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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-12T22:08:11+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "L'Indiscipline" Une pièce d'une grande justesse qui rappelle que le théâtre demeure un espace privilégié de réflexion sur nos vulnérabilités</title>
   <updated>2026-07-22T19:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-L-Indiscipline-Une-piece-d-une-grande-justesse-qui-rappelle-que-le-theatre-demeure-un-espace-privilegie-de_a4633.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-07-22T18:54:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Paris. 1885. Au sein de l'amphithéâtre du célèbre hôpital de la Salpêtrière, Jean-Martin Charcot, neurologue superstar, s'acharne à percer les mystères physiologiques de l'hystérie à l'aide de méthodes aussi déroutantes que discutables. Au cours de l'une de ses fameuses leçons du mardi, le professeur et son assistant Gilles de la Tourette reçoivent le Tout-Paris, journalistes, confrères, artistes et mondains pour venir admirer la nouvelle vedette, Louise-Augustine Gleizes. Mais cette dernière reste introuvable. Par ailleurs, une arme s'est aussi volatilisée. La séance se transforme en enquête policière. L'institution et sa réputation sont en jeu.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97435528-67858536.jpg?v=1784740024" alt="•Off 2026• "L'Indiscipline" Une pièce d'une grande justesse qui rappelle que le théâtre demeure un espace privilégié de réflexion sur nos vulnérabilités" title="•Off 2026• "L'Indiscipline" Une pièce d'une grande justesse qui rappelle que le théâtre demeure un espace privilégié de réflexion sur nos vulnérabilités" />
     </div>
     <div>
      Il est probable que vous soyez quelque peu déroutés dès les premiers moments de la pièce tant le burlesque notoire, une absurdité certaine et une théâtralité toute &quot;hystérique&quot; surgissent d'emblée. Il est probable, cela dit, que la suite vous réconforte quelque peu. Voyons là, peut-être, la volonté dramaturgique affichée de la part du metteur en scène, Ariel de la Guarza Davidoff, de coller immédiatement au propos. À ce titre, le mystère du théâtre reste à nouveau entier.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dès que le public pénètre dans la salle, il se retrouve dans la position du public de Charcot, avec tout le malaise que cela implique. Ce dispositif formel nous permet d'explorer en profondeur la relation entre souffrance et spectacle qui occupait une place centrale dans la médecine telle qu'elle était pratiquée à l'époque&quot;,</span> précisent les auteurs.       <br />
              <br />
       À l'heure où les enjeux de la santé mentale occupent une place centrale dans le débat public, notamment celle des plus jeunes, et où le célèbre journaliste radio Nicolas Demorand affiche sa bipolarité dans les médias, &quot;L'Indiscipline&quot; est une pièce qui nous plonge surtout au cœur de la morale et du principe même de la mise en scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97435528-67858537.jpg?v=1784740048" alt="•Off 2026• "L'Indiscipline" Une pièce d'une grande justesse qui rappelle que le théâtre demeure un espace privilégié de réflexion sur nos vulnérabilités" title="•Off 2026• "L'Indiscipline" Une pièce d'une grande justesse qui rappelle que le théâtre demeure un espace privilégié de réflexion sur nos vulnérabilités" />
     </div>
     <div>
      Comme le fait remarquer le comédien Fabio Goutet. <span style="font-style:italic">&quot;Exposer quelque chose, mettre en scène révèle des choses sur nous et notre façon de voir le monde. Et si les vrais fous, à la Salpêtrière, c'étaient les médecins eux-mêmes du fait de ce qu'ils font subir à leurs patients et patientes ? Dans cet esprit, considérons aussi les réseaux sociaux, de nos jours, dans lesquels la surexposition fait loi et autour desquels on peut se demander quelle est notre part de folie là-dedans ? Qu'est-ce qui est normal ? Qu'est-ce qui est déviant ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Certes, le propos de &quot;L'Indiscipline&quot; est centré sur le Paris de 1885 et de Charcot tentant de percer les mystères de la folie, celle des femmes en priorité. Soulignons à ce titre la qualité d'interprétation de l'ensemble des comédiens et de la comédienne qui parviennent à une réelle authenticité de jeu, appuyée par un texte tout en précision et de grande réflexion humaniste.       <br />
              <br />
