<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-04-10T18:06:23+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Los Guardiola" Un spectacle en réelle suspension qui décloisonne les arts de manière vertigineuse</title>
   <updated>2026-02-18T18:36:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Los-Guardiola-Un-spectacle-en-reelle-suspension-qui-decloisonne-les-arts-de-maniere-vertigineuse_a4482.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94612966-66086106.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-02-18T14:38:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Marcelo Guardiola et Giorgia Marchiori, l'un des couples les plus originaux et les plus appréciés de la presse de Buenos Aires, se sont dit qu'il y avait peut-être quelque chose d'impossible dans leur projet de 2017… Mais ils l'ont fait quand même, avec fougue et passion : utiliser le tango de manière novatrice et le détourner de la plus belle manière dans un cadre artistique inédit.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94612966-66086106.jpg?v=1771423814" alt=""Los Guardiola" Un spectacle en réelle suspension qui décloisonne les arts de manière vertigineuse" title=""Los Guardiola" Un spectacle en réelle suspension qui décloisonne les arts de manière vertigineuse" />
     </div>
     <div>
      Bientôt la 500ᵉ représentation de &quot;Los Guardiola&quot;, comme on nous l'annonce avant que le spectacle ne débute… Cinq cents représentations ! Pour qui côtoie les planches et, surtout, pratique la difficile discipline qu'est la danse, cela interpelle…       <br />
              <br />
       Gageons que nous ne devons pas être la seule si l'on en juge par le nombre de pays où nos deux artistes hors pair se sont déjà produits : Argentine, bien sûr (pays où ce spectacle a vu le jour), Brésil, Allemagne, Angleterre, Canada, Danemark (avec lequel ils entretiennent des relations toutes particulières), Écosse, Italie, Chili, Oman, Qatar, Russie, Slovénie, Suisse et la France où le spectacle est programmé depuis huit ans déjà.       <br />
              <br />
       Alors, comment expliquer un tel succès et un tel engouement ? Les raisons sont probablement multiples, s'il en est, mais, à nos yeux, la principale doit être celle de la place accordée dans cette création à la beauté pure. Juste &quot;la Beauté&quot;. Concept hautement philosophique, certes, mais il est probable que les études de Giorgia Marchiori dans ce domaine, à l'université La Sapienza de Rome, aient permis qu'elle s'en approche ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94612966-66086124.jpg?v=1771423849" alt=""Los Guardiola" Un spectacle en réelle suspension qui décloisonne les arts de manière vertigineuse" title=""Los Guardiola" Un spectacle en réelle suspension qui décloisonne les arts de manière vertigineuse" />
     </div>
     <div>
      Au sortir de ce spectacle inclassable, une pensée subliminale nous a traversé l'esprit et nous nous sommes dits qu'il était fort curieux de constater combien certaines choses tapies dans l'ombre de notre conscience, ou les coulisses de notre regard, peuvent échapper à l'esprit, même le plus vigilant, comme si la clarté se dérobait bien souvent à notre intention.       <br />
              <br />
       &quot;Los Guardiola&quot; en est l'exemple le plus frappant qui éveille et décloisonne la pensée. Car mêler ainsi différentes disciplines artistiques du corps et les sublimer sans qu'aucune ne prenne le dessus, mais porte l'autre à son paroxysme, est un concept flamboyant.       <br />
              <br />
       Encore une fois, il fallait y penser, il fallait surtout pouvoir le faire. Il fallait oser. Oser ce que les méandres de la vie ne nous permettent pas toujours de faire et foncer. Marcelo Guardiola et Giorgia Marchiori y sont parvenus(es), et ce, sans commune mesure.       <br />
              <br />
       Dans cet exceptionnel spectacle où les deux seuls corps des deux artistes entremêlés virevoltent avec une grâce indéfinissable et une élégance &quot;martienne&quot;, le spectateur est littéralement sous le charme, emporté, subjugué, et loin d'être un simple observateur passif, il en devient cocréateur, littéralement actif de sens.       <br />
              <br />
       Face à cette œuvre muette et polysensorielle – qui, d'une certaine manière, remet à l'honneur le cinéma muet à l'heure où bon nombre de logorrhées cinématographiques ou théâtrales insipides font pléthore –, nous redécouvrons la &quot;simple&quot; magie du geste et toute la portée que ce dernier peut revêtir. Le geste corporel. La geste artistique sublimée, véritable complétion créative entre dramaturgie intérieure et silence scénique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94612966-66086129.jpg?v=1771423872" alt=""Los Guardiola" Un spectacle en réelle suspension qui décloisonne les arts de manière vertigineuse" title=""Los Guardiola" Un spectacle en réelle suspension qui décloisonne les arts de manière vertigineuse" />
     </div>
     <div>
      &quot;Los Guardiola Fantaisie en 7 rêves et demi&quot; est un bijou, comme celui dont on rêve derrière la vitrine des joailliers place Vendôme ou à Rome, et dont la simple pensée d'appropriation nous transporte. Sauf qu'ici, on le touche du bout des doigts, ce bijou, et qu'il nous est presque accessible à travers nos yeux ébahis. Le diamant brut est sur scène, éblouissant, unique, flamboyant.       <br />
              <br />
       Soulignons le travail d'orfèvre à couper le souffle dans la précision de l'intégralité de leur prestation : précision gestuelle hors norme, notamment dans les mimes et pantomimes des deux partenaires en totale symbiose, mais aussi dans l'exercice de la danse classique de Giorgia Marchiori relevant d'une mécanique troublante pour qui s'y connaît en la matière, sans oublier la justesse taillée au cordeau de la scénographie.       <br />
