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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-12T07:24:09+02:00</updated>
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   <title>Unique récital à Paris de Murray Perahia, pianiste de légende</title>
   <updated>2015-06-07T10:24:00+02:00</updated>
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   <category term="Concerts" />
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   <published>2015-06-07T09:45:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 8 juin 2015 à la Philharmonie, le légendaire pianiste américain Murray Perahia donne son unique récital parisien dans le cadre de la série de concerts "Piano****" qu'il honore de sa présence depuis plus de trente ans. Pour nous faire l'offrande de son jeu chantant et introspectif dans son répertoire de prédilection mais aussi nous emmener vers de nouveaux territoires.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7878453-12232013.jpg?v=1433663759" alt="Unique récital à Paris de Murray Perahia, pianiste de légende" title="Unique récital à Paris de Murray Perahia, pianiste de légende" />
     </div>
     <div>
      Faut-il encore présenter Murray Perahia ? Ce n'est pas seulement le virtuose renommé qui appartient au cercle fermé des pianistes qui jouissent depuis longtemps de la faveur du public dans le monde entier - parce qu'auréolé d'une aura quasi mythique. C'est aussi le représentant à lui seul d'un pan entier de l'histoire de la musique.       <br />
              <br />
       Né en 1947 à New York, il a été le disciple, l'ami et le partenaire des plus grands. Benjamin Britten et Peter Pears fondateurs du Festival d'Aldeburgh - dont il fut en héritier le directeur artistique -, Pablo Casals, Rudolf Serkin, Mieczyslaw Horszowski, Vladimir Horowitz, Radu Lupu, la liste est longue de ces génies dont il peut dire qu'il les a vraiment connus et fréquentés. Ajoutons Dietrich Fischer-Dieskau qu'il accompagna en 1990 en tournée pour un &quot;Voyage d'hiver&quot; schubertien d'anthologie - immortalisé sur disque.       <br />
              <br />
       Un coffret paru en 2012 de plus de soixante-dix CD témoigne de ces exceptionnelles et riches quarante ans de carrière. Une expérience et une maturité que le pianiste peut à juste titre revendiquer puisqu'elles ont permis à l'homme de déployer une intime compréhension de ses compositeurs de prédilection : Mozart, Haydn, Schubert, Beethoven, Schumann et Chopin…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7878453-12232034.jpg?v=1433665362" alt="Unique récital à Paris de Murray Perahia, pianiste de légende" title="Unique récital à Paris de Murray Perahia, pianiste de légende" />
     </div>
     <div>
      Et vint Bach qui lui sauva littéralement la vie quand il dut arrêter de jouer car souffrant d'un problème à la main pendant près de deux ans. Dans sa quête existentielle d'une totale intelligence des œuvres (et ce, humainement, philosophiquement, musicalement et artistiquement), Murray Perahia n'a pas poursuivi l'ambition d'une carrière ou d'un ego mais y a engagé tout son être.       <br />
              <br />
       Dans le récital parisien - son premier à la Philharmonie -, ce savoir, cette très grande empathie à la fois analytique et spirituelle au service des œuvres se déploiera dans son répertoire baroque et classique de toujours. Mais aventureux et modeste - considérant qu'il est enfin prêt -, Murray Perahia offrira aussi à son public la Sonate n°14 &quot;Clair de Lune&quot; de Beethoven et une pièce de César Franck. Nouveaux territoires servis humblement par un artiste incomparable.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Concert le 8 juin 2015 à 20 h 30.</span>       <br />
              <br />
       Philharmonie de Paris, 01 44 84 44 84.       <br />
       Grand Auditorium.       <br />
       221, avenue Jean Jaurès, Paris 19e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.philharmoniedeparis.fr" target="_blank">&gt;&gt; philharmoniedeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       J. S. Bach, Suite française n°6 en mi majeur BWV 817.       <br />
