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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-13T11:59:45+02:00</updated>
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   <title>•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien</title>
   <updated>2026-07-24T19:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-The-Last-Hamlet--Pour-en-finir-avec-Hamlet-la-resistible-des-ascension-d-un-looser-depressif-misogyne-et_a4636.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-07-24T09:34:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hamlet… Hamlet… Hamlet… Il est partout, dans les têtes, les bibliothèques, les théâtres, depuis que le natif de Stratford-upon-Avon lui a prêté vie. Et pourquoi donc cette fascination, alors qu'il n'a vraiment rien de séduisant ce "héros" shakespearien… Ben Duke, acteur, metteur en scène et chorégraphe décide pour nous ce soir de lui accorder une dernière représentation (jubilatoire !) avant que le héros à la triste figure ne tire à jamais sa révérence…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67868702.jpg?v=1784878978" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Hamlet enchaîné au décor qu'il va devoir traîner sur l'avant-scène pour rejoindre le micro qui l'attend… Hamlet suant sang et eau pour tracter le dispositif lourd du poids du passé qui ne le lâche pas d'une semelle… Hamlet qui réussit dans un effort de Titan à faire taire une radio disant pis que pendre de lui… Dans son ADN n'est-il pas inscrit le mépris consubstantiel qui le définit, mépris pour Ophélie, son amoureuse, mépris pour Gertrude, sa mère dépressive. Quant au désir de vengeance de son père, perfidement assassiné par son oncle Claudius, il passera son temps, le mou Hamlet en fouille-merde qu'il est, à le procrastiner… La présentation du  héros en &quot;habit de lumière&quot; étant actée, place à l'action.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Être ou ne pas être… Mourir, dormir, Rien de plus… Mourir, dormir… Dormir, peut-être rêver…&quot;</span>, ces vers emblématiques, ponctués aussitôt que prononcés par un soupir de lassitude, Hamlet les redoublera d'un commentaire, comme un clin d'œil adressé à &quot;son&quot; public embarqué dans son sillage : <span style="font-style:italic">&quot;Je voulais me débarrasser de ce passage&quot;</span>… Le ton de ce qui va suivre est donné. Et la lettre annonçant la subvention supprimée, ne va pas arranger les choses, lui qui peste que &quot;la Joconde de la Littérature&quot; puisse pâtir des coupes budgétaires… Qu'à cela ne tienne, après avoir envisagé de s'enchainer tout nu à la porte des bureaux des décideurs – <span style="font-style:italic">&quot;pas une bonne idée…&quot;</span> – il opte pour relever le défi de la représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67868703.jpg?v=1784879006" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Vu le budget réduit comme peau de chagrin par des financeurs que le projet annoncé a rendu peu enthousiastes, il a dû revoir drastiquement la distribution. Les personnages seront joués par des peluches – extraites des cartons tapissant le mur du décor – et les répliques seront confiées à des spectateurs auxquels il aura remis auparavant des petits papiers… L'avantage des peluches ? C'est qu'elles ne sont pas syndiquées, qu'on peut les faire travailler autant qu'on veut, et les jeter si l'envie en prend. Ainsi Horatio (son ami proche), Polonius (le père de sa copine Ophélie), Gertrude (sa chère maman) et Claudius (son oncle félon), hériteront chacun d'une peluche pour les représenter sur scène. Avec une prime pour le couple maudit : Gertrude sera une oie et Claudius, son amant l'ayant épousée pour devenir roi après avoir organisé à quatre mains la mort de Hamlet père, sera lui un long serpent gluant à souhait…       <br />
              <br />
       L'accusation de misogynie qui lui est faite ? Il est prêt à la démentir. Ses très nombreuses amies ne seraient-elles pas les premières à témoigner, avec lui, qu'il aime les femmes ? Quant à son côté dépressif dont on l'accuse, comment n'éprouverait-on pas de chagrin face à la mort d'un père ? Une urne funéraire (et non une peluche) sera extraite d'un carton et avec elle, une voix grave s'en échappera, celle du fantôme de son père lui rappelant l'impératif catégorique inscrit dans le nom qu'il porte : être - et non ne pas être - un guerrier redouté…       <br />
              <br />
       Ainsi, sur un rythme scandé par des chorégraphies &quot;lumineuses&quot;, les situations se précipiteront pour offrir une version décomplexée de la pièce originale… Revêtu d'un Babygros, Hamlet se souviendra, ému, des girafes présentes à son baptême… Et s'il n'était pas présent, lui, aux obsèques de sa chère maman, c'est parce qu'il faisait une retraite. D'ailleurs dès qu'il a rallumé son portable et qu'il a découvert les très nombreux messages laissés sur son répondeur par Horatio lui annonçant la mauvaise nouvelle – <span style="font-style:italic">&quot;Ton père est mort&quot;</span> – il… La scène, inénarrable de drôlerie, sera rejouée avec la participation d'un spectateur descendu des gradins pour endosser le rôle d'Horatio.       <br />
              <br />
       La figure paternelle omniprésente sera, elle, incarnée par un acteur au masque de lion et à la voix amplifiée. Il sera l'esprit de son père Hamlet lui enjoignant de le venger en déchargeant un flingue sur l'horrible serpent qu'est Claudius… D'autres scènes chorégraphiées (elles sont nombreuses, colorées et très &quot;parlantes&quot;) montreront Hamlet découvrir sur un dancefloor diffracté sur écran son oncle et sa mère s'embrassant à pleine bouche, grimaces éloquentes en prime… Les os d'un bassin sorti de terre se substitueront au crâne légendaire… Ophélie nagera dans des eaux troubles. Hamlet, suspicieux maladif, l'accusera, de l'avoir trompé avec son ami Horatio… Il fera une énorme crise de jalousie à sa mère, lui le mal aimé compulsif, et, de rage enfin assumée, il finira par vouloir tuer tout le monde dans une crise hystérique où les coups de batte donnés dans le carton abritant Clodius et Gertrude les pulvériseront.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67868727.jpg?v=1784879034" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Alors que faire d'un tel être, veule, violent et misogyne à souhait ? Ophélie serait bien tentée de l'occire définitivement, lui qui non seulement a tué Polinius, son père, mais l'a délaissée, elle, jusqu'à en mourir ? Si elle exécutait son premier désir, ce seraient encore des meurtres à rejouer chaque soir de représentation et ça fait quand même beaucoup dans une année, alors pourquoi pas l'enfermer ad vitam æternam dans un carton où on oubliera le triste Hamlet, emmuré vivant dans un silence pour l'éternité, et plus si affinités.       <br />