              <br />
       Les images projetées, appuyées par les lumières remarquables de Gabriele Smiriglia, confèrent à ce spectacle un langage à part entière et font naître chez le spectateur des états émotionnels sans commune mesure.       <br />
              <br />
       Quant à la musique, elle est loin d'être un simple accompagnement, elle aussi. À dominante très large de tangos classiques, elle oscille également entre Nino Rota, Camille Saint-Saëns ou encore bandes sons de films et pièces plus lyriques.       <br />
              <br />
       Les sept rêveries proposées tout au long de la représentation osent parfois des moments d'humour tendre et tirent sur un fil narratif émouvant, dans lequel on suit avec attente et attention le chemin des deux amoureux.       <br />
              <br />
       À partir d'un &quot;Aller simple&quot;, en passant par &quot;La Garçonnière&quot;, &quot;Nuit d'Opéra&quot;, &quot;Fortune me fut telle un rêve&quot;, &quot;Trahison&quot;, &quot;Chacun son tango&quot; et &quot;Traîtrise&quot;, &quot;Los Guardiola Fantaisie en 7 rêves&quot;, nous invite à penser que, si le monde pouvait être dépourvu de paroles, peut-être serait-il plus transparent et plus fluide…       <br />
              <br />
       Chacun des sept tableaux nous submerge et l'harmonie totale entre Marcelo Guardiola et Giorgia Marchiori nous bouleverse littéralement. À nos yeux, un des tableaux en particulier excelle en tous points quant à la maîtrise du geste, à l'intention, au message intrinsèque et à la plasticité sans failles : celui du sculpteur dépassé par son modèle et qui se libère de son emprise. C'est juste transcendant, et sans doute le moins éthéré et onirique de tous, tout émaillé, peut-être, d'un message intemporel que chaque spectateur percevra.       <br />
              <br />
       Si, dans le titre, il est fait mention de &quot;demi-rêve&quot; (précision que nous tenterons de comprendre), autorisons-nous de revendiquer, en ce qui nous concerne, que &quot;Los Guardiola Fantaisies en 7 rêves et demi&quot; n'a rien d'une moitié. Bien au contraire. C'est une entièreté magique et unique à ne rater sous aucun prétexte.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Los Guardiola Fantaisie en 7 rêves et demi"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94612966-66088136.jpg?v=1771435280" alt=""Los Guardiola" Un spectacle en réelle suspension qui décloisonne les arts de manière vertigineuse" title=""Los Guardiola" Un spectacle en réelle suspension qui décloisonne les arts de manière vertigineuse" />
     </div>
     <div>
      De : Giorgia Marchiori et Marcelo Guardiola.       <br />
       Mise en scène : Marcelo Guardiola.       <br />
       Chorégraphie : Giorgia Marchiori.       <br />
       Avec : Giorgia Marchiori et Marcelo Guardiola.       <br />
       Création lumières et vidéos : Gabriele Smirigli.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 janvier au 25 avril 2026.</span>       <br />
       Samedi à 17 h.       <br />
       Théâtre des Gémeaux Parisiens, 15, rue du Retrait, Paris 20ᵉ.       <br />
       Réservations : 01 87 44 61 11.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0753/fListeManifs.aspx?idstructure=0753" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesgemeauxparisiens.com" target="_blank">&gt;&gt; theatredesgemeauxparisiens.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Los-Guardiola-Un-spectacle-en-reelle-suspension-qui-decloisonne-les-arts-de-maniere-vertigineuse_a4482.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2025• "Mille cent jours" Une pièce intelligente entre huis clos hallucinatoire et fable clinique</title>
   <updated>2025-07-23T20:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Mille-cent-jours-Une-piece-intelligente-entre-huis-clos-hallucinatoire-et-fable-clinique_a4329.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90090284-63594993.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-23T19:46:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Arrivé en réanimation, la jambe en carpaccio, je me suis dit que ce n'était pas gagné : je suis coincé là avec Sophie, ma femme, Paul, mon petit frère un peu lourdingue, Sonia, l'infirmière débordée, Arbakian, mon chirurgien taré, et Batavia, un peu bavarde pour une salade… Tous disent que je vais perdre ma jambe… Plutôt crever ! Je vais me battre. En mille cent jours, j'ai décidé de me reconstruire et de transformer l'urgence… en éclats de rire !"     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90090284-63594993.jpg?v=1753293306" alt="•Off 2025• "Mille cent jours" Une pièce intelligente entre huis clos hallucinatoire et fable clinique" title="•Off 2025• "Mille cent jours" Une pièce intelligente entre huis clos hallucinatoire et fable clinique" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;C'est à l'hôpital, dans le coma, entre la vie et la mort, inconscient et sous morphine, que le narrateur décide d'écrire la pièce de sa vie (…). Ce que l'on donne à voir au spectateur, c'est l'intérieur du cerveau d'Alexandre, angle qui permet d'osciller entre réalité et absurde, moments difficiles ou plus légers (…)&quot;,</span> ainsi s'exprime Stéphane Titéca, auteur, metteur en scène et interprète de &quot;Mille cent jours&quot;, pièce inspirée de l'accident réel de moto subi par le comédien Régis Romele en 2014.       <br />
              <br />
       Quelqu'un a dit que <span style="font-style:italic">&quot;Le théâtre, c'est l'homme qui parle à l'homme des histoires d'hommes&quot;</span>. À nos yeux, il est des moments de théâtre où cette réflexion prend toute son ampleur, surtout lorsque l'histoire véhicule la parole comme vecteur central, et que cette dernière s'émancipe du potentiel pathos au cœur de l'acte créatif initial pour la sublimer.       <br />
