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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-13T03:08:07+02:00</updated>
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   <title>"Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère</title>
   <updated>2026-09-30T17:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mere-Morte-explore-avec-delicatesse-et-intensite-les-blessures-inguerissables-du-viol-d-enfant-et-du-deni-de-mere_a4672.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-10-01T07:55:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il était une fois bien longtemps, des années, des dizaines d'années après les événements, il était une fois Jeanne, au pied du cercueil de sa mère, Jeanne arrivée trop tard pour pouvoir une dernière fois échanger avec sa mère, échanger et enfin, après ces décennies qui ont été sa vie de femme, enfin pouvoir dire, pouvoir faire comprendre à cette mère le mal, le mal qui a détruit son être depuis l'enfance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441141.jpg?v=1766392453" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Il est trop tard pour que cette mère entende enfin ce mal qu'elle a toujours refusé de considérer comme tel. Et pourtant, ce n'est pas une parole vaine que Jeanne va expulser d'elle-même face à ce cercueil, face à ces souvenirs, face à ces peurs jamais éteintes. C'est une parole éclairante qui va révéler une vérité dont elle ne va prendre conscience que lors de ce dialogue avec cette morte, cette absence.       <br />
              <br />
       De dialogue, elle n'en eut jamais avec cette mère qui refusa l'abus sexuel, le viol, les viols que sa fille a subis dans son plus jeune âge, viols commis par l'homme aimé, l'amant de cette mère aveuglée par l'amour, un amour qui rend sourd aux révélations de sa petite fille, un amour qui va presque jusqu'à justifier le crime pervers de cet homme.       <br />
              <br />
       À petites touches. Mot après mot. Silence après silence. Corine Bastat dévoile pas à pas l'histoire de Jeanne, au corps et à l'âme blessés, et au cœur écartelé entre l'affection pour cette mère et la colère, l'incompréhension et le dégoût pour cette même mère qui n'a jamais su la défendre, qui n'a même jamais essayé, qui n'a fait que se protéger par le déni
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441142.jpg?v=1766392521" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Lâche, peut-être, peut-être pire que lâche, elle s'en rend compte mots après mots, pire, car cette mère consciente des viols, au courant de tout, s'arrange pour justifier ces actes, les actes du violeur, du pédophile.       <br />
              <br />
       Le texte de Lucile Bertin est d'une délicatesse extrême. Elle parvient à faire ressentir la faille vertigineuse au-dessus de laquelle son personnage se trouve sans cesse. Jeanne est tour à tour étonnamment douceur et tendresse pour sa mère, une tendresse que ce silence autour de ses blessures déchire par instants, brefs, puissants, à filer le frisson. Ce texte, les silences le fragmentent, comme les basses profondes rythment de façon entêtante certaines musiques lancinantes.       <br />
              <br />
       C'est le silence dont il est question ici : le silence d'une mère, le silence imposé à une enfant victime d'une monstruosité. Ce silence, Corine Bastat l'égraine tout au long de ce spectacle, sans jamais le laisser vide, au contraire, un silence comme on retient sa respiration, comme on s'étouffe, comme on apaise le grondement qui veut exploser et ravager tout.       <br />
              <br />
       Patrick Mons et sa comédienne ont su décrypter le texte de Lucile Bertin avec intelligence, finesse et sensibilité. Sa mise en scène ainsi que sa direction d'actrice sont à la fois simples et précises. Elle fait évoluer la comédienne entre deux univers : le présent représenté par une partie du plateau occupée par un cercueil recouvert d'une toile blanche, le passé dans lequel Jeanne revit quelques scènes avec sa mère, figuré par une table de cuisine et deux chaises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441143.jpg?v=1766392548" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Les évolutions et les passages d'un espace à l'autre se font avec souplesse, sans heurts, permettant au texte de couler comme une rivière que rien n'entrave.       <br />
              <br />
       Corine Bastat crée une Jeanne complexe et fascinante. Par sa voix, ses attitudes, ses gestes, sa tendresse et ses éclats, elle lui offre un éventail de couleurs vaste et son talent fait vibrer toutes les émotions cachées dans le texte sans jamais se risquer au pathétique. Au contraire.       <br />