       J. Haydn, Sonate n°31 en la bémol majeur Hob.XVI.46 et Variations en fa mineur Hob.XVII.6.       <br />
       L. van Beethoven, Sonate n°14 opus 27 &quot;Clair de lune&quot;.       <br />
       C. Franck, Prélude, Choral et Fugue.       <br />
       F. Chopin, Scherzo n°1 opus 20.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Un Quatuor Modigliani captivant à La Folle Journée de Nantes</title>
   <updated>2015-02-06T15:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Quatuor-Modigliani-captivant-a-La-Folle-Journee-de-Nantes_a1280.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2015-02-06T14:48:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis sa création en 2003, le Quatuor Modigliani - formé de Philippe Bernhard, Loïc Rio (violons), Laurent Marfaing (alto) et François Kieffer (violoncelle) - a rallié tous les suffrages critique et public. C'est en habitués que les quatre jeunes musiciens se produisent à Nantes et, en cette 21e édition, ils ont encore magnifiquement impressionné les festivaliers. La Revue du Spectacle a voulu les rencontrer.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7434707-11455961.jpg?v=1423231372" alt="Un Quatuor Modigliani captivant à La Folle Journée de Nantes" title="Un Quatuor Modigliani captivant à La Folle Journée de Nantes" />
     </div>
     <div>
      Parmi les mille huit cents artistes invités à cette Folle Journée 2015, &quot;les Modi&quot; (comme on dit) font partie des artistes qu'on veut écouter à tout prix. Leurs prestations ont confirmé le bien-fondé du très grand respect qui entoure déjà le jeune ensemble - avec douze ans d'une riche carrière derrière lui quand même. Une soirée consacrée aux &quot;Sept dernières paroles du Christ&quot; - version pour quatuor - de Joseph Haydn donne le ton. On a souvent mis l'accent sur la fougue juvénile et la virtuosité du quatuor, on découvre de surcroît l'incroyable maîtrise des atmosphères. Tour à tour déchirante, méditative, douloureuse puis baignée de la lumière des vérités éternelles, l'œuvre trace son chemin entre ténèbres et transcendance grâce à une interprétation qui envoûte, électrise et bouleverse.       <br />
              <br />
       Maîtres des passions de l‘âme - thème de cette Folle Journée - mais aussi des passions du cœur le lendemain, alors que ces artistes forment un sextuor plus qu'inspiré avec le violoncelliste Henri Demarquette et l'altiste Gérard Caussé. Leur version de &quot;La Nuit transfigurée&quot; d'Arnold Schönberg, un chef-d'œuvre de jeunesse encore sous influence straussienne et wagnérienne, nous plonge aux tréfonds du lyrisme fiévreux du compositeur autrichien dans une salle quasi obscure (la salle Nietzsche au Lieu Unique à l'acoustique un tantinet moins chaleureuse que la veille). Les acclamant à juste titre, le public en ressort ému au delà des mots. Du grand art.       <br />
              <br />
       Rarement avons-nous rencontré formation si homogène, si unie, si solidaire. Ces jeunes artistes se sont rencontrés au CNSM de Paris et ne se sont plus quittés. En fin de répétition, François Kieffer et Laurent Marfaing sont nos interlocuteurs ce samedi 31 janvier, trois heures avant le concert Schönberg, mais les violonistes Philippe Bernhard et Loïc Rio ne tardent pas à arriver. On ne saurait les séparer même pour une demi-heure ! À l'occasion, ils interviendront aussi pour préciser un mot ou une date. Une telle qualité d'entente fait plaisir à voir et à entendre sur scène et dans la vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7434707-11455972.jpg?v=1423231871" alt="Un Quatuor Modigliani captivant à La Folle Journée de Nantes" title="Un Quatuor Modigliani captivant à La Folle Journée de Nantes" />
     </div>
     <div>
      <b>Christine Ducq pour La Revue du Spectacle - Comment s'est formé le Quatuor Modigliani ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Laurent Marfaing, François Kieffer -</b> Nous sommes quatre amis de conservatoire qui apprécions déjà à l'époque de passer du temps ensemble et tous amoureux du répertoire du quatuor à cordes. Un répertoire que nous voulions vivre intensément sur le plan humain. Nous nous sommes choisis pour vivre cette aventure.        <br />
