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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-12T07:31:33+02:00</updated>
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   <title>"État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !</title>
   <updated>2026-02-27T16:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Etat-d-urgence-Quand-la-comedie-met-en-lumiere-avec-fougue-et-panache-qu-il-y-a-grave-urgence-_a4489.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-02-27T15:10:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par une belle soirée d'été, Sylvia et Louis reçoivent d'anciens amis pour dîner. Chacun a convié un(e) ami(e) dans l'espoir de faire naître une relation amoureuse. Mais nos deux hôtes viennent d'être cambriolés et les retrouvailles débutent mal. La confusion est générale, la paranoïa post-cambriolage grandissante et la situation déraille largement. Les deux invités(es) survivront-ils à cette soirée ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94970045-66552772.jpg?v=1772202031" alt=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" title=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" />
     </div>
     <div>
      Elle n'est pas très conviviale, la coccinelle jaune de l'affiche, et même plutôt repoussante. Elle semble littéralement terrorisée. Mais de quoi a-t-elle peur au juste ? Davantage associée à un vocabulaire politique et sécuritaire qui évoque la menace, la peur et la violence, en plus, elle est jaune. Rien ne va plus ! On est loin de la sympathique coccinelle rouge et inoffensive que nous avons pour emblème depuis longtemps, symbole de douceur, de fragilité, d'innocence. Cette coccinelle, nous la retrouverons à un moment de cette pièce menée tambour battant du début jusqu'à la fin, et nous saisirons davantage le sens de l'affiche…       <br />
              <br />
       &quot;État d'urgence&quot; avec Annabelle Legrand et Martial Courcier à l'écriture, et Tim Remis à la mise en scène, c'est une comédie déjantée qui invite le public à réfléchir sur la place de l'être humain dans une société dominée par l'hyper-sécurité et les abus possibles qui y sont associés.       <br />
              <br />
       Engagée et très contemporaine, derrière les excès traditionnels de la comédie – efficaces quand ils sont justement interprétés comme c'est le cas ici –, le spectateur ne perd pas une miette des agissements des quatre protagonistes et se retrouve confronté à des situations qui ne lui sont pas totalement inconnues…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94970045-66552796.jpg?v=1772202150" alt=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" title=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" />
     </div>
     <div>
      Le soir du 22 janvier, les quatre comédiens sur scène étaient au sommet de leur art. Hauts en couleur, volontairement stéréotypés pour faire ressortir leur excentricité, ils évoluent dans un décor trivial hyperréaliste très probant, comme souvent au Café de la Gare. Le moindre détail est source de tension, de quiproquos, de tensions et de soupçons, jusqu'aux tomates servies au dîner, un tiroir mal fermé ou un bruit suspect.       <br />
              <br />
       L'escalade des faits est absurde et la logique des choses disparaît derrière le burlesque et la satire. Mention particulière pour les dialogues surréalistes qui ne font que renforcer l'ensemble énergique et communicatif entre les quatre comédiennes et comédiens.       <br />
              <br />
       La frontière est mince dans ce genre théâtral particulier où il suffit généralement d'un rien pour que les choses dérapent de trop d'extravagances et d'excentricité. Ici, les comédiennes et comédiens frôlent parfois la chose, mais parviennent malgré tout à ne pas tomber dans l'écueil en question. Ceci aurait pu ne pas être gagné, mais il n'en est rien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94970045-66552797.jpg?v=1772202226" alt=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" title=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" />
     </div>
     <div>
      Entre théories complotistes, guérisseuse perchée ayant voyagé aux États-Unis, évocation de fourmis crachant des mygales venimeuses – il fallait y penser –, soupçons de voisinage hystériques, et batterie d'armes lourdes dont l'armoire déborde, les spectateurs rient beaucoup, emportés par le chaos ambiant faisant référence à nos peurs et autres montées politiques à l'ordre du jour. Gageons que certaines personnes dans la salle pourront peut-être se reconnaître en potentiels survivalistes et qu'ils y verront les dégâts que cela peut provoquer. C'est ça aussi la force du théâtre.       <br />
              <br />
