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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T14:09:17+01:00</updated>
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   <title>Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"</title>
   <updated>2026-01-23T17:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Plus-que-de-l-immersion-Anne-Sophie-Turion-realise-une-creation-collective-et-individuelle-en-action-avec-La-meme_a4459.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-01-23T16:51:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avant de rentrer sur scène, le spectateur s'allège de son sac à dos, de son manteau, de son smartphone et c'est tout libre et léger qu'il s'avance sur le plateau vide. Oui, il entre sur le plateau comme un comédien, une comédienne, car de comédiennes et de comédiens, il n'y en aura pas d'autres dans ce spectacle. Pas d'autres qu'elle ou lui, et toutes les autres personnes du public.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93853765-65525052.jpg?v=1769183557" alt="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" title="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" />
     </div>
     <div>
      Alors, si le public est sur scène, qui regarde ?       <br />
       Anne-Sophie Turion met en scène le public. C'est lui qui va jouer, lui qui va éprouver les émotions, lui qui va regarder les actions des autres, lui qui va suivre les indications de la metteuse en scène et improviser, lui qui va suivre le texte de cette pièce, de cette aventure, de cette immersion, et c'est lui qui, à la fin, applaudit, applaudit les interprètes, applaudit l'histoire et finalement s'applaudit lui-même après presque une heure trente d'expériences partagées avec des inconnues et des inconnus du hasard.       <br />
               <br />
       Comme un acteur suit le texte qui définit son personnage et l'histoire qu'il est là, sur scène, à raconter, de même ce public va suivre les indications du texte qui lui sera fourni de mille et une façons, inventives, ludiques. Des indications qu'il suivra, s'il veut, rien n'oblige. Mais, il va s'avérer difficile de résister à l'attrait des propositions qui se succèdent sous différentes formes, et difficile également de se mettre à l'écart de cette assemblée, ce groupe et de ne pas participer. N'oublions pas que l'humain est un animal social, et parfois sociable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93853765-65525053.jpg?v=1769183586" alt="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" title="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" />
     </div>
     <div>
      Imaginez donc une assemblée de 90 personnes entourant un espace vide qui voit soudain un grand carton glisser silencieusement jusqu'au centre de la scène et s'y arrêter. Sur les flancs de la boîte est écrit le mot : Décor. Ce sont alors des regards, des regards entre les personnes assemblées autour, non plus de l'espace vide, mais de cette boîte en carton. Silence. Cent-quatre-vingt yeux interrogeant la boîte. La cernant. Et puis ? Que se passe-t-il ?       <br />
               <br />
       Vous saurez la suite en allant voir &quot;La même chose, mais pas tout à fait pareille&quot;. Je plaisante. Lol. La mise en place de la performance extrêmement bien élaborée par Anne-Sophie Turion et son équipe suscite une suite très grande de questionnements. Avec une belle délicatesse, le spectacle cherche à toucher de très intimes petits ressorts de nos personnalités. Nos humanités, nos sensibilités, nos ouvertures à l'autre, aux autres. Nos sens de communication (directes, pas via Dieu Web), nos perceptions de l'autre et les aveux que nous pouvons faire à des inconnus plus facilement parfois que faire ces mêmes aveux à nos proches.       <br />
               <br />
       En une dizaine de chapitres, les expériences se succèdent. Certaines sont individuelles comme la lecture en silence d'un petit livre plein de fantaisie (lecture silencieuse, mais un partage de ce moment de lecture entre tous) ou encore l'installation d'éléments de décor dont chaque spectateur est en charge d'installer. D'autres se font à plusieurs comme un jeu de questions-réponses qui regroupe trois personnes qui ne se connaissent pas, ou encore cette observation attentive d'une autre spectatrice ou d'un autre spectateur, stimulé par un questionnaire ludique dont les réponses serviront de matière à un poème final, un poème inventé par l'assemblée entière.       <br />
