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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-14T23:55:45+02:00</updated>
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   <title>"Un Tour de piste" Une évocation originale de la passion amoureuse, de la différence et d'une émancipation nécessaire</title>
   <updated>2024-04-01T00:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Tour-de-piste-Une-evocation-originale-de-la-passion-amoureuse-de-la-difference-et-d-une-emancipation-necessaire_a3862.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-04-02T07:56:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un grand cirque français commence sa tournée d'été dans les villes côtières de l'Hexagone. Alors, que le spectacle commence ! Mais derrière les paillettes et les grands numéros, de vives tensions agitent les coulisses. Entre Oleg, le chef moldave de l'équipe technique, macho et mafieux, et Julie, le jeune présentateur gay, c'est la guerre ouverte. Heureusement, Elsa, jolie acrobate aérienne et meilleure amie de Julien, est là pour apaiser les tensions par son humour et sa poésie charnelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79235798-57410041.jpg?v=1711876865" alt=""Un Tour de piste" Une évocation originale de la passion amoureuse, de la différence et d'une émancipation nécessaire" title=""Un Tour de piste" Une évocation originale de la passion amoureuse, de la différence et d'une émancipation nécessaire" />
     </div>
     <div>
      Mais voici que le cousin d'Oleg, Ioan, jeune homme fraîchement débarqué de Moldavie, devient le nouveau garçon de piste de Julien. Son arrivée va bouleverser bien des choses et risque de mettre en péril le fragile équilibre de ce monde circassien particulièrement clos.       <br />
              <br />
       Place au cirque ! Et à tout l'imaginaire qui s'y rattache. À en juger par ce qui nous submerge dès l'entrée de ce magnifique chapiteau du Cirque Bormann, au décor baroque et ancien à souhait, situé dans le XVe arrondissement de Paris. Mais n'est-ce pas une pièce de théâtre qui nous a été annoncée ? Diantre ! À quoi allons-nous donc assister en vérité ?       <br />
              <br />
       Le Cirque Bormann est une structure circassienne familiale qui existe depuis 35 ans. Actuellement, c'est la septième génération qui gère le lieu et qui a repris le flambeau de ce lieu exceptionnel, en plein cœur de Paris. C'est dans cet univers si particulier que Judicaël Vattier a décidé de mettre en scène la pièce de théâtre dont il est l'auteur, écrite en collaboration avec Bertrand Jeanjean et Andreea Toma-Pilot.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79235798-57410042.jpg?v=1711876893" alt=""Un Tour de piste" Une évocation originale de la passion amoureuse, de la différence et d'une émancipation nécessaire" title=""Un Tour de piste" Une évocation originale de la passion amoureuse, de la différence et d'une émancipation nécessaire" />
     </div>
     <div>
      Passionné par le monde du cirque depuis sa plus tendre enfance, Judicaël Vattier a fait partie du Cirque Pinder où il a endossé le rôle de Monsieur Loyal, puis en est devenu le directeur artistique. Mais auparavant, c'est au théâtre qu'il s'est formé, en intégrant notamment la classe de Raymond Acquaviva de la Comédie Française. Les Zénith, avec le spectacle &quot;Les Stars mondiales du Cirque&quot;, sont aussi son quotidien depuis un moment déjà.       <br />
              <br />
       &quot;Un Tour de piste&quot; est sa nouvelle création qui ne déroge pas à ses ambitions passées mêlant cirque et théâtre. Le projet est louable et hautement ambitieux. Basé sur le thème de la différence, liée en partie à celle de l'homosexualité, le processus théâtral et créatif de ce spectacle (dont la complexité et les exigences intrinsèques ne sont plus à rappeler) ne trouve pas tout à fait sa place sur la piste du Cirque Bormann, quand bien même l'univers circassien est en grande partie au cœur du synopsis et que les ambitions de Judicaël Vattier sont hautement méritoires.       <br />
              <br />
