<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-09-06T23:26:54+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire</title>
   <updated>2025-10-02T19:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Y-a-plus-qu-a-imaginer-et-construire-un-nouveau-monde-ou-chronique-de-la-cruelle-et-toxique-realite-que-celle-de-ne_a4368.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91484647-64305621.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-10-02T18:49:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Donnez-moi une raison d'espérer !" Telle est la sollicitation, émise à l'adresse des comédiens, scientifiques, activistes, chercheurs de tous poils, par l'auteur. Ici, sont invitées, à la table de la création textuelle et théâtrale de Julien Guyomard, nos anxiogènes préoccupations ayant trait à l'écologie, à l'avenir de l'humanité et au futur climatique. Toutes choses n'amenant pas, a priori, à l'élaboration d'une pièce de théâtre positive… D'où l'impérieux souhait lancé par l'auteur, par le biais d'un personnage fictionnel, habité par une comédienne en incarnation de conférencière maladroite et hésitante, naviguant dans une cruelle et angoissante réalité… la nôtre ! Alors, quand écrire sur l'écologie angoisse, il n'y a plus qu'à refaire le monde et trouver des futurs possibles pour tenter quelque chose : y a plus qu'à…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91484647-64305620.jpg?v=1752481089" alt=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Si on veut écrire une pièce de théâtre positive, on ne choisit pas l'écologie. Du coup, Julien, l'auteur de la troupe, ne réussit plus à écrire. Tout ça l'angoisse. Il n'est même plus sûr de son sujet parce qu'en fait, Julien, il n'y connaît rien en écologie. Ni au climat. Ni au futur d'ailleurs.&quot;</span> Alors, un jour, il convoque des comédiens, des scientifiques, des activistes, des donneurs de leçons en management et marketing libéral. Ainsi, Julien Guyomard poursuit son travail sur les futurs utopiques/dystopiques et nous interroge sur l'écoanxiété qui touche de plus en plus nos enfants et ados.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;De quoi sera fait le futur ? Pourquoi semble-t-il disparaître de nos imaginaires au profit d'une peur ? Nous reste-t-il des récits communs autres que ceux d'une croissance infinie et destructrice ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Intro type conférence. Comme de fausses hésitations. Un comédien dans la salle. Interpellation de celui-ci, faux mécontentements, mais sur une tonalité exagérée donc humoristique, afin de démarrer rigolo et détendu, comme une dédramatisation prévisionnelle, tout en tenant des propos très proches de la réalité avec un essai de compréhension, mais en mode légèrement réac et complotiste, correspondant à ce qu'on peut facilement entendre dans le monde réel sur les préoccupations environnementales actuelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91484647-64305621.jpg?v=1752481104" alt=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Puis l'échange, sur une rythmique burlesque, appuyée par le jeu et les mimiques de la conférencière interloquée, est suivi de l'arrivée de quatre individus, au premier abord étranges du fait de leurs déguisements approximatifs. C'est la première salve de potentielles réponses qui est portée par quatre comédiens et comédienne affublés(e)s de costumes signant une représentation &quot;BD&quot; de la solution que chacun d'eux exposera (sauf celui interprétant le comédien &quot;miséreux&quot;).       <br />
              <br />
       L'un en cosmonaute, à la découverte de l'espace et prônant le concept basé sur la colonisation de nouvelles planètes ; l'une en robot exprimant son espoir dans le progrès et le technosolutionnisme ; l'autre en petit insecte hyménoptère vivant en colonies nombreuses, organisées dans des fourmilières… dont le modèle d'autonomie et d'autogestion devrait, selon l'artiste ainsi costumé, servir d'exemple à l'humain à l'avenir incertain.       <br />
              <br />
       Salve suivante aux perspectives prospectives incertaines, une banderole se mettant en place, signifiant de manière parfaitement lisible… &quot;Scientifiques en colère&quot;. Sont alors mises en évidence des actions aberrantes et des inégalités sociales, sociétales et culturelles. Pour la première, exemple est pris de l'élimination chimique de nombreux insectes coprophages à l'utilité purificatrice, ou ceux dont la fonction pollinisatrice veille encore à la sauvegarde de l'humanité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91484647-64305622.jpg?v=1752481120" alt=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Pour la seconde, est abordée la dissonance cognitive… ou comment peut-on être conscient des problèmes écologiques et du réchauffement climatique tout en continuant à partir en vacances à Arcachon en SUV surdimensionnés (les SUV ont constitué, ces 10 dernières années, la 2ᵉ source de croissance des émissions de CO2 françaises, derrière le secteur aérien). Également évoquée, la notion de découplage comme acheter des baskets en plastique recyclé (bonne conscience et croissance du PIB) alors que celles-ci sont fabriquées en Inde qui, du coup, se retrouve à assumer l'empreinte écologique (transport, énergie, etc.).       <br />