               <br />
       Bienveillance, écoute et curiosité en éveil président à l'élaboration de ce spectacle. Ce sont ces qualités qui sont mobilisées en chacun, dans une douceur et un désir d'attention qui rappellent que l'échange, le partage et la création sont capables d'être vécus quels que soient l'âge, le genre ou les origines.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ce qui m'intéresse ici, c'est d'explorer toutes les variations possibles de cet &quot;ensemble&quot;, sans le réduire à l'image réductrice du collectif à l'unisson : faire ensemble quelque chose qui ne se voit pas, faire la même chose, mais pas tout à fait au même moment…&quot;,</span> indique Anne-Sophie Turion.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La même chose mais pas tout à fait pareille"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93853765-65525054.jpg?v=1769183611" alt="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" title="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" />
     </div>
     <div>
      Conception, textes : Anne-Sophie Turion.       <br />
       Scénographie : Anne-Sophie Turion.       <br />
       En collaboration avec : Maya Boquet, Loreto Martinez-Troncoso, Élise Simonet.       <br />
       Avec : Anne-Sophie Turion, Loreto Martinez-Troncoso, Élise Simonet, Maya Boquet (en alternance) •       <br />
       Design graphique : Coline Sunier et Charles Mazé.       <br />
       Assistantes design graphique et scénographie : Coralie Gerardin, Marie Queyrel, Yijia Zhu, Ju Vigneau-Daget.       <br />
       Assistée de : Marie Queyrel.       <br />
       Création lumière : Vera Martins.       <br />
       Régie plateau : Géraldine Charmadiras.       <br />
       Compagnie Grandeur Nature.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93853765-65525083.jpg?v=1769183645" alt="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" title="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 28 au 30 janvier 2026.</span>       <br />
       Mercredi et vendredi à 20 h, jeudi à 14 h 30 et 20 h.       <br />
       ZEF - Scène nationale de Marseille, avenue Raimu, Marseille 14ᵉ.       <br />
       Téléphone : 04 91 11 19 20.       <br />
       <a class="link" href="https://lezef.notre-billetterie.org/billets?spec=1091" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lezef.org/fr/" target="_blank">&gt;&gt; lezef.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"À cœur perdu" Faire entendre "le possible de l'après" dans un récit intense d'expérience de mort imminente</title>
   <updated>2024-10-14T19:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/A-coeur-perdu-Faire-entendre-le-possible-de-l-apres-dans-un-recit-intense-d-experience-de-mort-imminente_a4060.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83492874-59764227.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-14T19:06:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sur scène, une femme. Elle nous prend par la main et elle raconte. C'est son histoire. Elle revient d'un long voyage, d'une expérience folle, terrifiante et merveilleuse à la fois : le pays de la mort. Cette expérience, c'est une EMI (Expérience de Mort Imminente). Cette histoire est vraie, c'est celle d'Emmanuelle de Boysson qui a voyagé dans un pays où sensations et émotions sont si décuplées qu'elle a repoussé le moment de revenir sur terre. Un pays où les frontières entre les vivants et les morts s'estompent. Une plongée dans l'au-delà empreinte d'allégresse et de sincérité bouleversante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83492874-59764227.jpg?v=1728928038" alt=""À cœur perdu" Faire entendre "le possible de l'après" dans un récit intense d'expérience de mort imminente" title=""À cœur perdu" Faire entendre "le possible de l'après" dans un récit intense d'expérience de mort imminente" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je ne suis jamais venue dans cet endroit et, pourtant, je le reconnais : c'est chez moi. Je ne me suis jamais sentie aussi heureuse (…). Je ne sais pas qui m'a invitée, mais ça m'est égal : sa présence m'enveloppe d'un regard bienfaiteur et consolateur. (...)&quot;</span>       <br />
              <br />