       Raphaël Ruiz, à la fois fascinant et dérangeant, compose un Charcot savant d'une remarquable densité, et parvient rapidement à révéler ses ambiguïtés et ses contradictions. Fabio Goutet interprétant Gilles de la Tourette n'est pas en reste, loin de là, qui oscille remarquablement bien dans son jeu entre rigueur et trouble. Curieux, sensible et parfois dépassé par les événements, il nous semble particulièrement bien résumer à lui seul le véritable propos de la pièce déjà mentionné plus haut.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97435528-67858540.jpg?v=1784740071" alt="•Off 2026• "L'Indiscipline" Une pièce d'une grande justesse qui rappelle que le théâtre demeure un espace privilégié de réflexion sur nos vulnérabilités" title="•Off 2026• "L'Indiscipline" Une pièce d'une grande justesse qui rappelle que le théâtre demeure un espace privilégié de réflexion sur nos vulnérabilités" />
     </div>
     <div>
      Les deux autres comédiens, Sacha Augeard, Clément Jarrige, et la comédienne Daniela Hirsch ponctuent la pièce de leurs interventions grâce à leur engagement physique remarquable et participent ainsi à une forme de théâtre dans le théâtre, entre représentation et réalité.       <br />
              <br />
       &quot;L'Indiscipline&quot; est une pièce pour le moins hybride entre tragédie, humour noir et place importante accordée aux corps, laquelle n'est pas sans nous rappeler les représentations du Guignol de notre enfance : les personnages surgissant de derrière la toile rouge placée au centre du plateau tels des diablotins dans des sortes de saynètes successives aux allures de cabinet de curiosités. Ce point particulier n'enlevant en rien la cohérence de l'ensemble !       <br />
              <br />
       La musique &quot;en live&quot; de Nathan Saudeck, semblable à des nappes sonores, instaure une réelle atmosphère de trouble à la pièce. Les voix acoustiques toutes fantomatiques, les ruptures, la densité sonore participent à l'univers mental tout entier.       <br />
              <br />
       Loin de toute indiscipline dramaturgique et surtout d'écriture, cette création qui s'est déjà jouée l'an dernier au Festival, marquera à nouveau ce soixantième Off, entre canicule dans les têtes et les corps, travail de recherches considérable de la compagnie et moment de théâtre largement expressionniste et bouleversant.       <br />
              <br />
       Ici, l'indiscipline ou &quot;les pas de côté&quot; comme dans &quot;La Horde du Contrevent&quot; d'Alain Damasio ne sont guère des écueils ni des abandons. Loin de là : c'est tout au contraire une liberté savamment orchestrée !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Indiscipline"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97435528-67858542.jpg?v=1784740154" alt="•Off 2026• "L'Indiscipline" Une pièce d'une grande justesse qui rappelle que le théâtre demeure un espace privilégié de réflexion sur nos vulnérabilités" title="•Off 2026• "L'Indiscipline" Une pièce d'une grande justesse qui rappelle que le théâtre demeure un espace privilégié de réflexion sur nos vulnérabilités" />
     </div>
     <div>
      <b>"La très mystérieuse et embarrassante disparition d'une hystérique à la Salpêtrière"</b>       <br />
       Texte : Ariel de la Garza Davidoff, Pierre-Albert Ollivier et Michal Vojtech.       <br />
       Mise en scène : Ariel de la Guarza Davidoff.       <br />
       Avec : Daniela Hirsh, Fabio Goutet, Raphael Ruiz, Sacha Augeard, Clément Jarrige.       <br />
       Lumières : Thomas Sandler.       <br />
       Musique : Nathan Saudek.       <br />
       Costumes : Noémie Fintor       <br />
       Par Threepenny Collective (Londres) - Collectif plurinational.       <br />
       Tout public à partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 35. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre La Luna, Salle 3, 1, rue Séverine, Avignon.       <br />
       Téléphone : 04 90 86 96 28.       <br />
       <a class="link" href="https://luna-theatres.qidoon.com/events/4371" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.luna-theatres.fr/" target="_blank">>> luna-theatres.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-L-Indiscipline-Une-piece-d-une-grande-justesse-qui-rappelle-que-le-theatre-demeure-un-espace-privilegie-de_a4633.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques</title>
   <updated>2026-06-11T22:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Le-Silence-de-Claire-Lagrange-Un-theatre-d-objet-qui-interroge-les-failles-des-soins-psychiatriques_a4580.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96940248-67565369.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-06-11T19:00:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Soudain quelqu'un trébuche, dans sa vie, une personne vacille, perd l'équilibre, perd pied, défaille, tombe, pète un plomb… Les synonymes sont légion pour exprimer une perte des repères sociaux, car cela arrive à beaucoup de gens. Burn out, ras-le-bol, dépression ou drame insurmontable, les raisons sont, elles aussi, multiples. Un événement de cette espèce est arrivé à Claire Lagrange, que l'on retrouve en soins psychiatriques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96940248-67565369.jpg?v=1781197392" alt="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" title="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" />
