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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T21:51:46+02:00</updated>
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   <title>Sunderland, pan dans le mille !</title>
   <updated>2011-10-25T19:50:00+02:00</updated>
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   <category term="Trib'Une" />
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   <published>2011-10-25T12:28:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’autre soir, un peu plus au Nord, un miracle s’est produit. J’ai assisté à un grand spectacle au Petit Théâtre de Paris. Habituée plutôt au contraire ces derniers temps, Je n’allais pas me priver d’étaler mes commentaires. J’ai d’abord eu besoin de prendre un bon bol d’air, même, de me taire, ce qui, me connaissant, est surprenant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3381362-4858256.jpg?v=1319539519" alt="Sunderland, pan dans le mille !" title="Sunderland, pan dans le mille !" />
     </div>
     <div>
      SUNDERLAND. Pas de traduction mais tellement de sensations.       <br />
       Une salle pleine, une salle qui n’avait rien à voir avec une salle d’attente d’un médecin.       <br />
       Pas de toux, d’angine débutante ou de grippe ; pourtant c’est la saison. Rien.       <br />
       Un silence de plomb, pas de portable vibrant, ni fauteuil grinçant, pas de chewing-gum en fond sonore, aucune pipelette à réprimander, personne ne ronfle ni ne dort.        <br />
       Nothing !       <br />
       J’étais au petit théâtre de Paris, sans bruit autour, pendant une heure et demie.       <br />
       Ce silence d’un soir à Paris,  j’ai « kiffé » comme on dit !       <br />
              <br />
       J’ai pris mon pied. Assise dans un fauteuil, j’en ai souvent rêvé.        <br />
       Constance Dollé y a pleinement contribué mais, elle n’était  pas seule.       <br />
       Sur ce coup il y avait du beau monde, je ne vais pas me la jouer bégueule ;       <br />
       J’en suis encore toute renversée mais tout doucement, je m’en remets.        <br />
              <br />
       SUNDERLAND au petit théâtre de Paris, c’est LA pièce contemporaine,        <br />
       C’est LA pièce que je conseille, c’est ELLE, mon succès de l’année.       <br />
       Une bande d’acteurs à ne pas manquer, pas une mais DES stars sont nées.       <br />
       Une pièce qui remue, bouscule, émeut, amuse. Rien d’autre à déclarer.       <br />
       Ah ! Si. Profiter aussi de  la voix de Sinead O Connor, en effet, peu égalée.       <br />
              <br />
       SUNDERLAND ce n’est pas « gai gai », jeu de mot facile devant ce couple homosexuel à l’élégance subtile, qui, lui aussi attend son miracle, appelé : bébé.       <br />
       Je ne raconterai pas la fin, j’insiste, il faut absolument réserver.       <br />
       Ni le début d’ailleurs pour vous laisser en direct, le savourer.       <br />
              <br />
       SUNDERLAND de clément Koch ;       <br />
       Une pensée aussi pour Ken Loach       <br />
       À qui souvent il m’a fait penser.       <br />
              <br />
       Un choc ! C’est le mot que j’ai prononcé en quittant la salle,       <br />
       J’ai cru aussi que mon cœur allait se faire la malle       <br />
       En regardant cette mère sur grand écran, partie en laissant ses enfants       <br />
       Les marquant à jamais d’une empreinte de mort bien trop brutale       <br />
              <br />
       Un choc ! Le texte a ranimé quelques souvenirs       <br />
       Sinead o’Conor, artiste  irlandaise des années 80       <br />
       Chantait ce refrain : « nothing compares U 2 »       <br />
       Traduction : « rien ne t’égale »       <br />
       SUNDERLAND j’avoue,  j’ai pleuré       <br />
       Et jusque-là rien ne t’a égalé.       <br />
              <br />
       Plus haut que le bravo,       <br />
       Plus fort que le merci       <br />
       Je vous tire à tous, mon chapeau
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sunderland"</b></div>
     <div>
      (Vu le 19 octobre 2011)       <br />
       Texte : Clément Koch.       <br />
       Mise en scène : Stéphane Hillel, assisté de Chloé Simoneau.       <br />
       Avec : Élodie Navarre, Constance Dollé, Léopoldine Serre, Vincent Deniard, Vincent Németh, Thierry Desroses, Bénédicte Dessombz, Pascale Mariani.       <br />
       Décor : Jacques Voizot.       <br />
       Musique : François Peyrony.       <br />
       Lumières : Laurent Beal.       <br />
       Costumes : Cécile Magnan.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Depuis le 15 septembre 2011 et prolongations jusqu'en janvier.</span>       <br />
       Du mardi au samedi 21 h et en matinée les samedi à 17 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Petit Théâtre de Paris, Paris 9e, 01 42 80 01 81.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeparis.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeparis.com/</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.larevueduspectacle.fr/Trib-Une-paroles-d-artistes-et-compagnies_a364.html">&gt;&gt; Qui est Isabelle Isa-belle L.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>On peut rire partout, même à Sunderland ! </title>
