<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-06-06T15:26:28+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Les femmes savantes"… toujours aussi corrosif !</title>
   <updated>2017-09-20T12:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-femmes-savantes-toujours-aussi-corrosif-_a1901.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/16802004-21457950.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-08-29T13:04:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La compagnie du Mystère Bouffe rempile pour une nouvelle édition son festival des tréteaux nomades autour de Tirso de Molina, Molière, William Shakespeare et Aimé Césaire. Le brassage des histoires et des époques montre un théâtre toujours en proie à l'amour et au Pouvoir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16802004-21457950.jpg?v=1503992502" alt=""Les femmes savantes"… toujours aussi corrosif !" title=""Les femmes savantes"… toujours aussi corrosif !" />
     </div>
     <div>
      Le festival en est à sa dix-huitième édition. La programmation est composée de &quot;Don Juan&quot; (1630) de Tirso de Molina (1580 env.-1648), &quot;Les femmes savantes&quot; (1672) de Molière (1622-1673) et &quot;Entre deux tempêtes&quot; d'après William Shakespeare (1564-1616) et Aimé Césaire (1913-2008).       <br />
              <br />
       Représenter &quot;Les femmes savantes&quot; aujourd'hui, c'est un peu regarder cette époque avec gourmandise. Le monde, dans lequel nous vivons, a fait de l'information la maîtresse, à tort ou à raison, de nos conduites. Dans &quot;Les femmes savantes&quot;, il n'est pas question de l'information mais du &quot;savoir&quot;, sa cousine très éloignée. Molière nous emmène à une période où la culture était très peu démocratisée et où le beau sexe voulait être aux prises avec ce savoir, chasse gardée élitiste de ces messieurs. La pièce met en exergue l'avidité que l'on peut avoir de faire montre de ses connaissances quand de nos jours, nous essayons de ne pas perdre pied face à une invasion d'informations.       <br />
              <br />
       La musique de Lionel Losada nous plonge dans une atmosphère baroque. La mise en scène de Loïc Fieffé est tissée d'une série d'espiègleries de jeu donnant à la pièce un cachet de surprises, d'amusements où le vers châtié de Molière devient souffle de spontanéité. Le comique de la gestuelle fait cause commune avec l'humour des répliques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16802004-21458544.jpg?v=1503993383" alt=""Les femmes savantes"… toujours aussi corrosif !" title=""Les femmes savantes"… toujours aussi corrosif !" />
     </div>
     <div>
      Trissotin (Charly Labourier) est virevoltant de majesté, prétentieux de façon ridiculement pédante, dans un étalage de vers appuyé par des échos vocaux tout en force et en harmonie. Certaines scènes sont un tantinet dansées, habillées d'une exhibition émotionnelle où le jeu scénique montre le savoir dans un théâtre d'apparat.       <br />
              <br />
       Toute une galerie de personnages, principaux ou secondaires, défilent pour apporter toujours une touche nouvelle donnant lieu à des effusions scéniques ou à des coups de griffes. Philaminte (Aurélie Noblesse) est sèche, hautaine avec une belle voix parfois &quot;bien gueulante&quot;. Chrysale (Geoffroy Guerrier) sait aussi en jouer tel un peureux qui se sait vaillant quand il n'a pas l'ennemi devant lui. Julie Mori (Bélise) est pétillante de malice. Maquillée comme une pimbêche, elle campe une femme espiègle. Son jeu est baigné de générosité, la voix est superbe, le regard aguicheur.       <br />
              <br />
       Petit bémol au jeu, Clitandre (Jean-Romain Krynen) ne semble pas amoureux d'Henriette. Le regard n'est pas assez appuyé, plutôt fixe et bref, avec un manque d'émotions. Il faudrait peut-être qu'ils s'embrassent, la main sur le bas de la nuque, juste avant de monter sur scène !       <br />
              <br />
