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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-14T14:41:20+02:00</updated>
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   <title>•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*</title>
   <updated>2025-07-06T20:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Le-destin-se-moque-des-choix-Notre-destinee-n-est-jamais-un-lieu-mais-une-nouvelle-facon-de-voir-les-choses_a4288.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
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   <published>2025-07-06T19:30:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce papier est le dernier de l'année et il sera joyeux malgré l'ambiance étrange qui règne dans le monde entier. Il n'y a vraiment que dans la pénombre d'une salle de spectacle, dans ce quotidien fracassé et malgré Noël, que la douceur est à proximité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755696-63413298.jpg?v=1735034608" alt="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      Le destin, du moins, le mien, m'a conduit au théâtre un soir où, pourtant, j'avais mille raisons de ne pas y aller, autant de prétextes pour éviter de parler, mais annuler ne faisait pas partie de mon plan. Quelle bonne idée, suivre ma destinée…       <br />
              <br />
       &quot;Le destin se moque des choix&quot;, c'est la pièce dont je vais parler et que je vous conseille chaleureusement au Théâtre Lepic à Paris et partout où elle posera son sobre décor, ce que je lui souhaite vivement. C'est son destin et peu importe qu'il soit d'accord ou qu'il en décide autrement. Qui pour contrôler la pensée finalement ?       <br />
               <br />
       Sur scène, il y a deux excellentes comédiennes – Carine Ribert et Lily Rubens – qui, à elles deux, interprètent plusieurs personnages de ce texte très bien écrit par Fabrice Tosoni.       <br />
              <br />
       Deux femmes se rencontrent aux urgences d'un hôpital et attendent les nouvelles de l'amour de leur vie, un fils pour l'une, un mari pour l'autre. Un accident qui aurait pu être évité ? Peut-être… C'est en tous les cas ce que raconte l'histoire en faisant vivre à rebours les événements qui l'ont précédé jusqu'à l'annonce finale. Qui va bien, qui va mal ?        <br />
       Est-ce que ce destin en aura épargné deux ou un ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755696-63413299.jpg?v=1735034637" alt="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      C'est bien joué, bien fait et j'ai été emportée dès le début par la simplicité d'un décor qui, malgré tout, nous plonge dans l'univers de ces deux femmes perdues, soudain confrontées à un événement dramatique. Qui sont-elles ? Se connaissent-elles ? Que s'est-il passé pour qu'ensemble, elles se retrouvent au même moment, au même endroit ? Le destin ? Encore lui ?       <br />
              <br />
       Les deux comédiennes endossent donc tous les rôles, celui du mari accidenté, de l'enfant hospitalisé, des médecins, des patients de comptoir aux urgences de l'hosto, mais, surtout, elles sont criantes de vérité dans les rôles des femmes inquiètes de voir leurs êtres aimés soudain disparaître. Elles sont tendres, émouvantes, drôles et complètement habitées par chacun des personnages qu'elles incarnent sur toute la durée.       <br />
              <br />
       Je tairai la fin et la vérité qui éclate, mais, de leur événement, leur vision de la vie en sera transformée, assurément.       <br />
       Avons-nous vraiment le pouvoir de changer notre destin ? C'est la question que pose ce spectacle.       <br />
              <br />
       Je répondrai que ma destinée m'a conduit jusqu'à elles mercredi dernier. J'ignore ce que cela a changé, mais une chose est sûre, cela aura été une excellente soirée.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Henry Miller.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le destin se moque des choix"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755696-63413300.jpg?v=1735034677" alt="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Fabrice Tosoni.       <br />
       Mise en scène : Fabrice Tosoni.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Jessica Berthe-Godart.       <br />
       Avec : Carine Ribert et Lily Rubens.       <br />
       Scénographie :  Capucine Grou-Radenez.       <br />
       Création lumière : Julien Ménard.       <br />
       Création musicale : Mathias Louis.       <br />
       Production : Théâtre Lepic.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 35. Relâche le mercredi.       <br />
       Séances supplémentaires à 20 h 40, les mardis 8, 15 et 22 juillet.       <br />
       Théâtre des Béliers, Salle 1, 53, rue du Portail Magnanen, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 82 21 07.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredesbeliers.com/" target="_blank">>> theatredesbeliers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755696-63413301.jpg?v=1735034700" alt="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title="•Off 2025• "Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*</title>
   <updated>2024-12-24T10:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-destin-se-moque-des-choix-Notre-destinee-n-est-jamais-un-lieu-mais-une-nouvelle-facon-de-voir-les-choses_a4110.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
