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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-10T05:57:57+02:00</updated>
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   <title>Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !</title>
   <updated>2018-02-18T10:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Don-Quichotte-Quand-la-fable-devient-realite-_a1663.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2018-02-18T10:36:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise C’est un Don Quichotte totalement revisité qui se prête au jeu de sa célébrité et endosse le rôle d’interviewé dans une mise en scène où le roman de Cervantès est bousculé pour montrer les contours humains de ce personnage qui a traversé les siècles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10025636-16286369.jpg?v=1471017066" alt="Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !" title="Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !" />
     </div>
     <div>
      Assis et micro à la bouche, Don Quichotte (Sylvain Mossot) répond tel un personnage réel aux questions d’une journaliste (Barbara Castin) qui interroge autant le mythe que sa réalité. Nous sommes ainsi dans une fable entretenue par un regard critique.       <br />
              <br />
       L’idée de mettre Don Quichotte comme personnage de sa propre épopée vu à travers, non pas le regard omniscient de Cervantès, mais celui d’une journaliste et d’un maître de cérémonie (Anthony Henrot), appuyé par celui de Don Quichotte, donne un aperçu qui ne manque pas de mordant. Le fait de l’articuler comme un personnage public dont notre époque, par l’interview, questionne le mythe devenant réalité, fait entrer le spectateur dans les coulisses du roman où le personnage est en proie à ses questionnements.       <br />
              <br />
       C’est original, relevé et décalé. Faire de Don Quichotte de la Mancha (ou de la Manche comme il le répète si souvent), un héros un tantinet francisé, moderne par ses doutes, au travers de scènes annoncées par un maître de cérémonie décentre la pièce par rapport à l’histoire. Celle-ci est mise à distance, en étant au préalable présentée, tout en sachant qu’elle est jouée par un personnage qui est pris dans sa propre imagination.       <br />
              <br />
       Don Quichotte est dans un costume brillant de paillettes et jure par tous les diables que c’est une cotte de mailles. L’interview est entrecoupée de scènes épiques ponctuant le roman. Il répond d’un air grave et sincère aux questions, revendiquant son combat à défendre la veuve et l’orphelin, les épouses éplorées, les opprimés, à chasser les méchants, bref… à lutter contre le Mal.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10025636-16286803.jpg?v=1471018559" alt="Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !" title="Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle a été construit autour d’improvisations. Ce qui est intéressant est la mise en scène qui fait passer Don Quichotte et Sancho Pança (Axel Blind) au filtre autant de la réalité, via la journaliste, que de la fable, avec le maître de cérémonie. Réalisme d’un côté et imagination de l’autre. La réalité rejoint le mythe faisant de Sancho Pança l’aiguillon des deux mondes. Un pied dans le doute et la critique, l’autre dans le conte. Ce visage à la Janus tombe quelque peu quand la journaliste se transforme en princesse Micomicona. La thématique en devient quelque peu troublée car la réalité devient fable.       <br />
              <br />
       Don Quichotte passe parfois par-dessus bord la poésie et l’élégance de style de Cervantès appuyé par Sancho Pança avec ses propos parfois incompréhensibles. Ce dernier mêle toutefois une irrésistible poésie où le sens des mots, collés les uns aux autres, importe peu car la signification est brodée par des métaphores stylistiques assez déroutantes. Le comique de situation transporte les personnages vers un espace-temps où l’humour est conseillère de la poésie avec comme garde-fou, l’imagination.       <br />
              <br />
       Réel et imaginaire cohabitent tout au long de la pièce avec un &quot;Don Quichotte&quot; à la crête d’un personnage qui se sait prisonnier de son imagination mais jouant de sa réalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Don Quichotte, farce épique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10025636-16286958.jpg?v=1472136364" alt="Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !" title="Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Jean-Laurent Silvi.       <br />
       Avec Sylvain Mossot, Axel Blind, Barbara Castin et Anthony Henrot.       <br />
