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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-18T02:03:17+02:00</updated>
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   <title>•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse</title>
   <updated>2024-06-12T18:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Nos-Histoires-Une-evocation-subtile-et-profonde-de-la-notion-d-emprise-interpretee-avec-justesse_a3941.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
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   <published>2024-06-12T18:31:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Vicky, une Québécoise vivant à Paris, fait la rencontre de Maxime dans le café-brasserie dont il est le gérant. Chacun d'entre eux vit une relation d'emprise parallèle. Pour Vicky, c'est autour de Didier, son partenaire que cela s'opère, et pour Maxime, c'est autour de sa mère, qui est aussi sa patronne, une mère castratrice, étouffante et très intrusive. Mutuellement, ils vont s'entraider dans leur quête de liberté et une belle amitié va naître entre eux deux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80930927-58344223.jpg?v=1718211354" alt="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" title="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" />
     </div>
     <div>
      On attribue à André Gide la célèbre réflexion : <span style="font-style:italic">&quot;Choisir, c'est renoncer pour toujours, pour jamais, à tout le reste, et la quantité nombreuse de ce qui reste demeure préférable à n'importe quelle unité&quot;.</span> Il est fort probable que la dramaturge comédienne québécoise, Frédérique Auger, se soit inspirée de cette profonde pensée philosophique pour bâtir en partie le synopsis de sa pièce. Pour nous, en tout cas, c'est ce qui nous est rapidement venu à l'esprit en y assistant. Faire des choix, c'est ne jamais vraiment en mesurer les retombées, juste parce qu'il peut s'agir simplement d'une zone de confort qui convient bien à l'autre. À l'autre, seulement ! Pas à soi !       <br />
              <br />
       &quot;Nos Histoires&quot; parle d'emprise, d'attachement XXL, de relations toxiques, de non-choix. Des thèmes qui risquent fort de parler à beaucoup d'entre nous. De toute évidence, c'est ce qui s'est passé l'an dernier lors du Off d'Avignon, car la pièce y a obtenu un vif succès auquel, d'ailleurs, l'autrice ne s'attendait pas… Elle venait juste à Avignon pour rencontrer le public français, sans autres intentions, mais sa pièce a fait mouche, et ce n'est pas anodin qu'il en ait été ainsi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80930927-58344225.jpg?v=1718211377" alt="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" title="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je précise que ma pièce ne parle pas de pervers narcissiques, ni de violences conjugales ou physiques. Elle parle davantage des relations difficiles entre êtres humains, de relations toxiques dont on ne peut pas toujours prendre conscience au départ, mais qui nous briguent et ensorcellent&quot;</span>, Frédérique Auger.       <br />
              <br />
       Mais de quoi parle-t-on exactement quand on évoque une relation &quot;difficile&quot; ? Question complexe, s'il en est.       <br />
              <br />
       Grâce à la combinaison fine du texte de la pièce et à la mise en scène intelligente de Giorgia Sinicorni, le public en a un semblant de réponse. Dès les premières secondes, d'ailleurs, à bien y regarder, via la simple manipulation d'une structure métallique ingénieusement pensée, qui se transforme et représente différents espaces très explicites, nimbés au plateau de lumière sombre. Un espace exigu, comme rétréci, aux allures de huis clos, mais qui fait une large place à l'imaginaire collectif.       <br />
              <br />
       Le thème de la pièce est sensible et complexe, probablement inspiré d'une large part autobiographique. Certaines scènes, orchestrées par la fine scénographie déjà évoquée plus haut et secondée par des choix musicaux aux allures rock dans laquelle la comédienne et le comédien incarnent quatre rôles distincts, revêtent des allures parfois angoissantes et dérangeantes.       <br />
              <br />
       Comme dans une sorte de kaléidoscope où les scènes s'enchaînent avec justesse, Frédérique Auger et son partenaire Jean-Charles Chagachbanian, incarnent tour à tour les quatre personnages de la pièce avec fluidité et une belle incarnation.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Nos Histoires&quot;, le duo fonctionne à merveille et parvient, avec talent, à mettre en lumière ce que peuvent être les mécanismes sournois et destructeurs de l'emprise sur un être.       <br />
              <br />
       Le format plutôt court de la durée de la pièce (1 h 05) renforce encore davantage le sentiment de claustration. On ne voit pas le temps passer, tout comme (bien souvent) on ne voit pas non plus les mois et les années s'écouler aux côtés de celui ou de celle qui nous tient sous sa coupe…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nos Histoires"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80930927-58344234.jpg?v=1718211404" alt="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" title="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" />
