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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-05T19:30:08+02:00</updated>
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   <title>"Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers</title>
   <updated>2017-03-21T12:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Trompe-la-Mort-a-Paris-le-Balzac-diabolique-de-Luca-Francesconi-et-Guy-Cassiers_a1770.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11426445-19070181.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-03-21T06:45:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La création mondiale de la commande de l'Opéra de Paris pour la saison 2016-2017 du "Trompe-la-Mort" de Luca Francesconi, d'après deux romans de La Comédie humaine de Balzac, a eu lieu le 16 mars sur la scène de Garnier. Porté par une distribution de grande classe et une mise en scène somptueuse, l'œuvre se signale par une conception d'une rare finesse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11426445-19070181.jpg?v=1490092651" alt=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" title=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" />
     </div>
     <div>
      C'est dans le cadre de commandes à des compositeurs en vue à partir de chefs-d'œuvre de la littérature française <span style="font-style:italic">(1)</span> que le compositeur Luca Francesconi propose cette saison ce &quot;Trompe-la-Mort&quot;, adapté de deux romans de Balzac. Trompe-la-Mort - alias Vautrin, alias Jacques Collin, alias Abbé Herrera - est ce personnage fascinant qui tisse sa toile au cœur de La Comédie humaine <span style="font-style:italic">(2)</span> pour tirer les fils d'intrigues ne visant pas moins que le pouvoir occulte dans le monde créé par le grand romancier. Échouant à séduire Eugène de Rastignac dans &quot;Le Père Goriot&quot;, il fera de Lucien de Rubempré sa marionnette dans &quot;Splendeurs et misères des courtisanes&quot; après avoir noué avec lui un pacte diabolique à la fin d'&quot;Illusions perdues&quot;.       <br />
              <br />
       La figure du bagnard en cavale, banquier des galériens, qui deviendra chef de la police au prix de nombreuses réincarnations, ne pouvait que séduire le compositeur italien (également auteur du livret) par sa dimension démiurgique et ses brillantes analyses du fonctionnement de la société née à l'orée de la Révolution industrielle - une sorte de double maléfique de Balzac.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11426445-19075268.jpg?v=1490092779" alt=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" title=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" />
     </div>
     <div>
      Luca Francesconi, fin connaisseur de l'œuvre, en tire un ouvrage d'une extrême intelligence et d'une rare invention musicale, réévaluée à l'aune de la critique du &quot;Capital au XXIe siècle&quot; <span style="font-style:italic">(3)</span>. Dans le sillage du romancier, il fait de Vautrin, séducteur faustien rongé par ses pulsions, le révélateur des rouages d'une société non moins gangrenée par ses débordements - financiers, sexuels, c'est tout un.       <br />
              <br />
       Faisant la part belle aux voix, la partition s'inscrit, pour l'élève de Karlheinz Stockhausen et disciple de Luciano Berio, dans un héritage multiple, de l'atonalité au néo-tonal, avec des incursions dans la musique néo-spectrale ou répétitive, voire concrète. Chaque personnage existe avec son halo musical propre pour une visée analytique. De la fosse (et des percussions installées dans quatre loges de part et d'autre du plateau) le son se sculpte à longues coulées (jouant des couleurs des différents pupitres), ou se raréfie.       <br />
              <br />
       Il se métamorphose perpétuellement en structures musicales souvent complexes : du solo au quatuor ou sextuor - jusqu'aux tuttis rares mais saisissants. Autant d'événements qui veulent - selon les vœux du compositeur italien - parler avant tout à l'esprit puisque transformant &quot;la matière sonore en signification&quot;. Peu avare en affects, cette écriture extrêmement raffinée n'est guère pourvoyeuse d'émotions - c'est là peut-être que le bât blesse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11426445-19075305.jpg?v=1490092813" alt=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" title=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" />
     </div>
     <div>
