<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-09-06T23:44:04+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>Le festival Premières fois !, deuxième édition… un festival transversal qui ose une programmation insolite et unique en son genre</title>
   <updated>2025-02-26T19:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-festival-Premieres-fois--deuxieme-edition-un-festival-transversal-qui-ose-une-programmation-insolite-et-unique-en_a4154.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86595041-61575619.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-02-18T18:46:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est la deuxième édition de ce tout jeune festival inventé par le directeur de La Halle aux Grains - Scène nationale de Blois, Frédéric Maragnani, dans le but de proposer un éventail original et très large de moments artistiques susceptibles de fédérer, de réunir dans un esprit de communauté, mais également avec l'espoir d'attirer, dans l'enceinte des salles de théâtre, un public qui n'aurait pas l'habitude d'y venir. Le festival Premières fois ! propose de partager l'enchantement des premiers gestes artistiques de toutes disciplines, émergents(es) ou confirmés(es).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86595041-61575619.jpg?v=1739902348" alt="Le festival Premières fois !, deuxième édition… un festival transversal qui ose une programmation insolite et unique en son genre" title="Le festival Premières fois !, deuxième édition… un festival transversal qui ose une programmation insolite et unique en son genre" />
     </div>
     <div>
      Ce sont donc une série de spectacles qui partagent ce concept qui ont été proposés du 30 janvier au 8 février dernier. Spectacles de danse, de théâtre, de cabaret ainsi que des sorties de laboratoires de travail, vous trouverez la programmation intégrale du festival à la fin de cet article. Nous avons pu assister à trois spectacles très différents qui donnent un aperçu de la diversité de Premières fois !       <br />
              <br />
       Du théâtre avec </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Tchoko", d'Olivia Mabounga</strong></span>. C'est une première expérience pour cette jeune autrice/actrice que de devoir seule en scène défendre un texte de sa production. Aidée à la mise en scène par Ludmilla Dabo, elle raconte, dans ce geste artistique, autant rythmé que visuel, un fait de société qui touche une bonne partie de la communauté noire en France, mais également beaucoup de femmes en Afrique. Tchoko, signifie en lingala "éclaircissement de la peau/ou se chauffer la peau".       <br />
              <br />
       Une mode qui est plus qu'une mode, qui peut devenir, comme c'est le cas ici, une exigence des proches, de la mère en particulier de Gloire, le personnage incarné par Olivia Mabounga. Les sociétés parapharmaceutiques ont aussi leur responsabilité dans ce phénomène qui pousse les jeunes femmes à s'éclaircir la peau à l'aide de produits corrosifs, le plus souvent à base de soude, pour devenir plus métisse, plus blanche. Une pratique qui peut sembler superficielle, mais qui est dangereuse pour la santé et qui révèle un aspect empoisonné de notre monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86595041-61575647.jpg?v=1739902535" alt="Le festival Premières fois !, deuxième édition… un festival transversal qui ose une programmation insolite et unique en son genre" title="Le festival Premières fois !, deuxième édition… un festival transversal qui ose une programmation insolite et unique en son genre" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">"Plus blanche, tu seras plus regardée, tu seras plus désirée…"</span>, voilà une partie des messages que l'entourage de Gloire lui assène pour l'obliger à se blanchir la peau avec le produit n°1 des ventes : Carolight. Outre sa mère, il y a les médias, les stars mondiales et, en particulier, l'image de Beyoncé qui pousse l'adolescente à pratiquer s'enduire le corps de cet acide.       <br />
              <br />
       Olivia Mabounga fait preuve d'une énergie infinie pour incarner son personnage. Son texte, qui se veut répétitif comme les injonctions que le monde ne cesse de clamer aux oreilles de Gloire, est imagé, mis le plus souvent au service du corps, moderne, mais donne de ce fait au spectacle des longueurs pas forcément nécessaires. Mais la vitalité et l'incarnation à la fois naïve et excessive du personnage de Gloire, très réussi.       <br />
              <br />
       De la danse avec </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"À chaque temps, nos premières danses"</strong></span>. Une représentation née d'un laboratoire de travail d'une semaine, laboratoire dirigé par Véronique Teindas avec l'association La Mécanique du bonheur. Une association qui regroupe des seniors amoureux de la danse, âgés de 60 à 80 ans. Des amateurs donc, pour lesquels le mot amoureux n'est pas trop fort puisque ceux-ci sont passionnés depuis toujours par la danse contemporaine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86595041-61575708.jpg?v=1739902744" alt="Le festival Premières fois !, deuxième édition… un festival transversal qui ose une programmation insolite et unique en son genre" title="Le festival Premières fois !, deuxième édition… un festival transversal qui ose une programmation insolite et unique en son genre" />
     </div>
     <div>
      Pas de danse de salon ici, mais de la recherche, du sens, de l'émotion, de l'improvisation.       <br />