              <br />
       <b>Une aventure qui a douze ans maintenant...</b>       <br />
              <br />
       <b>Laurent Marfaing, François Kieffer -</b> Oui. Nous sommes toujours heureux de vivre cette amitié qui nous lie et avons toujours la même envie de partager de nouveaux projets. Nous ouvrons une nouvelle page, par exemple depuis que nous avons repris la direction artistique des Rencontres Musicales d'Évian (depuis 2014 NDLR). Nous avons l'occasion de mettre au point une programmation qui nous ressemble, ce qui constitue un ciment très fort pour nous.        <br />
              <br />
       <b>Le concert d'hier soir (vendredi 30 janvier) était magnifique. Qu'est-ce que représente la version quatuor des &quot;Sept dernières paroles du Christ&quot; de Joseph Haydn pour vous ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Laurent Marfaing, François Kieffer -</b> Nous avons enregistré deux CD d'autres quatuors de Haydn, un compositeur référent pour nous. Nous avons commencé à le travailler très tôt et nous sommes construits avec lui. Nous l'aimons beaucoup ! La version quatuor des &quot;Sept dernières paroles du Christ&quot; est cependant une œuvre à part qui dégage une énergie assez forte. Nous avons l'habitude de l'humour de Haydn dans ses autres quatuors, celui-ci est beaucoup plus profond. Hier, nous avons eu de la chance de l'interpréter dans une belle ambiance avec une très bonne acoustique (salle Hume à la Cité des Congrès). C'est une musique méditative qu'on ne saurait jouer n'importe où. Nous étions heureux aussi de lire le très beau texte des Écritures - même si nous aimons, bien sûr, être accompagnés d'un vrai récitant ! Mais nous étions heureux, nous sentions le public recueilli. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7434707-11456045.jpg?v=1423232115" alt="Un Quatuor Modigliani captivant à La Folle Journée de Nantes" title="Un Quatuor Modigliani captivant à La Folle Journée de Nantes" />
     </div>
     <div>
      <b>Et comment passe-t-on de Haydn à Schönberg et sa &quot;Nuit transfigurée&quot; ? </b>       <br />
              <br />
       <b>Laurent Marfaing, François Kieffer -</b> Bizarrement, il n'y a pas le fossé qu'on imagine entre les deux œuvres malgré l'écart dans le temps. Elles sont toutes deux très intenses. Il faut retrouver l'esprit du poème d'amour de Richard Dehmel qui a inspiré l‘œuvre de Schönberg. Nous devrons aussi en recréer les harmonies et les ambiances hautement spirituelles. Cette &quot;Nuit transfigurée&quot;, signant la toute fin du Romantisme, représente un sommet pour un sextuor. Elle exige qu'on oublie la complexité technique de son écriture pour en livrer l'essence. En un seul mouvement de trente minutes, les climats se succèdent entre déchirement tragique et rêve d'amour. Nous en ressortons à chaque fois totalement bouleversés.        <br />
              <br />
       <b>Que représente La Folle Journée de Nantes pour vous ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Laurent Marfaing, François Kieffer -</b> Elle est liée à nos débuts. Nous sommes venus très tôt ici. C'est un des grands festivals impressionnants que nous avons pu faire. Au fil des années, nous constatons que son esprit est toujours identique - celui de la découverte en toute simplicité de la musique. Pour nous, musiciens, c'est un rythme fou puisque nous enchaînons les concerts presque toutes les heures ! Mais nous avons ce précieux retour du public et c'est notre raison première de faire de la musique.        <br />
       Son directeur artistique, René Martin, est un modèle d'humilité et de générosité. Il organise des concerts hors les murs. Hier, nous avons été jouer pour des personnes en fin de vie au CHU de Nantes. Cette dimension humaine de partage du festival est primordiale.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7434707-11456064.jpg?v=1423232729" alt="Un Quatuor Modigliani captivant à La Folle Journée de Nantes" title="Un Quatuor Modigliani captivant à La Folle Journée de Nantes" />