     </div>
     <div>
      Théâtre contemporain franco-québécois.       <br />
       Texte : Frédérique Auger.       <br />
       Mise en scène : Giorgia Sinicorni.       <br />
       Avec : Frédérique Auger Jean-Charles Chagachbanian.       <br />
       Scénographie : Pauline Gallot.       <br />
       Lumières : Stéphane Balny.       <br />
       Chorégraphie : Carole André.       <br />
       Musique : Vivien Lenon, avec la collaboration de Marc Auger Gosselin.       <br />
       Coproduction Cie Entre Vos Mains (France) et Théâtre du Dream Team (Canada).       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 45. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre La Luna, Salle 2, 1, rue Séverine, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 96 28.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-laluna.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-laluna.fr</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle a obtenu un des Coups de cœur du Club de la Presse Vaucluse Avignon Off 2023.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80930927-58344265.jpg?v=1718211568" alt="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" title="•Off 2024• "Nos Histoires" Une évocation subtile et profonde de la notion d'emprise, interprétée avec justesse" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…</title>
   <updated>2023-07-21T17:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2023-The-Confessions-Une-vie-des-vies-d-une-femme-au-bord-de-sa-re-naissance_a3692.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74176174-51603100.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-21T11:48:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Une vie", c'est le titre donné au XIXe siècle par Maupassant à son premier roman où il dépeint le parcours malheureux d'une jeune provinciale, choyée par ses parents, barons, et qui, suite à un mariage désastreux avec un rustre notoire, allait connaître les désillusions d'une existence sans horizon d'attente. Alexander Zeldin, en faisant matière théâtrale de la vie de sa propre mère, raconte un itinéraire inverse : celui d'une jeune fille de la classe ouvrière australienne qui s'extraira de son milieu d'origine et de son alliance toxique avec un homme inconstant, pour aller vivre ailleurs une autre vie… la sienne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603100.jpg?v=1689934491" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      Le jeune homme de la toute fin, auquel la protagoniste âgée s'adressera pour lui signifier que le temps des adieux approche, a à voir assurément avec le metteur en jeu de ce récit de vie… Avec la sensibilité humaine dont il fait preuve (cf. &quot;Love&quot; et son centre d'hébergement pour personnes soumises à la grande précarité), Alexander Zeldin va s'employer à saisir, au travers des fragments d'une existence rejouée dans une suite de tableaux vivants, l'essence même d'une vie dont, comme par effraction, on suivra l'évolution. L'amour qui se fait et se défait sera le fil rouge de cette épopée au pays de l'ordinaire d'Alice, protagoniste du drame et écho de sa propre mère.       <br />
              <br />
       Une dame âgée parcourt à petits pas l'avant-scène tout en regardant la salle avec curiosité, se fraie un passage en écartant le lourd rideau de velours rouge, et pénètre sur une autre scène, celle où l'attend… elle-même, version jeune. Une jeune fille dans l'unique robe qui lui appartient apparaitra au micro. Elle est avec ses deux amies collégiennes (un peu vachardes à son égard : n'est-elle pas un peu prétentieuse de penser pouvoir avoir accès à la fac, elle qui occupe souvent la dernière place ?) très excitée et un peu nerveuse…       <br />
              <br />
       Et pour cause… Le gala des cadets et officiers va démarrer dans quelques minutes, l'occasion rêvée pour ces jeunes filles (l'une a enfilé <span style="font-style:italic">&quot;une robe facile à détacher, ça gagnera du temps&quot;</span>, en prévision de ses études en Europe…) de rencontrer &quot;l'homme&quot;, elles dont la sexualité est si surveillée qu'au dortoir, la nuit, l'une s'est vu se faire attacher les mains. Sexualité réprimée des années soixante où la morale puritaine pèse comme une chape de plomb.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603105.jpg?v=1689934517" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      Autre changement de lieu. Le deuxième tableau introduit dans un intérieur de milieu modeste, celui où ses parents attentionnés attendent, en cette fin d'année d'études, le retour au bercail de leur fille. Celle-ci, un peu gênée (ses géniteurs ne se sont-ils pas sacrifiés pour lui payer des études ?) leur avouera qu'elle a échoué à son examen terminal, qu'elle les remboursera. Et, comme dans tous les milieux modestes de l'époque, la mère docile noue silencieusement son tablier avant de s'affairer à la vaisselle, tandis que le père aux velléités artistiques contrariées, citant Polonius dans Shakespeare, tente de la réconforter pour la suite de ses études. <span style="font-style:italic">&quot;Reste fidèle à toi-même&quot;</span>, lui dira-t-il.       <br />