       Création Technique : Robin Laporte.       <br />
       Costumes : Joan Bich.       <br />
       Par la Cie Le Matin des Vagabonds.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Du 22 juin au 20 août 2016.       <br />
       Du mardi au samedi à 18 h 30.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Reprise</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 février au 25 mars 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 18 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Première publication : 12 août 2016.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin</title>
   <updated>2016-12-17T12:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-esprit-de-troupe-averee-et-la-passion-de-l-alexandrin_a1722.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10794352-17826563.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-12-16T12:26:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une forme de récidive, car coutumier du fait, la Cie Le Grenier de Babouchka représente un classique en Alexandrin, le bien nommé "Cid", au Théâtre le Ranelagh dans une mise en scène de Jean-Philippe Daguerre et dans une manière de troupe devenue rare dans le privé avec une dizaine de comédiens et deux musiciens sur scène. Et, chose plaisante, la réussite est au rendez-vous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826563.jpg?v=1481887887" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      Depuis quelques années, Jean-Philippe Daguerre et sa compagnie décortiquent avec talent et enthousiasme, mais sans brusquerie aucune, les grands classiques (en alexandrin ou pas) du répertoire français. Les récents succès de &quot;Cyrano de Bergerac&quot; (toujours à l'affiche du même Ranelagh) et du &quot;Bourgeois gentilhomme&quot; (au Théâtre Michel, lieu de résidence de la compagnie) ont mis en évidence cette capacité particulière qu'ils ont à donner à ces pièces une cure de jouvence sans en dénaturer le texte et son écriture codifiée, et sans en déplacer l'intrigue dans des temps plus contemporains.       <br />
              <br />
       Dans le cas où vos souvenirs estudiantins vous feraient défaut, en voici brièvement l'intrigue. Chimène et Rodrigue s'aiment d'un amour fougueux aux accents sévillans. Mais quelques circonstances taquines, du genre &quot;empêcheuses de tourner en rond&quot;, vont quelque peu diviser leurs familles respectives. Fort heureusement, s'agissant d'une tragi-comédie et l'happy end ayant déjà été inventé, nos amoureux pourront au final de l'acte V convolé en justes noces.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826568.jpg?v=1481887912" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      L'affaire pourrait sembler banale et d'une dramaturgie somme toute traditionnelle. Mais c'est là qu'intervient tout le talent de Jean-Philippe Daguerre et la concrétisation de son amour pour les vers en Alexandrin. Avec la ferveur ludique du compétiteur face à l'adversité, il fait de l'exercice un jeu et communique à ses comédiens la passion de cette musicalité si particulière de la versification.       <br />
              <br />
       La fougue est là, le verbe fuse et le phrasé est virtuose, enlevé et rythmé. Dans une diction flirtant avec l'excellence, même dans l'élocution chaotique du roi, à la tentative burlesque réussie, les tirades et dialogues en vers sont une réelle et douce friandise pour l'oreille. Douceurs associées, les mélodies hispanisantes de Petr Ruzicka accompagnent, dans leurs émotions les plus intimes comme dans leurs plus extravagants ou colériques discours et assauts, les protagonistes. Celles-ci sont exécutées sur scène par le compositeur lui-même au violon et Antonio Matias à la guitare.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826574.jpg?v=1481887968" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      Tout cela est complété, pour la gourmandise de l’œil, par de magnifiques échanges à l'épée chorégraphiés (par Christophe Mie, ex-membre de l'équipe de France) comme des envolées lyriques, des ballets langoureux à l'érotisme suggérée… espérée par nos deux héros. Tout prend à ce moment précis une dimension aérienne, légère et gracile, en opposition aux duels à la violence sportive mais tout aussi bien composés, dans une aisance inattendue et spectaculaire.       <br />
              <br />
