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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-12T19:36:00+02:00</updated>
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   <title>"Urfaust", mise en couple instable et dynamique s'arrêtant au point de brisure où l'a laissé Goethe</title>
   <updated>2017-01-20T09:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Urfaust--mise-en-couple-instable-et-dynamique-s-arretant-au-point-de-brisure-ou-l-a-laisse-Goethe_a1733.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2017-01-20T09:41:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Point de pacte avec le diable, ni de cavalcade à travers le monde dans cette première version de Faust que Goethe écrit dans sa jeunesse. Dans ce Faust originel, ce Faust primitif pris à la source médiéval (ce "Ur Faust "en allemand), l'auteur met en place un dialogue érudit et plutôt condensé par personnages interposés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11001979-18229899.jpg?v=1484902165" alt=""Urfaust", mise en couple instable et dynamique s'arrêtant au point de brisure où l'a laissé Goethe" title=""Urfaust", mise en couple instable et dynamique s'arrêtant au point de brisure où l'a laissé Goethe" />
     </div>
     <div>
      Dans ce Faust il est question de l’État de la Connaissance, Connaissance de la Nature et de la Culture, du Savoir et du Savoir-faire, des sentiments et des sensations, du sentiment de la Justice face à son rendu et sa coutume.       <br />
              <br />
       Un personnage opportuniste, un certain Méphistophélès, avive avec entrain les points de vue. Faust y est un célèbre professeur qui sait tout sur tout y compris la jurisprudence. S'il a l'emprise sur ses élèves par son titre et sa prestance il regrette amèrement de n'avoir pas la connaissance des choses, leur goût et leur saveur. Son premier désir est dévastateur.       <br />
              <br />
       Marguerite, une jeune fille chaste et pieuse qu'il désire, subira les pires tourments avant de succomber dans la honte et la folie. Avatar tardif de Don Juan, Faust est l'histoire d'un homme possédé du diable, du démon de midi, rêve de découvrir le monde, connaît ses premiers revers et évite ses premiers remords.       <br />
              <br />
       Goethe laisse la pièce inachevée avant de la reprendre quelques décennies plus tard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11001979-18229922.jpg?v=1484902202" alt=""Urfaust", mise en couple instable et dynamique s'arrêtant au point de brisure où l'a laissé Goethe" title=""Urfaust", mise en couple instable et dynamique s'arrêtant au point de brisure où l'a laissé Goethe" />
     </div>
     <div>
      Gilles Bouillon présente le &quot;Ur Faust&quot; sobrement. Dans une forme d'arène neutre et grise et poussiéreuse, avec juste ce qu'il faut de fantasmagorie et de gaîté théâtrale pour que les scènes par leur juxtaposition entrent en fusion les unes avec les autres ; et que le jeu, comme en une série de passes exigeantes, se condense et s'inverse. Les sentiments de Faust et Marguerite s'entrecroisent. De la raison à la déraison avec, en bascule, allant de l'un à l'autre, semant la zizanie ou la séduction, élégant ou bancal, faisant le lien, un &quot;formidiable&quot; Méphistophélès, véritable double inverse du professeur.        <br />
              <br />
       Cette hyper théâtralité très étudiée, jamais caricaturale, est pain bénit pour les rôles secondaires qui peuvent par cette entremise exprimer une jovialité propre au fabliau primitif. Au sens mécanique, le spectateur assiste à une mise en couple par définition instable et dynamique qui s'arrête brutalement au point de brisure où l'a laissé Goethe. Le spectateur qui a suivi avec intensité l'histoire en est tout décontenancé avant d'applaudir la performance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Urfaust"</b></div>
     <div>
      Texte : Goethe.       <br />
       Mise en scène : Gilles Bouillon.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Albane Aubry et Etienne Durot.       <br />