       Nous nous posons souvent la question, à tort peut-être, de savoir si toute expérience de vie intime et introspective peut faire &quot;objet de théâtre&quot;. Il est probable que &quot;oui&quot;, car, comme le disait Antoine Vitez, <span style="font-style:italic">&quot;Le théâtre, c'est l'homme qui parle à l'homme des histoires d'hommes&quot;</span>. En l'occurrence, ici, il s'agit de celle d'une femme, Emmanuelle de Boysson, qui est revenue du pays de la mort, son cœur s'étant arrêté une demi-heure, le 7 février 2022, malgré les massages cardiaques intensifs. Une histoire vraie, poignante, bouleversante, qui forcément interpelle et fascine.       <br />
              <br />
       Mais, encore une fois, comment faire &quot;théâtre&quot; d'un moment de vie si personnel, aussi intense soit-il, quand bien même l'intention est sincère, enthousiaste et légitimement revendicatrice ?       <br />
              <br />
       De toute évidence, ici, cela a pu se réaliser et c'était sans compter sur le talent de Carmen Vadillo, comédienne polyglotte exceptionnelle, qui s'est réappropriée avec brio la traversée d'Emmanuelle en explorant ses sensations et en incarnant les images qui lui sont apparues, certaines d'une beauté saisissante, d'autres plus inquiétantes, le tout sur une mise en scène élégante et justement affinée d'Hervé Bentégeat.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83492874-59764228.jpg?v=1728928068" alt=""À cœur perdu" Faire entendre "le possible de l'après" dans un récit intense d'expérience de mort imminente" title=""À cœur perdu" Faire entendre "le possible de l'après" dans un récit intense d'expérience de mort imminente" />
     </div>
     <div>
      Quel est l'être humain qui ne se sente pas &quot;concerné&quot; par la mort et l'au-delà ? Par &quot;le possible de l'après&quot; ? Comment entendre le récit de cette traversée et, surtout, la voir ? Cela dit, ici, ce n'est pas de la mort dont il s'agit, mais bien davantage d'un hymne à la vie et à la nécessité impérieuse d'en goûter tous les menus petits plaisirs, de la savourer de manière insatiable, et de danser !       <br />
              <br />
       Notre peur de la mort est viscérale, mais il se pourrait bien que l'EMI aide à revisiter la figure pernicieuse de la Grande Faucheuse. Il n'est qu'à en juger par cette adaptation théâtrale dans laquelle le talent de Carmen Vadillo est virevoltant.       <br />
              <br />
       L'EMI, c'est cet état de conscience modifié, premier stade de la mort, concept popularisé en Occident dans la deuxième moitié du XXᵉ siècle par Raymond Moody. Les témoignages des patients concordent bien souvent : émotions extrêmement positives, conscience d'être mort, lumière intense, sortie du corps ou, encore, rencontre de personnes décédées, déplacement dans un tunnel, revue d'instants de vie majeurs, conscience de vivre l'expérience en question.       <br />
              <br />
       Mais revenons à notre spectacle... Comment retranscrire sur scène cette expérience toute intime et subjective ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83492874-59764259.jpg?v=1728928124" alt=""À cœur perdu" Faire entendre "le possible de l'après" dans un récit intense d'expérience de mort imminente" title=""À cœur perdu" Faire entendre "le possible de l'après" dans un récit intense d'expérience de mort imminente" />
     </div>
     <div>
      &quot;À cœur perdu&quot; y parvient sans conteste sans tomber dans un pathos tragico-émotionnel, et parvient à illustrer ce phénomène scientifique incomparable avec brio et grande élégance. Les intermèdes chorégraphiés interprétés par la comédienne elle-même sont harmonieux, tant dans la gestuelle que dans la place qui leur est accordée.       <br />
              <br />
       C'est un sentiment de paix, de bonheur de vivre que le spectateur éprouve en ressortant de la petite salle voûtée du Théâtre Essaïon. Le soir de notre venue, la romancière était présente et elle est montée, à la fin de la représentation, sur le plateau, pétillante et bien vivante ! Sa présence a renforcé l'intensité déjà éprouvée lors de la représentation !       <br />
              <br />
       Un sentiment paradoxal nous a saisi : un mélange de crainte et d'envie ! L'envie de connaître, nous aussi, cette expérience un jour, car il semblerait que ça vaille vraiment, vraiment le coup, celui d'un &quot;Coup de cœur&quot; qui nous aiderait un tant soit peu à reconsidérer la vie et ses petits désagréments futiles et ridicules.       <br />