       Le travail dirigé durant cette semaine de création par la chorégraphe Véronique Teindas a permis de créer un véritable objet artistique mêlant des enregistrements d'interviews de ces amateurs évoquant leurs premières émotions face à la danse, de la musique et tout un travail d'esquisses de gestes, d'attitudes, de moments dessinés par une artiste peintre. Un beau travail, sensible, expressif, qui donne à réaliser que les corps, tous particuliers, peuvent exprimer, quel que soit l'âge, du beau, du gracieux, mais également toute une gamme de sentiments qui vont de la colère à la douceur.       <br />
              <br />
       De cabaret, il n'y en eut jamais, paraît-il à Blois. C'est sans doute la raison pour laquelle les deux représentations de </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Barbichette"</strong></span> qui clôturent le festival font le plein dans le grand hall de la Halle aux Grains. Une première ici pour ce cabaret tous azimuts inventé par Monsieur K - Jérôme Marin et ses complices.       <br />
              <br />
       Ils ont pris possession de l'espace sur toute la longueur de la vaste salle. Toute une ligne de tables à maquillage ornées des conventionnelles petites ampoules blanches, et puis une scène centrale avec piano et orchestre, et enfin un podium sur lequel officieront présentatrice glamour du spectacle et lanceur de son.       <br />
              <br />
       Des artistes de tous genres, tous poils et toutes plumes se préparent, se maquillent, se travestissent à vue pendant que le public s'installe déjà aux tables pour le dîner. C'est un cabaret musical téméraire, sensuel, performatif et un peu fou auquel va assister le public étonné de Blois. En effet, Monsieur K a une belle expérience de ce genre de show puisqu'il avait participé à la réouverture de Madame Arthur, puis avait créé sur Paris le rendez-vous du Cabaret Secret durant plus de cinq ans. Un expert en soirée sans tabous ni barrière.       <br />
              <br />
       Alors, oui, des paillettes, des plumes, des chansons reprises en live avec talent, avec humour, avec sensibilité, mais la Barbichette présente également des numéros de contorsions, des apparitions vaguement inquiétantes et des reprises hautement sensibles ou corrosives.       <br />
              <br />
       Le tout est essentiellement musical, mais le fil est tenu par l'intervention régulière d'une journaliste radio à la voix d'un charme indéfrisable, qui présente les numéros et les artistes. Régulièrement, plusieurs artistes vont bien sûr dans le public, poussant celui-ci hors de sa confortable place de spectateur pour le faire participer aux jeux, aux chants, aux danses.       <br />
              <br />
       Bref, un premier cabaret qui donnera envie aux blésois d'en accueillir d'autres pour passer des soirées pleines de rire, de sensualité, de dérives et de transfigurations.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86595041-61576138.jpg?v=1739904246" alt="Le festival Premières fois !, deuxième édition… un festival transversal qui ose une programmation insolite et unique en son genre" title="Le festival Premières fois !, deuxième édition… un festival transversal qui ose une programmation insolite et unique en son genre" />
     </div>
     <div>
      <b>Prochaines dates de la Barbichette</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 au 22 février, du 13 au 15 mars, 18 et 19 avril, 12 au 14 juin 2025.</span>       <br />
       À la Machine du Moulin Rouge, 90 boulevard de Clichy, Paris 18ᵉ.       <br />
       <a class="link" href="https://www.labarbichettecabaret.com/" target="_blank">&gt;&gt; labarbichettecabaret.com</a>       <br />
              <br />
       16 et 17 mai 2025 : Le Manège - Scène nationale, Reims (51).       <br />
              <br />
       <b>2e édition du Festival Premières fois !</b>       <br />
       Direction : Frédéric Maragnani.       <br />
       La Halle aux Grains - Scène nationale, Blois (41).       <br />
       Programme passé de cette édition 2025 :       <br />
       30 janvier : &quot;Vie secrète des vieux&quot; de Mohamed El Khatib.       <br />
       31 janvier : &quot;For you/Not for you&quot;, solo chorégraphique de Solène Wachter.       <br />
       1er février : &quot;Self Unnamed&quot; solo chorégraphique de Georges Labbat.       <br />
       6 février : &quot;Tchoko&quot;, de Olivia Mabounga.       <br />
       4 et 6 février : &quot;À chaque temps, nos premières danses&quot; par La Mécanique du bonheur, laboratoire de recherche et de création chorégraphique dirigé par la danseuse et chorégraphe Véronique Teindas.       <br />
       7 et 8 février : &quot;La Barbichette et Monsieur K.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-festival-Premieres-fois--deuxieme-edition-un-festival-transversal-qui-ose-une-programmation-insolite-et-unique-en_a4154.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné</title>
   <updated>2024-12-31T17:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/900-Something-Days-Spent-in-the-XXth-Century-L-art-reincarne_a4116.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85250260-60788153.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-02T08:35:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est une recréation d'un spectacle in situ qui avait été construit en 2021 par le chorégraphe Némo Flouret. Sa démarche est de faire une immersion dans des espaces physiques qui ne se rattachent pas à des lieux de représentation. Dans des performances disséminées, la scénographie se fait jour au fil de l'eau dans un cadre qui définit progressivement une relation entre l'acte artistique et le regard spectateur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788153.jpg?v=1735661410" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans un grand espace, tous debout à déambuler. Il y a par intermittence du silence, des lumières et de la musique. Puis, à tour de rôle, des artistes en solo, duo puis en trio, engagent, de façon séparée, leur partition. Ils apparaissent furtivement dans une foule où les gens marchent, stationnent, attendent. Quand les interprètes s'animent de mouvements et/ou se déplacent, le public se répartit en petits groupes autour de ceux-ci.       <br />
