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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-11T09:43:41+02:00</updated>
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   <title>"L.A. Dance Project"… Du classique en toute liberté !</title>
   <updated>2024-04-09T17:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-A-Dance-Project-Du-classique-en-toute-liberte-_a3874.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2024-04-09T17:26:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Triade", "Moving Parts" et "Me.You.We.They" de la compagnie L.A. Project, cofondée par Benjamin Millepied, sur une musique du compositeur néo-classique américain Nico Muhly jouée par l'ensemble musical "Le Balcon", ont été présentés du 29 au 31 mars à la Philharmonie de Paris. Dans de très beaux tableaux, toute la puissance créative de Millepied laisse voir une danse classique qui résonne de modernité et de liberté de ton.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79411707-57518493.jpg?v=1712677944" alt=""L.A. Dance Project"… Du classique en toute liberté !" title=""L.A. Dance Project"… Du classique en toute liberté !" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Triade"</strong></span> a été conçu en 2008 pour l'Opéra de Paris en hommage au mentor de Benjamin Millepied, Jerome Robbins (1918-1998). Au démarrage, des interprètes discutent sur le bord de la scène, pure banalité, mais vite balayée car "Triade" est à 1 000 lieues de l'être avec des duos qui alternent à tour de rôle dans de superbes gestuelles courbes et élancées dans lesquelles, entre autres, tours et pirouettes rivalisent de grâce en se greffant sur une composition de mouvements aériens et joliment construits, le corps devenant presque plume.       <br />
              <br />
       Les bras s'étirent en jouant de replis et d'une gestuelle ample et élancée qui prend sa source dans les déplacements et les rotations. Derrière cette mécanique où la poésie des formes prend les contours d'une liberté de mouvements, le trombone (Maxime Delattre), le trombone basse (Sébastien Gonthier) et le piano (Alphonse Cemin) assurent un rythme où la composition de Nico Mulhy habille la chorégraphie de son souffle classique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79411707-57518496.jpg?v=1712678007" alt=""L.A. Dance Project"… Du classique en toute liberté !" title=""L.A. Dance Project"… Du classique en toute liberté !" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Moving Parts"</strong></span> a pour scénographie trois panneaux en arrière-scène sur lesquels sont inscrits des lettres et des chiffres de différentes tailles et couleurs. La composition est complexe dans sa construction, avec des propos artistiques en solo qui se greffent sur une dynamique d'ensemble. Ces sortes d'impromptus donnent à voir une chorégraphie dans laquelle, par moments, le geste d'un danseur déchire à dessein une gestique de groupe en y calquant sa forme et son allure. Ces passages croisés, où une individualité apporte par moment à l'ensemble sa marque, sans être extérieur à celui-ci, mêlent une touche différente à une configuration en vase clos.       <br />
              <br />
       Un superbe duo ponctue "Moving Parts" avec des figures au sol où les appuis des pieds et des poings des deux interprètes donnent lieu à un entrelacement corporel où se mêlent des portés et des balancés arrières avec la jambe. Au sol, de multiples figures alternent entre des roulés de dos qui se courbent avec des membres inférieurs qui ondulent et une jambe qui, un moment, fait un lancé au-dessus de son acolyte avec des appuis de main à la taille pour se déplacer, suivi de portés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79411707-57518540.jpg?v=1712678074" alt=""L.A. Dance Project"… Du classique en toute liberté !" title=""L.A. Dance Project"… Du classique en toute liberté !" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Me.You.We.They"</strong></span> a été créé en collaboration avec tous les danseurs que l'on retrouve sur scène. La touche de Millepied est de pouvoir accoucher de figures classiques qui draguent la liberté de ton du contemporain. Les trois œuvres sont habitées par un croisement entre ces deux approches, créant une relation à l'espace et à l'autre aussi belle de poésie que d'audace artistique. Au sol, dans les airs, lancés ou en appui, les mouvements s'ordonnent selon une relation à l'autre qui s'établit dans une approche ensembliste ou en contre-appui. Pour la première, tous les danseurs sont dans une même dynamique quand pour la seconde, un artiste va à l'opposé de celui-ci tel un soliste dans un orchestre.       <br />