              <br />
       Mère Morte procure de magnifiques émotions, fortes et contradictoires, et l'évocation de Jeanne, sa force de vie, son entêtement à résister à l'humiliation, son combat restent longtemps gravés au cœur.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mère Morte"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441144.jpg?v=1766392580" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Texte : Lucile Bertin.       <br />
       Mise en scène : Patrick Mons        <br />
       Avec : Corinne Bastat.       <br />
       Violoncelle : Livia Stanese.       <br />
       Enregistrement : Jean-François Viguié.       <br />
       Cie La Lune et l'Océan.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Lauréat de l'aide à la création Artcena.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 17 octobre 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h.       <br />
       Le 100ecs, 100, rue de Charenton, Paris 12ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 46 28 80 94.       <br />
       <a class="link" href="https://100ecs.fr/programmation/saison-2026-2027/theatre-mere-morte/" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://100ecs.fr" target="_blank">&gt;&gt; 100ecs.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le 100 ECS, Établissement Culturel Solidaire (Société Coopérative d’Intérêt Collectif ou SCIC), est la première fabrique de culture à Paris, fondée en 2008 par Frédéric de Beauvoir. C'est un laboratoire d’idées et d’expérimentations au profit d’une nouvelle forme de coopération culturelle, sociale et solidaire, moteur d’une nouvelle économie collaborative.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Mere-Morte-explore-avec-delicatesse-et-intensite-les-blessures-inguerissables-du-viol-d-enfant-et-du-deni-de-mere_a4672.html" />
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   <title>"Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme</title>
   <updated>2026-09-20T17:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Hystory-Quand-l-adolescence-laisse-d-impalpables-cicatrices-a-l-ame_a4662.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/98094156-68305450.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-09-21T07:42:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les autrices et auteurs nordiques nous donnent souvent des regards implacables sur les sociétés, les communautés et les humains en général. Dans cette pièce, l'autrice islandaise Kristín Eiríksdóttir ne déroge pas à cette habitude. Elle va même plus loin. Ses mots, ses personnages et la construction de son texte sont emplis de colère, de cruauté et d'une noirceur presque sans un rayon de tendresse. Oui, l'adolescence est ici un cauchemar dont on ne se réveille pas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98094156-68305450.jpg?v=1789915944" alt=""Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme" title=""Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme" />
     </div>
     <div>
      Vingt ans après, comme le dernier tome de &quot;Trois Mousquetaires&quot; de Dumas, c'est vingt ans après s'être perdues de vue que les trois amies se retrouvent invitées chez l'une d'elles, Dagny. Leur amitié d'enfance s'est éteinte peu après leur quinzaine, s'est dissoute, a été oubliée. Et les retrouvailles ne sont pas des retrouvailles d'héroïnes, mais ressemblent à quelque chose de tendu, avec les caractères de chacune qui semblent crier bien fort son existence.       <br />
               <br />
       Trois caractères si différents qu'on a peine à les imaginer, copines d'enfance. Dagny, chez qui se passe la soirée, autoritaire, tranchante et maniaque de la propreté, et ses deux invitées qui déboulent, l'une alcoolique style destroy à deux doigts de se retrouver SDF, l'autre, mère de deux enfants – ils sont très très gentils, dit-elle, entre un trou de mémoire et une absence dus sans doute à un excès de Lexomil. Quant à Dagny qui les a réunies ce soir-là dans son joli appartement à crédit pour nettoyer leur mémoire, elle est, elle aussi, comme une naufragée accrochée à son appartement à crédit comme à une bouée de sauvetage.       <br />
               <br />
       Peu à peu, bribe à bribe, verre après verre, l'histoire de ces trois anciennes adolescentes va finir par être révélée, entre invectives, sautes d'humeur et provocations les unes envers les autres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98094156-68305459.jpg?v=1789915969" alt=""Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme" title=""Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme" />
     </div>
     <div>