       Traduction : Jean Lacoste (éditions Bartillat avec Jacques Le Rider).       <br />
       Avec : Frédéric Cherboeuf, Vincent Berger, Marie Kauffmann, Juliette Poissonnier, Etienne Durot, Baptiste Chabauty. Dramaturgie Bernard Pico. Scénographie Nathalie Holt. Lumières Marc Delamézière. Musique Alain Bruel. Costumes Hélène Kritikos. Vidéo Arthur Colignon. Maquillages et coiffures Eva Gorszczyk. Peinture et sculpture Thierry Dalat. Fabrication des costumes Anne Versel et Martine Houseaux. Régie générale Nicolas Guellier.       <br />
       Cie Gilles Bouillon.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 janvier au 5 février 2017.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 20 h 30, le dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de la Tempête, salle Copi, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
        <a class="link" href="http://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Iphigénie en Tauride"…  Naissance d'une lumière qui a l'éclat de l'évidence</title>
   <updated>2016-12-01T11:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Iphigenie-en-Tauride-Naissance-d-une-lumiere-qui-a-l-eclat-de-l-evidence_a1713.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10682762-17604276.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-11-30T08:13:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Iphigénie en Tauride" de Goethe, inspiré d'Euripide, est une œuvre de jeunesse peu connue en France. Le poète y fait le portrait d'une femme exceptionnelle. La voir à Paris, sous les traits de Cécile Garcia Fogel, mise en scène par Jean-Pierre Vincent, est un bonheur de spectateur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10682762-17604276.jpg?v=1480490991" alt=""Iphigénie en Tauride"…  Naissance d'une lumière qui a l'éclat de l'évidence" title=""Iphigénie en Tauride"…  Naissance d'une lumière qui a l'éclat de l'évidence" />
     </div>
     <div>
      La femme s'appelle Iphigénie. Elle appartient à la lignée épouvantable des Atrides qui depuis le grand ancêtre Tantale sème la zizanie chez les dieux et commet en famille crimes sur crimes. Sauvée du sacrifice que son père Agamemnon a commis pour conduire la guerre de Troie, elle ignore tout des soubresauts et des malheurs qui ont suivi la prise de la ville.       <br />
              <br />
       Encore choquée par un exil brutal, calme à défaut d'être sereine, elle vit, respectée en Tauride* peuplée de Scythes barbares. Parce qu'elle a été épargnée, Iphigénie vit dans l'étonnement et ne s'appuie, pour survivre, que sur sa droiture entêtée.       <br />
              <br />
       Par sa présence, son influence, les étrangers parvenant en Tauride ne sont plus condamnés à mort mais recueillis, comme elle, dans les lois de l'hospitalité. Le roi, sous le charme, veut l'épouser et essuyant un refus, homme de colère, rétablit la loi ancienne. Il suffit de l'apparition de deux étrangers, deux Grecs, frères d'Iphigénie pour que se noue la tragédie. Conflit de devoir, cas de conscience. Colère. Passion. Ubris. Abattement. Combat. Les hommes montrent leurs limites.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10682762-17604299.jpg?v=1480491135" alt=""Iphigénie en Tauride"…  Naissance d'une lumière qui a l'éclat de l'évidence" title=""Iphigénie en Tauride"…  Naissance d'une lumière qui a l'éclat de l'évidence" />
     </div>
     <div>
      Iphigénie, incapable de ruser, par la seule force de son être, sait trouver dans les mots et les attitudes, le chemin étroit de la liberté et de la fidélité. Elle concilie les contraires, libère tous les protagonistes de leurs cauchemars. Son frère, le roi, les Grecs présents. Sort tout le monde de la fatalité, ouvre une page nouvelle de l'Histoire. Le texte de Goethe haletant mène à l'harmonie.       <br />
              <br />
       Le décor de Jean-Paul Chambas est simple, presque archaïque. À jardin, un rocher. Un récif ? Un pyroclaste ? Marque d'une lisière ? D'une rive hostile ? Au lointain, une chaise bleue propose son assise en paille au regard du spectateur. L'horizon a la matité de la mer, la fluidité des champs. À cour, un autel en marbre blanc entouré par un petit hémicycle. Le sol est veiné, comme dilué. La silhouette d'un arbre noire comme un carton découpé enveloppe la scène.       <br />