              <br />
       Toutes ces interrogations et explorations d'alternatives passent inévitablement par une réflexion sur le thème d'un éventuel changement économique et politique, sur la modification des méthodes de production, d'une présentation des synthèses des politiques et expérimentations locales réussies, sur la pertinence des consultations sociales d'où peuvent surgir la gestion coopérative sans profit, entre autres.       <br />
              <br />
       Malgré les thématiques abordées, réputées, pour beaucoup d'entre elles, génératrices d'effets anxiogènes aigus, le metteur en scène ne sombre ni dans le pathétique, ni dans le dépressif hyper noir en mode &quot;no futur&quot;, mais préfère s'orienter vers des pistes menant au questionnement, à la prise de conscience interrogative et vers l'exploration décalée, avec une réelle prise de recul, de solutions possibles ou d'actions déjà réputées salvatrices.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91484647-64305623.jpg?v=1752481137" alt=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Accompagné d'un jeu à l'unisson des comédiennes et comédiens, tous remarquables de justesse et d'énergie communicatrice, investis(es) dans leur rôle et dans les idées à défricher, à confronter, Julien Guyomard pose aussi la question : le théâtre peut-il, est-il apte à explorer toutes les possibilités ?       <br />
              <br />
       C'est là que se joue une mise en abyme où se pose l'engagement de l'artiste en tant que comédien(ne), de la radicalité… Celui-ci ou celle-ci doit-il-elle s'engager dans les actions que prône le spectacle ? Aujourd'hui, &quot;dans la vraie vie&quot;, y'a plus qu'à… quoi ? Changer de logique ? On connaît l'efficacité, en matière de nutriments et d'engrais, de la présence d'arbres parsemés dans un champ de blé, les &quot;bénéfices&quot; de l'utilisation des monnaies locales, la réalité positive d'un quartier de Rennes en gestion collective…       <br />
              <br />
       Quand l'écoanxiété domine, pouvons-nous, réussirons-nous à imaginer et construire un nouveau monde... &quot;Y a plus qu'à&quot;... Bien sûr, la question reste ouverte et c'est aussi la fonction du théâtre, de la création artistique !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Y'a Plus Qu'à"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91484647-64305624.jpg?v=1752487155" alt=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Création 2025       <br />
       Texte : Julien Guyomard.       <br />
       Mise en scène : Julien Guyomard.       <br />
       Dramaturgie : Damien Houssier et Elodie Vom Hofe.       <br />
       Avec : Magaly Godenaire, Julien Cigana, Damien Houssier, Renaud Triffault et Elodie Vom Hofe.       <br />
       Création sonore : Théo Cardoso.       <br />
       Création costumes : Benjamin Moreau.       <br />
       Production Compagnie Scena Nostra.       <br />
       Co-production L'Envolée - pôle artistique du Val Briard.       <br />
       Tout public dès 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91484647-64305625.jpg?v=1752487188" alt=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 octobre 2025 :</span> Espace culturel Boris Vian, Les Ulis (91).       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 octobre 2025 :</span> L'Entre Deux, Lesigny (77).       <br />
       15 novembre 2025 : Scène de Recherche de l'ENS, Saclay (91).       <br />
       29 novembre 2025 : Salle polyvalente (programmation du Théâtre de l'Étampois), Ormoy-la-Rivière (91).       <br />
       30 novembre 2025 : Salle communale (programmation du Théâtre de l'Étampois), Saint-Escobille (91).       <br />
       1er décembre 2025 : Petit Théâtre (programmation du Théâtre de l'Étampois), Étampes (91).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Y-a-plus-qu-a-imaginer-et-construire-un-nouveau-monde-ou-chronique-de-la-cruelle-et-toxique-realite-que-celle-de-ne_a4368.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire</title>
   <updated>2025-07-14T14:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Quand-l-ecoanxiete-domine-Y-a-plus-qu-a-imaginer-et-construire-un-nouveau-monde-ou-chronique-de-la-cruelle-et_a4306.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89894551-63489071.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-14T10:07:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Donnez-moi une raison d'espérer !" Telle est la sollicitation, émise à l'adresse des comédiens, scientifiques, activistes, chercheurs de tous poils, par l'auteur. Ici, sont invitées, à la table de la création textuelle et théâtrale de Julien Guyomard, nos anxiogènes préoccupations ayant trait à l'écologie, à l'avenir de l'humanité et au futur climatique. Toutes choses n'amenant pas, a priori, à l'élaboration d'une pièce de théâtre positive… D'où l'impérieux souhait lancé par l'auteur, par le biais d'un personnage fictionnel, habité par une comédienne en incarnation de conférencière maladroite et hésitante, naviguant dans une cruelle et angoissante réalité… la nôtre ! Alors, quand écrire sur l'écologie angoisse, il n'y a plus qu'à refaire le monde et trouver des futurs possibles pour tenter quelque chose : y a plus qu'à…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89894551-63489071.jpg?v=1752481089" alt="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Si on veut écrire une pièce de théâtre positive, on ne choisit pas l'écologie. Du coup, Julien, l'auteur de la troupe, ne réussit plus à écrire. Tout ça l'angoisse. Il n'est même plus sûr de son sujet parce qu'en fait, Julien, il n'y connaît rien en écologie. Ni au climat. Ni au futur d'ailleurs.