       Sous les splendides lustres en cristal imposants de l'arène et le velours rouge incontournable du rideau d'entrée, le jeu des comédiens et de la comédienne a été passablement entravé, le soir de notre venue en tout cas, par des aléas techniques rendant leurs textes très peu audibles. Par ailleurs, une soufflerie bruyante, mais hautement nécessaire afin de compenser le froid ambiant extérieur, n'a pas non plus participé à faire de cette jolie pièce un agréable moment de spectacle.       <br />
       Les lois du théâtre ont des raisons que celles du cirque ne connaissent pas…       <br />
              <br />
       La féérie créatrice aurait pourtant pu opérer, car, encore une fois, le lieu improbable convoque pour chacune et chacun d'entre nous des souvenirs d'enfance incontournables et que le propos de la pièce est largement méritoire.       <br />
              <br />
       Le spectacle commence comme un spectacle de cirque traditionnel mené en main de maître : phrases convenues, posture du comédien taillée au cordeau, parole maîtrisée et applaudissements enregistrés préparant à la magie qui attend le spectateur.       <br />
              <br />
       On annonce un numéro d'acrobatie qui s'avère remarquablement interprété par la comédienne trapéziste Sophie Lemariey. Puis, dans une rapide mise en abîme, le méta-théâtre prend place et prend le dessus sur les lumières, les paillettes et les sourires obligatoires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79235798-57410055.jpg?v=1711921849" alt=""Un Tour de piste" Une évocation originale de la passion amoureuse, de la différence et d'une émancipation nécessaire" title=""Un Tour de piste" Une évocation originale de la passion amoureuse, de la différence et d'une émancipation nécessaire" />
     </div>
     <div>
      La dramaturgie peine à s'installer, quelque peu entravée aussi par un élément de décor ô combien inhérent au milieu circassien : la caravane, lieu dans lequel se jouent bien des destins, se trament bien des décisions et autres passions de toutes sortes. La vie du cirque, en quelque sorte. La vraie, sans doute. Peut-être plus tangible que celle qui se joue sur la piste et sous les feux des projecteurs.       <br />
              <br />
       Le déplacement en live de cette caravane ralentit un peu trop le rythme du spectacle et aurait pu être moins fréquent. L'image est pourtant très esthétique, convoquant à la fois ce qui se passe dans les coulisses et sur la piste.       <br />
              <br />
       Spectacle autobiographique de Judicaël Vattier, &quot;Un Tour de piste&quot;, à n'en point douter, va se roder au fil du temps &quot;Bormann théâtro-circassien&quot;.       <br />
              <br />
       L'évocation de la passion amoureuse et de la différence y sont évoquées sensiblement. Celle de l'émancipation souvent nécessaire et du besoin de reconnaissance aussi.       <br />
              <br />
       Allez sans hésitation faire un tour de piste au Cirque Bormann. Le lieu magique vous séduira incontestablement. Espérons que les soucis techniques seront résolus, ne gâchant plus ainsi le propos très méritoire de l'écriture.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un Tour de piste"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79235798-57413186.jpg?v=1711921922" alt=""Un Tour de piste" Une évocation originale de la passion amoureuse, de la différence et d'une émancipation nécessaire" title=""Un Tour de piste" Une évocation originale de la passion amoureuse, de la différence et d'une émancipation nécessaire" />
     </div>
     <div>
      Création 2024 de Judicaël Vattier.       <br />
       Texte : Judicaël Vattier, avec la collaboration de Bernard Jeanjean et Andreea Tomas-Pillot.       <br />
       Mise en scène Judicaël Vattier.       <br />
       Avec : Guillaume Beyeler, Loïc Labaste, Sophie Lemariey, Yves Buchin.       <br />
       Décors : Thomas LaGriff (Aeden Group Events) et Stéphane Quevallier.       <br />
       Lumières : Thomas Quenneville.       <br />
       Musique : Medhi Bourayou.       <br />
       Costumes : Marie-Charlotte Hardouin.       <br />
       Plateau : Laure Bross, Justin Alvez Medini et Thomas Lagriff.       <br />
       Durée 1 h 20.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 mars au 29 avril 2024.</span>       <br />
       Lundi à 20 h.       <br />
       Cirque Bormann Moreno, 5, rue Lucien Bossoutrot, Paris 15e, .       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@les2franginsprod.fr')" >contact@les2franginsprod.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.les2franginsprod.fr/billetterie" target="_blank">&gt;&gt; les2franginsprod.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"</title>
