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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T04:25:31+01:00</updated>
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   <title>"La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine</title>
   <updated>2026-01-28T18:49:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-petite-histoire-qui-va-te-faire-flipper-Un-remake-d-un-conte-horriblissime-des-freres-Grimm-une-histoire-a-l-eau-de_a4464.html</id>
   <category term="Cirque &amp; Rue" />
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   <published>2026-01-28T09:16:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand Emmanuel Gil – alias Typhus Bronx, le clown qu'il s'est trouvé pour dire sur scène le monde sans filtre – s'empare du "Conte du Genévrier" des frères Grimm, l'un des plus cruels du répertoire, on peut s'attendre à tout… Et – effectivement – on n'est pas déçus… Florilège de situations grand-guignolesques, sanguinolentes à souhait, présentées avec une candeur enfantine désarmante et exhibant, sous le couvert du rire, les atrocités pulsionnelles d'adultes dotés d'un pète au casque extra-ordinaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93939126-65563896.jpg?v=1769588830" alt=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" title=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" />
     </div>
     <div>
      NDLR (1) à destination de celles et ceux que leur gentil papa ou leur gentille maman auraient omis naguère d'en faire état en oubliant de la glisser au creux de leurs oreilles d'adorables bambins réclamant avant de s'endormir une petite histoire, un bref rappel du conte des origines… Le substrat de ce roman familial freudien (sic) pourrait être résumé en quelques mots : Ma (belle) mère m'a tué, mon père m'a mangé, je me suis vengé… et tout va bien.       <br />
              <br />
       Affublée d'une paire de bottes prolongeant des jambes nues émergeant sous une chemise de nuit de collection, visage passé au blanc (de clown) surplombé d'une crête rouge, l'étrange créature – mi-effrayante, mi-hilarante – fait son apparition en empruntant tout naturellement le chemin des poutres métalliques surplombant le théâtre… Un espace que le clown en verve va s'employer à habiter en toute (in)conscience en faisant d'emblée éclater le quatrième mur afin d'inclure la salle et son public dans son délirium (cf. &quot;Le délirium du papillon&quot;, l'un des volets du triptyque) aux allures débonnaires et aux résonances tragi-comiques. Lui et ses fantômes – deux en un pour dire la complexité inhérente à la nature humaine – ne vont alors avoir de cesse de présenter in situ la version remastérisée à leur sauce (c'est-à-dire à base d'hémoglobine concentrée) du fameux conte de Grimm.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93939126-65563902.jpg?v=1769588878" alt=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" title=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" />
     </div>
     <div>
      Ames sensibles s'abstenir… D'ailleurs le programme de salle mentionne, non sans prudence, &quot;déconseillé au moins de douze ans&quot;… On ne &quot;contera&quot; pas, près de deux heures durant, le nombre de doudous sacrifiés sur l'autel de la dramaturgie fabulatrice… Innocents doudous décapités, explosés au couteau, exhibant leurs viscères à l'air et leur jugulaire tranchée avant d'être projetés dans le public comme des offrandes sacrées… NDLR (2) cependant, si d'aventure, sous l'effet d'une dénonciation de très mauvais goût, elle avait connaissance de ce carnage, rassurons l'honorable société protectrice des doudous : aucun de ceux présents sur scène ce soir-là n'a été maltraité… sans que n'ait été recueilli au préalable son consentement.       <br />
              <br />
       La &quot;soirée pyjama&quot;, inaugurée par un premier jet de doudous, se poursuivra par la mise en actes sanguinolents du synopsis des frères Grimm, revus et corrigés.… Le sang des doigts coupés (pour de vrai… enfin pour de faux) de la première jeune femme très belle du père… La césarienne au couteau… La boule vagissante et sanguinolente du petit garçon naissant… Le chagrin du père pleurant la mort en couches de son épouse très belle et aux viscères à l'air avant d'être enterrées sous le genévrier, lui, priant de désespoir Dieu &quot;personne ne lui ayant dit que ça ne servait à rien&quot;… Le remariage du père (consolé) avec une marâtre qui, si elle aimait leur fille, détestait le petit garçon du premier mariage, mis dans une machine à laver et repassé à vif avec sa chemise…       <br />
              <br />
       Les tribulations du pauvre petit garçon mal aimé et autres péripéties hautes en couleur rouge écarlate se précipiteront, toujours exposées à deux voix se recouvrant, en s'étayant l'une l'autre ; paroles lénifiantes énoncées sur un ton enfantin contrastant avec la cruauté décomplexée qu'elles véhiculent. Double voix comme haut-parleur des tensions contradictoires traversant tout un chacun, tensions ici mises en lumière (surexposée) pour rendre hilarant le syndrome Docteur Jekill - Mister Hyde.       <br />
              <br />
