<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-05-21T22:21:33+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions</title>
   <updated>2017-10-10T06:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-divan-pour-la-scene-une-proposition-maladroite-entrainant-une-confusion-des-genres-et-des-intentions_a1939.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17550995-22019569.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-10-10T05:56:00+02:00</published>
   <author><name>Ludivine Picot</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un divan pour la scène se présente comme une pièce à tiroirs avec de multiples intrigues. Se profilent les relations sociales qui existent entre les différents personnages, mais qui questionnent également les rapports qui se nouent entre les entités représentées : la patiente avec le thérapeute, la comédienne avec le metteur en scène, la femme avec l'homme et vice-versa, etc.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019569.jpg?v=1507607933" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Une femme vient consulter un psychologue. À peine assise lui explique-t-elle qu'elle ne sait pas bien la raison qui l'a poussée à prendre rendez-vous. Elle tente de parler d'elle, n'y arrive pas. Depuis quand ressent-elle cette difficulté à s'exprimer ? Depuis l'adolescence. Dans la vie, Colombe est comédienne. Le parallèle effectué entre le monde du théâtre et celui de la psychologie est très intéressant. Au théâtre, on se désincarne soi-même pour pouvoir incarner l'autre. On abandonne notre personne pour devenir un personnage. On joue à être quelqu'un d'autre, qui a une autre vie, d'autres pensées et d'autres rêves. On échappe à soi-même.       <br />
              <br />
       La mise en scène est simple et explicite. Deux fauteuils que les comédiens déplacent pour changer d'atmosphère et de situation. Face au public, au centre de la scène et proches l'un de l'autre pour dessiner le cabinet intimiste d'un psychanalyste. La position des sièges reste la même mais le professionnel prend la place du patient lorsqu'il rencontre son superviseur. Les psychologues aussi ont besoin de se confier et d'être conseillé, que ce soit dans leur vie privée ou professionnelle. Les fauteuils sont ramenés de part et d'autre de la scène pour figurer l'espace de jeu du plateau. Le fictif se calque sur le réel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019573.jpg?v=1507607975" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Colombe travaille le rôle d'Elvire, personnage de la pièce &quot;Dom Juan&quot;. Elvire, c'est l'amante trahie et abandonnée par celui qu'elle aime, qui décide d'entrer au couvent pour sauver son âme. Elle prie Dom Juan de bien vouloir se repentir pour son salut. Le metteur en scène et la comédienne en sont au moment où la femme blessée implore l'amoureux perdu. Les avis sur l'interprétation des sentiments et de la volonté d'Elvire à ce moment divergent.       <br />
              <br />
       L'un voit en elle une femme qui ne cesse d'être dominée par sa passion et qui cherche à retourner auprès de Dom Juan ; l'autre est persuadée qu'il n'en est rien, qu'elle a tiré un trait sur leurs relations et qu'elle ne cherche qu'à lui faire entendre raison. Avec le personnage d'Elvire et le lien qui existe avec Dom Juan, on se rapproche de l'image que Colombe se fait d'elle-même et de son rapport avec les hommes.       <br />
              <br />
       Au fil du récit psychanalytique, la figure du metteur en scène semble se transposer à celle de Dom Juan, homme égoïste et manipulateur qui ne vit que pour son bon plaisir sans se soucier des autres. Si tel était l'objectif de la pièce, de façonner un personnage qui reprend les traits de ce célèbre séducteur, il aurait probablement dû le faire transparaître plus explicitement dans les intentions d'Erwann envers Colombe. Là, nous n'apercevons qu'un simple flirt anodin entre deux adultes et la réaction de Colombe nous semble disproportionnée et incompréhensible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019576.jpg?v=1507608017" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Certains choix de mise en scène gênent quant à l'appréhension du spectacle. Nous sommes dans une comédie analytique où tous les personnages sont dotés de traits psychologiques crédibles. Pourtant, Julia paraît tout droit sortie d'un autre spectacle. Elle n'est pas naturelle ; elle exagère tout : sa façon de parler, de marcher et de se comporter. Elle nous donne l'impression qu'il existe deux directions d'acteurs pour cette même pièce, deux directions relativement opposées.       <br />