       Entre comique de situation, humour grinçant, situations rocambolesques, dialogues flamboyants, &quot;État d'urgence&quot; s'inscrit dans la tradition du genre, certes sans grande révolution, mais avec une efficacité bien rodée. C'est une satire sociale entre absurde et théâtre de boulevard où l'humour naît de la paranoïa ambiante et de son absurdité, non vérifiable, mais qui engendre un état mental dont certaines et certains font probablement déjà l'objet…       <br />
              <br />
       Plus de profondeur psychologique dans l'écriture aurait sans doute apporté davantage d'échos autour de nos &quot;peurs modernes&quot; malheureusement légitimes : théories du complot, insécurité, défiance.       <br />
              <br />
       Fort heureusement, l'amour est là et gagne toujours, rempart fragile contre la peur. D'aucuns et d'aucunes pourraient voir aussi dans le survivalisme une forme d'amour, celui qui protège l'autre, par exemple… Certes. Mais ici, c'est un amour plus traditionnel qui parvient à sauver le monde. Celui dont on rêve toutes et tous, simple et traditionnel quand bien même, il est provoqué. Malheureusement, l'amour accordé à la coccinelle est quant à lui largement contrarié !       <br />
              <br />
       Vous ne regarderez sans doute plus vos proches de la même manière en sortant de cette pièce, ni les coccinelles. Mais sachez raison garder quand même…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"État d'urgence"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94970045-66552832.jpg?v=1772202275" alt=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" title=""État d'urgence" Quand la comédie met en lumière, avec fougue et panache, qu'il y a "grave" urgence !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Annabelle Legrand et Martial Courcier.       <br />
       Mie en scène : Tim Remis.       <br />
       Avec (en alternance) : Christine Anglio, Mathieu Coniglio, Gino Lazzerini, Timothée Manesse, Aurore Pourteyron, Pier Niccolo Sassetti, Florence Savignat, Santana Susnja.       <br />
       Collaboration artistique : Christophe Rouzeau.       <br />
       Scénographie : Alix Mercier et Tim Remis.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       Tout public.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 janvier au 28 juin 2026.</span>       <br />
       Lundi à 19 h 30, mardi, jeudi, vendredi et samedi à 21 h 15, le dimanche à 16 h (une semaine sur deux).       <br />
       Café de la Gare, 41, rue du Temple, Paris 4ᵉ.       <br />
       Réservation : 01 42 78 52 51.       <br />
       <a class="link" href="https://cafedelagareparis.com/resa_2/fr/76-urgence" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://cafedelagareparis.com/j/" target="_blank">&gt;&gt; cafedelagareparis.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Etat-d-urgence-Quand-la-comedie-met-en-lumiere-avec-fougue-et-panache-qu-il-y-a-grave-urgence-_a4489.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement</title>
   <updated>2025-09-02T20:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-pire-premier-rencard-de-l-Histoire-Une-comedie-au-quatuor-virevoltant-dont-l-humanite-deborde-bien-positivement_a4349.html</id>
   <category term="Humour" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90862662-63995906.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-02T20:24:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Corinne et Marc se rencontrent pour la première fois en présentiel après s'être déjà contactés sur un site de rencontres. C'est la femme de Marc, fraîchement ménopausée, qui lui a conseillé de s'inscrire… Ils n'ont pas l'air d'être faits l'un pour l'autre, ces deux-là. D'ailleurs, ils ne semblent même pas savoir exactement ce qu'ils font là, dans ce café. La serveuse et le patron du bar, de leur côté, ont leurs propres problèmes. Le monde et la société aussi. Alors, ça empire…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90862662-63995906.jpg?v=1736974108" alt=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" title=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" />
     </div>
     <div>
      Est-ce qu'on peut encore rencontrer des gens nouveaux quand tout le monde est en colère ? On aimerait penser que &quot;oui&quot;. Mais là, ce n'est pas gagné ! Cela est toujours une prise de risque qui s'avère ici de très grande envergure !       <br />
              <br />
       Décidément, la pandémie et les confinements en ont bouleversé bien des choses sur la planète Terre, notamment notre rapport aux autres ! Mais, fort heureusement, ils ont malgré tout favorisé la création et l'enfermement a fait émerger de nouvelles idées chez bon nombre d'artistes.       <br />
              <br />