       Gore c'est gore – ainsi de la blague (suisse…) de l'immolation par le feu du public, blague d'actualité incandescente aussitôt annulée que tentée – comme ligne directrice d'un projet artistique soigneusement &quot;pansé&quot; (cf. les trois volets de &quot;Full Bronx&quot;) incluant les spectateurs comme complices consentants (ou pas…) de ce jeu iconoclaste à résonances plus qu'humaines. Le dernier quart d'heure de la performance – c'en est une, même si ses fils pourraient parfois faire figure de cordes – amplifie à l'envi les ressorts de la dramaturgie en nous réservant là une très, très belle surprise (que l'on ne révélera pas), clôturant en beauté ce délire d'hémoglobine… à déguster à plus soif.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le jeudi 22 janvier 2026 aux Colonnes de Blanquefort (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La petite histoire qui va te faire flipper (tellement qu'elle fait peur)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93939126-65563974.jpg?v=1769589628" alt=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" title=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" />
     </div>
     <div>
      Conte à frémir debout d'à(peu)près les frères Grimm.        <br />
       Écriture et jeu : Emmanuel Gil (alias Typhus Bronx).       <br />
       Mise en scène : Marek Kastelnik, assisté de Lisa Peyron.       <br />
       Collaboration artistique : Lisa Peyron, Marek Kastelnik, Agnès Tihov.       <br />
       Technique : Ludovic Pédoussaud.       <br />
       Déconseillé aux moins de 12 ans.        <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>La trilogie &quot;Full Bronx&quot; – &quot;Le Delirium du papillon&quot;, &quot;La petite histoire qui va te faire flipper&quot; et &quot;Trop près du mur&quot; – a été représenté du 21 au 23 janvier 2026 aux Colonnes de Blanquefort, Scène Nationale Carré-Colonnes Saint-Médard-Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée &quot;La petite histoire qui va te faire flipper&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 mars 2026 :</span> Théâtre de Gascogne, Mont de Marsan (40).       <br />
       8 mars 2026 : Maison de la Culture et des Loisirs, Beaucouzé (49).       <br />
       14 mars 2026 : Espace Beausoleil - Centre Culturel, Pont Péan (35).       <br />
       Du 7 au 16 mai 2026 : CDN de Normandie-Rouen, Rouen (76).       <br />
              <br />
       <b>Tournée &quot;Le delirium du Papillon&quot;</b>       <br />
       28 janvier 2026 : Théâtre de Gascogne, Mont de Marsan (40).       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 février 2026 :</span> Centre Culturel Jean Carmet, Mûrs-Erigné (49).       <br />
       13 mars 2026 : Centre culturel, Noyal-sur-Vilaine (35).       <br />
       15 mars 2026 : Théâtre Victor Hugo, Fougères (35).       <br />
       19 mars 2026 : Centre Culturel Mosaïque, Le Mené (22).       <br />
       20 mars 2026 : Centre Henri Queffélec, Gouesnou (29).       <br />
       21 mars 2026 : Le Grain de Sel, Séné (56).       <br />
       7 avril 2026 : L'Avant Seine, Colombes (92).       <br />
       18 et 19 avril 2026 : Festival des Arts de la Rue, Huy (Belgique).       <br />
       25 avril 2026 : Espace Simone Signoret, Cenon (33).       <br />
       26 mai 2026 : Langres (52).       <br />
       27 et 28 juin 2026 : ACB - Scène Nationale, à Bar-le-Duc (55).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93939126-65564032.jpg?v=1769589816" alt=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" title=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée &quot;Trop près du mur&quot;</b>       <br />
       27 janvier 2026 : Un Chapiteau en Hiver, Bègles (33).       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 mars 2026 :</span> La Palène, Rouillac (16).       <br />
       7 mars 2026 : La Canopée, Ruffec (16).       <br />
       10 mars 2026 : Espace Festif et Culturel Les Pierres Blanches, Saint-Jean-de-Boiseau (44).       <br />
       12 mars 2026 : Espace Culturel Saint-Clément, Craon (53).       <br />
       17 mars 2026 : Le Dôme - Centre Culturel, Saint-Avé (56).       <br />
       18 mars 2026 : Centre Culturel Bleu Pluriel, Trégueux (22).       <br />
       24 mars 2026 : L'Odyssée, Orvault (44).       <br />
       25 mars 2026 : La Pléiade, La Riche (37).       <br />
       27 mars 2026 : Sous les Pylônes (Cie Dodeka), Coutances (50).       <br />
       8 avril 2026 : L'Avant Seine, Colombes (92).       <br />
       22 avril 2026 : Le Péglé, Mont de Marsan (40).       <br />
       24 avril 2026 : La Manufacture Médocaine, Pauillac (33).       <br />
       30 et 31 mai 2026 : Demandez nous la lune, Meisenthal (57).       <br />
       2 juin 2026 : L'étincelle - scène de la communauté d'agglomération, Saint-Dié-des-Vosges (88).       <br />
       4 juin 2026 : Centre Culturel La Ricamarie, La Ricamarie (42).       <br />
              <br />
       Du 15 au 17 avril 2026 : Full Bronx (les trois spectacles), Salle Le Monty, Genappe (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer</title>
   <updated>2025-12-01T18:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Munstrum-Theatre-presente-Makbeth-un-assassin-avec-la-conscience-dans-les-feux-de-l-enfer_a4416.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-12-01T08:31:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jamais Macbeth, le personnage mis au grand jour par Shakespeare, n'aura été autant jeté dans les flammes du doute, du remords et de la peur que dans cette version du Munstrum Théâtre. L'homme est faible, l'homme est un lâche, l'homme se laisse écarteler avec délectation entre son désir de pouvoir et sa crainte de perdre ce pouvoir qui le brûle. S'écartant d'une ombre de celui du dramaturge anglais, celui-ci se nomme Makbeth, avec un k comme kill, et la pièce se permet toutes les libertés avec le texte d'origine et les démesures de la mise en scène et du jeu des actrices et acteurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92895434-65025930.jpg?v=1764409595" alt="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" title="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" />
