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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-16T19:19:29+01:00</updated>
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   <title>"Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine</title>
   <updated>2022-02-08T18:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Alegoria-El-limite-y-sus-mapas-Un-flamenco-a-l-allure-contemporaine_a3170.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2022-02-08T17:56:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour la cinquième biennale d'art flamenco, qui se déroule du 3 au 18 février, en partenariat avec la biennale de Séville, le théâtre national de Chaillot accueille six spectacles. Ce rendez-vous, qui a lieu tous les deux ans, ouvre ses portes cette année à, entre autres, Paulo Comitre. En compagnie de Lorena Nogal, elles donnent à cet art un accent très contemporain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62199864-45153681.jpg?v=1644340663" alt=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" title=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" />
     </div>
     <div>
      La lumière se lève sur un long voile bleu obscur qui recouvre toute la scène et où se détache un relief au centre. Celui-ci prend une forme de plus en plus compacte et de plus en plus libérée grâce au soulèvement qui en fait à l'arrière. Apparaissent recroquevillées entre elles Paula Comitre et Lorena Nogal qui s'en détachent.       <br />
              <br />
       La première, à seulement vingt-sept ans, est considérée comme une étoile montante du flamenco. Elle a tourné dans différents tablaos madrilènes et a réussi à s'imposer au XXIVe festival de Jerez avec sa première création &quot;Cámara abierta&quot;. Elle a reçu le prix Giraldillo &quot;Révélation&quot; pour le spectacle &quot;¡Fandango!&quot; de David Coria et David Lagos. Pour sa deuxième création &quot;Alegoría&quot;, elle a travaillé en compagnie de Lorena Nogal, danseuse-chorégraphe contemporaine. Cette collaboration apporte une couleur autre que Flamenca à la représentation.       <br />
              <br />
       C'est dans ce bout d'espace réduit - où étaient calfeutrées les deux danseuses - que prend forme une libération, autant corporelle que scénique. Cela débute par des sons bien agencés, légers, et bien rythmés, ceux d'éventails que les deux artistes ouvrent légèrement pour les refermer rapidement en les tapotant avec le bout des mains. C'est aussi ce long voile bleu obscur qui s'est levé d'elles et qui a des résonances aquatiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62199864-45153690.jpg?v=1644340705" alt=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" title=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Ces sonorités donnent une rythmique aux déplacements ainsi qu'à certaines opérations comme celle où Rafael Moises Heredia monte sa batterie. Il est aidé de Lorena Nogal qui tape sur un pandeiro avec une baguette. Cette poétique du son se poursuit et elle peut être beaucoup plus brutale quand dans un autre tableau, celle-ci tape sur un pandeiro que celui-ci tient au sol puis derrière un rideau. A lieu ensuite une sorte de combat sonore entre eux presque brutal.       <br />
              <br />
       Ainsi, la chorégraphie se construit autour de &quot;bruits&quot; musicaux, comme pour notifier certaines présences, humaines ou non humaines, de leur réalité. Ceux-ci accompagnent aussi les corps des deux danseuses aux mouvements tendus, assez vifs et secs dans une gestuelle des bras où les coudes, aux angles droits, dessinent des formes géométriques. Elles s'arrêtent aussi par intermittence comme pour statufier leurs gestiques pendant quelques secondes pour repartir ensuite. Nous sommes dans une gestuelle où l'arrêt devient presque un point de recueillement qui donne une consistance particulière aux déplacements. Ceux-ci semblent construits par l'attitude réfléchie, car posée, des artistes.         <br />
              <br />
       L'approche du spectacle est très originale car le flamenco, toujours très présent, est habillé d'autres éléments artistiques que ceux traditionnellement utilisés. Le contemporain fait un bout de chemin avec lui et la batterie a pris la place du cajon. La lourde robe ocre de Paula Comitre ou les sous-pulls gris ont supplanté les couleurs chaudes et les taconéos, éléments des plus importants, voire essentiels, restent discrets.       <br />
              <br />
       Tout est autour de la fable ainsi racontée et dans lequel une sonorité totalement originale apporte un autre souffle en accompagnement du chant et de la guitare. Pour celle-ci, le rythme reste très présent avec des accords d'un tempo toujours soutenu, mais discret dans une rythmique enveloppante.       <br />