       Ce fut le cas pour Jérémy Manesse qui, de toute évidence, en a eu des idées plein la tête, à ce moment-là. De son tsunami prospectif, une idée majeure a survécu : celle de &quot;notre incommunicabilité croissante concernant les sujets qui fâchent, que ce soit avec nos proches ou avec de parfaits inconnus&quot;.       <br />
              <br />
       Ainsi, son nouveau spectacle est né avec une idée de base : celle des difficultés de la vie de couple, de sa solidité toute relative au fil du temps qui passe, surtout lorsqu'on est presque cinquantenaires ! Un marronnier, s'il en est.       <br />
              <br />
       Mais plusieurs autres petites branches se sont greffées sur ce marronnier du jardin cloisonné de Jérémy Manesse et elles ont fleuri. D'autres concepts tels que le féminisme, la politique, les conflits de générations ou encore l'inaction climatique et l'écoanxiété ont germé petit à petit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'avais en tête l'humeur des pièces de Jaoui et Bacri et, en ligne de mire, l'espoir qu'on arrive à se parler un peu mieux ; et, surtout, que les spectatrices et les spectateurs réfléchissent un peu à tout ça, longtemps après avoir quitté la salle…&quot;</span>       <br />
              <br />
       N'est-ce pas là, aussi, un des pouvoirs suprêmes de l'acte théâtral ?! Mais le pari est toujours hasardeux lorsqu'il s'agit de comédie, <span style="font-style:italic">&quot;cet exercice redoutablement difficile&quot;</span>, comme le souligne la metteuse en scène, Ludivine de Chastenet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90862662-63995907.jpg?v=1736974132" alt=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" title=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" />
     </div>
     <div>
      Avec sa nouvelle création, la huitième précisément, c'est pourtant un pari largement gagné pour Jérémy Manesse, lui qui est pratiquement né sur les planches du mythique Café de la Gare, que sa propre mère, Catherine Signaux, dite Sotha, a fondé en 1969, son père, Philippe Manesse, en étant le directeur.       <br />
              <br />
       Cette nouvelle pièce ne s'inscrit pas exclusivement dans le registre de la comédie, loin de là. Contrairement à ce que le titre pourrait laisser présager, et en marge aussi du registre plus traditionnel du Café de la Gare auquel nous étions habitués.       <br />
              <br />
       Les quatre personnages de la pièce, comme chacune et chacun d'entre nous, ont de nombreux problèmes, de nombreux questionnements tels que l'état de notre pays, la déliquescence de la gauche, l'écologie et la &quot;maison qui brûle&quot;, les relations amoureuses compliquées, voire impossibles, le patriarcat, le capitalisme, les attentats potentiels ou bien réels, la famille et son incapacité à s'y dire les choses les plus élémentaires. Bref : ce spectacle virevoltant et attachant est un miroir de notre société actuelle sous tension, fracturée, et ô combien vacillante.       <br />
              <br />
       Le personnage de Marc, interprété de mains de maître par Jérémy Manesse lui-même, constitue un solide pilier dramaturgique au spectacle, lequel est remarquablement porté par un texte incisif et taillé au cordeau qui emporte le public comme sur des montagnes russes en ne lui laissant aucun répit.       <br />
              <br />
       Les quatre comédiens s'emparent de l'écriture de façon virevoltante, avec brio et de remarquables incarnations. Le tout est finement agencé, divertissant, jouissif. On rit, on sourit, on est attendri, très attentif, ému. On éprouve par moments de la compassion, mais surtout, on réfléchit. On réfléchit beaucoup. À la fois pendant la représentation qui file à toute vitesse et dont on voudrait qu'elle ne s'arrête pas, mais notamment après, tel que le souhaitait l'auteur.       <br />
              <br />
       &quot;Le pire premier rencard de l'histoire&quot; est très loin d'être le pire moment que vous passerez au théâtre. La scénographie d'Alix Mercier associée à la mise en scène de Ludivine de Chastenet et à une écriture finement juste et rebondissante constituent, en cette nouvelle année, un réel moment de plaisir théâtral.       <br />
       À ne rater sous aucun prétexte…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
              <br />
       Vu le lundi 6 janvier 2025 au Café de la Gare, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Pire Premier rencard de l'histoire"</b></div>
     <div>
      Texte : Jérémy Manesse.       <br />
       Mise en scène : Ludivine de Chastenet.       <br />
       Avec : Odile Huleux, Jérémy Manesse, Florent Aumaître ou Jean Vocat, Laure Haulet.       <br />
       Scénographie : Alix Mercier.       <br />
       Décors : Yohann Chemmoul.       <br />
