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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-09T18:59:52+02:00</updated>
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   <title>•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"</title>
   <updated>2025-07-11T11:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-La-Distance-Les-Terriens-parlent-aux-Martiens-Au-secours--Les-oubliants-ont-trepane-Tiago--Rendez-le-nous-on_a4300.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
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   <published>2025-07-11T10:15:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Douche froide à L'Autre Scène où l'on se réjouissait d'avoir à découvrir la dernière création du prolifique Tiago Rodrigues… Sur un plateau tournant, un père et sa fille, séparés par des distances interstellaires, rétablissent un contact codé sous la forme de messages entrecroisés. La fille, aspirant à couper les amarres avec un père aimé, mais peu disponible, a choisi en effet l'opportunité de rejoindre une cohorte d'"oubliants" partis peupler une lointaine planète coupée du vieux monde délé-terre. Le père aimant, blessé au plus profond de sa chair par ce choix astronomique, tente de la faire atterrir en la persuadant de mettre un terme à ce voyage annoncé sans retour… Question des rapports d'incompréhension entre père et fille, et question de fuir ou ne pas fuir ce monde sans horizons d'attente… Voilà, tout est dit de l'originalité - à donner le vertige - de ce spectacle programmé dans le In.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89845164-63469016.jpg?v=1752222936" alt="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" title="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" />
     </div>
     <div>
      &quot;By heart&quot;, &quot;Antoine et Cléopâtre&quot;, &quot;Bovary&quot;, &quot;Souffle (Sopro)&quot;, &quot;Dans la mesure de l'impossible&quot;, ou plus près de nous &quot;Hécube, pas Hécube&quot;, pour ne citer que quelques-unes des créations de Tiago Rodrigues, nous avaient transportés dans des univers &quot;ouvreurs de questionnements potentiels&quot; sur le genre humain. Là, dans cette forme cherchant sa place entre essai dystopique et roman-photo &quot;Nous deux&quot;, on est saisi par la sensation de rester collé à l'horizon des pâquerettes, pour ne pas dire en dessous de la ligne de flottaison, tant sont enfoncées à l'envi des portes ouvertes jusqu'au happy end, fleuron de bons sentiments.       <br />
              <br />
       Un tronc noueux gisant sur le sol, du bois flotté délavé par les flots dont la blancheur contraste avec l'écorce noircie de l'arbre, et une roche rouge érigée leur faisant face ou leur tournant le dos, c'est selon. Tel se présente le décor esthétisant des deux mondes opposés, séparés par quelque deux cent vingt-cinq millions de kilomètres et rendus visibles ici au gré de la rotation plus ou moins rapide du plateau. Là prendront rôle – sans se voir, ou seulement une fois en rêve – le père et celle qui a joué la fille de l'air…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89845164-63469027.jpg?v=1752222978" alt="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" title="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" />
     </div>
     <div>
      Ils en ont sur le cœur l'un et l'autre… Lui, le père, ne comprenant pas, mais pas le moins du monde, pourquoi sa fille chérie avait pu mettre une telle &quot;distance&quot; entre eux, et sans prévenir de surcroît… Elle, la progéniture échappant à son géniteur, qui, dès ses sept ans, avait tenu à affirmer son indépendance en jouant avec les limites du cocon (trop) douillet tissé par le père, veuf et soucieux de sécurité pour la prunelle de ses yeux… Certes, il était absorbé par son travail de médecin hospitalier et n'avait sans doute pas été assez disponible pour sa fille qui, bien que se sachant aimée, s'était à l'adolescence sentie bien seule face aux dérèglements de notre vieux monde battant de l'aile… Alors, elle s'était envolée la fille, un brin rebelle, vers un ailleurs situé dans l'espace sidéral, un ailleurs annoncé comme prometteur…       <br />
              <br />