   <updated>2011-10-27T19:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/On-peut-rire-partout-meme-a-Sunderland-_a379.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3381139-4857950.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-10-25T11:12:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pas vraiment de larmes à l’œil, mais le cœur gros. Pas non plus d’éclats de rires, mais le sourire aux lèvres. On ressort du Petit Théâtre de Paris, en se disant qu’on a assisté à une pièce comme on aimerait en voir plus souvent… "Sunderland" est une "Maison de poupées" version moderne, le drame d’une famille ordinaire mis en scène par Stéphane Hillel (directeur du Théâtre de Paris et molière du metteur en scène 2003).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3381139-4857949.jpg?v=1319536519" alt="On peut rire partout, même à Sunderland ! " title="On peut rire partout, même à Sunderland ! " />
     </div>
     <div>
      Si on peut parler de &quot;pièce cinématographique&quot;, aux personnages aussi suintants que ceux d’un Tenessi Williams, on ne va pas commencer à y coller des étiquettes. À quoi bon ? Ce qu’en a fait Clément Koch n’en reste pas moins personnel, percutant et éminemment moderne. Sans effet de manche particulier, sans non plus tomber dans la mièvrerie &quot;pseudo-philosophico-intellectuAL&quot; d’un certain théâtre, ce jeune auteur de quarante ans (<span style="font-style:italic">Sunderland</span> est sa seconde pièce) a écrit une pièce qui a toute sa place dans le paysage théâtral contemporain. Ni visionnaire, ni tout à fait révolutionnaire, cette œuvre a cependant le mérite évident d’être d’une justesse sans faille et d’avoir donné à ses personnages une réelle épaisseur. Le spectateur, quant à lui, se laisse séduire par la performance superbe des comédiens. Il suffisait pour cela d’entendre, ce soir-là, le parfait silence d’une salle pourtant à son comble…        <br />
              <br />
       Et dès les premières répliques. À commencer par la jeune Léopoldine Serre qui nous scotche littéralement tant son jeu frise la perfection. Elle donne l’impression d’avoir oublié que devant elle se trouve une salle bourrée de spectateurs tant elle débite son texte avec un parfait naturel. Dans la peau d’une gamine de 15 ans, cette comédienne de 23 semble – en plus d’être parfaitement crédible – absolument à l’aise. Elle incarne donc son personnage avec une justesse impeccable et surtout a su garder la spontanéité de la jeunesse. Si ses apparitions au théâtre sont encore récentes, sa filmographie est déjà bien longue puisqu’elle a commencé à tourner à l’âge de 6 ans. Encore l’année dernière, on a pu la voir dans &quot;Je vous aime très beaucoup&quot; de Philippe Locquet, alors qu’elle jouait le rôle d’une petite lolita. En bref, ici, de nouveau, elle arrive à faire de Jill une petite gamine bien attachante. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3381139-4857950.jpg?v=1319536521" alt="On peut rire partout, même à Sunderland ! " title="On peut rire partout, même à Sunderland ! " />
     </div>
     <div>
      Les autres comédiens non plus ne sont pas en reste côté talent. À commencer par le duo qui tourne autour de la petite Jill. Élodie Navarre menant la cadence. Cette jeune comédienne est arrivée à se composer un personnage à la fois responsable dans son rôle de grande sœur et un peu paumé quant à sa propre vie. En permanence sur le fil du rasoir, elle navigue de l’un à l’autre. Mais le plus habile est d’avoir réussi à faire évoluer une jeune femme émouvante et profonde, aux apparences pourtant bien superficielles.       <br />
              <br />
       On n’est pas en manque non plus de superficialité avec Constance Dollé dans le rôle de Ruby, l’amie de la famille. Entre jupes trop courtes et téléphone rose, Ruby défie les lois du préjugé et dégaine les répliques drôles plus vite que son ombre. Mais son personnage, aussi excentrique soit-il, n’en demeure pas moins dense et attachant. C’est d’ailleurs peut-être celui que nous avons préféré.       <br />
              <br />
       Nous ne pouvons citer l’ensemble de l’équipe (ils sont 8). Mais de Vincent Deniard à Bénédicte Dessombz, l’équilibre est trouvé. Sunderland, petite ville paumée du nord de l’Angleterre, ne se résume plus seulement par sa grisaille et par son chômage. Les dialogues sont bien ficelés et ses personnages délicieusement acidulés.       <br />
              <br />
       Un grand bravo à Stéphane Hillel. S’il n’en est évidemment pas à son premier succès, il a su adapter avec une grande justesse et beaucoup de sobriété cette pièce qui se joue en permanence sur le fil du rasoir… Mi-sérieuse, mi-légère, elle ferait au cinéma une excellente comédie dramatique. Entre hallucinations et &quot;opéra sperme&quot;, &quot;Lucky Luck vient de tirer sa dernière cartouche…&quot; Comme dit Ruby, &quot;en plein dans le cul &quot; ! 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sunderland"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3381139-4857952.jpg?v=1319536523" alt="On peut rire partout, même à Sunderland ! " title="On peut rire partout, même à Sunderland ! " />
     </div>
     <div>
      (Vu le 19 octobre 2011)       <br />
       Texte : Clément Koch.       <br />
       Mise en scène : Stéphane Hillel, assisté de Chloé Simoneau.       <br />
       Avec : Élodie Navarre, Constance Dollé, Léopoldine Serre, Vincent Deniard, Vincent Németh, Thierry Desroses, Bénédicte Dessombz, Pascale Mariani.       <br />
       Décor : Jacques Voizot.       <br />
       Musique : François Peyrony.       <br />
       Lumières : Laurent Beal.       <br />
       Costumes : Cécile Magnan.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Depuis le 15 septembre 2011 et prolongations jusqu'en janvier.</span>       <br />
       Du mardi au samedi 21 h et en matinée les samedi à 17 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Petit Théâtre de Paris, Paris 9e, 01 42 80 01 81.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeparis.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeparis.com</a>
     </div>
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