       Création sonore : Louen Poppé.       <br />
       Collaboration musicale : Sarah Manesse.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 septembre au 31 décembre 2025.</span>       <br />
       Lundi et mardi à 19 h 30, vendredi et samedi à 21 h 15, dimanche à 16 h en septembre.       <br />
       En octobre : lundi à 19 h 30, mardi 7 et 21 à 21 h 15, jeudi 23, vendredi et samedi à 21 h 15, dimanche à 16 h.       <br />
       En novembre : lundi 3 et mardi 4 à 21 h 15, mercredi au samedi à 21 h 15, dimanche à 16 h.       <br />
       En décembre : 3 au 6, 16, 19 et 20, 30 à 21 h 15, 7 et 21 à 16 h, 15 à 19 h 30       <br />
       15, 22, 29 à 19 h 30, 31 à 18 h.       <br />
       Café de la Gare, Paris 4e, 01 42 78 52 51.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('cdlg5@wanadoo.fr')" >&gt;&gt; contact mail</a>       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('groupe.cdlg@gmail.com')" >&gt;&gt; nfos et reservations groupes</a>       <br />
       <a class="link" href="https://cafedelagareparis.com/j/" target="_blank">&gt;&gt; cdlg.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement</title>
   <updated>2025-01-17T09:24:00+01:00</updated>
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   <category term="Humour" />
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   <published>2025-01-17T07:23:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
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Corinne et Marc se rencontrent pour la première fois en présentiel après s'être déjà contactés sur un site de rencontres. C'est la femme de Marc, fraîchement ménopausée, qui lui a conseillé de s'inscrire… Ils n'ont pas l'air d'être faits l'un pour l'autre, ces deux-là. D'ailleurs, ils ne semblent même pas savoir exactement ce qu'ils font là, dans ce café. La serveuse et le patron du bar, de leur côté, ont leurs propres problèmes. Le monde et la société aussi. Alors, ça empire…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Est-ce qu'on peut encore rencontrer des gens nouveaux quand tout le monde est en colère ? On aimerait penser que &quot;oui&quot;. Mais là, ce n'est pas gagné ! Cela est toujours une prise de risque qui s'avère ici de très grande envergure !       <br />
              <br />
       Décidément, la pandémie et les confinements en ont bouleversé bien des choses sur la planète Terre, notamment notre rapport aux autres ! Mais, fort heureusement, ils ont malgré tout favorisé la création et l'enfermement a fait émerger de nouvelles idées chez bon nombre d'artistes.       <br />
              <br />
       Ce fut le cas pour Jérémy Manesse qui, de toute évidence, en a eu des idées plein la tête, à ce moment-là. De son tsunami prospectif, une idée majeure a survécu : celle de &quot;notre incommunicabilité croissante concernant les sujets qui fâchent, que ce soit avec nos proches ou avec de parfaits inconnus&quot;.       <br />
              <br />
       Ainsi, son nouveau spectacle est né avec une idée de base : celle des difficultés de la vie de couple, de sa solidité toute relative au fil du temps qui passe, surtout lorsqu'on est presque cinquantenaires ! Un marronnier, s'il en est.       <br />
              <br />
       Mais plusieurs autres petites branches se sont greffées sur ce marronnier du jardin cloisonné de Jérémy Manesse et elles ont fleuri. D'autres concepts tels que le féminisme, la politique, les conflits de générations ou encore l'inaction climatique et l'écoanxiété ont germé petit à petit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'avais en tête l'humeur des pièces de Jaoui et Bacri et, en ligne de mire, l'espoir qu'on arrive à se parler un peu mieux ; et, surtout, que les spectatrices et les spectateurs réfléchissent un peu à tout ça, longtemps après avoir quitté la salle…&quot;</span>       <br />
              <br />
       N'est-ce pas là, aussi, un des pouvoirs suprêmes de l'acte théâtral ?! Mais le pari est toujours hasardeux lorsqu'il s'agit de comédie, <span style="font-style:italic">&quot;cet exercice redoutablement difficile&quot;</span>, comme le souligne la metteuse en scène, Ludivine de Chastenet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85589167-60985707.jpg?v=1736974132" alt=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" title=""Le pire premier rencard de l'Histoire" Une comédie au quatuor virevoltant dont l'humanité déborde bien positivement" />
     </div>
     <div>
      Avec sa nouvelle création, la huitième précisément, c'est pourtant un pari largement gagné pour Jérémy Manesse, lui qui est pratiquement né sur les planches du mythique Café de la Gare, que sa propre mère, Catherine Signaux, dite Sotha, a fondé en 1969, son père, Philippe Manesse, en étant le directeur.       <br />
              <br />