              <br />
       Les regards deviennent fixes et focalisés sur chacun d'entre eux. Ils sont dans une performance solitaire, reliés les uns aux autres par une multitude de personnes qui se positionnent par rapport à eux lorsque ceux-là font une gestique. Libre à chacun de les regarder, de les observer, de les ignorer ou de les louper, car non situés au bon endroit et au bon moment. Elle ne dure que quelques instants, juste le temps d'effectuer un déplacement rapide suivi d'une gestuelle, à dessein, peu gracieuse, pour ensuite disparaître ou être suivis par d'autres danseurs ailleurs dans la salle.       <br />
              <br />
       Les gens peuvent être perturbés ou dubitatifs par une disposition de l'espace qui leur est imposée… où c'est à eux d'être attentifs à tout déplacement vif qui peut être découvert sur le tard, car disséminé parmi eux. Ils peuvent être pris à rebrousse-poil, l'art étant diffus et non délimité dans une aire bien précise. Ils sont toutefois compris dans cette performance, devenant eux-mêmes spect-acteurs, de gré, mais à leurs dépens, de ce qui se joue autour d'eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788154.jpg?v=1735661439" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Les gestuelles peuvent être suspendues, comme pour l'un des danseurs quand il prend sa jambe en hauteur, le genou replié. Elles peuvent être aussi au sol, dans un mouvement rapide et bref. La performance est disséminée aux quatre coins de la salle, reliée toutefois par un même rythme et une même dynamique en tension.       <br />
              <br />
       La représentation prend réellement forme avec la délimitation d'une scène faite par les interprètes qui convient le public à prendre place autour d'eux. Le spectacle advient à ce moment-là, dans le sens que nous lui donnons communément, avec ses repères d'un lieu scénique autour d'un public et des artistes repérés comme tels, alors qu'auparavant, tout se jouait dans une affluence où chacun était relié à personne. Le seul lien, entre quelques personnes devenues un instant spectateurs d'une même gestuelle, était effectué par les danseurs qui prenaient en compte, dans leurs trajets, la foule qui déambulait ou stationnait afin de ne pas la bousculer.       <br />
              <br />
       À l'entame, la délimitation entre public et artistes n'est pas spatiale, mais d'allures et de formes par les gestiques effectuées par ceux-ci. Ensuite, les gens se considèrent dans ce pour quoi ils sont attendus, à savoir une assistance. Ceci est posé quand les interprètes mettent une distance en disposant en cercle l'affluence autour d'eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788273.jpg?v=1735661539" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans un schéma inversé avec des artistes qui s'immiscent dans une foule pour faire de celle-ci un public et délimiter une scène, alors que, dans le système de production, l'assistance est déjà définie et située, et sa disposition scénique agencée.       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, les danseurs existent par leurs gestes et gestiques pour se démarquer de la foule. Dans un deuxième temps, la démarcation est spatiale avec un public installé en cercle et trouvant enfin ses repères. Ainsi, la recherche de balises dans les deux cas, avec les artistes par rapport à l'affluence et les gens en fonction de ce qui se passe autour d'eux, crée un référentiel permettant le spectacle dans l'acceptation commune du monde industriel qui est le nôtre.       <br />
              <br />
       Et pourtant, le couple danse et la représentation a toujours eu lieu, dès les premiers instants et la première gestique. Némo Flouret bouscule les codes artistiques en faisant d'un lieu, ressemblant presque à une usine désinfectée, un cadre dans lequel l'art s'impose en intégrant une foule dans son univers. Les interprètes jouent avec les ombres et les lumières, portant parfois les secondes du sol jusqu'à leurs torses. De longs voiles gris-beige sont mis en exergue, sur lesquels des inscriptions au marqueur sont effectuées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788275.jpg?v=1735661477" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      La création est assez déroutante au début, du fait de la diffusion éparse de la chorégraphie dans un public qui peut ne pas avoir encore bien pris ses marques. Dans cette frontière floue entre acteurs et public, Némo Flouret bouscule ce qui fait art comme processus créateur d'un système en le mettant en dehors de tout pré-carré. Se retrouver dans un endroit, sans scène apparente, face à des gens éparpillés autour d'artistes qui interviennent par surprise, c'est déréglé le système de représentativité du 6ᵉ art comme l'avait fait, bien autrement et dans un autre contexte, Peter Brook (1925-2022) dans ses différents voyages en déposant à même le sol, dans n'importe quel endroit, un tapis pour délimiter une scène.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;900 jours passés au XXe siècle&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"900 Something Days Spent in the XXth Century" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788279.jpg?v=1735661504" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Initié par Némo Flouret.       <br />
       Créé et interprété par : Régis Badel, Eli Cohen, Synne Elve Enoksen, Némo Flouret, Rafa Galdino, Tessa Hall, Philomène Jander, Zoé Lakhnati, Camille Legrand, Iris Marchand, Jean-Baptiste Portier, Margarida Marques Ramalhete, Solène Wachter, Wan-Lun Yun.       <br />
       Conception lumières : Max Adam.       <br />