              <br />
       Quelques scènes sont en rupture comme quand Tomas de Peratte chante d'un balcon situé en arrière-scène. C'est très théâtral et pourrait rappeler, de façon inversée, l'homme étant au balcon et la femme en dessous, Cyrano et Christian avec Roxane ou Roméo et Juliette. Sa voix gutturale apporte un souffle et une véritable chaleur, voire gravité, aux chorégraphies. Il y aussi un très beau tableau où, autour d'un cercle posé au sol, Comitre et Nogal dansent au travers d'une lumière. Cela ressemble à un joli clair-obscur qui tranche avec le reste du plateau.       <br />
              <br />
       Ainsi, le flamenco a sorti sa robe et son beau costume aux accents très modernes. Comme un appel à une fusion et, pourquoi pas, un mariage durable pour créer une autre danse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Alegoría"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62199864-45153732.jpg?v=1644340863" alt=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" title=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Direction : Paula Comitre.       <br />
       Idées, mise en scène et chorégraphie : Paula Comitre et Lorena Nogal.       <br />
       Artiste en collaboration : Lorena Nogal.       <br />
       Collaboration chorégraphique : Eduardo Martinez.       <br />
       Avec : Paula Comitre et Lorena Nogal (danse), Juan Campallo (guitare), Rafael Moises Heredia (percussions), Tomas de Perrate (chant).       <br />
       Conseil à la dramaturgie : Tanya Beyeler.       <br />
       Direction musicale : Jesús Torres.       <br />
       Musique : Jesús Torres, Juan Campallo, Rafael Moises Heredia, Tomas de Perrate.       <br />
       Regard extérieur : David Coria.       <br />
       Lumières : Bernat Jansà.       <br />
       Son : Angel Olalla/Gaspar Leal Baker (en alternance).       <br />
       Costumes : Belen de La Quintana, Pilar Cordero, Marina Sanza.       <br />
       Production Paula Comitre/Arte y Movimiento Producciones SL.       <br />
       Durée : 1 h 05.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62199864-45153766.jpg?v=1644340973" alt=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" title=""Alegoría (El limite y sus mapas)"… Un flamenco à l'allure contemporaine" />
     </div>
     <div>
      <b>Cinquième biennale d'art flamenco</b>       <br />
       Organisée en partenariat avec la Biennale de Séville.       <br />
       Rafaela Carrasco, &quot;Ariadna [al hilo del mito]&quot; (première mondiale) : 3 au 6 février 2022.       <br />
       Paula Comitre, &quot;Alegoría&quot; : 4 au 6 février 2022.       <br />
       Florencia Oz/Isidora O'Ryan, &quot;Antípodas&quot; : <span class="fluo_jaune">10 au 12 février 2022.</span>       <br />
       David Coria/Jann Gallois, &quot;Imperfecto&quot; (première mondiale) : <span class="fluo_jaune">11 au 13 février 2022.</span>       <br />
       Farruquito, &quot;Íntimo&quot; : <span class="fluo_jaune">16 au 18 février  2022.</span>       <br />
       Rafael Riqueni, &quot;Nerja&quot; : <span class="fluo_jaune">16 au 18 février  2022.</span>       <br />
       David Coria, &quot;Humano : <span class="fluo_jaune">16 au 18 février  2022.</span>       <br />
              <br />
       Chaillot - Théâtre national de la Danse,        <br />
       Salle Firmin Gémier, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-chaillot.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Antoine Pierre URBEX ELECTRIC, nouveau CD "Suspended" Live at Flagey</title>
   <updated>2020-09-07T10:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Antoine-Pierre-URBEX-ELECTRIC-nouveau-CD-Suspended-Live-at-Flagey_a2780.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
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   <published>2020-09-07T09:06:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Composé par le batteur belge Antoine Pierre, le nouvel opus d'URBEX ELECTRIC est une manière d'hommage à Miles Davis mais surtout à son album "Bitches Brew" (1970) qui marqua le début d'un style nouveau fait d'improvisations modales influencées par le funk et le rock, qu'on appellera dès lors jazz fusion ou jazz-rock.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49620452-38542058.jpg?v=1599463905" alt="Antoine Pierre URBEX ELECTRIC, nouveau CD "Suspended" Live at Flagey" title="Antoine Pierre URBEX ELECTRIC, nouveau CD "Suspended" Live at Flagey" />
     </div>
     <div>
      Antoine Pierre a été profondément inspiré par l'ambiance et l'atmosphère du disque emblématique de Miles lorsqu'il a écrit le répertoire original de &quot;Suspended&quot; qui est également le premier enregistrement live du groupe en plus de 5 ans d'existence. Il a été enregistré à Flagey* (Bruxelles) dans le prestigieux studio 4, en janvier 2020.       <br />
