<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-10-07T21:14:33+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Murmuration" Géométrie poétique et envoûtante</title>
   <updated>2023-05-10T17:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Murmuration-Geometrie-poetique-et-envoutante_a3582.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72746076-50603999.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-05-10T17:22:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Créateur et metteur en scène, Sadeck Berrabah, accompagnée d'une musique de T. Rex, nous emmène dans sa création dans un univers où mesures, angles, parallèles et perpendiculaires brillent de mille feux pour donner rythme et précisions à des mouvements qui, à force de répétition, deviennent presque envoûtants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72746076-50603999.jpg?v=1683733500" alt=""Murmuration" Géométrie poétique et envoûtante" title=""Murmuration" Géométrie poétique et envoûtante" />
     </div>
     <div>
      C'est le premier spectacle de Sadeck Berrabah. Et pourtant, il a déjà travaillé pour Shakira, Chris Brown, Black Eyed Peas, ainsi que pour des événements d'envergure comme celui de la passation entre Tokyo et Paris dans le cadre des Jeux olympiques et paralympiques 2024.       <br />
              <br />
       Emmené par 40 danseurs, &quot;Murmuration&quot; a une gestuelle essentiellement basée sur le haut du corps. Le reste intervient dans de rares occasions. Les regards et les visages sont les seuls éléments qui ondulent parfois en suivant les mouvements effectués. La géométrie de ces derniers étant très présente, une certaine fixité presque robotique apparaît, faisant des yeux et de leur intensité, la flamme humaine qui porte une expressivité indifférente, presque d'automate.       <br />
              <br />
       Les figures courbes se prêtent parfois aux chorégraphies. Elles se glissent dans le contour des mains où les paumes dessinent une virgule et s'envolent de temps en temps dans des frétillements des plus gracieux, comme celles d'ailes de libellules, quand le bas des bras, appuyé par le coude, reste bien fixe sur le support sur lequel il repose. Ainsi, la base reste plutôt statique quand les formes angulaires, souvent droites, s'enchaînent et où parallèles et perpendiculaires ponctuent celles-ci. Les avant-bras gauche et droit se rapprochent les uns vers les autres, pour redescendre sur une même ligne pour s'écarter ensuite en ligne droite et finir quelques fois en forme de croix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72746076-50604009.jpg?v=1683733545" alt=""Murmuration" Géométrie poétique et envoûtante" title=""Murmuration" Géométrie poétique et envoûtante" />
     </div>
     <div>
      Ils sont donc 40 artistes et ce sont 40 mouvements identiques avec parfois un tempo légèrement différent qui simulent une vague ou des ondulations qui parcourent les interprètes. Ainsi, la gestique se déplace de l'un vers l'autre, mais souvent celle-ci reste fixe, car chacun fait, quasiment durant toute la représentation, leur mouvement à la même place, les déplacements étant très peu présents.       <br />
              <br />
       Sur cinq, parfois six rangs, chaque artiste est disposé à côté d'acolytes, semblables les uns aux autres dans leurs gestuelles et toujours face public. Hors lors de deux solos, ce sont des répétitions à l'identique de bout en bout de la scène. Quand un coude se lève côté cour, c'est la même énergie, intensité et précision qui se fait côté jardin.        <br />
              <br />
       Les bras deviennent les axes principaux d'une série de chorégraphies qui a une même base composée d'un canevas de figures. Ceux-là sont les piliers de tout un ensemble de gestuelles où ce qui se joue ne se déroule, principalement, qu'entre l'épaule et la paume des mains en passant par le coude qui devient un axe rotatif. Il y a deux solos où se dégage un danseur côté cour et côté jardin à tour de rôle, où leurs bras et tout leur corps, dans une danse des plus physiques, font des gestes très saccadés, partant un peu dans tous les sens, la plante des pieds tapant avec énergie sur le sol. Comme pour amadouer une énergie indomptable.       <br />
              <br />