     </div>
     <div>
      La pièce de Céline Delbecq se penche sur ce personnage, pris en charge par le système hospitalier qui l'assomme de médicaments, au point que celle-ci sombre dans un silence absolu et une absolue lenteur. On la voit assise à une table devant un dessin qu'elle peint lentement à l'aide de gouaches d'enfant. Elle est là, minuscule, dans la maquette de la pièce commune de l'institut psychiatrique, une maquette projetée en grand sur le fond de scène.       <br />
              <br />
       Dans cette maquette, les personnages sont tous représentés par des figurines de Playmobil maniées par une marionnettiste avec des tiges et des fils. Il y a là Claire Lagrange, qui ne cesse de peindre avec application et régularité, silencieuse et comme absente de son propre corps. Il y a deux pensionnaires qui l'observent, racontent et commentent son état. Et il y a également la directrice du lieu qui ne s'intéresse qu'aux chiffres, pas aux soins. La pièce est ce long et minutieux décryptage de ce qui apparaît de la vie de cette femme, via le regard des autres, auxquels il faut ajouter celui de la mère qui vit de l'autre côté de la forêt et ne vient jamais par peur de voir sa fille dans cet état peut-être. Et le fils qui vit avec sa grand-mère.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96940248-67565372.jpg?v=1781197422" alt="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" title="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" />
     </div>
     <div>
      Outre le silence qui empêche Claire de s'exprimer, c'est le désert qui l'entoure qui l'isole encore plus dans sa bulle. Avec cette pièce, Céline Delbecq questionne l'usage de la camisole chimique comme réponse aux pertes de contrôles qui peuvent toucher tout le monde. Cette perte de contrôle est une faille dans l'esprit, mais l'absence de soin est aussi une faille du système de soin. Cette faille est représentée dans la grande baie de l'institut par la maquette à grandeur de Playmobil. Cette baie donne sur la forêt. Une forêt qui vient en opposition au monde des humains. La vie y paraît sereine, de loin, calme et sereine, tandis que la vie à l'intérieur est agitée et semble terriblement tourner en rond.       <br />
              <br />
       Assise à son bureau, comme l'image inversée de son personnage principal assis à sa table de dessin, Céline Delbecq, de dos, prend en charge les dialogues de tous les personnages manipulés par Isabelle Darras ou Louison De Leu (en alternance). Ces manipulations extrêmement précises, que la vidéo reprend en géant, parviennent à rendre les regards, les émotions et les expressions des personnages au travers des figurines ordinaires, jouets d'enfants. C'est un très fin travail en soi.       <br />
              <br />
       La pièce reste ainsi volontairement loin de l'intime de Claire, mais elle rend compte finalement d'un autre intime, l'intime de la création même de ce texte, avec la présence de l'autrice interprétant les voix des personnages tandis que les figurines représentent chaque scène, comme si l'on surprenait l'autrice en pleine écriture. &quot;Dès qu'il y a plus de deux ou trois personnages, j'utilise les Playmobil pour m'y retrouver, arriver à suivre les entrées, les sorties, qui parle... Tout ce que fait Isabelle Darras (ou Louison De Leu, en alternance), les déplacements, les regards, c'est ce que je faisais dans mon bureau&quot;, dit-elle.       <br />
              <br />
       Ainsi les mots viennent à l'aide du silence de celles et de ceux que la camisole chimique isole.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu le 29 mai à la Maison Poème, Bruxelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Silence de Claire Lagrange"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96940248-67565378.jpg?v=1781197450" alt="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" title="•Off 2026• "Le Silence de Claire Lagrange" Un théâtre d'objet qui interroge les failles des soins psychiatriques" />
     </div>
     <div>
      Texte : Céline Delbecq (aux Éditions Lansman Éditeur).       <br />
       Mise en scène : Céline Delbecq.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Jessica Gazon.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Amber Kemp.       <br />
       Avec (en alternance) : Isabelle Darras, Louison De Leu, Céline Delbecq.       <br />
       Scénographie : Ronald Beurms.       <br />
       Création sonore : Pierre Kissling.       <br />
       Création lumière : Jérôme Dejean.       <br />
       Création vidéo : Alice Piemme.       <br />
       Création technique : Aurélie Perret.       <br />
       Régie générale : Sébastien Destrait.       <br />
       Costumes : Élise Abraham.       <br />
       Regard dramaturgique : Christian Giriat.       <br />
       Conseil voix : Émilie Maquest.       <br />