              <br />
       Le parti pris d'en finir avec Hamlet, tramant la représentation, est exploité sans qu'à aucun moment le rythme ne vienne à fléchir, créant une unité de ton propre à nous ravir. Empruntant à la farce sa grammaire, Ben Duke l'applique à sa création avec un art consommé magnifiant la dérision subtile avec laquelle il s'empare de son sujet.       <br />
              <br />
       En effet, des trouvailles continuelles de mises en jeu improbables et des interprétations hilarantes prenant systématiquement le contrepied du sérieux originel, ont pour effet de nous transporter dans une &quot;copie&quot; de Shakespeare justifiant ô combien la disparition de son personnage phare… Et que Hamlet après tout s'en prenne à lui seul s'il n'a pas été capable ce soir devant nous de relever le défi en montrant qu'il pouvait être autre que les défauts que, généreusement, on lui attribuait… Cependant, à l'issue de cette représentation mêlant avec bonheur théâtre et danse, un regret subsiste, et il est de taille… Comme il avait été annoncé, ce sera là sa dernière représentation. Il faudra apprendre, désormais, à se passer de Hamlet…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 20 juillet dans le Cloître des Célestins, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Last Hamlet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67873210.jpg?v=1784911649" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Royaume-Uni.       <br />
       Création 2026 au Festival d'Avignon.       <br />
       En anglais surtitré en français.       <br />
       Conception et mise en scène : Ben Duke.       <br />
       Avec : Miguel Altunaga, Ben Duke, Hannah Shepherd.       <br />
       Avec la collaboration exceptionnelle pour le Festival d'Avignon : Anna B Savage.       <br />
       Dramaturgie : Karthika Naïr.       <br />
       Consultante de création : Raquel Meseguer Zafe.       <br />
       Collaboration créative : Sarah Calver, Luigi Nardone, Jamie Wood.       <br />
       Décors et costumes : Soutra Gilmour.       <br />
       Lumière : Jackie Shemesh.       <br />
       Son : Jethro Cooke.       <br />
       Vidéo : Will Duke.       <br />
       Direction technique : Ed Borgnis.       <br />
       Supervision des costumes : Anna Josephs.       <br />
       Éclairage : Daniel Harvey.       <br />
       Programmation lumière : Nadene Wheatley.       <br />
       Régie surtitres : Katharina Bader.       <br />
       Traduction française pour le surtitrage : Dominique Hollier.       <br />
       Durée : 1 h 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67873224.jpg?v=1784911838" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 17 et 18, du 20 au 24 juillet 2026.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cloître des Célestins, place des Corps Saints, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 22 au 30 septembre 2026 : Théâtre de la Ville, Paris.       <br />
       Du 20 au 22 octobre 2026 : Romaeuropa Festival, Rome (Italie).       <br />
       Du 4 au 7 novembre 2026 : Sadlers Wells East, Londres (Royaume-Uni).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-The-Last-Hamlet--Pour-en-finir-avec-Hamlet-la-resistible-des-ascension-d-un-looser-depressif-misogyne-et_a4636.html" />
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   <title>"La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine</title>
   <updated>2026-01-28T18:49:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-petite-histoire-qui-va-te-faire-flipper-Un-remake-d-un-conte-horriblissime-des-freres-Grimm-une-histoire-a-l-eau-de_a4464.html</id>
   <category term="Cirque &amp; Rue" />
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   <published>2026-01-28T09:16:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand Emmanuel Gil – alias Typhus Bronx, le clown qu'il s'est trouvé pour dire sur scène le monde sans filtre – s'empare du "Conte du Genévrier" des frères Grimm, l'un des plus cruels du répertoire, on peut s'attendre à tout… Et – effectivement – on n'est pas déçus… Florilège de situations grand-guignolesques, sanguinolentes à souhait, présentées avec une candeur enfantine désarmante et exhibant, sous le couvert du rire, les atrocités pulsionnelles d'adultes dotés d'un pète au casque extra-ordinaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93939126-65563896.jpg?v=1769588830" alt=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" title=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" />
     </div>
     <div>
      NDLR (1) à destination de celles et ceux que leur gentil papa ou leur gentille maman auraient omis naguère d'en faire état en oubliant de la glisser au creux de leurs oreilles d'adorables bambins réclamant avant de s'endormir une petite histoire, un bref rappel du conte des origines… Le substrat de ce roman familial freudien (sic) pourrait être résumé en quelques mots : Ma (belle) mère m'a tué, mon père m'a mangé, je me suis vengé… et tout va bien.       <br />
              <br />
       Affublée d'une paire de bottes prolongeant des jambes nues émergeant sous une chemise de nuit de collection, visage passé au blanc (de clown) surplombé d'une crête rouge, l'étrange créature – mi-effrayante, mi-hilarante – fait son apparition en empruntant tout naturellement le chemin des poutres métalliques surplombant le théâtre… Un espace que le clown en verve va s'employer à habiter en toute (in)conscience en faisant d'emblée éclater le quatrième mur afin d'inclure la salle et son public dans son délirium (cf. &quot;Le délirium du papillon&quot;, l'un des volets du triptyque) aux allures débonnaires et aux résonances tragi-comiques. Lui et ses fantômes – deux en un pour dire la complexité inhérente à la nature humaine – ne vont alors avoir de cesse de présenter in situ la version remastérisée à leur sauce (c'est-à-dire à base d'hémoglobine concentrée) du fameux conte de Grimm.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93939126-65563902.jpg?v=1769588878" alt=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" title=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" />