              <br />
       C'est le cas, ici, avec cette pièce bâtie à partir d'un fait réel difficile. Mais pas que ! À partir d'une amitié, aussi, entre deux aspirants comédiens qui se rencontrent aux cours de Jean-Laurent Cochet en 1990, s'apprécient et se promettent qu'un jour, ils monteront un projet ensemble. Puis la vie suit son cours, les deux amis se perdent de vue, mais un troisième larron leur permet de se retrouver à nouveau à l'occasion d'une lecture informelle à l'Odéon. Et c'est le déclic. Stéphane Titéca, en prenant conscience de l'ampleur de l'accident de son ami Régis, et surtout de ses retombées sur son métier de comédien, décide d'écrire son histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90090284-63595002.jpg?v=1753293339" alt="•Off 2025• "Mille cent jours" Une pièce intelligente entre huis clos hallucinatoire et fable clinique" title="•Off 2025• "Mille cent jours" Une pièce intelligente entre huis clos hallucinatoire et fable clinique" />
     </div>
     <div>
      Mais comment faire pour que le pathos ne l'emporte pas ? Comment faire pour évoquer, encore, la douleur, la souffrance ? Car ce n'est pas la première fois que cela s'est fait, au théâtre, et cela, bien sûr, se refera…       <br />
              <br />
       Loin de la position d'Antonin Artaud qui appelait à un théâtre de la cruauté dans lequel <span style="font-style:italic">&quot;il s'agit d'atteindre, par la violence de la mise en scène, les zones obscures de l'inconscient&quot;</span>, ou encore celle d'un Hans-Thies Lehmann qui insiste sur une présence physique du corps souffrant pour privilégier l'expérience, Stéphane Titéca a opté pour une structure non linéaire qui épouse les méandres de la conscience blessée du personnage principal incarné par Régis Romélé.       <br />
              <br />
       Entre coma, hallucinations, souvenirs, réalités cliniques et médicales, dialogues absurdes déformés par la morphine, la scénographie aurait pu revêtir des allures kafkaïennes et loufoques. Mais il n'en est rien. Loin de là ! L'écriture s'est portée sur une fragmentation tout en mimétisme de l'expérience traumatique de Régis Romélé, sans en être, toutefois, une expérience autobiographique.       <br />
              <br />
       Gageons que Régis Romélé n'a pas croisé de salade &quot;Batavia&quot; dans la salle de Réa, mais qu'il s'agit là d'un choix artistique très original de la part de Stéphane Titéca pour transcrire la voix intérieure du personnage tout en absurdie subjective, récréative et joyeuse.       <br />
              <br />
       C'est intelligent, décalé, renforcé par le décor volontairement minimaliste et les changements de lumières &quot;lumineux&quot; de Moïse Hill qui transforment la chambre d'hôpital en un espace méta-réel du plus bel effet.        <br />
              <br />
       Le corps d'Alexandre, incarné par Régis Romele lui-même, est certes prisonnier, mais son esprit erre et vagabonde, semblable aux personnages de Beckett. Le comédien parvient à une grande sobriété dans son jeu, ce qui donne encore plus d'impact aux moments d'éclat.       <br />
              <br />
       &quot;Mille cent jours&quot; n'est pas sans rappeler, par moments, certains propos et autres images chères à nos yeux dont les Surréalistes étaient friands.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90090284-63595087.jpg?v=1753293365" alt="•Off 2025• "Mille cent jours" Une pièce intelligente entre huis clos hallucinatoire et fable clinique" title="•Off 2025• "Mille cent jours" Une pièce intelligente entre huis clos hallucinatoire et fable clinique" />
     </div>
     <div>
      Les trois autres comédiens, Laëtitia Richard, Agathe Sanchez et Stéphane Titéca, épaulent de manière virevoltante l'incarnation de Régis Romele, chacun d'entre eux déployant une énergie vive et brillante tout au long de la pièce.       <br />
              <br />
       Assister à &quot;Mille cent jours&quot;, mise en scène par Stéphane Titéca, c'est presque espérer être un jour sous morphine dans une chambre d'hôpital… Car l'écriture et la dramaturgie ont su transformer un trauma, et non des moindres, en un acte artistique subtil et sensoriel de la plus belle teneur.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mille cent jours"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90090284-63595229.jpg?v=1753294183" alt="•Off 2025• "Mille cent jours" Une pièce intelligente entre huis clos hallucinatoire et fable clinique" title="•Off 2025• "Mille cent jours" Une pièce intelligente entre huis clos hallucinatoire et fable clinique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Stéphane Titéca.       <br />
       Mise en scène : Stéphane Titéca.       <br />
       Assistant : Guillaune Druel.       <br />
       Œil complice : Lina Lamara.       <br />
       Avec : Laetitia Richard, Régis Romele, Agathe Sanchez et Stéphane Titéca.       <br />
       Scénographie et lumières : Moïse Hill.       <br />
       Création sonore : Guillaume Druel.       <br />
       Costumes : Justine Calais-Gillot.       <br />
       Chorégraphie : Aurélia Ayayi       <br />
       Régie : Jean-Raphaël Schmitt.       <br />
       Coproduction La Tite Compagnie et les Cies Ki m'aime me suive et Les Envies Folles.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 15. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Gémeaux, Salle du Dôme, 10, Rue du Vieux Sextier, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 88 60 72 20.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesgemeaux.com/mille-cent-jours" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesgemeaux.com/" target="_blank">>> theatredesgemeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Mille-cent-jours-Une-piece-intelligente-entre-huis-clos-hallucinatoire-et-fable-clinique_a4329.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses</title>