       La solitude de l'homme, peuplée de souvenirs à vif, baigne le premier tableau… Le bain dans la mer infestée de méduses, le sourire de la fillette désobéissante sauvée des eaux, laissant apparaître déjà son caractère trempé sur les épaules du paternel apeuré… Le second tableau découvre, par une rotation du dispositif scénique autour de son axe, la jeune fille radieuse adoptant sur Mars le bruit géant de la pressurisation comme la condition de l'air à respirer en surface… Et les tableaux vont se succéder ainsi au rythme des messages échangés. Elle lui confiera les arcanes du protocole du processus d'amnésie progressive conduisant &quot;les oubliants&quot; à oblitérer toute trace de leur passé, lui tentera de la &quot;ramener sur terre&quot; en lui faisant écouter la chanson de sa maman morte lors de l'un des &quot;effondrements&quot;… Le rythme et la musique s'amplifieront, message après message, jusqu'à la saturation de la lumière rouge et des sons fracassants annonçant la chute prochaine.       <br />
              <br />
       Y avait-il lieu de faire spectacle de telles banalités ? Le In, lieu de créations à risques, où du monde entier l'on vient découvrir &quot;de nouvelles formes, sinon rien&quot; (dixit le jeune poète d'Anton Tchekhov), se devait-il d'honorer un tel alignement de bons sentiments allant jusqu'au &quot;coming out&quot; mental de ce père sacrificiel, acceptant in fine – la mort dans l'âme certes, mais acceptant, pour son bonheur à elle – le choix de sa fille ayant préféré payer le prix d'un lavage de cerveau irréversible pour oblitérer les souvenirs des horreurs terrestres…       <br />
              <br />
       Quant au message subliminal, il pourrait être que si l'on ne peut changer ce monde il est préférable de changer de monde… Comme ces milliardaires qui n'ont d'autres rêves que ceux de faire partie des élus de la première expédition sur Mars, la nouvelle Arche de Noé des friqués sans âme ?       <br />
              <br />
       Notre (abyssale) déception est à lire à l'aulne de la réelle considération que nous portons à l'auteur metteur en scène pétri de valeurs humaines qui, même après ce faux pas dans l'espace intersidéral, garde entier notre capital de confiance… sur Terre. Rendez-nous Tiago, sacrés Martiens farceurs !!!       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 9 juillet 2025 à L'Autre Scène du Grand Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Distance"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89845164-63469117.jpg?v=1752223862" alt="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" title="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" />
     </div>
     <div>
      Création 2025. Surtitré en anglais.       <br />
       Texte et mise en scène : Tiago Rodrigues.       <br />
       Avec : Alison Dechamps, Adama Diop.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes (français), Daniel Hahn (anglais).       <br />
       Scénographie : Fernando Ribeiro.       <br />
       Costumes : José António Tenente.       <br />
       Lumière : Rui Monteiro.       <br />
       Musique et son : Pedro Costa.       <br />
       Collaboration artistique : Sophie Bricaire.       <br />
       Assistant à la mise en scène : André Pato.       <br />
       Stagiaire à la mise en scène : Thomas Medioni.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 7 et 8, du 13 au 15, le 18, du 20 au 23, les 25 et 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Représenté à 12 h. À 12 h et à 17 h 30 les 9, 12, 16 et 19 juillet.       <br />
       L'Autre Scène du Grand Avignon, Vedène.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89845164-63469246.jpg?v=1752224067" alt="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" title="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       10 et 11 septembre 2025 : Divadlo International Theatre Festival, Pilsen (Tchéquie).       <br />
       17 et 18 septembre 2025 : Plovdiv Drama Theatre, Plovdiv (Bulgarie).       <br />
       Du 1er au 3 octobre 2025 : Théâtre 71 - Scène nationale, Malakoff (92).        <br />
       10 et 11 octobre 2025 : De Singel, Anvers (Belgique).       <br />
       Du 15 au 17 octobre 2025 : Le Maillon - Scène européenne, Strasbourg (67).       <br />
       Du 22 au 24 octobre 2025 : Teatro Stabile, Naples (Italie).       <br />