       Conception sonore : Milan Van Doren.       <br />
       Conception artistique et scénographie textile : Iris Marchand, assistée par Léa Debeugny.       <br />
       Scénographie : Kjersti Alm Eriksen.       <br />
       Implantation scénographie et régie générale : Rémy Ebras.       <br />
       Costumes : Jean Lemersre.       <br />
       Recherche et texte : Thomas Bîrzan, Tessa Hall, Camille Legrand, Némo Flouret, Assia Turquier Zauberman.       <br />
       Conseils artistiques : Keren Kraizer, Solène Wachter       <br />
       Production : Bleu Printemps.       <br />
       Durée : entre 45 minutes et 1 heure.       <br />
              <br />
       <b>La représentation a eu lieu du 17 au 22 décembre 2024 à la Grande Halle de la Villette, Paris 19ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Décembre 2025 : La Halle aux grains - Scène nationale, Blois (41).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/900-Something-Days-Spent-in-the-XXth-Century-L-art-reincarne_a4116.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce</title>
   <updated>2024-05-30T12:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Requiem-s-L-art-dans-toutes-ses-tendances-et-toute-sa-grace_a3924.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80633273-58172532.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-05-30T11:53:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une superbe création, Angelin Prejlocaj crée un univers mêlant différents styles de danse et de musique. Autour du contemporain, du classique et de l'urbain, le chorégraphe marie, entre autres, Bach et Mozart à System of a Down, Jóhannsson et des chants médiévaux. Chaque tableau est un moment de théâtre corporel où le chorégraphe marie le geste aux notes et, parfois, à la parole de Deleuze.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80633273-58172532.jpg?v=1717065951" alt=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" title=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" />
     </div>
     <div>
      C'est une pièce pour dix-neuf danseurs avec, au démarrage, trois filets, comprenant chacun un protagoniste à l'intérieur, suspendus au-dessus d'un cercle d'interprètes pour chacun d'entre eux. Ceux-ci ont les bras tendus vers ce personnage emprisonné comme pour se mettre en communion avec lui. Qui est-il pour autant ? Nous sommes presque dans une scène à connotation religieuse, dans une sorte de recueillement, avec les bras tendus comme pour rentrer en résonance avec un au-delà, du moins avec une présence lointaine ou non accessible.        <br />
              <br />
       Le tout est baigné dans un clair-obscur de toute beauté, dans une lumière blanche et éclatante qui éclaire les trois groupes d'artistes alors que leur protagoniste respectif emprisonné est dans une semi-obscurité. Puis cela se poursuit par des couples de danseurs alignés sur trois rangées différentes aux mouvements élancés, les bras jetés vers le haut avec les corps qui se replient ou s'étendent selon les couples en se déplaçant longitudinalement. Il y a une synchronisation qui est effectuée entre couples d'une même ligne.       <br />
              <br />
       Le spectacle est une succession de tableaux où décors, costumes et mise en scène sont propres à chacun d'eux. C'est, à chaque fois, une histoire, réelle ou imaginée, car participant à une construction de fable qui est racontée corporellement, même si une voix off, celle de Gilles Deleuze, intervient. Pas de fil rouge en particulier, les univers étant très variés, multiples et hétérogènes. Ceux-ci sont accompagnés d'une kyrielle de styles de musiques, autant classiques que contemporains.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80633273-58172535.jpg?v=1717065991" alt=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" title=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" />
     </div>
     <div>
      On y découvre ainsi, entre autres, Mozart, Bach, System of a Down, Jóhannsson et des chants médiévaux. Les chorégraphies ont des gestuelles autant courbes, que brisées et hachées quand elles ne sont pas angulaires. D'amplitudes plus ou moins étendues, elles participent aussi à donner un poids, une gravité, dans un contexte dramaturgique à chaque fois différent, à des corps qui peuvent, selon les tableaux, être animés de légèreté ou de force, voire d'agressivité.       <br />
              <br />
       Ainsi, &quot;Requiem(s)&quot; peut être appréhendé comme une pièce de théâtre corporel avec sa trame et ses décors. Car Angelin Preljocaj décline sa création dans une démarche autant dansée, musicale que théâtrale, avec des touchers, des prises, des élans et des chutes où les corps fuient, roulent, courent ou restent fixes dans des gestiques toujours très empreintes d'expressivité. C'est un cocktail de mouvements dont l'allure et la trajectoire sont souvent surprenantes, les contextes dramaturgiques s'enchaînant dans un ensemble de scènes avec des ruptures artistiques pour chacun d'eux. Il n'y a, à dessein, aucune linéarité entre elles, donnant ainsi à voir des artistes dans différents rôles, le geste donnant presque lieu à une réplique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80633273-58172546.jpg?v=1717066015" alt=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" title=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" />
     </div>
     <div>
      Il y a une évolution autant artistique qu'émotionnelle dans le spectacle, comme si les tableaux étaient une succession à différents stades d'une histoire racontée dans une échelle de temps longue et brisée comme appartenant à différents lieux et espaces-temps. Là, ce sont des corps qui sont allongés comme des feuilles fragiles, ici, c'est tout en force que les déplacements se font, ailleurs, les danseurs se recueillent comme en prière quand, plus loin, ils courent pour fuir ou pour atteindre quelque chose.       <br />