     </div>
     <div>
      <b>Parlez-nous de votre direction artistique des Rencontres Musicales d'Évian...</b>       <br />
              <br />
       <b>Laurent Marfaing, François Kieffer -</b> Nous avons beaucoup de chance d'être partie prenante de cette manifestation qui a connu ses grandes heures dans les années Rostropovitch (Directeur artistique de 1985 à 1991 NDLR). Après quelques années d'éclipse du festival, on nous a fait confiance et nous avons repris ce projet pour lequel nous avons obtenu carte blanche. Nous organisons quinze concerts en une semaine. L'idée de ces Rencontres est de mélanger de jeunes talents, des artistes confirmés et de faire jouer ensemble des musiciens qui peut-être n'auraient pu le faire ailleurs. À nos débuts, nous avons nous-mêmes pu nous produire avec de grands solistes comme le violoncelliste Gary Hoffman, Michel Dalberto et Gérard Caussé. Nous avons voulu offrir cette chance à notre tour à d'autres. Et c'est l'occasion d'inviter ceux que nous rêvons de rencontrer. Lors de la dernière édition, ce fut Grigory Sokolov. Cette année, c'est Maxime Vengerov qui se produira à la Grange au Lac, un endroit qui sonne magnifiquement bien au bord de l'eau !       <br />
              <br />
       <b>Quels sont les prochains rendez-vous qui vous tiennent particulièrement à cœur ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Laurent Marfaing, François Kieffer -</b> Nous revenons jouer le 14 avril à New York, à Carnegie Hall, dans le Weill Hall où nous avons débuté en 2006 quand nous avons remporté le concours Young Concerts Artists. Un beau souvenir.       <br />
       Et peut-être un autre concert totalement atypique et mythique le 29 août sur le site historique de Baalbeck au Liban, dans un des temples. Y sont venus avant nous des quatuors légendaires comme le Quatuor Amadeus. Faire découvrir le classique à un autre public en favorisant la rencontre de cultures différentes est une idée qui nous plaît beaucoup.        <br />
              <br />
       <b>Deux dates de la tournée 2015 :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Musicora - 8 février 2015.</span>       <br />
       Grande Halle de la Villette, Paris 19e.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Festival de Pâques - 2 avril 2015.</span>       <br />
       Aix-en-Provence (13).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.modiglianiquartet.com/home_fr.html" target="_blank">&gt;&gt; modiglianiquartet.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Un voyage déjanté dans "Le Monde de la Lune"</title>
   <updated>2013-06-20T09:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-voyage-dejante-dans-Le-Monde-de-la-Lune_a934.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2013-06-20T09:30:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa sixième collaboration avec la MC 93, l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris, vivier des chanteurs de demain, s’attaque à un opéra (méconnu) de Franz Joseph Haydn, "Il Mondo della Luna", d’après un livret de Carlo Goldoni. Et comme la mise en scène est de surcroît confiée à l’iconoclaste David Lescot, nous n’allons pas être déçu(e)s du voyage !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5627277-8393267.jpg?v=1371713787" alt="Un voyage déjanté dans "Le Monde de la Lune"" title="Un voyage déjanté dans "Le Monde de la Lune"" />
     </div>
     <div>
      Le directeur de la MC 93, Patrick Sommier, a fait un pari des plus audacieux en faisant alliance avec le directeur de l’Atelier Lyrique, Christian Schirm. Un pari gagnant depuis 2007 qui a permis d’exporter en banlieue Est de nobles compositeurs tels Mozart, Cimarosa, Gluck et Martinu. Cette année, c’est Haydn qui franchit le périphérique. Et avec lui, les chanteurs et l’Orchestre-Atelier Ostinato, autre vivier de jeunes musiciens professionnels. Une initiative passionnante qu’on espère reconduite après 2014 (terme du contrat), parce que nous appuyons totalement cette volonté de sortir l’opéra de sa confiscation bourgeoise, comme dirait Jérôme Deschamps. Une volonté de refaire du divin genre de l’opéra un divertissement populaire et sans façon. Mais non pas sans grande ambition artistique !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5627277-8393280.jpg?v=1371713868" alt="Un voyage déjanté dans "Le Monde de la Lune"" title="Un voyage déjanté dans "Le Monde de la Lune"" />