              <br />
       Quelques années plus tard… Un dîner réunit trois couples, dont elle et celui qui, entre temps, est devenu son mari. Dans les conversations, il sera question d'une femme poussée du haut de la falaise après avoir été découpée en morceaux, de la mer agitée de Saïgon et d'un sauvetage héroïque, d'un flamenco fiévreux dansé corps à corps… avant que les corps, désinhibés, ne parlent à leur tour… le mari sautant sur une autre femme devant les yeux de la sienne. Les invités partis, le même lui déclarera qu'il est prêt ce soir – il part le lendemain – à lui faire l'enfant qu'elle réclame. Et devant le refus d'Alice – <span style="font-style:italic">&quot;Tu ne peux pas m'imposer ça&quot;</span> – il lui répondra calmement, tout en se dirigeant vers la chambre, <span style="font-style:italic">&quot;S'il te plaît, ce ne sera pas long&quot;…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603109.jpg?v=1689934544" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      Le prochain rideau se lève sur le retour de mission du mari. Éclatera une scène violente de rupture où Alice, après avoir été traitée de salope et humiliée – <span style="font-style:italic">&quot;T'es trop bête pour retourner à l'université&quot;</span> – trouvera en elle la force de chasser l'odieux. Elle en éprouvera un grand soulagement – <span style="font-style:italic">&quot;ça fait du bien d'arrêter de baiser avec un meurtrier&quot;</span> – un sentiment d'intense libération la gagnera. Mais à peine libérée des liens qui l'assujettissaient, elle tombera amoureuse d'un professeur de poésie… et tombera dans les pattes d'un amoureux de peintures… collectionneur de femmes, qui sans la moindre considération abusera d'elle.       <br />
              <br />
       Autre tableau, celui de la mère d'Alice s'invitant pour lui offrir, à l'occasion de son anniversaire, un pauvre chapeau démodé. Ne pouvant supporter le retour dans son existence de celle qu'elle rend responsable de ses affres présentes, elle rejettera violemment celle dont elle a dû porter la robe de mariée sortie de la naphtaline, mariage qui n'était pas le sien, mais celui voulu par sa génitrice soucieuse de donner à sa fille un mari…       <br />
              <br />
       Les temps décidément changent, une des amies présente à cet anniversaire, bouteille de whisky en main, énoncera haut et fort le nouveau credo féministe : <span style="font-style:italic">&quot;Ne laisse pas un mec et ses frasques te définir&quot;</span>. Suivra alors une scène réparatrice. Le bellâtre, sûr de lui, faisant sa réapparition en terrain conquis, aura droit à un magistral camouflet. Lui rendant au centuple la monnaie de sa pièce, elle lui fera subir &quot;une débandade&quot; mémorable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603112.jpg?v=1689934611" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      C'est alors qu'Alice jeune, parlant avec l'autre Alice, lui demandera : <span style="font-style:italic">&quot;– C'est comme ça que tu as quitté l'Australie ? – Oui, après ça je suis partie en Europe pour étudier&quot;</span>. Florence et ses fabuleux musées, Paris et le Pierrot de Watteau au Louvre, et enfin Londres où elle s'établira et se réalisera pleinement. Le dernier tableau verra la vieille dame face à nous, heureuse, contemplant à distance sa nouvelle vie à Londres, une vie riche d'une nouvelle rencontre…       <br />
              <br />
       Entre levers de rideaux et changements à vue de décors, les fragments de l'existence d'une femme ordinaire, cristallisant en elle le combat à jamais inaccompli pour la libération féminine, viennent s'inviter dans notre présent. Par le truchement de la mise en abyme d'un passé actualisé par la présence de la vieille dame contemplant son existence se rejouer devant elle, Alexander Zeldin et ses alliés nous font don, ici et maintenant, d'un merveilleux moment de théâtre, sensible et passionnant.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 19 juillet 2023 à La Fabrica à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Confessions"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603113.jpg?v=1689934645" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en anglais surtitré en français.       <br />
       Texte et mise en scène : Alexander Zeldin.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Joanna Pidcock.       <br />
       Avec : Joe Bannister, Amelda Brown, Jerry Killick, Lilit Lesser, Brian Lipson, Eryn Jean Norvill, Pamela Rabe, Gabrielle Scawthorn, Yasser Zadeh.       <br />
       Traduction en français pour le surtitrage : Valentine Haussoulier.       <br />
       Scénographie et costumes : Marg Horwell.       <br />
       Chorégraphie et mouvement : Imogen Knight.       <br />
       Lumière : Paule Constable.       <br />