              <br />
       Difficile de présenter des moments en particulier tant chacun a son propre cachet, aussi, nous n'en listons que quelques-uns comme celui où les mouvements sont par à-coups avec un interprète qui met ses deux poignets sur son tronc, avec les coudes brisés en angle droit, suivi par d'autres gestiques synchronisées et de même acabit quand autour les danseurs sont statiques puis sont pris par une même contagion artistique les uns après les autres.       <br />
              <br />
       Ailleurs, ce sont deux personnages qui s'effleurent, se prennent, se touchent, avec l'un d'eux allongé quand l'autre est debout, prêt à la prendre, mais qui l'effleure et de son corps la recouvre comme une gisante. Puis la scène qui suit, c'est avec le visage masqué d'un collant noir que d'autres protagonistes arrivent et prennent d'autres, allongés, dans des mouvements vifs.       <br />
              <br />
       La création est d'une grande richesse chorégraphique. La légèreté et la force sont présentes à chaque moment, faisant de chaque artiste un baromètre émotionnel de l'instant joué avec une gestuelle déclinée dans une expressivité superbe de grâce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Requiem(s)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80633273-58172560.jpg?v=1717066050" alt=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" title=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" />
     </div>
     <div>
      Création 2024.       <br />
       Chorégraphie : Angelin Preljocaj.       <br />
       Danseurs : Lucile Boulay, Elliot Bussinet, Araceli Caro Regalon, Leonardo Cremaschi, Lucia Deville, Isabel García López, Mar Gómez Ballester, Paul-David Gonto, Béatrice La Fata, Tommaso Marchignoli, Théa Martin, Víctor Martínez Cáliz, Ygraine Miller-Zahnke, Max Pelillo, Agathe Peluso, Romain Renaud, Mireia Reyes Valenciano, Redi Shtylla, Micol Taiana.       <br />
       Musiques : György Ligeti, Mozart, System of a Down, Bach, Hildur Guðnadóttir, Gilles Deleuze, Chants médiévaux (anonymes), Olivier Messiaen, Georg Friedrich Haas, Jóhann Jóhannsson, 79D.       <br />
       Lumières : Éric Soyer.       <br />
       Costumes : Eleonora Peronetti.       <br />
       Vidéo : Nicolas Clauss.       <br />
       Scénographie : Adrien Chalgard.       <br />
       Assistant, adjoint à la direction artistique : Youri Aharon Van den Bosch.       <br />
       Assistante répétitrice : Cécile Médour.       <br />
       Choréologue : Dany Lévêque.       <br />
       Costumière : Tania Heidelberger.       <br />
       Direction technique : Luc Corazza.       <br />
       Régie générale/son : Martin Lecarme, Mathieu Viallon.       <br />
       Régie lumière : Anaïs Silmar.       <br />
       Régie vidéo : Fabrice Duhamel.       <br />
       Production : Ballet Preljocaj.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 mai au 6 juin 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Exceptionnellement le lundi 3 juin à 20 h et le mercredi 5 juin à 21 h.       <br />
       Grande halle de la Villette, Paris 19ᵉ, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lavillette.com/manifestations/angelin-preljocaj-3/" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Requiem-s-L-art-dans-toutes-ses-tendances-et-toute-sa-grace_a3924.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"</title>
   <updated>2024-01-30T17:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-2024-Episode-2-Aimons-nous-vivants--Encrages--Hire-me-Please--Je-dis-elle_a3803.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78086854-56707781.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-01-30T15:22:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'une des originalités de Trente Trente, et pas des moins appréciées, est de proposer aux festivaliers des "Parcours" dans la ville. Ainsi, de lieu artistique en lieu culturel atypique, partagent-ils ensemble des propositions "hallucinantes". Faisant communauté, la troupe éphémère de spectateurs fait écho à celle des différents artistes pour créer… "la vie dans l'art". Ainsi de ce samedi 20 janvier où théâtre-cirque, musique-concert, performance chorégraphiée et théâtre littéraire s'enchainèrent jusqu'à la nuit avancée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56707781.jpg?v=1706626932" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Aimons-nous vivants"</strong></span>, de la Cie MMFF Mathieu Ma Fille Foundation d'Arnaud Saury, propose une étape d'un travail déjà fort élaboré, au point de pouvoir ressentir qu'il s'agirait d'une coquetterie de présentation… Autour d'un mât chinois générateur de poésie, de performances de haut vol et de saillies décalées, naît un récit envoûtant dont l'attraction est telle que l'on s'abandonne à la lévitation au fur et à mesure que ledit mât chinois, coiffé de palmes de cocotiers et orné de bananes, se métamorphose en exotique perche andalouse…       <br />
              <br />
       Faisant corps (et âme) avec son complice, le circassien virtuose Samuel Rodrigues sur lequel il s'appuie au propre (jusqu'à lui faire mal) comme au figuré (magnifiques échanges), Arnaud Saury explore de nouvelles dimensions propres à titiller son désir d'éternel explorateur. Lui, l'ex-danseur, insatiable découvreur de nouveaux espaces à partager avec ses complices – on a tous en mémoire l'épopée fabuleuse de "Dad is dead" sur le vélo de Mathieu Despoisse – se lance ici à l'assaut de l'inaccessible culminant à près de cinq mètres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56707941.jpg?v=1706627039" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      Comme dans un work in progress dévoilant les arcanes de la création, Samuel Rodrigues, suspendu au mât, s'épanche sur une anecdote fondatrice de son goût du risque. Un épisode de son enfance turbulente qui donne le vertige… et offre l'occasion à son complice de rectifier avec humour l'usage d'un français fraîchement acquis par son ami portugais, lui faisant confondre deux faux amis : <span style="font-style:italic">&quot;Ta mère n'était pas congelée par la peur, mais figée, on ne congèle pas deux fois le même produit&quot;</span>…       <br />