      Le texte de Kristín Eiríksdóttir fait surgir des lambeaux de mémoire comme un effiloché de viande se détache de la masse, à coup de fourchette, de cette viande fibreuse, plat de côte ou le paleron, qui se libère mot après mots du corps et de la mémoire des trois amies, comme si trop de chair, de dérives, de fuites en avant avait peu à peu recouvert le dernier souvenir de leur adolescence. Des scènes courtes qui suivent la chronologie réelle de la soirée, entrecoupées d'ellipses, de style très cinématographique, où chacune des amies partage avec le public un moment clef de sa vie. C'est une écriture très libre, fulgurante et visuelle qui percute en permanence.       <br />
               <br />
       Dans cette histoire de femmes, de relations mères/filles âpres et violentes, les hommes sont quasiment absents : pères disparus, démissionnaires ou bellâtre vide de tout sentiment. Il y a aussi les autres adolescentes, les camarades du collège, celles qui dévident leurs calomnies jusqu'au harcèlement, celles qui cloisonnent les invitations aux soirées pour créer des groupes de parias dans les classes. Les trois adolescentes seront de celles-là. Isolées.       <br />
               <br />
       La pièce est construite comme une série de visions qui dévoilent les psychologies des personnages sans avoir recours, et c'est un bien, à des interprétations de causes à effets. Même si, dans leur enfance, les mères violentes et humiliantes, les mères aux charges mentales trop lourdes pour entourer les filles de chaleur humaine et les pères absents sont des blessures que les trois personnages portent chacune au fond d'elles-mêmes, jamais le texte de l'autrice islandaise n'en fait un déroulement psychologique. Les faits seuls s'additionnent, mais ne résument pas ces êtres complexes qui se débattent sans le savoir contre des démons qu'elles ne connaissent pas.       <br />
               <br />
       L'histoire est sans concession, mais elle est portée par trois comédiennes dont l'investissement et l'énergie donnent à celle-ci un rythme et une soif de vivre qui reste intacte. Les corps, les voix et le jeu sont en total liberté dans un décor symbolique qui délimite sur le plateau l'espace de l'appartement : frontière rigide qui les enferme comme dans un ring de boxe où le combat pour mettre au propre la mémoire commune se déroule. Quelques incursions de projections photographiques des trois personnages ensemble comme des amies inséparables donnent poétiquement à voir ce que cette relation aurait pu être sans le drame qui a mis un terme, vingt plus tôt, à ce trio.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hystory"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98094156-68305462.jpg?v=1789916008" alt=""Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme" title=""Hystory" Quand l'adolescence laisse d'impalpables cicatrices à l'âme" />
     </div>
     <div>
      Texte : Kristín Eiríksdóttir       <br />
       Traduction de l‘islandais : Raka Asgeirsdottir et Claire Béchet.       <br />
       Mise en scène : Andréa El Azan et Raka Àsgeirsdòttir       <br />
       Avec : Alice Gozlan, Andréa El Azan, Caroline Marcos.       <br />
       Création musicale : Étienne Glénat.       <br />
       Création Lumières : Noémie Rade.       <br />
       Photos et vidéos Christian Helgi Beaussier.       <br />
       Production : Compagnie Asgeir.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 septembre au 10 octobre2026.</span>       <br />
       17, 19, 24 et 26 septembre à 20 h, 1er octobre à 21 h, 3 octobre à 20 h, 8 et 9 octobre à 21 h et 10 Octobre à 20 h.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, 2 bis, passage Ruelle, Paris 18ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0564/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0564&amp;EventId=545&amp;request=QcE+w0WHSuAkSQcRYa88s8uxfI7h/xpckqJzMGdBy3UrVqkELUuyfZtsvZuAGV4r" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés</title>
   <updated>2026-05-07T19:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Studiolo-de-l-Exil-comme-une-cabane-refuge-dediee-a-la-reminiscence-au-precieux-souvenir-d-enfants-exiles_a4548.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96447713-67254562.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-05-08T08:10:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La cabane… lieu de notre enfance, espace de refuge, de repos, de méditation et de réflexion parfois… de jeux aussi bien sûr… Dessiner sur ses planches. Ce refuge enfantin devient ici un studiolo de l'exil pour y inscrire la mémoire de celles et ceux qui ont dû partir de chez eux, fuir leur pays. Dans le grand hall du TNG à Lyon, se dressant extérieurement comme une fière bibliothèque éphémère de bois vêtue, l'on découvre à l'intérieur de ce studiolo les représentations des images mentales des enfants de l'exil magnifiquement dessinées par l'artiste pluridisciplinaire Stephan Zimmerli.