   <updated>2025-04-28T22:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/SenS-un-festival-de-seuls-en-scene-au-Theatre-des-Gemeaux-Parisiens-avec-quelques-tres-belles-reprises-et-des-creations_a4205.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88203607-62475762.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-28T17:03:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Douze solos s'installent, le temps d'un festival, et pour deux à quatre représentations chacun, sur la scène des Gémeaux Parisiens. Certains ont déjà roulé leur bosse et nous ont charmés en Avignon, à Paris ou ailleurs… à voir ou revoir ! D'autres s'annoncent comme des créations pleines de promesses… À découvrir…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88203607-62475762.jpg?v=1745852770" alt="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" title="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" />
     </div>
     <div>
      Le &quot;seul en scène&quot; s'apparente souvent à un exercice de haute voltige dans lequel le comédien se lance sans filet, tel un acrobate. Audacieuse, la performance n'en est que plus admirable. Le 4e mur se voit, de facto, aboli et la complicité avec le public, démultipliée. Ces seuls en scène nous offrent alors des interprétations magistrales que nous ne sommes pas prêts d'oublier. Nathalie Lucas et Serge Paumier, les directeurs du tout nouveau théâtre des Gémeaux Parisiens, ont eu la belle idée de créer un festival du Seul(e) en Scène (SenS) dont la première édition, parrainée par le comédien et metteur en scène William Mesguich, se déroulera du 1er au 31 mai.       <br />
              <br />
       William Mesguich y présentera d'ailleurs son adaptation à succès du récit autobiographique de Sylvain Tesson, &quot;Dans les forêts de Sibérie&quot;. L'écrivain-aventurier a alors choisi de s'isoler du monde et, dans une cabane au bord du lac Baïkal, par moins 30° C, expérimente une existence solitaire en lien avec la nature, faite de lenteur et de simplicité. Ses seules occupations consistent à pêcher pour se nourrir et à couper du bois pour se chauffer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88203607-62475764.jpg?v=1745852883" alt="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" title="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" />
     </div>
     <div>
      Entouré de ses livres, il s'adonne à un salutaire exercice d'introspection. Et c'est avec conviction que nous partageons la vie d'ermite du personnage et l'écoutons laisser libre cours à ses pensées, tant William Mesguich se montre sobre et sensible dans son jeu. Un très joli décor – une installation de rondins entrelacés de livres, éclairée par des lumières chaudes et délicates – vient parachever la beauté de ce spectacle. Mesguich père sera aussi de la partie et reprendra un grand classique de la littérature : &quot;L'Arlésienne&quot; d'Alphonse Daudet (1840-1897).       <br />
              <br />
       Côté classiques, la savoureuse Isabelle Andréani reprendra, quant à elle, son merveilleux solo &quot;Un cœur simple&quot;, d'après un conte de Flaubert (1821-1880). Cette adaptation scénique, dans une mise en scène de Xavier Lemaire, lui vaut depuis quelques années un beau succès. La comédienne y interprète Félicité, une servante au grand cœur vivant dans la Normandie du XIXe siècle. C'est avec énergie, finesse et bonhomie qu'Isabelle Andréani incarne cette âme charitable. Autour d'elle coexiste toute une pléiade de personnages auxquels la comédienne elle-même donne vie : sa patronne, les enfants de celle-ci, un amoureux de jeunesse, le neveu Victor, le perroquet Loulou…       <br />
              <br />
       Une mise en scène au cordeau, simple et astucieuse, et un jeu inventif font de ce spectacle une véritable réussite. Isabelle Andréani présentera également une création, avant son exploitation cet été au Festival d'Avignon, &quot;Madeleine Béjart, une femme libre&quot;, une fable écrite par Pierre-Olivier Scotto et mise en scène, là encore, par Xavier Lemaire. Gageons que la comédienne se montrera tout aussi exceptionnelle dans le rôle de la compagne de Molière.       <br />
              <br />
       Franck Desmedt, qui excelle dans l'art du &quot;seul en scène littéraire&quot;, abandonnera son rôle de Joseph Kessel pour endosser de nouveau, le temps de deux représentations, celui d'un autre de ses grands succès : Romain Gary (1914-1980) dans &quot;La Promesse de l'aube&quot; (et avant d'incarner cet été, en Avignon, Saint-Exupéry). Cette &quot;Promesse de l'aube&quot; est un régal ! <span style="font-style:italic">&quot;Il n'est pas bon d'être tellement aimé si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais.&quot;</span> Ce spectacle est à voir et revoir tant le comédien s'y montre juste, profond et sensible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88203607-62475891.jpg?v=1745853374" alt="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" title="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" />
     </div>
     <div>
      Dans un univers littéraire tout autre, mais tout aussi sublime, Agathe Quelquejay renouera avec la langue populaire haute en couleur du poète Jehan-Rictus (1867-1933) et son &quot;seule&quot; en scène &quot;Rossignol à la langue pourrie&quot;. Il s'agit d'histoires issues du recueil &quot;Le Cœur populaire&quot;. Dans une scénographie d'une belle épure, où de multiples bougies, du plus bel effet, confient au lieu une dimension quasi spirituelle, la comédienne incarne avec une vérité bouleversante des personnages du peuple (prostituée, enfant battu, petit malfrat…) et remet sur le devant de la scène les laissés-pour-compte de la société. Sublime !       <br />