       Conseils dramaturgiques : Christian Giriat, Rita Freda.       <br />
       Compagnie de la Bête Noire.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Doms, 1 bis, rue des Escaliers Sainte-Anne, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 14 07 99.       <br />
       <a class="link" href="https://billetteriedoms.mapado.com/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lesdoms.eu/" target="_blank">>> lesdoms.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Le-Silence-de-Claire-Lagrange-Un-theatre-d-objet-qui-interroge-les-failles-des-soins-psychiatriques_a4580.html" />
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   <title>•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante</title>
   <updated>2026-06-10T11:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-93-Quand-la-philosophie-hugolienne-inspire-et-revit-de-facon-fulgurante_a4579.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96910513-67547128.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-06-10T07:15:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
20 octobre 2093. Lanténac a débarqué en Bretagne. Robespierre somme Cimourdain et Gauvin de le retrouver afin d'écraser les derniers Républicains en rébellion. Mais Cimourdain et Gauvain ont été liés(es) par un amour passé et, désormais, leur vision du monde les oppose ! Entre guerre civile, surveillance orwellienne et chaos, la France est face à son destin et doit trancher. La Révolution n'est pas morte, mais va-t-elle sauver le monde ou laisser sur ses pas des traces indélébiles ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96910513-67547128.jpg?v=1781018390" alt="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" title="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" />
     </div>
     <div>
      Écrit au lendemain de la Commune, &quot;93&quot; est le dernier roman de Victor Hugo qui se déroule pendant la Terreur révolutionnaire et les guerres de Vendée. Longtemps porté en lui avant d'être publié, c'est un testament politique qui dépeint la terrible année 1793, et qui révèle un entrelacement du bien et du mal de façon très nette autour de la question de la Révolution française et, surtout, de sa légitimité.       <br />
              <br />
       Quelle est-elle au juste cette Révolution ? Que s'est-il passé pour que la France en soit arrivée là ? Par qui et par quel geste, quel jour et à quel endroit s'est passée &quot;La&quot; chose première pour que se rejouent encore les gestes de la douleur ?       <br />
              <br />
       Autant de questions que ce roman monumental de Victor Hugo soulève et qui, de toute évidence, a largement inspiré la Compagnie les Fouillons créée en 2022 par Sylvain Bastonero. Une compagnie qui <span style="font-style:italic">&quot;creuse le réel pour en faire surgir des histoires engagées et profondément humaines&quot;</span>. L'humain. Encore et toujours. Cette entité majeure qui manipule à tout jamais les ficelles du monde, moteur du devenir historique, animal politique façonnant la cité ou encore artisan du devenir collectif.       <br />
              <br />
       Et c'est bien ce dont il s'agit, ici, dans cette création 2026 de la Compagnie les Fouillons adaptée et mise en scène par Sylvain Bastonero. La place accordée aux rouages et autres méandres humains, pour le moins tumultueux, y est grandement convoquée. On ne voit que lui, à bien y regarder, quand bien même, on fermerait un œil. Bien que fermer un œil ou s'assoupir durant cette adaptation est impossible, tant les six comédiens et comédiennes incarnent leur personnage de façon remarquablement incarnée et investie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96910513-67547138.jpg?v=1781018436" alt="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" title="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" />
     </div>
     <div>
      Amoureux de Victor Hugo et de la Révolution, Sylvain Bastonero a choisi une structure circulaire pour cette adaptation : le spectacle commençant par une scène presque finale et le reste de la pièce s'ensuivant et visant à en expliquer les causes.       <br />
              <br />
       Généralement, ceci fonctionne plutôt bien au théâtre. Ici, d'autant plus, parce que cette scène est d'une force et d'une intensité explosives qui réveille le spectateur le plus accablé par la chaleur ambiante, ou autres causes diverses. D'emblée, le public est happé par le propos préliminaire ainsi que par toute la pièce, la distribution des trois comédiennes et des trois comédiens fonctionnant remarquablement bien.       <br />
              <br />