   <updated>2023-07-15T09:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Tom-a-la-ferme-Quand-un-texte-profond-s-invite-sur-les-planches-et-invente-quelque-chose-de-beau_a3672.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74059789-51507747.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-15T09:15:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tom, un jeune publicitaire citadin habitant Montréal, se rend dans une ferme éloignée et isolée québécoise pour assister aux funérailles de son amant, mort dans un accident de moto. Dans ce lieu particulier, il rencontre Agathe, la mère de son amant, persuadée qu'il n'est qu'un ami de son fils. Il y rencontre aussi Francis, le grand frère du défunt, un "redneck" qui, lui, est très au fait de la nature de leur relation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74059789-51507747.jpg?v=1674240204" alt="•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" title="•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" />
     </div>
     <div>
      La pièce n'a pas encore commencé. Les spectateurs s'installent progressivement et pourtant les comédiens sont déjà là sur le plateau, statiques. Ils nous fixent et semblent d'ores et déjà nous suggérer qu'ils ont un message important à nous dire ! Cela ne se démentira pas ! Le texte de Michel Marc Bouchard, tragédien-dramaturge canadien de la plus haute envergure, est sublimé par la mise en scène taillée au cordeau d'Olivier Sanquer et par la direction d'acteurs de Geoffroy Mathieu que l'on soupçonne avoir été intense, artistiquement fraternelle et hautement sensible à en juger par le résultat créatif final !       <br />
              <br />
       La pièce a obtenu le Prix d'interprétation et de direction d'acteurs au Festival International Friscènes en 2020 et 2021 ainsi que le Prix de la dramaturgie francophone en 2011. En 2013, elle est adaptée au cinéma par Xavier Dolan. Il s'agit d'une des pièces les plus marquantes du répertoire contemporain.       <br />
              <br />
       Le Collectif Nacéo auquel appartiennent les comédiennes et comédiens se targue de présenter des textes puissants et rares, oubliés ou négligés. Des OVNIS en quelque sorte. Le jeu des acteurs, l'émotion palpable allant du sublime à l'abjection ainsi que la réalité brute et brutale - qui fait que le théâtre et la vraie vie ne sont jamais très éloignés - sont au centre de leur création.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74059789-51507748.jpg?v=1674240251" alt="•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" title="•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Le cœur de la démarche artistique de notre Collectif est la conviction que le spectateur cherche à venir au théâtre pour voir quelque chose qu'il ne veut pas voir, pour vivre des sensations qu'il ne veut pas vivre. Que le public se perde, tangue entre des phrases d'oppression et de tendresse, de violence et de poésie&quot;</span>, Oliver Sanquer, metteur en scène.       <br />
              <br />
       Ceci est particulièrement palpable dans &quot;Tom à la ferme&quot; où, du début jusqu'à la fin, le spectateur est tenu en haleine à la fois grâce à la force vitale du jeu des comédiens(nes) sans exception et à un choix de scénographie minimaliste à travers lequel l'imagination du public vagabonde sans difficultés. On est tantôt dans le hangar de la ferme où une vache met au monde un veau, tantôt dans le bar où le défunt aimait à se &quot;confronter&quot; aux autres clients ou encore dans la cuisine de laquelle la mère, à la fois présente et absente, surgit pour nous interpeller, nous questionner, se questionner et semer le trouble à la fois sur ce Tom énigmatique et plus largement sur chacun et chacune d'entre nous. Dans le rôle de cette mère dont on peut se demander si elle est vraiment dupe ou pas, Agathe Burkhardt est rayonnante de réalisme.       <br />
              <br />