       Du 5 au 7 novembre 2025 : La Comédie - Scène nationale,  Clermont-Ferrand (63).       <br />
       Du 13 au 23 novembre 2025 : Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse).       <br />
       26 et 27 novembre 2025 : MC2, Grenoble (38).       <br />
       1er décembre 2025 : Équinoxe - Scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       Du 15 au 18 janvier 2026 : Centro Dramático Nacional, Madrid (Espagne).       <br />
       Du 21 au 25 janvier 2026 : Teatre Lliure, Barcelone (Espagne).       <br />
       29 et 30 janvier 2026 : Le Bateau Feu - Scène nationale, Dunkerque (59).       <br />
       3 et 4 février 2026 : Le Volcan - Scène nationale, Havre (76).       <br />
       Du 7 au 10 mai 2026 : Onassis Stegi, Athènes (Grèce).       <br />
       15 et 16 mai 2026 : Piccolo Teatro di Milano – Teatro d'Europa, Milan (Italie).       <br />
       21 et 22 mai 2026 : Théâtre de Grasse – Scène conventionnée d'intérêt national Art et Création, Grasse (06).       <br />
       27 et 28 mai 2026 : Scènes et Cinés – Scène conventionnée d'intérêt national Art en territoire, Istres (13).       <br />
       2 et 3 juin 2026 : Théâtre du Bois de l'Aune, Aix-en-Provence (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89845164-63469247.jpg?v=1752224090" alt="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" title="•In 2025• "La Distance" Les Terriens parlent aux Martiens : "Au secours ! Les "oubliants" ont trépané Tiago ! Rendez-le-nous, on l'aime…"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu</title>
   <updated>2025-06-28T19:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Mon-Petit-Grand-Frere-Recit-salvateur-d-un-enfant-traumatise-au-benefice-du-devenir-apaise-de-l-adulte-qu-il_a4277.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89611280-63338193.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-29T09:14:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comment dire l'indicible, comment formuler les vagues souvenirs, les incertaines sensations qui furent captés, partiellement mémorisés à la petite enfance. Accoucher de cette résurgence voilée, diffuse, d'un drame familial ayant eu lieu à l'âge de deux ans est le parcours théâtral, étonnamment réussie, que nous offre Miguel-Ange Sarmiento avec "Mon petit grand frère". Ce qui aurait pu paraître une psychanalyse impudique devient alors une parole salvatrice porteuse d'un écho libératoire pour nos propres histoires douloureuses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89611280-63338193.jpg?v=1689329668" alt="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      9 mars 1971, un petit bonhomme, dans les premiers pas de sa vie, goûte aux derniers instants du ravissement juvénile de voir sa maman souriante, heureuse. Mais, dans peu de temps, la fenêtre du bonheur va se refermer. Le drame n'est pas loin et le bonheur fait ses valises. À ce moment-là, personne ne le sait encore, mais les affres du destin se sont mis en marche, et plus rien ne sera comme avant.       <br />
              <br />
       En préambule du malheur à venir, le texte, traversant en permanence le pont entre narration réaliste et phrasé poétique, nous conduit à la découverte du quotidien plein de joie et de tendresse du pitchoun qu'est Miguel-Ange. Jeux d'enfants faits de marelle, de dinette, de billes, et de couchers sur la musique de Nounours et de &quot;bonne nuit les petits&quot;. L'enfant est affectueux. <span style="font-style:italic">&quot;Je suis un garçon raisonnable. Je fais attention à ma maman. Je suis un bon garçon.&quot;</span> Le bonheur est simple, mais joyeux et empli de tendresse.       <br />
              <br />
       Puis, entre dans la narration la disparition du grand frère de trois ans son aîné. La mort n'ayant, on le sait, aucune morale et aucun scrupule à commettre ses actes, antinaturelles lorsqu'il s'agit d'ôter la vie à un bambin. L'accident est acté et deux gamins dans le bassin sont décédés, ceux-ci n'ayant pu être ramenés à la vie. Là, se révèle l'avant et l'après. Le bonheur s'est enfui et rien ne sera plus comme avant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89611280-63338194.jpg?v=1689329745" alt="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      Au fil de ces différentes scènes, on finit par savoir, par comprendre, ce qui s'est réellement passé. Les deux petiots de cinq ans sont tombés dans le bassin après avoir brisé la glace. La description des événements qui suivent exprime, sans violence, la souffrance des parents, la destruction du cercle familial, l'insupportable douleur générée, l'enterrement, mais aussi, paradoxalement, l'oubli du traumatisme du petit frère. En effet, généralement, dans ce type de situation, les premiers soutiens, accompagnements, vont aux parents.       <br />