              <br />
       Pour la petite histoire, avec &quot;Bitches Brew&quot;, sorti en avril 70, Miles Davis Davis continue l'aventure avec les mêmes talentueux musiciens révélés par son album précédent &quot;In a Silent Way&quot; (69) : John McLaughlin, Bennie Maupin, Wayne Shorter et Joe Zawinul. Ces deux derniers créeront un an plus tard Weather Report, l'un des premiers groupes de jazz fusion, et l'un des plus influents.       <br />
              <br />
       &quot;Suspended&quot; est le troisième album d'URBEX. Les compositions originales, écrites par le leader du sextuor Antoine Pierre, s’inspirent nettement de la période électrique de Miles Davis, mais aussi des fulgurances créatives d'un Joe Zawinul et des formations jazz-rock qui naquirent dans les années soixante-dix. Le résultat est étonnant et jouissif, avec des compositions qui, si elles sont sous influence, n'en restent pas moins très personnelles… et très réussies ! Il y a un groove du diable et ça pétille à tous les étages, chaque partie instrumentale étant à 100 % d'énergie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49620452-38542060.jpg?v=1599463935" alt="Antoine Pierre URBEX ELECTRIC, nouveau CD "Suspended" Live at Flagey" title="Antoine Pierre URBEX ELECTRIC, nouveau CD "Suspended" Live at Flagey" />
     </div>
     <div>
      Chaque morceau est remarquablement intelligent, complexe mais ludique - cela se ressent dans le jeu presque jovial de chaque musicien -, travaillées, interprétées avec soin et rigueur, tout en gardant une légèreté aérienne. Chaque composition est comme une esquisse picturale, créant une atmosphère, un climat particulier où notre esprit s'aventure, se balade, laissant les notes habiter nos oreilles, où les enchaînements de croches, souvent surprenants voire mystérieux, restent fluides, délicats, et riches de réelles dynamiques, notamment par l'appui coloré et très présent de la batterie. Bref une vraie réussite qui se termine par le surprenant &quot;Sound Barrier&quot; (Mur du son) que l'on franchit dans une apothéose finale !       <br />
              <br />
       URBEX est dirigé par Antoine Pierre (1992). Celui-ci est également batteur pour TaxiWars (Tom Barman, Robin Verheyen) et Philip Catherine. Il a également partagé la scène avec Ben Wendel, Joshua Redman, Logan Richardson, Jacky Terrasson, Stéphane Belmondo, Jasper Blom…       <br />
              <br />
       URBEX a donné plus de cinquante concerts depuis sa création en 2015. Ils ont sorti deux albums sur Igloo Records en 2016 et 2018, tous deux acclamés par la critique et le public. Le deuxième album a reçu les labels &quot;CHOC Jazz Magazine&quot;, &quot;Indispensable JazzNews&quot; et &quot;MUST TSF Jazz&quot; ainsi que &quot;Octave de la Musique 2018&quot;. Ils seront en tournée à partir de janvier en Belgique en attendant de les voir en France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/49620452-38542126.jpg?v=1599463966" alt="Antoine Pierre URBEX ELECTRIC, nouveau CD "Suspended" Live at Flagey" title="Antoine Pierre URBEX ELECTRIC, nouveau CD "Suspended" Live at Flagey" />
     </div>
     <div>
      <b>● Antoine Pierre URBEX ELECTRIC &quot;Suspended&quot;.</b>       <br />
       Label : OutNote Records.       <br />
       Distribution : Outhere Music       <br />
       Sortie : 11 septembre 2020.       <br />
              <br />
       <b>URBEX c'est, en tournée :</b>       <br />
       Jean-Paul Estiévenart à la trompette, Bert Cools à la guitare et aux effets électroniques, Bram De Looze au piano, Félix Zurstrassen à la basse electrique, Antoine Pierre à la batterie et Frédéric Malempré aux percussions.       <br />
       <b>+ Guests :</b>       <br />
       Ben Van Gelder au sax, Reinier Baas à la guitare, Jozef Dumoulin au Fender Rhodes.       <br />
              <br />
       Enregistré à Flagey* lors du Brussels Jazz Festival le 16 janvier 2020.       <br />
       Mixé et mastérisé par Vincent de Bast.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Flagey est une institution culturelle bruxelloise dédiée à la musique et à l'image.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Jazz à la Villette… un pur délice musical !</title>