     </div>
     <div>
      Ici, acteurs, actrices, genres, qu'importe. Le Munstrum aime tordre les conventions et se moquer des aspects sérieux de la sphère intellectuelle du Théâtre avec un grand Tais-toi ! Il développe un théâtre de panache, d'effets, de décor, de sons, de visuels, de farce et de pirouettes qui mêle tout ce qu'il est possible de pratiquer sur une scène. L'éventail semble infini et le résultat, qui semble déroutant, déroute effectivement, déstabilise les a priori des spectateurs et les réveille sans cesse.       <br />
              <br />
       Et cela commence par les rôles féminins joués par des hommes, des rôles masculins joués par des femmes, des rôles d'hommes joués par des hommes avec des voix suraigües, et un bouffon clownesque qui vient en avant-scène discutailler avec le public de la réaction des puristes face à ce spectacle que les ténors de l'Université feraient exorciser et jeter au bûcher si l'université était une religion.       <br />
              <br />
       Point de respect de l'œuvre, donc ? Eh oui. Eh non. L'équipe du Munstrum a enfoui les mains jusqu'aux coudes dans le texte de Shakespeare, comme dans une matrice, pour en ressortir un enfant tout dégoulinant. Un enfant nommé Makbeth, dont l'histoire racontée ici sera à la fois la fin et la naissance. Naissance d'un assassin une première fois enfanté par une guerre sanglante dont il ressort couvert de boue et de gloire, promu général à la place de son propre général dont on lui offre la tête, une deuxième fois, à la fin de son histoire, couvert du sang des victimes qui pavèrent son accession vers le pouvoir suprême. Naissance du crime.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92895434-65025931.jpg?v=1764409625" alt="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" title="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" />
     </div>
     <div>
      Et c'est la peur, la lâcheté et la folie qui mènent la danse de cette épopée furieuse et déjantée, bien loin de l'honneur et de la justice. Comment cette peur et la prédiction d'une destinée royale vont transformer le vaillant capitaine en monstre sanguinaire sans foi ni loi ? L'ambition du pouvoir, ici, tue et métamorphose les gens ordinaires en monstres.       <br />
              <br />
       La scène du Rond-Point se métamorphose, elle aussi, pour cette pièce en cinémascope. Lumières, scénographie mouvante, fumées magnifiques, lasers, prestidigitations des changements d'une scène qui englobe l'espace jusqu'aux cintres, effets sonores subsoniques, effets visuels titanesques, tout concourt à donner vie aux différents épisodes de l'histoire. Effets comiques également, répliques, attitudes, scènes hilarantes apportent leurs bouffées d'air. Outre la plongée dans l'univers de la pièce, ce déferlement de moyens techniques apporte aussi à de multiples reprises des émotions fortes, comme le sentiment d'effroi ressenti à la fin de la scène d'ouverture de la pièce : scène de guerre magnifiquement terrifiante qui nous plonge à la source même de la folie déclenchée par la violence humaine et touche directement l'imaginaire.       <br />
              <br />
       Dans cette tragi-comédie, tous les interprètes sont masqués comme s'ils dissimulaient leurs expressions, craintifs de cet ordre social où le pouvoir est détenu par un fou paranoïaque. Ce choix de mise en scène de Louis Arene donne à tout le spectacle un air hors du temps qui renvoie aussi bien au passé, qu'à un avenir dystopique, qu'à un présent angoissant, qu'à des guerres permanentes, qu'à des régnants inquiétants, qu'à des fascismes naissants et renaissants, qu'à des mentalités qui ignorent l'empathie et ne misent que sur le pouvoir, l'argent, la force et la peur.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Makbeth"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92895434-65025936.jpg?v=1764409666" alt="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" title="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" />
     </div>
     <div>
      D'après William Shakespeare.       <br />
       Conception : Louis Arene et Lionel Lingelser.       <br />
       Traduction/adaptation : Lucas Samain en collaboration avec Louis Arene.       <br />
       Mise en scène : Louis Arene.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Alexandre Ethève.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Maëliss Le Bricon.       <br />
       Avec : Louis Arene, Sophie Botte, Delphine Cottu, Olivia Dalric, Lionel Lingelser, Anthony Martine, François Praud, Erwan Tarlet.       <br />
       Chorégraphie : Yotam Peled.       <br />
       Dramaturgie : Kevin Keiss.       <br />
       Scénographie : Mathilde Coudière Kayadjanian, Adèle Hamelin, Valentin Paul, Louis Arene.       <br />
       Création lumières : Jérémie Papin, Victor Arancio.       <br />
       Musique originale et création sonore : Jean Thévenin, Ludovic Enderlen.       <br />
       Costumes : Colombe Lauriot Prévost, assistée de Thelma Di Marco Bourgeon et Florian Emma.       <br />
       Masques : Louis Arene.       <br />
       Coiffes : Véronique Soulier Nguyen.       <br />