       Le tout, question décor, est simplement porté par quatre chaises en bois et des palettes de chantier. C'est ce réalisme minimaliste et dépouillé qui de toute évidence amplifie le propos de la pièce déjà extrêmement intense et hautement dramatique. Nul besoin d'autres artifices ! Tout au long de la représentation, le spectateur s'interroge et, par l'effet magique propre aux pouvoirs du théâtre, il se sent totalement imprégné par les questionnements que soulève le texte. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74059789-51507749.jpg?v=1674240288" alt="•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" title="•Off 2023• "Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" />
     </div>
     <div>
      Impossible de rester indifférent(e) à ce qui se &quot;joue&quot; entre les personnages parce que ce qui se joue entre eux, c'est la vie de beaucoup d'entre nous. Celle de notre époque contemporaine où les choses et les gens se dévoilent aisément. Où les mentalités évoluent comme une traînée de poudre parfois. C'est notamment le cas pour le personnage interprété par le comédien Axel Arnault, homophobe au début du spectacle mais qui va se transformer au contact de Tom.       <br />
              <br />
       Le jeu d'Axel Arnault dans le rôle de Francis est éblouissant de conviction, viscéral, organique et presque bestial oscillant tout au long de la pièce entre un désir de séduction assumé envers Tom et une aversion enfouie qui ne tardera pas à voler en éclats.       <br />
              <br />
       Vinicius Timmerman interprétant le rôle de Tom le soir de notre venue n'est pas en reste dans son interprétation percutante d'un homme à la fois perdu, désemparé et embrigadé dans des rouages intrafamiliaux dans lesquels beaucoup de spectateurs se reconnaîtront. Sa participation à la tournée nationale de &quot;Je suis Fassbinder&quot; de Falk Richter et Stanislas Nordey ainsi que son rôle de Boby dans &quot;Saturday nignt fever&quot; en 2017 ont fait de lui un comédien hors pair.       <br />
              <br />
       Le texte &quot;Tom à la ferme&quot;, monté par le Collectif Nacéo, est un diamant brut à ne rater sous aucun prétexte, surtout pas celui du froid ambiant de la météo parisienne parce qu'à n'en point douter, vous en ressortirez réchauffés(es) à plusieurs niveaux et convaincus(es) que l'être humain, &quot;il vaut le coup&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tom à la ferme"</b></div>
     <div>
      Texte : Marc Michel Bouchard, publié aux Éditions Théâtrales.       <br />
       Mise en scène : Olivier Sanquer.       <br />
       Collaboration artistique : Geoffroy Mathieu.       <br />
       Avec : Marie Burkhardt et (en alternance suivant les rôles) Vinicius Timmerman, Axel Arnault, Élie Boissière, Renato Ribeiro, Amandine Favier, Angélique KernRos, Gwendoline Destremeau.       <br />
       Lumières : Olivier Sanquer.       <br />
       Production Compagnie Nacéo.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 40. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre de l'Atelier 44, 44, rue Thiers, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 16 94 31.       <br />
       <a class="link" href="http://www.latelier-44.fr/" target="_blank">&gt;&gt; latelier-44.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"</title>
   <updated>2023-01-20T19:41:00+01:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2023-01-20T19:13:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
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    <![CDATA[
Tom, un jeune publicitaire citadin habitant Montréal, se rend dans une ferme éloignée et isolée québécoise pour assister aux funérailles de son amant, mort dans un accident de moto. Dans ce lieu particulier, il rencontre Agathe, la mère de son amant, persuadée qu'il n'est qu'un ami de son fils. Il y rencontre aussi Francis, le grand frère du défunt, un "redneck" qui, lui, est très au fait de la nature de leur relation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70270118-49032032.jpg?v=1674240204" alt=""Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" title=""Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" />
     </div>
     <div>
      La pièce n'a pas encore commencé. Les spectateurs s'installent progressivement et pourtant les comédiens sont déjà là sur le plateau, statiques. Ils nous fixent et semblent d'ores et déjà nous suggérer qu'ils ont un message important à nous dire ! Cela ne se démentira pas ! Le texte de Michel Marc Bouchard, tragédien-dramaturge canadien de la plus haute envergure, est sublimé par la mise en scène taillée au cordeau d'Olivier Sanquer et par la direction d'acteurs de Geoffroy Mathieu que l'on soupçonne avoir été intense, artistiquement fraternelle et hautement sensible à en juger par le résultat créatif final !       <br />