              <br />
       Katia Ghanty reprendra également ses &quot;Les frottements du cœur&quot; tirés de son histoire personnelle. À 29 ans, suite à une grippe, la jeune comédienne se retrouve, le cœur très affaibli, entre la vie et la mort. Opérée d'urgence, puis raccordée à un appareil de circulation extracorporel, elle vit un enfer. Et c'est cet enfer, entre rechutes et surveillance, services de réanimation, cardiologie et soins intensifs, qu'elle nous raconte, avec sensibilité et humour.       <br />
              <br />
       Dans une scénographie épurée, avec, pour tout décor, trois grands rideaux blancs sur lesquels viennent jouer les lumières, elle interprète la malade et tous les personnages qui tourbillonnent autour de son lit d'hôpital. La pièce, merveilleusement interprétée, alterne les moments d'émotion, de poésie et de franche rigolade.       <br />
              <br />
       S'il est impossible de mentionner ici tous ces seuls(es) en scène, notez également &quot;Cache Cache&quot; avec Vanessa Aiffe-Ceccaldi, &quot;Le livre oublié&quot; (Jean-Pierre Bouvier), &quot;La Fleur au fusil&quot; (Lionel Cecilio), &quot;Madame Marguerite&quot;, (Émilie Chevrillon) et &quot;Zoom&quot; (Pamela Ravassard).        <br />
       Bon festival !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>SenS, 1er festival parisien du seul(e) en scène </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88203607-62475892.jpg?v=1745853426" alt="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" title="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" />
     </div>
     <div>
      Théâtre des Gémeaux Parisiens, 15, rue du Retrait, Paris 20e.        <br />
       Réservations : 01 87 44 61 11.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contactgemeauxparisiens@gmail.com')" >contactgemeauxparisiens@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesgemeauxparisiens.com/festival-sens" target="_blank">>> theatredesgemeauxparisiens.com</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cache Cache" de Vanessa Aiffe-Ceccaldi</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Régis Romele.       <br />
       Samedi 24 mai à 20 h 15, vendredi 30 à 19 h et samedi 31 à 18 h 45.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Un cœur simple" de Gustave Flaubert avec Isabelle Andréani.</strong></span>       <br />
       Adaptation : Isabelle Andréani.       <br />
       Mise en scène : Xavier Lemaire.       <br />
       Samedi 3 mai et dimanche 4 à 18 h 30, vendredi 9 à 20 h 45 et dimanche 11 à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Madeleine Béjart, une femme libre", une fable de Pierre Olivier Scotto avec Isabelle Andréani.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Xavier Lemaire.       <br />
       Samedi 24 mai et jeudi 29 à 18 h 30, samedi 31 à 17 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le livre oublié" de Jean-Philippe Arrou-Vignod avec Jean-Pierre Bouvier.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Jean-Pierre Bouvier.       <br />
       Samedi 3 mai à 15 h, samedi 10 à 20 h 15, samedi 17 à 17 h et dimanche 18 à 16 h 45.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La fleur au fusil" de et avec Lionel Cecilio.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Samedi 3 mai à 16 h 45, samedi 10 mai et 17 à 18 h 30, vendredi 23 à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Madame Marguerite" de Roberto Athayde avec Émilie Chevrillon.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Michel Giès.       <br />
       Vendredi 9 mai à 19 h, dimanche 18 à 15 h, vendredi 23 à 20 h 45 et jeudi 29 à 20 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La promesse de l'aube" de Romain Gary avec Franck Desmedt.</strong></span>       <br />
       Adaptation : Franck Desmedt.       <br />
       Mise en scène : Stéphane Laporte.       <br />
       Dimanche 11 mai à 15 h et dimanche 25 à 19 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les frottements du cœur" de et avec Katia Ghanty.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Éric Bu.       <br />
       Jeudi 1er mai à 18 h 45, vendredi 2 à 20 h 30, dimanche 11 à 17 h et samedi 17 à 15 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88203607-62476447.jpg?v=1745855953" alt="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" title="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"L'Arlésienne" d'Alphonse Daudet avec Daniel Mesguich.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Daniel Mesguich.       <br />
       Vendredi 2 mai à 19 h, samedi 10 à 16 h 45, dimanche 25 à 17 h 15 et vendredi 30 à 20 h 45.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Dans les forêts de Sibérie" d'après le livre de Sylvain Tesson avec William Mesguich.</strong></span>​       <br />
       Adaptation : Charlotte Escamez.       <br />
       Mise en scène : William Mesguich.       <br />
       Jeudi 1er mai à 15 h, samedi 3 à 20 h 30, dimanche 18 à 18 h 30 et samedi 31 à 15 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Rossignol à la langue pourrie", textes de Jehan-Rictus (issus du recueil "Le cœur populaire") avec Agathe Quelquejay.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Guy-Pierre Couleau.       <br />
       Jeudi 1er mai à 17 h, dimanche 4 à 16 h 45, samedi 10 à 15 h et samedi 17 à 20 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Zoom" de Gilles Granouillet avec Pamela Ravassard.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Pamela Ravassard.       <br />