     </div>
     <div>
      Ames sensibles s'abstenir… D'ailleurs le programme de salle mentionne, non sans prudence, &quot;déconseillé au moins de douze ans&quot;… On ne &quot;contera&quot; pas, près de deux heures durant, le nombre de doudous sacrifiés sur l'autel de la dramaturgie fabulatrice… Innocents doudous décapités, explosés au couteau, exhibant leurs viscères à l'air et leur jugulaire tranchée avant d'être projetés dans le public comme des offrandes sacrées… NDLR (2) cependant, si d'aventure, sous l'effet d'une dénonciation de très mauvais goût, elle avait connaissance de ce carnage, rassurons l'honorable société protectrice des doudous : aucun de ceux présents sur scène ce soir-là n'a été maltraité… sans que n'ait été recueilli au préalable son consentement.       <br />
              <br />
       La &quot;soirée pyjama&quot;, inaugurée par un premier jet de doudous, se poursuivra par la mise en actes sanguinolents du synopsis des frères Grimm, revus et corrigés.… Le sang des doigts coupés (pour de vrai… enfin pour de faux) de la première jeune femme très belle du père… La césarienne au couteau… La boule vagissante et sanguinolente du petit garçon naissant… Le chagrin du père pleurant la mort en couches de son épouse très belle et aux viscères à l'air avant d'être enterrées sous le genévrier, lui, priant de désespoir Dieu &quot;personne ne lui ayant dit que ça ne servait à rien&quot;… Le remariage du père (consolé) avec une marâtre qui, si elle aimait leur fille, détestait le petit garçon du premier mariage, mis dans une machine à laver et repassé à vif avec sa chemise…       <br />
              <br />
       Les tribulations du pauvre petit garçon mal aimé et autres péripéties hautes en couleur rouge écarlate se précipiteront, toujours exposées à deux voix se recouvrant, en s'étayant l'une l'autre ; paroles lénifiantes énoncées sur un ton enfantin contrastant avec la cruauté décomplexée qu'elles véhiculent. Double voix comme haut-parleur des tensions contradictoires traversant tout un chacun, tensions ici mises en lumière (surexposée) pour rendre hilarant le syndrome Docteur Jekill - Mister Hyde.       <br />
              <br />
       Gore c'est gore – ainsi de la blague (suisse…) de l'immolation par le feu du public, blague d'actualité incandescente aussitôt annulée que tentée – comme ligne directrice d'un projet artistique soigneusement &quot;pansé&quot; (cf. les trois volets de &quot;Full Bronx&quot;) incluant les spectateurs comme complices consentants (ou pas…) de ce jeu iconoclaste à résonances plus qu'humaines. Le dernier quart d'heure de la performance – c'en est une, même si ses fils pourraient parfois faire figure de cordes – amplifie à l'envi les ressorts de la dramaturgie en nous réservant là une très, très belle surprise (que l'on ne révélera pas), clôturant en beauté ce délire d'hémoglobine… à déguster à plus soif.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le jeudi 22 janvier 2026 aux Colonnes de Blanquefort (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La petite histoire qui va te faire flipper (tellement qu'elle fait peur)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93939126-65563974.jpg?v=1769589628" alt=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" title=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" />
     </div>
     <div>
      Conte à frémir debout d'à(peu)près les frères Grimm.        <br />
       Écriture et jeu : Emmanuel Gil (alias Typhus Bronx).       <br />
       Mise en scène : Marek Kastelnik, assisté de Lisa Peyron.       <br />
       Collaboration artistique : Lisa Peyron, Marek Kastelnik, Agnès Tihov.       <br />
       Technique : Ludovic Pédoussaud.       <br />
       Déconseillé aux moins de 12 ans.        <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>La trilogie &quot;Full Bronx&quot; – &quot;Le Delirium du papillon&quot;, &quot;La petite histoire qui va te faire flipper&quot; et &quot;Trop près du mur&quot; – a été représenté du 21 au 23 janvier 2026 aux Colonnes de Blanquefort, Scène Nationale Carré-Colonnes Saint-Médard-Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée &quot;La petite histoire qui va te faire flipper&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 mars 2026 :</span> Théâtre de Gascogne, Mont de Marsan (40).       <br />
       8 mars 2026 : Maison de la Culture et des Loisirs, Beaucouzé (49).       <br />
       14 mars 2026 : Espace Beausoleil - Centre Culturel, Pont Péan (35).       <br />
       Du 7 au 16 mai 2026 : CDN de Normandie-Rouen, Rouen (76).       <br />
              <br />
       <b>Tournée &quot;Le delirium du Papillon&quot;</b>       <br />
       28 janvier 2026 : Théâtre de Gascogne, Mont de Marsan (40).       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 février 2026 :</span> Centre Culturel Jean Carmet, Mûrs-Erigné (49).       <br />
       13 mars 2026 : Centre culturel, Noyal-sur-Vilaine (35).       <br />
       15 mars 2026 : Théâtre Victor Hugo, Fougères (35).       <br />
       19 mars 2026 : Centre Culturel Mosaïque, Le Mené (22).       <br />
       20 mars 2026 : Centre Henri Queffélec, Gouesnou (29).       <br />
       21 mars 2026 : Le Grain de Sel, Séné (56).       <br />
       7 avril 2026 : L'Avant Seine, Colombes (92).       <br />
       18 et 19 avril 2026 : Festival des Arts de la Rue, Huy (Belgique).       <br />
       25 avril 2026 : Espace Simone Signoret, Cenon (33).       <br />
       26 mai 2026 : Langres (52).       <br />
       27 et 28 juin 2026 : ACB - Scène Nationale, à Bar-le-Duc (55).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93939126-65564032.jpg?v=1769589816" alt=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" title=""La petite histoire qui va te faire flipper…" Un remake d'un conte horriblissime des frères Grimm, une histoire à l'eau de rose… couleur hémoglobine" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée &quot;Trop près du mur&quot;</b>       <br />
