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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-12T19:43:48+02:00</updated>
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   <title>•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !</title>
   <updated>2018-05-29T12:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Molieres-2018-Une-chambre-en-Inde-contre-tous-les-integrismes-_a1725.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10879777-17995031.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-12-03T12:58:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10879777-17995031.jpg?v=1483429420" alt="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" title="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" />
     </div>
     <div>
      Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié &quot;Artaud&quot;. Il avait &quot;pété les plombs&quot; suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.       <br />
              <br />
       Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.       <br />
              <br />
       La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait <span style="font-style:italic">&quot;comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10879777-17995232.jpg?v=1483434551" alt="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" title="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" />
     </div>
     <div>
      La pièce est composée de scènes dans lesquelles le Terukkuttu s'intègre avec le Mahabharata pour dénoncer la violence faite aux femmes. Celles-ci sont accompagnées de chants et de musiques aux rythmes soutenus ; et certains comédiens sont vêtus de costumes chamarrés aux couleurs vives. L'ailleurs incarne un véritable lieu où le mythe entre par effraction dans la chambre.       <br />
              <br />
       Le jeu est très physique avec des voix projetées qui, tout au long du spectacle, manifestent une réelle dynamique dans laquelle les corps s'expriment avec force. Tous les comédiens sont dans cette configuration spatiale, vocale et corporelle.       <br />
              <br />
       Un téléphone rappelle souvent Cornélia à la réalité. D'un rêve, elle passe à la recherche d'une inspiration, d'un positionnement théâtral pour traiter de la situation géopolitique du monde.       <br />
              <br />
       À travers elle, c'est Mnouchkine qui interpelle, dénonce la maltraitance des femmes, le terrorisme, ses exactions. Elle revendique le théâtre non comme un garrot qui arrêterait les massacres en Irak, en Syrie, en Libye ou ailleurs. Mais comme un Art qui peut délivrer la société de ses peurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10879777-17995839.jpg?v=1483434594" alt="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" title="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" />
     </div>
     <div>
      Il y a une superposition d'espaces-temps, avec le Mahabharata et l'Inde d'aujourd'hui, dans différents lieux, en Arabie Saoudite, dans le désert ou en Islande, où songes et réalités se rejoignent. C'est une pièce-carrefour où l'hindi, le français, l'anglais et l'arabe se mêlent.       <br />
              <br />
       Daech est aussi évoqué, intégré dans l'histoire, dans des propos d'extrémistes truffés de lapsus qui dénotent leurs perversités ou dans un attentat manqué faisant apparaître la figure bête et naïve du terroriste. C'est très comique. Un Irakien, beaucoup plus tragique, explique Daech et le devenir de son pays.       <br />
              <br />
       La fin est directement inspirée du &quot;Dictateur&quot; de Chaplin. Le personnage, maquillé de blanc avec la moustache d'Hitler, prend la parole pour lancer un appel à être ensemble, à lutter contre tous les extrémismes. En lui, c'est l'Art et la Vie qui sont symbolisés pour venir en aide dans ces périodes troublées.       <br />
              <br />
       La note finale est presque idyllique. Mais c'est une belle note d'espoir. Il y a une prise de risque de Mnouchkine de traiter Daech de façon comique pendant une période d'attentats. Et c'est une force de n'avoir fait aucune concession pour briser une peur dans laquelle le terroriste s'emploie à nous enfermer. Le théâtre devient lutte sans pour autant sortir de ses allées de poésie et d'humour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10879777-17995857.jpg?v=1483434634" alt="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" title="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" />
     </div>
     <div>