      Et ce, malgré une distribution de très grande classe, superbe manifeste du chant français actuel. Le Vautrin de Laurent Naouri est exceptionnel : inquiétant, maléfique, cabotin (avec son accent espagnol en Abbé Herrera) et pourtant fragile puisque l'objet de son désir, Lucien de Rubempré, lui échappe finalement. Lucien, c'est le ténor Cyrille Dubois, timbre et vocalité magnifiques ici aussi. Il orne avec la finesse idoine son chant, tout en fêlures et abîmes, dans ce rôle de héros veule et amoureux. Ce couple interdit peut fumer tous les cigares de l'enfer en un tableau pénétrant.       <br />
              <br />
       Julie Fuchs est une mémorable Esther (en courtisane se sacrifiant pour Lucien). La beauté de la chanteuse est au diapason de l'ampleur et de la rondeur du timbre. La soprano illumine cette cartographie des ténèbres sociales de sa clarté au phrasé impeccable. De même, Chiara Skerath, qui incarne une Clotilde émouvante en victime des intrigues de l'Abbé Herrera. Le baryton Christian Helmer est un Marquis de Granville époustouflant dans le duel final qui l'oppose à Vautrin. Ils évoluent dans la mise en scène brillante du flamand Guy Cassiers, qui fait ses débuts à l'Opéra de Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11426445-19075321.jpg?v=1490092851" alt=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" title=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" />
     </div>
     <div>
      Les personnages sont traqués par les caméras et piégés par un tapis roulant, pauvres acteurs d'un drame qui les dépasse (à l'exception de Trompe-la-Mort). L'implacable déroulement du drame se déploie sur quatre niveaux utilisant toutes les ressources de Garnier. Les scènes se succèdent ou se réfléchissent en un manège particulièrement fascinant, tel un miroir tendu au spectateur.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Sont à venir dans les saisons prochaines des créations à partir de Jean Racine et Paul Claudel.       <br />
       (2) La Comédie humaine est le titre générique, inspiré du Dante, regroupant la plupart des romans de Balzac, avec ses personnages récurrents.       <br />
       (3) L'essai de Thomas Piketti est explicitement cité dans le livret du spectacle.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Samedi 25, jeudi 30 mars, mercredi 5 avril 2017 à 20 h 30.       <br />
       Dimanche 2 avril 2017 à 14 h 30.</span>       <br />
              <br />
       Rediffusion le 31 mai 2017 sur France Musique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11426445-19075478.jpg?v=1490093354" alt=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" title=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" />
     </div>
     <div>
      Opéra national de Paris (Palais Garnier).       <br />
       8, rue Scribe, Paris 9e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Trompe-la-Mort&quot; (2017).</b>       <br />
       Création mondiale.       <br />
       Opéra en deux actes.       <br />
       Musique et livret de Luca Francesconi (1956).       <br />
       En français surtitré en français et en anglais.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       Susanna Mäkkli, direction musicale.       <br />
       Guy Cassiers, mise en scène et décors.       <br />
       Tim van Steenbergen, décors et costumes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11426445-19075503.jpg?v=1490093383" alt=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" title=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" />
     </div>
     <div>
      Caty Olive, lumières.       <br />
       Frederik Jassogne, vidéo.       <br />
       Erwin Jans, dramaturgie.       <br />
              <br />
       Laurent Naouri, Trompe-la-Mort.       <br />
       Julie Fuchs, Esther.       <br />
       Cyrille Dubois, Lucien de Rubempré.       <br />
       Marc Labonnette, Le Baron de Nucingen.       <br />
       Ildiko Komlosi, Asie.       <br />
       Philippe Talbot, Eugène de Rastignac.       <br />
       Béatrice Uria-Monzon, La Comtesse de Sérizy.       <br />
       Chiara Skerath, Clotilde de Grandlieu.       <br />
       Christian Helmer, Le Marquis de Granville.       <br />
       Laurent Alvaro, Contenson.       <br />
       François Piolino, Peyrade.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11426445-19075663.jpg?v=1490093829" alt=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" title=""Trompe-la-Mort" à Paris, le Balzac diabolique de Luca Francesconi et Guy Cassiers" />
     </div>
     <div>
      Rodolphe Briand, Corentin.       <br />
              <br />