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254562.jpg?v=1778174229" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      Raconter la traversée en bateau qui s'est bien passée… puisqu'on est vivant, se remémorer la façon dont s'habillait le grand-père et sa drôle de coupe de cheveux, la couleur du lac où l'on pêchait près du village des grands-parents, les jeux innocents d'avant, se souvenir de la couleur des maisons, d'un paysage fait de collines desséchées, d'une maison, de l'abri des moutons et d'un puits dans le désert, de Kiev sans les bombardements, de détails insignifiants comme un filet de basket déchiré ou les petites tortues libres dans le jardin clos à Barquisimeto, se rappeler les vacances d'été avec les cousins en Ukraine, la chambre à Doha et le sol jonché de poupées décapitées… tous sont des fragments de puzzles à reconstituer, de vies défragmentées à reconstituer, de petits mondes d'enfants à reconstruire.       <br />
              <br />
       C'est cela que va retranscrire d'un trait virtuose l'artiste Stephan Zimmerli, devenu un dessinateur public afin de donner forme aux mémoires invisibles, aux instants oubliés, effacés, innommés qui ressurgissent par le talent de l'écoute, de l'échange empathique… <span style="font-style:italic">&quot;Comme un écrivain public, je deviens la main d’un autre esprit.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254567.jpg?v=1778174382" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je suis artiste, dessinateur, architecte, scénographe, musicien*. Le projet &quot;Studiolo de l'exil&quot; est une sorte de synthèse de tout ça. Le studiolo est un petit espace, un endroit où on peut se concentrer et s'écouter. Une petite pièce inspirée de celles de la Renaissance. J'y invite des gens, des inconnus qui ont en commun d'être issus d'un parcours d'exil, de migration, de déplacement, volontaire ou non, qui vivent dans des villes européennes. Le premier a été créé à Florence en Italie, d'autres ont suivi dont un à Paris (Consulat Voltaire dans le 11ᵉ). D'autres apparaîtront notamment à Caen, Avignon, etc.&quot;,</span> indique Stephan Zimmerli.       <br />
              <br />
       Avec ces exilés qui vivent en France depuis un an pour certains ou depuis des décennies pour d'autres, il va essayer de replonger dans leur mémoire en illustrant, &quot;concrétisant&quot;, &quot;projetant&quot; celle-ci par le dessin. Ainsi Stephan Zimmerli leur demande de lui raconter un lieu qu'ils ont perdu, qu'ils aimeraient retrouver… <span style="font-style:italic">&quot;Et on va essayer de le reconstruire comme un portrait robot ou un storyboard en direct. Au fil du récit, je vais essayer de la redessiner.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Si, dans les autres projets de &quot;studiolo&quot; réalisés, Stephan s'adressait principalement à des adultes, cela est différent au TNG dont les actions et la programmation sont destinées au jeune public. Ce sont donc, pour la première fois, onze enfants exilés de 8 à 17 ans, venant des cinq continents, qui ont partagé leurs souvenirs avec l'artiste aux multiples talents.       <br />
              <br />
       Ainsi Meriem et Almayassa du Qatar, Oleksii, Yegor, Daniil, Mariia d'Ukraine, Elham et Sanaga d'Afghanistan, Aboubacar de Côte d'Ivoire, Malika du Kazakhstan, Isabella du Venezuela ont accepté d'évoquer ces souvenirs – qui peuvent se révéler douloureux, mais dont l'image reproduite peut être un remède apaisant – d'un lieu d'origine perdu, enfoui dans leur mémoire, qu'elles et ils aimeraient retrouver.       <br />
              <br />
       Guidé par leurs récits, construits de bribes d'histoires vécues, d'anecdotes, de séquences humoristiques, de représentations lointaines de paysages jusqu'alors oubliés, l'artiste Stephan Zimmerli en esquisse en temps réel les images mentales. Reliés entre eux, ces dessins forment une fresque collective installée dans une cabane, dans le hall du TNG.  Se trouve alors à découvrir le singulier témoignage d'une mémoire façonnée par l'exil, la perte et la reconstruction.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254589.jpg?v=1778174487" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      Ce projet réalisé au Théâtre Nouvelle Génération, CDN de Lyon, a été commandé par Odile Grosset-Grange, metteure en scène et directrice du TNG. Celle-ci développe un projet artistique dédié à l'enfance et à la jeunesse. C'est un lieu de création et de transmission autour des nouveaux récits et des auteurs vivants, un lieu d'émergence artistique et de rencontres entre les générations, les disciplines et les imaginaires. Sa programmation, résolument ouverte, interroge le monde et l'humain, et croise théâtre, danse, musique, cirque, magie, marionnettes et formes nouvelles.       <br />