              <br />
       La pièce a obtenu le Prix d'interprétation et de direction d'acteurs au Festival International Friscènes en 2020 et 2021 ainsi que le Prix de la dramaturgie francophone en 2011. En 2013, elle est adaptée au cinéma par Xavier Dolan. Il s'agit d'une des pièces les plus marquantes du répertoire contemporain.       <br />
              <br />
       Le Collectif Nacéo auquel appartiennent les comédiennes et comédiens se targue de présenter des textes puissants et rares, oubliés ou négligés. Des OVNIS en quelque sorte. Le jeu des acteurs, l'émotion palpable allant du sublime à l'abjection ainsi que la réalité brute et brutale - qui fait que le théâtre et la vraie vie ne sont jamais très éloignés - sont au centre de leur création.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70270118-49032035.jpg?v=1674240251" alt=""Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" title=""Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Le cœur de la démarche artistique de notre Collectif est la conviction que le spectateur cherche à venir au théâtre pour voir quelque chose qu'il ne veut pas voir, pour vivre des sensations qu'il ne veut pas vivre. Que le public se perde, tangue entre des phrases d'oppression et de tendresse, de violence et de poésie&quot;</span>, Oliver Sanquer, metteur en scène.       <br />
              <br />
       Ceci est particulièrement palpable dans &quot;Tom à la ferme&quot; où, du début jusqu'à la fin, le spectateur est tenu en haleine à la fois grâce à la force vitale du jeu des comédiens(nes) sans exception et à un choix de scénographie minimaliste à travers lequel l'imagination du public vagabonde sans difficultés. On est tantôt dans le hangar de la ferme où une vache met au monde un veau, tantôt dans le bar où le défunt aimait à se &quot;confronter&quot; aux autres clients ou encore dans la cuisine de laquelle la mère, à la fois présente et absente, surgit pour nous interpeller, nous questionner, se questionner et semer le trouble à la fois sur ce Tom énigmatique et plus largement sur chacun et chacune d'entre nous. Dans le rôle de cette mère dont on peut se demander si elle est vraiment dupe ou pas, Agathe Burkhardt est rayonnante de réalisme.       <br />
              <br />
       Le tout, question décor, est simplement porté par quatre chaises en bois et des palettes de chantier. C'est ce réalisme minimaliste et dépouillé qui de toute évidence amplifie le propos de la pièce déjà extrêmement intense et hautement dramatique. Nul besoin d'autres artifices ! Tout au long de la représentation, le spectateur s'interroge et, par l'effet magique propre aux pouvoirs du théâtre, il se sent totalement imprégné par les questionnements que soulève le texte. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70270118-49032062.jpg?v=1674240288" alt=""Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" title=""Tom à la ferme" Quand un texte profond s'invite sur les planches et "invente quelque chose de beau"" />
     </div>
     <div>
      Impossible de rester indifférent(e) à ce qui se &quot;joue&quot; entre les personnages parce que ce qui se joue entre eux, c'est la vie de beaucoup d'entre nous. Celle de notre époque contemporaine où les choses et les gens se dévoilent aisément. Où les mentalités évoluent comme une traînée de poudre parfois. C'est notamment le cas pour le personnage interprété par le comédien Axel Arnault, homophobe au début du spectacle mais qui va se transformer au contact de Tom.       <br />
              <br />
       Le jeu d'Axel Arnault dans le rôle de Francis est éblouissant de conviction, viscéral, organique et presque bestial oscillant tout au long de la pièce entre un désir de séduction assumé envers Tom et une aversion enfouie qui ne tardera pas à voler en éclats.       <br />
              <br />
       Vinicius Timmerman interprétant le rôle de Tom le soir de notre venue n'est pas en reste dans son interprétation percutante d'un homme à la fois perdu, désemparé et embrigadé dans des rouages intrafamiliaux dans lesquels beaucoup de spectateurs se reconnaîtront. Sa participation à la tournée nationale de &quot;Je suis Fassbinder&quot; de Falk Richter et Stanislas Nordey ainsi que son rôle de Boby dans &quot;Saturday nignt fever&quot; en 2017 ont fait de lui un comédien hors pair.       <br />