               <br />
       Toujours dans les mêmes amplitudes et extensions, il y a aussi des sautés en atterrissage sur le flanc droit d'un interprète où son alter ego arrive en montant ses pieds et en regroupant ses genoux. De très beaux duos s'enchaînent où les mains des deux artistes se rejoignent alors que l'un est au sol quand l'autre est debout ou ailleurs, des membres supérieurs de l'un s'étendent genoux repliés, dos au sol, en direction d'une autre qui appuie, par des va-et-vient circulaires, ses paumes comme un jeu de mains sur les plantes des pieds.       <br />
               <br />
       Les trois œuvres ont un socle commun de mouvements en tension, presque relâchés. Il y a un élan dans chaque gestuelle et une grâce portée avec élégance accompagnées par le Balcon, ensemble musical fondé en 2008. Toute une poésie corporelle se dégage avec une sensation de liberté symbolisée par les longs cheveux lâchés de Daphne Fernberger et Courtney Conovan, en écho à une gestuelle très élancée. Superbe spectacle où la danse classique semble être par moment un peu jumelle avec sa sœur contemporaine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L.A. Dance Project"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79411707-57518551.jpg?v=1712678113" alt=""L.A. Dance Project"… Du classique en toute liberté !" title=""L.A. Dance Project"… Du classique en toute liberté !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Benjamin Millepied.       <br />
       Musique : Nico Muhly.       <br />
       Direction : Maxime Pascal.       <br />
       Costumes : Camille Assaf.       <br />
       Création lumière : Masha Tsimring.       <br />
       Installation lumière pour &quot;Moving Parts&quot; : Christopher Wool.       <br />
       Danseurs : Courtney Conovan, Jeremy Coachman, Lorrin Brubaker, Daphne Fernberger, David Adrian Freeland, Jr., Eva Galmel, Shu Kinouchi, Audrey Sides, Hope Spears, Nayomi Van Brunt.       <br />
       Durée : 1 h 35 dont un entracte de 20 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Le Balcon</b>       <br />
       Pour &quot;Triade&quot; : Maxime Delattre (trombone), Sébastien Gonthier (trombone basse), Alphonse Cemin (piano).       <br />
       Pour &quot;Moving Parts&quot; : Hélène Maréchaux (violon), Iris Zerdoud (clarinette), Alexis Grizard (orgue).       <br />
       Pour &quot;Me.You.We.They&quot; : Hélène Maréchaux (violon), Laura Vaquer (violon), Elsa Seger (alto), Askar Ishangaliyev (violoncelle), Héloïse Dély (contrebasse), Claire Luquiens (flûte), Quentin d'Haussy (hautbois), Ghislain Roffat (Clarinette), Julien Abbes (basson).       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du du 29 au 31 mars 2024 à la Philharmonie de Paris, Paris 18e.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://philharmoniedeparis.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; philharmoniedeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Ayta"… Du rythme à cor et à cri !</title>
   <updated>2024-04-04T12:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ayta-Du-rythme-a-cor-et-a-cri-_a3865.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79311296-57459770.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-04-04T11:30:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa 12ᵉ édition du festival "Séquence danse" qui se déroule du 5 mars au 6 avril, le CentQuatre propose 12 spectacles de danse contemporaine. Focus sur une plongée dans la soumission et un semblant de liberté recouvrée au travers d'un rythme sans frein avec "Ayta" du chorégraphe, musicien et danseur, Youness Aboulakoul, spectacle qui a eu lieu du 26 au 27 mars.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79311296-57459770.jpg?v=1712224713" alt=""Ayta"… Du rythme à cor et à cri !" title=""Ayta"… Du rythme à cor et à cri !" />
     </div>
     <div>
      Elles sont six sur scène, accompagnées d'une musique de percussions à la fois douce, légère et soutenue. Puis comme le Boléro (1928) de Ravel (1875-1937), elle s'accélère et se fait entendre de plus en plus. Les danseuses font des déplacements au démarrage sur un périmètre des plus réduits et toutes en groupe. Comme un ensemble d'automates faisant le même trajet de façon automatique. Presque sans vie.       <br />