       Collaboration à la création lumière : Ben Dodds.       <br />
       Musique : Yannis Philippakis.       <br />
       Son : Josh Anio Grigg.       <br />
       Travail de la voix : Cathleen McCarron.       <br />
       Soutien dramaturgique : Sasha Milavic Davies.       <br />
       Régie lumière : Henry Marlow.       <br />
       Direction son : Neil McNally.       <br />
       Régie son : Hope Brennan.       <br />
       Machinerie : Kevan Healey.       <br />
       Direction habillage : Josie Thomas.       <br />
       Habillage : Caroline Hannam.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 19 et du 21 au 23 juillet 2023.</span>       <br />
       Représenté à 16 h chaque soir.       <br />
       La Fabrica, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14 tous les jours de 10 h à 19 h.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 29 septembre au 14 octobre 2023 : Odéon - Théâtre de l'Europe (Paris, France).       <br />
       Du 19 octobre au 4 novembre 2023 : National Theatre of Great Britain, Londres (Royaume-Uni).       <br />
       Du 8 au 12 novembre 2023 : Comédie de Genève, Genève (Suisse).       <br />
       Du 15 au 18 novembre 2023 : Théâtre, Liège (Belgique).       <br />
       Du 22 au 24 novembre 2023 : La Comédie de Clermont-Ferrand - Scène nationale, Clermont-Ferrand (France).       <br />
       5 et 6 avril 2024 : Centro Cultural de Belém, Lisbonne (Portugal).       <br />
       Du 10 au 12 avril 2024 : Teatros del Canal, Madrid (Espagne).       <br />
       Avril 2024 : La Schaubühne am Lehniner Platz, Berlin (Allemagne).       <br />
       Du 3 au 5 mai 2024 : Théâtres de la Ville, Luxembourg.       <br />
       Du 9 au 11 mai 2024 : Piccolo Teatro di Milano - Teatro d'Europa, Milan (Italie)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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  <entry>
   <title>•Off 2023• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !</title>
   <updated>2023-06-19T17:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Eau-Chaude-a-Tous-les-Etages-Un-air-de-feminisme-en-facon-d-operette-_a3614.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73589704-51206861.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-06-19T16:48:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ambiance années cinquante, plus précisément 1955, à la veille du XXIVe salon des Arts ménagers, à l'Hôtel Moderne… Là, quatre soubrettes aux caractères différents mais bien trempés, discutent, se chinoisent mais laissent vite échapper quelques intelligentes réflexions sur leur statut… Et pointent déjà des esquisses de revendications aux parfums d'indépendance et d'émancipation... Paradoxalement, l'époque s'y prête, et le questionnement s'en trouve justifié… Qui malheureusement reste encore d'actualité !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73589704-51206861.jpg?v=1687187854" alt="•Off 2023• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" title="•Off 2023• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" />
     </div>
     <div>
      Ginette (Éléonore Sandron) est seule au piano, dans la salle à manger de l'hôtel, le patron est absent, et ses collègues sont parties en goguette. La première à rentrer est Henriette (Flore Fruchart), légèrement éméchée, guillerette, de retour d'une sympathique sortie en masculine compagnie. Peu après, les deux autres reviennent - Paulette (Agathe Trébucq) et Georgette (Morgane Billet). En attendant le lendemain qui verra l'établissement se remplir des visiteurs du salon, elles se remettent au travail… aux discussions, aux interrogations sur leur vie et s'amusent en chantant.       <br />
              <br />
       Gaies et virevoltantes comme des pinsons, entre deux &quot;tirades&quot; vocales et mélodiques, celles-ci conversent et se taquinent, les échanges fusent et les opinions se partagent sur leur statut tant professionnel qu'intime. Servantes, oui, mais pas idiotes. Le monde change et le &quot;Deuxième sexe&quot; est passé par là. On songe à l'émancipation, on rêve d'indépendance sans pour autant renoncer aux hommes... Chacune voudrait trouver son équilibre à sa manière et se demande ce que pourraient être des lendemains heureux quand on est une femme dans une France encore machiste. Des mots d'hier pour des sujets toujours actuels, le tout sans perdre une once de bonne humeur !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73589704-51206862.jpg?v=1687187905" alt="•Off 2023• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" title="•Off 2023• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" />
     </div>
     <div>
      La liberté d'être seule, de choisir son ou ses amants, ou la captivité de la femme entretenue, incertitudes d'une autonomie à construire, naissances de rêves d'affranchissement… Choix, tant dans les chansons retenues que dans le texte d'Yves Coudray, d'une approche résolument féministe, de références à Simone de Beauvoir… &quot;On ne naît pas femme, on le devient&quot;, &quot;personne n'est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu'un homme inquiet pour sa virilité&quot;, &quot;une femme libre est exactement le contraire d'une femme légère&quot;…       <br />