       Les personnages s'identifiant au &quot;savoir&quot; sont comme des enfants montrant leur jouet, incarnant par moments de façon caricaturale des débordements de fantaisie quand pour ceux qui sont loin des livres, la spontanéité et le naturel sont de mise. Chacun revendique son &quot;identité&quot;, celui de l'esprit boursouflé d'un côté et de la simplicité de l'autre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16802004-21460776.jpg?v=1504003625" alt=""Les femmes savantes"… toujours aussi corrosif !" title=""Les femmes savantes"… toujours aussi corrosif !" />
     </div>
     <div>
      Paradoxalement, le &quot;savoir&quot;, avec son aspect éthéré, caractéristique de l'esprit, devient &quot;lourdaud&quot; alors que les personnages, proches des considérations terre à terre, ont le visage de la sobriété, de la modération, presque de la sagesse. Tout est affaire d'illusions et d'apparat pour l'un, de discrétion pour l'autre.       <br />
              <br />
       Cette opposition est aussi déclinée dans les relations amoureuses. Il y a Trissotin, à l'affût de vers poétiques et d'un mariage financier avec Henriette (Agathe Boudrières) alors que Clitandre ne s'occupe que de la conquérir par amour. Tout est affaire d'attitudes entre les deux camps, comiquement grotesque et dominant d'un côté et sympathique mais dominé de l'autre. Les deux sont séparés par une conception différente des relations humaines dont la frontière est la &quot;connaissance&quot;.          <br />
              <br />
       Le jeu est tranchant, vif, à l'opposé des valets l'Épine (Jean-Romain Krynen) et Vadius (Lionel Losada) qui sont dans une temporalité où le mouvement est accompagné volontairement de lenteur sous des dehors de bêtise. Leur style de jeu campe un univers différent, autant sur le tempo, que sur la parole et l'attitude.       <br />
              <br />
       Ainsi, les classes sociales sont identifiées par leur gestuelle et leur appréhension de l'espace. Conquérante et hautaine pour la classe des &quot;sachants&quot;, combative pour la classe de ceux qui se moquent de l'être, et marginale pour les valets. Opposition qui montre avec gourmandise que la vraie richesse n'appartient pas à ceux qui possèdent les connaissances.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les femmes savantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16802004-21460785.jpg?v=1504003657" alt=""Les femmes savantes"… toujours aussi corrosif !" title=""Les femmes savantes"… toujours aussi corrosif !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Loïc Fieffé.       <br />
       Création musicale : Lionel Losada.       <br />
       Création costumes : Céline Curutchet.       <br />
       Scénographie, accessoires : Adrien Giros et Yohan Chemmoul Barthelemy.       <br />
       Lumières : Lionel Losada.       <br />
       Illustration : Amélie Carpentier.       <br />
       Avec Geoffroy Guerrier, Aurélie Noblesse, Marie Giros, Agathe Boudrières, Nicolas Torrens, Julie Mori, Jean-Romain Krynen, Charly Labourier, Lionel Losada, Sandrine Moaligou.       <br />
       Compagnie Les Croqueurs.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 août au 3 septembre 2017.</span>       <br />
       <b>18e Festival Itinérant des Arènes de Montmartre,</b>       <br />
       Les Tréteaux Nomades, compagnie du Mystère Bouffe.       <br />
       Cour de l'Hôtel de Beauvais (Paris 4e) et aux Arènes de Montmartre (Paris 18e).       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Réservations :  01 48 40 62 49.       <br />
       <a class="link" href="http://www.treteauxnomades.com/edition2017/" target="_blank">&gt;&gt; treteauxnomades.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-femmes-savantes-toujours-aussi-corrosif-_a1901.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Comme en un précipité chimique une farce s’enclenche… "Le Dindon" est désigné !</title>
   <updated>2017-06-21T08:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Comme-en-un-precipite-chimique-une-farce-s-enclenche-Le-Dindon-est-designe-_a1834.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/14931261-20517176.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-06-21T07:57:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Chassés-croisés, rebondissements, quiproquos. Mises à nu violentes des mœurs, loterie des vérités cachées, lessivage des bienséances. "Le Dindon" de Georges Feydeau est un chef d’œuvre de théâtre. Dans cette pièce tous les protagonistes trompent, ont trompé, tromperont leur conjoints. La chasse à l’adultère est ouverte.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14931261-20517176.jpg?v=1498025155" alt="Comme en un précipité chimique une farce s’enclenche… "Le Dindon" est désigné !" title="Comme en un précipité chimique une farce s’enclenche… "Le Dindon" est désigné !" />
