémy Lorca… La sensuelle légèreté de l'homo comicus" />
     </div>
     <div>
      De et avec : Jérémy Lorca.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 28 mai 2019.</span>       <br />
       Reprise le 15 janvier.       <br />
       Tous les mardis à 21 h 30.       <br />
       Théâtre du Marais, Paris 3e, 01 71 73 97 83.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredumarais.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredumarais.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Jeremy-Lorca-La-sensuelle-legerete-de-l-homo-comicus_a2333.html" />
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