              <br />
       Le texte &quot;Tom à la ferme&quot;, monté par le Collectif Nacéo, est un diamant brut à ne rater sous aucun prétexte, surtout pas celui du froid ambiant de la météo parisienne parce qu'à n'en point douter, vous en ressortirez réchauffés(es) à plusieurs niveaux et convaincus(es) que l'être humain, &quot;il vaut le coup&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tom à la ferme"</b></div>
     <div>
      Texte : Marc Michel Bouchard, publié aux Éditions Théâtrales.       <br />
       Mise en scène : Olivier Sanquer.       <br />
       Collaboration artistique : Geoffroy Mathieu.       <br />
       Avec : Marie Burkhardt et (en alternance suivant les rôles) Vinicius Timmerman, Axel Arnault, Élie Boissière, Renato Ribeiro, Amandine Favier, Angélique KernRos, Gwendoline Destremeau.       <br />
       Lumières : Olivier Sanquer.       <br />
       Production Compagnie Nacéo.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 janvier au 28 janvier 2023.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre Les Déchargeurs, Salle Vicky Messica, Paris 1er, 01 42 36 00 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesdechargeurs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lesdechargeurs.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       31 mars et 1er avril 2023 : Théâtre La Coupole, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       Juillet 2023 : Théâtre de l'Atelier 44, Festival Off, Avignon (84).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tom-a-la-ferme-Quand-un-texte-profond-s-invite-sur-les-planches-et-invente-quelque-chose-de-beau_a3493.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Un furieux désir de bonheur"… Vœu pieux !</title>
   <updated>2021-03-04T11:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-furieux-desir-de-bonheur-Voeu-pieux-_a2894.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/54404112-40970656.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-03-04T11:19:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Beaucoup de mots puissants dans le titre de cette pièce, des mots qui rendent compte de la volonté de l'auteur et du metteur en scène de lancer sur le plateau de l'énergie positive, de l'optimisme et de la clarté dans un discours ambiant souvent proche de la déprime. Les vies incarnées par les sept interprètes forment effectivement un patchwork coloré, tressé de bonne humeur où la réalisation des désirs et la quête du bonheur servent de fil conducteur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54404112-40970656.jpg?v=1614854700" alt=""Un furieux désir de bonheur"… Vœu pieux !" title=""Un furieux désir de bonheur"… Vœu pieux !" />
     </div>
     <div>
      Sept vies donc, qui gravitent autour de Léonie, la grand-mère, dont le septantième anniversaire ouvre le spectacle. Un anniversaire qui est censé être le dernier, mais, comme la mort promise ne vient pas, qui s'avère être le début d'une vie. Une vie de liberté, d'absence de contrainte, de lâcher-prise. Elle est la première à décider de suivre ses désirs. Les autres personnages (fille, petite-fille et entourage) suivront à peu près tous le même parcours, chacun dans la particularité de ses combats pour faire admettre ses choix, aux autres, à la société.       <br />
               <br />
       Fort de ses interprètes qui mêlent les disciplines du cirque, de la danse et du jeu d'acteur, la mise en scène d'Olivier Letellier s'appuie essentiellement sur le travail chorégraphique de Sylvère Lamotte et la création sonore de Mikaël Plunian. Des chorégraphies souvent en groupe et des utilisations des corps qui finissent par réduire la narration à l'accessoire, peut-être pour remplir un vide laissé par la simplicité du texte de Catherine Verlaguet.       <br />
              <br />