              <br />
       C'est dans ce cadre de toile peinte, propre à reporter une rêverie de Caspar David Friedrich, que Cécile Garcia Fogel sert Iphigénie et Vincent Dissez, Oreste. Ils occupent l'espace comme des solitudes sculptées qu'un pinceau de lumière vient métamorphoser. Seuls éléments, dans cette fixité physique, dans la tension des corps et du langage à peine hors de l'obscurité, le flux et le reflux des peurs et des rages contrariés par le besoin de paix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10682762-17604326.jpg?v=1480491179" alt=""Iphigénie en Tauride"…  Naissance d'une lumière qui a l'éclat de l'évidence" title=""Iphigénie en Tauride"…  Naissance d'une lumière qui a l'éclat de l'évidence" />
     </div>
     <div>
      Les paroles de Goethe tanguent dans les mouvements de la sensibilité, de la peur, de la joie, jusqu'à l'incandescence d'un idéal délicat et ferme de Raison et de Paix mêlées porté jusqu'à nous par le temps et sa mouvance. Marquée sur scène par la récurrence discrète de pleins jours et de nuits de pleine lune, la liquidité des nuages et des ombres, l'apparition des couleurs.       <br />
              <br />
       Avec Iphigénie, le spectateur assiste à la naissance d'une lumière qui a l'éclat de l'évidence. Celle qui nimbe Iphigénie, Oreste, rescapés de la tragédie, derniers rejetons de la famille des Atrides, qui trouvent les chemins de liberté.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Actuelle Crimée.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Iphigénie en Tauride"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10682762-17604394.jpg?v=1480491577" alt=""Iphigénie en Tauride"…  Naissance d'une lumière qui a l'éclat de l'évidence" title=""Iphigénie en Tauride"…  Naissance d'une lumière qui a l'éclat de l'évidence" />
     </div>
     <div>
      Texte : Goethe.       <br />
       Mise en scène : Jean-Pierre Vincent,       <br />
       assisté de Frédérique Plain et Léa Chanceaulme.       <br />
       Traduction : Bernard Chartreux, Eberhard Spreng.       <br />
       Dramaturgie : Bernard Chartreux.       <br />
       Avec : Cécile Garcia Fogel, Vincent Dissez, Pierre François Garel, Thierry Paret, Alain Rimoux.       <br />
       Décor : Jean-Paul Chambas.       <br />
       Collaboratrice décor : Carole Metzner.       <br />
       Costumes : Patrice Cauchetier.       <br />
       Maquillage : Suzanne Pisteur.       <br />
       Conception lumières : Benjamin Nesme.       <br />
       Son : Benjamin Furbacco.       <br />
       Durée : 1 h 50.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10682762-17604399.jpg?v=1480491610" alt=""Iphigénie en Tauride"…  Naissance d'une lumière qui a l'éclat de l'évidence" title=""Iphigénie en Tauride"…  Naissance d'une lumière qui a l'éclat de l'évidence" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 23 novembre au 10 décembre 2016.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de la Ville, Paris 18e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Iphigenie-en-Tauride-Naissance-d-une-lumiere-qui-a-l-eclat-de-l-evidence_a1713.html" />
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   <title>Le retour de "Werther" à Bastille</title>
   <updated>2016-01-30T15:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-retour-de-Werther-a-Bastille_a1532.