       On bascule ainsi à ce moment-là dans un rapport à l'autre et à l'espace différent. Se crée un échange entre une personne et un groupe quand auparavant, tous les interprètes formaient une troupe dans une relation scénique silencieuse et synchronisée. Lors de ces solos, tous sont debout, alors que bon nombre d'entre eux étaient assis précédemment. Les voix apportent aussi leur souffle quand, un moment, elles sont utilisées pour donner un rythme, quand, tous en chœur, les danseurs accompagnent en appui vocal nos solistes lors de leurs prestations, comme une bataille artistique entre eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72746076-50604016.jpg?v=1683733581" alt=""Murmuration" Géométrie poétique et envoûtante" title=""Murmuration" Géométrie poétique et envoûtante" />
     </div>
     <div>
      Ils utilisent leur voix, alors qu'ils étaient silencieux, le corps habité en son entier et bougeant sur toute sa surface, alors que seuls les membres supérieurs bougeaient précédemment. Nous sommes sur des thématiques corporelles, relationnelles et musicales complètement en décalage par rapport au reste du spectacle. Cette rupture chorégraphique permet de donner un autre élan à la représentation. Celui qui était, pour chacun d'eux, à côté et avec qui ils faisaient élément d'un grand tout géométrique, devient à ce moment-là un allié, indépendant avec sa propre gestique, même si celle-ci est alimentée dans une même intention, celle d'apporter un soutien aux solistes.       <br />
              <br />
       Ainsi, cela s'humanise, le groupe devenant un public enthousiaste à ce moment-là quand auparavant, tout était très policé, ordonné, où chacun était maillon d'une même chaîne qui se répétait à l'identique comme une série d'individus sans personnalité ni caractéristique propre. Cet aparté permet de donner un cadre humain à un ensemble qui était quasi machinal.       <br />
              <br />
       Peu d'autres ruptures viennent bousculer ce cadre. Ce qui donne une légère impression de monotonie. Sur un pré carré corporel assez réduit, le spectacle apporte toutefois une beauté et une poésie certaine à celui-ci. La musique de T. Rex lui apporte un rythme presque envoûtant et l'habille d'un voile dynamique et entraînant avec une synchronisation qui apporte un timbre artistique essentiel à la gestique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Murmuration"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72746076-50604135.jpg?v=1683734480" alt=""Murmuration" Géométrie poétique et envoûtante" title=""Murmuration" Géométrie poétique et envoûtante" />
     </div>
     <div>
      De Sadeck Berrabah.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Sadeck Berrabah.       <br />
       Assistant Chorégraphe : Jibril Maillot.       <br />
       Musique : T. Rex.       <br />
       Création Costume : Losanje.       <br />
       Cheffe Habilleuse : Anne-Violaine Suarez.        <br />
       Accessoires : Sébastien Sfedj, Alexandre Laurence, Gaspard Bonnardel et Louison Léama.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 avril au 8 juillet 2023.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 21 h, samedi à 15 h et 21 h et dimanche à 21 h.       <br />
       Théâtre Le 13e Art, Grande Salle, Paris 13e, 01 48 28 53 53.       <br />
       <a class="link" href="https://le13emeart.com/" target="_blank">&gt;&gt; le13emeart</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Murmuration-Geometrie-poetique-et-envoutante_a3582.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible</title>
   <updated>2019-11-20T06:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Pas-Grand-Chose-Reapprentissage-du-monde-commun-par-un-fureteur-de-l-impossible_a2603.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39736962-34071416.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-11-20T06:09:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sortant de la pénombre, coiffure en queue de rat, visage impavide, petit costume gris de clerc et orteils des pieds peints sur les chaussures, l'homme tire une charrette à bras bricolée en forme de landau ancien. Johann Le Guillerm, circassien de profession, est dans "Le pas grand chose, le génie d'une pensée réfractaire" à sa table de travail ambulante. Le bricolage est étudié. Le spectateur est face à un laboratoire portatif équipé d'un dispositif qui projette sur un écran la forme vue sur l'établi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39736962-34071416.jpg?v=1574200417" alt=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" title=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" />
     </div>
     <div>