              <br />
       Ayta (en arabe عيطة) est un genre musical marocain rural. Le mot signifie &quot;cri&quot; afin d'exprimer, au travers de chants en Darija, dialecte marocain, de l'amour, une douleur ou une louange divine. Il a été aussi utilisé afin de dénoncer l'oppression de l'occupant lors de la colonisation française. Avec la chorégraphie de Youness Aboulakoul, c'est dans cette optique qu'il faut entendre ces mouvements répétitifs et semblant sans fin, celle d'une mise en lumière d'une exploitation humaine et machinale.       <br />
               <br />
       Les trajectoires sont rectilignes, effectuées par petits pas qui vont côté cour, puis reviennent légèrement vers le centre pour aller ensuite côté jardin, le tout dans un périmètre réduit. Elles deviennent de plus en plus marquées par une répétition en boucle pour être ensuite légèrement infléchies pour devenir plus courbes et arrondies avec des interprètes qui se libèrent de plus en plus sans pour autant devenir complètement indépendantes du groupe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79311296-57459771.jpg?v=1712224747" alt=""Ayta"… Du rythme à cor et à cri !" title=""Ayta"… Du rythme à cor et à cri !" />
     </div>
     <div>
      Elles se rattachent toujours, en effet, entre elles sous forme de duos et de trios, autant dans les déplacements, les mouvements que dans les gestiques statiques. Les corps sont, par moments, agités par des tremblements et frémissements qui, au début, sont individuels pour devenir ensuite déclinés en duo ou en trio. La relation à l'autre est toujours détachée. Il n'y a pas de synchronisation entre les danseuses, chacune ayant sa propre partition gestique. Et pourtant quelque chose les relie, comme une chaîne à leur cou, avec un rythme de plus en plus intensif qui s'écoule.       <br />
              <br />
       Les détachements s'effectuent quand l'une s'arrête pour se courber au niveau de la taille, les jambes un peu droites avec un frémissement qui la parcourt comme une prise de conscience de son corps et du mécanisme qui la pousse dans des déplacements dont elle semble n'avoir, comme toutes les autres, aucune prise et qu'elle semble toutefois refuser un instant pour s'en libérer un bref moment.       <br />
               <br />
       Ils deviennent de plus en plus rapides, en écho aux percussions. Puis, les visages s'illuminent, les faciès prenant forme humaine dans leur expressivité comme si un souffle de vie les parcourait, les délivrant d'un automatisme robotique qui les enfermait. Les danseuses sont dans un tourbillon de plus en plus soutenu comme jouets d'un lieu, d'un périmètre et d'une chape de plomb qui les rendent prisonnières de mouvements &quot;à la chaîne&quot;. Aucune volonté initiale ne s'en dégage, l'automatisme prenant la direction de ceux-ci.       <br />
               <br />
       Puis les trajets s'infléchissant, leur rectitude géométrique se gomme sans s'effacer complètement. Le rapport au corps et à l'espace s'en trouve changé, modifié par une force, sans doute intérieure comme celle d'un éveil ou d'une résistance. Car qu'est-ce qui les relie toutes ? Leur condition de femme au premier abord définie par une société qui catégorise par thème et de genre, sous couleur, entre autres, de sexe ou de peau, des personnes qui sont jugées, par apriorisme, pour ce qu'elles seraient et non pour ce qu'elles sont réellement. C'est dans ce mécanisme à tout-va qu'une prise de conscience se fait entendre pour mettre son grain de sel et qui fait que le rouage huilé commence à crisser puis perdre pied.       <br />
              <br />
       Un beau spectacle qui est à appréhender autant dans son rythme que dans sa gestique, les deux étant irrémédiablement liés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ayta"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79311296-57459794.jpg?v=1712224767" alt=""Ayta"… Du rythme à cor et à cri !" title=""Ayta"… Du rythme à cor et à cri !" />
     </div>
     <div>
      Conception et chorégraphie : Youness Aboulakoul.       <br />
       Avec : Nefeli Asteriou, Anna Vanneau, Sophie Lèbre, Cassandre Munoz, Marie-Laure Caradec, Léonore Zürfluh.       <br />