       Chœurs et orchestre de l'Opéra de Paris.       <br />
       Alessandro di Stefano, chef des chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Un "Capriccio" enchanteur à Garnier</title>
   <updated>2016-01-22T12:41:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Capriccio-enchanteur-a-Garnier_a1527.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8831060-13979218.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-01-22T12:09:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise de la très belle production du metteur en scène canadien Robert Carsen à l'Opéra de Paris jusqu'au 14 février 2016. Un spectacle enchanteur au service d'un des derniers opéras de Richard Strauss. Un ultime chef-d'œuvre dont la parfaite poésie parle au cœur comme jamais grâce à un plateau d'artistes de rêve.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8831060-13979218.jpg?v=1453461323" alt="Un "Capriccio" enchanteur à Garnier" title="Un "Capriccio" enchanteur à Garnier" />
     </div>
     <div>
      Ce &quot;caprice&quot; ou fantaisie en un acte, conçu au départ pour servir de prologue à l'un des derniers opéras de Richard Strauss, est créé dans les pires conditions en octobre 1942 dans un Munich bombardé presque quotidiennement. Cette &quot;conversation en musique&quot; est alors devenue une œuvre à part entière d'une durée d'un peu plus de deux heures. Une œuvre dont le sujet semble d'une définitive inactualité : un débat dans la France du XVIIIe siècle dans un château près de Paris entre une comtesse, son frère, un poète, un compositeur et un directeur de théâtre sur la nature d'un bon opéra. Reprenant l'ancienne dispute entre Piccinistes et Gluckistes <span style="font-style:italic">(1)</span>, ces personnages d'une autre ère mêlent marivaudage sentimental et théorique en s'interrogeant sur l'importance respective des mots et de la musique dans une œuvre réussie. Bref un opéra sur l'opéra.       <br />
              <br />
       Un opéra dont l'idée remonte à 1934 quand l'écrivain Stefan Zweig propose au compositeur allemand de travailler sur le livret de l'abbé Casti, mis en musique par Salieri en 1786, &quot;Prima la musica poi la parole&quot;. Quand le librettiste de Richard Strauss pour &quot;La Femme silencieuse&quot; s'exile, il confie l'ouvrage à un ami juif comme lui, Joseph Gregor, qui finit lui aussi par fuir la persécution nazie. C'est finalement Strauss lui-même qui rédige le livret avec la collaboration du chef d'orchestre Clemens Krauss <span style="font-style:italic">(2)</span>. En octobre 1942, moment de la création de &quot;Capriccio&quot;, cela fait plusieurs mois que Stefan Zweig s'est donné la mort au Brésil. Peu de temps après, c'est l'Opéra de Munich (non loin de Dachau) qui sera totalement détruit. Inactualité, disait-on ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8831060-13979230.jpg?v=1453461565" alt="Un "Capriccio" enchanteur à Garnier" title="Un "Capriccio" enchanteur à Garnier" />
     </div>
     <div>
      Si David Marton, à l'Opéra de Lyon, intégrait les terribles conditions de création de l'œuvre dans son intelligente lecture de 2013 - prenant au mot un des personnages (&quot;La scène nous dévoile le secret de la vérité.&quot;) en faisant de Monsieur Taupe (le souffleur de théâtre) un agent de la Gestapo persécutant certains convives affamés -, Robert Carsen choisit dans cette superbe proposition de retrouver l'âme d'une œuvre légère et brillante, aussi profonde parfois qu'envoûtante. La Comtesse se regarde dans l'immense miroir de son salon refusant de considérer autre chose que son incroyable beauté. Cette beauté qu'a poursuivie continûment cette génération d'artistes européens nés au XIXe siècle à laquelle appartient Strauss - dans ce &quot;Monde d'hier&quot; qu'a si merveilleusement raconté Stefan Zweig justement - et qui a vécu le naufrage tragique de son idéal dans un XXe siècle catastrophique.        <br />
              <br />
       La Comtesse est Strauss, elle est aussi son opéra. C'est l'illusion baroque réconfortante de cette poursuite de la Beauté qui intéresse le metteur en scène canadien : ce salon rococo aux pilastres et aux perspectives de carton-pâte - réplique du Foyer de la Danse de l'Opéra Garnier, ces rideaux de scène aussi somptueux que factices, cet immense lustre d'opérette et cette Comtesse française aux robes très viennoises. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8831060-13979261.jpg?v=1453461823" alt="Un "Capriccio" enchanteur à Garnier" title="Un "Capriccio" enchanteur à Garnier" />