              <br />
       Odile Grosset-Grange a découvert le studiolo conçu par Stephan Zimmerli au Consulat Voltaire à Paris. En arrivant au TNG en juillet 2025, elle a imaginé qu'un projet identique pourrait émerger à Lyon, considérant notamment que la cabane était un symbole caractéristique de l'enfance et que la thématique de l'exil entrait en résonance avec sa création &quot;Le Garçon à la valise&quot; (jouée en mars dernier). Cette pièce de Mike Kenny, qui raconte l'histoire de deux enfants migrants, fait entrer le studiolo dans la continuité de cette réflexion et de ce travail de la nouvelle directrice sur l'enfance exilée… La question étant : comment s'adresser aux enfants sur ce type de sujets en restant ancré dans l'enfance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254599.jpg?v=1778174545" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      Le résultat donne un ensemble de grands dessins réalisés au fusain s'affichant comme une grande fresque collective, présentée sur les murs en bois intérieur de la cabane, installée dans le hall du TNG, qui raconte l'exil d'enfants à travers la mémoire et fait renaître des lieux de leur pays d'origine qu'ils ont dû quitter et qu'ils aimeraient retrouver. Le jeune public lyonnais – mais pas que –, après s'être déchaussé, peut s'asseoir à l'intérieur sur des coussins, peut admirer les œuvres de Stephan Zimmerli, visualiser les mondes perdus de leurs camarades exilés, mais également méditer, réfléchir sur ce monde à construire demain… qui leur appartient !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Stephan Zimmerli est un artiste transdisciplinaire qui travaille à la croisée de l'architecture, de la scénographie, des arts visuels et de la musique. Formé comme scénographe à l'ENSAD et comme architecte auprès de Peter Zumthor à l'Accademia di Mendrisio en Suisse, il a conçu plus de 90 scénographies théâtrales avec “La Boutique Obscure”, cofondé le groupe Moriarty en tant que contrebassiste-guitariste, et construit des architectures hybrides mêlant espace, son et narration dans des structures légères. Son travail visuel, exposé à Londres, Paris, Florence, Venise &amp; Berlin, évolue aujourd'hui vers des projets de micro-architecture et de performances, où le dessin matérialise en temps réel les espaces mentaux, les souvenirs invisibles, les mémoires disloquées de personnes en exil.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Studiolo de l'exil au TNG</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254681.jpg?v=1778175188" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      Création du projet et scénographie : Stephan Zimmerli.       <br />
       Construction : Charlotte Camus, Guillaume Ponroy.       <br />
       Montage : Hafid Chouaf, Tom Homsombath, Stephen Vernay.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 avril 2026 au 30 juin 2027.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi de 14 h à 18 h.       <br />
       TNG - Théâtre Nouvelle Génération, CDN de Lyon.       <br />
       23, Rue de Bourgogne, Lyon 9ᵉ.       <br />
       Téléphone : 04 72 53 15 15.       <br />
              <br />
       D'autres projets sont en cours. En effet, Stephan Zimmerli installera d'autres cabanes aux quatre coins de la France…       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">22 mai 2026.</span>       <br />
       Comédie de Caen - CDN, Théâtre d'Hérouville, Hérouville-Saint-Clair (14).       <br />
       <a class="link" href="https://www.comediedecaen.com/studiolo-de-lexil/" target="_blank">&gt;&gt; comediedecaen.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Du 16 au 25 octobre 2026.</b>       <br />
       Parcours de l'art – Festival d'Art contemporain, Avignon (84).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Studiolo-de-l-Exil-comme-une-cabane-refuge-dediee-a-la-reminiscence-au-precieux-souvenir-d-enfants-exiles_a4548.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir</title>