       Cette nouvelle pièce ne s'inscrit pas exclusivement dans le registre de la comédie, loin de là. Contrairement à ce que le titre pourrait laisser présager, et en marge aussi du registre plus traditionnel du Café de la Gare auquel nous étions habitués.       <br />
              <br />
       Les quatre personnages de la pièce, comme chacune et chacun d'entre nous, ont de nombreux problèmes, de nombreux questionnements tels que l'état de notre pays, la déliquescence de la gauche, l'écologie et la &quot;maison qui brûle&quot;, les relations amoureuses compliquées, voire impossibles, le patriarcat, le capitalisme, les attentats potentiels ou bien réels, la famille et son incapacité à s'y dire les choses les plus élémentaires. Bref : ce spectacle virevoltant et attachant est un miroir de notre société actuelle sous tension, fracturée, et ô combien vacillante.       <br />
              <br />
       Le personnage de Marc, interprété de mains de maître par Jérémy Manesse lui-même, constitue un solide pilier dramaturgique au spectacle, lequel est remarquablement porté par un texte incisif et taillé au cordeau qui emporte le public comme sur des montagnes russes en ne lui laissant aucun répit.       <br />
              <br />
       Les quatre comédiens s'emparent de l'écriture de façon virevoltante, avec brio et de remarquables incarnations. Le tout est finement agencé, divertissant, jouissif. On rit, on sourit, on est attendri, très attentif, ému. On éprouve par moments de la compassion, mais surtout, on réfléchit. On réfléchit beaucoup. À la fois pendant la représentation qui file à toute vitesse et dont on voudrait qu'elle ne s'arrête pas, mais notamment après, tel que le souhaitait l'auteur.       <br />
              <br />
       &quot;Le pire premier rencard de l'histoire&quot; est très loin d'être le pire moment que vous passerez au théâtre. La scénographie d'Alix Mercier associée à la mise en scène de Ludivine de Chastenet et à une écriture finement juste et rebondissante constituent, en cette nouvelle année, un réel moment de plaisir théâtral.       <br />
       À ne rater sous aucun prétexte…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
              <br />
       Vu le lundi 6 janvier 2025 au Café de la Gare, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Pire Premier rencard de l'histoire"</b></div>
     <div>
      Texte : Jérémy Manesse.       <br />
       Mise en scène : Ludivine de Chastenet.       <br />
       Avec : Odile Huleux, Laure Haulet, Jérémy Manesse, Florent Aumaître.       <br />
       Scénographie : Alix Mercier.       <br />
       Décors : Yohann Chemmoul.       <br />
       Création sonore : Louen Poppé.       <br />
       Collaboration musicale : Sarah Manesse.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 janvier au 29 juin 2025.</span>       <br />
       Lundi à 19 h 30, mardi, jeudi, vendredi, samedi à 21 h 15 et dimanche à 16 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles les lundis 28 avril et 26 mai et dimanche 15 juin.       <br />
       Représentations supplémentaires les mercredis 30 avril, 28 mai et le dimanche 8 juin à 20 h.       <br />
       Café de la Gare, Paris 4e, 01 42 78 52 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.cdlg.org/j/index.php" target="_blank">&gt;&gt; cdlg.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-pire-premier-rencard-de-l-Histoire-Une-comedie-au-quatuor-virevoltant-dont-l-humanite-deborde-bien-positivement_a4127.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Tout va très bien !" Le Grand Orchestre du Splendid, bon pied bon œil, revient avec de la musique sur tous les fronts</title>
   <updated>2024-11-13T14:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tout-va-tres-bien--Le-Grand-Orchestre-du-Splendid-bon-pied-bon-oeil-revient-avec-de-la-musique-sur-tous-les-fronts_a4081.html</id>
   <category term="Paroles &amp; Musique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84212376-60165812.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-11-13T14:28:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voir les choses en grand tout en restant léger ! Prendre du plaisir et, surtout, en donner ! Voilà la philosophie du Grand orchestre du Splendid qui régale le public depuis 1977. Bientôt 50 ans… Bientôt le jubilé. "De la musique avant toute chose" et vivre, vivre, vivre…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84212376-60165812.jpg?v=1731505975" alt=""Tout va très bien !" Le Grand Orchestre du Splendid, bon pied bon œil, revient avec de la musique sur tous les fronts" title=""Tout va très bien !" Le Grand Orchestre du Splendid, bon pied bon œil, revient avec de la musique sur tous les fronts" />
     </div>
     <div>