      L'homme conduit des expériences tâtonnantes et simplettes, observe des objets simples d'apparence, des presque-rien, de ces &quot;pas grand-chose&quot;, ces utilités concrètes ou abstraites négligées qui composent pourtant notre ordinaire… En tire des conclusions ébouriffantes pour le bon sens. Délirantes.       <br />
              <br />
       Le tracé des chiffres, ces formes rondes ou carrées, le un, le sept, le zéro, des traits, des spirales, des ombres qui se déforment, une banane qui se balance, des coquillettes qui dansent, une tige de céréale qui avance, sont regardés avec l'intensité de l'enfance partant en découverte. Cette enfance qui joue, cherche à réfléchir, à comprendre les objets. Et les déformations, selon différents angles de vue ou projections, prennent sens, Et les regroupe par tous les tris possibles ou improbables. Des ordres apparaissent. Troublants. Comme des gouttes d'eau tombant dans dans l'océan de la connaissance et des certitudes ; et venant en troubler la surface…       <br />
              <br />
       La voix est ferme, posée, presque monocorde. Elle est celle de celui qui sait et explique. Les gestes sont effectués avec la maîtrise, la virtuosité et la régularité d'un croupier de casino.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39736962-34071429.jpg?v=1574200447" alt=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" title=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" />
     </div>
     <div>
      L'homme dessine, déplace des pions, éclaire, manipule, présente et commente… toutes les variantes des formes qui apparaissent comme des puzzles à résoudre, autant d'énigmes qui recèlent au hasard de leurs rapprochements d'étranges harmonies. Comme une quadrature du cercle, une loi d'anamorphose universelle, un nombre d'or, une martingale du monde.       <br />
              <br />
       Il flotte bien évidemment dans le public comme le sentiment d'un tour de passe-passe de prestidigitateur, comme un soupçon d'idiotie ou de sophisme. Mais la rigueur et la logique des démonstrations de l'acteur suspendent tout jugement et le spectateur de théâtre entre dans la ronde, a le vertige. Il n'y a pas de truc ! Bien obligé de constater que la représentation de l'objet ne rend pas compte de sa totalité. Qu'il ya des espaces non représentés. Qu'une tierce dimension est à découvrir par les déformations successives. Ce que d'aucuns appellent le réel.       <br />
              <br />
       Johann le Guillerm n'est pas commun. Il est un chercheur passionné, obstiné. De ceux qui sont attentifs aux forces invisibles de la Nature. Il est mine de rien de grande pointure. Par sa présence et la méthode qu'il déploie, il percute la réalité. Fait accepter une évidence contre intuitive. Il fait de ces riens, ces pas grand-choses au centre de ses préoccupations, l'épicentre d'un tremblement de terre de la conscience, une source d'émerveillement et d'humour. Et de Connaissance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39736962-34071434.jpg?v=1574200481" alt=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" title=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" />
     </div>
     <div>
      Car, avec cette méthode théâtrale empruntant à la Science, une approche comparatiste à la fois logique et insensée, le spectateur découvre au détour d'un hasard (mais est-ce un hasard ?) que ces expériences loufoques, toutes d'observation empirique, rejoignent celles des philologues, des physiciens, des géomètres, des cartographes, des architectes, des statisticiens et autres webmestres. Attentif, le spectateur a le bonheur de surprendre l'apparition fugace d'une rose de cathédrale ou d'un dendrogramme inquiétant. Il ressent l'existence d'un monde au cœur de l'homme et qui vibre avec lui alentour <span style="font-style:italic">(1)</span>. La loi des nombres. Le chant des cygnes d'Apollon, le délire des muses <span style="font-style:italic">(2)</span>.       <br />
              <br />
       Avec ce spectacle, Johann Le Guillerm renouvelle l'apprentissage du monde commun. Avec ces presque rien, ces pas grand-choses il fait exploser l'espace mental à le laisser pantois. Révèle que toutes les civilisations, ont des symboliques en commun aussi nécessaires que l'air et l'eau.       <br />
              <br />