       27 janvier 2026 : Un Chapiteau en Hiver, Bègles (33).       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 mars 2026 :</span> La Palène, Rouillac (16).       <br />
       7 mars 2026 : La Canopée, Ruffec (16).       <br />
       10 mars 2026 : Espace Festif et Culturel Les Pierres Blanches, Saint-Jean-de-Boiseau (44).       <br />
       12 mars 2026 : Espace Culturel Saint-Clément, Craon (53).       <br />
       17 mars 2026 : Le Dôme - Centre Culturel, Saint-Avé (56).       <br />
       18 mars 2026 : Centre Culturel Bleu Pluriel, Trégueux (22).       <br />
       24 mars 2026 : L'Odyssée, Orvault (44).       <br />
       25 mars 2026 : La Pléiade, La Riche (37).       <br />
       27 mars 2026 : Sous les Pylônes (Cie Dodeka), Coutances (50).       <br />
       8 avril 2026 : L'Avant Seine, Colombes (92).       <br />
       22 avril 2026 : Le Péglé, Mont de Marsan (40).       <br />
       24 avril 2026 : La Manufacture Médocaine, Pauillac (33).       <br />
       30 et 31 mai 2026 : Demandez nous la lune, Meisenthal (57).       <br />
       2 juin 2026 : L'étincelle - scène de la communauté d'agglomération, Saint-Dié-des-Vosges (88).       <br />
       4 juin 2026 : Centre Culturel La Ricamarie, La Ricamarie (42).       <br />
              <br />
       Du 15 au 17 avril 2026 : Full Bronx (les trois spectacles), Salle Le Monty, Genappe (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-petite-histoire-qui-va-te-faire-flipper-Un-remake-d-un-conte-horriblissime-des-freres-Grimm-une-histoire-a-l-eau-de_a4464.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante</title>
   <updated>2025-05-29T19:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Jeune-fille-cherche-maison-douce-ou-pratiquer-son-piano-Quand-la-subtilite-d-une-ecriture-entre-en-osmose-avec_a4230.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88896077-62924278.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-29T18:26:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un salon bourgeois, aux meubles recouverts de draps blancs, Myrtille, une jeune femme enceinte, fait son entrée. Elle a habité ce lieu quelque temps auparavant, car elle cherchait un endroit au calme pour pouvoir répéter son piano et le pratiquer souvent afin de préparer le concours du Conservatoire. C'est ce lieu qu'elle a trouvé, occupé à l'époque par Framboise, femme bourgeoise par mariage, plutôt fantasque, mélomane contrariée, qui l'accueille avec enthousiasme.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88896077-62924278.jpg?v=1748536225" alt="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" title="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" />
     </div>
     <div>
      Mais Framboise est morte à présent. Toutefois, dans cet espace empreint désormais de silences et de mystères, elle ne s'est pas tout à fait éteinte. Son fantôme surgit et, avec lui, son histoire se révèle, entre récits, musiques et chansons. Mais pourquoi ce fantôme revient-il ainsi hanter les lieux ?       <br />
              <br />
       C'est une question qui nous interpelle bien souvent : où les auteurs et les autrices vont-ils puiser leurs inspirations et comment choisissent-ils leur(s) thème(s) de prédilection pour en construire un texte achevé, finement ciselé et agencé ? Le résultat seul compte-t-il uniquement, à leurs yeux, ou la genèse a-t-elle aussi une grande importance dans cet acte créateur ? Vaste débat passionnant dans lequel nous n'entrerons pas ici, car là n'est pas notre sujet !       <br />
              <br />
       C'est tout de même la question que l'on peut particulièrement se poser pour cette pièce au titre déjà peu commun, pièce écrite et mise en scène par Amandine Sroussi, dans laquelle les thèmes sont nombreux tels que l'amitié féminine, intergénérationnelle notamment, plutôt rare au théâtre, les secrets, les violences faites aux femmes, via notamment la chanson avant-gardiste &quot;Quand on vous aime comme ça&quot; d'Yvette Guilbert qui fait douloureusement résonner l'histoire, l'éducation, la mort et le vide de l'autre, la sexualité, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88896077-62924279.jpg?v=1748536317" alt="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" title="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" />
     </div>
     <div>
      Passionnée par l'écriture contemporaine, éditrice à l'Avant-scène pendant trois ans, Amandine Sroussi a déjà roulé sa bosse, à la fois en tant que comédienne auprès de Pierre Notte, metteuse en scène pour la Compagnie amateure les Dilettantes dans &quot;Le Suicidé&quot; de Nicolas Erdman et &quot;Les Amours de Cass Mac Guire&quot; de Brian Field, co-fondatrice du Festival de Théâtre contemporain à Loches en Touraine et, bien entendu, autrice-dramaturge à la tête de sa propre compagnie.       <br />
              <br />
       Tout ce brillant parcours se ressent subtilement dans notre pièce. Saluons notamment la mise en scène originale qui accorde une large place au fantôme et <span style="font-style:italic">&quot;aux entités qui s'accrochent à leurs parquets tant qu'il y a une œuvre inachevée qui les concerne…&quot;</span> (sic). Rien de moins simple à ce titre, mais le pari est largement gagné autour de ce thème particulier, assez rarement évoqué au théâtre, lui aussi.       <br />
              <br />
       Les deux comédiennes, musiciennes, chanteuses, Susanna Tiertant et Claire Mazard, soutiennent l'écriture virevoltante de l'autrice grâce à leurs interprétations brillantes et très convaincantes, doublement convaincantes, car elles ne sont pas comédiennes à la base, mais musiciennes !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88896077-62924289.jpg?v=1748536340" alt="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" title="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" />
     </div>
     <div>