              <br />
       Qu'est-ce qu'être femme entre l'après-guerre et mai 68, à une époque qui, sous prétexte du confort moderne, remet la femme au centre du foyer, esclave domestique et mère obligatoire, de la cuisine à la chambre des enfants, sans parler de la nécessité d'être un objet désirable (et tout à la fois décoratif !) pour son mari. De ces marqueurs historiques, le Quatuor Ariane conçoit, avec l'aide d'Yves Coudray au texte et à la mise en scène, une comédie musicale originale, joyeuse et sautillante, humoristique mais légèrement décapante et rebelle… et positivement audacieuse.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire aux élans d'opérette, construite sur quelques airs féminins issus de &quot;La Péricole&quot;, &quot;Enlevez-moi&quot;, &quot;Azor&quot;, &quot;Dame en décolleté&quot;, &quot;Phi-Phi&quot;, &quot;L'amour masqué&quot;, &quot;J'adore ça !&quot;, etc. (couplets d'auteurs comme Yvain, Christiné, Gabaroche ou Messager pour qui le monde ne pouvait tourner sans que les femmes y aient une part active), adaptés, actualisés et vivifiés, nos artistes réussissent à poser un état des lieux de la situation de la femme dans ces années de domination des hommes - aidés par les &quot;arts ménagers&quot; - pour mieux s'interroger sur la place de celle-ci aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73589704-51206863.jpg?v=1687187947" alt="•Off 2023• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" title="•Off 2023• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" />
     </div>
     <div>
      L'intelligence et la réussite de cette création enlevée et pétillante sont dues à l'origine même de la création (en 2013) du Quatuor Ariane par Morgane Billet, Flore Fruchart, Agathe Trébucq et Éléonore Sandron. En effet, elles décidèrent que leur démarche artistique s'articulerait selon cinq principes : travail d’un répertoire spécifique (opéra ou opérette) de plus en plus précis, innovation en réalisant des arrangements d’airs connus (adaptés à leurs voix et à un auditoire tant connaisseurs que néophytes), partage de ce répertoire avec tous les publics (et dans des lieux inhabituels voire insolites), approfondissement du travail théâtral et affirmation de leur posture d’artistes féminines.       <br />
              <br />
       &quot;Eau Chaude à Tous les Étages&quot; est en totale cohérence avec ces axes de travail, nous donnant à voir un spectacle complet (musique, chant, danse et théâtre), à entendre des airs d'opérettes ayant fait l'objet de réécriture musicale et d'harmonisation plus conforme à notre perception actuelle, leur donnant en plus une vivacité et une jeunesse inattendues, et à réfléchir en optant pour un regard sur la place de la femme dans la société des fifties pour s’interroger sur la place de celle du XXIe siècle.       <br />
              <br />
       Sans oublier bien sûr le talent et le charme espiègle de nos quatre interprètes qui conduisent ce spectacle avec une énergie et un enthousiasme communicatifs, rendant au final le public heureux et requinqué tout en l'ayant invité à réfléchir sur une problématique non résolue !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Eau Chaude à Tous les Étages"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73589704-51206864.jpg?v=1687187974" alt="•Off 2023• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" title="•Off 2023• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Yves Coudray.       <br />
       Mise en scène : Yves Coudray.       <br />
       Avec : Morgane Billet (soprano), Flore Fruchart (mezzo-soprano), Agathe Trébucq (soprano), Éléonore Sandron (pianiste).       <br />
       Création lumière : Angélique Bourcet.       <br />
       Régie : Antoine Longère.       <br />
       Costumes : Laure Malherbe, sur une idée de Marie Maréchal.       <br />
       Graphismes : Hugues Couturier.       <br />
       Par Le Quatuor Ariane.       <br />
       Tout public à partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 45, relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Notre Dame, Salle Bleue, 13 à 17, rue du Collège d'Annecy.       <br />
       Réservation : 04 90 85 06 48.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrenotredame.com/bleue-2.php#mw999" target="_blank">&gt;&gt; theatrenotredame.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Eau-Chaude-a-Tous-les-Etages-Un-air-de-feminisme-en-facon-d-operette-_a3614.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2019• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !</title>
   <updated>2019-06-24T11:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2019-Eau-Chaude-a-Tous-les-Etages-Un-air-de-feminisme-en-facon-d-operette-_a2441.html</id>