   <updated>2019-09-06T10:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Jazz-a-la-Villette-un-pur-delice-musical-_a2534.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/37069492-32873264.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-09-06T10:14:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deuxième excursion dans ce festival qui, pour sa dix-huitième édition, a donné aussi rendez-vous au pianiste Benoît Delbecq et au saxophoniste Joshua Redman. En une même session et durant deux concerts, deux styles de jazz ont cohabité en pleine Philharmonie où les habits du talent et de la création ont été portés avec élégance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37069492-32873264.jpg?v=1567758885" alt="Jazz à la Villette… un pur délice musical !" title="Jazz à la Villette… un pur délice musical !" />
     </div>
     <div>
      Ce 31 août, le festival se poursuivait avec Benoît Delbecq. Pianiste très créatif, reconnu et respecté, travaillant sur des projets artistiques autant dans les domaines théâtraux, littéraires, poétiques, cinématographiques que dans la danse, il utilise la technique du &quot;piano préparé&quot; chère à John Cage (1912-1992) pour en altérer le son. Ce dernier le faisait en plaçant des percussions, Delbecq apporte sa touche personnelle à l'aide de bois et de gomme.       <br />
              <br />
       L'atmosphère des compositions est parfois presque étrange avec des notes au piano qui semblent se perdre, à dessein, pour redonner ensuite un souffle à la mélodie. L'instrument est souvent d'appui, donnant le &quot;la&quot; de façon discrète. Le quartet, créé en 2016, est composé des brillantissimes Mark Turner au saxophone ténor, John Hebert à la contrebasse et Gerald Cleaver à la batterie, dont le premier album &quot;Spots on fire&quot; est sorti en 2018. C'était la première fois qu'ils se produisaient ensemble sur scène.       <br />
              <br />
       La tonalité est parfois presque métallique, une ambiance dans laquelle la contrebasse s'inscrit, avec un jeu sur les cordes fortement appuyé. En relais, la batterie joue de façon continue des toms et des cymbales donnant un sentiment de tournis, comme une vague musicale qui emporte tout sur son passage. C'est ainsi un mélange de sonorités à la fois aigües et graves que Benoît Delbecq marie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37069492-32873271.jpg?v=1567758925" alt="Jazz à la Villette… un pur délice musical !" title="Jazz à la Villette… un pur délice musical !" />
     </div>
     <div>
      En deuxième partie, ce fut au tour de Joshua Redman qui développa différents solos s'enchaînant, dont le jeu au saxo est associé à la contrebasse de Scott Colley faisant du tapping ou attaquant les cordes à l'archet. Les envolées sont à la fois subtiles et nuancées, à la sonorité presque légère, comme aérienne, descendant aussi dans les graves. Un vrai bonheur de son et de technicité.       <br />
              <br />
       À la batterie, Dave King enchaîne des solos rapides dans des envolées où les percussions sont en accompagnement, en base de la ligne mélodique. C'est du jazz dans la plus pure tradition avec ses chorus qui s'enchaînent les uns aux autres tel un carrefour musical où aucune priorité n'est donnée à un musicien. C'est un groupe, un orchestre, un ensemble qui est dans une même tonalité avec des attaques et peu de ruptures. Une harmonie existe autour d'une trame dans laquelle les instruments à vent et à cordes sont joués dans des chorus de façon enchaînée. Les reparties jouées, des uns et des autres, donnent une cohérence tonale à l'ensemble.       <br />
              <br />
       Au cornet à pistons de Ron Miles, le son est souvent doucereux et hoquète parfois à dessein comme en écho d'une trachée légèrement enrouée, celui-ci pouvant aussi basculer vers une tonalité beaucoup plus grave. Nous sommes presque dans un jeu théâtral avec un instrument qui devient organe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37069492-32873278.jpg?v=1567758963" alt="Jazz à la Villette… un pur délice musical !" title="Jazz à la Villette… un pur délice musical !" />
     </div>
     <div>
      Habillé en costume, la cravate autour du cou, Joshua Redman, considéré comme l'un des meilleurs saxophonistes de sa génération, joue de magnifiques chorus, en digne héritier de son père Dewey Redman (1931-2006), en faisant sortir des sons légèrement saccadés, s'amusant à s'aboucher avec son saxophone, mimant la situation. Le jazz devient jeu, un jeu dans lequel la maîtrise technique s'allie à une sonorité poétique de grande élégance. Un vrai délice.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Jazz à la Villette&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 août au 10 septembre 2019.</span>       <br />
       Parc de la Villette, Grande Halle, Cité de la Musique et Philharmonie,        <br />
       Paris 19e, 01 40 03 75 75 et 01 44 84 44 84.       <br />
       <a class="link" href="https://jazzalavillette.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; jazzalavillette.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Samedi 31 août        <br />