       Assistant artistique : Pep Garrigues.       <br />
       Création son : Youness Aboulakoul.       <br />
       Régie son :  Atbane Zouheir.       <br />
       Lumière : Jéronimo Roé et Jean François Desboeufs.       <br />
       Media design : Jéronimo Roé.       <br />
       Production : Cie Ayoun.       <br />
       Production/diffusion : Kumquat | performing arts (Laurence Larcher et Gerco de Vroeg).       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Festival &quot;Séquence Danse Paris 2024&quot;       <br />
       Focus sur la danse contemporaine 12e édition.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 mars au 6 avril 2024.</span>       <br />
       Le CentQuatre-Paris, Paris 19e, 01 53 35 50 00.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('billetterie@104.fr')" >billetterie@104.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.104.fr/fiche-evenement/sequence-danse-paris-2024.html" target="_blank">&gt;&gt; 104.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Vessel… Beau et animal !</title>
   <updated>2020-03-12T10:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Vessel-Beau-et-animal-_a2684.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2020-03-12T07:43:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec pour thème de départ "L'image" (1959) de Beckett (1906-1989), mise en scène par Arthur Nauzyciel en 2013, Damien Jalet s'est aidé du sculpteur japonais Kohei Nawa pour proposer une création qui mêle humanité et animalité, éléments aquatiques et terreux dans une chorégraphie à la fois très physique et fragile.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43552597-35902465.jpg?v=1583957005" alt="Vessel… Beau et animal !" title="Vessel… Beau et animal !" />
     </div>
     <div>
      C'est un ballet de corps, de troncs enlacés par les membres supérieurs, le visage disparaissant dans ceux-ci, autour d'un matériau blanc posé tel un coquillage. La scénographie de Kohei Nawa est superbe, presque picturale, comme la peinture d'un ensemble de fœtus disposé par petites touches sur la scène. Les déplacements sont comme ceux de grenouilles avec des jambes qui se plient et se déplient, le tout lentement. La position des différents danseurs est toujours sous contrainte, le chorégraphe Damien Jalet ayant composé sa création autour d'une rigueur presque mathématique.       <br />
              <br />
       Plusieurs interprètes sont répartis dans l'espace, soit en solo, soit en couple, soit en groupe, enlacés comme des êtres à naître, ni tout à fait bébé, ni tout à fait fœtus. Les déplacements se font par glissades sur le dos ou le ventre. Tous les trajets sont effectués tronc en avant. Les danseurs sont dans une animalité expressive. Après être enfouie puis cachée par une peinture blanche qui dégouline par morceaux, la tête se laisse deviner, appréhender pour n'apparaître jamais complètement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43552597-35902477.jpg?v=1583957035" alt="Vessel… Beau et animal !" title="Vessel… Beau et animal !" />
     </div>
     <div>
      Ce qui tenait lieu de figures animales, ressemblant presque à des grenouilles par leurs déplacements, finit par être celui d'une personne, sans sexe réellement déterminé. Masculinité et féminité ne font pas question car ils peuvent être interchangeables. L'anima et l'animus cohabitent dans des mouvements très physiques mais aux déplacements mesurés. L'expression musculaire est essentiellement dorsale, montrant dans leur évolution scénique, au travers de l'eau et du solide des planches, une expressivité autant intime qu'extime de leur organicité. Les interprètes sont à la fois proches, lointains, imbriqués, séparés mais toujours dans un espace-temps calfeutré comme si ces deux composantes étaient liées.       <br />
              <br />
       Il y a de la légèreté, presque de la délicatesse dans les mouvements où force et tension sont aussi liées. Les premières ont pour support les membres inférieurs, les secondes, les membres supérieurs. Les dernières s'appuient sur quelque chose de ténu, comme un prolongement, un dépassement d'une vérité qui va plus loin que son expression, d'une gestique qui n'a pas pour seule apparence ce qu'elle exprime, mais aussi ce qui lui échappe. Au travers du cheminement, les corps se déshabillent de ce qui les contraint et au travers de l'animal, toujours dans une expressivité forte, l'humain apparaît presque fragile et esseulé. C'est très beau dans une représentation où la danse s'exprime au travers d'une corporalité musculaire qui oublie toute origine sexuelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vessel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43552597-35902492.jpg?v=1583957076" alt="Vessel… Beau et animal !" title="Vessel… Beau et animal !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Damien Jalet.       <br />