       Orianne Dumeny, incarnant distinctement les personnages de Michelle et Robespierre, aborde ses deux personnages avec grande justesse et professionnalisme. Charlotte Orsini, dans ceux de Marat et Gauvin également. Son interprétation de Marat est particulièrement troublante. Alexis Tran est un Cimourdain d'une crédibilité sans failles, tout comme Thaïs Laurent dans celui de Gauvin. Samuel Hucault n'est pas en reste dans son interprétation de Lanténac et Clément Pronost, endossant plusieurs rôles, apporte au jeu de ses partenaires une crédibilité fluide et efficace.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Sylvain Bastonero, avant-gardiste et immersive, secondé par Julie Rouxel à la direction artistique, est taillée au cordeau et ne laisse rien au hasard. Elle est efficace, captivante, oppressante, anxiogène. Les lumières sombres d'Ylan Thanos conjuguées aux élégants costumes rouges ou noirs imaginés par Lucie Melin et Lylou Jacquetet soulignent aussi l'efficacité du dispositif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96910513-67547139.jpg?v=1781018458" alt="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" title="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" />
     </div>
     <div>
      À certains moments de la pièce, la proximité immersive des comédiens vers le public renforce le propos de la pièce et immerge doublement le spectateur qui perçoit encore davantage l'adaptation de Sylvain Bastonero : <span style="font-style:italic">&quot;La Révolution n'est pas morte. Elle a juste changé de visage et réclame toujours du sang&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Entre fracture de notre société française, affrontement idéologique, désordre international, guerre en Ukraine, Liban fracassé, un Poutine autocrate et néo-impérialiste, le Soudan et sa crise humanitaire ou encore le Congo, &quot;93&quot;, par la Compagnie les Fouillons, est hurlante d'actualité.       <br />
              <br />
       La scène avec la paysanne Michelle Fleichard et son nourrisson apeuré, personnages du peuple soumis à la guerre civile et à la Révolution, est bouleversante et vertigineuse, entre barbarie et soupçon d'humanité.       <br />
              <br />
       Entre conflit moral, compassion humaine, autoritarisme et surveillance exacerbée, &quot;93&quot; de Sylvain Bastonero est un vibrant hommage au &quot;Quatrevingt-treize&quot; de Victor Hugo qui, n'en déplaise à certains, ne se retournera pas dans sa tombe. Bien au contraire.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"93"</b></div>
     <div>
      D'après le roman "Quatrevingt-treize" de Victor Hugo (1874).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Sylvain Bastonero.       <br />
       Avec : Thaïs Laurent, Charlotte Orsini, Alexis Tran, Samuel Hucault, Orianne Dumeny et Clément Pronost.       <br />
       Scénographie : Julie Rouxel.       <br />
       Costumes : Lucie Melain et Lylou Jacquet.       <br />
       Création lumière : Ylan Tanos.       <br />
       Chorégraphies : Orianne Dumeny.       <br />
       Musique : Alexis Tran.       <br />
       Création vidéos : Anhvi Defaux.       <br />
       Par la Compagnie des Fouillons.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 avril au 20 juin 2026.</span>       <br />
       Jeudi au samedi à 21 h 30.       <br />
       À la Folie Théâtre, 6, rue de la Folie Méricourt, Paris 11ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 43 55 14 80.       <br />
       <a class="link" href="https://alafolietheatre.placeminute.com/event/classique/93,45292.html" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://folietheatre.com" target="_blank">>> folietheatre.com</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 55. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre de l'Adresse, 2, avenue de la Trillade, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 65 81 17 85.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.festik.net/theatre-de-l-adresse/product/93" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredeladresse.com/" target="_blank">>> theatredeladresse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-93-Quand-la-philosophie-hugolienne-inspire-et-revit-de-facon-fulgurante_a4579.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Mon côté Wertheimer" Tout seul, nous sommes incomplets : nous sommes faits pour être unis*</title>
   <updated>2026-01-26T09:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-cote-Wertheimer-Tout-seul-nous-sommes-incomplets-nous-sommes-faits-pour-etre-unis_a4457.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93827361-65509809.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-22T09:06:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour mon second voyage de cette nouvelle année, j'ai fait une petite randonnée intramuros dans la cité. Quelques kilomètres me séparent de mon habitat au théâtre 13, joie ! En récompense de cette balade, un joli spectacle signé Chloé Oliveres et mis en scène subtilement par Papy qui, aussi, a coécrit. On ne change pas une équipe qui gagne, ce duo avait déjà sévi dans un seul(e) en scène joyeux et original : "Quand je serai grande, je serai Patrick Swayze". Cette fois, l'excellente comédienne nous confie un autre pan de sa vie, revenant sur les traces des femmes qui sont probablement pour beaucoup dans ce qu'elle est aujourd'hui. Une femme et une mère aussi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93827361-65509809.jpg?v=1769069395" alt=""Mon côté Wertheimer" Tout seul, nous sommes incomplets : nous sommes faits pour être unis*" title=""Mon côté Wertheimer" Tout seul, nous sommes incomplets : nous sommes faits pour être unis*" />