      En 1977, quelques amis musiciens professionnels se retrouvent entre eux et décident de s'amuser en réinterprétant des classiques tels que ceux de Ray Ventura ou de Duke Ellington. Ce qui ne devait être qu'un plaisir entre copains devient vite un succès immédiat qui dure depuis presque 50 ans. Mais quel est donc le secret de cette longévité entre rythmes endiablés, joyeuses cadences et show totalement désopilants ?       <br />
              <br />
       Ne le leur demandez pas ! Ils ne vous en diront rien… Si tant est qu'ils le sachent eux-mêmes, tant cette énergie semble ancrée en eux depuis toutes ces années, indéfectible, salvatrice et impérissable.       <br />
              <br />
       Entre swing, jazz, salsa, reggae – quatre de leurs principales influences –, ou encore fiesta et mises en scène délirantes, les quatorze chanteuses et musiciens de l'Orchestre mythique enchantent le public, sur la scène du Café de la Gare, depuis le 11 novembre. Comme à leurs premières heures, et en échappant pourtant aux codes et impératifs de la mode, ils nous donnent irrésistiblement envie de monter sur scène pour danser à leurs côtés sur le plateau, frétiller, sautiller, et tout oublier l'espace de quelques instants. Leur énergie communicative est sans failles, et gagne sans commune mesure toutes les générations. Les cuivres étincellent. Les voix brillent de mille feux sonores.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84212376-60165813.jpg?v=1731505997" alt=""Tout va très bien !" Le Grand Orchestre du Splendid, bon pied bon œil, revient avec de la musique sur tous les fronts" title=""Tout va très bien !" Le Grand Orchestre du Splendid, bon pied bon œil, revient avec de la musique sur tous les fronts" />
     </div>
     <div>
      Pourquoi ne pas y songer, pour les 50 ans, en 2027 ? Tout le monde sur la scène !       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Quarante-cinq ans de tournées infernales à se déchaîner tous les soirs en sautillant sur scène avec un balai de sorcière ! Quarante-cinq ans de balai. Il faut le faire !&quot;</span> Voilà ce que nous dit Xavier Thibault, un de ses membres fondateurs, fils du célèbre acteur-réalisateur et scénariste Jean-Marc Thibault, disparu en 2017 et dont les plus de 20 ans se souviennent.       <br />
              <br />
       Au Café de la Gare, incontournable café-théâtre parisien du quartier du Marais et lieu de bien des souvenirs pour lui, Xavier exulte littéralement. Ses souvenirs de Coluche ne sont pas loin… Cela se voit, cela se sent, cela apporte au spectacle un supplément d'âme qui, à n'en point douter, fait sa patte toute personnelle. Mais il n'est pas le seul à vibrer, loin de là.       <br />
              <br />
       Sur scène, les notes de musique des saxos, du trombone, des trompettes, de la guitare, du piano et de la batterie virevoltent de façon toujours aussi enchanteresse, et oscillent entre ska, blues, rumba et même, si vous tendez bien l'oreille, musique séfarade ! Sans oublier les chansons qui ravissent les spectateurs, et que bon nombre d'entre eux fredonnent allègrement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84212376-60165851.jpg?v=1731506033" alt=""Tout va très bien !" Le Grand Orchestre du Splendid, bon pied bon œil, revient avec de la musique sur tous les fronts" title=""Tout va très bien !" Le Grand Orchestre du Splendid, bon pied bon œil, revient avec de la musique sur tous les fronts" />
     </div>
     <div>
      &quot;Salsa du Démon, Salsa du Démon ?&quot; ; &quot;Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien…&quot; ; &quot;Macao&quot; ; ou encore &quot;Jazz volant&quot;. Qui ne connaît pas ces chansons ? Qui ne les a pas fredonnées un jour, au volant de sa voiture, dans sa salle de bain ou lors d'une soirée entre amis(es) ?       <br />
              <br />
       Mais sur le plateau, la musique ne fait pas tout pour les joyeux lurons du Splendid. Conjuguée à de la comédie et à de l'humour tout particulier dont ils ont seuls le secret, sans oublier les textes bien souvent corrosifs et subversifs, elle fait de cette partition anniversaire un grand moment libératoire dont on ressort galvanisé, reboosté et définitivement plus jeune.       <br />
              <br />
       Les costumes chatoyants et carnavalesques imaginés par Françoise Thibault, l'épouse de Xavier, colorent incontestablement d'un élan joliment outrancier l'ensemble du spectacle de l'incontournable collectif. Pour le plus grand bonheur de toutes et tous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84212376-60165852.jpg?v=1731506060" alt=""Tout va très bien !" Le Grand Orchestre du Splendid, bon pied bon œil, revient avec de la musique sur tous les fronts" title=""Tout va très bien !" Le Grand Orchestre du Splendid, bon pied bon œil, revient avec de la musique sur tous les fronts" />