       Réalisation technique, construction, figuration : Valentin Paul.       <br />
       Effets de fumée et accessoires : Laurent Boulanger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92895434-65025983.jpg?v=1764409700" alt="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" title="Le Munstrum Théâtre présente "Makbeth" : un assassin avec la conscience dans les feux de l'enfer" />
     </div>
     <div>
      Accessoires, prothèses et marionnettes : Amina Rezig, Céline Broudin, Louise Digard.       <br />
       Renforts accessoires et costumes : Marion Renard, Agnès Zins, Ivan Terpigorev.        <br />
       Stagiaires costumes : Morgane Pegon, Elsa Potiron, Manon Surat, Agnès Zins.       <br />
       Stagiaires lumière : Tom Cantrel, Gabrielle Fuchs.       <br />
       Production Munstrum Théâtre.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h 10 environ.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 novembre au 13 décembre 2025.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi et vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Complet. Une liste d'attente est ouverte sur place, une heure avant chaque représentation.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       5 et 6 mars 2026 : Théâtre Le Carreau - Scène nationale de Forbach et de l'Est mosellan, Forbach (57).       <br />
       11 et 12 mars 2026 : MC2, Grenoble (38).       <br />
       27 et 28 mars 2026 : Domaine d'Ô, Montpellier (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Munstrum-Theatre-presente-Makbeth-un-assassin-avec-la-conscience-dans-les-feux-de-l-enfer_a4416.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?</title>
   <updated>2024-12-11T10:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Madame-L-Aventure--un-deluge-petaradant-ou-un-petard-a-moitie-mouille_a4102.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84878649-60577916.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-11T10:09:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
S'affranchir du réel, pour mieux le faire émerger dans les plis d'un délire éminemment "spectaculaire"… Tel est l'angle d'attaque érigé en profession de foi par les deux complices, Lionel Dray et Clémence Jeanguillaume, nouveaux artistes associés du tnba. Avec une énergie stricto sensu démentielle, ils parcourront en tous sens le plateau, le transformant en un formidable champ de bataille ludique. En quête d'aventures renvoyant au tapis le triste quotidien, le chevalier errant contemporain vivra ses rêves fous pour – en négatif – faire la nique aux existences normées… Sera-t-on pour autant embarqué dans le sillage de ses aventures ubuesques ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84878649-60577916.jpg?v=1733909901" alt=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" title=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" />
     </div>
     <div>
      D'entrée de jeu, les spectateurs découvrent &quot;Le capharnaüm de Jean-Pierre&quot; qui, béquille dans une main et aspirateur balai dans l'autre, les accueille de son air bonhomme. Le ton est donné et le décorum ainsi que les paroles prononcées résonnent comme une promesse de chevauchées déconnectées superbement du réel. &quot;Apocalypse now ? Non… c'est pire ! Aucune cohérence dans l'histoire. Porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile…&quot;. Qu'en termes choisis ces choses-là sont dites, de nobles mots qui cristallisent chez ce misanthrope solaire le délire &quot;poéthique&quot; lui tenant lieu de viatique dans sa traversée de l'humaine condition.       <br />
              <br />
       Il ne la traversera pas seul cette commune existence à fuir comme la peste. À ses côtés, ou plutôt lui faisant face jusqu'à lui rouler une pelle d'anthologie, une superbe muse-démon affublée de cuissardes compensées d'un rouge écarlate lui servira d'interface. Ainsi, Sancho Pança féminine, longiligne et méphistophélique, elle participera de beaucoup à l'atmosphère hors sol. Écuyère fantasque et fidèle compagne d'aventures de son inénarrable J-P, elle jouera de ses métamorphoses facétieuses pour combler l'inanité de &quot;la vallée des larmes&quot; promise par La Sainte Bible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84878649-60577917.jpg?v=1733909934" alt=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" title=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" />
     </div>
     <div>
      Jouant du burlesque de situations déjantées, dialoguant avec la Mort réincarnée, la descente en rappel dans la légende de Jean-Pierre amènera le héros à la triste figure à arpenter les méandres de la folie furieuse et du gore parodié… &quot;Pourquoi suis-je toujours le cheval que je tiens par la bride ?&quot; s'écrie-t-il, sabots martelant le sol, en se lançant dans un galop effréné destiné à le conduire vers la constellation de Pégase… Sanguinolent, s'effondrant dans une mare d'hémoglobine de théâtre, armure déglinguée, il se déclare &quot;le mal(e) en point&quot;… Oscillant constamment entre absurde recomposé et trash revisité, deux registres assumés de haut vol comme remèdes à la normalité insipide, on s'achemine vers un dénouement-testament, sorte de &quot;requiem pour un fou&quot;. Testament d'un homme qui aura tenté, envers et contre toute raison, de &quot;trouver son fou&quot; afin d'advenir à lui-même.       <br />
              <br />