     </div>
     <div>
      Mère… maman et toutes ces vies avant. Et des questionnements. Ceux de Chloé sont liés à la santé, la santé mentale précisément. Sa peur de devenir folle, sa crainte des fous et ce mot étrange qu'est la folie. Est-ce d'ailleurs un hasard ? Une coïncidence ? De présenter cette pépite non loin de l'hôpital Sainte-Anne, à Paris ?       <br />
              <br />
       Elle raconte les histoires de son arrière-grand-mère, de la grand-mère, sans oublier sa mère. Et c'est là où cette comédienne excelle. Dans l'incarnation des personnages, tous en nuances, en fantaisie et souvent en drôlerie. D'où viennent les angoisses, comment naissent-elles ? De qui tiennent-elles ? En retraçant ce parcours de plusieurs vies avant la sienne, elle cherche à comprendre et nous confie sa randonnée pédestre à reculons jusqu'au siècle dernier. De cette arrière-grand-mère &quot;un peu fêlée&quot; et de cette lignée aussi originale qu'elle semble être déconnectée de la réalité. Une mère dont elle dit avoir été gênée à un moment donné, mais qui, désormais, la fait rire de cette étrangeté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93827361-65509810.jpg?v=1769069422" alt=""Mon côté Wertheimer" Tout seul, nous sommes incomplets : nous sommes faits pour être unis*" title=""Mon côté Wertheimer" Tout seul, nous sommes incomplets : nous sommes faits pour être unis*" />
     </div>
     <div>
      Tout est réussi dans ce spectacle. La qualité du texte, les échappés du corps, les interactions subtiles vers le public et la présence de ce petit bout de femme qu'on aimerait presque prendre dans les bras tant la tendresse de son récit est précise.       <br />
              <br />
       J'ai beaucoup ri ce soir-là et la salle aussi. L'occupation de l'espace est parfaitement maîtrisée, son metteur en scène s'est appliqué et tient beaucoup à elle. Cela se voit et c'est en cela qu'il est précieux de ne pas changer une équipe qui gagne. En entrant dans toutes ces vies qui ont forgé la sienne, celle de Chloé aujourd'hui, on en sort le sourire aux lèvres, à la fois divertis et avertis. C'est un seul(e) en scène poétique et savoureux d'une comédienne accomplie, mais surtout épanouie.       <br />
              <br />
       Chloé Oliveres est une comédienne incarnée, habitée et subtile. Ce joli brin de femme est comme une caresse qu'une mère poserait sur la joue de son enfant alors qu'il vient de faire un cauchemar. Une main douce, réconfortante et sécurisante. Une mère qui, d'un coup de revers, ferait fuir un coup de cafard en plein hiver.       <br />
              <br />
       C'est ça ce spectacle, un remède pour ne pas broyer du noir en plein hiver. Comme quoi ! Parler de santé mentale n'est pas un mal, mais plutôt un bien. Voilà pourquoi, je conseille ce petit bijou théâtral.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Virginia Woolf.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon côté Wertheimer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93827361-65509840.jpg?v=1769069448" alt=""Mon côté Wertheimer" Tout seul, nous sommes incomplets : nous sommes faits pour être unis*" title=""Mon côté Wertheimer" Tout seul, nous sommes incomplets : nous sommes faits pour être unis*" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Les mères poules ne font pas des mouettes&quot;</b>       <br />
       Texte et jeu : Chloé Oliveres.       <br />
       Co-mise en scène et collaboration à l'écriture : Papy.       <br />
       Scénographie : Émilie Roy.       <br />
       Lumière : Arnaud Le Dû.       <br />
       Costumes : Sarah Dupont.       <br />
       Chorégraphie : Jean-Marc Hoolbecq.       <br />
       Production : Little Bros.       <br />
       Dès 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 24 janvier 2026.</span>       <br />
       Du lundi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre 13 - Glacière, 103A, boulevard Auguste-Blanqui, Paris 13e.       <br />
       Téléphone : 01 45 88 62 22.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.theatre13.com/spectacle?id_spectacle=520" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatre13.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       30 janvier 2026 : Cancale (35).       <br />
       6 février 2026 : Champigny-sur-Marne (94).       <br />
       7 mars 2026 : Pornic (44).       <br />
       29 mars 2026 : Trappes (78).       <br />
       2 avril 2026 : Troyes (10).       <br />