     </div>
     <div>
      Cinq concerts à ne pas manquer en cette fin d'année 2024, en attendant 2027 ! Cinq représentations festives qui reprennent des succès jazz de la chanson française des années trente et quarante ou encore &quot;des chansons originales piquantes, salées et désopilantes&quot; (sic).       <br />
              <br />
       Et en 2027, tout le monde sur scène ! The show must go on ! Pour honorer, peut-être, le public fidèle ? Ça ne serait pas mal, non ?       <br />
              <br />
       On attendra… On attendra patiemment 2027. Pas pour les élections présidentielles, non, pas non plus parce que nous aurons trois ans de plus, mais pour l'anniversaire du Grand Orchestre.       <br />
       Nous y serons.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tout va très bien !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84212376-60165853.jpg?v=1731506085" alt=""Tout va très bien !" Le Grand Orchestre du Splendid, bon pied bon œil, revient avec de la musique sur tous les fronts" title=""Tout va très bien !" Le Grand Orchestre du Splendid, bon pied bon œil, revient avec de la musique sur tous les fronts" />
     </div>
     <div>
      Auteurs compositeurs : Xavier Thibault et Frédéric Thibault.       <br />
       Chant : Alice Prévost, Lou Volt, Michel Winogradoff, Émilie-Anne Charlotte, Cassiopée Mayance, Xavier Thibault, Paul Maucourt.       <br />
       Musiciens : Paul Mancourt (trompettiste), Frédéric Thibault (pianiste), Antoine Hurault (guitariste), Frédo Westrich (bassiste), Aymeric Westrich (batteur), Vincent Turquoise (saxo), Dominique Vernhes (saxo), Damien Verherve (tromboniste), Claude Egéa (trompettiste).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 novembre au 9 décembre 2024.</span>       <br />
       Lundi à 19 h 30.       <br />
       Café de la Gare, Paris 4e, 01 42 78 52 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.cdlg.org/j/" target="_blank">&gt;&gt; cdlg.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tout-va-tres-bien--Le-Grand-Orchestre-du-Splendid-bon-pied-bon-oeil-revient-avec-de-la-musique-sur-tous-les-fronts_a4081.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2023• "Le Banc" Une rencontre sensible convoquant en chacun de nous une ouverture d'esprit éveillée</title>
   <updated>2023-07-13T22:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Le-Banc-Une-rencontre-sensible-convoquant-en-chacun-de-nous-une-ouverture-d-esprit-eveillee_a3668.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74039723-51496687.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-14T07:00:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sur le quai d'une gare, au milieu de nulle part – si ! Peut-être à Migné-Auxances -, deux femmes attendent le train. L'une est en fauteuil roulant, l'autre est une travestie. Ce train qui a 46 minutes de retard leur permet d'échanger et de nouer le contact. Mais parviendront-elles à le prendre finalement ensemble ce train et à nouer les liens ? Ou au contraire, chacune restera-t-elle dans sa bulle d'indifférence nimbée de leurs différences notoires ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74039723-51496687.jpg?v=1689280712" alt="•Off 2023• "Le Banc" Une rencontre sensible convoquant en chacun de nous une ouverture d'esprit éveillée" title="•Off 2023• "Le Banc" Une rencontre sensible convoquant en chacun de nous une ouverture d'esprit éveillée" />
     </div>
     <div>
      Cette pièce, écrite par Phanie Ridel-Linet, transporte le spectateur dès les premières secondes dans un univers feutré et intimiste. Quoi de moins intimiste pourtant qu'un quai de gare !       <br />
       Pourtant, très rapidement, grâce à la parole plus libérée de la femme travestie, ces deux femmes vont sortir de leur zone de confort psychique et mental et partager leurs tourments en toute quiétude dans un total respect de l'autre.       <br />
              <br />
       Pour l'auteure, <span style="font-style:italic">&quot;l'écriture est peut-être le seul espace de liberté où toutes les transgressions sont possibles&quot;</span>. Cette phrase résonne tout particulièrement quand on sait que Phani Ridel-Linet a fait l'objet d'un AVC, il y a quelques années, et qu'à présent, elle est contrainte de se déplacer &quot;en brouette&quot; (sic la femme travestie), métaphore qui installe le ton de la pièce dans une dimension   légère emprunte de bien jolis moments d'humour tendre.       <br />
              <br />