     </div>
     <div>
      Comme en un précipité chimique une farce s’enclenche, se relance et s’amplifie pour que chacun échappe à la sanction sociale et morale. Le retour à l’ordre y est d’autant plus aléatoire que les femmes vengeresses se révèlent solidaires dans une surenchère totale. Dans une forme de consensus, expiatoire et nécessaire, apparaît au cours de la pièce la recherche effrénée commune d’un farci: un dindon est traqué, &quot;un dindon&quot; est désigné.       <br />
              <br />
       De manière très virtuose l’auteur le pourchasse et avec lui le spectateur. C’est celui qui suit les femmes jusque chez elles. Sûr de lui et perturbateur qui ne doute pas de son charme et de sa puissance de séduction. Celui que tout le monde exècre, l’amoureux conquérant et bruyant.       <br />
              <br />
       Son irruption dans le calme d’un foyer enclenche une série de réactions en chaîne, provoque une exacerbation des passions C’est dans la voracité que les couples s’échangent, sous l’œil ironique, abruti, pervers (c’est selon) des gens de maison qui observent le ballet et son ordonnateur vite dépassé. Pour le plus grand plaisir de tous.       <br />
              <br />
       Le dindon, c’est celui qui est au centre, qui ne consomme pas le plaisir puisque, pour la bonne sauvegarde de la morale, l’auteur sauve les apparences in extremis. Le public prévenu de la vérité des mensonges est heureux de sacrifier celui qui cause de tout, n’a rien pu faire. L’arroseur arrosé. Le vantard pendard qui perd tout y compris l’honneur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14931261-20517242.jpg?v=1498025243" alt="Comme en un précipité chimique une farce s’enclenche… "Le Dindon" est désigné !" title="Comme en un précipité chimique une farce s’enclenche… "Le Dindon" est désigné !" />
     </div>
     <div>
      L’humour de Feydeau, qui déborde toutes les frontières de l’ironie, est dévastateur. Une forme de morale supérieure y trouve même son compte au-delà de la sauvegarde des apparences. Les hommes à coup sûr sont bien punis.       <br />
              <br />
       Les jeunes comédiens de la première promotion de l’école du Lucernaire font une entrée fracassante dans un répertoire difficile dont ils savent concentrer, pour le bonheur du spectateur, toutes les données dramaturgiques.       <br />
              <br />
       Ceux-ci, dans un bel esprit de troupe, poussent les feux de leur passion de la scène sans temps mort. Ils développent une énergie complice, une virtuosité d’ensemble des plus généreuse. Chacun est au service de l’autre dans une joie colorée, digne du meilleur du café-théâtre.       <br />
              <br />
       Ils se moulent dans leurs personnages. Drôles, évidents dans leurs usages des archétypes, ils créent de véritables caractères contemporains dignes du meilleur du théâtre.       <br />
              <br />
       Il y a le bellâtre en blouson de cuir, l’idiote en grenouillère Disney pour adulte, la vengeresse en dominatrice, l’amant freluquet, le mari ordinaire, les gens de maison décalés vieux hippies, vieux majordomes ou gens presque normaux.       <br />
              <br />
       À coup sûr, dans cette histoire invraisemblable, la représentation prend valeur d’épreuve de vérité réussie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Dindon"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14931261-20517254.jpg?v=1498025293" alt="Comme en un précipité chimique une farce s’enclenche… "Le Dindon" est désigné !" title="Comme en un précipité chimique une farce s’enclenche… "Le Dindon" est désigné !" />
     </div>
     <div>
      D'après Georges Feydeau.       <br />
       Adaptation : Philippe Person.       <br />
       Mise en scène : Florence Le Corre et Philippe Person.       <br />