       Alors pourquoi cette forme délirante s'il en est, plutôt bien orchestrée et sensée dans son non-sens, ne nous touche-t-elle pas plus, nous laissant trop souvent sur le bord de la scène ? Pourquoi ne sommes-nous pas aspirés sur le plateau par la tornade initiée par ses fougueux interprètes ? Peut-être parce que le trop-plein de signes ostensibles de l'écriture décrédibilise l'intention première, nombre de situations fleurant bon la facilité de l'humour potache… Dommage, car on aurait tant aimé être embarqués &quot;pour de vrai&quot; dans cette folle poursuite en dehors des sentiers battus du conformisme ambiant.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 4 décembre, Salle Vauthier du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Madame L'Aventure"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84878649-60577925.jpg?v=1733909954" alt=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" title=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" />
     </div>
     <div>
      Texte : Lionel Dray et Clémence Jeanguillaume.       <br />
       Avec : Lionel Dray et Clémence Jeanguillaume.       <br />
       Création musicale, Clémence Jeanguillaume.       <br />
       Scénographie : Jean-Baptiste Bellon.       <br />
       Masques : Loïc Nebreda.       <br />
       Lumière et vidéo : Gaëtan Veber.       <br />
       Son : Raphaël Joly.       <br />
       Dramaturgie, Julien Vella.       <br />
       Construction décor : Daniel Roussel.       <br />
       Peinture : Daniel Roussel et Jean-Baptiste Bellon.       <br />
       Costumes : Gwendoline Bouget.       <br />
       Illustration : Halim Talahari.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 3 au vendredi 6 décembre 2024 au tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84878649-60577947.jpg?v=1733910021" alt=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" title=""Madame L'Aventure", un déluge pétaradant… ou un pétard (à moitié) mouillé ?" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       18 et 19 mars 2025 : Malraux - Scène nationale Chambéry Savoie, Chambéry (73).       <br />
       24 et 25 avril 2025 : TANDEM - Scène nationale de Douai/Arras, Arras (62).       <br />
       6 et 7 mai 2025 : Théâtre du Bois de l'Aune, Aix-en-Provence (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Madame-L-Aventure--un-deluge-petaradant-ou-un-petard-a-moitie-mouille_a4102.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Avignon Off 2017• "Le chien, la nuit et le couteau", déconcertant et absolument remarquable !</title>
   <updated>2017-07-15T00:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-Le-chien-la-nuit-et-le-couteau--deconcertant-et-absolument-remarquable-_a1867.html</id>
   <category term="Avignon 2017" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/15666939-20845700.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-07-13T09:10:00+02:00</published>
   <author><name>Sheila Louinet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Plongée hallucinante dans les méandres d’une conscience en lutte avec son inconscient. Louis Arène (ancien pensionnaire de la Comédie-Française) signe, avec sa compagnie le Munstrum Théâtre, une mise en scène exigeante, tenue par une direction d’acteurs taillée au couteau.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15666939-20845700.jpg?v=1499930356" alt="•Avignon Off 2017• "Le chien, la nuit et le couteau", déconcertant et absolument remarquable !" title="•Avignon Off 2017• "Le chien, la nuit et le couteau", déconcertant et absolument remarquable !" />
     </div>
     <div>
      On connaissait Louis Arène sur les planches du Français, mais un peu moins en tant que metteur en scène, scénographe, plasticien et codirecteur de la compagnie le Munstrum Théâtre. Compagnie qui se distingue par sa capacité à plonger à l’intérieur des corps pour aller y chercher les monstres qui y habitent. Et dans ce dédale parfois grotesque et toujours poussé à outrance, &quot;Le chien, la nuit et le couteau&quot;, du dramaturge allemand Marius Von Mayenburg, nous transporte dans un univers déformé et distordu. Si le spectateur, comme le protagoniste, tente de s’accrocher (un peu désespérément) à des repères rassurants, il est vite obligé de lâcher prise et d’accepter cette plongée dans un univers où les frontières spatio-temporelles les plus élémentaires volent en éclat.       <br />
              <br />
       Dispositif scénique bi-frontal, il traverse les spectateurs de part en part, configurant déjà le rapport inévitable à l’autre. Sur cette scène longiligne, posée comme un long couloir, se joue la vie d’un personnage obligé de choisir entre des espaces menaçants ou se jeter dans l’inconnu de steppes pleines de loups. Ce protagoniste, à l’identité qui s’efface (François Praud superbe dans le rôle de &quot;M&quot;), vit comme une descente dans un long cauchemar qui n’en finit pas et dont on n’arrive plus à sortir, nous obligeant aussi à regarder le miroir déformant de ses angoisses, renvoyant inévitablement aux nôtres et comprenant alors le malaise de certain(e)s spectateurs(trices) à la sortie…       <br />
              <br />
       Mais entre deux giclées d’hémoglobine, réutilisant les techniques d’un théâtre gore et rappelant un peu celui du Grand guignol, le spectateur est balancé entre le rire et la perversité décharnée de deux prédateurs en mal de chair. Sentiment d’étrangeté parfois désincarné par ces deux autres personnages aux multiples facettes et aussi habillés de masques. Lionel Lingelser, (codirecteur de la Cie) et Sophie Botte au jeu et au phrasé impeccables, portent leurs rôles magistralement.       <br />