       Scénographie, sculptures : Kohei Nawa.       <br />
       Avec : Aimilios Arapoglou, Nobuyoshi Asai, Nicola Leahey, Ruri Mitoh, Jun Morii, Mirai Moriyama, Naoko Tozawa.       <br />
       Musique : Marihiko Hara, Ryûichi Sakamoto.       <br />
       Lumières : Yukiko Yoshimoto.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       Production Sandwich Inc./Théâtre national de Bretagne.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 13 mars 2020.</span>       <br />
       Mardi, jeudi et samedi à 19 h 45, mercredi à 21 h, vendredi à 20 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre national de Chaillot, Salle Jean Vilar, 01 53 65 31 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-chaillot.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43552597-35902499.jpg?v=1583957107" alt="Vessel… Beau et animal !" title="Vessel… Beau et animal !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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  <entry>
   <title>"Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie</title>
   <updated>2017-06-26T06:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-finale-quand-le-mouvement-se-fait-poesie_a1840.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/15079397-20583610.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-06-26T06:07:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hofesh Shechter nous emmène dans un univers chorégraphique, scénographique, théâtral et musical. Le chorégraphe israélien inscrit ainsi son spectacle dans une quadruple dynamique où le corps devient à la fois sujet de lui-même et objet de ses propres convulsions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15079397-20583610.jpg?v=1498416181" alt=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" title=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" />
     </div>
     <div>
      La scène semble immense avec ses grands blocs géométriques, maquillés de noir, autour de laquelle la lumière fait des apparitions par petites touches pour délimiter un univers gestuel autant organique que facial.       <br />
              <br />
       Les instruments à vent et à cordes font le tempo puis les percussions et la musique électronique prennent le relais. Les danseurs se cachent parfois derrière les grands blocs sombres qui glissent tels des ombres gigantesques. Comme un tableau vivant de Caravage, les ombres et les lumières se donnent la repartie pour éclairer ou assombrir la scène sur laquelle les interprètes s’éclipsent et se devinent à tour de rôle.       <br />
              <br />
       Scénographie et musique sont, avec la danse et le théâtre corporel, les quatre faces d’une même pièce chorégraphique où l’espace rejoint le corps, où celui-ci se déhanche par touche ondulatoire, comme frappé de secousses. Dans ces figures, la volonté plie son joug devant des gesticulations nerveuses où la maîtrise des interprètes s’abandonne au laisser-aller, trouvant une plénitude de mouvements dans un pré carré réduit, celle de saccades osseuses et musculaires.       <br />
              <br />
       Le corps devient sa propre pantomime où les figures nerveuses, amples ou déliées s’enchaînent sur le visage et le tronc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15079397-20583626.jpg?v=1498416225" alt=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" title=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" />
     </div>
     <div>
      La scène est un lieu géométrique qui se redécouvre durant le spectacle. Car celle-ci change dans la disposition des éléments de décor, dans ses lumières et dans la situation des musiciens, assis sur des chaises, qui longent le plateau. Tout est mouvement. Ou presque car l’arrêt fait aussi ses apparitions, dans des pauses corporelles et une gestuelle nerveuse, symétrique ou ample. Ainsi, nous sommes sur deux axes, le premier qui fait des interprètes des machines-objets dépossédées d’eux-mêmes et sujets à des secousses, et le second, une machine-sujet dans laquelle les mouvements sont ordonnés.       <br />