       Benoît Delbecq 4</b>       <br />
       Benoît Delbecq - piano,       <br />
       Mark Turner - saxophone ténor,       <br />
       John Hébert - basse,       <br />
       Gérard Cleaver - batterie.       <br />
              <br />
       <b>Joshua Redman - &quot;still dreaming&quot;</b>       <br />
       Joshua Redman - saxophone,       <br />
       Ron Miles - cornet à piston,       <br />
       Scott Colley - basse,       <br />
       Dave King - batterie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Jazz-a-la-Villette-un-pur-delice-musical-_a2534.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !</title>
   <updated>2019-09-04T08:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Jazz-a-la-Villette-du-Jazz-sous-toutes-les-couleurs-_a2531.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/36980833-32822139.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-09-03T16:02:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est la dix-huitième édition de ce festival, une coproduction de la Philharmonie de Paris et de la Grande Halle de la Villette. Des styles de musique venus de Paris, La Havane, Soweto, New York, Londres et Bamako se partagent l'affiche durant une dizaine de jours avec des légendes telles que Marcus Miller et Lee Fields.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/36980833-32822139.jpg?v=1567520513" alt="Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !" title="Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !" />
     </div>
     <div>
      Jean-Paul Sartre (1905-1980) écrivait en 1947 dans la revue America : <span style="font-style:italic">&quot;le jazz, c'est comme les bananes, ça se consomme sur place&quot;</span>. Le propos laisse encore aujourd'hui perplexe quant au rapport entre le jazz et les bananes. Il est vrai qu'un concert de jazz est riche d'instants rares où le plaisir naît de l'écoute de longues et surprenantes improvisations… qui se &quot;consomment&quot; sur le moment, &quot;sur place&quot; !       <br />
               <br />
       La première soirée du festival débute avec Laurent Bardainne qui joue de son saxophone en laissant échapper un son tout en douceur, comme un souffle qui porte avec lui le timbre métallique d'un instrument qui enrobe l'espace de sa majesté. Entouré de son quartet avec Arnaud Roulin (orgue), Sylvain Daniel (basse) et Philippe Gleizes (batterie), le saxophoniste ténor revient à ses premières amours après avoir, entre autres, joué avec son groupe rock Poni Hoax ou Camélia Jordana. L'instrument déroule ses gammes dans une ambiance feutrée, appuyée par une batterie au rythme soutenu comme dans un duo, l'orgue venant en appui. La basse, toujours discrète, donne le tempo comme en rappel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/36980833-32822168.jpg?v=1567520556" alt="Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !" title="Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !" />
     </div>
     <div>
      Puis ce fut au tour du groupe londonien Maisha, révélé il y a plusieurs mois avec leur album &quot;There is a place&quot;. Cela démarre au saxophone avec Nubya Garcia, la guitare discrète de Shirley Tetteh suit avec quelques accords aigus, toujours en marge, soutenue par des percussions à la fois sobres mais omniprésentes, comme motrices de la ligne mélodique. La guitare vient lécher de quelques accords celle-ci. La contrebasse est attaquée soit à l'archet soit à la main. Puis les solos à la batterie, à la contrebasse et à la guitare s'enchaînent à tour de rôle découvrant au-delà d'une maîtrise certaine, une véritable élégance musicale dans laquelle les musiciens disparaissent devant leurs instruments. Les percussions donnent une ambiance très particulière, presque exotique.       <br />
              <br />
       La soirée se finit avec le grand Marcus Miller, attaquant de superbes solos. Autour de lui, les exquis Maquis Hill à la trompette et Alex Han au saxophone font d'inspirants accompagnements où la qualité est vissée à chaque note. Brett Williams au clavier et Alex Bailey à la batterie donnent la mesure d'un talent qui fait place autant à une sonorité suave que balancée. La basse enchaîne les accords rapides de façon nonchalante. Le son est très particulier suivant le tapping ou non effectué. Miller joue les notes les plus aiguës avec deux doigts, en s'amusant à parcourir le manche par petites frappes.        <br />
              <br />