              <br />
       Dans ce délire cauchemardesque poussé jusqu’au &quot;boutisme&quot;, survit à cet état morbide une urgence à vivre que réussit à nous insuffler avec brio Louis Arène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le chien, la nuit et le couteau"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15666939-20845718.jpg?v=1499930418" alt="•Avignon Off 2017• "Le chien, la nuit et le couteau", déconcertant et absolument remarquable !" title="•Avignon Off 2017• "Le chien, la nuit et le couteau", déconcertant et absolument remarquable !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marius Von Mayenburg.        <br />
       Traduction : Hélène Mauler et René Zahnd.        <br />
       Mise en scène : Louis Arène.        <br />
       Conception : Lionel Lingelser et Louis Arene.        <br />
       Avec : François Praud, Lionel Lingelser, Sophie Botte.        <br />
       Dramaturgie : Kevin Keiss.        <br />
       Lumière : François Menou.         <br />
       Son : Jean Thévenin.       <br />
       Costumes : Karelle Durand (assistée de Camille Loos et Julien Antuori).        <br />
       Masques : Louis Arène.        <br />
       Scénographie : Louis Arène et Amélie Kiritzé-Topor.         <br />
       Durée : 1 h 50.        <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2017•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 26 juillet 2017.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 20 (relâches les 12 et 19 juillet).        <br />
       Théâtre La Manufacture, La Patinoire,       <br />
       2 a, rue des écoles, Avignon.        <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.        <br />
       <a class="link" href="http://www.lamanufacture.org/programmation" target="_blank">&gt;&gt; lamanufacture.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-Le-chien-la-nuit-et-le-couteau--deconcertant-et-absolument-remarquable-_a1867.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres</title>
   <updated>2015-01-30T23:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Etrange-Festival-Les-tout-nouveaux-monstres_a709.html</id>
   <category term="Coin de l’œil" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4683450-6994899.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-08-31T19:33:00+02:00</published>
   <author><name>Gérard Biard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le chaos en travaux du Forum des Halles est l’endroit idéal pour goûter aux merveilles venimeuses que nous propose cette année l’Étrange Festival. Une sélection de pépites qui nous emmènent explorer les recoins les plus sombres du monde contemporain. Plongez dans les entrailles de l’enfer sur terre…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6994899.jpg?v=1346450625" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      Depuis dix-huit ans, l’Étrange Festival est une manifestation incontournable. Non seulement parce qu’il offre un très large panorama - plus de quatre-vingts longs métrages et une cinquantaine de courts - de ce qui se produit à travers le monde dans le domaine du fantastique, de l’horreur et de l’extrême, mais aussi parce qu’il démontre que le cinéma de genre, du fait qu’il peut pratiquement tout se permettre en termes d’imagination et de création, est, paradoxalement, le plus à même de saisir et de restituer les angoisses bien réelles des spectateurs. Comme on peut le constater dans cette édition 2012, les terreurs contemporaines sont bien éloignées des cauchemars traditionnels, et prennent leur racine dans la vie sociale, politique et économique. Petit panorama, bien sur non exhaustif, en guise d’échauffement pour le marathon d’images qui vous attend.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Redd Inc.</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6994901.jpg?v=1346450625" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      À l’heure où le spectre le plus effrayant est celui du chômage et où les employés brisés par des techniques de &quot;management&quot; inhumaines se suicident en rafale au bureau, il était inévitable que le cinéma d’horreur investisse le monde du travail et transforme un petit chef d’une grande multinationale en tueur en série, enchaînant ses victimes devant leur ordinateur, avant de leur distribuer des tâches abrutissantes qu’ils se doivent d’exécuter sous peine de licenciement on ne peut plus définitif.       <br />
              <br />
       Horaires draconiens, cadences infernales, pauses-pipi chronométrées, harcèlement permanent… Le psychopathe qui sévit dans <span style="font-style:italic">Redd Inc.