       Johann Le Guillerm est un fureteur de l'impossible, un cueilleur de clinamen. Ce rien à mi-chemin du néant et du tout. Ce pas grand-chose, ce clin invisible qui relie au monde, cette infime inclinaison qui est déjà une inclination, une vibration, une décision de mouvement dans l'immobilité, une puissance dans le statique, un déséquilibre dans l'équilibre, une inversion des pesanteurs ; et qui, du monde de tous les possibles, fait une décision de concrétisation, l'apparition de l'intelligence au cœur de l'idiotie, l'irruption de l'imaginaire. Dans son évidence. Une goutte d'eau.       <br />
              <br />
       Johann Le Guillerm est un artiste qui trace son chemin sans se préoccuper des catégories artistiques. Une présentation des machines qu'il construit accompagne ce spectacle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) À ce moment de la critique, le mot environnement vient à l'esprit. Il désigne une manière de virer, de tournoyer avec nous. Le danger, ce serait de nous croire dans l’œil du cyclone et de se croire à l'abri… Johann le Guillerm qui en tant que circassien connaît bien la concentration de l'équilibre et du déséquilibre nous suggère avec simplicité d'observer et de comprendre.       <br />
       (2) Platon.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Pas Grand Chose"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39736962-34071442.jpg?v=1574200520" alt=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" title=""Le Pas Grand Chose" Réapprentissage du monde commun par un fureteur de l'impossible" />
     </div>
     <div>
      Conception, mise en scène et interprétation : Johann Le Guillerm.       <br />
       Régie lumière : Flora Hecquet.       <br />
       Régie Vidéo : David Dubost.       <br />
       Création lumière : Anne Dutoya.       <br />
       Création sonore : Alexandre Piques.       <br />
       Vidéo graphiste : Christophe Rannou.       <br />
       Costume : Anaïs Abel.       <br />
       Fabrication et construction : Silvain Ohl, Alexandra Boucan.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 28 novembre 2019.</span>       <br />
       6 novembre 2019 à 20 h, 7 et 9 novembre 2019 à 19 h, 13 novembre 2019 à 20 h, 14 et 16 novembre 2019 à 19 h, 20 novembre à 20 h, 21 et 23 novembre à 19 h, 27 novembre à 20 h, 28 novembre à 19 h.       <br />
       Maison des Métallos, Paris 11e, 01 48 05 88 27.       <br />
       <a class="link" href="https://www.maisondesmetallos.paris/" target="_blank">&gt;&gt; maisondesmetallos.paris</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Pas-Grand-Chose-Reapprentissage-du-monde-commun-par-un-fureteur-de-l-impossible_a2603.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Secret"… c'est à répéter, c'est renversant !</title>
   <updated>2019-10-14T08:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Secret-c-est-a-repeter-c-est-renversant-_a2571.html</id>
   <category term="Cirque &amp; Rue" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/38281172-33491291.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-10-14T08:06:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une scénographie très précise, Johann Le Guillerm défie l'espace et les volumes pour porter l'équilibre jusqu'à la brèche. En maître du temps, il déploie un savoir-faire autant artistique que mathématique pour proposer des figures dans toute leur beauté géométrique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38281172-33491291.jpg?v=1571034526" alt=""Secret"… c'est à répéter, c'est renversant !" title=""Secret"… c'est à répéter, c'est renversant !" />
     </div>
     <div>
      Un secret est (ou devrait être) toujours entouré de silences sous le sceau de la confidence. C'est exactement l'atmosphère du spectacle que nous propose Johann Le Guillerm. Chez lui, une maîtrise totale est effectuée autour de composants tels que du bois, des fils, du métal au travers de roues, de planches et de cordes, d'instruments et de véhicules des plus originaux. Deux moutures ont été créées, la première en 2003 avec &quot;Secret (temps 1)&quot;, la deuxième en 2012 avec &quot;Secret (temps 2)&quot;.       <br />
              <br />
       Le spectacle est découpé en tableaux. Johann Le Guillerm entre avec ses éléments à construire ou déjà montés tel cet empilement de planches plaquées les unes contre les autres, qui sont utilisées comme des effets de dominos ; ou bien cet étrange bicycle sur lequel l'artiste se tient en jouant d'équilibre. Le temps et la mesure sont les principaux maîtres d'œuvre du spectacle avec une maîtrise géométrique des figures et de l'espace.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38281172-33491296.jpg?v=1571034578" alt=""Secret"… c'est à répéter, c'est renversant !" title=""Secret"… c'est à répéter, c'est renversant !" />