              <br />
       Les danseurs tombent, se relèvent du sol mais toujours avec poésie, où le mouvement se fait allure, comme s’ils suivaient les lois de la gravité dans des affaissements joués. Cette ombre qui se dessine, cette silhouette qui s’appuie contre un mur sont du théâtre où le tronc et ses membres deviennent acteurs, avec l’attitude et le geste pour paroles. Le mouvement est là en aiguilleur de tempo où le rythme oscille entre nervosité, pause, élancement, saccade et vivacité.       <br />
              <br />
       Le corps devient un élément aussi souple, cassant que vif et affaissé. Il est au creuset de convulsions petites et nerveuses et de mouvements amples et synchronisés. Shechter offre une très belle partition dans laquelle la danse se relie à l’espace, aux lumières et à la musique dans une série de mouvements autant maîtrisés que relâchés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grance Finale"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15079397-20583633.jpg?v=1498416260" alt=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" title=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" />
     </div>
     <div>
      Création mondiale.       <br />
       Chorégraphie et musique : Hofesh Shechter.       <br />
       Directeur artistique associé : Bruno Guillore.       <br />
       Avec : Chien-Ming Chang, Frédéric Despierre, Rachel Fallon, Mickael Frappat, Yeji Kim, Kim Kohlmann, Erion Kruja, Merel Lammers, Attila Ronai, Diogo Sousa.       <br />
       Musiciens : James Adams, Chris Allan, Rebekah Allan, Mehdi Ganjvar, Sabio Janiak, Desmond Neysmith.       <br />
       Hofesh Shechter Company.       <br />
       Commande : Georgia Rosengarten.       <br />
              <br />
       À été joué du 14 au 24 juin 2017,       <br />
       à la Grande Halle de La Villette, Paris 19e.       <br />
              <br />
       Coproduction Sadler's Wells Theatre - Théâtre de la Ville/La Villette-Paris - Brighton Dome and Festival.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15079397-20583641.jpg?v=1498416294" alt=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" title=""Grand finale"… quand le mouvement se fait poésie" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 et 19 juillet 2017</span> : Stuttgart (Allemagne).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 16 septembre 2017</span> : Londres (UK).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 4 novembre 2017</span> : Montréal (Canada).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 31 janvier au 3 février 2018</span> : Manchester (UK).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-finale-quand-le-mouvement-se-fait-poesie_a1840.html" />
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   <title>"La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !</title>
   <updated>2017-03-14T10:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-jeune-fille-et-la-mort-a-couper-le-souffle-_a1763.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11372029-18964389.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-03-14T08:41:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les Grands Ballets Canadiens de Montréal font honneur à leur devise "Faire bouger le monde. Autrement" en invitant des artistes de renom comme Stephan Thoss qui marie avec aisance danses classique et contemporaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11372029-18964389.jpg?v=1489479428" alt=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" title=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" />
     </div>
     <div>
      Fondés en 1957 par Ludmilla Chiriaeff* (1924-1996), Les Grands Ballets Canadiens de Montréal renouent une troisième fois avec le chorégraphe allemand Stephan Thoss qui avait déjà présenté &quot;Searching for home&quot;, première nord-américaine sur la scène montréalaise en 2011, et &quot;La jeune fille et la Mort&quot; en 2015 en première mondiale. Ce dernier spectacle était inédit en France.       <br />
              <br />