</span>, très parodique série B australienne de Daniel Krige, utilise toutes les techniques managériales modernes. À quelques détails près, mis en images explicites par le vétéran du maquillage gore Tom Savini, on se croirait vraiment chez France Telecom ou à la Poste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un jour de chance</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6994914.jpg?v=1346450626" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      Le travail est également au cœur de la nouvelle tragi-comédie d’Alex de la Iglesia, <span style="font-style:italic">Un jour de chance</span>, où un ex-publicitaire flambeur devenu chômeur se retrouve, après une chute dans un théâtre antique en travaux, cloué au sol par une tige de métal qui lui pénètre dans le crâne. Passant sans transition du statut d’anonyme invisible à celui d’attraction nationale, il y voit l’occasion inespérée de tirer profit de sa situation pourtant peu enviable. Dans ce petit chef d’œuvre acide qui renvoie aux meilleurs films à sketches italiens des années soixante-dix, les démons ne sont plus tapis dans l’ombre, mais nous dévorent en pleine lumière, avec notre assentiment : médias cannibales, voyeurisme, cynisme, com’ érigée en mode de pensée…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Citadel</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6994927.jpg?v=1346450626" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      Autre lieu fantasmatique des temps modernes, la cité et ses tours à l’abandon social fournissent aux scénaristes un décor anxiogène à souhait et un réservoir à créatures diverses. Celles qui hantent la banlieue irlandaise sordide dépeinte dans <span style="font-style:italic">Citadel</span> ont la forme de gnomes encapuchonnés dont on n’aperçoit que les silhouettes. Après avoir agressé et contaminé d’une infection inconnue la jeune femme enceinte du héros, les teignes s’entêtent à persécuter le malheureux père célibataire, devenu entretemps gravement agoraphobe. Installant une ambiance au-delà du déprimant, Ciaran Foy signe une œuvre placée sous le signe de la désolation, à proscrire formellement en cas de coup de cafard, même léger, sous peine d’être saisi d’une envie irrépressible de se pendre avec le tuyau du gaz en sautant du balcon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tower Block</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6995094.jpg?v=1346450626" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      En revanche, le monstre qui éradique un à un les derniers habitants de la tour qui constitue le décor unique du britannique <span style="font-style:italic">Tower Block</span> n’a, lui, rien de surnaturel. Sorte de justicier aberrant qui entreprend de dégommer au fusil à lunette des banlieusards terrifiés et lâches - le film s’ouvre sur le lynchage, par deux zonards cagoulés, d’un jeune homme qui cherche en vain refuge dans l’un ou l’autre des appartements, dont les occupants appliquent la règle d’or : ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire -, il sort tout droit d’une réalité bien tangible. Sec comme les coups de feu qui ponctuent l’hécatombe, sans esbroufe ni fioritures, peuplé de personnages loin d’être tous sympathiques, le film de James Nunn et Ronnie Thompson cueille au foie à la manière des meilleurs thrillers d’angoisse et transforme une tour promise à la démolition en piège à rats affolés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Swastika et turban</b></div>
     <div>
      Et puis, politiquement, il y a les valeurs sûres. Dans <span style="font-style:italic">Iron Sky</span>, improbable coproduction austro-germano-finlandaise signée Timo Vuorensola, une armée de nazis, sournoisement planquée depuis des décennies derrière la face cachée de la Lune, attaque une mission d’astronautes américains et prend la direction de la Terre, pour réinstaurer l’inévitable Reich de mille ans. Dans <span style="font-style:italic">Ozombie</span>, comédie d’horreur américaine de John Lude, c’est Ben Laden qui revient d’entre les morts pour de nouveau menacer le monde à la tête d’une armée de kamikazes morts-vivants…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Secunda muerte</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6995129.jpg?v=1346450627" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
     </div>
     <div>
      Mais les grandes figures de l’islam intégristes ne sont pas les seuls fous de dieu à être mis à contribution pour nous flanquer la trouille, comme en témoigne l’envoutant thriller fantastique argentin <span style="font-style:italic">La Secunda Muerte</span> (la deuxième mort). Ici, c’est sous l’apparence de la Sainte vierge qu’un fantôme vengeur décime un à un tous les membres d’une même famille dans un trou de la pampa, tandis que la chef de la police locale, athée farouche, essaye de résoudre l’énigme avec l’aide d’un gamin plus ou moins devin victime d’un père abusif. Les monstres, dans le film de Santiago Fernandez Calvete, ce sont les gardiens des valeurs d’une société sud-américaine qui semble incapable de se dépêtrer d’un passé lourd de secrets : le clergé, la famille, la police…
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     <div><b>Insensibles</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6995172.jpg?v=1346450627" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
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      Les fantômes du passé - ceux de la guerre civile espagnole et de la dictature franquiste - constituent aussi l’essence d’<span style="font-style:italic">Insensibles</span>. Ils prennent ici la forme d’enfants inexplicablement insensibles à la douleur, enfermés dans un asile-prison pour y être étudiés, mais que les événements transformeront en instrument de terreur politique dont les répercussions se font ressentir encore aujourd’hui. Avec toute la subtilité qui caractérise la nouvelle vague du cinéma fantastique espagnol, Juan Carlos Medina nous entraîne dans un perturbant voyage fait d’allers-retours entre le passé et le présent  - en l’occurrence celui d’un neurochirurgien à la recherche de ses parents biologiques pour les besoins d’une greffe dont sa vie dépend -, dans une Espagne sombre et mélancolique bien loin des clichés touristiques aguichants.