&quot;</span> Alors, un jour, il convoque des comédiens, des scientifiques, des activistes, des donneurs de leçons en management et marketing libéral. Ainsi, Julien Guyomard poursuit son travail sur les futurs utopiques/dystopiques et nous interroge sur l'écoanxiété qui touche de plus en plus nos enfants et ados.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;De quoi sera fait le futur ? Pourquoi semble-t-il disparaître de nos imaginaires au profit d'une peur ? Nous reste-t-il des récits communs autres que ceux d'une croissance infinie et destructrice ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Intro type conférence. Comme de fausses hésitations. Un comédien dans la salle. Interpellation de celui-ci, faux mécontentements, mais sur une tonalité exagérée donc humoristique, afin de démarrer rigolo et détendu, comme une dédramatisation prévisionnelle, tout en tenant des propos très proches de la réalité avec un essai de compréhension, mais en mode légèrement réac et complotiste, correspondant à ce qu'on peut facilement entendre dans le monde réel sur les préoccupations environnementales actuelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89894551-63489073.jpg?v=1752481104" alt="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Puis l'échange, sur une rythmique burlesque, appuyée par le jeu et les mimiques de la conférencière interloquée, est suivi de l'arrivée de quatre individus, au premier abord étranges du fait de leurs déguisements approximatifs. C'est la première salve de potentielles réponses qui est portée par quatre comédiens et comédienne affublés(e)s de costumes signant une représentation &quot;BD&quot; de la solution que chacun d'eux exposera (sauf celui interprétant le comédien &quot;miséreux&quot;).       <br />
              <br />
       L'un en cosmonaute, à la découverte de l'espace et prônant le concept basé sur la colonisation de nouvelles planètes ; l'une en robot exprimant son espoir dans le progrès et le technosolutionnisme ; l'autre en petit insecte hyménoptère vivant en colonies nombreuses, organisées dans des fourmilières… dont le modèle d'autonomie et d'autogestion devrait, selon l'artiste ainsi costumé, servir d'exemple à l'humain à l'avenir incertain.       <br />
              <br />
       Salve suivante aux perspectives prospectives incertaines, une banderole se mettant en place, signifiant de manière parfaitement lisible… &quot;Scientifiques en colère&quot;. Sont alors mises en évidence des actions aberrantes et des inégalités sociales, sociétales et culturelles. Pour la première, exemple est pris de l'élimination chimique de nombreux insectes coprophages à l'utilité purificatrice, ou ceux dont la fonction pollinisatrice veille encore à la sauvegarde de l'humanité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89894551-63489171.jpg?v=1752481120" alt="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Pour la seconde, est abordée la dissonance cognitive… ou comment peut-on être conscient des problèmes écologiques et du réchauffement climatique tout en continuant à partir en vacances à Arcachon en SUV surdimensionnés (les SUV ont constitué, ces 10 dernières années, la 2ᵉ source de croissance des émissions de CO2 françaises, derrière le secteur aérien). Également évoquée, la notion de découplage comme acheter des baskets en plastique recyclé (bonne conscience et croissance du PIB) alors que celles-ci sont fabriquées en Inde qui, du coup, se retrouve à assumer l'empreinte écologique (transport, énergie, etc.).       <br />
              <br />
       Toutes ces interrogations et explorations d'alternatives passent inévitablement par une réflexion sur le thème d'un éventuel changement économique et politique, sur la modification des méthodes de production, d'une présentation des synthèses des politiques et expérimentations locales réussies, sur la pertinence des consultations sociales d'où peuvent surgir la gestion coopérative sans profit, entre autres.       <br />
              <br />
       Malgré les thématiques abordées, réputées, pour beaucoup d'entre elles, génératrices d'effets anxiogènes aigus, le metteur en scène ne sombre ni dans le pathétique, ni dans le dépressif hyper noir en mode &quot;no futur&quot;, mais préfère s'orienter vers des pistes menant au questionnement, à la prise de conscience interrogative et vers l'exploration décalée, avec une réelle prise de recul, de solutions possibles ou d'actions déjà réputées salvatrices.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89894551-63489173.jpg?v=1752481137" alt="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Accompagné d'un jeu à l'unisson des comédiennes et comédiens, tous remarquables de justesse et d'énergie communicatrice, investis(es) dans leur rôle et dans les idées à défricher, à confronter, Julien Guyomard pose aussi la question : le théâtre peut-il, est-il apte à explorer toutes les possibilités ?       <br />