      À quoi sert le théâtre ? La question revient souvent dans la bouche de Cornélia. Elle porte l'idée que celui-ci doit avoir toujours raison des extrémismes. Et c'est ce que fait admirablement la superbe troupe du Théâtre du Soleil.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Le terrakkutuu est un art populaire qui englobe toutes les variantes d'une forme de théâtre de rue pratiquée en Inde du sud. Il raconte essentiellement les deux grandes épopées : le Mahabharata et le Ramayana, ainsi que quelques légendes locales dont les protagonistes sont les dieux du Panthéon hindou et des personnages mythiques. Contrairement aux formes traditionnelles indiennes, il se réfère aux textes classiques tamouls. Il a ainsi sa propre manière de raconter les mythes en y incorporant une dimension ritualiste inspirée des croyances locales.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une chambre en Inde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10879777-18001917.jpg?v=1483459601" alt="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" title="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" />
     </div>
     <div>
      Une création collective du Théâtre du Soleil.       <br />
       Dirigée par Ariane Mnouchkine.       <br />
       Musique de Jean-Jacques Lemêtre.       <br />
       En harmonie avec Hélène Cixous. Avec la participation exceptionnelle de Kalaimamani Purisai Kannappa Sambandan Thambiran.       <br />
       Durée : environ 4 heures, entracte inclus.       <br />
       3 h 30 + entracte de 15 minutes les mercredi et jeudi, entracte de 30 minutes les vendredi, samedi et dimanche.       <br />
              <br />
       <b>Pour découvrir la distribution complète :</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10879777-18001948.jpg?v=1483459668" alt="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" title="•Molières 2018• "Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !" />
     </div>
     <div>
      Du 5 novembre au 31 décembre 2016.       <br />
       Du 3 mars au 21 mai 2017.       <br />
       Du 16 juin au 9 juillet 2017.       <br />
       Du mercredi au vendredi à 19 h 30, samedi à 16 h, dimanche à 13 h 30.        <br />
       Théâtre du Soleil, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>       <br />
              <br />
       Du 30 mai au 10 juin 2017.       <br />
       Printemps des comédiens,       <br />
       Montpellier, 04 67 63 66 67.       <br />
       <a class="link" href="http://www.printempsdescomediens.com/" target="_blank">&gt;&gt; printempsdescomediens.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée et reprise</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 20 décembre 2017.</span>       <br />
       Au Park Avenue Armory, New York, USA.       <br />
       <a class="link" href="http://armoryonpark.org/programs_events/detail/a_room_in_india" target="_blank">&gt;&gt; armoryonpark.org/programs_events/detail/a_room_in_india</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 24 février 2018.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 19 h 30, samedi à 16 h, dimanche à 13 h 30.       <br />
       Théâtre du Soleil, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/nos-actualites/une-chambre-en-inde/article/premiere-le-26-octobre-2016" target="_blank">&gt;&gt; Plus d'infos</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Première publication : 3 janvier 2017.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Molieres-2018-Une-chambre-en-Inde-contre-tous-les-integrismes-_a1725.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir</title>
   <updated>2014-12-23T19:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mataora-2-Voyage-entre-Histoire-et-espoir_a1254.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7294905-11217654.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-12-23T19:20:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Mataora est ce bateau qui a pu sauver, en décembre 1945, plus de deux cents passagers des heures sombres que vivait la Grèce. Hélène Cinque propose une mise en scène où l'Histoire cohabite avec le Présent et où les personnages se dédoublent entre deux époques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7294905-11217654.jpg?v=1419359557" alt=""Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir" title=""Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir" />
     </div>
     <div>
      La scène laisse apparaître un espace dans lequel cohabitent deux aires de jeux composées de mobiliers de bureau. Celles-ci deviennent, suivant l'action qui s'y déroule, lieux de répétition ou d'événements historiques. Nous sommes à la confluence de trois univers différents dans lesquels théâtre, Histoire et actualité politique se mêlent inexorablement.       <br />
              <br />
       Le seul élément scénique restant tout au long du spectacle est un mur situé en arrière-scène recouvert de photos de passagers du Mataora ainsi que de celles d'Octave Merlier, directeur de l'Institut français d'Athènes, et de son collaborateur, le secrétaire général Roger Milliex, qui ont conçu et planifié cette traversée.        <br />