       De belles symétries, aux mouvements variés et de même cadence, sont effectuées dans une gestuelle, souvent élancée, parfois à l'arrêt, comme un recueillement corporel après une course-poursuite contre la mort. Une mort qui est mêlée à la vie. &quot;La vie nous offre la chance de vivre sans angoisses si nous voyons la mort comme lui étant totalement incorporée. Il importe peu que nous en ayons peur ou non. Mon nouveau ballet, quant à lui, dit &quot;oui&quot; aux deux&quot;, dit Stephan Thoss. Et sur scène, cette imbrication est effectuée avec des pas de deux, incarnant la vie, et par des hommes en noir, symbolisant la mort, telles des ombres personnifiant le temps, la maladie et le silence.       <br />
              <br />
       Les déplacements s'enchaînent dans de grandes envolées où les membres inférieurs glissent avec rythme sur la scène quand les bras ont des allures élancées. La chorégraphie est assortie de multiples pas de deux, représentant les quatre éléments, eau, air, terre et feu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11372029-18964413.jpg?v=1489479500" alt=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" title=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" />
     </div>
     <div>
      L'espace est investi dans toutes ses dimensions où la figure du danseur est à la fois le Yang d'un Yin et l'élément d'une chaîne où il participe à une mosaïque artistique aux accents variés. Pétale d'une fleur, son rapport à l'autre est autant pluriel que duel faisant du spectacle, un bouquet coloré aux maintes cadences sur des musiques, entre autres, de Franz Schubert (1797-1828), Philip Glass, Nick Cave et Trent Reznor.       <br />
              <br />
       C'est Antigone sur scène bravant la mort. Mais une Antigone joyeuse, aux couleurs vives, blanc, rouge ou bleu, incarnant la vie dans toute sa plénitude avec une gestuelle aérienne, à un rythme bousculant le fond chorégraphique. Comme des pétales de rose sur un lit mortuaire.       <br />
              <br />
       Les pas de deux se lient entre eux, parfois deux à deux, ou se greffent à un ensemble d'interprètes aux couleurs sombres, aux déplacements proches du sol donnant du volume et une autre vitesse à ceux-là. Les rythmes ont ainsi deux tempos composant un univers artistique où une pluie de lumières semble sortir d'un clair-obscur avec éclat.       <br />
              <br />
       C'est frais, léger, et construit par Stephan Thoss de façon remarquable. Le spectacle se finit avec une danseuse qui vient à l'avant-scène, habillée d'une robe bleue, une valise à la main. Et vu l'accueil très chaleureux du public, nous aurions bien aimé qu'elle ne parte pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Ludmilla Chiriaff avait clamé que &quot;la danse appartient au Québec&quot;. Elle est considérée comme la &quot;Mère&quot; de la danse québécoise.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La jeune fille et la mort" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11372029-18964434.jpg?v=1489479573" alt=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" title=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique : Gradimir Pankov.       <br />
       Chorégraphie et décor : Stephan Thoss.       <br />
       Costumes : Jelena Miletic.       <br />
       Lumières : Marc Parent.       <br />
       Musique : Philip Glass, Nick Cave et Warren Ellis, Alexandre Desplat, Clint Mansell, Finnbogi Petursson, Rachel Portman, Trent Reznor et Atticus Ross, Franz Schubert (avec arrangements de Gustav Mahler), Christopher Young.       <br />
       Avec : Marcin Kaczorowski, Valentine Legat, Chisato Ide, Vera Kvarcakova, Sahra Maira, Célestin Boutin, Mahomi Endoh, Ruben Julliard, Jérémy Galdeano, Chen Seng, Eline Malègue, Jerimy Rivera, Sarah Kingston, Jérémy Raia, Vanesa G.R. Montoya, Stephen Satterfield, Diana Léon, Rubén Julliard, Troy Herring, Emma Garau Cima, Esabelle Chen, Renata Commisso, Jacqueline Lopez, Eléonore Thomas, Leigh Andrew Alderson, Jean-Sébastien Couture, Myles Lavallée, Anya Nesvitaylo, Christie Partelow, Ryo Shimizu, Matthew Cluff, Andrew Wright.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 17 mars 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30 sauf jeudi 16 à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre National de Chaillot, salle Jean Vilar, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-chaillot.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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