              <br />
       C'est là que se joue une mise en abyme où se pose l'engagement de l'artiste en tant que comédien(ne), de la radicalité… Celui-ci ou celle-ci doit-il-elle s'engager dans les actions que prône le spectacle ? Aujourd'hui, &quot;dans la vraie vie&quot;, y'a plus qu'à… quoi ? Changer de logique ? On connaît l'efficacité, en matière de nutriments et d'engrais, de la présence d'arbres parsemés dans un champ de blé, les &quot;bénéfices&quot; de l'utilisation des monnaies locales, la réalité positive d'un quartier de Rennes en gestion collective…       <br />
              <br />
       Quand l'écoanxiété domine, pouvons-nous, réussirons-nous à imaginer et construire un nouveau monde... &quot;Y a plus qu'à&quot;... Bien sûr, la question reste ouverte et c'est aussi la fonction du théâtre, de la création artistique !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Y'a Plus Qu'à"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89894551-63490230.jpg?v=1752487155" alt="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Création 2025       <br />
       Texte : Julien Guyomard.       <br />
       Mise en scène : Julien Guyomard.       <br />
       Dramaturgie : Damien Houssier et Elodie Vom Hofe.       <br />
       Avec : Magaly Godenaire, Julien Cigana, Damien Houssier, Renaud Triffault et Elodie Vom Hofe.       <br />
       Création sonore : Théo Cardoso.       <br />
       Création costumes : Benjamin Moreau.       <br />
       Production Compagnie Scena Nostra.       <br />
       Co-production L'Envolée - pôle artistique du Val Briard.       <br />
       Tout public dès 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89894551-63490260.jpg?v=1752487188" alt="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 24 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 45. Relâche le vendredi.       <br />
       Théâtre du Train Bleu, Salle 2, 40 rue Paul Saïn, Avignon.       <br />
       Réservation : xx xx xx xx xx.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-theatredutrainbleu.mapado.com/event/531639-ya-plus-qua" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredutrainbleu.fr/" target="_blank">>> theatredutrainbleu.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 Octobre : Les Ulis (91).       <br />
       15 Novembre 2025 : Scène de Recherche de l'ENS, Saclay (91).       <br />
       30 Novembre 2025 : Saint-Escobille (91).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Quand-l-ecoanxiete-domine-Y-a-plus-qu-a-imaginer-et-construire-un-nouveau-monde-ou-chronique-de-la-cruelle-et_a4306.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite</title>
   <updated>2025-05-23T11:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-11-Radio-Lapin-Histoires-de-luttes-Une-radio-pirate-ephemere-qui-revele-les-luttes-environnementales_a4223.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88743793-62812722.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-23T11:07:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici la 11ᵉ édition de GrandreporTERRE, série de spectacles performances qui parcourent les thématiques fortes de l'actualité en donnant les manettes des projets à un binôme formé d'un journaliste et d'un ou plusieurs artistes. Leurs regards croisés sur ce qui agite nos sociétés parviennent ainsi, après une petite semaine de répétition, à créer ces spectacles impromptus qui sont sortis du four à peine forgé, encore brûlants, souvent incendiaires, toujours percutants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812722.jpg?v=1747991578" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Radio Lapin s'inscrit totalement dans ce concept. Le sujet de la fournée : l'Histoire des luttes, celles qui soulèvent les résistances populaires que nos sociétés connaissent depuis quelques générations, en particulier celles qui concernent l'écologie, mais pas que. Aux manettes, Antoine Chao, journaliste-reporter radio spécialisé depuis quelques années dans les luttes environnementales pour France Inter, et Alice Vannier et Sacha Ribeiro pour la mise en scène et le jeu.       <br />
              <br />
       La scène représente principalement le studio d'émission d'une radio. Ce sera la Radio Lapin. Titre trouvé en référence à une phrase de Daniel Mermet en évoquant le travail de Howard Zinn : <span style="font-style:italic">&quot;Tant que les lapins n'auront pas d'historiens, l'histoire sera racontée par des chasseurs.&quot;</span> Une évocation surenchérie par l'évocation d'une chanson de Chantal Goya qui reviendra régulièrement dans la mise en scène : <span style="font-style:italic">&quot;Ce matin, un lapin a tué un chasseur, c'était un lapin qui avait un fusil…&quot;</span> Le ton est donné et l'émission de radio peut commencer avec des reportages, des enregistrements et interviews qui relatent tous des événements de luttes sociales qui ont eu lieu depuis plus d'un demi-siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812725.jpg?v=1747991627" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Les trois interprètes font ainsi revivre ces luttes, qu'elles soient contemporaines contre les méga-bassines, les déforestations, Notre-Dame des Landes, les pollutions environnementales, mais aussi anciennes, celles des années soixante-dix et quatre-vingt, plus rapidement évoquées. C'est le ton dynamique et d'un joli bordelisme d'une radio pirate qui ordonne le spectacle. Toutes sortes de luttes sont ainsi catapultées soit par la narration, le jeu ou l'insertion d'enregistrements qui proviennent de la collection pléthorique d'Antoine Chao, reporter de longue date pour Radio France dans l'émission &quot;Là-bas si j'y suis&quot; et &quot;Comme un bruit qui court&quot;, puis &quot;C'est bientôt demain&quot;. Une dernière émission que France Inter vient de déprogrammer.       <br />