       Avec : Le collectif Silencio Please (première promotion de l'école d'art dramatique du Lucernaire).       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 juin au 9 juillet 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 juillet au 20 août 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Comme-en-un-precipite-chimique-une-farce-s-enclenche-Le-Dindon-est-designe-_a1834.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Hôtel Feydeau" a le parfum discret, le flaconnage joyeux… d'un rêve de vaudeville</title>
   <updated>2017-02-26T10:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Hotel-Feydeau-a-le-parfum-discret-le-flaconnage-joyeux-d-un-reve-de-vaudeville_a1731.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10978877-18184301.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-01-17T11:45:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Hôtel Feydeau" est une fantaisie théâtrale que Georges Lavaudant élabore en faisant se miroiter des petites pièces de Georges Feydeau : auteur qu’il connaît bien. Dans cette proposition de spectacle, les clients d’un hôtel sont joués, mimés, moqués par les serviteurs. Comme saisis sur le vif.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10978877-18184301.jpg?v=1484653408" alt=""Hôtel Feydeau" a le parfum discret, le flaconnage joyeux… d'un rêve de vaudeville" title=""Hôtel Feydeau" a le parfum discret, le flaconnage joyeux… d'un rêve de vaudeville" />
     </div>
     <div>
      La pièce réunit des extraits de &quot;Feu la mère de madame&quot;, &quot;On purge bébé !&quot;, &quot;Léonie est en avance&quot;, &quot;Mais n’te promène donc pas toute nue !&quot; et &quot;Cent millions qui tombent&quot; qui sont réduites (c’est le moins que l’on puisse dire) à leur plus simple expression. Georges Lavaudant en expose la structure, la partie la plus intime : celle du dialogue, du duel plutôt, qui oppose les hommes et les femmes réunis dans cet univers fermé que l’on appelle un couple marié.       <br />
              <br />
       Mari et femme qui, unis par le mariage bourgeois, bataillent pour la détermination de la frontière de l’intime et de la convenance. Dont les avis divergent. Ce duel pénible pour les protagonistes est particulièrement savoureux pour le spectateur. Car, dans cet univers fermé, la frontière est mouvante et change selon la personne et selon les circonstances.       <br />
              <br />
       Il suffit d’un tiers, simple voisin, serviteur plus ou moins pervers ou idiot, ami plus ou moins bien intentionné, pour que remonte à la surface toute la trivialité du monde, se durcissent tous les préjugés et que s’exacerbe la guerre des sexes. L’état du mariage est une farce noire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10978877-18184351.jpg?v=1484653444" alt=""Hôtel Feydeau" a le parfum discret, le flaconnage joyeux… d'un rêve de vaudeville" title=""Hôtel Feydeau" a le parfum discret, le flaconnage joyeux… d'un rêve de vaudeville" />
     </div>
     <div>
      &quot;Hôtel Feydeau&quot; est rythmé par des intermèdes chorégraphiés. Chaque extrait des différentes pièces se fond, se métamorphose en un corps de ballet. Celui de serviteurs stylés et facétieux prenant, avec l’aide de leurs plumeaux, le rôle de leurs maîtres. Le spectacle est pétulant à la manière d’une revue de music-hall, d’une comédie musicale des années folles. Les personnages évoluent sur un fond blanc immaculé et lumineux, pastillé de touches aux couleurs pastel acidulé. Ces Saturnales sont des plus retenues. Les lendemains pourraient déchanter.       <br />
              <br />
       Le spectacle est raffiné élégant esthétique. Georges Lavaudant ne commet pas l’impair qui serait de faire de sa proposition une comédie musicale à part entière avec chansons à succès et refrain. Hôtel Feydeau a le parfum discret, le flaconnage joyeux et passe ainsi comme un rêve de vaudeville.       <br />
              <br />
       Cet exercice rigoureux de haute voltige provoque un rire de délassement des plus agréables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hôtel Feydeau"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10978877-18184527.jpg?v=1484653646" alt=""Hôtel Feydeau" a le parfum discret, le flaconnage joyeux… d'un rêve de vaudeville" title=""Hôtel Feydeau" a le parfum discret, le flaconnage joyeux… d'un rêve de vaudeville" />