              <br />
       L'humour – renversant – du texte écrit par Suzanne Joubert résonne comme une mise en abyme des tribulations en haute altitude des deux compères, l'un (le circassien) servant de fauteuil, voire de lit à l'autre (l'acteur) dissertant, confortablement suspendu, sur l'usage entre autres de l'adjectif &quot;sale&quot; dans différentes expressions à connotation dégradante.       <br />
              <br />
       Viendra le temps d'un câlin en altitude et d'une chute poétique… aiguisant encore plus notre désir de découvrir, le jour du printemps prochain, la première de cette belle performance dont les prémices sont plus que prometteuses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56708015.jpg?v=1706627485" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Encrages"</strong></span>, d'Audrey Poujoula, se propose de tirer d'une machine à écrire – tapée de coups répétés ou frôlée par un archet – des sons amplifiés et mêlés à d'autres sons discordants préenregistrés. De plus, le choc de l'encre sur le papier crée des arabesques visuelles... Pour le moins que l'on puisse dire, c'est que ce concert improvisé, outre sa haute intensité en décibels, est à classer… dans les recherches "expérimentales".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56708226.jpg?v=1706628330" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Hire me, Please"</strong></span>, de Panos Malactos, nous entraîne facétieusement dans l'univers des auditions chorégraphiques, avec, en filigrane, un sens débridé de la dérision. En effet, qu'attend-on des candidats soumis au regard inquisiteur de juges en attente d'une originalité normée (oxymore), si ce n'est une soumission à des diktats dont ils sont tributaires ?       <br />
              <br />
       Surgie des coulisses, une créature barbue aux épaules musclées, se tortillant dans un justaucorps surplombant de hautes bottes du même rouge rutilant, se dirige en sautillant gauchement vers le micro… Concluant quelques notes haut perchées, on sent que le timide "Thank You" qui nous est adressé – à nous jury – est porteur du poids de l'enjeu…       <br />
              <br />
       Enchaînant alors sur des musiques d'enfer d'impressionnantes figures aériennes ponctuées de grands écarts latéraux parfaits, le danseur nous sur-prend… à contrepied, justifiant en creux ses propos minaudés hystériquement : <span style="font-style:italic">"Je suis un grand danseur, un artiste doté d'une grande technique".</span> Au gré des désirs du jury, il revêtira la même tenue, d'un gris éclatant cette fois, et se coiffera de la tête de licorne qu'on lui tend… affichant haut la liberté, la beauté et la puissance qu'il incarne. Panos Malactos montre ici sa double capacité de danseur émérite et de pourfendeur des attentes établies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56708273.jpg?v=1706629453" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Je dis elle"</strong></span>, d'Arnaud Poujol, pourrait être pris comme un rêve éveillé, celui de l'auteur recomposant dans un théâtre littéraire filmé, au gré des impacts d'"Écrire" (entretien qui, avant d'être un livre, fut d'abord filmé par Benoît Jacquot) et de "Roma" (fiction, elle aussi, d'abord filmée) de Marguerite Duras, ainsi que de ceux de "Cet amour-là" de Yann Andréa, sa propre fantasmagorie. Faisant du monde selon M.D. le ferment de son inspiration, il lui emprunte aussi sa stylistique alliant images filmées, écriture méditative et théâtralité épurée.       <br />
              <br />
       Un plateau tout de blanc tendu où une table accueille les feuillets de M.D. alors qu'en fond de scène un écran se couvre d'images au statut subliminal faisant effraction dans le présent de la représentation. Pêle-mêle, s'inscrivent des phrases échappées de ses romans, un bateau sur le Mékong, ou encore le visage d'une statue antique évoquant la reine de Samarie, Bérénice, l'amante de Titus, la pièce racinienne élue. Les trois acteurs tout de blanc vêtu – Aline Le Berre, Elise Servières et Yacine Sif El Islam – incarnent quant à eux, pour le porter jusqu'à nous, le substrat de l'univers de la résidente des Roches Noires et de Neauphle-le-Château.       <br />
              <br />
       Sur cette mosaïque de souvenirs écrans se précipitant sans autre ordre que celui impulsé par le flux et reflux d'une pensée encore et toujours vivante – celle de M.D. –, les trois comédiens vont faire subtilement entendre la petite musique des mots échappés au temps qui passe. Leurs voix, portées par les corps à l'unisson, résonnent alors comme les particules d'un monde résistant à son évanescence.       <br />
              <br />
       Ainsi de la rencontre fictionnelle entre Elle et Lui, un soir, dans le hall d'un hôtel romain donnant sur la piazza Navona. Embarqués dans <span style="font-style:italic">"ce film qui commencerait ici"</span>, alors qu'il a déjà commencé avec la question posée par la femme, nous sommes pris dans un tourbillon poétique qui dit de lui – et de nous… – ce que nous ignorions encore l'instant d'avant. Effet troublant des développements argentiques où le révélateur fait apparaître comme en contre-jour les images en cours d'élaboration.       <br />
              <br />