               <br />
       C'est aussi là, un sujet, et peut-être l'une des principales leçons qu'apporte ce spectacle : l'espèce d'acharnement que les luttes sociales pour l'environnement subissent de la part des pouvoirs, qu'ils soient nationaux ou locaux. Car l'impression globale qui ressort de ces différentes interventions donne bien le ton du bras de fer engagé entre les défenseurs du bien commun qu'est la planète contre les puissants qui veulent l'accaparer en le dégradant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812729.jpg?v=1747991651" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Pour aller plus loin dans cette idée, il sera aussi question de mettre en lumière ces forces qui s'opposent aux luttes sociales : celles de l'extrême droite qui récupère le symbole féministe fort de Jeanne d'Arc et qui détourne (via Marion Maréchal Le Pen) les pensées d'Antonio Gramsci, philosophe communiste italien emprisonné 11 ans pour ses idées. On y apprend aussi les manœuvres de défiguration de l'histoire organisées par le parc du Puy du Fou, mais aussi par le subventionnement à hauteur de 500 000 euros par la Région Auvergne-Rhône-Alpes sous la direction de Laurent Wauquiez, qui a par ailleurs supprimé cinq millions d'euros aux structures culturelles, d'un spectacle sur l'histoire de France revisitée ou bien plutôt revisitée : &quot;Raconte-moi la France&quot;.       <br />
               <br />
       Bref, ce qui marque et trouble le plus au sortir de ce déferlement d'actions, c'est bien l'organisation silencieuse qui, en face des luttes environnementales ou autres, agit pour circonvenir le plus étroitement possible ces actions et finalement les empêcher.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre du Point, Lyon, le 5 mai 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812741.jpg?v=1747991673" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène de l'actualité : Alice Vannier et Sacha Ribeiro avec le journaliste Antoine Chao.       <br />
       Avec : Antoine Chao, Sacha Ribeiro, Alice Vannier.       <br />
       Collaboration artistique : Angélique Clairand.       <br />
       Scénographie : Benjamin Hautin.       <br />
       Régie lumière : Quentin Chambeaud.       <br />
       Régie générale et son : Marine Iger.       <br />
       Collaboration technique : Thierry Pertière, Christophe Reboul.       <br />
       Production Théâtre du Point du Jour, Lyon.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       16 juillet 2025 : Festival Contre-courant, CCAS La Barthelasse, Avignon (84).       <br />
       Du 3 au 4 novembre 2025 : Théâtre des Célestins (en coréalisation avec le Théâtre du Point du Jour), Lyon (69).       <br />
       Du 10 au 14 novembre 2025 : Théâtre de la Cité Internationale, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-11-Radio-Lapin-Histoires-de-luttes-Une-radio-pirate-ephemere-qui-revele-les-luttes-environnementales_a4223.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles</title>
   <updated>2025-01-22T17:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Bienvenue-Ailleurs-Faire-secession-avec-un-monde-a-l-agonie-pour-tenter-d-imaginer-de-nouveaux-possibles_a4101.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84861726-60568092.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-10T16:35:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sara a 16 ans… Une adolescente sur une planète bleue peuplée d’une humanité dont la grande majorité est sourde à entendre l’agonie annoncée, voire amorcée diront les plus lucides. Une ado sur le chemin de la prise de conscience et de la mutation, du passage du conflit générationnel… à l'écologie radicale. Aurélie Namur nous parle, dans "Bienvenue ailleurs", de rupture, de renversement, d'une jeunesse qui ne veut pas s'émanciper, mais rompre radicalement avec notre monde usé et dépassé… Le nouvel espoir d'une jeunesse inspirée ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84861726-60568092.jpg?v=1733846475" alt=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" title=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" />
     </div>
     <div>
      Sara a donc 16 ans lorsqu'elle découvre les images des incendies apocalyptiques qui embrasent l'Australie en 2020 (dont l'île Kangourou) qui blessent, brûlent, tuent kangourous et koalas. Images traumatiques qui vont déclencher les premiers regards critiques, les premières révoltes générées par les crimes humains sur l'environnement, sans évocation pour elle d'échelle de gravité, cela allant du rejet de solvant dans les rivières par Pimkie, de la pêche destructrice des bébés thons en passant de l'usage de terres rares (et les conséquences de leur extraction) dans les calculettes, les smartphones et bien d'autres actes criminels contre la planète et ses habitants non-humains.       <br />