              <br />
       Cet oubli va s'enfouir dans les tréfonds de la mémoire enfantine, toujours, au plus jeune âge, partielle, délayée, pour ensuite ressurgir petit à petit dans l'existence de Miguel-Ange. Il décide alors de faire de cette tragédie familiale une pièce de théâtre. Pour exorciser la souffrance, la douleur toujours présente du drame passé, en en amplifiant, à certains moments, la dramaturgie... mais avec une manière poétique, décalé de raconter le contexte dramatique, d'exprimer les émotions, ces dernières étant souvent sous-jacentes, retenues.       <br />
              <br />
       &quot;Mon petit grand frère&quot; trouve son excellence théâtrale à la fois dans le jeu du comédien, tout en nuances et en maîtrise de la palette émotionnelle, celui-ci nous conduisant sans difficulté dans son univers tourmenté, mais aujourd'hui apaisé, dans un récit imagé, baignant dans la chaleur ou la froideur provençale, et dans la mise en scène de Rémi Cotta, simple mais illustrative, empreinte d'une sobriété inventive.       <br />
              <br />
       Le texte de Miguel-Ange Sarmiento est marqué du sceau de la souffrance enfouie qui bouleverse tant par sa concentration de forces émotionnelles que par la trajectoire familiale, affective, ainsi décrite. C'est également nous faire connaître les voies menant à l'apprentissage d'une nouvelle vie et une déclaration l'amour à son frère, à ses parents et à la résilience que permet l'acceptation apaisée des souvenirs douloureux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon Petit Grand Frère"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89611280-63338195.jpg?v=1689329938" alt="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title="•Off 2025• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      Texte : Miguel-Ange Sarmiento.       <br />
       Mise en scène : Rémi Cotta.       <br />
       Avec : Miguel-Ange Sarmiento.       <br />
       Régisseur : James Groguelin.       <br />
       M-A.S Productions.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtres 3S, Le Quatre, Salle 2, 4 rue Buffon, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 88 27 33.       <br />
       <a class="link" href="https://lequatre.vosbillets.fr/billet/FR/representation-LE_QUATRE-156-0.wb?REFID=RwIoAAAAAAAAAAAAGwA" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre3s.com/" target="_blank">>> theatre3s.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Mon-Petit-Grand-Frere-Recit-salvateur-d-un-enfant-traumatise-au-benefice-du-devenir-apaise-de-l-adulte-qu-il_a4277.html" />
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   <title>•Off 2024• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu</title>
   <updated>2024-07-25T11:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Mon-Petit-Grand-Frere-Recit-salvateur-d-un-enfant-traumatise-au-benefice-du-devenir-apaise-de-l-adulte-qu-il_a3944.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80949068-58356951.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-14T06:24:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comment dire l'indicible, comment formuler les vagues souvenirs, les incertaines sensations qui furent captés, partiellement mémorisés à la petite enfance. Accoucher de cette résurgence voilée, diffuse, d'un drame familial ayant eu lieu à l'âge de deux ans est le parcours théâtral, étonnamment réussie, que nous offre Miguel-Ange Sarmiento avec "Mon petit grand frère". Ce qui aurait pu paraître une psychanalyse impudique devient alors une parole salvatrice porteuse d'un écho libératoire pour nos propres histoires douloureuses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80949068-58356951.jpg?v=1689329668" alt="•Off 2024• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title="•Off 2024• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      9 mars 1971, un petit bonhomme, dans les premiers pas de sa vie, goûte aux derniers instants du ravissement juvénile de voir sa maman souriante, heureuse. Mais, dans peu de temps, la fenêtre du bonheur va se refermer. Le drame n'est pas loin et le bonheur fait ses valises. À ce moment-là, personne ne le sait encore, mais les affres du destin se sont mis en marche, et plus rien ne sera comme avant.       <br />