       Il rend hommage à Miles Davis en reprenant un morceau de l'album &quot;Bitches brew&quot; (1970), époque où Miles Davis (1926-1991) avait utilisé des instruments électriques qui allaient créer un nouveau courant musical appelé &quot;Fusion&quot; influençant considérablement le monde de la musique. &quot;Sublimity&quot; de l'album &quot;Laid black&quot; (2018) est un hommage à la belle-mère de Miller qui venait de mourir. Brett Williams embarque le tempo au piano dans une mélodie douce et pleine de sérénité. C'est tout en discrétion que l'instrument se fait caresse, douceur, susurrant aux oreilles des notes aériennes, presque aussi fragiles que des plumes. Marcus Miller est tout en accompagnement, ne brusquant jamais le rythme, maniant ainsi le froid et le chaud tout au long de la soirée.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Jazz à la Villette&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 août au 10 septembre 2019.</span>       <br />
       Parc de la Villette, Grande Halle, Cité de la Musique et Philharmonie,        <br />
       Paris 19e, 01 40 03 75 75 et 01 44 84 44 84.       <br />
       <a class="link" href="https://jazzalavillette.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; jazzalavillette.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/36980833-32822181.jpg?v=1567520582" alt="Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !" title="Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !" />
     </div>
     <div>
      <b>Jeudi 29 août :       <br />
       Laurent Bardainne Quartet - &quot;Tigre d'eau douce&quot;</b>       <br />
       Laurent Bardainne - saxophone ténor,       <br />
       Arnaud Roulin - orgue Hammond,       <br />
       Sylvain Daniel - basse ,       <br />
       Philippe Gleizes - batterie.       <br />
              <br />
       <b>Maisha</b>       <br />
       Jake Long, drums,       <br />
       Nubya Garcia - saxophone/flute,       <br />
       Shirley Tetteh - guitar,       <br />
       Amané Suganami - piano/wurlitzer,       <br />
       Twm Dylan - double bass,       <br />
       Tim Doyle - percussion,       <br />
       Yahael Camara-Onono - percussion,       <br />
       Axel Kaner-Lindstrom - trumpet,       <br />
       Johanna Burnheart - violin,       <br />
       Barbara Bartz - voilin,       <br />
       Tom Oldfield - cello,       <br />
       Madi Aafke Luimstra - viola,       <br />
       Maria Zofia Osuchowska - harp.       <br />
              <br />
       <b>Marcus Miller</b>       <br />
       Marcus Miller - basse,       <br />
       Marquis Hill - trompette,       <br />
       Alex Han - saxophone,       <br />
       Brett Williams - clavier,       <br />
       Alex Bailey - batterie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Jazz-a-la-Villette-du-Jazz-sous-toutes-les-couleurs-_a2531.html" />
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  <entry>
   <title>"Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve</title>
   <updated>2016-05-20T09:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Fission-Fragilite-des-constructions-humaines-inconsistance-et-puissance-de-tout-reve_a1581.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9315151-14890307.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-04-15T11:35:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le théâtre de la Reine Blanche fait se rencontrer les mondes scientifiques et artistiques en usant d'un vecteur commun de la représentation théâtrale… Dans "Fission", il est question de l'atome, de l'énergie et de la bombe vue d'un point focal, peu connu de la Grande Histoire…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14890307.jpg?v=1460985902" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      Celui de ces savants allemands qui travaillaient, sous le régime nazi, sur le programme de la bombe atomique et qui, faits prisonniers, mis au secret en Angleterre, apprennent stupéfaits que les américains les ont doublé. Cela aurait du être de leur point de vue Londres, ce fut Hiroshima.       <br />
              <br />
       Hiroshima… Un événement dans la toute puissance de l'effroi qui modifie absolument l'échelle des mesures : quand un seul avion et une seule bombe, quand une fraction de seconde se substituent à des mois de bombardement, des milliers d'avions et des milliers de soldats et des milliers de tonnes de bombes. À la grande surprise de tous, un prodigieux écart de l'espace et du temps. Celui de la destruction instantanée et de l'abolition de la durée*. Celui du soulagement et du remords.       <br />
              <br />