     </div>
     <div>
      D’après Georges Feydeau.       <br />
       Mise en scène, adaptation, lumière : Georges Lavaudant.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Fani Carenco.       <br />
       Dramaturgie : Daniel Loayza.       <br />
       Avec : Gilles Arbona, Astrid Bas, Lou Chauvain, Benoit Hamon, Manuel Le Lièvre, André Marcon, Grace Seri, Tatiana Spivakova.       <br />
       Décor, costumes : Jean-Pierre Vergier.       <br />
       Assistante aux costumes : Géraldine Ingremeau.       <br />
       Son : Jean-Louis Imbert.       <br />
       Maquillage, coiffure, perruque : Sylvie Cailler, Jocelyne Milazzo.       <br />
       Chorégraphie : Francis Viet.       <br />
       Collaborateur artistique : Moïse Touré.       <br />
       Cie LG Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 25.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10978877-18184773.jpg?v=1484654309" alt=""Hôtel Feydeau" a le parfum discret, le flaconnage joyeux… d'un rêve de vaudeville" title=""Hôtel Feydeau" a le parfum discret, le flaconnage joyeux… d'un rêve de vaudeville" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 6 janvier au 12 février 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Odéon Théâtre de l'Europe, Paris 6e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-odeon.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 et 28 février 2017 :</span> La Comète - scène nationale, Châlons-en-Champagne (51).       <br />
       5 au 7 octobre 2017 : Théâtre de l’Archipel - scène nationale, Perpignan (66).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Hotel-Feydeau-a-le-parfum-discret-le-flaconnage-joyeux-d-un-reve-de-vaudeville_a1731.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois</title>
   <updated>2016-09-19T09:38:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Rendre-sensible-le-reve-insaisissable-d-un-bonheur-paisible-petit-bourgeois_a1676.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10228593-16697816.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-09-19T08:51:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le passage du plein air à la salle constitue pour une mise en scène une véritable épreuve de vérité. Assurément le spectacle de Didier Bezace, qui rassemble trois pièces courtes de Feydeau, renforce à l'Aquarium son unité et atteint une puissance renouvelée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10228593-16697816.jpg?v=1474268668" alt="Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois" title="Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle stabilise en une fable unique trois histoires qui pointent la guérilla domestique entre époux et qui s'exacerbe à l'arrivée inopinée d'un tiers. Celui-ci parce qu'il rompt l'intimité transforme la perception des événements et révèle les ridicules en imposant une vérité des apparences. Tous, mari et épouse, sage-femme, beaux parents, enfant tyran, serviteurs, tous cherchent à s'extirper d'une mauvaise farce dans laquelle ils sont englués à leur corps défendant.       <br />
              <br />
       L'action se transforme vite en montée au calvaire. À ce jeu le farci, le mari, le pauvre homme, atteint un stade où un rien supplémentaire lui ferait casser la comédie, le ferait plonger en tragédie, entrer en crucifixion.       <br />
              <br />
       En inventant comme fil conducteur un deux ex machina malin, en trouvant un diabolus sortant de la boîte, un Méphistophélès dont les cornes percent sous le front et qui se métamorphose au gré de ses méchancetés, la pièce donne du sens au mot enfer et rend sensible le rêve insaisissable du bonheur paisible d'un cocon petit bourgeois. La réalité se révèle toujours bien trop triviale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10228593-16697825.jpg?v=1474269688" alt="Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois" title="Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois" />
     </div>
     <div>