              <br />
       Ne ratez pas ce bien joli spectacle de l'Essaïon, entrez dans le cocon voûté de la salle, et laissez-vous porter. Le tunnel n'est pas loin…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À cœur perdu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83492874-59764260.jpg?v=1728928148" alt=""À cœur perdu" Faire entendre "le possible de l'après" dans un récit intense d'expérience de mort imminente" title=""À cœur perdu" Faire entendre "le possible de l'après" dans un récit intense d'expérience de mort imminente" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman &quot;Un coup au Cœur&quot; d'Emmanuelle de Boysson (Éditions Calmann-Lévy).       <br />
       Adaptation : Hervé Bentégéat.       <br />
       Mise en scène : Hervé Bentégéat.       <br />
       Avec : Carmen Vadillo.       <br />
       Cie Les Âmes Libres.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 septembre 2024 au 14 janvier 2025.</span>       <br />
       Lundi et mardi à 21 h.       <br />
       Relâche les 24 décembre et 31 décembre 2024.       <br />
       Théâtre Essaïon, Paris 4ᵉ, 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="https://www.essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/A-coeur-perdu-Faire-entendre-le-possible-de-l-apres-dans-un-recit-intense-d-experience-de-mort-imminente_a4060.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières</title>
   <updated>2023-02-17T10:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Superstitions-shakespeariennes-et-actuelles-en-jeu-de-miroir-dans-Experience-1-En-Repetition-au-Studio-d-Asnieres_a3518.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70850015-49372417.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-02-17T09:34:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une jeune metteuse en scène monte "La Tragédie de Macbeth" et l'on suit cette création depuis les auditions jusqu'à la première du spectacle (d'où le titre : "En Répétition"). C'est toute l'aventure d'une création théâtrale qui est contée ici en un peu plus de deux heures. Une gageure, mais le texte de Samuel Gallet se cantonne aux relations qui s'établissent, se tendent et se nouent entre les différents personnages et évite finalement de montrer le long travail de répétition que demande la création d'une pièce de théâtre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70850015-49372417.jpg?v=1676624246" alt="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" title="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" />
     </div>
     <div>
      Ce projet agit un peu comme un miroir ou un entraînement pour les jeunes comédiennes et comédiens qui sont tous apprentis de l'ESCA, l'École Supérieure de Comédie par l'Alternance. En plus du comédien chevronné, Serge Biavan, dans le rôle d'un comédien tout aussi chevronné, ils sont dix apprentis comédiens et comédiennes dans cette distribution, en première, deuxième ou troisième année de cette école supérieure particulière qui forme ses élèves dans le système de l'alternance, ceux-ci et celles-ci passant une partie de l'année en cours et l'autre sur scène, dans des productions professionnelles. &quot;En Répétition&quot; commence donc par un casting, une audition que la metteuse en scène (elle aussi actrice apprentie) dirige du haut de son pupitre au milieu des spectateurs. Sur scène, des interprètes postulant piétinent nerveusement dans un couloir en attendant leur tour de passer sur scène.       <br />
              <br />
       Le texte de Samuel Gallet, ingénieux dans sa construction qui distille peu à peu les histoires personnelles de chacun, va nous faire suivre les péripéties de la création de ce Macbeth, pièce noire et compacte de Shakespeare qui a mis en lumière le personnage phare de Lady Macbeth. Un personnage que tous veulent jouer, un personnage qui devient vite l'enjeu de toutes les rivalités que cette micro-société va vite révéler.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70850015-49372418.jpg?v=1676624269" alt="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" title="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" />
     </div>
     <div>