              <br />
       La pièce débute sur un bon jeu d'acteur, où chacun campe son personnage avec aisance et pertinence. Les transitions entre les différentes scènes sont rapidement et parfaitement effectuées. Mais l'on a le sentiment que les comédiens se sont perdus en chemin et ont pris des routes différentes les unes des autres. Naturel, comique, caricatural, extraverti, sobre, dramatique… les genres se bousculent. Les intentions du metteur en scène ne sont pas assez nettes pour le public parce que peut être trop évidentes pour celui qui est à la fois auteur, acteur et organisateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un divan pour la scène"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019579.jpg?v=1507608047" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-Luc Solal.       <br />
       Mise en scène : Jean-Luc Solal, assisté de Bérengère de Pommerol.       <br />
       Avec : José Da Silva, Grégory Ondet, Olga Shuvalova, Jean-Luc Solal, Claire Tatin.       <br />
       Scénographie : Olivier Prost.       <br />
       Musique originale : Patrick Rivière.       <br />
       Costumes : Alexia et Marylin.       <br />
       Créatrice lumières : Catherine Richaud.       <br />
       Compagnie Théâtre de la Promesse.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 septembre au 29 octobre 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h (semaines paires) ou 21 h (semaines impaires),        <br />
       dimanche à 19 h.       <br />
       Théâtre Le Funambule, Paris 18e, 01 42 23 88 83.       <br />
       <a class="link" href="http://www.funambule-montmartre.com/" target="_blank">˃˃ funambule-montmartre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Un-divan-pour-la-scene-une-proposition-maladroite-entrainant-une-confusion-des-genres-et-des-intentions_a1939.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Dom Juan", le réel dans sa dimension fantastique... Comme une sensation du sacré</title>
   <updated>2012-10-01T12:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dom-Juan--le-reel-dans-sa-dimension-fantastique-Comme-une-sensation-du-sacre_a735.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4771964-7134092.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-10-01T11:44:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du 15 février au 18 avril 1665, durant le carnaval, Molière présente une pièce "Dom Juan ou le Festin de pierre" dont le sujet est emprunté à l’espagnol Tirso de Molina et qui décrit la cavale d’un cavaleur qui se voulait nouvel Alexandre de l’Amour. L’homme finit tragiquement en bravant le spectre du commandeur, invité par lui à un repas. En dépit de sa forme un peu décousue (ou peut-être à cause de cela), elle fut un succès.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4771964-7134092.jpg?v=1349085339" alt=""Dom Juan", le réel dans sa dimension fantastique... Comme une sensation du sacré" title=""Dom Juan", le réel dans sa dimension fantastique... Comme une sensation du sacré" />
     </div>
     <div>
      Elle est alors en effet innovante avec ses décors animés, son automate figurant un convive en pierre. Et puis dans le propos, elle a une manière assez scandaleuse de relater une suite de faits divers et de provocations absolues : dans ce festin de pierre, le jeune homme Dom Juan refuse, lui, l’amoureux, le mariage à une femme… Elvire qui l’aime et qu’il a pourtant honorée. Il affirme &quot;Sa liberté de Penser et Sa vitalité&quot; au mépris de toute règle.       <br />
              <br />