      Autour d'un choix de chansons écrites exclusivement par des femmes, les deux artistes ponctuent l'histoire en réelle osmose musicale avec l'écriture, entre Barbara, Brigitte Fontaine, Yvette Guilbert, déjà citée, Juliette, Dalida ou encore Anne Sylvestre, interprète essentielle dans la cause féminine à son époque, déjà.       <br />
              <br />
       Mais attention… Rien d'austère ni de sombre dans cette pièce, car <span style="font-style:italic">&quot;c'est plein d'émotions, de gaieté, de moments soirées pyjamas, de folie douce et de bonne humeur&quot;,</span> comme le fait remarquer la metteuse en scène. L'humour décalé y est bien présent, pour la plus grande joie du public.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ce n'est pas parce qu'on était riche et qu'on n'était pas juif que ce n'était pas difficile !&quot; &quot;Moi, ma fille, ce sera éducation positive. Je la laisserai dans une crèche Montessori. Je ne dirai jamais non. Et on ne mangera que des légumes&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Le décor et la scénographie de Claire Jouet-Pastré en collaboration avec Nadège Bourmaud, plutôt chargés et encombrés – à l'image, peut-être, de ce qui bouillonne dans la psyché des deux protagonistes –, convoquent fort justement l'écriture d'Amandine Sroussi, et les chansons, judicieusement intégrées, font de cette représentation un bien joli moment de théâtre-musical, profond, émouvant et poétique aussi, aux messages souvent subtils.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Un jour, à un mariage, un vieil oncle te mettra une tape sur les fesses et tout le monde rigolera. Toi, tu auras les larmes aux yeux, mais c'est ça, ma chérie ! Nous sommes toutes des côtes. Non, non, tu n’as pas de nom. Non, tu n'as pas d'existence. Tu n'es que ce qu'on en pense&quot;,</span> Anne Sylvestre.       <br />
              <br />
       Alors, si vous côtoyez parfois un fantôme dans votre demeure, vous savez à présent qu'il faut l'aider à résoudre son énigme afin qu'il disparaisse à tout jamais, à moins qu'il vous soit de sympathique compagnie et que vous ne souhaitiez pas vous en débarrasser…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88896077-62924304.jpg?v=1748536365" alt="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" title="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" />
     </div>
     <div>
      Texte : Amandine Sroussi.       <br />
       Mise en scène : Amandine Sroussi.       <br />
       Avec : Claire Mazard (jeu, chant, contrebasse) et Susanna Tiertant (jeu, chant, piano).       <br />
       Scénographie : Claire Jouet-Pastré.       <br />
       Composition et arrangements : Susanna Tiertant.       <br />
       Costumes et accessoires : Nadège Bourmaud.       <br />
       Son : Aurélien Dalmasso.       <br />
       Lumières : Sébastien Lebert.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 45. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre la Luna, Salle 2, 1, rue Sévérine, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 96 28.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@quartier-luna.fr')" >contact@quartier-luna.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatres-luna.fr/theatre-la-luna" target="_blank">>> theatres-luna.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88896077-62924326.jpg?v=1748536563" alt="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" title="•Off 2025• "Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano" Quand la subtilité d'une écriture entre en osmose avec une dramaturgie intense et émouvante" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Novembre 2025 : L'Escabeau, Rivotte, Briare (45).       <br />
       6 mars 2026 : Sénas (13).       <br />
       7 et 8 mars 2026 : La Colle-sur-Loup (06).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Jeune-fille-cherche-maison-douce-ou-pratiquer-son-piano-Quand-la-subtilite-d-une-ecriture-entre-en-osmose-avec_a4230.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique</title>
   <updated>2024-10-19T10:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Sorcieres-Titre-provisoire-Histoire-de-sorcellerie-conjuguee-au-feminin-pour-parler-de-transmission-d-amitie-et-d-une_a4064.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83584030-59814655.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-18T16:40:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quitter l'urbaine capitale pour prendre possession d'une vieillotte maison familiale, héritage d'une existence passée campagnarde et néanmoins normande, c'est le choix qu'a fait Sonia. Très vite, à l'évidence, le souvenir de l'aïeule, la grand-mère, dernière résidente, imprègne les lieux par quelques vêtements et objets, peut-être même par une présence fantomatique. Un soir de pluie, une femme mystérieuse passe avant de reprendre son chemin. De cette rencontre imprévue, Sonia développe des dons et se retrouve connectée à la maison qui prend vie, l’envahie et l’amène à remuer le passé. Soutenue par une amie, elle démêlera l’histoire de cette habitation supposée maudite.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83584030-59814655.jpg?v=1729264006" alt=""Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique" title=""Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique" />
     </div>
     <div>
      Au départ furent les travaux de Jeanne Favret-Saada, figure centrale de l’ethnographie française, sur la sorcellerie paysanne dans le bocage mayennais. Jugés atypiques à l'époque (fin des années soixante-dix), du fait notamment d'une immersion totale pendant deux ans où elle sera considérée par les habitants comme désenvouteuse puis comme ensorcelée. Cette enquête peu banale aboutira à un premier ouvrage, &quot;Les mots, la mort, les sorts&quot; (1977), suivi d'une approche plus psychanalytique intitulée &quot;Corps pour Corps - Enquêtes sur la sorcellerie dans le bocage&quot; (1981), coécrit avec la psychanalyste Josée Contreras.       <br />
              <br />