              <br />
       Puisant ici son sujet dans les questionnements et problèmes écologiques actuels ou récurrents depuis de nombreuses années, Aurélie Namur explore le parcours de la révolte légitime d’une adolescente, dont les constats et leur expression suggèrent une violence sous-jacente réelle, puissante, et une cruelle lucidité, toutes deux fondées sur une rupture avec la société qui s'obstine à ne pas réagir de manière réellement efficace face au réchauffement climatique, à l'usure inconsidérée – et exclusivement humaine – de la planète, à la perte de confiance dans les hommes politiques, etc.       <br />
              <br />
       Composée de trois fragments (&quot;Revoir les kangourous&quot;, &quot;Dézinguée&quot; et &quot;Qui la connaît, cette vie qu'on mène ?&quot;) et d'un interlude** – permettant à la jeunesse de prendre corps &quot;dansant&quot; –, la pièce d'Aurélie Namur s'articule autour d'une trajectoire singulière, celle d'une jeune fille, quittant le foyer familial pour, petit à petit, s'orienter vers l'écologie radicale, et de son absence sur le plateau, le récit étant porté par Camila, sa mère, puis par Aimé, son amour, et, enfin, par Pauline, son amie. Venant compléter ce trio narrateur, le musicien Sergio Perera et sa narration instrumentale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84861726-60568116.jpg?v=1733846530" alt=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" title=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" />
     </div>
     <div>
      Les trames musicales impulsées par les percussions viennent – comme un personnage à part entière – appuyer les émotions, exprimer l'intensité de certaines pensées, rythmer l'action, ou encore exprimer des battements plus organiques, comme celui du cœur de Sara ou ses essoufflements. La palette instrumentale du percussionniste Sergio se compose de toms, d'un lithophone et d'un vibraphone, d'appeaux, de timbales d'orchestre.       <br />
              <br />
       Ces derniers, permanents sur le plateau, deviennent des éléments de décor à part entière, se trouvant alors mis en exergue du fait de leur présence &quot;impériale&quot;, comme des trônes inévitables au regard sur le tapis de sol rouge vif qui recouvre la totalité de la scène. Aurélie Namur imprime ainsi, par moment, une ambiance surréaliste à son récit, créant des représentations simplifiées, mais créatives, des différents lieux traversés par Sara.       <br />
              <br />
       Les éléments scénographiques utilisés initient des atmosphères environnementales, naturelles et authentiques qui, fortes de leur capacité à stimuler l'imagination, illustrent les différents espaces où se déroulent les actions et/ou les situations narrées par la mère, l'amour ou l'amie de Sara, en correspondance avec le cheminement écologique radical de cette dernière. Pour le premier fragment, c'est une simple lampe allumée qui symbolise le salon exigu de Camila.       <br />
              <br />
       Pour celui de la ZAD, une banderole (sur laquelle est inscrit &quot;Bienvenue ailleurs&quot;) et des gyrophares évoquent le vaste extérieur du campement des activistes ainsi que les événements qui s'y dérouleront. Enfin, pour le dernier épisode, sur un tulle tendu peint, apparaît une forêt, à la perspective profonde et dense, reproduction d'un paysage bucolique du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich.       <br />
              <br />
       Chaque fragment qui compose &quot;Bienvenue ailleurs&quot; pose cette question : comment envisager, imaginer aujourd'hui un monde qui soit fondamentalement différent – du point de vue écologique bien sûr, mais aussi en matière de démocratie – de celui que nous connaissons ? Et comment imaginer un futur qui diffère de celui, destructeur et suicidaire, qui se profile au fil des jours ?       <br />
              <br />
       En parallèle et en symbiose avec ces questionnements, Aurélie Namur confronte aussi de manière concrète, presque audacieuse, les deux stratégies de l'écologie radicale coexistantes, celle de la confrontation, de la résistance, et celle de la sécession qui fait totalement abstraction du monde existant, l'ignore. Ces modes de pensée insufflés par la nouvelle génération proposent de nouveaux symboles, un nouveau récit, de nouveaux rapports au vivant… et portent des interrogations urgentes et essentielles… et le théâtre peut en être la vitrine… c'est ce que nous offre ici Aurélie Namur.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bienvenue Ailleurs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84861726-60568126.jpg?v=1733846577" alt=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" title=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" />
     </div>
     <div>
      Texte : Aurélie Namur (aux éditions Lansman).       <br />
       Mise en scène : Aurélie Namur.       <br />
       Dramaturgie : Marion Stoufflet.       <br />