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2016-01-30T13:45:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis le 20 janvier et jusqu'au 4 février, l'Opéra de Paris présente la célèbre production de Benoît Jacquot du chef-d'œuvre de Massenet avec une nouvelle distribution sous la baguette d'un brillant jeune chef italien Giacomo Sagripanti, remplaçant au pied levé Michel Plasson souffrant. Nous avons pu recueillir les impressions d'un chef d'orchestre heureux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8872333-14053458.jpg?v=1454159615" alt="Le retour de "Werther" à Bastille" title="Le retour de "Werther" à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Retour de la production de &quot;Werther&quot; du cinéaste Benoît Jacquot dont la création en 2010 - sous la baguette de Michel Plasson avec le ténor Jonas Kaufmann et la mezzo Sophie Koch - a marqué souverainement les mémoires. Après une reprise avec Roberto Alagna (que nous n'avons pas vue), ce troisième opus allait-il nous décevoir ? En 2016, si le plateau nous laisse quelque peu sur notre faim (malgré une distribution de haut vol), la fosse déchaîne notre enthousiasme grâce à la direction de Giacomo Sagripanti en parfaite intelligence avec l'orchestre de l'Opéra de Paris.       <br />
              <br />
       C'est que cette reprise semble sage, trop sage sur scène. L'ensemble de la distribution est de premier plan, telle la Sophie lumineuse d'Elena Tsallagova, le noble Albert de Stéphane Degout et le Bailli amusant de Paul Gay. Le ténor Piotr Beczala est un Werther impeccable comme la Charlotte d'Elina Garanca. Beczala fait penser à ses glorieux aînés tels Nicolai Gedda ou Alfredo Kraus - pour le pire et le meilleur. Car nous ne sommes plus en 1970 et le public s'est habitué à admirer un jeu incandescent (celui de J. Kaufmann justement). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8872333-14053575.jpg?v=1454160092" alt="Le retour de "Werther" à Bastille" title="Le retour de "Werther" à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Quoique la voix du ténor polonais soit séduisante avec son timbre très lumineux, le jeu quant à lui est conventionnel avec son catalogue de postures attendues (pour la joie, la tristesse, le désespoir). Bref, l'affectation domine quand le plateau devrait s'embraser des feux d'un romantisme ardent et noir. Même la mise en scène de Benoît Jacquot inspirée de peintres comme Tischbein ou Hackert, qu'on avait pourtant appréciée il y a six ans, paraît vieillotte.       <br />
              <br />
       Heureusement, la fosse d'orchestre nous régale de ce romantisme ardent et de ces ténèbres de l'âme qui nous manquent tant sur scène. Dès le prologue, le Massenet que nous propose Giacomo Sagripanti vise droit au cœur et ne lâchera plus son emprise jusqu'à la dernière note. Avec la direction racée du chef italien pour un orchestre coloriste, poète et particulièrement dramatique, ce &quot;Werther&quot; nous emmène loin et haut. Une performance rare. Nous voulions donc nous entretenir avec Giacomo Sagripanti qui s'apprête par ailleurs à diriger aussi &quot;Le Barbier de Séville&quot; à Bastille - une direction programmée depuis longtemps celle-là.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8872333-14053595.jpg?v=1454160718" alt="Le retour de "Werther" à Bastille" title="Le retour de "Werther" à Bastille" />
     </div>
     <div>
      <b>Christine Ducq - Quand vous a-t-on contacté pour remplacer Michel Plasson dans ce &quot;Werther&quot; ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Giacomo Sagripanti -</b> L'Opéra de Paris m'a contacté deux jours avant les répétitions prévues avec l'orchestre le 8 janvier, dans l'après-midi du six - si mes souvenirs sont bons.        <br />
              <br />
       <b>Vous connaissiez bien cette partition.</b>       <br />
              <br />
       <b>Giacomo Sagripanti -</b> Absolument. Je l'ai souvent dirigée étudiant, en tant qu'assistant. Je la connais bien mais le problème posé n'est pas tant musical qu'humain. Après dix ans, je ne suis plus la même personne ni le même musicien. Il fallait donc totalement reconsidérer l'œuvre.       <br />
              <br />
       <b>Connaissiez-vous déjà l'orchestre de l'opéra ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Giacomo Sagripanti -</b> Oui ! Je suis venu ici dans les mêmes conditions il y a deux ou trois ans pour remplacer au pied levé le chef pour une &quot;Cenerentola&quot; à Garnier - il s'agissait déjà de l'orchestre qui va travailler avec moi pour &quot;Le Barbier de Séville&quot; en février.       <br />
              <br />