     </div>
     <div>
      De quoi peut bien nous parler cet opéra italien de Haydn ? - qui en a composé dix-sept quand même pour complaire aux Princes Esterhazy, ses &quot;patrons&quot; ! Cet ami de Mozart et professeur de Beethoven reprend à son compte un livret du dramaturge Carlo Goldoni, initialement destiné à un autre, et le fait retoucher (un peu) par un certain Pastor. L’histoire est à première vue délicieusement inactuelle. Un faux savant-astronome et vrai escroc, Ecclitico, fait croire à un riche vieillard naïf (le sieur Buonafede) qu’il peut l’emmener à la cour de l’Empereur de la Lune. Par un amusant jeu de dupes réalisé avec deux complices, Cecco et Ernesto, Ecclitico fait accroire au barbon que la vie est plus douce sur la Lune pour les vieux ! Jeunettes à gogo portées sur le troisième âge, discipline de fer soumettant les épouses... Bref, on lui promet monts et merveilles. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5627277-8393291.jpg?v=1371714187" alt="Un voyage déjanté dans "Le Monde de la Lune"" title="Un voyage déjanté dans "Le Monde de la Lune"" />
     </div>
     <div>
      Ils ne quitteront jamais le jardin d’Ecclitico, mais les trois filles du barbon et nos compères peu scrupuleux trouveront la fortune (aux dépens du vieux Buonafede), si ce n’est l’amour vrai.       <br />
              <br />
       Pour sa deuxième mise en scène lyrique, David Lescot dit s’être inspiré de la comédie grinçante d’Ettore Scola, &quot;Affreux, sales et méchants&quot;. Cela promet ! Avec un art de la récupération qui lui appartient en propre, David Lescot veut nous broder un joli conte sur les pouvoirs de l’illusion théâtrale - bricolée si possible - et sur l’obsession anthropophage de l’argent dans nos sociétés en crise. Soit. Faisons lui crédit et suivons-le dans &quot;Le Monde de la Lune&quot;, en bonne compagnie. Celle des jeunes artistes de demain !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5627277-8393296.jpg?v=1371714189" alt="Un voyage déjanté dans "Le Monde de la Lune"" title="Un voyage déjanté dans "Le Monde de la Lune"" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Spectacle les samedi 22, lundi 24, mercredi 26 et vendredi 28 juin 2013 à 20 h.</span>       <br />
       MC 93, 01 41 60 72 72 (ou 08 92 89 90 90).       <br />
       9 bd Lénine 93000 Bobigny.       <br />
       <a class="link" href="http://www.mc93.com" target="_blank">&gt;&gt; mc93.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Il Mondo della Luna&quot; (1777).</b>       <br />
       Musique : Franz Joseph Haydn (1732 – 1809).       <br />
       Livret : P. F. Pastor d’après Carlo Goldoni.        <br />
       Livret en italien, surtitré en français.       <br />
       Durée : 2 h 20 avec entracte.       <br />
              <br />
       Mise en scène : David Lescot.       <br />
       Scénographie : Alwyne de Dardel.       <br />
       Costumes : Sylvette Dequest.       <br />
       Lumières : Paul Beaureilles.       <br />
              <br />
       Les Solistes de l’Atelier Lyrique de l’Opéra national de Paris.       <br />
       Eva Zaïcik, Ernesto.       <br />
       Joao Pedro Cabral, Oleksiy Palchykov, Ecclitico.       <br />
       Anna Pennisi, Lisette.       <br />
       Piotr Kumon, Tiago Matos, Buonafede.       <br />
       Élodie Hache, Andreea Soare, Clarice.       <br />
       Armelle Khourdoïan, Olga Seliverstova, Flaminia.       <br />
       Kevin Amiel, Cecco.        <br />
              <br />
       Orchestre-Atelier Ostinato.       <br />
       Guillaume Tourniaire, direction.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Un-voyage-dejante-dans-Le-Monde-de-la-Lune_a934.html" />
  </entry>