       Du 4 au 25 juillet 2029 : Festival Off Avignon, Théâtre du Train Bleu, Avignon (84).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-cote-Wertheimer-Tout-seul-nous-sommes-incomplets-nous-sommes-faits-pour-etre-unis_a4457.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Finalement quoi" Une partition théâtrale bouleversante qui opère comme un miroir hyper réfléchissant</title>
   <updated>2025-10-29T10:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Finalement-quoi-Une-partition-theatrale-bouleversante-qui-opere-comme-un-miroir-hyper-reflechissant_a4392.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92151143-64690118.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-10-29T06:14:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Enfermée dans un espace étroit, une jeune femme s'adresse à nous en déroulant des bribes de sa vie d'avant. Celle qu'elle a partagée avec sa famille. Avant qu'elle ne soit contrainte à peindre des œufs. Des œufs pour Pâques. Entre chaque coup de pinceau, toutes les couleurs de son arc-en-ciel émotionnel se déploient en un feu d'artifice drôle et féroce. Elle rit. Elle pleure. Elle vocifère. Elle ose la plaisanterie. Elle retient son souffle. Elle s'interroge. Parfois, se tait…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92151143-64690118.jpg?v=1761675394" alt=""Finalement quoi" Une partition théâtrale bouleversante qui opère comme un miroir hyper réfléchissant" title=""Finalement quoi" Une partition théâtrale bouleversante qui opère comme un miroir hyper réfléchissant" />
     </div>
     <div>
      C'est en 1976 que Philippe Madral écrit ce texte, alors qu'il traverse une période très difficile de sa vie personnelle et qu'il est &quot;au bord du gouffre&quot;. Il n'est plus à prouver que les fleuves intranquilles de la vie sont définitivement propices à l'écriture, comme les multiples contraintes ou autres &quot;joyeusetés&quot; qu'elle nous réserve. Ce fut précisément le cas pour l'auteur, qui s'est brusquement retrouvé abandonné de la sphère créative nationale après, pourtant, sa collaboration à la direction du CDN du Nord, ainsi qu'au terme de trois mises en scène de ses propres pièces en 1974.       <br />
              <br />
       Après, plus rien. Jusqu'au jour où Lucien Gibarra, célèbre figure de l'&quot;underground&quot; théâtral parisien, lui tend la main en lui demandant d'écrire un monologue. Le texte &quot;C'est la surprise&quot; voit ainsi le jour, retraçant le désespoir que vivait l'auteur à l'époque. Puis le texte prend un autre titre, plusieurs années plus tard, et la pièce est créée à plusieurs reprises, notamment par Patrick Chesnais en 1986.       <br />
              <br />
       Ici, ce n'est pas un interprète masculin qui se présente sur le petit plateau du Guichet Montparnasse. Ce n'est pas Patrick Chesnais, loin de là, mais une frêle jeune femme, vêtue d'un bleu de travail parsemé de taches de couleurs et avec des tennis blanches qui <span style="font-style:italic">&quot;deviennent accessoires le temps d'une scène&quot;</span>, comme le précise Stéphan Hersoen, le metteur en scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92151143-64690129.jpg?v=1761675436" alt=""Finalement quoi" Une partition théâtrale bouleversante qui opère comme un miroir hyper réfléchissant" title=""Finalement quoi" Une partition théâtrale bouleversante qui opère comme un miroir hyper réfléchissant" />
     </div>
     <div>
      Une version toute revendiquée pour le moins audacieuse autour de laquelle, avec l'accord de l'auteur, il a ainsi pu <span style="font-style:italic">&quot;gommer les frontières des genres&quot;</span>, et faire part du caractère universel des démons et des failles que nous avons toutes et tous plus ou moins enfouis en nous. Gageons fortement que d'aucuns (unes) critiques ou autres spectatrices et spectateurs ne verront pas, dans cette nouvelle adaptation, qu'un simple effet sensible et propre à la gent féminine !       <br />
              <br />
       Tandis que le public prend place, la comédienne patiente, les mains sur les oreilles, courbée, marchant à petits pas autour du plateau recouvert d'un drap blanc. Un pied devant l'autre, d'une manière toute mécanique et rigoureusement millimétrée, comme une forme d'oxymore du désordre à venir, au cœur de ce carré qu'elle arpente. Puis rapidement, le ton est donné. Des bruits dans sa tête surgissent, symbolisés par une musique stridente et récurrente.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Approche-moi pas ! Fais gaffe au bord ! Reste ! Arrête ! Reste où t'es&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Tout au long du spectacle, le phrasé psychotique de la comédienne emporte le public comme dans un tsunami, le dérangeant, peut-être… Mais notons là une véritable performance d'actrice, d'autant que ce dernier est également associé à une dynamique corporelle bouleversante, qui n'est pas sans rappeler celle des personnes atteintes d'autisme ou plus globalement névrosées.       <br />