      Aux interrogations artistiques que suscite la création de cette pièce, aux doutes que chacun porte, metteuse en scène comprise, et aux questionnements sur la vie, la mort, le pouvoir, l'ambition qui en naissent, vont vite s'ajouter les histoires personnelles des uns et des autres. Guerres et trahisons provoquent chez les personnages de nombreux échos avec notre époque. L'auteur met également l'accent sur les superstitions dont la pièce de Shakespeare regorge (les sorcières), et sur les craintes étranges qui traversent notre époque.         <br />
              <br />
       Le ton du spectacle est vif, emporté. L'attention s'émousse pourtant à mesure que l'on comprend la direction que prend l'histoire et que le propos de la pièce finit par se cantonner presque exclusivement aux petites histoires de coulisses et aux questionnements généraux et éculés (Pourquoi faire l'acteur ? Est-ce qu'il faut avoir tué quelqu'un pour interpréter un tueur ? Qui va sauver le théâtre ? Le sauver de quoi ? Pourquoi monter un classique avec tous ces mots de plus de trois syllabes que personne ne comprend ?). Il reste que c'est bien sur les épaules, l'énergie et la fougue de ces apprentis comédiens et comédiennes que tient le spectacle. Et même si tous ne sont pas au même niveau, ils parviennent à déclencher les rires, à soutenir les scènes et à créer des personnages crédibles, dans plusieurs des registres de la comédie.       <br />
              <br />
       &quot;Expérience #1 - En Répétition&quot; est la première pièce que l'ESCA commande à un auteur. Une institution que vient de faire naître Paul Desveaux et Tatiana Breidi, les deux directeurs de l'école (le premier mettant également ce spectacle en scène). Chaque année, l'ESCA passera donc commande à une autrice ou un auteur pour donner l'occasion aux élèves de l'école d'ajouter cette expérience à leur cursus déjà tourné vers la professionnalisation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Expérience #1 - En Répétition"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70850015-49372427.jpg?v=1676624303" alt="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" title="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" />
     </div>
     <div>
      Texte de Samuel Gallet       <br />
       Mise en scène : Vincent Arfa et Paul Desveaux.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Maïa Laiter.       <br />
       Avec : Aleksandra Betanska, Serge Biavan, Fabien Chapeira, Gary Guénaire, Jeanne Guinebretière, Ilyes Hammadi Chassin, Ada Harb, Maxime Lambert, Joris Mugica, Milena Sansonetti et Fiona Stellino.       <br />
       Scénographie : Paul Desveaux.       <br />
       Chorégraphie : Jean-Marc Hoolbecq.       <br />
       Musique :: Alexis Ruotolo.       <br />
       Lumières : Laurent Schneegans.       <br />
       Costumes : Philippine Lefèvre.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70850015-49372456.jpg?v=1676624400" alt="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" title="Superstitions shakespeariennes et actuelles en jeu de miroir dans "Expérience #1 - En Répétition" au Studio d'Asnières" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 2 au 26 février 2023.</span>       <br />
       Jeudi à 19 h, vendredi à 20 h, samedi à 18 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Studio|ESCA, Asnières sur Seine (92).       <br />
       <a class="link" href="https://www.studio-asnieres.com/studio/" target="_blank">&gt;&gt; studio-asnieres.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Superstitions-shakespeariennes-et-actuelles-en-jeu-de-miroir-dans-Experience-1-En-Repetition-au-Studio-d-Asnieres_a3518.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"La Mouche" Sous la farce sourd la tragédie</title>
   <updated>2020-01-28T09:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Mouche-Sous-la-farce-sourd-la-tragedie_a2646.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/42238381-35286497.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-01-28T09:37:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Nains de jardin surveillant un parterre d'herbes folles et de radis mêlés. Télé, table pliante et caravane : c'est le lieu de vie de la mère obèse et médisante. Remise en tôle ondulée : c'est là où le fils benêt, gourdiflot, passe tout son temps à bricoler son laboratoire. Ajoutons un chien corniaud et une voisine simplette. Vision familière. La scène se passe aux confins de la ville et des campagnes. La nouvelle de George Langelaan, "La Mouche", est librement (très librement) adaptée à la scène par Valérie Lesort et Christian Hecq.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42238381-35286497.jpg?v=1580201966" alt=""La Mouche" Sous la farce sourd la tragédie" title=""La Mouche" Sous la farce sourd la tragédie" />