   <category term="Avignon 2019" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35011680-31838315.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-06-23T09:36:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ambiance années cinquante, plus précisément 1955, à la veille du XXIVe salon des Arts ménagers, à l'Hôtel Moderne… Là, quatre soubrettes aux caractères différents mais bien trempés, discutent, se chinoisent mais laissent vite échapper quelques intelligentes réflexions sur leur statut… Et pointent déjà des esquisses de revendications aux parfums d'indépendance et d'émancipation... Paradoxalement, l'époque s'y prête, et le questionnement s'en trouve justifié… Qui malheureusement reste encore d'actualité !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35011680-31838314.jpg?v=1557082297" alt="•Off 2019• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" title="•Off 2019• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" />
     </div>
     <div>
      Ginette (Éléonore Sandron) est seule au piano, dans la salle à manger de l'hôtel, le patron est absent, et ses collègues sont parties en goguette. La première à rentrer est Henriette (Flore Fruchart), légèrement éméchée, guillerette, de retour d'une sympathique sortie en masculine compagnie. Peu après, les deux autres reviennent - Paulette (Agathe Trébucq) et Georgette (Morgane Billet). En attendant le lendemain qui verra l'établissement se remplir des visiteurs du salon, elles se remettent au travail… aux discussions, aux interrogations sur leur vie et s'amusent en chantant.       <br />
              <br />
       Gaies et virevoltantes comme des pinsons, entre deux &quot;tirades&quot; vocales et mélodiques, celles-ci conversent et se taquinent, les échanges fusent et les opinions se partagent sur leur statut tant professionnel qu'intime. Servantes, oui, mais pas idiotes. Le monde change et le &quot;Deuxième sexe&quot; est passé par là. On songe à l'émancipation, on rêve d'indépendance sans pour autant renoncer aux hommes... Chacune voudrait trouver son équilibre à sa manière et se demande ce que pourraient être des lendemains heureux quand on est une femme dans une France encore machiste. Des mots d'hier pour des sujets toujours actuels, le tout sans perdre une once de bonne humeur !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35011680-31838315.jpg?v=1557082333" alt="•Off 2019• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" title="•Off 2019• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" />
     </div>
     <div>
      La liberté d'être seule, de choisir son ou ses amants, ou la captivité de la femme entretenue, incertitudes d'une autonomie à construire, naissances de rêves d'affranchissement… Choix, tant dans les chansons retenues que dans le texte d'Yves Coudray, d'une approche résolument féministe, de références à Simone de Beauvoir… &quot;On ne naît pas femme, on le devient&quot;, &quot;personne n'est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu'un homme inquiet pour sa virilité&quot;, &quot;une femme libre est exactement le contraire d'une femme légère&quot;…       <br />
              <br />
       Qu'est-ce qu'être femme entre l'après-guerre et mai 68, à une époque qui, sous prétexte du confort moderne, remet la femme au centre du foyer, esclave domestique et mère obligatoire, de la cuisine à la chambre des enfants, sans parler de la nécessité d'être un objet désirable (et tout à la fois décoratif !) pour son mari. De ces marqueurs historiques, le Quatuor Ariane conçoit, avec l'aide d'Yves Coudray au texte et à la mise en scène, une comédie musicale originale, joyeuse et sautillante, humoristique mais légèrement décapante et rebelle… et positivement audacieuse.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire aux élans d'opérette, construite sur quelques airs féminins issus de &quot;La Péricole&quot;, &quot;Enlevez-moi&quot;, &quot;Azor&quot;, &quot;Dame en décolleté&quot;, &quot;Phi-Phi&quot;, &quot;L'amour masqué&quot;, &quot;J'adore ça !&quot;, etc. (couplets d'auteurs comme Yvain, Christiné, Gabaroche ou Messager pour qui le monde ne pouvait tourner sans que les femmes y aient une part active), adaptés, actualisés et vivifiés, nos artistes réussissent à poser un état des lieux de la situation de la femme dans ces années de domination des hommes - aidés par les &quot;arts ménagers&quot; - pour mieux s'interroger sur la place de celle-ci aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35011680-31838316.jpg?v=1557082421" alt="•Off 2019• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" title="•Off 2019• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" />
     </div>
     <div>
      L'intelligence et la réussite de cette création enlevée et pétillante sont dues à l'origine même de la création (en 2013) du Quatuor Ariane par Morgane Billet, Flore Fruchart, Agathe Trébucq et Éléonore Sandron. En effet, elles décidèrent que leur démarche artistique s'articulerait selon cinq principes : travail d’un répertoire spécifique (opéra ou opérette) de plus en plus précis, innovation en réalisant des arrangements d’airs connus (adaptés à leurs voix et à un auditoire tant connaisseurs que néophytes), partage de ce répertoire avec tous les publics (et dans des lieux inhabituels voire insolites), approfondissement du travail théâtral et affirmation de leur posture d’artistes féminines.       <br />