       L'art de donner un souffle nouveau à un classique est de ceux difficiles qui exigent une aptitude particulière à la relecture imaginative, tout en étant doté d'une volonté de compréhension du texte, respectueuse mais impertinente, et de la faculté à la créativité un brin insolente.  C'est ce vent frais et revigorant qu'insuffle Jean-Philippe Daguerre en mettant en scène &quot;Le Cid&quot;. Au final, un cocktail jouissif et lumineux composé de joyeuse folie associée à une vivacité pleine de fraîcheur, initié par une distribution de très grande qualité offrant leur impétuosité dans un bonheur théâtral communicatif. Prescription conseillée à l'adolescence, à consommer sans modération !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Cid"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826577.jpg?v=1481888004" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pierre Corneille.       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Assistant mise en scène : Nicolas Le Guyader.       <br />
       Avec : Manon Gilbert, Kamel Isker ou Thibault Pinson, Charlotte Matzneff ou Flore Vannier-Moreau, Alexandre Bonstein ou Didier Lafaye, Stéphane Dauch, Edouard Rouland ou Johann Dionnet, Christophe Mie, Sophie Raynaud, Yves Roux, Mona Thanaël ou Maïlis Jeunesse.       <br />
       Musiciens : Petr Ruzicka et Antonio Matias.       <br />
       Musique original : Petr Ruzicka.       <br />
       Combats : Christophe Mie.       <br />
       Costumes : Virginie Houdinière.       <br />
       Décors : Frank Viscardi.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
       Cie Le Grenier de Babouchka.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 15 janvier 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 45, samedi à 15 h et dimanche à 17 h.       <br />
       Supplémentaire le lundi 9 janvier à 2 0h. Relâche : 24 et 25 décembre, 1er janvier.       <br />
       Théâtre le Ranelagh, Paris 16e,  01 42 88 64 44.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-ranelagh.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-ranelagh.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité</title>
   <updated>2016-09-14T09:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Don-Quichotte-Merveilleux-et-trivial-dans-un-chaos-etincelant-d-illusion-et-de-realite_a1672.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10200778-16641865.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-09-14T06:06:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jérémie Le Louët met en scène "Don Quichotte". D'entrée tout est visible. La régie est à jardin. La présence de rails de travelling, d'une caméra girafe, d'un micro-perche, un bric-à-brac de décors en carton-pâte et à roulettes, les portants de vêtements... Tout est à vue.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10200778-16641865.jpg?v=1473796546" alt=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" title=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur ne peut ignorer qu'il se trouve dans une mise en scène contemporaine, plus précisément sur un plateau de tournage dont il vit, en effet, en direct, l'agitation, le cahot, la vitalité, les tics et les tocs. Les pitreries et les contre pitreries.       <br />
              <br />
       L'action se situe dans un monde de cinéma, de ce burlesque qui lui-même doit tout au music-hall et au théâtre. Le déroulement du récit, qui dans l'original fait près de deux mille pages, est ainsi haché, tronqué. La mise en scène, dans une auto-ironie continue, à l'esprit farcesque évident, plonge le spectateur dans une bien belle mise en abyme.       <br />
              <br />
       Il y a la conférence de presse désastreuse, l'interviewé médiocre et vaniteux, la direction d'acteur tâtonnante, la remise d'un prix de la profession. Les scènes mal réglées, bricolées, les ratages, déconstruisent toute illusion et élaborent comme une critique de la société du spectacle qui dévore ses enfants.       <br />
              <br />
       Mais force du Théâtre, Art de tous les arts, jaillit, dans une trajectoire rigoureuse, comme un phénix, l'histoire du chevalier à la triste figure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10200778-16641885.jpg?v=1473796595" alt=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" title=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" />
     </div>
     <div>
      Celle d'un certain Quijada ou Quesada ? Ou bien Quijana ? Ou plutôt Alonso Quijano le Bon, robuste hidalgo, communément appelé Don Quichotte, &quot;dont la mort ne put triompher de sa vie lors de son trépas, […] tirant son crédit et sa gloire de mourir sage et vivre fou&quot;.        <br />
              <br />