       Vendredi 16 mai à 19 h et dimanche 25 à 15 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/SenS-un-festival-de-seuls-en-scene-au-Theatre-des-Gemeaux-Parisiens-avec-quelques-tres-belles-reprises-et-des-creations_a4205.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes</title>
   <updated>2025-03-10T12:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Petits-Chevaux-L-incroyable-et-terrifiante-histoire-des-enfants-des-Lebensborn-ces-pouponnieres-nazies-tenues_a4166.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87075803-61831090.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-03-10T10:43:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intelligemment construite, cette pièce révèle un pan largement méconnu de la politique eugéniste du Troisième Reich : les Lebensborn, ces maternités destinées à développer une race aryenne parfaitement "pure" et dominante. Un plongeon dans l'Histoire glaçant et édifiant !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87075803-61831090.jpg?v=1741599949" alt=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" title=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" />
     </div>
     <div>
      De grands cartons jonchent la scène. Une vieille dame est décédée. Violette, sa petite-fille, très attachée à son aïeule, a fait le choix de reprendre l'appartement et de s'y installer. Au cours de son rangement, elle découvre une carte postale de Tchécoslovaquie qui l'amène à penser que sa mère aurait pu être adoptée et que la disparue ne serait pas sa &quot;vraie&quot; grand-mère. Elle est sous le choc. Sa mère, elle, semble n'y avoir jamais accordé grande importance. <span style="font-style:italic">&quot;Je n'ai qu'une maman, celle qui m'a élevée&quot;</span>, clame Hortense. Car Hortense, née en 1944, a toujours su qu'elle avait été adoptée à l'âge de trois ans par Paul et Eugénie Dubois. Très heureuse de sa vie avec ses parents adoptifs, dans son petit village de la Meuse, elle n'a jamais cherché à en savoir davantage, et se souvient seulement de s'être cachée, enfant, lorsqu'une dame était venue à l'école à la recherche d'une petite fille de son âge.       <br />
              <br />
       Violette, elle, veut savoir et pousse sa mère à rechercher ses origines. Ensemble, elles vont se lancer dans une enquête aussi captivante que terrifiante, qui les mènera en Allemagne et fera resurgir du passé les fantômes d'Angélique et de Klaus. De la rencontre de Violette et d'Hortense avec Fernand, lui-même issu d'un Lebensborn en Belgique, à celle de Lily, une demi-sœur allemande d'Hortense née du même père, les deux femmes apprendront la vérité sur la naissance de la petite Hortensia Schaeffer avant qu'elle ne devienne Hortense Dubois. Horrifiées, elles découvriront l'existence des Lebensborn, ces fabriques à bébés implantées en Europe pour peupler le Reich d'enfants &quot;racialement parfaits&quot; : des aryens, grands, blonds, aux yeux bleus.       <br />
              <br />
       Écrite à huit mains (Séverine Cojannot, Camille Laplanche, Matthieu Niango et Jeanne Signé), &quot;Les Petits Chevaux&quot; est la première pièce à évoquer ce chapitre peu connu de l'Histoire, et forcément méconnu puisqu'il s'agissait d'un projet tenu secret par le régime nazi. Initié par Himmler, chef de la SS, en 1935, le programme du Lebensborn (&quot;Fontaine de vie&quot; en vieil allemand) consistait en un réseau de pouponnières implantées en Allemagne, puis dans les pays occupés par les Allemands : dix en Allemagne, une dizaine également en Norvège, trois en Autriche, trois en Pologne, deux au Danemark, une aux Pays-Bas, une en Belgique, une au Luxembourg, ainsi qu'une en France, à Lamorlaye, dans l'Oise, où naquirent une vingtaine d'enfants entre février et août 1944.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87075803-61831093.jpg?v=1741599975" alt=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" title=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" />
     </div>
     <div>
      Des femmes, fécondées par des SS, ou des filles mères correspondant aux critères raciaux des nazis, y passaient les derniers mois de leur grossesse et accouchaient dans l'anonymat. Himmler, très investi, se proposait même d'être le parrain des enfants nés, comme lui, un 7 octobre. Le Lebensborn se chargeait ensuite de la &quot;germanisation&quot; des petits orphelins. Ainsi, entre 1935 et 1944, plus de 20 000 bébés virent le jour dans ces maternités. La plupart d'entre eux, telle Hortense dans la pièce, n'ont découvert leur véritable origine que sur le tard. À ce jour, seule la Norvège leur a reconnu le statut de victimes du nazisme. À l'époque, des enfants en provenance de Norvège, de Pologne et de Tchécoslovaquie étaient même arrachés à leurs parents pour être confiés à des Lebensborn.       <br />
              <br />
       Pour écrire &quot;Les Petits Chevaux&quot;, les auteurs se sont appuyés sur divers témoignages et notamment celui de la mère de l'un d'entre eux, Gisèle Niango. L'histoire d'Hortense est un peu la sienne. Née le 11 octobre 1943, l'octogénaire a grandi dans un petit village de la Meuse et appris, vers dix ans, qu'elle avait été adoptée. Occultant volontairement cette histoire d'adoption, elle ne s'y intéresse réellement qu'à la mort de sa mère adoptive. Par une cousine, elle apprend alors que ses parents étaient allés la chercher à Commercy où, en 1946, un train en provenance d'Allemagne s'était arrêté avec des enfants convoyés dans le but d'être adoptés.       <br />
              <br />
       Par la suite, elle a la confirmation que le nom de la petite Gisela (ainsi s'appelait-elle avant que son prénom soit francisé) figurait bien sur la liste des dix-sept enfants expédiés (dont sept ne survécurent pas au voyage). C'est en 2005 seulement, après avoir fait la demande de son acte de naissance auprès des archives de la Croix-Rouge, que Gisèle apprend être née à Wégimont, en Belgique, dans un Lebensborn.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87075803-61831105.jpg?v=1741600000" alt=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" title=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" />