              <br />
       En préambule du malheur à venir, le texte, traversant en permanence le pont entre narration réaliste et phrasé poétique, nous conduit à la découverte du quotidien plein de joie et de tendresse du pitchoun qu'est Miguel-Ange. Jeux d'enfants faits de marelle, de dinette, de billes, et de couchers sur la musique de Nounours et de &quot;bonne nuit les petits&quot;. L'enfant est affectueux. <span style="font-style:italic">&quot;Je suis un garçon raisonnable. Je fais attention à ma maman. Je suis un bon garçon.&quot;</span> Le bonheur est simple, mais joyeux et empli de tendresse.       <br />
              <br />
       Puis, entre dans la narration la disparition du grand frère de trois ans son aîné. La mort n'ayant, on le sait, aucune morale et aucun scrupule à commettre ses actes, antinaturelles lorsqu'il s'agit d'ôter la vie à un bambin. L'accident est acté et deux gamins dans le bassin sont décédés, ceux-ci n'ayant pu être ramenés à la vie. Là, se révèle l'avant et l'après. Le bonheur s'est enfui et rien ne sera plus comme avant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80949068-58356952.jpg?v=1689329745" alt="•Off 2024• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title="•Off 2024• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      Au fil de ces différentes scènes, on finit par savoir, par comprendre, ce qui s'est réellement passé. Les deux petiots de cinq ans sont tombés dans le bassin après avoir brisé la glace. La description des événements qui suivent exprime, sans violence, la souffrance des parents, la destruction du cercle familial, l'insupportable douleur générée, l'enterrement, mais aussi, paradoxalement, l'oubli du traumatisme du petit frère. En effet, généralement, dans ce type de situation, les premiers soutiens, accompagnements, vont aux parents.       <br />
              <br />
       Cet oubli va s'enfouir dans les tréfonds de la mémoire enfantine, toujours, au plus jeune âge, partielle, délayée, pour ensuite ressurgir petit à petit dans l'existence de Miguel-Ange. Il décide alors de faire de cette tragédie familiale une pièce de théâtre. Pour exorciser la souffrance, la douleur toujours présente du drame passé, en en amplifiant, à certains moments, la dramaturgie... mais avec une manière poétique, décalé de raconter le contexte dramatique, d'exprimer les émotions, ces dernières étant souvent sous-jacentes, retenues.       <br />
              <br />
       &quot;Mon petit grand frère&quot; trouve son excellence théâtrale à la fois dans le jeu du comédien, tout en nuances et en maîtrise de la palette émotionnelle, celui-ci nous conduisant sans difficulté dans son univers tourmenté, mais aujourd'hui apaisé, dans un récit imagé, baignant dans la chaleur ou la froideur provençale, et dans la mise en scène de Rémi Cotta, simple mais illustrative, empreinte d'une sobriété inventive.       <br />
              <br />
       Le texte de Miguel-Ange Sarmiento est marqué du sceau de la souffrance enfouie qui bouleverse tant par sa concentration de forces émotionnelles que par la trajectoire familiale, affective, ainsi décrite. C'est également nous faire connaître les voies menant à l'apprentissage d'une nouvelle vie et une déclaration l'amour à son frère, à ses parents et à la résilience que permet l'acceptation apaisée des souvenirs douloureux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon Petit Grand Frère"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80949068-58356953.jpg?v=1689329938" alt="•Off 2024• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title="•Off 2024• "Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      Texte : Miguel-Ange Sarmiento.       <br />
       Mise en scène : Rémi Cotta.       <br />
       Avec : Miguel-Ange Sarmiento.       <br />
       Régisseur : James Groguelin.       <br />