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   <title>Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !</title>
   <updated>2016-02-16T12:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Soir-historique-Piotr-Anderszewski-fait-ses-debuts-avec-l-Orchestre-de-Paris-_a846.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5260700-7851086.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-02-25T07:46:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Et si vous vous réchauffiez au feu de ce pianiste de génie en cet hiver glacial ? Cette semaine, à la Cité de la Musique, ce sera aussi l’occasion de vérifier que le chef Paavo Järvi est bien l’explorateur d’un répertoire trop rarement joué !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5260700-7851086.jpg?v=1361731291" alt="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" title="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" />
     </div>
     <div>
      Il faut absolument découvrir le pianiste polonais Piotr Anderszewski en concert cette semaine. Celui que d’aucuns considèrent comme le nouveau Glenn Gould est un artiste qui ne ressemble à personne. Peut-être connaissez-vous le pianiste polonais pour l’avoir vu sur Arte dans deux documentaires que lui a consacré Bruno Monsaingeon. Et ce n’est pas bien-sûr l’unique raison du parallèle établi avec le mythique interprète des &quot;Variations Goldberg&quot; de Bach.        <br />
              <br />
       Piotr Anderszewski est un musicien né, dont la quête exigeante dépasse les limites habituelles d’une carrière de virtuose. Une légende entoure déjà cet interprète exceptionnel des concertos de Mozart, des &quot;Variations Diabelli&quot; de Beethoven - autant dire le Graal des pianistes. Une impressionnante discographie témoigne, outre les concerts, de l’acuité, de la singularité de son jeu. Il n’a pas été récompensé pour rien comme &quot;pianiste au talent exceptionnel&quot; par le Gilmore Award, décerné tous les quatre ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5260700-7851096.jpg?v=1361731292" alt="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" title="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" />
     </div>
     <div>
      L’Orchestre de Paris invite donc tout naturellement ce grand artiste et en profite pour mieux faire connaître au public français un compositeur polonais au style intrigant, Karol Szymanowski. En effet, en 2005, Piotr Anderszewski a enregistré les œuvres pour piano solo de son compatriote, mort en 1937. Un CD acclamé par la critique, résultat d’une longue exploration passionnée d’un univers musical qui n’était pas une évidence pour l’interprète. C’est que se lancer des défis inconfortables est une évidence pour Anderszewski : ce qu’il appelle s’absenter pour atteindre à l’universel. Énigmatique conception que nous sommes vraiment pressé(e)s d’expérimenter en direct. Comment la Symphonie concertante de K. Szymanovski, avec son langage original élaboré à partir de la révolution Wagner, et contemporain de Richard Strauss, sera-t-elle transcendée lors de cette rencontre des plus excitantes sous influence slave ? Réponse mercredi et jeudi.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Mercredi 27 et jeudi 28 février 2013 à 20 h.</span>       <br />
       Cité de la Musique, Salle des concerts, 01 44 84 44 84.       <br />
       221, avenue Jean Jaurès, Paris 19e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.citedelamusique.fr" target="_blank">&gt;&gt; citedelamusique.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       Joseph Haydn, Symphonie &quot;parisienne&quot; n°86.       <br />
       Karol Szymanovski, Symphonie n°4 &quot;concertante&quot; pour piano et orchestre, opus 60.       <br />
       Johannes Brahms, Sérénade n°1 en ré majeur, opus 11.       <br />
              <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Paavo Järvi, direction.       <br />
       Piotr Anderszewski, piano.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Soir-historique-Piotr-Anderszewski-fait-ses-debuts-avec-l-Orchestre-de-Paris-_a846.html" />