     </div>
     <div>
      Sur scène, trois comédiennes et un comédien (Séverine Cojannot, Nadine Darmon, Florence Cabaret, Samuel Debure) interprètent une dizaine de personnages, français et allemands, d'hier et d'aujourd'hui : Violette, Angélique, Hortense, Lily, la cousine Jacqueline, une employée, une guide, Fernand, Klaus, le Docteur Ebner… Tous sont très justes, et incarnent avec conviction les protagonistes de cette histoire cauchemardesque. La pièce, intelligemment construite, et la mise en scène, fluide, rendent cette quête aussi haletante qu'angoissante.        <br />
              <br />
       Saluons également la simplicité et l'ingéniosité du décor, composé de boîtes en carton, évoquant tantôt des cartons de déménagement, tantôt des meubles d'archivage, ou encore les totems d'une exposition dédiée aux enfants déplacés pendant la guerre. Nichées dans le creux des cartons éclairés de l'intérieur, les photographies de ces visages innocents nous bouleversent.       <br />
              <br />
       La pièce, en sortant le projet Lebensborn de l'oubli, soulève aussi des questions sur la maternité, l'identité, la filiation, la transmission, et double le propos historique d'une dimension universelle. En faisant acte de mémoire, elle montre ce que les théories eugénistes ont engendré, et engendrent encore aujourd'hui, de haine et de folie. Depuis le début de l'invasion ukrainienne, rappelons-le, 20 000 petits Ukrainiens ont été déportés en Russie pour être &quot;russifiés&quot;. L'histoire se répète de manière délirante dans toute son horreur. Ce spectacle n'en est que plus indispensable !       <br />
              <br />
       À noter que la représentation du mardi 18 mars sera suivie d'une rencontre animée par le journaliste Boris Thiolay, auteur de &quot;Lebensborn, la fabrique des enfants parfaits&quot;, avec Dirk Kaesler (né dans un Lebensborn allemand), Valérie Beausert-Leick (présidente de l'association Pour la Mémoire des Enfants des Lebensborn) et Matthieu Niango (co-auteur de la pièce).       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Petits Chevaux" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87075803-61832086.jpg?v=1741604351" alt=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" title=""Les Petits Chevaux" L'incroyable et terrifiante histoire des enfants des Lebensborn, ces pouponnières nazies tenues secrètes" />
     </div>
     <div>
      De Séverine Cojannot, Camille Laplanche, Matthieu Niango et Jeanne Signé.       <br />
       Mise en scène : Jeanne Signé.       <br />
       Collaboration artistique : Pauline Devinat.        <br />
       Avec : Florence Cabaret, Séverine Cojannot, Nadine Darmon, Samuel Debure.       <br />
       Conception décors : Marguerite Danguy des Déserts.        <br />
       Costumes : Sabine Schlemmer, Julia Brochier.        <br />
       Lumières : Jean-Luc Chanonat.        <br />
       Vidéo et son : Jeanne Signé.       <br />
       Durée : 1 h 20.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 mars au 22 avril 2025.</span>       <br />
       Lundi et mardi à 19 h.        <br />
       Théâtre des Gémeaux Parisiens, Paris 20ᵉ, 01 87 44 61 11.        <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesgemeauxparisiens.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesgemeauxparisiens.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Petits-Chevaux-L-incroyable-et-terrifiante-histoire-des-enfants-des-Lebensborn-ces-pouponnieres-nazies-tenues_a4166.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !</title>
   <updated>2025-01-27T09:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Caprices-de-Marianne-Un-spectacle-d-une-etonnante-modernite-ou-eclate-tout-le-genie-de-Musset-_a4135.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85937966-61186903.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-27T09:19:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En septembre dernier, un nouveau théâtre, tout beau tout neuf, à l'attrayante façade rouge, ouvrait ses portes rue du Retrait, dans le 20ᵉ arrondissement de Paris. L'ancien Théâtre de Ménilmontant reprenait soudain vie, dans de nouveaux atours, sous la houlette de Nathalie Lucas et de Serge Paumier, déjà directeurs du Théâtre des Gémeaux à Avignon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85937966-61186903.jpg?v=1737967572" alt=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" title=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" />
     </div>
     <div>
      Pièces classiques et contemporaines, spectacles musicaux et jeune public composaient d'emblée cette première saison. Ainsi, en ce début d'année, se joue un chef-d'œuvre du théâtre romantique, trop rarement monté hélas : &quot;Les Caprices de Marianne&quot; d'Alfred de Musset (1810-1857).  Une petite merveille en deux actes où la langue de Musset n'a jamais semblé si belle.       <br />
              <br />
       &quot;Les Caprices de Marianne&quot;, publiée dans la Revue des Deux Mondes le 15 mai 1833, est la pièce d'un jeune homme de 22 ans. Même si le texte, destiné originellement à la lecture, sera profondément remanié en 1851 en vue de sa création à la Comédie-Française, le poète y livre les deux facettes de sa personnalité à travers deux jeunes gens, Octave, dandy désenchanté à la vie de débauche, et Coelio qui aspire à un amour éternel. Gaston Baty, qui monta la pièce en 1935, dépeint Musset en ces termes : <span style="font-style:italic">&quot;Deux êtres vivaient en lui tour à tour. L'un jouisseur, brillant, débauché, ironique, se contentait des amours qui passent ; l'autre tendre, ardent, mélancolique et douloureux, rêvait de la grande passion qui viendrait emplir sa vie.&quot;</span> Tout le charme de la pièce réside dans cette belle dualité…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85937966-61186913.jpg?v=1737967617" alt=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" title=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" />