     </div>
     <div>
      La mère (Christine Murillo) manie la tapette à mouche comme maritorne, le fils (Christian Hecq) dandine de tout son être, mais petit génie d'une proto-informatique mène des expériences de téléportation et va au prix de cruelles avanies réussir au-delà des espérances.        <br />
              <br />
       La voisine (Valérie Lesort), atteignant un stade de compréhension proche du néant de l'esprit, disparaît dans les électrons, et l'inspecteur de police (Stephan Wojtowicz) menant l'enquête masque son tremblement essentiel sous de petites Suze. Pendant que le fils vire au cauchemar.       <br />
              <br />
       Dans cette adaptation, à l'écriture scénique précise, rigoureuse et pleine de brio, la représentation de la rusticité comique de marginaux atteint sa limite pathologique.       <br />
              <br />
       L'esthétique, la scénographie, le récit concourent à l'effet théâtre et le jeu avance sans peine, ne perd jamais la maîtrise. En tirant le trait des personnages, les comédiens, fines mouches, font de &quot;la mouche&quot; leur miel, et tirent le spectateur par le bout du nez, installant au passage de vrais caractères… tout en s'amusant intérieurement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42238381-35286499.jpg?v=1580201997" alt=""La Mouche" Sous la farce sourd la tragédie" title=""La Mouche" Sous la farce sourd la tragédie" />
     </div>
     <div>
      Durant la représentation, le jeu passe en toute élégance du rire de la farce au réalisme le plus noir et, par petites touches, caresse la science-fiction, tend vers l'horreur évacue le méchant rire du grand-guignol en cours de route jusqu'à la bascule finale. Quasi mythologique.       <br />
              <br />
       Assurément les compères ont digéré le bon brouet de &quot;Strip-tease&quot;, des Deschiens, des séries B, ils connaissent du bout du doigt la comédie, la farce et drame. Et les pouvoirs de la marionnette…       <br />
              <br />
       Et c'est dans la bonne humeur que le spectateur voit apparaître la réalité inquiétante et dramatique de ce couple indestructible : cette mère et ce fils soudés l'un à l'autre, abrutis par la répétition des gestes et des besoins. Ensauvagés. À l'humanité criante… complices jusqu'au sacrifice.       <br />
               <br />
       Dans &quot;La Mouche&quot;, sous la farce sourd la tragédie. Qui étranglerait le rire, le plaisir si la fin n'intervenait au bon moment. Tout l'Art du théâtre. Tout l'art de la comédie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Mouche"</b></div>
     <div>
      Librement inspiré de la nouvelle de George Langelaan.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Valérie Lesort et Christian Hecq.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Florimond Plantier.       <br />
       Avec : Christian Hecq de la Comédie-Française, Valérie Lesort, Christine Murillo, Stephan Wojtowicz.       <br />
       Scénographie : Audrey Vuong.       <br />
       Lumières : Pascal Laajili.       <br />
       Création sonore et musique : Dominique Bataille.       <br />
       Guitare : Bruno Polius-Victoire.       <br />
       Costumes : Moïra Douguet.       <br />
       Plasticiennes : Carole Allemand et Valérie Lesort.       <br />
       Création vidéo : Antoine Roegiers.       <br />
       Technicien vidéo : Éric Perroys.       <br />
       Accessoiristes : Manon Choserot et Capucine Grou-Radenez.       <br />
       Durée estimée : 1 h 30.       <br />
       Déconseillé aux moins de 12 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 janvier au 1er février 2020.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, samedi à 15 h 30.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div>
      5 au 9 février 2020 : Les Célestins, Théâtre de Lyon (69).       <br />
       12 et 13 février 2020 : Théâtre d'Esch, Esch-sur-Alzette (Luxembourg).       <br />
       5 au 7 mars 2020 : La Criée, Théâtre National de Marseille (13).       <br />
       10 mars 2020 : Espace Jean Legendre (Théâtres de Compiègne), Compiègne (60).       <br />
       13 et 14 mars 2020 : Le Grand R - Scène nationale, La Roche-sur-Yon (85).       <br />
