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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-12T13:01:53+02:00</updated>
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   <title>Avec "Josef K.", la fantaisie de Clément Poirée trouve dans l'œuvre de Kafka un tremplin pour sa démesure scénique</title>
   <updated>2026-09-24T19:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-Josef-K--la-fantaisie-de-Clement-Poiree-trouve-dans-l-oeuvre-de-Kafka-un-tremplin-pour-sa-demesure-scenique_a4667.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-09-24T18:25:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cela finit comme presque tous les spectacles. (En disant cela, je repense à la fin de "L'île du salut", adapté de "La Colonie pénitentiaire" de Franz Kafka par Matthias Langhoff en 1996, qui laissait les comédiens en jeu tandis que le public sortait, n'osant pas applaudir, prolongeant le tourment du spectacle jusque dans la rue, une fin très étonnante et inhabituelle). Josef K. se clôt par un simple noir. Comme quasiment toutes mises en scène. Un noir suivi en général par un temps plus ou moins long de silence avant le premier applaudissement qui déclenche le reste de la salle. Ici, la chose s'est passée un peu différemment.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98142695-68349148.jpg?v=1790267297" alt="Avec "Josef K.", la fantaisie de Clément Poirée trouve dans l'œuvre de Kafka un tremplin pour sa démesure scénique" title="Avec "Josef K.", la fantaisie de Clément Poirée trouve dans l'œuvre de Kafka un tremplin pour sa démesure scénique" />
     </div>
     <div>
      Un court silence a suivi effectivement le noir sur scène et dans la salle. Alors quelques applaudissements commencèrent, disséminés dans le public. Cela dura quelques secondes et l'on sentit alors une sorte de manque de mobilisation de ce public à cet instant. Lorsque les lumières se rallumèrent et que les comédiennes et les comédiens s'avancèrent pour les saluts, tout revint dans l'ordre : des applaudissements quasi généralisés.       <br />
              <br />
       Plusieurs hypothèses à cette réaction légèrement retardée : soit toute une partie de la salle restait choquée, en émoi, demandant quelques secondes de digestion après cette dernière scène, celle où Josef K. est mis à mort par les deux sbires qui le persécutent depuis les premières minutes de l'histoire. Soit c'est l'indétermination d'une partie de ce public quant à ces deux heures de spectacle auquel il venait d'assister… et qui le laissait bras croisés, tête penchée, bouche légèrement tordue vers la gauche dans une attitude sceptique. Soit cette partie du public s'était tout bonnement endormie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98142695-68349160.jpg?v=1790267321" alt="Avec "Josef K.", la fantaisie de Clément Poirée trouve dans l'œuvre de Kafka un tremplin pour sa démesure scénique" title="Avec "Josef K.", la fantaisie de Clément Poirée trouve dans l'œuvre de Kafka un tremplin pour sa démesure scénique" />
     </div>
     <div>
      La dernière hypothèse serait que tout le public se soit endormi, se soit mis à rêver de la pièce et qu'une partie de ses rêves refusent de s'arrêter à la mort du héros ordinaire qu'est Josef K., tandis qu'une autre partie des rêveurs rêve que le spectacle se termine et que, dans ce songe abyssal, ils se voient applaudissant bizarrement à cette mort. Mais ça, c'est très exagéré évidemment. Et pourtant, le pendant serait assez juste avec la mise en scène développée par Clément Poirée qui joue avec les rêves, les fantasmes et les cauchemars terrifiants que Kafka a offert au monde avec son triste sourire.       <br />
              <br />
       Dans les ombres du grand plateau du Théâtre de la Tempête surgit la chambre de Josef K. où les policiers viennent l'arrêter, celle de sa voisine dans laquelle il subit un premier interrogatoire, les escaliers de son garni où il échange avec sa logeuse et ceux qui mènent aux greniers où se trouvent le greffe du tribunal, le bureau dans la banque où il travaille et les innombrables portes, celle de la chambre de l'avocate corruptrice et corrompue et les autres lieux labyrinthiques du Procès de Kafka. Des panneaux mouvants, parfois vitrés de glaces dépolies, des trappes, des encadrements et des portes et des escaliers mobiles créent à volonté les lieux de l'action, les espaces. Dans cette danse très précise des perspectives, des murs, des lieux, Josef K court après une justice qui s'escamote sans cesse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98142695-68349165.jpg?v=1790267350" alt="Avec "Josef K.", la fantaisie de Clément Poirée trouve dans l'œuvre de Kafka un tremplin pour sa démesure scénique" title="Avec "Josef K.", la fantaisie de Clément Poirée trouve dans l'œuvre de Kafka un tremplin pour sa démesure scénique" />