       M-A.S Productions.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 55. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre 3S, Salle 2, 4 rue Buffon, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 88 27 33.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre3s.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre3s.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">30 juillet 2024 :</span> Château, Mouans-Sartoux (06).       <br />
       <span class="fluo_jaune">17 août 2024 :</span> Espace culturel Le Poustou, Tourtour (83).       <br />
       30 août 2024 : Représentation privée, Cagnes-Sur-Mer (06).       <br />
       14 septembre 2024 : Les rencontres au jardin, Nîmes (30).       <br />
       5 et 6 octobre 2024 : Théâtre de l'Atelier bleu, Fontaines (89).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Mon-Petit-Grand-Frere-Recit-salvateur-d-un-enfant-traumatise-au-benefice-du-devenir-apaise-de-l-adulte-qu-il_a3944.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu</title>
   <updated>2024-04-05T11:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-Petit-Grand-Frere-Recit-salvateur-d-un-enfant-traumatise-au-benefice-du-devenir-apaise-de-l-adulte-qu-il-est-devenu_a3866.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79319217-57465296.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-04-05T11:12:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comment dire l'indicible, comment formuler les vagues souvenirs, les incertaines sensations qui furent captés, partiellement mémorisés à la petite enfance. Accoucher de cette résurgence voilée, diffuse, d'un drame familial ayant eu lieu à l'âge de deux ans est le parcours théâtral, étonnamment réussie, que nous offre Miguel-Ange Sarmiento avec "Mon petit grand frère". Ce qui aurait pu paraître une psychanalyse impudique devient alors une parole salvatrice porteuse d'un écho libératoire pour nos propres histoires douloureuses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79319217-57465296.jpg?v=1689329668" alt=""Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title=""Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      9 mars 1971, un petit bonhomme, dans les premiers pas de sa vie, goûte aux derniers instants du ravissement juvénile de voir sa maman souriante, heureuse. Mais, dans peu de temps, la fenêtre du bonheur va se refermer. Le drame n'est pas loin et le bonheur fait ses valises. À ce moment-là, personne ne le sait encore, mais les affres du destin se sont mis en marche, et plus rien ne sera comme avant.       <br />
              <br />
       En préambule du malheur à venir, le texte, traversant en permanence le pont entre narration réaliste et phrasé poétique, nous conduit à la découverte du quotidien plein de joie et de tendresse du pitchoun qu'est Miguel-Ange. Jeux d'enfants faits de marelle, de dinette, de billes, et de couchers sur la musique de Nounours et de &quot;bonne nuit les petits&quot;. L'enfant est affectueux. <span style="font-style:italic">&quot;Je suis un garçon raisonnable. Je fais attention à ma maman. Je suis un bon garçon.&quot;</span> Le bonheur est simple, mais joyeux et empli de tendresse.       <br />
              <br />
       Puis, entre dans la narration la disparition du grand frère de trois ans son aîné. La mort n'ayant, on le sait, aucune morale et aucun scrupule à commettre ses actes, antinaturelles lorsqu'il s'agit d'ôter la vie à un bambin. L'accident est acté et deux gamins dans le bassin sont décédés, ceux-ci n'ayant pu être ramenés à la vie. Là, se révèle l'avant et l'après. Le bonheur s'est enfui et rien ne sera plus comme avant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79319217-57465297.jpg?v=1689329745" alt=""Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title=""Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      Au fil de ces différentes scènes, on finit par savoir, par comprendre, ce qui s'est réellement passé. Les deux petiots de cinq ans sont tombés dans le bassin après avoir brisé la glace. La description des événements qui suivent exprime, sans violence, la souffrance des parents, la destruction du cercle familial, l'insupportable douleur générée, l'enterrement, mais aussi, paradoxalement, l'oubli du traumatisme du petit frère. En effet, généralement, dans ce type de situation, les premiers soutiens, accompagnements, vont aux parents.       <br />