      En sage-femme, en messager de la mort, en enfant tyran Philippe Berodot fournit un éblouissant et monstrueux travail de mise en réalisme de son personnage transgressant tous les codes. Dans le même mouvement les autres comédiens partent du vaudeville et montent en direction de leur part de vérité : la scène atteint un point de concentration et d'ébullition rare au théâtre.       <br />
              <br />
       Les comédiens vont en toute liberté jusqu'au cœur de l'expression. Touchent, dans la proximité avec le public, une part d'évidence (que seul l'Art sait rendre évidente). Dans la traversée du spectacle et du plaisir qui est le leur ils atteignent ce point limite, ce point d'équilibre où les traits appuyés deviennent des éléments de caractères et non des caricatures, où sont précisés et individualisés le personnage et son universalité.       <br />
              <br />
       C'est comme cela que, par ce travail moliéresque minutieux et spectaculaire, le public reconnaît dans le miroir tendu, tous les siens et rit de bon cœur. Sans méchanceté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Quand le diable s’en mêle"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10228593-16697965.jpg?v=1474269709" alt="Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois" title="Rendre sensible le rêve insaisissable d'un bonheur paisible petit bourgeois" />
     </div>
     <div>
      D’après trois courtes pièces de Georges Feydeau : &quot;Léonie est en avance&quot;, &quot;Feu la mère de madame&quot;, &quot;On purge Bébé&quot;.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Didier Bezace.       <br />
       Avec : Philippe Bérodot, Jean-Claude Bolle-reddat, Thierry Gibault, Clotilde Mollet, Océane Mozas, Lisa Schuster et Luc Tremblais.       <br />
       Collaboratrice artistique, son et accessoires : Dyssia Loubatière.       <br />
       Chorégraphie : Cécile Bon.       <br />
       Scénographie : Jean Haas et Didier Bezace.       <br />
       Lumière : Dominique Fortin.       <br />
       Costumes : Cidalia da Costa.       <br />
       Maquillage et coiffure : Cécile Kretschmar.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 septembre au 1er octobre 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l’Aquarium, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 99 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Rendre-sensible-le-reve-insaisissable-d-un-bonheur-paisible-petit-bourgeois_a1676.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique</title>
   <updated>2016-09-12T12:38:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Quand-le-diable-s-en-mele-Feydeau-devient-delicieusement-jouissif-et-mephistophelique_a1669.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10189555-16618955.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-09-12T06:16:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
De trappes en farces, de chausse-trappes en péripéties douces-amères, la judicieuse association de trois pièces de Feydeau par Didier Bezace nous offre une plongée hilarante dans la vie conjugale, dans une forme de description ethnologique où des animaux appelés humains seraient en tentative improbable de résolution d'une guerre des sexes sans fin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10189555-16618955.jpg?v=1473625930" alt="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" title="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" />
     </div>
     <div>
      Créé en juillet 2015, dans le cadre des Fêtes Nocturnes du Château de Grignan, &quot;Quand le diable s'en mêle&quot; rassemble trois pièces courtes de Feydeau - &quot;Léonie est en avance&quot;, &quot;Feu la mère de Madame&quot; et &quot;On purge bébé&quot; -, trois textes pouvant entrer dans une logique chronologique quasi naturelle. C'est la troisième fois que Didier Bezace met en scène ce triptyque mais à chaque fois avec une approche différente.       <br />
              <br />