       L’histoire parait énorme et incroyable. Molière pourtant avertit son public (d’hier comme d’aujourd’hui). Dans son prologue, il vante les effets psychotropes du tabac, plante à la mode discutée par la faculté de médecine et soumise à interdiction. On ne peut se tromper sur le message. La pièce décrit des états de sensations différents, une descente aux enfers mais par les moyens du théâtre et ses effets de farce, c’est un cauchemar délicieux. Et redoutablement ambigu. Dom Juan, libre et penseur, confronté aux usages et à la question de ce qui relie les hommes, s’émancipe par sa volonté et sa représentation du monde. Sa cavale de sensuelle devient métaphysique.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Jean-Pierre Vincent, dans sa rigueur et son esthétique, rend compte de la formidable cohérence interne de la pièce et engendre une forme théâtrale équilibrée et subtile.       <br />
              <br />
       Dans l’espace de la scène, l’équipe artistique et les comédiens apportent juste ce qu’il faut d’ostentation et de richesses pour plonger le spectateur dans état de quiétude visuelle et provoquer l’expression d’un contentement heureux qui rend disponible à l’écoute du texte, ses inflexions, ses obsessions, ses répétitions. Tout se passe comme si le spectateur était à la fois témoin intégré à l’histoire et observateur d’une œuvre raffinée. Prêtant et l’œil et l’oreille à la peinture des caractères et au débat d’idées dans un spectacle à la fois chatoyant et rigoureux...       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le spectateur discerne nettement les enjeux des personnages et les menées de Molière. À l’occasion de la fuite de Dom Juan faite de provocations et de surenchères qui vont crescendo, l’auteur fait feu de tout bois, met en avant les vérités de bon sens un peu païen qui font rire (qui a peur du moine bourru ?) et la démonstration d’une philosophie de la Raison aristocratique et athée (je sais que deux et deux font quatre). Au fur et à mesure que s’affirment les codes du théâtre, le spectateur observe la désagrégation des liens binaires et ordinaires : Entre les femmes et les hommes, entre le maitre et son valet, entre les jeunes gens et les adultes, entre le père et son fils, entre la vie et l’au-delà, entre le vivant et l’artefact. Jusqu’à’ à l’irruption de la peur, de l’irrationnel.       <br />
              <br />
       Dans le mouvement de cette mise en scène à la théâtralité affichée, Jean Pierre Vincent concentre les caractères. Ses comédiens sont conduits à ce point ultime de l’ambiguïté du jeu et de sa grâce par laquelle le silence est tenu. Dans l’interstice émergent la force du désir et son illusion. Effet ultime obtenu à la scène finale, dans ce &quot;Dom Juan&quot; apparait le réel dans sa dimension fantastique. Son énigme ainsi que le silence qui s’ensuit. Avant l’ovation.       <br />
       Quelque chose comme la sensation du sacré…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dom Juan ou le Festin de Pierre"</b></div>
     <div>
      Comédie en cinq actes de Molière.       <br />
       Mise en scène : Jean-Pierre Vincent.       <br />
       Dramaturgie : Bernard Chartreux.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Frédérique Plain.       <br />
       Avec : Alain Lenglet (Don Louis), Julie Sicard (Charlotte), Loïc Corbery (Don Juan), Serge Bagdassarian (Sganarelle), Clément Hervieu-Léger (Don Carlos), Pierre Louis-Calixte (Gusman, le Pauvre et M. Dimanche), Suliane Brahim (Elvire), Jérémy Lopez (Pierrot et Don Alonse), Jennifer Decker (Mathurine).       <br />
       Les élèves-comédiens de la Comédie-Française : Lucas Hérault (Ragotin), Blaise Pettebone (La Ramée), Nelly Pulicani (La Violette)       <br />
       et Jean-Michel Rucheton (la Statue du commandeur).       <br />
       Durée du spectacle : 2 h 50 avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 18 septembre 2012 au 11 novembre 2012.</span>       <br />
       Matinée à 14 h, soirée à 20 h 30, spectacle en alternance (voir détails horaires sur le site).       <br />
       Comédie française, Théâtre éphémère, Jardins du Palais-Royal, Paris 1er.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comedie-francaise.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Dom-Juan--le-reel-dans-sa-dimension-fantastique-Comme-une-sensation-du-sacre_a735.html" />
  </entry>
</feed>