              <br />
       Cet oubli va s'enfouir dans les tréfonds de la mémoire enfantine, toujours, au plus jeune âge, partielle, délayée, pour ensuite ressurgir petit à petit dans l'existence de Miguel-Ange. Il décide alors de faire de cette tragédie familiale une pièce de théâtre. Pour exorciser la souffrance, la douleur toujours présente du drame passé, en en amplifiant, à certains moments, la dramaturgie... mais avec une manière poétique, décalé de raconter le contexte dramatique, d'exprimer les émotions, ces dernières étant souvent sous-jacentes, retenues.       <br />
              <br />
       &quot;Mon petit grand frère&quot; trouve son excellence théâtrale à la fois dans le jeu du comédien, tout en nuances et en maîtrise de la palette émotionnelle, celui-ci nous conduisant sans difficulté dans son univers tourmenté, mais aujourd'hui apaisé, dans un récit imagé, baignant dans la chaleur ou la froideur provençale, et dans la mise en scène de Rémi Cotta, simple mais illustrative, empreinte d'une sobriété inventive.       <br />
              <br />
       Le texte de Miguel-Ange Sarmiento est marqué du sceau de la souffrance enfouie qui bouleverse tant par sa concentration de forces émotionnelles que par la trajectoire familiale, affective, ainsi décrite. C'est également nous faire connaître les voies menant à l'apprentissage d'une nouvelle vie et une déclaration l'amour à son frère, à ses parents et à la résilience que permet l'acceptation apaisée des souvenirs douloureux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon Petit Grand Frère"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79319217-57465298.jpg?v=1689329938" alt=""Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" title=""Mon Petit Grand Frère" Récit salvateur d'un enfant traumatisé au bénéfice du devenir apaisé de l'adulte qu'il est devenu" />
     </div>
     <div>
      Texte : Miguel-Ange Sarmiento.       <br />
       Mise en scène : Rémi Cotta.       <br />
       Avec : Miguel-Ange Sarmiento.       <br />
       M-A.S Productions.       <br />
       Durée 55 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 28 avril 2024.</span>       <br />
       Dimanche à 14 h 30.       <br />
       Théâtre de la Contrescarpe, Paris 5e, 01 42 01 81 88.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelacontrescarpe.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelacontrescarpe.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-Petit-Grand-Frere-Recit-salvateur-d-un-enfant-traumatise-au-benefice-du-devenir-apaise-de-l-adulte-qu-il-est-devenu_a3866.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*</title>
   <updated>2023-07-17T00:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Le-grand-depart-La-mort-c-est-la-finale-le-sommeil-c-est-l-entrainement_a3679.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74083033-51518139.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-17T06:44:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Citer en exergue un artiste vivant – Orelsan – pour en célébrer un autre, également très vivant – Thibaut Gonzalez –, c'est chose faite et c'est terriblement réconfortant. Nous sommes en 2023, je sors de l'Atelier Florentin, il est 21 h 30 environ à Avignon et, rarement, j'ai eu envie de serrer dans mes bras un comédien, à la fin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74083033-51518139.jpg?v=1689545433" alt="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" title="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" />
     </div>
     <div>
      La fin, justement ! Parlons-en, tiens. Entre les vivants et les &quot;presque morts&quot;, il n'y a qu'un pas. Un pas que franchit à nouveau Philippe, interprété par ce comédien, extrêmement doué.       <br />
              <br />
       En effet, une nouvelle fois, Philippe est appelé au chevet de sa mère – Irène – (qu'on ne verra jamais, mais qui semble si réelle) pour organiser sa &quot;veillée&quot; de presque disparue. Elle n'est pas morte, mais sent poindre sa fin.       <br />
       Bien !       <br />
              <br />