     </div>
     <div>
      Tout ce que vit ce héros ordinaire semble d'ailleurs le fuir, tout en le culpabilisant. Cette valse constante du décor le transforme étrangement en point fixe, et l'intérêt se porte la plupart du temps beaucoup plus sur l'attitude et la personnalité des personnages que sur lui. Et tout ce qui l'entoure est d'ailleurs empli de fantaisie, de couleurs, d'ironie, de cruauté parfois, mais une cruauté qui peut fasciner. Au texte du &quot;Procès&quot;, Clément Poirée a ajouté des considérations trouvées dans les cahiers de Kafka et surtout une longue scène d'une sorte de parodie de théâtre (tirée d'un autre texte de l'auteur tchèque) totalement excentrique, en costumes délires, qui, en elle-même, absurde, décalée, est magnifiquement interprétée par les comédiennes et les comédiens et il vaut l'éclat de rire, mais qui, dans le déroulé de la pièce, forme une parenthèse un peu vide.       <br />
              <br />
       Le circassien Riccardo Pedri intervient également à trois reprises, à la corde lisse et en équilibre sur une échelle flottant à l'horizontale sous les cintres, des parenthèses rêveuses, poétiques, sans aucune interaction avec les autres interprètes. Tout ce foisonnement, ce déchaînement de fantaisie et scènes hautes en couleurs qui malmènent le pauvre K. finissent par étouffer le discours de celui-ci. Le discours de celui qui se bat pour sa liberté, qui se bat contre un ordre, une administration, un pouvoir que personne ne semble remettre en cause à part lui, qui se bat malgré la certitude d'être broyé par la machine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98142695-68349171.jpg?v=1790267378" alt="Avec "Josef K.", la fantaisie de Clément Poirée trouve dans l'œuvre de Kafka un tremplin pour sa démesure scénique" title="Avec "Josef K.", la fantaisie de Clément Poirée trouve dans l'œuvre de Kafka un tremplin pour sa démesure scénique" />
     </div>
     <div>
      Ce &quot;Josef K.&quot;, chapeauté d'un melon et orné d'une petite moustache, dans son costume noir, sa chemise blanche et ses chaussures de ville, n'est d'aucune époque. Il paraît à peine réel. Un personnage tout ce qu'il y a d'imaginaire auquel on a du mal à s'attacher malgré l'interprétation au couteau, à la fois en retenue et en vivacité, de Pascal Cesari. Tous les interprètes sont d'ailleurs excellents, avec, pour chacune et chacun, des morceaux de bravoure qui les mettent toutes et tous dans la lumière, chacun leur tour.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Josef K."</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98142695-68349176.jpg?v=1790267411" alt="Avec "Josef K.", la fantaisie de Clément Poirée trouve dans l'œuvre de Kafka un tremplin pour sa démesure scénique" title="Avec "Josef K.", la fantaisie de Clément Poirée trouve dans l'œuvre de Kafka un tremplin pour sa démesure scénique" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Le Procès&quot; de Franz Kafka.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Clément Poirée.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Sylvain Dufour.       <br />
       Avec : Pascal Cesari, Jeanne Lepers, Matthieu Marie, Riccardo Pedri, Lauren Pineau-Orcier, Nanténé Traoré, Aymeric Trionfo, Julien Villa.       <br />
       Scénographie, accessoires : Erwan Creff, assisté de Caroline Aouin.       <br />
       Lumières : Guillaume Tesson, assisté d'Édith Biscaro.       <br />
       Costumes : Hanna Sjödin, assistée de Camille Lamy.       <br />
       Musique, son : Stéphanie Gibert, assistée de Farid Laroussi.       <br />
       Maquillage, perruques : Pauline Bry-Martin.       <br />
       Habillage : Émilie Lechevalier, Solène Truong.       <br />
       Vidéo : Thomas Rathier.       <br />
       Régie générale Yan Dekel.       <br />
       Construction du décor : Émilie Braun.       <br />
       À partir de 11 ans.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 septembre au 18 octobre 2026.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, La Cartoucherie, Route du Champ de Manœuvre, Paris 12ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-theatredelatempete.mapado.com/event/696464-josef-k" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie</title>