       Et à l'instar de l'écriture de M.D. où il n'y a jamais d'enchaînement entre les événements, l'acteur faisant maintenant face à l'actrice assise à sa table de travail, "devient" Yann Andréa pour confier cette impossibilité de la nommer autre que par son nom d'emprunt. Duras, ce nom d'auteur qui lui plait infiniment… Les jeux en miroir de la réalité réfléchie se poursuivent jusque dans leur manière de se nommer : <span style="font-style:italic">"Nous avons tous les deux des noms d'emprunt, des noms de plume, des noms faux et qui deviennent vrais puisqu'ils ont été choisis et écrits par elle".</span> Quant au "Je dis elle" du titre, il introduit entre eux – qui parlent d'eux à la troisième personne, comme s'ils étaient eux-mêmes des personnages – la présence d'une troisième entité, le "elle" de la littérature, la seule vérité vivante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56708476.jpg?v=1706629489" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, entre les textes tapés frénétiquement, les vins bus, les crises violentes et "Capri c'est fini" d'Hervé Vilard, accompagnée par la musique enivrante de Benjamin Ducroq, l'écriture – bouleversante – creuse-t-elle son sillon pendant qu'une troisième complice projette en vidéo leurs visages. Parfois même on croirait voir surgir entre deux plans, comme une ombre portée, le fantôme du "Ravissement de Lol V. Stein". Donner à voir l'indicible au cœur de l'œuvre de Marguerite Duras pour tenter d'en délivrer l'essence… Un pari aussi fou que réussi.       <br />
              <br />
       <b>L'ensemble de ces spectacles a été vu le samedi 20 janvier dans le cadre du "Parcours Le Bouscat-Bordeaux" du Festival Trente Trente de Bordeaux Métropole – Boulazac.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56709080.jpg?v=1706630157" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Aimons-nous vivants"</strong></span>       <br />
       Théâtre-Cirque, travail en cours.       <br />
       Conception : MMFF – Arnaud Saury.       <br />
       Écriture et interprétation : Arnaud Saury et Samuel Rodrigues.       <br />
       Collaboration artistique : Suzanne Joubert et Marie Vaissière.       <br />
       Coach Mât Chinois : Kinane Srirou.       <br />
       Lumière : Jean Ceunebroucke et Alix Veillon.       <br />
       Régie générale : Paul Fontaine.       <br />
       Durée actuelle : 30 minutes.       <br />
       <b>A été représenté le vendredi 19 et le samedi 20 janvier à L'Atelier des Marches - Le Bouscat.</b>       <br />
       Création le 21 mars 2024 à L'Agora de Boulazac (24).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56709478.jpg?v=1706630460" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Encrages"</strong></span>       <br />
       Musique-concert.       <br />
       Artiste sonore : Audrey Poujoula.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
       <b>Représenté le samedi 20 janvier au Marché de Lerme à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56709491.jpg?v=1706630532" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Hire me, Please"</strong></span>       <br />
       Performance  - Chypre. Première française.       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Panos Malactos.       <br />
       Dramaturgie : Odysseas I. Konstantinou et Panos Malactos.       <br />
       Costumes : Eleni Papavasiliou.       <br />
       Vidéos : Suzana Phialas.       <br />
       Durée : 15 minutes.       <br />
       <b>Représenté le samedi 20 janvier à la Halle des Chartrons à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78086854-56709513.jpg?v=1706630622" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 2 "Aimons-nous vivants", "Encrages", "Hire me, Please", "Je dis elle"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Je dis elle"</strong></span>       <br />
       Théâtre création.       <br />
       D'après "Cet amour-là" de Yann Andréa et "Écrire" de Marguerite Duras       <br />
       Cie Monsieur Kaplan.       <br />
       Mise en scène et adaptation : Arnaud Poujol.       <br />
       Avec : Aline Le Berre, Élise Servières et Yacine Sif El Islam.       <br />
       Regard et lumières : Jean-Luc Terrade.       <br />
       Création musicale : Benjamin Ducroq.       <br />
       Création lumière : Antoine Auger.       <br />
       Vidéo : Erwin Chamard.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       <b>Représenté le samedi 20 janvier à La Manufacture CDCN à Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 janvier au 2 février 2024.</span>       <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       XXIe Rencontres de la Forme Courte dans le Spectacle Vivant       <br />
       Bordeaux Métropole - Boulazac.       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-2024-Episode-2-Aimons-nous-vivants--Encrages--Hire-me-Please--Je-dis-elle_a3803.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"One shot"… Délice de danses urbaines !</title>
   <updated>2023-12-06T09:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/One-shot-Delice-de-danses-urbaines-_a3774.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77187025-55989315.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-12-06T09:10:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une superbe représentation où l'ombre tutélaire d'Osmane Sy reste encore très présente, le chorégraphe français a créé, dans ce spectacle, un mariage de danses urbaines qui offre un kaléidoscope de gestiques où la personnalité de chaque artiste devient surtout l'aiguillon de sa propre expressivité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77187025-55989315.jpg?v=1701851846" alt=""One shot"… Délice de danses urbaines !" title=""One shot"… Délice de danses urbaines !" />
     </div>
     <div>