       Le fils respecte la mère, accepte d'organiser une nouvelle fois ce qui s'apparente plutôt à une réunion de famille. Une réunion de &quot;mise au point&quot;.       <br />
       Sans point.       <br />
              <br />
       Plutôt des points de suspension.        <br />
       Ces trois points que l'on pose à la fin d'une phrase, laissant le lecteur imaginer la suite. Ces choses qu'on aimerait dire depuis des décennies à ses parents, ses enfants… et qu'on laisse en suspens, privilégiant la fuite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74083033-51518148.jpg?v=1689545461" alt="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" title="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" />
     </div>
     <div>
      Philippe fuit quelque chose ou quelqu'un. Il ne provoque aucune empathie. Il déboule chez sa mère tel un &quot;adulescent&quot; au mal-être désarmant. Il parle, beaucoup, enchaîne les reproches, les plaintes. Il ne sourit pas ou alors très peu. S'aime-t-il ? Aime-t-il ? Je ne sais pas vraiment, mais, pourtant, il est bien là, encore là, auprès de celle qui l'a vu naître et qui attend le bon moment pour prendre la poudre d'escampette.       <br />
              <br />
       Au milieu de tout cela, défilent d'autres personnages et c'est à ce moment précis que ce latin comédien virtuose excelle aussi bien dans le drame que la comédie. Oui, car on rit. Il endosse différents personnages, notamment &quot;Nicolas&quot;, le fils de Philippe, un jeune adulte paumé, un peu mou qui, lui aussi, de son père, entend plus de reproches qu'il ne reçoit de gestes d'affection.       <br />
       Tristesse.       <br />
              <br />
       Dire les choses, lâcher ce contrôle et laisser enfin parler le cœur. Leurs cœurs. Trois générations se succèdent sur le plateau (entre autres personnages délicieusement incarnés) et des névroses palpables qu'il serait temps de régler.       <br />
              <br />
       Voilà ce que ce &quot;Grand départ&quot; raconte. Nous ne sommes pas vraiment dans un règlement de comptes. Plutôt dans une histoire d'amour où ce mot, si beau, ne parvient pas à trouver sa place, son moment de grâce.        <br />
       Puis soudain…       <br />
       Une envolée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74083033-51518160.jpg?v=1689545732" alt="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" title="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;En ce temps-là je vivais, comme un oiseau sur la branche&quot;</span>, Pierre Bachelet.       <br />
       Spéciale dédicace.       <br />
              <br />
       L'oiseau qui s'envole, ce cœur réparé et toute une vie d'amour à célébrer. Il n'est jamais trop tard pour s'aimer. Ces beaux oiseaux que sont Philippe, Nicolas ou Thibaut.       <br />
       Une prouesse.       <br />
              <br />
       Je vous laisse le soin de rentrer un soir, à 19 h 30, dans cette jolie salle de l'Atelier Florentin pour applaudir ce comédien et toute son immense délicatesse.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Orelsan.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le grand départ"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74083033-51518163.jpg?v=1689545793" alt="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" title="•Off 2023• "Le grand départ" La mort, c'est la finale, le sommeil, c'est l'entraînement*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Thibault Gonzales et Benoit Coulomb.       <br />
       Mise en scène : Marie Lelong.       <br />
       Avec : Thibaut Gonzalez.       <br />
       Avec la voix de Mauricette Gourdon.       <br />
       Lumières : Sébastien Roman.       <br />
       Par la Compagnie de la Pépinière.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Off 2023•</b>        <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>        <br />
       Tous les jours à 19 h 35. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Atelier Florentin, 28 rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 07 00.       <br />
       <a class="link" href="http://atelierflorentin.com/" target="_blank">&gt;&gt; atelierflorentin.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Le-grand-depart-La-mort-c-est-la-finale-le-sommeil-c-est-l-entrainement_a3679.html" />
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