     </div>
     <div>
      Tout est théâtral, précis et millimétré. Aucun geste, attitude ou regard n'est anodin. Le Guillerm joue de poésie dans des constructions volumétriques où les déséquilibres taquinent les équilibres. Toujours sur la brèche, il monte une pièce après une autre, la regardant, jaugeant de sa progression et de sa cohérence avec l'ensemble, l'insérant autour d'une corde, puis d'une autre pour nouer le tout, chevauchant les uns aux autres des éléments disparates qu'il rehausse parfois. Ce sont toujours amoncellements de matériaux pour donner lieu à une construction en équilibre ou, à dessein, en semi-équilibre.       <br />
              <br />
       L'artiste tord du métal malléable pour élaborer un cercle ouvert et le faire glisser, le mouvoir sur la scène. C'est un travail d'apprivoisement des éléments pour en faire des complices. Des cathédrales d'équilibres sont bâtis sous nos yeux. Johan Le Guillerm les pousse, les étire jusqu'à la limite du déséquilibre. Tout est affaire d'adresse gestuelle, de calculs, de coups d'œil pour mesurer et décider sur l'instant. Rien ne peut être laissé au hasard. Ni erreur, ni approximation ne sont possibles, sauf à sacrifier le spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38281172-33491299.jpg?v=1571034612" alt=""Secret"… c'est à répéter, c'est renversant !" title=""Secret"… c'est à répéter, c'est renversant !" />
     </div>
     <div>
      Le jeu est très théâtral dans le regard, la gestique. Il n'y a aucune parole, à peine des bruitages vocaux venant échancrer ce silence comme pour faire exister verbalement la concentration de l'interprète. C'est aussi une affaire de chutes. Johann Le Guillerm laisse tomber une, voire plusieurs planches au sol. Celles-ci font entendre une lourde sonorité qui vient briser le silence, créant une rupture sonore.       <br />
              <br />
       Faire tomber après avoir construit, rebâtir après avoir fait chuter, c'est dans ce va-et-vient perpétuel, jamais le même, que s'inscrit un renouvellement scénique qui démarre un nouveau tableau avec une nouvelle construction. Il joue aussi de finesse en remplissant de cailloux blancs et noirs un mini gouvernail qui gère une construction cyclique qui, à un clap sonore de l'artiste placé à distance, rentre dans les coulisses par lui-même. Avec une précision renversante. C'est bluffant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Secret (temps 2)" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38281172-33491301.jpg?v=1571034676" alt=""Secret"… c'est à répéter, c'est renversant !" title=""Secret"… c'est à répéter, c'est renversant !" />
     </div>
     <div>
      Conception, mise en piste, interprétation : Johann Le Guillerm.       <br />
       Interprétation musicale : Alexandre Piques.       <br />
       Régie lumières : Lionel Usandivaras.       <br />
       Régie piste : Franck Bonnot, Julie Lesas, Anaëlle Husein, Sharif Khalil.       <br />
       Conception lumières : Hervé Gary.       <br />
       Création musicale : Thomas Belhom.       <br />
       Régie générale : Adrien Maheux.       <br />
       Construction machinerie, lumières : Silvain Ohl, Maryse Jaffrain.       <br />
       Création costumes : Corinne Baudelot.       <br />
       Réalisation costumes : Anaïs Abel.       <br />
       Réalisation des chaussures : Antoine Bolé.       <br />
       Études de faisabilité des sculptures de cirque : Sylvain Beguin.       <br />
       Réalisation des sculptures de cirque : Silvain Ohl, Maryse Jaffrain, Lucas de Staël, Jean Christophe Dumont, Jean-Marc Delanoye, Georges Matichard.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Production Cirque Ici - Johann Le Guillerm.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38281172-33491304.jpg?v=1571034714" alt=""Secret"… c'est à répéter, c'est renversant !" title=""Secret"… c'est à répéter, c'est renversant !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 24 septembre au 20 octobre 2019.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Espace Chapiteau, La Villette, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/programmation/johann-le-guillerm_e359" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Secret-c-est-a-repeter-c-est-renversant-_a2571.html" />
  </entry>
</feed>