              <br />
       &quot;Eau Chaude à Tous les Étages&quot; est en totale cohérence avec ces axes de travail, nous donnant à voir un spectacle complet (musique, chant, danse et théâtre), à entendre des airs d'opérettes ayant fait l'objet de réécriture musicale et d'harmonisation plus conforme à notre perception actuelle, leur donnant en plus une vivacité et une jeunesse inattendues, et à réfléchir en optant pour un regard sur la place de la femme dans la société des fifties pour s’interroger sur la place de celle du XXIe siècle.       <br />
              <br />
       Sans oublier bien sûr le talent et le charme espiègle de nos quatre interprètes qui conduisent ce spectacle avec une énergie et un enthousiasme communicatifs, rendant au final le public heureux et requinqué tout en l'ayant invité à réfléchir sur une problématique non résolue !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Eau Chaude à Tous les Étages"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35011680-31838317.jpg?v=1557082460" alt="•Off 2019• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" title="•Off 2019• Eau Chaude à Tous les Étages Un air de féminisme… en façon d'opérette !" />
     </div>
     <div>
      Par le Quatuor Ariane.       <br />
       Texte : Yves Coudray.       <br />
       Mise en scène : Yves Coudray.       <br />
       Avec : Morgane Billet (soprano), Flore Fruchart (mezzo-soprano), Agathe Trébucq (soprano), Éléonore Sandron (pianiste).       <br />
       Régie : Franck Rousseau.       <br />
       Costumes : Marie Maréchal.       <br />
       Graphismes : Hugues Couturier.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 28 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 45, relâche le lundi.       <br />
       <b>Théâtre Notre Dame, Salle Bleue</b>       <br />
       13 à 17, rue du Collège d'Annecy.       <br />
       Réservation : 04 90 85 06 48.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrenotredame.com/2-bleue.php" target="_blank">&gt;&gt; theatrenotredame.com</a>
     </div>
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   <title>Un air de féminisme… en façon d'opérette !</title>
   <updated>2019-05-07T08:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-air-de-feminisme-en-facon-d-operette-_a2390.html</id>
   <category term="Paroles &amp; Musique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/33364351-30764161.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-05-07T06:30:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ambiance années cinquante, plus précisément 1955, à la veille du XXIVe salon des Arts ménagers, à l'Hôtel Moderne… Là, quatre soubrettes aux caractères différents mais bien trempés, discutent, se chinoisent mais laissent vite échapper quelques intelligentes réflexions sur leur statut… Et pointent déjà des esquisses de revendications aux parfums d'indépendance et d'émancipation... Paradoxalement, l'époque s'y prête, et le questionnement s'en trouve justifié… Qui malheureusement reste encore d'actualité !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/33364351-30764161.jpg?v=1557082297" alt="Un air de féminisme… en façon d'opérette !" title="Un air de féminisme… en façon d'opérette !" />
     </div>
     <div>
      Ginette (Éléonore Sandron) est seule au piano, dans la salle à manger de l'hôtel, le patron est absent, et ses collègues sont parties en goguette. La première à rentrer est Henriette (Flore Fruchart), légèrement éméchée, guillerette, de retour d'une sympathique sortie en masculine compagnie. Peu après, les deux autres reviennent - Paulette (Agathe Trébucq) et Georgette (Morgane Billet). En attendant le lendemain qui verra l'établissement se remplir des visiteurs du salon, elles se remettent au travail… aux discussions, aux interrogations sur leur vie et s'amusent en chantant.       <br />
              <br />
       Gaies et virevoltantes comme des pinsons, entre deux &quot;tirades&quot; vocales et mélodiques, celles-ci conversent et se taquinent, les échanges fusent et les opinions se partagent sur leur statut tant professionnel qu'intime. Servantes, oui, mais pas idiotes. Le monde change et le &quot;Deuxième sexe&quot; est passé par là. On songe à l'émancipation, on rêve d'indépendance sans pour autant renoncer aux hommes... Chacune voudrait trouver son équilibre à sa manière et se demande ce que pourraient être des lendemains heureux quand on est une femme dans une France encore machiste. Des mots d'hier pour des sujets toujours actuels, le tout sans perdre une once de bonne humeur !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/33364351-30764172.jpg?v=1557082333" alt="Un air de féminisme… en façon d'opérette !" title="Un air de féminisme… en façon d'opérette !" />
     </div>
     <div>
      La liberté d'être seule, de choisir son ou ses amants, ou la captivité de la femme entretenue, incertitudes d'une autonomie à construire, naissances de rêves d'affranchissement… Choix, tant dans les chansons retenues que dans le texte d'Yves Coudray, d'une approche résolument féministe, de références à Simone de Beauvoir… &quot;On ne naît pas femme, on le devient&quot;, &quot;personne n'est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu'un homme inquiet pour sa virilité&quot;, &quot;une femme libre est exactement le contraire d'une femme légère&quot;…       <br />