     </div>
     <div>
      À part cet officier SS qui traversera l'arrière-plan (et dont la casquette galonnée déparera une table Louis XVI), tout parlera de l'idée qu'on poursuit coûte que coûte - le monde dût-il disparaître - et de la création artistique qui seule compte en définitive. À la fin de l'opéra, quand la sublime aria finale de la Comtesse transcendant l'ironie légère du propos rejoint le silence, les décors disparaissent dans les cintres. Un retour brutal dans la réalité pour le spectateur. Ne reste que la scène nue, grise et sans apprêts, les techniciens et la chanteuse qui va regagner sa loge - non sans un regard vers le Foyer de la Danse au loin, réel celui-là, où répète une ballerine. Tout n'est que spectacle et le théâtre lyrique, poésie et musique, est la seule patrie qui vaille.       <br />
              <br />
       Dans cet enchantement tous les chanteurs (ou presque) ont leur part : le compositeur racé et délectable du ténor suisse Benjamin Bernheim, le poète fringant de Lauri Vasar, le directeur de théâtre très burlesque de Lars Woldt, les chanteurs italiens (dont la talentueuse Chiara Skerath) et surtout la grande Comtesse d'Emily Magee. Si les aigus de la soprano américaine n'ont plus tout à fait la sonorité adamantine que nous gardons en mémoire - de même parfois une ligne de chant sans reproche -, sa Comtesse vit d'une incarnation exceptionnelle toute de magnificence et d'émotion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8831060-13979290.jpg?v=1453462268" alt="Un "Capriccio" enchanteur à Garnier" title="Un "Capriccio" enchanteur à Garnier" />
     </div>
     <div>
      Et rendons grâce à l'orchestre de l'Opéra de Paris sous la direction d'Ingo Metzmacher qui brode un velours somptueux et raffiné, un tissu sonore d'une richesse inouïe - bel hommage à une partition d'une complexité et d'une musicalité rares - joie et déchirement réconciliés.        <br />
              <br />
       <b>Notes :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Une controverse agita les partisans des compositeurs Piccini et Gluck au XVIIIe siècle sur la nature de l'opéra.        <br />
       (2) Clemens Krauss dirigea également l'opéra lors de sa création. </span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Vendredi 22 janvier 2016 à 20 h 30.       <br />
       Lundi 25, mercredi 27 janvier 2016 à 19 h 30.       <br />
       Dimanche 31 janvier, dimanche 14 février 2016 à 14 h 30.       <br />
       Mercredi 2, samedi 6, mercredi 10 février 2016 à 19 h 30.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8831060-13979335.jpg?v=1453462431" alt="Un "Capriccio" enchanteur à Garnier" title="Un "Capriccio" enchanteur à Garnier" />
     </div>
     <div>
      Opéra national de Paris - Palais Garnier, Place de l'Opéra Paris 9e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Capriccio&quot; (1942).</b>       <br />
       Conversation en musique en un acte.       <br />
       Musique de Richard Strauss (1864-1949).       <br />
       Livret du compositeur et de Clemens Krauss.       <br />
       Durée : 2 h 30 sans entracte.       <br />
       En langue allemande surtitrée en français et en anglais.       <br />
              <br />
       Ingo Metzmacher, direction musicale.       <br />
       Robert Carsen, mise en scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8831060-13979348.jpg?v=1453462563" alt="Un "Capriccio" enchanteur à Garnier" title="Un "Capriccio" enchanteur à Garnier" />
     </div>
     <div>
      Michael Levine, décors.       <br />
       Anthony Powell, costumes.       <br />
       Robert Carsen, Peter Van Praet, lumières.       <br />
       Jean-Guillaume Bart, chorégraphie.       <br />
       Ian Burton, dramaturgie.       <br />
              <br />
       Emily Magee, La Comtesse.       <br />
       Wolfgand Koch, le Comte.       <br />
       Benjamin Bernheim, Flamand.       <br />
       Lauri Vasar, Olivier.       <br />
       Lars Woldt, La Roche.       <br />
       Michaela Schuster, La Clairon.       <br />
       Chiara Skerath, une Chanteuse italienne.       <br />
       Juan José De Leon, un Chanteur italien.       <br />
       Camille de Bellefon, une jeune Danseuse.       <br />
       Graham Clark, Monsieur Taupe.       <br />
       Jérôme Varnier, Le Majordome.       <br />
              <br />
       Orchestre et Chanteurs de l'Opéra national de Paris.
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     <br style="clear:both;"/>
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