       <b>Vous travaillez donc avec deux formations distinctes. Une pour &quot;Werther&quot; et une pour &quot;Le Barbier&quot; ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Giacomo Sagripanti -</b> Oui. L'orchestre pour ce &quot;Werther&quot; avait aussi travaillé avec moi pour &quot;Les Capulet et les Montaigus&quot; dans le passé. Encore un remplacement de dernière minute (il rit). Après ces deux expériences, j'ai commencé à mieux connaître les orchestres de l'Opéra de Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8872333-14053623.jpg?v=1454160977" alt="Le retour de "Werther" à Bastille" title="Le retour de "Werther" à Bastille" />
     </div>
     <div>
      <b>Aviez-vous une appréhension étant donné ces conditions début janvier ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Giacomo Sagripanti -</b> C'était en effet une situation particulière. Remplacer Michel Plasson dans cette production historique n'est pas rien. D'un autre côté, j'avais très envie de proposer un &quot;Werther&quot; très lyrique et ce, avec mon expérience de chef italien spécialisé dans le Bel Canto. C'est une œuvre si intéressante du point de vue de l'instrumentation et de l'orchestration. On y trouve bien-sûr beaucoup de poésie et en même temps un vrai caractère dramatique. Nous parlons d'une œuvre inspirée par le Sturm und Drang, c'est-à-dire par les orages des débuts du romantisme. Et c‘est bien ce qu'on lit dans la partition. Massenet utilise beaucoup de nouveaux timbres et combinaisons entre les instruments de l'orchestre.       <br />
              <br />
       Ce ne sera pas le &quot;Werther&quot; français de Michel Plasson car j'en propose un autre que j'espère très intéressant avec cet orchestre et ces chanteurs exceptionnels.       <br />
       En tant que chef, si on connaît son métier - et même si les premiers moments avec l'orchestre peuvent être étranges -, on peut le convaincre de la justesse de ses idées. Que le chef soit jeune ou pas. Quand les musiciens constatent que celui-ci a une conception qu'il sait défendre de la bonne manière et qu'il a un savoir-faire, une relation faite de respect mutuel s'installe. Tout devient plus simple. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8872333-14053629.jpg?v=1454161193" alt="Le retour de "Werther" à Bastille" title="Le retour de "Werther" à Bastille" />
     </div>
     <div>
      <b>Cela se ressent bien de la salle…</b>       <br />
              <br />
       <b>Giacomo Sagripanti -</b> Cet orchestre est magnifique et me suit merveilleusement. Je suis arrivé avec mes tempi, mes dynamiques, ma conception personnelle de l'œuvre. Dès que nous l'avons répétée en entier pour les réglages scène-orchestre, tout le monde a bien compris où je voulais en venir et ce qu'était ma vision.        <br />
              <br />
       <b>Quelle est cette vision ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Giacomo Sagripanti -</b> La caractéristique la plus importante de &quot;Werther&quot; pour moi est l'orchestration de Massenet avec ses couleurs. Mais aussi les nouveautés du point de vue instrumental comme l'utilisation du saxophone et celle si spéciale des instruments à vent. J'adore également son caractère dramatique. Certes on la considère comme musicalement très française. Je pense quant à moi que sa dramaturgie doit être particulièrement soulignée.        <br />
              <br />
       Dans le répertoire italien, il est plus de situations dramatiques que musicales et j'ai cherché - non un compromis - mais une vision où les deux puissent coexister : les couleurs de l'orchestration française et la dramaticité italienne. Ainsi il me semble qu'on peut donner plus de fluidité musicale et dramatique avec quelques tempi un peu plus rapides (que ceux choisis par Plasson, NDLR) ou que la mort de Werther peut être encore plus tragique d'un point de vue instrumental. Et je laisse beaucoup de liberté aux vents par exemple, je les laisse chanter.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8872333-14053640.jpg?v=1454161732" alt="Le retour de "Werther" à Bastille" title="Le retour de "Werther" à Bastille" />