       17 mars 2020 : Théâtre municipal Ducourneau, Agen (47).       <br />
       25 et 26 mars 2020 : La Comète - scène nationale, Châlons-en Champagne (51).       <br />
       28 mars 2020 : Théâtre, Saint-Maur (94).       <br />
       31 mars 2020 : L'Avant Seine, Théâtre de Colombes, Colombes (92).       <br />
       2 avril 2020 : Théâtre des Sablons, Neuilly-sur-Seine (92).       <br />
       7 au 9 avril 2020 : Espace des Arts - Scène nationale, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       21 au 25 avril 2020 : Théâtre, Namur (Belgique).       <br />
       29 avril au 9 mai 2020 : TKM - Théâtre Kléber-Méleau, Renens (Suisse).       <br />
       20 et 21 mai 2020 : Palais des Beaux-Arts, Charleroi (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Mouche-Sous-la-farce-sourd-la-tragedie_a2646.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde</title>
   <updated>2019-12-21T08:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Pas-Grand-Chose-Un-regard-de-cote-pour-illuminer-le-monde_a2625.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/40961185-34572559.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-12-21T07:08:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Subvertir la pensée commune par des postures intellectuelles radicales, propres à faire passer ce pseudo conférencier circassien pour un autiste Asperger des plus performants, semble le crédo existentiel de cet artiste hors normes. Par le biais de son regard décalé, il recrée sous nos yeux un monde fabuleux, enchantant notre imaginaire et stimulant nos neurones assoupis.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40961185-34572559.jpg?v=1576870512" alt=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" title=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" />
     </div>
     <div>
      Johann Le Guillerm, dès son apparition sur le plateau, poussant une improbable carriole-bureau à tiroirs, en impose. Son costume, sa cravate, sa tresse impeccable, sa voix monocorde… tout en lui dégage une inquiétante étrangeté mâtinée d'une sérénité au-dessus de tout soupçon. Comme si cet homme d'un autre temps, d'une autre époque, avait accumulé dans les plis de son être un savoir qui nous faisait défaut, nous les prisonniers de la caverne platonicienne condamnés à ne voir en toutes choses que le pâle reflet de nos vies formatées.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Est-ce que quelqu'un dans la salle pourrait m'indiquer le chemin qui n'irait pas à Rome ?&quot;…</span> Dès sa première adresse au public, le ton est donné : si quelqu'un d'aventure, fort de ses nouveaux savoirs, s'était égaré là, conforté dans l'idée que la terre est ronde (suprême révélation datant d'à peine cinq cents ans) et que l'homme n'est pas maître en sa demeure (Freud, et la découverte de l'inconscient au début des années 1900), il pourrait illico &quot;battre en retraite&quot;. Copernic, Galilée, Freud n'ont fait qu'ouvrir la voie… à nous de la poursuivre.       <br />
              <br />
       &quot;La science de l'idiot&quot; chevillée au corps, Johann Le Guillerm va faire exploser littéralement le prêt-à-penser confortant des idées manufacturées, fussent-elles actualisées, dupliquées à l'envi par la nécessité d'une reproduction sociale garante de l'ordre décliné par le savoir officiel. Penser autrement le monde, c'est ce qu'il fut amené à faire, d'abord à son corps défendant. Diagnostiqué enfant dys+++ (dyslexique, dysorthographique, etc.), il fut conduit à la rébellion de l'esprit en dessinant d'autres épures. Réflexe de survie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40961185-34572576.jpg?v=1576870963" alt=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" title=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" />
     </div>
     <div>
      Avec la qualité de l'obsessionnel avide de comprendre le vivant et l'inanimé en multipliant les angles d'observation, faisant fi de l'unicité de vue (on ne voit jamais qu'à 180 degrés, ce qui est derrière, ce sont les points aveugles), il va nous livrer, projeté en direct sur grand écran, ses minuscules expériences scientifiques échappant au &quot;bon sens&quot;. Et ce, avec toujours le recul nécessaire qui l'amène à dire avec humour que démêler le monde - pour mieux démêler son propre sac de nœuds - ne l'a pas rendu plus limpide. Mythe de Sisyphe.       <br />
              <br />