       Ce 6 août 1945, ces hommes prirent conscience dans la stupeur de leur ratage. Sans forcément tout comprendre d'eux-mêmes, ils comprennent qu'ils avaient été dépassés brutalement dans la course à l'énergie, comprennent que leur méthode n'était pas bonne et qu'ils avaient été privés de leur l'entrée tonitruante et supposée glorieuse dans l'ère atomique. Écartés de la postérité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14893032.jpg?v=1460727816" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      Et se sentant soulagés de ne pas être accusés de l'avoir mis en œuvre : la bombe. Avec pour eux une seule alternative. Passer pour incompétents ou se revendiquer résistants passifs au régime nazi. À jamais non coupables… À la croisée des destins, ces savants allemands se firent tout petits redevenus simples serviteurs de l'aventure scientifique d'homo sapiens nobélisable.        <br />
              <br />
       Tout à leur désir de créer des éléments qui n'existent pas dans la nature, sans se poser de questions plus avant pour la simple raison que ces derniers figurent de manière virtuelle dans une table de classement logique des éléments (table de Mendeleïev) et que la compétition est lancée au niveau mondial. Concrétiser. De la connaissance à l'application, le passage à l'acte. &quot;Fission&quot; anime le débat sur les relations de la Science avec le pouvoir politique, la société et avec elle même.       <br />
              <br />
       Pour un tel sujet, la forme théâtrale qui excelle dans la dénonciation des travers des hommes par la satire et la farce s'avère pertinente. Le spectacle plein de rigueur et de précision scientifique et historique, retient l'attention du spectateur. Celui-ci apprend, comprend et perçoit que le rêve de toute puissance est accompagné d'une kyrielle de petitesses, de médiocrités, de curiosités à court terme, de hasards et de sens du bricolage, de coups bas, de jalousies qui excluent l'intelligence des autres et les autres intelligences.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14893175.jpg?v=1460728023" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle recèle, de fait, plein de pépites d'humour et d'ironie propres à propager le plaisir.       <br />
              <br />
       Le jeu part d'une forme archaïque de la théâtralité (qui est celle de la dispute) qui oppose des arguments en une succession de plaidoyers individuels. Il évolue de manière dynamique en un théâtre qui allie réflexion et comédie (fut-elle dramatique). L'action, concentrée en un huis clos, comme en un chaudron, exacerbe les contrastes entre les personnages, affirme les caractères. Il y a le couard, le vaniteux, le repentant, l'opportuniste et le cynique, la délaissée. Le choc est tel que la réaction en chaîne s'enclenche naturellement pour les protagonistes en un sauve-qui-peut panique, un désir de posture pour sauver sa réputation des plus pathétiquement risible.       <br />
              <br />
       Si l'histoire fait froid dans le dos, de manière alchimique, la machine théâtrale déclenche, en effet, le plaisir de vivre et de rire. À la fission des éléments obtenus par apport d'énergie des neutrons sur les noyaux, correspond la fission des caractères par l'apport de l'énergie des comédiens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14893248.jpg?v=1460728294" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      L'espace théâtral est bien un espace phénoménologique qui crée de l'énergie positive et qui, entre effroi et ridicule, pose immanquablement le problème de la fragilité des constructions humaines, l'inconsistance et la puissance de tout rêve, qu'il soit de toute puissance ou de postérité éternelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Avant d'apprendre plus tard l'apparition des très longues durées des radioéléments (radioactivité) et leurs effets sur la vie.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fission"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9315151-14893250.jpg?v=1460728515" alt=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" title=""Fission"… Fragilité des constructions humaines, inconsistance et puissance de tout rêve" />
     </div>
     <div>
      Texte : de Jacques et Olivier Treiner.       <br />
       Mise en scène : Vincent Debost.       <br />
       Avec : Romain Berger, Benoît Di Marco, Christian François, Alexandre Lachaux, Marie-Paule Sirvent, Stéphane Lara.       <br />
       Scénographie : Pascal Crosnier.       <br />
       Musique : Raphaël Treiner.       <br />
       Costumes : Vincent Debost.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 avril au 22 juin 2016.</span>       <br />
       Mercredi et vendredi à 21 h (sauf 25 et 27 mai), dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre La reine Blanche, Paris 18e, 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="http://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Fission-Fragilite-des-constructions-humaines-inconsistance-et-puissance-de-tout-reve_a1581.html" />
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