       L'aventure tourne en rond mais d'épisodes en épisodes, portée par la vitalité des comédiens, elle prend l'allure d'une épopée de chevaliers errants. Don Quichotte envahit, par surprises successives, l'espace et le temps de la représentation, et avec lui tous ses avatars. Le chevalier au casque de plat de barbier revêt le heaume et la cotte de mailles qui jette des éclairs. Qu'il soit Roland, Amadis ou Siegfried. À cet égard, la scène des moulins (des géants) (qu'il faut savoir ne pas décrire) est une apothéose.       <br />
              <br />
       Le merveilleux et le trivial se heurtent dans le chaos étincelant de l'illusion et de la réalité. Tant et tant qu'à la fin homme à la triste figure et chevalier de rêve tout à la fois, Don Quichotte devient une Légende Vivante, rattrapée (au grand étonnement de la personne) par la réalité de sa propre fiction. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10200778-16641893.jpg?v=1473796652" alt=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" title=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" />
     </div>
     <div>
      Légende certes jouée, farcie par les puissants mais bien plus forte que la satire et la dérision qui veulent l'accabler. Car Don Quichotte court au-devant de lui-même. À la fois sujet et objet d'étonnement et d'admiration. Objet de conscience et de divertissement.       <br />
              <br />
       Et le spectateur, par ce qu'il est spectateur de Théâtre, se découvre compagnon d'un vagabond des chimères, d'un lecteur fou de romans de chevalerie à l'imagination elle aussi folle. Et c'est en serviteur d'un chevalier errant dans la province de la Mancha qu'il pérégrine avec plaisir dans l'espace du théâtre. Comme un certain Sancho Pança son voisin, lui aussi valet en délire et ami fidèle.       <br />
              <br />
       Dans cette proposition l'humour est constant, le rythme élastique et, dans son apparente trahison, la fidélité à l'œuvre est totale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Don Quichotte"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10200778-16641936.jpg?v=1473796850" alt=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" title=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" />
     </div>
     <div>
      D'après Miguel de Cervantès.       <br />
       Mise en scène : Jérémie Le Louët.       <br />
       Adaptation : Jérémie Le Louët.       <br />
       Avec : Julien Buchy, Anthony Courret, Jonathan Frajenberg, Jérémie Le Louët, David Maison, Dominique Massat.       <br />
       Avec la participation des régisseurs : Thomas Chrétien, Simon Denis, Xavier Hulot et Tom Ménigault.       <br />
       Collaboration : artistique Noémie Guedj.       <br />
       Scénographie : Blandine Vieillot.       <br />
       Construction : Guéwen Maigner.       <br />
       Costumes : Barbara Gassier.       <br />
       Couture : Lydie Lalaux.       <br />
       Vidéo : Thomas Chrétien, Simon Denis et Jérémie Le Louët.       <br />
       Lumière : Thomas Chrétien, Son Simon Denis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10200778-16641951.jpg?v=1473796895" alt=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" title=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" />
     </div>
     <div>
      Par la Compagnie des Dramaticules.       <br />
       Durée : 2 h 05 sans entracte.       <br />
       Conseillé à partir de 13 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 septembre au 9 octobre 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre 13/Seine, Paris 13e, 01 45 88 62 22.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre13.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Don-Quichotte-Merveilleux-et-trivial-dans-un-chaos-etincelant-d-illusion-et-de-realite_a1672.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Balade espagnole sur les chemins séduisants et originaux du flamenco de Manuel Delgado</title>
   <updated>2014-11-20T13:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Balade-espagnole-sur-les-chemins-seduisants-et-originaux-du-flamenco-de-Manuel-Delgado_a1239.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7192667-11036014.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-11-20T12:36:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Bellamar", alliance réussie entre le flamenco traditionnel et l'actuel, est seulement le deuxième album de Manuel Delgado sous son nom. Mais l'homme a depuis longtemps fait ses preuves et traîne ses talentueuses guêtres musicales depuis une trentaine d'années, autant comme arrangeur que comme compositeur. Sorti début novembre, ce nouvel opus du guitariste espagnol fait l'objet d'une présentation scénique ce soir à Paris.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7192667-11036014.jpg?v=1416483885" alt="Balade espagnole sur les chemins séduisants et originaux du flamenco de Manuel Delgado" title="Balade espagnole sur les chemins séduisants et originaux du flamenco de Manuel Delgado" />