       De cette étude particulière est né le désir d'un état des lieux cinquante ans plus tard. C'est ainsi que Lucie Berelowitsch et Penda Diouf ont parcouru, en février et mars 2023, la campagne viroise pour rencontrer rebouteux et coupeurs de feu (guérisseurs), opérant ainsi un collectage de témoignages variés, de faits divers, de légendes encore vivaces, tous questionnements ayant trait aux bons et mauvais sorts, aux différents rituels païens ou pas, aux croyances perdurant dans l'imaginaire de la gent campagnarde et néanmoins normande. De cette quête aux accents mystérieux et magiques est née le féminin spectacle &quot;Sorcières (Titre provisoire)&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83584030-59814665.jpg?v=1729264036" alt=""Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique" title=""Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique" />
     </div>
     <div>
      Dans un décor savamment imaginé (par Valentine Lê et François Fauvel), modulaire et mobile, laissant paraître l'intimité rassurante d'un intérieur et l'insécurité latente de l'extérieur – grâce à une pièce principale dont l'un des angles est coupé, offrant ainsi de multiples porosités entre le cocon et son environnement &quot;sauvage&quot; – vont être convoqués de multiples étrangetés : bruissements inexplicables, voix d'outre-tombe, ombres mystérieuses, etc. ; mais aussi des anomalies événementielles telles que des accidents de la route à répétition ou d'énigmatiques rencontres.       <br />
              <br />
       Sonia, dès son installation dans la demeure de famille, plongée dans le tri d'une garde-robe d'un autre temps (celle de son ancêtre), accueille une victime tombée en panne de voiture… de manière suspecte (réalité ou allégorie). Ainsi, les autrices posent dès le début les éléments d'une fiction fantastique qui va s'élaborer crescendo dans l'expression d'événements extraordinaires ou bizarres.       <br />
              <br />
       Puis, une amie arrive, rompant la solitude de Sonia, l'accompagnant pour une brocante pour vendre, sans succès, les affaires (vêtements et objets) qu'elle a triées. Le bruit court que la maison est hantée... et on n'achète pas les objets d'une maison hantée. Les histoires anciennes ressurgissent et déstabilisent. Sonia (excellente Sonia Bonny) décide alors d'effectuer des recherches dans les archives de la presse locale pour lire de vieux articles sur les phénomènes paranormaux. Au fur et à mesure, une subtile ambiance en clair obscur s'installe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83584030-59814674.jpg?v=1729264353" alt=""Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique" title=""Sorcières (Titre provisoire)" Histoire de sorcellerie conjuguée au féminin pour parler de transmission, d'amitié et d'une certaine réalité du fantastique" />
     </div>
     <div>
      Dans ces méandres ensorcelés, la présence de l'amie (convaincante Clara Lama Schmit) alimente une certaine complicité bienveillante et les fantômes – sorciers, sorcières ou pas – (Natalka Halanevych, habitant avec talent plusieurs rôles) esquissent une compagnie appropriée à l'atmosphère générale. Ne dit-on pas que seules les ensorcelés parlent de sorcières ou de sorcellerie ? Et, ici, Sonia n'est-elle pas simplement une passeuse d'âme... un être doté d'une incroyable capacité à aimer et à pardonner sans juger, cherchant à agir comme pour concrétiser une libéralisation des lieux, des âmes tourmentées.       <br />
              <br />
       Si l'enquête et la collecte de témoignages initiales effectuées par Lucie Berelowitsch et Penda Diouf apportent un état des lieux actuel de la sorcellerie en Normandie, leur propos porte au-delà, vers une autre facette de l'ethnologie moderne, questionnant la structure et l'évolution (ou non-évolution) de notre société rurale sur le terrain des relations humaines où se jouent les connections intergénérationnelles, la transmission des valeurs, des modes de vie et des connaissances passées, mais aussi la force de l'éducation, de l'amitié, de la tolérance et de l'acceptation des différences.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sorcières (Titre provisoire)"</b></div>
     <div>
      Texte : Penda Diouf.       <br />
       Mise en scène : Lucie Berelowitsch.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Baptiste Mayoraz.       <br />
       Avec : Sonia Bonny et Clara Lama-Schmit (comédiennes permanentes), Natalka Halanevych (membre des Dakh Daughters, artistes associées).       <br />
       Lumières : Kelig Le Bars.       <br />
       Musique :  Sylvain Jacques.       <br />
       Scénographie : François Fauvel et Valentine Lê.       <br />
       Costumes : Elizabeth Saint-Jalmes et Ève Le Corre-Le Trévédic.       <br />
       Décors : les Ateliers du Préau.       <br />
       Production Le Préau - CDN de Normandie-Vire.       <br />
       Coproduction La Criée - Théâtre National de Marseille.       <br />
       Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle créé au Préau - CDN de Normandie-Vire du 1ᵉʳ  au 4 octobre 2024.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 octobre 2024 :</span> Théâtre des Halles, Tessy-Bocage (50).       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 novembre 2024 :</span> Théâtre municipal, Domfront-en-Poiraie (61).       <br />
       28 novembre 2024 : La Halle ô Grains, Bayeux (14).       <br />
       21 et 22 janvier 25 : Théâtre du Point du Jour, Lyo (69).       <br />
       28 janvier 2025 : Salle des fêtes, Barenton (50).       <br />
       4 février 2025 : Théâtre de l’Arsenal, Val-de-Reuil (76).       <br />
       27 et 28 fév. 25 : Les Franciscaines, Deauville (14).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Sorcieres-Titre-provisoire-Histoire-de-sorcellerie-conjuguee-au-feminin-pour-parler-de-transmission-d-amitie-et-d-une_a4064.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…</title>