              <br />
       Le Mataora est ce bateau néo-zélandais qui, parti de Grèce le 22 décembre 1945, a emporté avec lui près de 215 passagers, dont 140 boursiers sous l'égide des gouvernements français et anglais. Ils comprenaient entre autres des gens devenus philosophes, architectes, scientifiques, artistes et qui allaient devenir célèbres pour certains d'entre eux. Ils quittaient la Grèce pour fuir les heures sombres que vivait le pays, pour rejoindre Paris en débarquant à Tarente en Italie du Sud.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7294905-11217657.jpg?v=1419359757" alt=""Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir" title=""Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir" />
     </div>
     <div>
      La pièce a un objectif résolument historique en retraçant l'Histoire de la Grèce avant, pendant et au sortir de la Seconde Guerre mondiale. La démarche est didactique en y présentant les tenants et les aboutissants historiques. Des photos et films documentaires viennent appuyer la pièce. Le parti pris d'Hélène Cinque, auteur et metteur en scène, est de mettre les comédiens en rapport direct avec le public en les intégrant directement dans la scénographie, celle-ci allant jusqu'au public et dans laquelle viennent se joindre des personnages.        <br />
              <br />
       Ainsi, les spectateurs prennent part, en tant que témoins &quot;actifs&quot;, aux événements historiques qui se déroulent sur scène et dans lesquels les comédiens incarnent soit les personnages de la traversée du Mataora, soit des personnes aujourd'hui vivant les vicissitudes économiques actuelles de la Grèce. Ainsi, le jeu des comédiens oscille entre deux plans différents, celui d'un personnage des siècles dernier et actuel.       <br />
              <br />
       C'est aussi un lieu, la scène, qui est vu sous différents aspects. À la fois scène de répétition ou scène de représentation, celle-ci devient, sous ces différents éclairages, un lieu protéiforme où le comédien s'habille et se déshabille de ses personnages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le jeu des comédiens dans les scènes se revêt parfois d'une &quot;théâtralité&quot; grave ou humoristique qui sied bien à une époque où l'Histoire a marqué de son empreinte les événements. Les mouvements de groupe sont toutefois légèrement figés à l‘entame de la pièce mais prennent de l'ampleur par la suite.        <br />
              <br />
       C'est une pièce historique dont les photos et les films deviennent les dépositaires d'une époque qui se nourrit du Temps présent. Ils servent de maillons, de liens entre les personnages et les comédiens. L'Histoire fait corps avec l'histoire. Nous sommes ainsi entre réalité et fiction, documentaire et fable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mataora, la mémoire trouée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7294905-11217684.jpg?v=1419359793" alt=""Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir" title=""Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir" />
     </div>
     <div>
      Création collective.       <br />
       D'après &quot;Le Voyage du Mataroa 1945 - Au miroir de la mémoire&quot; de Nelly Andrikopoulou.       <br />
       Traduction : Dimitris Alexakis, Cybèle Castoriadis.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Hélène Cinque.       <br />
       Idée artistique et recherche : Elita Kounadi.       <br />
       Avec : Cybèle Castoriadis, Dimitris Daskas, Pantelis Dentakis, Malamatenia Gotsi, Ioanna Kanellopouou, Elita Kounadi, Tatiana-Anna Pitta, Harold Savary, Yiorgos Stamos, Polydoros Vogiatzis.       <br />
       Musique : Nikos Kypourgos.       <br />
       Lumières : Vincent Lefèvre.       <br />
       Son : Nicolas Roy.       <br />
       Costumes : Georges Vafias.       <br />
       Vidéo : Stylianos Pangalos.       <br />
       Habillage et montage vidéos : Véronica Bonafé.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 28 décembre 2014.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, le dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Soleil, Cartoucherie, Route du Champ de Manœuvre, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">14, 15 et 16 janvier 2015 :</span> Théâtre Liberté, Toulon (83).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Mataora" (1)… Théâtre témoignage, entre passé et présent, où l'on ressent l'amertume grecque</title>