     </div>
     <div>
      Manuel Delgado est un artiste à multiples facettes. Instrumentiste, on l'a vu aux côtés de Roger Hodgson (Album &quot;Open the Door&quot;), de Michel Sardou, de Roé ou encore de Christina Rosmini. Arrangeur, on retrouve sa signature artistique sur les albums d'Issa Hassan (Liban), de Malou ou de Hend Zouari. Compositeur, il sortira trois albums en compagnie du guitariste Ralf Siedhoff.       <br />
              <br />
       Musicien majeur de la scène flamenco actuelle, il est connu et reconnu pour avoir collaboré avec de grands noms du flamenco (José Fernández Torres &quot;Tomatito&quot; ; Ana la China, danseuse) ou participé à la composition de musiques de film et de spectacles (&quot;La Belle Histoire&quot; de Claude Lelouch ; &quot;Roméo et Juliette&quot; du Théâtre du Soleil ; le spectacle &quot;Sentires&quot;, mis en scène par Thomas Le Douarec).       <br />
              <br />
       Toutes ces expériences amènent à ce nouvel album et à la forme actuelle de son nouveau groupe que l'artiste considère comme un aboutissement de son parcours artistique. Construit comme une suite pour guitare en 10 mouvements, &quot;Bellamar&quot; comprend neuf compositions de Manuel Delgado et une <span style="font-style:italic">Buleria</span> de Paco Narvaez, &quot;Barrio La Paz&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7192667-11036016.jpg?v=1416484482" alt="Balade espagnole sur les chemins séduisants et originaux du flamenco de Manuel Delgado" title="Balade espagnole sur les chemins séduisants et originaux du flamenco de Manuel Delgado" />
     </div>
     <div>
      Cet opus propose un programme purement flamenco avec, à la fois, des titres traditionnels interprétés en solo et d'autres joués avec une formation accompagnant Manuel Delgado où l'on retrouve Stephen Bedrossian (contrebasse), Alberto Garcia (chant Flamenco), Carmela Delgado (bandonéon), Sophie Bernado (basson), Zied Zouari (violon) et Cédric Diot (percussions).       <br />
              <br />
       &quot;Las Herrerías&quot; et &quot;Padentro&quot; sont les deux pièces solos de l'album interprétées avec sobriété et densité par Manuel... Hommage pour la première à son grand-père guitariste et au tocaor Santi Hernández pour la seconde. Les autres compositions de facture plus actuelle bénéficient des riches et nombreuses couleurs sonores apportées par le groupe.       <br />
              <br />
       Duo de guitare plus les percussions pour &quot;Barrio La Paz&quot; et pour un fandango, &quot;El Rompido&quot;, très appuyé par le jeu de Manuel et par la rythmique de Cédric Diot ; élégante ligne de contrebasse pour un tango &quot;très enlevé&quot;, &quot;Damé pinga&quot; ; et richesse instrumentale originale et innovante sur &quot;Barna querida&quot; et &quot;Manantial&quot; avec la présence d'un bandonéon et d'un basson...       <br />
              <br />
       Toutes diversités qui résument bien &quot;Bellamar&quot;, album plein de surprises musicales mais néanmoins d'une grande cohérence. Et nous offrant la découverte de nouveaux chemins du flamenco, très séduisants, où le toucher délicat de Manuel Delgado caresse ses compositions aux phrasés agiles et légers... Nous laissant ainsi nous imprégner de l'atmosphère douce et moelleuse d'une musique automnale talentueuse et réussie...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7192667-11036034.jpg?v=1416484365" alt="Balade espagnole sur les chemins séduisants et originaux du flamenco de Manuel Delgado" title="Balade espagnole sur les chemins séduisants et originaux du flamenco de Manuel Delgado" />
     </div>
     <div>
      <b>● Manuel Delgado &quot;Bellamar&quot;.</b>       <br />
       Production : Nov'Art Factory.       <br />
       Distribution : Socadisc.       <br />
       Sortie : 3 novembre 2014.        <br />
              <br />
       <b>Concert de lancement :</b>        <br />
       <span class="fluo_jaune">20 novembre 2014 à 20 h 30</span>, Studio de l'Ermitage, Paris (20e).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.manuel-delgado.com/index.php?id=95" target="_blank">&gt;&gt; manuel-delgado.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Balade-espagnole-sur-les-chemins-seduisants-et-originaux-du-flamenco-de-Manuel-Delgado_a1239.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Federico según Lorca"… Hommage au poète Lorca sous l’ombre de Grenade</title>