   <updated>2024-06-19T12:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Quand-ceux-que-l-on-a-voulu-faire-taire-donnent-de-la-voix_a3960.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81074542-58452138.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-20T07:58:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa trente-troisième édition, le festival bordelais des arts et de la parole du "quartier de Saint-Michel et au-delà", s'est fixé un fil rouge… "Hors normes", un beau sous-titre qui résonne comme la promesse salutaire d'un pas de côté mettant en perspective les héritages qui nous façonnent. Qu'elle trouve ses racines dans notre passé individuel, familial, sociétal, ou colonial, la norme héritée agit comme une camisole dont on ne peut se défaire qu'en partageant les mots, qu'en les frottant à ceux des autres. Faire circuler la parole, la mettre dans un pot commun, telle semble l'ambition émancipatrice de cette semaine où cultures populaires et performances artistiques s'allient pour faire résonner la voix des invisibles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452138.jpg?v=1718785451" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      Sur la rive droite de la Garonne, le Parc Pinçon de la Benauge est tout désigné pour accueillir les festivités inaugurales… Un ciné-concert immersif sous la forme d'un film d'animation en 3D – </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Fantôme"</strong></span> (Collectif La Méandre) – est projeté sur une scène rehaussée et aussi sur les immenses façades années soixante-dix surplombantes. Les deux musiciens en live et les personnages de l'histoire se détacheront de la scène pour venir à la rencontre des habitants de la cité populaire, créant ainsi un pont de sens entre fiction et réalité. Quant à l'histoire contée, elle se présente comme le récit d'un soulèvement poétique, celui d'un enfant détonateur de rébellion contre une société asservissante et artisan innocent de son extinction. Toute ressemblance avec la réalité vécue ne pouvant être que fortuite (ou pas…).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452139.jpg?v=1718786053" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      Parmi les trente-huit autres rendez-vous… </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Géographie de la survie"</strong></span>, conçue par l'auteur de théâtre et de romans Lancelot Hamelin, immerge dans un espace urbain identifié jusque dans les îles des territoires d'outre-mer pour être le refuge de personnes sans domicile fixe. Ce territoire, connu des habitants du quartier pour abriter des personnes en rupture, alcoolisées ou pas, chacun va l'arpenter en "tous sens". En effet, seul pour mieux s'imprégner du contexte, "livret des pensées de Sandra" (personnage fictionnel), jeu de cartes et pièce de monnaie en mains, on part à la recherche du secret du père décédé quelque part, à l'encoignure de deux ruelles… Une énigme à résoudre incluant de plain-pied dans l'univers bien réel des exclus… Expérience immersive troublante, s'appuyant sur une fiction comme pour mieux lever le voile sur les drames conduisant à la dure réalité de la vie à la rue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452197.jpg?v=1718786834" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Portraits fantômes"</strong></span>, imaginé par le chorégraphe plasticien Mickaël Phelippeau, propose la visite guidée de trois appartements du quartier Saint-Michel "désertés" pour l'instant. À partir des objets, de la décoration, des livres et disques peuplant les lieux, il se livre à une recomposition fantasmée de ses occupants : qui sont celles et ceux qui vivent "pour de vrai" entre ces murs ? Commentant, dessinant, lisant, dansant, il s'appuie sur la gamme des moyens d'expression à sa disposition pour nous embarquer à sa suite dans ce voyage exploratoire… Si le concept (on pense au roman "Les Choses" de Georges Pérec) est sans conteste séduisant, sa réalisation nous convainc moins, "l'ouvroir de littérature potentielle" restant ici fermé sur lui-même et nous perdant dans des performances artistiques… "hors sol".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452426.jpg?v=1718787289" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Charge"</strong></span>, de Treize, propose une "lecture-rencontre" émaillée de poèmes slamés, dont on ne sort pas tout à fait indemne. En effet, pour l'autrice de "Charge" (Éditons La Découverte, 2023), campée devant nous, le mot "rencontre" collé à celui de "lecture" délivre à lui seul l'essence de son dessein : le désir impérieux de faire résonner en nous, ses "frères humains" (cf. François Villon), sa traversée en milieu psychiatrique.       <br />
              <br />
       Transmettre dix ans passés entre les murs troués de fenêtres verrouillées est ressenti comme une urgence palpable. Faisant corps avec ses mots tranchants, crus pour coller avec son propos, la romancière dit la déshumanisation humiliante infligée aux patients internés dans une unité psychiatrique… Ces regards portés sur son cas, elle, réduite à l'état d'objet clinique lors des visites organisées pour le personnel médical… Sa pesée hebdomadaire obligatoire, au vu de tous, sur une balance inadaptée à son poids… Ou encore ces ordonnances d'une dizaine de lignes prescrivant les pilules à avaler, sans qu'aucun mot jamais ne vienne accompagner l'emprise sur son corps et sa tête… Pour elle, un moment de libération par la parole. Pour nous, un témoignage coup de poing sur certaines violences psychiatriques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452427.jpg?v=1718787803" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Née le 8 mars 1977"</strong></span> de la conteuse et danseuse Céline Ripoll fait figure d'événement trouant le plafond de verre des normes prisées par les conservateurs de tous poils… "Mettre en jeu", au sens théâtral, la toxicité du machisme mis à nu pour déjouer son emprise morbide. Dire la vérité "exemplaire" du destin d'une femme ordinaire qui, après avoir subi dans sa jeunesse l'extrême violence d'un père, s'est précipité à l'autre bout du monde… dans les bras d'un séduisant "sauvage" dans une compulsion de répétitions échappant à toute raison.       <br />
              <br />
       Celle que l'on connaissait pour ses talents de conteuse du légendaire océanien (cf. les albums de sa maison d'édition, Moai Éditions) lui ayant ouvert les portes du Musée du Quai Branly afin d'assurer des visites ethno-artistiques, revient sur l'avant-scène pour dévoiler cette fois l'arrière-fond des beautés du Pacifique… L'île de Pâques, un paradis à ciel ouvert où elle a vécu l'enfermement avec un séduisant guerrier s'étant avéré être une parfaite brute alcoolisée.       <br />
              <br />