       Collaboration artistique et assistant à la mise en scène : Nicolas Pichot.       <br />
       Avec : Pierre Bienaimé*, Noémie Guille*, Aurélie Namur et avec la participation d'un groupe amateur**.       <br />
       Percussions, vibraphone et lithophone : Sergio Perera.       <br />
       Scénographie, costumes : Daniel Fayet.       <br />
       Lumière : Claire Eloy.       <br />
       Voix off : Mélanie Helfer*.       <br />
       Décor sonore : Tony Bruneau, Sergio Perera et Pierre Bienaimé.       <br />
       Regard chorégraphique : Florence Bernad       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Comédien et comédiennes issu(es) de l'ENSAD Montpellier.       <br />
       **Projet théâtral immersif et collaboratif, celui-ci convie sur scène, dans chaque lieu culturel où la pièce est programmée, le temps d'un interlude, une quinzaine de jeunes résidant sur le territoire du théâtre où a lieu les représentations.</span>       <br />
              <br />
       A été représenté les 21 et 22 novembre 2024 au Théâtre Jean Vilar, Montpellier (34).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 décembre 2024 : Théâtre Jérôme Savary, Villeneuve-lès-Maguelone (34).       <br />
       17 et 19 décembre 2024 : Théâtre des Nouveautés (avec le Parvis - Scène nationale), Tarbes (65).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 février 2025 :</span> Théâtre de Pézenas, Pézenas (34).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13, 14 et 15 mars 2025 :</span> Théâtre du Grand Rond, Toulouse (31).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Bienvenue-Ailleurs-Faire-secession-avec-un-monde-a-l-agonie-pour-tenter-d-imaginer-de-nouveaux-possibles_a4101.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Carbone" Sept méditations sylvestres à la recherche de nos origines</title>
   <updated>2024-06-13T19:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Carbone-Sept-meditations-sylvestres-a-la-recherche-de-nos-origines_a3945.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80953325-58359961.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-14T07:29:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dieu, selon une légende urbaine couchée sur du papier bible, aurait naguère créé la Terre, les Animaux, l'Homme (et accessoirement la femme) en six jours ouvrés, le septième étant réservé comme il se doit au repos du guerrier… Sur ses pas, la Cie du Syndicat d'initiative de Julien Duval et Carlos Martins se propose de retourner en forêt, à la nuit tombante, au cœur de la création (artistique) pour, au détour de sept méditations, poser aux spectateurs aventureux cette question tout autant essentielle qu'existentielle : "C'est quoi être humain ?". L'occasion rêvée, en pleine nature et pleine nuit, d'éclairer nos lanternes sur ceux qui nous ont précédés et dont nous sommes les (heureux ?!) héritiers.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80953325-58359961.jpg?v=1718298002" alt=""Carbone" Sept méditations sylvestres à la recherche de nos origines" title=""Carbone" Sept méditations sylvestres à la recherche de nos origines" />
     </div>
     <div>
      Tout commence par une immersion sensible dans la (belle) forêt du Taillan Médoc située à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux. Là, les autocars ayant déversé leur cargaison d'humains estampillés 2024 av. JO, la rencontre avec les grands feuillus (ou pas) invite à apprécier en toute conscience la mesure de ce que nous sommes. Et lorsqu'un acteur humanoïde, juché sur un escabeau, développe – geste à l'appui – la tirade de la main (exit celle du nez de Cyrano), organe magique dont le creux est comme un don céleste permettant d'appréhender le monde en sa concavité, on se dit qu'on en avait perdu totalement conscience, absorbé au plus haut point par la prothèse du portable qui la prolonge.       <br />
              <br />
       Guidés par des lucioles solaires jusqu'à des gradins de bois, nous prenons place pour accueillir les sept méditations… Collerette shakespearienne autour du cou, crâne du bouffon Yorick en main, un comédien ouvre la représentation en simulant Hamlet. Un rôle moins effrayant à ses dires que son face-à-face avec un loup bien vivant, moment essentiel où s'est jouée devant ses yeux éblouis &quot;sa&quot; rencontre avec les origines de notre humanité. D'où la question centrale récurrente : être humain, c'est quoi ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80953325-58359965.jpg?v=1718298028" alt=""Carbone" Sept méditations sylvestres à la recherche de nos origines" title=""Carbone" Sept méditations sylvestres à la recherche de nos origines" />
     </div>
     <div>
      Première méditation… &quot;Je n'ai jamais vu un chien admirer un arbre&quot;. Être sensible à la beauté de la nature, s'en émerveiller jusqu'à plus soif, pourrait être un premier élément de réponse. La citation du poème de Jacques Prévert – &quot;Deux escargots s'en vont à l'enterrement d'une feuille morte&quot; – ajoute à ce moment d'extase contemplatif une touche supplémentaire de bonheur &quot;naturel&quot;. Tout au long de la soirée, de multiples références à des poètes, philosophes, anthropologues et sommités diverses et variées, viendront en effet étayer les propos tenus. La fantaisie s'invitera aussi. Là, sous la forme d'une question apparemment saugrenue mettant en perspective la cause et l'effet : <span style="font-style:italic">&quot;A-t-on perdu nos poils parce que l'on portait des vêtements ? Ou a-t-on porté des vêtements parce qu'on n'avait pas de poils ?&quot;.</span> L'éternelle question casse-tête (pour ne pas dire plus…) de l'œuf et de la poule…       <br />