   <updated>2026-03-16T19:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Vents-Contraires--un-vent-de-revolte-souffle-sur-une-bibliotheque-assaillie-par-la-censure-politique-l-imagination_a4503.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95388925-66721156.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-16T17:58:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une petite bibliothèque municipale comme il en existe dans toutes les villes. Un havre de paix, de silence, de rêve et de réflexion contre les murs duquel se brise la fureur des conflits, du bruit et des angoisses du réel et de l'actualité. Un sanctuaire où la culture prend ses aises, où l'imaginaire déploie ses ailes, où chacun est le bienvenu pour une petite escale au milieu de la frénésie quotidienne. Bref silence, liberté et mondes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95388925-66721154.jpg?v=1773682417" alt="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" title="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Ils seront cinq personnages à vivre cette aventure de pages et de mots. Trois bibliothécaires de chair et d'os et trois marionnettes, Oscar, au collège, Mona, en âge d'être à l'école primaire, et Aleks, fantôme des rayonnages, qui se rencontrent dans ce lieu. Un lieu qui va leur tenir lieu de refuge pour différentes raisons : la petite Mona y vient tous les jours, elle se plonge dans des romans, comme celui inspiré de la vie de Mary Read, l'une des plus pirates les plus connues du XVIIIᵉ siècle. Oscar y déboule comme malgré lui, sans savoir trop comment il arrive dans cette bibliothèque, puisque dyslexique, il ne lit pas, à peine s'il sait lire. Quant à Aleks…       <br />
               <br />
       Des courtes séquences rythment les jours tranquilles du lieu. La construction du texte de Mike Kenny s'appuie sur cette vie quotidienne, d'ouverture et de fermeture des portes. Séquences de jour où les liens se nouent entre Mona et Oscar, séquences de nuit où Aleks apparaît comme une présence énigmatique et inattendue dans cet univers calme et serein. Et puis cette vie commence à grincer lorsque les lettres de l'administration demandent de retirer certains livres des stocks. C'est le début d'une résistance des trois bibliothécaires, d'une sorte de mise en clandestinité des ouvrages que l'autorité demande de retirer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95388925-66721155.jpg?v=1773682459" alt="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" title="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Mais &quot;Vents contraires&quot; tente essentiellement de se mettre à hauteur d'enfant pour laisser les liens entre les personnages marionnettiques se nouer d'abord entre cette petite fille Mona, qui préfère s'immerger dans la fiction et qui évite soigneusement de révéler sa vie réelle, sa mère, son domicile et Oscar adolescent qui l'on sent poussé par les autres vers ce lieu refuge, sans qu'il sache ce qu'il vient y chercher, sinon peut-être un peu de paix. Une amitié qui s'appuie sur les livres et plus généralement les fictions comme ressource vitale. Soudain, ces livres, qui sont la charpente de leurs moments d'évasion, sont mis en péril par cette autorité sans visage qui décide de les interdire. Alors les enfants aussi entrent, à leur manière, en résistance.       <br />
              <br />
       Le troisième personnage marionnette de cette histoire, Aleks, se dévoile comme l'incursion d'une réalité actuelle. Elle est une réfugiée qui a trouvé refuge dans cette bibliothèque, un peu elle-même était une histoire, un livre, que le lieu devait protéger de la disparition, de l'oubli. Tous les trois, chacun suivant leurs raisons personnelles, vont partir en lutte contre cette censure qui grignote, à chaque nouveau courrier, l'espace de liberté qui les a faits se connaître.       <br />
               <br />
       Les très belles marionnettes, à la fois réalistes et stylisées, créées par Marion Belot assistée de Leslie Bertho, de taille humaine, prennent vie entre les mains des trois interprètes humains comédiennes, comédien et marionnettistes, Maloue Fourdrinier, Sarah Vermande et Simon Moers. Des manipulations qui se font à vue, mais qui sont réalisées de manière si précise que le regard occulte totalement les marionnettistes tant la vie est insufflée aux marionnettes. Fermant les yeux après le spectacle, leurs images semblent des êtres vivants.       <br />
               <br />
       Un travail que Simon Delattre, à la mise en scène, a dirigé avec une précision extrême et qui parvient ainsi à générer une empathie totale avec ces trois enfants. Trois enfants dont on devine une existence difficile et qui, grâce au refuge qu'ils trouvent dans le partage de l'imaginaire puisé dans les livres, peuvent, espérons, changer le monde. Touchant, porteur de sens et inventif, Vents Contraires enjambe le gouffre entre rêve et réalité et crée un vase communicant entre ces deux univers : la puissance de l'un capable de résister à la brutalité de l'autre.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre Massalia, La Friche Belle de Mai, Marseille, le 12 mars 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vents Contraires"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95388925-66721156.jpg?v=1773682581" alt="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" title="Dans "Vents Contraires", un vent de révolte souffle sur une bibliothèque assaillie par la censure politique : l'imagination de l'enfance au pouvoir" />