   <updated>2014-12-22T15:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mataora-1-Theatre-temoignage-entre-passe-et-present-ou-l-on-ressent-l-amertume-grecque_a1253.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7290905-11210316.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-12-22T15:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hélène Cinq, avec sa troupe franco-grecque, fait remonter à la surface de la mémoire un épisode oublié de l'Histoire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et c'est passionnant. Mataroa ? C'est un bateau au nom de Pacifique sud qui s'est illustré, entre autres faits glorieux*, dans l'évacuation de plus de 180 étudiants grecs mis en en danger par une autre histoire oubliée, celle de la guerre civile grecque née à l'occasion de la libération de 1945.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7290905-11210316.jpg?v=1419257464" alt=""Mataora" (1)… Théâtre témoignage, entre passé et présent, où l'on ressent l'amertume grecque" title=""Mataora" (1)… Théâtre témoignage, entre passé et présent, où l'on ressent l'amertume grecque" />
     </div>
     <div>
      Hélène Cinq rapporte l'histoire des petits malmenés par les décisions des puissants (et leurs accords stratégiques). Celles de Churchill et Staline… Mais aussi des grands argentiers contemporains.       <br />
              <br />
       Car Théâtre dans le théâtre, il est aussi question de la répétition d'une pièce de théâtre de nos jours... brutalement interrompue par la disparition des crédits culturels. Par ce biais, du cœur du métier de comédien, faisant le lien entre le passé et le présent, la troupe rend sensible le poids de la perpétuation des traumatismes et les difficultés d'exister entre crainte de guerre civile et crainte de l'exil. Être tous des Papadhópoulos (surnom des hommes corrompus) ou être tous des exilés ?       <br />
              <br />
       Le dialogue scénique entre le plateau, le récit et le contexte est rigoureux énergique et fluide. Le spectateur, au contact de comédiens en intimité directe et franche avec leurs personnages et leurs caractères, vit au rythme de la comédie et du drame. Il apprend plein de choses, reconnaît l'épreuve commune de la vie, l'épreuve du présent et perçoit la possibilité d'une voie nouvelle.       <br />
              <br />
       Les réalités de plateau et du récit glissent au rythme de la conscience. Rire et émotion conjurent le douloureux sentiment d'une triste et encore évitable répétition.       <br />
              <br />
       Ce théâtre témoignage porte à un haut point de cristallisation qui fait sens : celui de l'absurdité du drame et l'aube des tragédies. Théâtre tout simplement par lequel le spectateur ressent l'amertume grecque.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Il a transporté des rescapés Buchenwald et Bergen Belsen.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mataora, la mémoire trouée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7290905-11210317.jpg?v=1419257511" alt=""Mataora" (1)… Théâtre témoignage, entre passé et présent, où l'on ressent l'amertume grecque" title=""Mataora" (1)… Théâtre témoignage, entre passé et présent, où l'on ressent l'amertume grecque" />
     </div>
     <div>
      Création collective.       <br />
       D'après &quot;Le Voyage du Mataroa 1945 - Au miroir de la mémoire&quot; de Nelly Andrikopoulou.       <br />
       Traduction : Dimitris Alexakis, Cybèle Castoriadis.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Hélène Cinque.       <br />
       Idée artistique et recherche : Elita Kounadi.       <br />
       Avec : Cybèle Castoriadis, Dimitris Daskas, Pantelis Dentakis, Malamatenia Gotsi, Ioanna Kanellopouou, Elita Kounadi, Tatiana-Anna Pitta, Harold Savary, Yiorgos Stamos, Polydoros Vogiatzis.       <br />
       Musique : Nikos Kypourgos.       <br />
       Lumières : Vincent Lefèvre.       <br />
       Son : Nicolas Roy.       <br />
       Costumes : Georges Vafias.       <br />
       Vidéo : Stylianos Pangalos.       <br />
       Habillage et montage vidéos : Véronica Bonafé.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 28 décembre 2014.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, le dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Soleil, Cartoucherie, Route du Champ de Manœuvre, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">14, 15 et 16 janvier 2015 :</span> Théâtre Liberté, Toulon (83).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Mataora-1-Theatre-temoignage-entre-passe-et-present-ou-l-on-ressent-l-amertume-grecque_a1253.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Ronde de nuit... Ronde de l'exil, de la liberté rêvée... d'un peuple plein de vitalité et de foi en la vie</title>