       Ce texte, qui se présente au départ à la manière d'un conte, se décline ensuite en monologues et en portraits un peu trop génériques, et charmants. C'est ainsi qu'outre le tronc central formé par la famille de Léonie, on y rencontre un entrepreneur qui n'ose pas avouer son homosexualité, un prof d'EPS en lutte contre l'administration, une réfugiée orpheline, un adolescent souffrant de tocs, amoureux éperdu. Il faut dire que le spectacle est destiné à la jeunesse et la volonté de l'auteur a sans doute été que celle-ci s'identifie aux personnages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54404112-40970688.jpg?v=1614854729" alt=""Un furieux désir de bonheur"… Vœu pieux !" title=""Un furieux désir de bonheur"… Vœu pieux !" />
     </div>
     <div>
      Au plateau, le travail choral des interprètes est totalement abouti. Les différents talents, que chacun déploie, donnent l'énergie et la joie affichée à tout le spectacle. Acrobaties, danses et constructions de personnages sont marqués par une fluidité constante, qui transforme ce groupe humain en créature mouvante, changeante, impalpable. Au début de l'histoire, ils sortent d'ailleurs de costumes rigides et translucides comme des chrysalides, ils y retournent à la fin. Cigales ayant chanté.       <br />
               <br />
       Furieux, en fin de compte, ce spectacle ne l'est pas vraiment. Et s'il propose quelques clefs pour que chacun découvre la force d'aller au bout de ses désirs, en se cantonnant à l'univers de la classe moyenne, voire de la petite bourgeoisie, il reste excessivement sage, plus esthétique que déroutant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un furieux désir de bonheur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54404112-40970698.jpg?v=1614854756" alt=""Un furieux désir de bonheur"… Vœu pieux !" title=""Un furieux désir de bonheur"… Vœu pieux !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Catherine Verlaguet.       <br />
       Mise en scène : Olivier Letellier.       <br />
       Avec : Thomas Guené, Marie-Julie Debeaulieu, Julien Bouanich, Jeanne Favre, Geneviève de Kermabon, Ninon Noiret, Matéo Thiollier-Serrano, Jules Sadoughi.       <br />
       Chorégraphie : Sylvère Lamotte.       <br />
       Collaborateur artistique : Jonathan Salmon.       <br />
       Création sonore : Mikaël Plunian.       <br />
       Création lumières &amp; scénographie : Sébastien Revel.       <br />
       Costumes : Juliette Gaudel.       <br />
       Durée : 1 heure       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 26 février 2021 au Théâtre de la Ville - Les Abbesses, Paris 18e, dans le cadre d'une représentation professionnelle.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Un-furieux-desir-de-bonheur-Voeu-pieux-_a2894.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension</title>
   <updated>2019-03-04T14:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Fils--une-parabole-contemporaine-d-un-roman-de-l-incomprehension_a2352.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/31285090-29550162.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-03-04T12:29:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La jeune femme en jean et corsage bleu pâle qui monte à l'avant scène est une mère de famille. Elle parle d'elle et de son fils, raconte la montée irrésistible au fait divers. Son évolution, son glissement vers les milieux traditionalistes et le suicide de son fils homosexuel dans l'officine de ses parents.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29550162.jpg?v=1551708045" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Avec tous les éléments d'un drame de l'incompréhension, le texte est une étude de caractère précis et méthodique qui évite le mélodrame, la caricature ou la charge militante. Par ses silences, il trace en pointillé le cheminement d'une conscience oscillant entre désarroi refoulé et certitudes affichées. En creux se dessine une carte des manques qui tâtonne sans la recherche des causes. Le portrait d'une société refermée sur elle-même.       <br />
              <br />
       Le spectateur en entr'ouvre les portes et découvre la monotonie d'une vie mue par des idées simples. Le temps semble s'être figé dans un idéal tranquille réglé et harmonieux, dans la conformité à la religion jamais remise en cause. La quiétude d'une famille, le statut social, le rite.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire, le miroir de la respectabilité et de la notabilité s'embue au fil des jours. Une forme d'ennui ne se dit pas. Les enfants ont grandi mais restent des enfants aux yeux des parents. Une vie de silences que l'on eût qualifié au dix-neuvième siècle de rêve bourgeois. Provincial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29550163.jpg?v=1491460360" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Sur lequel tombe comme un coup de tonnerre dans un ciel d'été, la nouvelle d'une proposition artistique jugée (préjugée) blasphématoire par des forces discrètes et puissantes. Des forces qui vont l'enrôler en toute douceur et persuasion dans l'opposition au projet de loi sur le mariage pour tous.       <br />