     </div>
     <div>
      <b>Vous dirigerez &quot;Le Barbier de Séville&quot; de Rossini dans quelques jours à Bastille. C'est un de vos compositeurs de prédilection ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Giacomo Sagripanti -</b> C'est un des compositeurs phare de mon répertoire avec Bellini et Donizetti. Je suis né et j'ai commencé avec le Bel Canto. Il m'a ouvert les portes des grandes maisons lyriques dans le monde entier. Je suis vraiment ravi de travailler avec une si belle équipe artistique à Paris pour ce &quot;Barbier&quot; et j'attends la première (le 2 février, NDLR) avec beaucoup de plaisir.        <br />
              <br />
       <b>Cela ne va pas être trop difficile de conduire deux opéras en même temps ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Giacomo Sagripanti -</b> Si, naturellement. Il faut savoir contrôler son énergie, bien manger et bien dormir. Et être trois ou quatre heures dans sa loge avant la représentation pour travailler la partition et méditer. Cela ira (il rit). Je me sens si privilégié de travailler ici à Paris.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Interview réalisée le 28 janvier 2016.</span>       <br />
              <br />
       Prochaines représentations.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Vendredi 29 janvier, lundi 1er et jeudi 4 février 2016 à 19 h 30.</span>       <br />
              <br />
       Opéra national de Paris, Place de la Bastille, Paris 12e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Werther&quot; (1892).</b>       <br />
       Musique : Jules Massenet (1842-1912).       <br />
       Livret : E. Blau, P. Milliet, G. Hartmann d'après Goethe.       <br />
       En français surtitré en français et en anglais.       <br />
       Durée : 3 h 10 avec deux entractes. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Giacomo Sagripanti, direction musicale.       <br />
       Benoît Jacquot, mise en scène.        <br />
       Charles Edwards, décors et lumières originales.       <br />
       Christian Gasc, costumes.       <br />
       André Diot, lumières.        <br />
              <br />
       Piotr Beczala, Werther.       <br />
       Elina Garanca, Charlotte.        <br />
       Stéphane Degout, Albert.       <br />
       Paul Gay, le Bailli.       <br />
       Elena Tsallagova, Sophie.       <br />
              <br />
       Orchestre de l'Opéra de Paris.       <br />
       Maîtrise des Hauts-de-Seine.       <br />
       Chœur d'enfants de l'Opéra de Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-retour-de-Werther-a-Bastille_a1532.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un Faust cosmique à Bastille</title>
   <updated>2015-12-31T15:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Faust-cosmique-a-Bastille_a1502.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8669090-13682915.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-12-16T17:34:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis le 8 décembre, c'est le grand retour de "La Damnation de Faust" à l'Opéra national de Paris après quinze ans d'absence, initiant un cycle consacré à Berlioz sur plusieurs saisons. Avec un plateau vocal de rêve et une roborative mise en scène du letton Alvis Hermanis, l'opéra français brille au firmament de la modernité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13682915.jpg?v=1450284582" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Après Lyon et la production de David Marton, c'est au tour de l'Opéra de Paris de programmer la &quot;légende dramatique en quatre parties&quot; du compositeur Hector Berlioz créée sans aucun succès en 1846 à l'Opéra Comique. Depuis, cette œuvre étrange à mi-chemin entre l'opéra et l'oratorio (un &quot;opéra de concert&quot;) - réputée difficile à mettre en scène de par l'hétérogénéité de ses tableaux sans réel continuum dramatique - a imposé son génie propre grâce à une fascination intacte pour la légende du docteur Faust, à une partition tant brillante que fantasque et à une écriture vocale raffinée.       <br />