   <updated>2023-11-23T16:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Coeur-Poumon-Un-spectacle-coeur-a-corps-sensible-et-fort-comme-la-vie_a3765.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/76904146-55579629.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-11-23T09:59:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mona a besoin de revenir à l'hôpital dans lequel son enfant a été sauvé des années auparavant. Elle décide de retourner dans le service de réanimation de chirurgie cardiaque. Sa mémoire l'entraîne alors dans une chute et nous plonge dans le vertige de son passé. "Cœur-Poumon "est l'histoire d'une réparation : celle du cœur d'un tout petit enfant et, à travers elle, le portrait de ceux qui soignent. Mais dans ce lieu dirigé par un chirurgien mélomane, où la pulsation des cœurs rythme les jours et les nuits, les frontières entre présent et passé, entre réel et imaginaire s'estompent bientôt. Et comme dans un songe, les enfants opérés ici reviennent nous raconter leurs réminiscences. Le public entre dans chacun de ces cœurs et convoque dans un même mouvement la musique comme possible consolation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76904146-55579629.jpg?v=1700731492" alt=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" title=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" />
     </div>
     <div>
      Faire de sa propre histoire intime un spectacle et <span style="font-style:italic">&quot;s'imprégner des longues heures de veille à l'hôpital pour donner vie à celles et ceux qui n'ont pas la parole – ou très peu – et qui œuvrent en silence&quot;</span>, Daniela Labbé Cabrera.       <br />
              <br />
       C'est ainsi qu'est né ce spectacle-documentaire pluridisciplinaire qui rend hommage, en grande partie, au personnel soignant luttant en silence, corps et âme, entre les murs des blocs opératoires aux lumières bleues et aux mobiliers réverbérants.       <br />
              <br />
       C'est pourtant La Vie, avec un grand V, qui (re)naît de cette froideur aseptisée, atmosphère par laquelle est passé le jeune enfant de la metteuse en scène d'origine chilienne, Daniela Labbé Cabrera résidant à présent à Paris.       <br />
              <br />
       L'une des malformations cardiaques les plus courantes fut longtemps connue sous le nom de &quot;maladie des bébés bleus&quot;, malformation mortelle qui, sans intervention chirurgicale, empêche le fonctionnement normal entre le cœur et le poumon. On appelle également &quot;cœur poumon&quot; la machine qui permet de remplacer le cœur lors de cette opération.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76904146-55579635.jpg?v=1700731737" alt=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" title=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" />
     </div>
     <div>
      Prenons la liberté, à ce stade de mon article, de rendre hommage au Professeur Christian Cabrol, cardiologue et grand humaniste, qui réalise en 1968 la première greffe cardiaque en Europe et que j'ai eu l'énorme privilège de croiser quelques fois, de façon improbable, dans notre petit village perdu de nos vacances de bord de mer finistérien et dont la simplicité m'a toujours surprise.       <br />
              <br />
       Prenons aussi la liberté de lui dédier ce spectacle dont, à coup sûr, il aurait apprécié la qualité, le message et la fidélité à cet univers quotidien qui fut le sien de si longues années !       <br />
              <br />
       Porté par la jolie scénographie contemporaine de Salladhyn Khatir, ainsi que par les lumières harmonieuses de Jérémie Papin, le spectacle nous plonge dans un service de réanimation pédiatrique des plus réalistes, <span style="font-style:italic">&quot;sorte de huis clos des temps modernes&quot;</span>, en immergeant le spectateur de manière élégante dans la réalité médicale d'une famille imaginaire (qui pourrait aussi être la nôtre).       <br />
              <br />
       Écrit à partir d'une enquête menée auprès de soignantes et soignants, de soignés(es), de parents, le résultat est très convaincant, quand bien même, ne le cachons pas, j'étais dubitative devant cet ambitieux projet, et que nous nous interrogions sur la nécessité de porter encore sur les planches un tel propos. L'univers médical ayant déjà souvent fait florès au théâtre. <span style="font-style:italic">&quot;Mais le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas…&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76904146-55579702.jpg?v=1700731954" alt=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" title=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" />