       Faire le point sur les points… C'est en regardant les points - et penché sur son bureau, il s'exécute - qu'il fit la rencontre des Patati et Patata. Le rapport graphique des amas, le chantier des graphes, le rien et le pas quelque chose (chiffres 0 et 1), le chantier de l'irréductible, l'anamorphose &quot;éclairante&quot; du monde courbe vers le monde droit… Mais aussi des chantiers plus pratiques où sont observés, manipulés, non plus des ronds et des nombres naturels mais des produits offerts par la nature.       <br />
              <br />
       Et parmi eux, la banane - comme dans l'art contemporain où le prix récemment affiché de 120 000 dollars d'une banane ordinaire scotchée sur l'un des murs du musée de Miami a flambé littéralement… en attisant l'appétit d'un autre performer - occupe une place de choix. Muni d'un régime, il en extrait trois qu'il soumet à un examen minutieux. L'une d'entre elles - démonstration à l'appui - &quot;sait faire un peu quelque chose&quot; (14 oscillations sur elle-même !) lorsqu'il l'effleure, les autres pas. Il est vrai que la banane partage 50 % de ses gènes avec l'homme, et vice-versa. Mais comme toute banane a une fin en soi, fût-elle plus douée que les autres, l'artiste la mange devant nous pour prouver… qu'elle n'était point truquée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40961185-34572585.jpg?v=1576871004" alt=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" title=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" />
     </div>
     <div>
      Suivront d'autres expérimentations, comme le chantier de la clémentine épluchée (prouvant que ce que je vois me cache ce que je ne vois pas), celui des pâtes serpentines douées de mouvements, ou encore celui du végétal se déplaçant comme par magie, autant de découvertes montrant que le chercheur est idiot… s'il ne cherche pas.       <br />
              <br />
       Quant à la chute inénarrable qui vaut son pesant de poésie incongrue, elle le verra partir, juché sur sa carriole-bureau dotée de sa dernière invention, la demi-roue (la roue ayant été inventée bien avant celle du zéro, et la vérité demeurant depuis une demi-vérité toujours à explorer). Génial, truculent, scientifiquement incontestable, le chef-d'œuvre du maître des chimères réalistes se réalise devant nos yeux, prenant corps au travers du sien. Tout est vrai, rien n'est truqué, le réel révélé nous transcende en nous extrayant de notre carapace de préjugés.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Étonnant non ?&quot;</span> aurait pu ajouter - en écho à cette stupéfiante performance du &quot;praticien de l'espace des points de vue&quot; - Pierre Desproges dans &quot;La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède&quot;, faisant, tout comme l'iconoclaste circassien, voler en éclats la non-pensée du conformisme établi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Pas Grand Chose, tentative pataphysique ludique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40961185-34572592.jpg?v=1576871045" alt=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" title=""Le Pas Grand Chose" Un regard de côté pour illuminer le monde" />
     </div>
     <div>
      Conception, mise en scène et interprétation : Johann Le Guillerm.       <br />
       Régie lumière : Flora Hecquet.       <br />
       Régie Vidéo : David Dubost.       <br />
       Création lumière : Anne Dutoya.       <br />
       Création sonore : Alexandre Piques.       <br />
       Vidéo graphiste : Christophe Rannou.       <br />
       Costume : Anaïs Abel.       <br />
       Fabrication et construction : Silvain Ohl, Alexandra Boucan.       <br />
       Production : Cirque ici - Johann Le Guillerm.       <br />
       <a class="link" href="http://www.johannleguillerm.com/" target="_blank">&gt;&gt; johannleguillerm.com</a>       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 10 et 11 novembre 2019 au Carré-Colonnes - scène conventionnée d'intérêt national art et création, Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       30 et 31 janvier 2020 : CDNO - Centre dramatique national, Orléans (45).       <br />
       12 et le 13 mars 2020 : Les Quinconces L'Espal - scène nationale, Mans (72).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Pas-Grand-Chose-Un-regard-de-cote-pour-illuminer-le-monde_a2625.html" />
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