              <br />
       Qu'est-ce que cette &quot;Damnation de Faust&quot; au livret-poème co-écrit par Berlioz avec le journaliste Almire Gandonnière à partir de la traduction de Nerval du &quot;Faust&quot; de Goethe ? Une œuvre métaphysique et philosophique, burlesque et tragique, composée &quot;par monts et par vaux à travers les bois et les champs&quot; <span style="font-style:italic">(1)</span> par le compositeur élu par Théophile Gautier pour figurer dans sa sainte Trinité des Romantiques par excellence (avec Hugo et Delacroix). Une autobiographie lyrique d'un autodidacte génial et maudit, ce héros quasi shakespearien dont Debussy remarquera beaucoup plus tard que &quot;ses libertés harmoniques&quot; en effraient encore beaucoup <span style="font-style:italic">(2)</span>. Un maître de l'écriture instrumentale et grand rénovateur du chant français qui commence son &quot;Faust&quot; à la fois intime et épique par l'écriture du grand air du savant de la quatrième partie (&quot;Invocation à la nature&quot;) conçu comme un pur manifeste berliozien :
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13682973.jpg?v=1450284756" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      &quot;Oui, soufflez, ouragans ! Criez, forêts profondes !       <br />
       Croulez, rochers ! Torrents, précipitez vos ondes !       <br />
       À vos bruits souverains ma voix aime à s'unir.&quot;       <br />
              <br />
       Scandale à l'opéra Bastille dès la première : le metteur en scène Alvis Hermanis a choisi une adaptation contemporaine du mythe. C'est pourtant une trahison pertinente et intelligente de la légende noire romantique. Exit le diable et ses diableries, Dieu et ses anges, les cornues d'alchimiste et les costumes bavarois, le Faust moderne, c'est le scientifique Stephen Hawking, mondialement célèbre pour sa maladie de Charcot et son cerveau brillant emprisonné dans un corps-tombeau, capable d'initier les projets les plus fous comme ce voyage sans retour pour coloniser la planète Mars - qui sert de trame à ce spectacle.       <br />
              <br />
       Faust, Méphistophélès et Marguerite matérialisent alors sur scène les rêves visionnaires du savant américain épris d'absolu incarné ici par le danseur Dominique Mercy. Notons que Hawking est toujours à la recherche d'une équation qui expliquerait l'univers tout entier en une &quot;Théorie du Tout&quot; : &quot;la religion d'un athée intelligent&quot; <span style="font-style:italic">(3)</span>. Un nouvel hubris bien prêt de se réaliser avec ce projet Mars One à l'horizon 2025 <span style="font-style:italic">(4)</span>. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13683030.jpg?v=1450285374" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Quand le spectacle commence avec une scène séparée horizontalement en deux espaces, l'un confiné pour une humanité menacée d'extinction - cages de verre, prison et laboratoire - figurant un monde devenu inhabitable, l'autre un cosmos infini réservoir de vie aux images dues à l'art de la vidéaste Katrina Neiburga <span style="font-style:italic">(5)</span>, nous sommes &quot;un jour avant de quitter la planète&quot;. Ce sera parfois beau, à l'occasion d'une froideur clinique, et toujours passionnant.       <br />
              <br />
       Outre qu'elle résout avec brio les problèmes de représentabilité scénique de cette &quot;Damnation de Faust&quot;, la proposition d'Alvis Hermanis est d'un grand intérêt - et qui soutient sans faille le nôtre pendant les deux heures vingt du spectacle. Une métaphysique des temps présents incarnée soutenue par la musique, la danse, le cinéma, les chœurs (un personnage en soi) et un plateau vocal d'exception. L'orchestre cisèle une onde poétique ou exalte le torrent berliozien sous la baguette d'un chef très à l'écoute des chanteurs. La chorégraphie inventive et belle, due à Alla Sigalova, n'embarrasse jamais le propos mais l'explicite. Les chœurs de l'Opéra de Paris confirment ici les exploits réalisés pour le &quot;Moses und Aron&quot; de Schönberg avec