     </div>
     <div>
      Rappelons l'intrigue en quelques mots. Le jeune Cœlio est épris de Marianne, l'épouse du vieux juge Claudio. Pour lui signifier son amour, il fait jouer la sérénade sous ses fenêtres et tente de l'aborder par l'entremise de l'intrigante Ciuta. Mais il n'obtient que refus de la jeune femme. Au désespoir, il confie son amour à son ami Octave. Cousin par alliance de la belle Marianne, celui-ci se propose d'intercéder en sa faveur. La fidèle épouse reste indifférente à Cœlio, mais tombe amoureuse d'Octave et, en termes voilés, lui ouvre la porte de sa chambre à coucher. Octave, tout chamboulé, envoie Cœlio à sa place, par loyauté pour son ami. Mais, Claudio, craignant l'infidélité de sa femme, a engagé des spadassins pour se débarrasser de l'impudent. Cœlio, pris au piège, est tué. Octave, accablé, renonce à aimer Marianne.       <br />
              <br />
       Qualifiée de &quot;comédie&quot; par son auteur, la pièce est, en réalité, un drame sur l'impossibilité de l'amour. La belle langue de Musset, délicatement ciselée, au lyrisme maîtrisé, touche merveilleusement juste. <span style="font-style:italic">&quot;Vous ne pouvez ni aimer ni haïr, et vous êtes comme les roses du Bengale, Marianne, sans épines et sans parfum&quot;,</span> lance Octave à sa cousine à l'acte II. L'insulte est d'autant plus cruelle que la tournure en est jolie.       <br />
              <br />
       Philippe Calvario, dont le talent ne tarit pas, signe ici une mise en scène d'une grande finesse de jeu où subrepticement se dessine l'amour naissant entre Marianne et Octave. Au contact l'un de l'autre, ces deux êtres se révèlent à eux-mêmes et vont évoluer tout au long de la pièce. Calvario, dans le rôle d'Octave, et Zoé Adjani, dans celui de Marianne, déploient une belle sensibilité ainsi qu'une grande palette de jeu. Cynique et nonchalant à souhait, l'épicurien patenté se voit rattrapé par la beauté et l'intensité du sentiment amoureux. Sa joyeuse extravagance fait progressivement place à la gravité. Dans la scène finale, son <span style="font-style:italic">&quot;Je ne vous aime pas, Marianne ; c'était Coelio qui vous aimait&quot;</span>, sonne, de manière bouleversante, comme un aveu.       <br />
              <br />
       À ses côtés, Zoé Adjani offre le portrait d'une femme d'une étonnante modernité, clamant haut et fort son libre arbitre. Son morceau de bravoure, lorsqu'elle lance à Octave <span style="font-style:italic">&quot;Mon cher cousin, est-ce que vous ne plaignez pas le sort des femmes ?&quot;</span>, est profondément déchirant. Loin d'être cantonnée au rôle de la dévote accrochée à son livre de messe, elle souffre, aime et se rebelle contre sa condition. Mikaël Mittelstadt, tendre et mélancolique en diable dans le rôle de Cœlio, clôt ce formidable trio. Christof Veillon (Claudio), Delphine Rich (Ciuta et Hermia) et Hameza El Omari (Tibia et Malvolio) complètent la distribution.       <br />
              <br />
       La pièce se passe à Naples, nous dit Musset, dans une rue, chez Claudio, au cimetière... Pour figurer les différents lieux de cette Italie de convention, qui n'est pas sans rappeler une certaine tragédie shakespearienne, le scénographe Roland Fontaine a conçu un décor mouvant : deux murs qui pivotent et transforment successivement l'espace de leurs quatre faces. Si l'idée peut s'avérer ingénieuse et fonctionner pour certaines scènes, l'ensemble est assez imposant et disgracieux. Dommage.       <br />
              <br />
       Saluons, par ailleurs, les costumes d'Aurore Popineau. Dans un savant mélange de classicisme et de modernité, ils jouent subtilement des correspondances. Ainsi la robe verte de Marianne, le pantalon assorti d'Octave et le vêtement entièrement noir de Coelio en disent-ils long sur les sentiments des personnages... Un spectacle où éclate tout le génie de Musset !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Caprices de Marianne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85937966-61187305.jpg?v=1737968315" alt=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" title=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alfred de Musset.       <br />
       Adaptation : Philippe Calvario.       <br />
       Mise en scène : Philippe Calvario.       <br />
       Avec : Zoé Adjani, Philippe Calvario, Mikaël Mittelstadt et Pierre Hurel (en alternance), Hameza El Omari, Delphine Rich, Christof Veillon.       <br />
       Collaboration artistique : Sophie Tellier.       <br />
       Scénographie : Roland Fontaine.       <br />
       Costumes : Aurore Popineau.       <br />
       Création musicale : Christian Kiappe.       <br />
       Création lumière : Christian Pinaud.       <br />
       Régie générale : Sébastien Alves.       <br />
       Dramaturgie : Modestine Pelle.       <br />
       Production Saudade Compagnie.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 janvier au 30 mars 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre des Gémeaux Parisiens, Paris 20ᵉ, 01 87 44 61 11.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesgemeauxparisiens.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesgemeauxparisiens.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Caprices-de-Marianne-Un-spectacle-d-une-etonnante-modernite-ou-eclate-tout-le-genie-de-Musset-_a4135.html" />
  </entry>
</feed>