       Cette fois-ci, Didier Bezace nous rappelle que Georges Feydeau fut le démonstrateur facétieux d'une guerre sans fin entre les sexes. Il en tire une essence épique et burlesque où le Malin manipule telles des marionnettes, avec une jouissance non feinte, maris et épouses englués dans d'ennuyeuses, conjugales et quotidiennes péripéties. L'élaboration de ces recettes machiavéliques dans la marmite maritale des couples Toudoux, Yvonne et Lucien, Follavoine, n'a pour but que de mettre en exergue la bêtise, l'égoïsme, le conformisme et la misogynie ordinaires latents.       <br />
              <br />
       La contemporanéité de l'écriture et de ses situations grotesques mais cocasses est possible grâce à une mise en scène centrée sur un décor pivot caméléon et notamment au jeu truculent de Philippe Bérodot, interprétant un diable grimaçant, malicieux, aux expressions espiègles et ses avatars démoniaques (accoucheuse rusée, domestique  sombre, quasi funèbre et morveux despotique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10189555-16618976.jpg?v=1473626150" alt="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" title="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" />
     </div>
     <div>
      Dans une jubilation non feinte et dans la même énergie, Jean-Claude Bolle-reddat, Lisa Schuster (délicieuse Léonie en phase terminale d'accouchement), Thierry Gibault, Clotilde Mollet, entre autres, lui donnent la réplique dans des plans-séquences à la ligne claire, presque façon BD, grinçant mais en demi-teinte, rappelant les tonalités douces-amères d'un Régis Franc effectuant une critique sociale douce où l'on retrouve ces personnages, au milieu d'une foule socialement correcte ou en couple, mais solitaires et désabusés.       <br />
              <br />
       L'ensemble revêt une désinvolture sucrée avec une petite pointe d'acidité qui convenait fort bien aux soirées théâtrales aoûtiennes (à Grignan lors de la création en 2015), à l'heure où tintent dans le verre les glaçons, entouré du rideau sonore tissé par le chant des cigales... Et cela sera de même, dans le vert et boisé cadre de la Cartoucherie de Vincennes où sévit encore la complainte du grillon parisien le soir en septembre, à la lisière de quelques roulottes de saltimbanques.       <br />
              <br />
       Ce travail sobre mais efficace de Didier Bezace met en valeur d'une manière des plus concises mais avec beaucoup de tempérament, tout en nudité naturiste, ces trois textes de Feydeau où se jouent les éternelles angoisses, solitudes et faux-semblants d'un théâtre conjugal qui n'a pas résolu sa toujours contemporaine discrimination sexiste.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu à la création au Château de Grignan en 2015.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Quand le diable s’en mêle"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10189555-16618992.jpg?v=1473626194" alt="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" title="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" />
     </div>
     <div>
      D’après trois courtes pièces de Georges Feydeau : &quot;Léonie est en avance&quot;, &quot;Feu la mère de madame&quot;, &quot;On purge Bébé&quot;.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Didier Bezace.       <br />
       Avec : Philippe Bérodot, Jean-Claude Bolle-reddat, Thierry Gibault, Clotilde Mollet, Océane Mozas, Lisa Schuster et Luc Tremblais.       <br />
       Collaboratrice artistique, son et accessoires : Dyssia Loubatière.       <br />
       Chorégraphie : Cécile Bon.       <br />
       Scénographie : Jean Haas et Didier Bezace.       <br />
       Lumière : Dominique Fortin.       <br />
       Costumes : Cidalia da Costa.       <br />
       Maquillage et coiffure : Cécile Kretschmar.       <br />
       Durée 2 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10189555-16618995.jpg?v=1473626263" alt="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" title="Quand le diable s'en mêle, Feydeau devient délicieusement jouissif et méphistophélique" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 9 septembre au 1er octobre 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l’Aquarium, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 99 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Quand-le-diable-s-en-mele-Feydeau-devient-delicieusement-jouissif-et-mephistophelique_a1669.html" />
  </entry>
</feed>