   <updated>2013-08-05T09:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Federico-segun-Lorca-Hommage-au-poete-Lorca-sous-l-ombre-de-Grenade_a936.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5643994-8418079.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-26T08:28:00+02:00</published>
   <author><name>Safidine Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du 19 au 29 juin, la biennale de Flamenco fait ses quartiers à Chaillot avec un très bel hommage rendu par Eva Yerbabuena au poète Lorca qui a tant contribué à l’essor et à la renommée du Flamenco.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5643994-8418079.jpg?v=1372228830" alt=""Federico según Lorca"… Hommage au poète Lorca sous l’ombre de Grenade" title=""Federico según Lorca"… Hommage au poète Lorca sous l’ombre de Grenade" />
     </div>
     <div>
      Dans le cadre de la Biennale d’art flamenco, le spectacle d’Eva Yerbabuena ne manque pas d’originalité. Dans une scénographie qui rappelle étrangement l’Orient, la gestuelle flamenca est revisitée. C’est aussi le souffle de Grenade, terre de deuil du poète espagnol Lorca, qui vient frôler le corps des danseurs dans une gestuelle courbe où la vivacité des mouvements casse à dessein la dynamique des déplacements.       <br />
              <br />
       Les taconeos sont rapides, bien sonores et on les devine sous la jupe longue de Eva Yerbabuena qui les cache malheureusement parfois un peu trop. Le jeu des danseurs ne manque pas d’allure. À l’exception d’Eva Yerbabuena, le jeu des danseuses est technique, trop technique parfois et manque de sensualité en misant sur la force et une agressivité positive. Dans les solos effectués par celles-ci, l’approche et le style semblent identiques, comme sortis d’un même moule même si, techniquement, elles sont d’excellentes danseuses. Quant à Eva Yerbabuena, son style oscille entre sensualité et force dans une approche très précise des taconeos et des mouvements. Elle ne manque pas de &quot;flamboyance&quot;. Dans un spectacle où les chorégraphies et la scénographie sont de grande qualité, la danseuse montre tout le talent de ses différentes facettes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5643994-8418080.jpg?v=1372228831" alt=""Federico según Lorca"… Hommage au poète Lorca sous l’ombre de Grenade" title=""Federico según Lorca"… Hommage au poète Lorca sous l’ombre de Grenade" />
     </div>
     <div>
      Le clapotement des mains sur le tronc est très présent. Elles font même le lien entre les danses en leur donnant une griffe, un timbre particulier. Le décor rappelle l’Orient, un brin égyptien, avec trois blocs rocheux dans lequel quelques cavités laissent dessiner des hiéroglyphes devant une mer qui charrie ses vagues. Nous sommes au carrefour de deux mondes, l’Orient qui taquine Grenade avec une danse autant nourrie de culture gitane que baignée des nuits de Schéhérazade.        <br />
              <br />
       Grenade qui a vu mourir le poète Lorca resplendit dans les belles chorégraphies d’Eva Yerbabuena où elle rend un très bel hommage au poète qui a su être pour le Flamenco sans doute son partisan le plus talentueux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Federico según Lorca"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5643994-8418083.jpg?v=1372228831" alt=""Federico según Lorca"… Hommage au poète Lorca sous l’ombre de Grenade" title=""Federico según Lorca"… Hommage au poète Lorca sous l’ombre de Grenade" />
     </div>
     <div>
      <b>Spectacle donné dans le cadre de la biennale d’art flamenco.</b>       <br />
       Idée originale et chorégraphie : Eva Yerbabuena.       <br />
       Voix off : Juan Diego.       <br />
       Création et direction musicale : Paco Jarana.       <br />
       Scénographie : Vicente Palacios.       <br />
       Avec : Eva Yerbabuena (danse), Paco Jarana (guitare), Enrique el Extremeño (chant), Jeromo Segura (chant), José Valencia (chant), Antonio Coronel (percussion), Raúl Domínguez (percussion), Asime Can Özözer (figuration spéciale).       <br />
       Et le corps de ballet : Mercedes de Córdoba, Lorena Franco, María Moreno, Eduardo Guerrero, Moisés Navarro, Cristian Lozano.       <br />
       Costumes : López de Santos.       <br />
       Lumières : Fernando Martín.       <br />
       Son : Manu Meñaca, Angel Olalla.       <br />
       Durée 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Biennale d’art flamenco du 19 au 29 juin 2013.</span>       <br />
       Théâtre national de Chaillot, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-chaillot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Federico-segun-Lorca-Hommage-au-poete-Lorca-sous-l-ombre-de-Grenade_a936.html" />
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