     </div>
     <div>
      Les planches auraient-elles le privilège de &quot;porter&quot; la souffrance et le soin de façon subtile et toute particulière, en délivrant à elles seules un message différent des autres arts ? Peut-être.       <br />
              <br />
       Le théâtre, n'est-ce pas l'homme qui parle à l'homme des histoires d'hommes ? Ce sont des intentions très légitimes et très louables, à la portée universelle, qui ont poussé le collectif I am a bird now et sa metteuse en scène à créer ce spectacle.       <br />
              <br />
       Certes, le résultat est probant, porté par les cinq comédiennes et comédiens interprétant quatorze personnages distincts. Pourtant juste dans leurs interprétations respectives, je suis plus partagée quant au choix du synopsis, optant pour un retour en arrière, tout comme celui de voix multiples des personnages qui procurent, par moments, une sorte de fourvoiement dans l'histoire. Encore une fois, partir de l'intime pour en bâtir un message universel relève d'une énorme gageure.       <br />
              <br />
       Tantôt interpellé par la parole d'un chirurgien, d'un père, d'un jeune interne, d'une infirmière, de la grand-mère, de la mère bien sûr, d'un médecin ou encore d'un cardio-pédiatre, le public pourrait peut-être s'y perdre quelque peu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76904146-55579705.jpg?v=1700731984" alt=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" title=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" />
     </div>
     <div>
      Cela dit, le pari est largement gagné et &quot;Cœur-Poumon&quot; nous offre des moments de &quot;vie théâtrale&quot; très émouvants et très esthétiques qui ne basculent pas dans l'écueil du pathos. La scénographie de Sallahdyn Khatir est fluide et comme chorégraphiée ; et l'ensemble des interprètes valsent littéralement autour d'une grande porte tournante qu'il faut savamment guider. Une allégorie, peut-être, du cœur du bébé.       <br />
              <br />
       Rien d'ostentatoire dans la dramaturgie de Daniela Labbé Cabrera assistée de Younes Anzane.  Juste l'essentiel de ce qui doit être porté sur scène pour nous immerger dans ce lieu clos où la vie doit jaillir coûte que coûte.       <br />
              <br />
       Le public voyage entre documentaire et fiction, entre pulsions de vie et de mort, rituels orchestrés des soignants(es) et attente insoutenable des parents. Le tout justement interprété et agrémenté d'un son et de lumières consolantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76904146-55579706.jpg?v=1700732015" alt=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" title=""Cœur-Poumon" Un spectacle cœur à corps, sensible et fort comme la vie" />
     </div>
     <div>
      &quot;Cœur-Poumon&quot;       <br />
       Texte : Daniela Labbé Cabrera.       <br />
       Mise en scène : Daniela Labbé Cabrera.       <br />
       Assistante mise en scène: Léa Casadamont.       <br />
       Dramaturgie : Youness Anzane.       <br />
       Avec : Hugues Dangréaux, Bastien Ehouzan, Julie Lesgages, Marie Rahola, Anne-Élodie Sorlin.       <br />
       Collaboration artistique : Youness Anzane, Constance Arizzoli, Dr Fanny Bajolle, Kévin Le Berre, Dr Claudio Zamorano, Franck Frappa.       <br />
       Scénographie et construction : Sallahdyn Khatir.       <br />
       Création vidéo : Franck Frappa.       <br />
       Musiques : Bach, Mendelssohn, Gluck, Schumann, Hendel, Schubert.       <br />
       Son, musique : Julien Fezans.       <br />
       Costumes : Élise Le Du.       <br />
       Chorégraphie : Cécile Robin Prévalée et Daniela Labbé Cabrera.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 novembre 2023.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Copi, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e,  01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       23 janvier 2024 : Espace Culturel Boris Vian, Les Ulis (91).       <br />
       8 février 2024 : Théâtre Jean Lurçat – Scène Nationale, Aubusson (23).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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