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   <title>Pas d’armistice pour un trio d’artistes au Théâtre des Champs-Élysées !</title>
   <updated>2016-02-16T11:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pas-d-armistice-pour-un-trio-d-artistes-au-Theatre-des-Champs-Elysees-_a773.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4891816-7297592.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-11-06T10:37:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 11 novembre à 11 heures, un emballant trio de musiciens nous donne rendez-vous dans le célèbre théâtre de l’avenue Montaigne pour un concert apéritif des plus prometteurs. Un trio que réunit le souvenir de la grande pianiste Brigitte Engerer - qui devait jouer initialement. Olivier Charlier, Henri Demarquette et Jean-Frédéric Neuburger faisaient en effet partie de ses proches, à des titres divers.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4891816-7297592.jpg?v=1352195216" alt="Pas d’armistice pour un trio d’artistes au Théâtre des Champs-Élysées !" title="Pas d’armistice pour un trio d’artistes au Théâtre des Champs-Élysées !" />
     </div>
     <div>
      C’est au très jeune et talentueux Jean-Frédéric Neuburger - en qui la grande dame du piano français croyait beaucoup - qu’est dévolue la charge de reprendre le flambeau, pour un concert de musique de chambre au programme appétissant. Il peut compter sur deux solides compagnons, qui se sont souvent produits aux côtés de Brigitte Engerer, sur la scène ou en studio. Nous retrouverons dimanche avec bonheur ces trois excellents solistes, et particulièrement le violoncelliste Henri Demarquette avant ses tournées brésilienne et russe.        <br />
              <br />
       Il est conseillé d’emmener sa grand-mère, ses enfants et ses meilleurs amis, si vous voulez leur donner le goût de la musique classique ! Quelques hits sont programmés : Le Nocturne n° 3, &quot;Rêve d’amour&quot;, de Franz Liszt (dans une transcription pour violoncelle et piano), trois &quot;Danses hongroises&quot; de Johannes Brahms (la danse n° 5 a servi pour la fameuse scène de rasage du barbier Charlot dans le film de Chaplin, &quot;Le Dictateur&quot;). Sans oublier deux trios fameux de Joseph Haydn et Franz Schubert : le trio n° 39 dit &quot;À la hongroise&quot; du premier et le trio n° 1 du second, enregistrés dans les années vingt par un autre célèbre trio, Alfred Cortot, Jacques Thibaut et Pablo Casals. Quels meilleurs auspices pour nos trois musiciens français que de marcher sur ces traces-là !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4891816-7297593.jpg?v=1352195216" alt="Pas d’armistice pour un trio d’artistes au Théâtre des Champs-Élysées !" title="Pas d’armistice pour un trio d’artistes au Théâtre des Champs-Élysées !" />
     </div>
     <div>
      Dans le cadre des concerts du dimanche matin,        <br />
       <span class="fluo_jaune">le 11 novembre 2012 à 11 h.</span>       <br />
       Théâtre des Champs-Élysées, Paris 8e, 01 49 52 50 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrechampselysees.fr/" target="_blank">&gt;&gt; www.theatrechampselysees.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       Joseph Haydn, Trio n° 39 &quot;À la hongroise&quot;.       <br />
       Franz Liszt, Nocturne n° 3 pour violoncelle et piano &quot;Rêve d’amour&quot; (transcription de la version originale pour voix et piano).       <br />
       Johannes Brahms, Danses hongroises pour violon et piano n° 2, 7 et 5.       <br />
       Franz Schubert, Trio n° 1 opus 99.        <br />
              <br />
       Jean-Frédéric Neuburger, piano.       <br />
       Olivier Charlier, violon.       <br />
       Henri Demarquette, violoncelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4891816-7297608.jpg?v=1352195216" alt="Pas d’armistice pour un trio d’artistes au Théâtre des Champs-Élysées !" title="Pas d’armistice pour un trio d’artistes au Théâtre des Champs-Élysées !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Pas-d-armistice-pour-un-trio-d-artistes-au-Theatre-des-Champs-Elysees-_a773.html" />
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