       Face à nous, entre les murs du petit jardin urbain Dorignac, elle apparaît fragile et forte. Dotée d'un bel humour, elle fait corps avec son récit qui lui colle à la peau tout en s'en distanciant avec bonheur. Son récit, c'est celui de toutes les femmes battues "à mort", d'anciennes amoureuses qui sont tombées dans les rets du prince viril arrivé sur son fier destrier. "Intermittent" (magnifique !) de la colère, il l'injurie, la terrorise, la menace pour tout et rien, "se vide en elle" et repart à ses affaires. Treize ans d'asservissement au sens plein du terme sans pouvoir échapper à son emprise… Un récit d'une banalité effrayante dans lequel la tragédie du quotidien féminin livré à la maltraitance machiste explose à chaque syllabe.       <br />
              <br />
       Ne plus sentir son corps, devenir vase… la vase dont les tortionnaires sont faits. Trouver la force de mettre son passé devant soi pour s'en délivrer… Démêler l'enchevêtrement de traumas… Être née morte dans un hôpital militaire, avoir vécu sous les diktats d'un père effrayant, avoir voulu se sauver de son enfance en se précipitant à l'autre bout de la planète… et être tombée dans les bras d'un homme l'ayant carbonisée sur place, comme la petite fille vietnamienne hurlant de douleur sous les brûlures du napalm…       <br />
              <br />
       Un "crash texte" époustouflant d'humanité à vif. Dans cette performance encore en devenir, Céline Ripoll échappe artistiquement à sa nuit personnelle en faisant magistralement danser les mots de la liberté recouvrée… <span style="font-style:italic">"Et sa douleur s'est brisée comme un éclat de rire",</span> serait-on tenté d'ajouter en plagiant "Nuit rhénane" de Guillaume Apollinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452776.jpg?v=1718788079" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Chahuts       <br />
       Du 7 au 15 juin 2024.       <br />
       Quartier Saint-Michel et au-delà, Bordeaux (33).</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/" target="_blank">>> chahuts.net</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Fantôme"</strong></span>       <br />
       <b>Vendredi 7 juin à 22 h, Parc Pinçon, Bordeaux.</b>       <br />
       Par le Collectif la Méandre.       <br />
       Direction artistique, musique, interprétation : Arthur Delaval.       <br />
       Direction technique, régie générale, création lumière, interprétation : Jordan Bonnot.       <br />
       Musique et interprétation : Charlie Doublet.       <br />
       Regard extérieur, mise en scène, accueil et transmission complices, interprétation : Lucie Paquet.       <br />
       Animation et mapping, régie vidéo et interprétation : Guillaume Bertrand.       <br />
       Régie vidéo et interprétation : Agnieszka Juszczak.       <br />
       Régie son et interprétation : Pierre Lacour, Loan Gatto et Isia Delemer.       <br />
       Accueil et transmission complices, interprétation, regard extérieur à la mise en scène : Anaïs Blanchard.       <br />
       Accueil et transmission complices, interprétation : Zaïna Zouheyri.       <br />
       Création costume : Julie Honoré.       <br />
       Écriture : Maëlle Ghulam Nabi.       <br />
       Construction : Marie Dupasquier.       <br />
       Construction des totems : Gaël Richard.       <br />
       Construction des carrousels : Clément Lapalus.       <br />
       Construction, machiniste : Mathieu Fernandez.       <br />
       Regard extérieur à la mise en scène : Laura Dahan, Manuel Marcos.       <br />
       Regard extérieur à la manipulation : Olivier Rannou.       <br />
       Regard extérieur au jeu : Marc Prépus.       <br />
       Regard extérieur : Clémence Lambey, Mélissa Azé.       <br />
       Avec la participation de 25 complices. En partenariat avec la MDS Saint-Michel.       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452994.jpg?v=1718789488" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Géographie de la survie"</strong></span>       <br />
       <b>Samedi 8 juin (de 14 h à 20 h 30) et dimanche 9 juin (de 10 h à 18 h), en déambulation, Marché des Douves, Bordeaux.</b>       <br />
       Par Lancelot Hamelin       <br />
       Conception et écriture : Lancelot Hamelin.        <br />
       Scénographie : CALK.        <br />
       Regard extérieur et bienveillant : Élise Rochet.        <br />
       Recherche action et causerie : Agnès Villechaise.        <br />
       Avec la participation de : Gwendoline Gross, Hélène Fretigne, Christian Calvet, Marion Sarrailh, Natacha Nottin, Brownie Valette, Esteban Ansorena, Sylvie Guyzerix, Joanie Kneppers, Lili Weyl, Jeanne Petit, Denis Blanc, Isabel Vincent Pereira, Justine Rocheteau, Sandrine Jeanneau, Vanessa Vallee, Marie Braux, Odile Nublat, Delphine Ledru, Camille Lemoine, Élise Rochet.        <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58453139.jpg?v=1718789608" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Charge"</strong></span>       <br />
       <b>Samedi 8 juin à 18 h à la Bibliothèque Capucins, Quartier Saint-Michel, Bordeaux.</b>       <br />
       Par Treize.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Portraits Fantômes"</strong></span>       <br />
       <b>Jeudi 6 juin (19 h), samedi 8 juin (14h et 17 h 30) et dimanche 9 juin (14 h et 17 h 30) dans trois appartements du Quartier Saint-Michel, Bordeaux.</b>       <br />
       Par BI-P/Mickaël Phelippeau       <br />
       Conception et interprétation : Mickaël Phelippeau.       <br />
       En coréalisation avec la Manufacture CDCN Nouvelle-Aquitaine Bordeaux – La Rochelle.       <br />
       En complicité avec des habitantes et habitants de Saint-Michel.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58453161.jpg?v=1718789672" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Née le 8 mars 1977"</strong></span>       <br />
       <b>Dimanche 9 juin à 18 h dans le Jardin Dorignac, Bordeaux.</b>       <br />
       Par Céline Ripoll.       <br />
       Texte et narration : Céline Ripoll.       <br />
       Mise en scène : Valérie Puech.       <br />
       Regard chorégraphique : Mourad Merzouki.       <br />
       Parrain artistique : Yannick Jaulin.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Quand-ceux-que-l-on-a-voulu-faire-taire-donnent-de-la-voix_a3960.html" />
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