              <br />
       Qu'est-ce qu'être femme entre l'après-guerre et mai 68, à une époque qui, sous prétexte du confort moderne, remet la femme au centre du foyer, esclave domestique et mère obligatoire, de la cuisine à la chambre des enfants, sans parler de la nécessité d'être un objet désirable (et tout à la fois décoratif !) pour son mari. De ces marqueurs historiques, le Quatuor Ariane conçoit, avec l'aide d'Yves Coudray au texte et à la mise en scène, une comédie musicale originale, joyeuse et sautillante, humoristique mais légèrement décapante et rebelle… et positivement audacieuse.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire aux élans d'opérette, construite sur quelques airs féminins issus de &quot;La Péricole&quot;, &quot;Enlevez-moi&quot;, &quot;Azor&quot;, &quot;Dame en décolleté&quot;, &quot;Phi-Phi&quot;, &quot;L'amour masqué&quot;, &quot;J'adore ça !&quot;, etc. (couplets d'auteurs comme Yvain, Christiné, Gabaroche ou Messager pour qui le monde ne pouvait tourner sans que les femmes y aient une part active), adaptés, actualisés et vivifiés, nos artistes réussissent à poser un état des lieux de la situation de la femme dans ces années de domination des hommes - aidés par les &quot;arts ménagers&quot; - pour mieux s'interroger sur la place de celle-ci aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/33364351-30764182.jpg?v=1557082421" alt="Un air de féminisme… en façon d'opérette !" title="Un air de féminisme… en façon d'opérette !" />
     </div>
     <div>
      L'intelligence et la réussite de cette création enlevée et pétillante sont dues à l'origine même de la création (en 2013) du Quatuor Ariane par Morgane Billet, Flore Fruchart, Agathe Trébucq et Éléonore Sandron. En effet, elles décidèrent que leur démarche artistique s'articulerait selon cinq principes : travail d’un répertoire spécifique (opéra ou opérette) de plus en plus précis, innovation en réalisant des arrangements d’airs connus (adaptés à leurs voix et à un auditoire tant connaisseurs que néophytes), partage de ce répertoire avec tous les publics (et dans des lieux inhabituels voire insolites), approfondissement du travail théâtral et affirmation de leur posture d’artistes féminines.       <br />
              <br />
       &quot;Eau Chaude à Tous les Étages&quot; est en totale cohérence avec ces axes de travail, nous donnant à voir un spectacle complet (musique, chant, danse et théâtre), à entendre des airs d'opérettes ayant fait l'objet de réécriture musicale et d'harmonisation plus conforme à notre perception actuelle, leur donnant en plus une vivacité et une jeunesse inattendues, et à réfléchir en optant pour un regard sur la place de la femme dans la société des fifties pour s’interroger sur la place de celle du XXIe siècle.       <br />
              <br />
       Sans oublier bien sûr le talent et le charme espiègle de nos quatre interprètes qui conduisent ce spectacle avec une énergie et un enthousiasme communicatifs, rendant au final le public heureux et requinqué tout en l'ayant invité à réfléchir sur une problématique non résolue !
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Eau Chaude à Tous les Étages"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/33364351-30764188.jpg?v=1557082460" alt="Un air de féminisme… en façon d'opérette !" title="Un air de féminisme… en façon d'opérette !" />
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     <div>
      Par le Quatuor Ariane.       <br />
       Texte : Yves Coudray.       <br />
       Mise en scène : Yves Coudray.       <br />
       Avec : Morgane Billet (soprano), Flore Fruchart (mezzo-soprano), Agathe Trébucq (soprano), Éléonore Sandron (pianiste).       <br />
       Régie : Franck Rousseau.       <br />
       Costumes : Marie Maréchal.       <br />
       Graphismes : Hugues Couturier.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 avril au 28 mai 2019.</span>       <br />
       Samedi 20 et 27 avril à 19 h 30, lundi 22 et 29 avril à 21 h, vendredi 3 et mardi 28 mai à 21 h, dimanche 5 et samedi 18 mai à 16 h 30.       <br />
       Auguste Théâtre, Paris 11e, 01 43 67 20 47.       <br />
       <a class="link" href="http://www.augustetheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; augustetheatre.com</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 27 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 45, relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Notre Dame, Salle Bleue,        <br />
       13 à 17, rue du Collège d'Annecy, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 85 06 48.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrenotredame.com/2-bleue.php" target="_blank">&gt;&gt; theatrenotredame.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Un-air-de-feminisme-en-facon-d-operette-_a2390.html" />
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