      Place à huit femmes qui investissent la scène avec un DJ déjà présent (Sam One DJ ou DJ SP Sunny) côté jardin. Elles s'immiscent sur scène soit en groupe, soit séparément avec une gestuelle fluide ou massive, avec, pour celle-ci, des corps plus ancrés au sol. Durant toute la représentation, c'est un ensemble de tableaux qui est proposé avec, pour chacun, son style, son pinceau, son crayon, sa patte, sa plume, comme une partition avec ses différentes notes qui ont leur propre portée et qui composent une mélodie. Celle-ci ressemble à une symphonie tant la composition chorégraphique est d'une grande richesse stylistique… intégrant le wacking, le popping, la house dance et le hip-hop.       <br />
              <br />
       On glisse souvent dans des tempos musicaux aussi variés que celles des danses urbaines adoptées sur scène avec leurs allures glissées, fluides ou alors plus tranchées dans l'étirement des membres inférieurs et supérieurs. Difficile de lister tous les solos dont la qualité est indéniable. Aussi, nous n'en choisirons qu'un, celui de Cintia Golitin, superbe dans son popping où les bras s'étirent, s'allongent, son torse descendant et s'enroulant presque, ses membres inférieurs se repliant puis remontant. Tel un serpent, elle devient très élastique avec l'appui de ses bras qui s'étirent et s'allongent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77187025-55989332.jpg?v=1701851903" alt=""One shot"… Délice de danses urbaines !" title=""One shot"… Délice de danses urbaines !" />
     </div>
     <div>
      Plus loin, les jambes des artistes descendent, s'allongent, se replient selon les chorégraphies. Celles-ci sont multiples dans leurs gestuelles avec lesquelles le poids du corps peut osciller dans des latitudes qui allient souvent force et fluidité. Les déplacements sont effectués sur toute la longueur de la scène, allant un moment jusqu'à la table du DJ. Elles investissent ainsi un champ qui est une non-zone, une frontière vide entre danse et musique pour créer un lien direct entre ces deux arts.       <br />
              <br />
       Dans cette immixtion, on se retrouve symboliquement dans une fusion artistique. Il y a de bout en bout de la représentation un enchevêtrement chorégraphique entre le wacking, le popping, la house dance et le hip-hop. Bien qu'urbaines, leurs styles sont très différents. Ceux-ci construisent dans leurs tempos, leur rythme et dans leur fluidité différents tableaux qui se lient dans un espace-temps les uns aux autres, dégageant une cohérence plurielle entre eux. À prendre chacun d'eux, on se retrouve face à la mise en exergue de solos comme pièces d'un puzzle. Tout est différent, mais tout se relie.       <br />
              <br />
       Les danseuses se mettent parfois côté cour sur une partie légèrement surélevée. Les jambes sont élancées, oscillant, selon les tableaux, entre tension et souplesse leur permettant de descendre, pour certaines, leur taille presque au niveau des genoux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77187025-55989335.jpg?v=1701851925" alt=""One shot"… Délice de danses urbaines !" title=""One shot"… Délice de danses urbaines !" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle finit avec de la house dance où toutes les interprètes s'avancent en groupe en rythmant leurs déplacements vers l'avant-scène sur des appuis bien marqués de la plante des pieds, les jambes tapant le sol de façon énergique.       <br />
              <br />
       Comment ne pas penser à Ousmane Sy, alias Babson, mort prématurément en 2020 d'une crise cardiaque à Anthony (92) ? Parti beaucoup trop jeune, il laisse derrière lui une approche épurée comme aussi pour sa création &quot;Basic&quot; (2016), la grille de lecture à avoir est avant tout personnelle à chaque interprète. La gestique du corps engendre en effet l'allure des mouvements, car elle donne son tempo.       <br />
              <br />
       Le chorégraphe français, figure de proue du hip-hop, avait livré avec sa troisième et dernière pièce &quot;One shot&quot; un style où la transfiguration des gestuelles fait écho à la personnalité de chaque artiste. Les passages solos groupe sacrent une union tout en préservant la gestique de chacune. Ainsi ce mariage heureux dans ces différentes configurations fait résonner cette différence qu'une danse n'est pas que sujet d'une grammaire, mais surtout l'expressivité de chaque interprète. Faire cohésion ensemble tout en étant différent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"One shot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77187025-55989336.jpg?v=1701851948" alt=""One shot"… Délice de danses urbaines !" title=""One shot"… Délice de danses urbaines !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Ousmane Sy.       <br />
       Assistante chorégraphe : Odile Lacides.       <br />
       Création lumières : Xavier Lescat.       <br />
       Son et arrangements : Adrien Kanter.       <br />
       Costumes : Laure Maheo.       <br />
       Regards complices : Kenny Cammarota, Valentina Dragotta, Audrey Minko.       <br />
       Avec 8 danseuses parmi : Audrey Batchily, Allauné Blegbo, Cynthia Casimir, Marina De Remedios, Valentina Dragotta, Chris Fargeot, Johanna Faye, Nadia Gabrieli Kalati, Cintia Golitin, Linda Hayford, Odile Lacides, Audrey Minko, Anaïs Mpanda, Mounia Nassangar, Stéphanie Paruta.       <br />
       DJ (en alternance) : Sam One DJ, DJ SP Sunny.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Ce spectacle s'est déroulé du 23 au 25 novembre 2023.</b>       <br />
       Grande Halle de la Villette       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/programmation/1" target="_blank">&gt;&gt; Programmation La Villette</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/One-shot-Delice-de-danses-urbaines-_a3774.html" />
  </entry>
</feed>