              <br />
       &quot;Unicité ou universalité de l'espèce ?&quot;… Les récits de vie viennent corroborer l'itinéraire singulier de chacun s'inscrivant dans le cadre d'une histoire commune à partager. Ainsi de la méditation suivante – &quot;Dans la diversité qui nous unit, nous sommes tous différents&quot; – où les réponses aux questions posées aux 155 personnes présentes ce soir confirment amplement cet axiome… Nous sommes chacun les héritiers d'une longue histoire singulière et commune, <span style="font-style:italic">&quot;Nous avons vécu avant de naître&quot;</span> (dixit Pascal Quignard), notre histoire nous dépasse totalement…       <br />
              <br />
       Et pour illustrer que ce qui nous fonde trouve ses origines dans le big bang, suivi (très longtemps après) par les bactéries, les primates et l'Homo sapiens, un mètre à ruban est déployé, offrant une vue ludique des différentes étapes qui nous ont précédés. Force est de constater, sans contestation possible, que l'Homo sapiens n'occupe qu'un micro-espace dans le panorama déplié de l'histoire de notre planète…       <br />
              <br />
       &quot;Homo sapiens est un songe vivant&quot;, aucune réalité en dehors de celle que se raconte l'humain. <span style="font-style:italic">&quot;La vie est un songe&quot;</span> (Calderon). <span style="font-style:italic">&quot; Mourir... dormir, peut-être rêver. Être ou ne pas être, telle est la question&quot;</span> Shakespeare encore et toujours cité pour dire que notre présence au monde n'est que fragmentaire, un récit bâti de toutes pièces par notre psyché. Marguerite Yourcenar, sollicitée à son tour, enfoncera le clou de la relativité de notre importance humaine au regard de celle des arbres. Et joignant le geste au propos, les comédiens se dévêtent de leur pelure pour se relier par un ruban à l'arbre, leur alter ego.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80953325-58360034.jpg?v=1718298077" alt=""Carbone" Sept méditations sylvestres à la recherche de nos origines" title=""Carbone" Sept méditations sylvestres à la recherche de nos origines" />
     </div>
     <div>
      Un dernier pas restera à franchir dans la chaine de l'évolution donnée à voir et à entendre avec entrain. Remonter en effet à l'origine des origines pour y trouver… le carbone, source de la vie et titre phare de cette performance bucolique. La chute, guidée par la comédienne musicienne ayant officié cette traversée vertigineuse, proposera une synthèse de la démonstration in vivo : <span style="font-style:italic">&quot;Si vous voulez savoir d'où vous venez, ne vous arrêtez pas à vos parents, grands-parents, ou même à la Révolution française… remontez au big bang&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Plaisir sensible d'être en forêt par une belle nuit de printemps, en compagnie de comédiennes et comédiens investis joyeusement dans cette épopée naturaliste, anthropologique et méditative. Cependant, on restera dubitatif face au trop-plein de références scientifiques, poétiques, littéraires citées à flux tendu. Si elles sont à l'origine et en appui du jeu, elles l'alourdissent de leur poids didactique… Loin d'être un phénomène extraordinaire, l'humain n'est qu'un épiphénomène d'un tout le dépassant à jamais… Dont acte.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 5 juin dans la forêt du Taillan près de Bordeaux, dans le cadre d'un théâtre en plein air proposé par le TnBA.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Carbone"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80953325-58360036.jpg?v=1718298108" alt=""Carbone" Sept méditations sylvestres à la recherche de nos origines" title=""Carbone" Sept méditations sylvestres à la recherche de nos origines" />
     </div>
     <div>
      Un projet de Julien Duval et Carlos Martins,       <br />
       Compagnie Le Syndicat d'Initiative.       <br />
       Mise en scène : Julien Duval.       <br />
       Avec : Jérémy Barbier d'Hiver, Julien Duval, Carlos Martins, Kat May (musicienne), Ariane Pelluet.       <br />
       Dramaturgie : Bénédicte Simon.       <br />
       Scénographie : Olivier Thomas.       <br />
       Lumière : Anna Tubiana et Pierrick Gigand.       <br />
       Musique : Kat May.       <br />
       Création son : Madame Miniature.       <br />
       Costumes : Aude Désigaux.       <br />
       Corps : Elsa Moulineau       <br />
       Régie générale : Samuel Poumeyrol.       <br />
       Production Le Syndicat d’Initiative.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mardi 4 au samedi 8 juin 2024 dans la forêt du Taillan près de Bordeaux, dans le cadre d'un théâtre en plein air proposé par le TnBA (Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Carbone-Sept-meditations-sylvestres-a-la-recherche-de-nos-origines_a3945.html" />
  </entry>
</feed>