     </div>
     <div>
      D'après un texte de Mike Kenny traduit par Séverine Magois.       <br />
       Mise en scène : Simon Delattre.       <br />
       Dramaturgie, assistant à la mise en scène : Yann Richard.       <br />
       Avec : Maloue Fourdrinier, Sarah Vermande et Simon Moers en alternance avec Guillaume Fafiotte.       <br />
       Scénographie : Tiphaine Monroty.       <br />
       Construction du décor : Marc Vavasseur.       <br />
       Création marionnettes : Marion Belot, assistée de Leslie Bertho (stagiaire aux propositions plastiques).       <br />
       Création lumières : Jean-Christophe Planchenault.       <br />
       Composition musicale : Léopoldine HH.       <br />
       Création son : Julien Lafosse.       <br />
       Création costumes : Elena Bruckert.       <br />
       Régie générale : Jean-Christophe Planchenault.       <br />
       Construction du décor : Marc vavasseur.       <br />
       Régie et accessoires : Morgane Bullet, assistée de Zoé Broneer.       <br />
       Production Rodéo Théâtre.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 21 mars 2026.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 10 h, jeudi à 10 h et 14 h 30, vendredi à 10 h et 19 h, samedi à 17 h.       <br />
       Théâtre Dunois, 7, rue Louise Weiss, Paris 13ᵉ.       <br />
       Tél. : 01 45 84 72 00.       <br />
       <a class="link" href="https://hub-dun.shop.secutix.com/selection/event/date?productId=10229381842661" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredunois.org/" target="_blank">&gt;&gt; theatredunois.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 et 11 avril 2026 : Les Bords de Scène - Espace Jean Lurçat, Juvisy-sur-Orge (91).       <br />
       13 et 14 octobre 2026 : Maison de la culture - Scène Nationale, Bourges (18).       <br />
       13 et 14 novembre 2026 : Points communs - Nouvelle scène nationale de Cergy Pontoise et du Val-d'Oise, Cergy (95).       <br />
       26 et 27 novembre 2026 : Théâtre des Salins - Scène nationale, Martigues (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Vents-Contraires--un-vent-de-revolte-souffle-sur-une-bibliotheque-assaillie-par-la-censure-politique-l-imagination_a4503.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide</title>
   <updated>2026-02-06T09:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-Tresor-Tout-est-possible-quand-l-amour-est-la-franc-et-solide_a4471.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94140330-65660046.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-02-06T09:07:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est le souvenir d'une enfance algérienne, entre 1962 et 1975, qui se poursuit en France jusqu'à l'âge adulte, bercée par une relation mère-fils tendre et poignante. C'est, en filigrane, une évocation de l'exil émaillée de références historiques où le personnel rejoint l'universel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94140330-65660046.jpg?v=1770365390" alt=""Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide" title=""Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide" />
     </div>
     <div>
      Dès les premiers instants de la pièce, l'émotion est palpable grâce, en grande partie, aux lumières ocre et chaleureuses de Denis Schlepp et à la musique orientale de Fabien Martin. Trois élégants panneaux brillent de mille feux et côtoient de grands voiles projetant immédiatement le public vers l'Algérie et l'incontournable Constantine.       <br />
              <br />
       Puis, au fil du spectacle, les lumières se ternissent passablement autour de l'évocation de la guerre d'Algérie, du FLN, du communisme, mais ne tardent cependant pas à se rallumer rapidement via des clins d'œil à Albert Camus ou encore à l'éducation judéo-musulmane joyeusement chatoyante.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comme tu pleures, comme tu ris… C'était ça l'Algérie. Une anisette, mon trésor !        <br />
       Et puis on est partis un peu comme des souris. Adieu parfums d'orangers, senteurs d'oliviers.       <br />