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     <div><b>The Thompsons</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6995219.jpg?v=1346450627" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
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      Bien sûr, les monstres classiques peuvent rester à l’affiche - on ne les déloge pas si facilement -, mais le plus souvent dans des relectures décalées. La famille de vampires américains qui, dans <span style="font-style:italic">The Thompsons</span>, des biens nommés Butcher Brothers (de leur vrai nom Mittchell Altieri et Phil Flores), replonge aux sources dans un très traditionnel village d’Angleterre, sont des suceurs de sang pervertis - dans tous les sens du terme puisque, hormis une belle paire de canines proéminentes, ils ne répondent à aucun &quot;code&quot; du vampirisme : ils se baladent en plein soleil, se foutent de l’ail et des crucifix et, blessés par balle, peuvent même mourir.
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     <div><b>Grabbers</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6995293.jpg?v=1346450628" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
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      Même chose pour les extraterrestres aux allures de poulpes échappés de Tchernobyl qui, dans le réjouissant <span style="font-style:italic">Grabbers</span> de Jon Wright, viennent troubler la quiétude imbibée d’une petite île au large de l’Irlande : comme ils sont allergiques à l’alcool, ils fournissent un système de défense tout trouvé à des habitants qui, barricadés dans le pub local, joignent l’utile - survivre - à l’agréable - prendre une cuite carabinée…
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     <div><b>Carte blanche à Jan Kounen</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4683450-6995304.jpg?v=1346450628" alt="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" title="L’Étrange Festival : Les tout nouveaux monstres" />
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      L’Étrange festival ne perd pas non plus ses bonnes habitudes de manifestation propice aux débordements artistiques avec une carte blanche au grand déjanté qu’est Jan Kounen (le court <span style="font-style:italic">Vibroboy, Dobermann</span>, sans oublier le trip hallucinogène <span style="font-style:italic">Blueberry : l’expérience secrète</span>). Les films qu’il a choisi de présenter et projeter sont d’ailleurs représentatifs de sa personnalité pour le moins excessive : <span style="font-style:italic">Les 3 supermen turcs aux Jeux olympiques</span>, démarquage moustachu des Santo y Blue Demon mexicains - déjà passablement nanardesques - ; <span style="font-style:italic">Blood Freaks</span>, navet seventies d’anthologie, arborant un ravissant homme à tête de poulet dégénéré ; <span style="font-style:italic">Mort sur le grill</span>, la folie cartoonesque de Sam Raimi ; <span style="font-style:italic">Koyaanisqatsi</span>, de l’ex-moine Godfrey Reggio, inventeur - et seul utilisateur - du &quot;cinéma non-verbal&quot;…       <br />
              <br />
       On notera également deux nuits à ne manquer sous aucun prétexte. D’abord une &quot;Nuit Zombie&quot; où l’on pourra admirer, outre le déjà cité <span style="font-style:italic">Ozombie</span>, un <span style="font-style:italic">Zombie Ass</span> japonais dont le titre fait saliver d’avance, et une &quot;Nuit New British Generation&quot;, consacrée à la nouvelle vague anglaise enragée.       <br />
              <br />
       Et, pour faire couler tout ça, on s’adonnera aux plaisirs multi-sensoriels du programme de la section &quot;L’Étrange musique&quot; où l’on reverra par exemple ce chef-d’œuvre glaçant qu’est le <span style="font-style:italic">Dead of Night</span> de Bob Clark - <span style="font-style:italic">Le Mort-vivant</span> chez nous -, au son post-grunge du groupe 7 Weeks.
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      <span class="fluo_jaune">Du 6 au 16 septembre 2012.</span>       <br />
       L’Étrange festival - 18e édition.       <br />
       Forum des images, Forum des Halles, Paris 1er.       <br />
       Programmation complète, horaires et soirées spéciales sur <a class="link" href="http://www.etrangefestival.com" target="_blank">www.etrangefestival.com </a>        <br />
       Renseignements et réservations au 01 44 76 63 00.        <br />
       Vente en ligne des billets sur <a class="link" href="http://www.forumdesimages.fr" target="_blank">www.forumdesimages.fr</a>
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