              <br />
       La mère qui ne soupçonnait pas que l'union civile, le mariage du code civil, n'était pas que le sacrement religieux du mariage, se découvre alors une vitalité inconnue. Battant le pavé, criant d'euphorie au sein de la foule. Métamorphosée.       <br />
              <br />
       Entre l'expression du &quot;je&quot; et du &quot;elle&quot;, elle est étrangement distanciée. Dissociée même. La comédienne, (Emmanuelle Hiron), qui monte à l'avant-scène avec toute sa jeunesse, se moule dans la voix très posée de son personnage. Et accroît du coup l'effet de distance. Tout se passe comme si cette femme était en recherche de porte-parole, en recherche d'écoute et de connivence. En plaidoirie. N'ayant à l'évidence rien compris du drame que vivait son fils, ni des enjeux politiques qui l'environnent.       <br />
              <br />
       Le spectateur dont la conscience intime est sollicitée applaudit la qualité et le tact de travail. Face à ce spectacle qui apparaît bien comme une parabole contemporaine il lui appartient de trouver du sens à la parole biblique. &quot;Ils ont des yeux et ne voient pas&quot;.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu à la maison des métallos.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Fils"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29550164.jpg?v=1491460389" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marine Bachelot Nguyen.       <br />
       Idée originale, mise en scène, scénographie : David Gauchard.       <br />
       Avec : Emmanuelle Hiron et un enfant claveciniste.       <br />
       Collaboration artistique : Nicolas Petisoff.       <br />
       Lumière : Christophe Rouffy.       <br />
       Son : Denis Malard.       <br />
       Musique : Olivier Mellano.       <br />
       Enregistrement clavecin : Bertrand Cuiller.       <br />
       Voix : Benjamin Grenat-Labonne.       <br />
       Décor : Ateliers du Théâtre de l'Union.       <br />
       Production Cie L'unijambiste.       <br />
       Création : 2017.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       <a class="link" href="http://www.unijambiste.com/" target="_blank">&gt;&gt; unijambiste.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29552268.jpg?v=1551708093" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 19 mars au 14 avril 2019.</span>       <br />
       Du mardi au dimanche à 18 h 30.       <br />
       Relâche : 24 mars et 9 avril.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Jean Tardieu, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31285090-29552291.jpg?v=1551708195" alt=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" title=""Le Fils", une parabole contemporaine d'un roman de l'incompréhension" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">5 mars 2019 :</span> Théâtre municipal, Coutances (50).       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 mars 2019 :</span> Théâtre de Lisieux Pays d'Auge, Lisieux (14).       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 avril 2019 :</span> Tournée GRAND T/Espace culturel Sainte-Anne, Saint-Lyphard (44).       <br />
       27 avril 2019 : Les Dominicains de Haute-Alsace, Guebwiller (68).       <br />
       30 avril 2019 : L'Atelier à spectacle - Scène conventionnée de l'Agglo du Pays de Dreux, Vernouillet (78).       <br />
       9 et 10 mai 2019 : La Maison du Théâtre - Finistère à Brest en partenariat avec Le Quartz - Scène nationale, Brest (29).       <br />
       14 mai 2019 : La Ferme de Bel Ebat - Théâtre de Guyancourt (78).       <br />
       16 mai 2019 : Théâtre du Champ au Roy, Guingamp (22).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Fils--une-parabole-contemporaine-d-un-roman-de-l-incomprehension_a2352.html" />
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