une verve, une précision et une puissance vraiment impressionnantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13683101.jpg?v=1450285542" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Avec les chanteurs le bonheur est total - à condition d'accepter qu'ils soient quelque peu éclipsés par le dispositif grandiose imaginé par Hermanis. Bryn Terfel interprète avec brio un Méphistophélès chef de projet de Mars One, avec gourmandise et autorité. La mezzo Sophie Koch émeut aux larmes avec une Marguerite enflammée si digne d'être aimée. Et le ténor Jonas Kaufmann reprend, avec un art exceptionnel, un de ses rôles emblématiques. Parvenu à une osmose rare avec un public acquis d'avance à sa cause, c'est bien lui qui le ravit sans peine pour le transporter au comble de la volupté - revivifiant magistralement avec un charisme scénique rare l'âme du romantisme le plus brûlant <span style="font-style:italic">&quot;anywhere out of the world !&quot;</span>.       <br />
              <br />
       <b>Notes :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Hector Berlioz Mémoires 1870.       <br />
       (2) Claude Debussy Berlioz et M. Gunsbourg in &quot;Gil Blas&quot; 8 mai 1903.       <br />
       (3) Selon ses propres mots.       <br />
       (4) Cent personnes ont été sélectionnées dans le monde pour rejoindre Mars en 2025. Le détail du projet et les portraits de quelques-uns des volontaires pour ce voyage sans retour sont projetés au début du spectacle.       <br />
       (5) Avec des images extraites de films de la NASA, du CNES, de documentaires - entre autres.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13683129.jpg?v=1450285579" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      <b>Diffusion en direct le </b><span class="fluo_jaune">17 décembre 2015 à 19 h 45</span> dans les salles UGC (et autres).       <br />
       <b>Prochaines dates : </b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">17, 23 et 29 décembre 2015 à 19 h 30.        <br />
       20 et 27 décembre 2015 à 14 h 30.</span>       <br />
       Captation diffusée sur Culture Box à partir du 18 décembre.       <br />
       Diffusion sur France Musique le 2 janvier 2016 à 19 h.       <br />
              <br />
       Opéra national de Paris - Bastille, 08 92 89 90 90.       <br />
       Place de la Bastille Paris 12e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.operadeparis.fr" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;La Damnation de Faust&quot; (1846).</b>       <br />
       Légende dramatique en 4 parties.       <br />
       Musique : Hector Berlioz (1803-1869).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13683169.jpg?v=1450285836" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Poème du compositeur et d'Almire Gandonnière d'après la traduction par Gérard de Nerval du &quot;Faust&quot; de Goethe.       <br />
       Livret en français surtitré en français et en anglais.       <br />
       Durée : 2 h 40 avec entracte.       <br />
              <br />
       Philippe Jordan, direction musicale.       <br />
       Alvis Hermanis, mise en scène, décor.       <br />
       Christine Neumeister, costumes.       <br />
       Gleb Filshtinsky, lumières.       <br />
       Katrina Neiburga, vidéo.       <br />
       Alla Sigalova, chorégraphie.       <br />
       Christian Longchamp, dramaturgie.       <br />
       José Luis Basso, chef des chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8669090-13683197.jpg?v=1450286006" alt="Un Faust cosmique à Bastille" title="Un Faust cosmique à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Sophie Koch, Marguerite.       <br />
       Jonas Kaufmann, Faust (du 8 au 20 décembre).       <br />
       Bryan Hymel, Faust (du 23 au 29 décembre).       <br />
       Bryn Terfel, Méphistophélès.       <br />
       Edwin Crossley-Mercer, Brander.       <br />
       Sophie Claisse, Voix céleste.       <br />
       Dominique Mercy, Stephen Hawking.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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