              <br />
       À ce titre, le jeu de Camille Bouillé est &quot;tout simplement&quot; époustouflant. Il n'est pas sans nous rappeler celui de la comédienne Sara Mortensen dans la série TV &quot;Astrid et Raphaëlle&quot;. Les mimiques de son visage, comme le travail de ses mains et de ses bras, faisant d'ailleurs osciller le texte comme l'entièreté de sa prestation entre légèreté, drôlerie et dimension plus tragique.       <br />
       C'est fulgurant, et comme au-delà du simple travail de comédienne !       <br />
       Soulignons aussi la grande justesse de ses regards adressés au public, parfois glaçants, envahissants, déstabilisants ou/et largement complices.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Stéphan Hoersen de la Compagnie du Plateau Libre tranche de façon sensible les tourments affichés de la comédienne : des bocaux de peintures et un jouet d'enfant aux couleurs vives, un grand carnet à dessin sur lequel elle trace d'un geste adroit des œufs de Pâques très colorés, la toile blanche au sol, lumineuse et entachée de traces multicolores, des chaînes qui brillent accrochées au plafond, le tout très loin de la grisaille et du brouillard que la comédienne a dans sa tête, et dont elle nous parle en 3D.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92151143-64690135.jpg?v=1761675471" alt=""Finalement quoi" Une partition théâtrale bouleversante qui opère comme un miroir hyper réfléchissant" title=""Finalement quoi" Une partition théâtrale bouleversante qui opère comme un miroir hyper réfléchissant" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je pense que je peux être très bonne dans le second ordre, uniquement dans le second ordre… Au fond, les autres, je ne sais pas ce qu'ils croient… La tête. Ma tête. Je ne sais pas…       <br />
       Quand on peut plonger un lapin dans une bassine, c'est sûr qu'on va réussir dans la vie. Ma mère, c'est le genre de fille avec qui il faut prendre des précautions pour l'approcher… J'étais toquée d'elle, mais si on était gentille, ça ne passait pas&quot;.</span>       <br />
              <br />
       &quot;Finalement quoi&quot;, pièce au titre pour le moins énigmatique, actuellement au Guichet Montparnasse, et ce, jusqu'au 18 décembre, est une pièce d'une profondeur émotionnelle saisissante qui ébranle les certitudes des spectatrices et spectateurs sur leur normalité, et qui trouble autant qu'elle éclaire.       <br />
              <br />
       La prestation cathartique et éblouissante de Camille Bouillé, étoffée par la mise en scène de Stéphan Hersoen, simple, mais brillamment éclairante, fait de ce spectacle un moment particulièrement fort de la rentrée théâtrale parisienne.       <br />
              <br />
       Ne reste-t-on pas toujours un peu marginal, hors normes, handicapés de la vie, &quot;pas comme les autres&quot;, lorsque le destin nous happe un jour, nous prend dans ses filets ? Lorsque le sentiment d'exclusion sociale ou sentimentale, l'absence de reconnaissance, les silences destructeurs, ou l'abandon nous submerge ?       <br />
              <br />
       À bien y regarder, c'est ce que dit cet exceptionnel seul en scène que Philippe Madral avait hâte de découvrir. Gageons que grâce à cette nouvelle adaptation, il aura pu retrouver toute la force incandescente de sa plume de 1976, et qu'elle lui aura définitivement apporté de la lumière, comme les œufs de Pâques peuvent le faire, cachés sous les arbustes…       <br />
       Finalement ! Quoi ? Eh bien, cette pièce, à ne rater sous aucun prétexte !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> "Finalement quoi"</b></div>
     <div>
      Texte : Philippe Madral.       <br />
       Mise en scène : Stéphan Journeaux Hersoen.       <br />
       Avec : Camille Bouillé.       <br />
       Scénographie et lumière : Stephan Hersoen.       <br />
       Création vidéo: Adrien Jean-Robert et Camille Boullé.       <br />
       Costumes, décors et accessoires Compagnie du Plateau Libre.       <br />
       Création visuelle et graphique : Catherine Récamier.       <br />
       Compagnie de Plateau Libre ( Stéphan Hersoen et Florence Limon)       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 septembre au 18 décembre 2025.</span>       <br />
       Jeudi à 19 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, 15, rue du Maine, Paris 14e.       <br />
       Réservations : 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.fr/Billet/FR/representation-GUICHET_MONTPARNASSE-30524-0.wb?REFID=tt85AAAAAACZAA" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.guichetmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Finalement-quoi-Une-partition-theatrale-bouleversante-qui-opere-comme-un-miroir-hyper-reflechissant_a4392.html" />
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