   <updated>2013-04-23T10:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ronde-de-nuit-Ronde-de-l-exil-de-la-liberte-revee-d-un-peuple-plein-de-vitalite-et-de-foi-en-la-vie_a888.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5442940-8120163.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-04-23T10:39:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Théâtre Aftaab est en en voyage et cela lui réussit. Né en 2005 à Kaboul d’un simple stage organisé par le Théâtre du Soleil. Il réunit comédiens et comédiennes qui sont plus qu’une lueur d’espoir qui, dans la nuit afghane, dans les ruines la guerre et le danger, brûle. Ils forment une troupe de théâtre qui affirme sa fierté.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5442940-8120163.jpg?v=1366706716" alt="Ronde de nuit... Ronde de l'exil, de la liberté rêvée... d'un peuple plein de vitalité et de foi en la vie" title="Ronde de nuit... Ronde de l'exil, de la liberté rêvée... d'un peuple plein de vitalité et de foi en la vie" />
     </div>
     <div>
      Elle présente sa dernière création au Théâtre du Soleil, &quot;La Ronde de nuit&quot;.       <br />
       La manière est certes mnouchkienne (forcément mnouchkienne) mais l’art démontre une capacité à raconter des histoires vraies avec un sens du réalisme plein d’humour et de distance. Dans la ronde de nuit, le gardien de nuit afghan d’un théâtre imaginaire (qui ressemble fort au Soleil), le soir de son premier travail par un froid d’hiver froid de gueux, voit ses compatriotes hommes et femmes débouler.        <br />
              <br />
       La nuit est agitée, le sommeil fragile, l’éveil tendu. Les rixes et les rabibochages comme autant de marques de la peur, la faim, le dénuement, la colère, l’amour. Les personnages si terriblement fragiles, si terriblement beaux rassemblent leurs destins d’humanité. D'effroi et de rire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5442940-8120166.jpg?v=1366706797" alt="Ronde de nuit... Ronde de l'exil, de la liberté rêvée... d'un peuple plein de vitalité et de foi en la vie" title="Ronde de nuit... Ronde de l'exil, de la liberté rêvée... d'un peuple plein de vitalité et de foi en la vie" />
     </div>
     <div>
      Distribuant le pittoresque et le tragique, la troupe révèle au spectateur ébloui les nouveaux avatars des fantômes de Shakespeare, de Sophocle qui vibrent avec nous. La maitrise des codes dont font montre les comédiens leur permettent paradoxalement en effet de nourrir le grand répertoire de leur propre expérience.       <br />
              <br />
       Hélène Cinque qui met en scène fait ressortir les ombres et les lumières de ces comédiens avec efficacité et discrétion. Le théâtre et le réel se rejoignent dans la fable pour le grand bonheur des spectateurs.       <br />
              <br />
       &quot;La Ronde de nuit&quot; est un conte réaliste d’hier et de maintenant. Il est celui de l’éternel voyage des comédiens et de tous ceux qui ont l’exil pour royaume, l’hostilité, la peur, les espoirs comme compagnons et les histoires qu’on se raconte pour réconfort. La condition humaine en partage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5442940-8120178.jpg?v=1366706798" alt="Ronde de nuit... Ronde de l'exil, de la liberté rêvée... d'un peuple plein de vitalité et de foi en la vie" title="Ronde de nuit... Ronde de l'exil, de la liberté rêvée... d'un peuple plein de vitalité et de foi en la vie" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;La Ronde de nuit&quot;, il est question du rêve de femme au sein nue guidant le peuple face aux balles et de péripatéticienne du bois voisin en bonne samaritaine. Rêve de France. Rêve de liberté. Rêve de chaleur.       <br />
              <br />
       Et dans le grand écart des mondes et des cultures s’affirme une vitalité et une foi en la vie.       <br />
               <br />
       &quot;La Ronde de nuit&quot; ? C’est une histoire comme on aimerait que les unes des journaux en rapportent d’avantage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Ronde de nuit"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5442940-8120179.jpg?v=1366706798" alt="Ronde de nuit... Ronde de l'exil, de la liberté rêvée... d'un peuple plein de vitalité et de foi en la vie" title="Ronde de nuit... Ronde de l'exil, de la liberté rêvée... d'un peuple plein de vitalité et de foi en la vie" />
     </div>
     <div>
      Création collective par le Théâtre Aftaab en Voyage.       <br />
       Mise en scène : Hélène Cinque.       <br />
       Avec : Haroon Amani, Aref Banahar, Taher Beak, Saboor Dilawar, Mujtaba Habibi, Mustafa Habibi, Sayed Ahmad Hashimi, Farid Ahmad Joya, Shafiq Kohi, Asif Mawdudi, Wioletta Michalczuk, Caroline Panzera, Ghulam Reza Rajabi, Omid Rawendah, Shohreh Sabaghy, Harold Savary, Wajma Tota Khil.       <br />
       Les photographies projetées pendant le spectacle sont l’œuvre des artistes Reza et Manoocher Deghati/Webistan.       <br />
       Spectacle en français et en dari surtitré.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 mars au 28 avril 2013.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Soleil, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ronde-de-nuit-Ronde-de-l-exil-de-la-liberte-revee-d-un-peuple-plein-de-vitalite-et-de-foi-en-la-vie_a888.html" />
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