       L'Algérie, c'est fini. À nous Villeurbanne, le béton et la France&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94140330-65660055.jpg?v=1770365518" alt=""Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide" title=""Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide" />
     </div>
     <div>
      Il y a quelque chose de Roger Hanin et d'Enrico Macias chez Marc Samuel qui, dès les premiers instants de la pièce, captive le public par sa présence bien ancrée sur les planches. Plus tard, il se révélera tantôt narrateur, tantôt personnage, en ne perdant rien de son jeu juste et authentique. Sur le plateau épuré de décors superflus, il virevolte sobrement et élégamment en établissant une relation de confiance immédiate avec le public, en émaillant son jeu de tendresse et d'humanité émouvantes.       <br />
              <br />
       Très vite, à ses côtés, apparaît une bien jolie silhouette. Celle de la comédienne Magali Bonfils, chanteuse et directrice musicale aussi, que l'on retrouvera cet été au festival d'Avignon dans &quot;La Plume et l'épée&quot;, ainsi que dans la reprise de &quot;Caruso&quot; aux côtés de Roberto Alagna.       <br />
              <br />
       Ici, c'est une mère chaleureuse et protectrice qu'elle incarne avec justesse. Une mère que l'on aimerait toutes et tous avoir ancrée dans la réalité et empêchant l'effondrement de son enfant. Tenace et concrète dans son jeu, Magali Bonfils séduit le public en habitant véritablement ce rôle de mère, sans démonstration ni ostentation, mais en la rendant largement crédible.       <br />
              <br />
       Les deux partenaires pétillent de mille feux dès leurs premiers échanges, entre tendresse, poésie et humour libérateur. En parvenant à ne pas seulement &quot;se montrer ensemble&quot;, Marc Samuel, dans le rôle du fils, et Magali Bonfils dans celui de la mère, font exister un lien sincère fait d'écoute et de confiance mutuelle auréolées d'un amour sans failles.       <br />
              <br />
       La petite salle intimiste de la Scène Parisienne renforce particulièrement cet angle tout particulier, et octroie à ce récit autobiographique des échos universels fort émouvants.       <br />
              <br />
       Incontestablement touché par le jeu des deux comédiens complices, il est probable que le spectateur pourrait être encore plus sensible à des évocations moins linéaires du point de vue dramaturgique, ce qui apporterait à cette bien jolie pièce encore plus de saveur.       <br />
              <br />
       D'une sincérité incontestable, l'écriture reste par moments trop proche du simple témoignage personnel et peine à s'émanciper d'un simple registre narratif pour accéder à des moments d'émotions plus palpables encore, notamment lors des évocations historiques.       <br />
              <br />
       Mais &quot;Mon Trésor&quot;, actuellement à l'affiche de la Scène Parisienne, a l'énorme mérite de mettre l'amour filial au sommet de l'affiche, cet amour maternel qui a fondé l'existence même de l'auteur et d'aucuns d'aucunes pourraient être jaloux(ses)…       <br />
              <br />
       Le tout est auréolé avec rigueur par la mise en scène de Raphaëlle Cambray, également comédienne, laquelle a décroché l'an dernier le Molière de la comédienne dans un second rôle pour la pièce de Jean-Philippe Daguerre, &quot;Du charbon dans les veines&quot;.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon Trésor"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94140330-65660146.jpg?v=1770366159" alt=""Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide" title=""Mon Trésor" Tout est possible quand l'amour est là, franc et solide" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marc Samuel en co-écriture avec Raphaëlle Cambray.       <br />
       Mise en scène : Raphaëlle Cambray.       <br />
       Avec : Magali Bonfils et Marc Samuel.       <br />
       Scénographie : Pauline Gallot.       <br />
       Bande son : Fabien Martin.       <br />
       Lumières : Denis Schlepp.       <br />
       Costumes : Agnès Falque.       <br />
       Compagnie Samich-Michèle Loho.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 janvier au 1er avril 2026.</span>       <br />
       Lundi à 19h 30 et mercredi à 21 h.       <br />
       La Scène Parisienne, Salle 2, 34, rue Richer, Paris 4e.       <br />
       Téléphone : 01 42 46 03 63.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.lasceneparisienne.com/events/3731" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lasceneparisienne.com/" target="_blank">&gt;&gt; lasceneparisienne.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-Tresor-Tout-est-possible-quand-l-amour-est-la-franc-et-solide_a4471.html" />
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