       Un fauteuil roulant, alors, pour l'une de ces deux femmes et, pour l'autre, un corps qui n'est pas le sien ou comme dirait Roland Dubillard : <span style="font-style:italic">&quot;un corps qui n'est pas de moi&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi des mystères de la vie parfois : le prénom de l'auteure de la pièce, en grec, signifie &quot;lumière élévation&quot;. Et dans sa pièce, Phanie se lève à sa manière, elle est debout par le biais de ces deux personnages attachants et souvent bouleversants qui nous ouvrent les yeux sur le thème du handicap, du regard que l'on y porte et du droit à la différence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74039723-51496769.jpg?v=1689280767" alt="•Off 2023• "Le Banc" Une rencontre sensible convoquant en chacun de nous une ouverture d'esprit éveillée" title="•Off 2023• "Le Banc" Une rencontre sensible convoquant en chacun de nous une ouverture d'esprit éveillée" />
     </div>
     <div>
      Aucun pathos cela dit. Juste l'essentiel qui nous ramène à l'essence profonde de l'humain et de ses immenses voies de tolérance possibles, surtout lorsqu'il est écrit ainsi avec une telle sensibilité et cette nécessaire désobéissance qui fait le propre de l'Art.       <br />
              <br />
       L'interprétation de la femme travestie, empathique et touchante, par le comédien Serge Le Clanche est fluide, sans trop peu ni trop-plein. Juste ce qu'il faut. Sa collaboration avec un conteur de l'île de Groix en Bretagne lui a probablement insufflé cette sérénité bien présente sur le plateau. <span style="font-style:italic">&quot;J'ai dit oui à ce rôle sans savoir, peut-être parce que j'ai déjà eu l'occasion de travailler avec Barbara. Me glisser dans la peau d'un travesti était un défi et m'intriguait beaucoup (...).&quot;</span>       <br />
              <br />
       Pas de zone de confort donc pour celui-ci qui semble avoir compris la nécessité d'oser au théâtre sans laquelle beaucoup de choses tourneraient en boucle. Celui-ci est très crédible en travesti et sa relation progressive avec la femme handicapée est mesurée et finement calibrée.       <br />
              <br />
       Assise tout au long de la pièce dans un fauteuil roulant, la comédienne Barbara Poulin, qui a interprété déjà de nombreux textes d'auteurs célèbres tels Jean-Michel Ribes, Jean-Claude Grimberg, Albert Camus, Shakespeare, Anca Visdei, Yasmina Reza ou encore Éric-Emmanuel Schmitt, nous émeut et nous captive par sa beauté et ses magnifiques yeux bleus, mais surtout par sa capacité à manier sur scène cet imposant fauteuil roulant sur ce plateau exigu du Verbe Fou.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74039723-51496772.jpg?v=1689280796" alt="•Off 2023• "Le Banc" Une rencontre sensible convoquant en chacun de nous une ouverture d'esprit éveillée" title="•Off 2023• "Le Banc" Une rencontre sensible convoquant en chacun de nous une ouverture d'esprit éveillée" />
     </div>
     <div>
      Ces gestes souples, quand elle déplace ses jambes endormies, sont d'une élégance fine et preuve d'un grand professionnalisme. Le fauteuil s'approche souvent des spectateurs du premier rang dans une scénographie qui semble nous dire : <span style="font-style:italic">&quot;Je vous dérange, mais vous aussi, vous me dérangez !&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ces trois personnes-là étaient faites pour se rencontrer ! Que ce soit un bassin de rééducation ou ailleurs quelque part en Bretagne, que ces choses du théâtre se soient faites explique certainement la très grande sensibilité globale de la pièce.       <br />
               <br />
       Loin des Côtes-d'Armor et sous le soleil accablant d'Avignon, &quot;Le Banc&quot; est une pièce qui saura vous séduire et convoquer en vous une ouverture d'esprit éveillée, si tant est que vous ne l'ayez pas déjà ancrée en vous !       <br />
              <br />
       Cela dit, si vous venez au Théâtre du Verbe Fou littéraire, c'est que, quelque part, vous l'êtes déjà beaucoup, éveillés(es)…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Banc"</b></div>
     <div>
      Texte : Phanie Ridel-Livet.       <br />
       Mise en scène : Phanie Ridel-Livet.       <br />
       Avec : Barbara Poulain, Serge Le Clanche.       <br />
       Compagnie Le Tsaddé Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 16 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Au Verbe Fou, 95, rue des Infirmières, Avignon.        <br />
       Réservations : 04 90 85 29 90.       <br />
       <a class="link" href="http://www.leverbefou.fr/" target="_blank">&gt;&gt; leverbefou.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>         <br />
       14 septembre 2023 : Théâtre les Ursulines, Lannion (22).       <br />
       15 septembre 2023 : Centre culturel l'Amérance de Cancale (35).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Le-Banc-Une-rencontre-sensible-convoquant-en-chacun-de-nous-une-ouverture-d-esprit-eveillee_a3668.html" />
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