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   <published>2024-12-24T10:39:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce papier est le dernier de l'année et il sera joyeux malgré l'ambiance étrange qui règne dans le monde entier. Il n'y a vraiment que dans la pénombre d'une salle de spectacle, dans ce quotidien fracassé et malgré Noël, que la douceur est à proximité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85129061-60728180.jpg?v=1735034608" alt=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      Le destin, du moins, le mien, m'a conduit au théâtre un soir où, pourtant, j'avais mille raisons de ne pas y aller, autant de prétextes pour éviter de parler, mais annuler ne faisait pas partie de mon plan. Quelle bonne idée, suivre ma destinée…       <br />
              <br />
       &quot;Le destin se moque des choix&quot;, c'est la pièce dont je vais parler et que je vous conseille chaleureusement au Théâtre Lepic à Paris et partout où elle posera son sobre décor, ce que je lui souhaite vivement. C'est son destin et peu importe qu'il soit d'accord ou qu'il en décide autrement. Qui pour contrôler la pensée finalement ?       <br />
               <br />
       Sur scène, il y a deux excellentes comédiennes – Carine Ribert et Lily Rubens – qui, à elles deux, interprètent plusieurs personnages de ce texte très bien écrit par Fabrice Tosoni.       <br />
              <br />
       Deux femmes se rencontrent aux urgences d'un hôpital et attendent les nouvelles de l'amour de leur vie, un fils pour l'une, un mari pour l'autre. Un accident qui aurait pu être évité ? Peut-être… C'est en tous les cas ce que raconte l'histoire en faisant vivre à rebours les événements qui l'ont précédé jusqu'à l'annonce finale. Qui va bien, qui va mal ?        <br />
       Est-ce que ce destin en aura épargné deux ou un ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85129061-60728181.jpg?v=1735034637" alt=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      C'est bien joué, bien fait et j'ai été emportée dès le début par la simplicité d'un décor qui, malgré tout, nous plonge dans l'univers de ces deux femmes perdues, soudain confrontées à un événement dramatique. Qui sont-elles ? Se connaissent-elles ? Que s'est-il passé pour qu'ensemble, elles se retrouvent au même moment, au même endroit ? Le destin ? Encore lui ?       <br />
              <br />
       Les deux comédiennes endossent donc tous les rôles, celui du mari accidenté, de l'enfant hospitalisé, des médecins, des patients de comptoir aux urgences de l'hosto, mais, surtout, elles sont criantes de vérité dans les rôles des femmes inquiètes de voir leurs êtres aimés soudain disparaître. Elles sont tendres, émouvantes, drôles et complètement habitées par chacun des personnages qu'elles incarnent sur toute la durée.       <br />
              <br />
       Je tairai la fin et la vérité qui éclate, mais, de leur événement, leur vision de la vie en sera transformée, assurément.       <br />
       Avons-nous vraiment le pouvoir de changer notre destin ? C'est la question que pose ce spectacle.       <br />
              <br />
       Je répondrai que ma destinée m'a conduit jusqu'à elles mercredi dernier. J'ignore ce que cela a changé, mais une chose est sûre, cela aura été une excellente soirée.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Henry Miller.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le destin se moque des choix"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85129061-60728182.jpg?v=1735034677" alt=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Fabrice Tosoni.       <br />
       Mise en scène : Fabrice Tosoni.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Jessica Berthe-Godart.       <br />
       Avec : Carine Ribert et Lily Rubens.       <br />
       Scénographie :  Capucine Grou-Radenez.       <br />
       Création lumière : Julien Ménard.       <br />
       Création musicale : Mathias Louis.       <br />
       Production : Théâtre Lepic.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 novembre 2024 au 26 janvier 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre Lepic, Paris 18ᵉ, 01 42 54 15 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelepic.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelepic.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85129061-60728196.jpg?v=1735034700" alt=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" title=""Le destin se moque des choix" Notre destinée n'est jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses*" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>L'ironie de Thomas Bernhard… joyeuse et pertinente… Du reflet comique à la réflexion</title>
   <updated>2016-01-22T10:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-ironie-de-Thomas-Bernhard-joyeuse-et-pertinente-Du-reflet-comique-a-la-reflexion_a1526.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2016-01-22T07:44:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ils sont frères et sœurs, soudés dans leur fratrie, fermée sur elle-même. Et la folie et la haine transpirent par tous les pores. Le "Déjeuner chez Wittgenstein" de Thomas Bernhard recèle une forte charge dramatique et produit pourtant une puissance comique irrésistible car le texte, finement écrit, est précis dans le réalisme et, virtuose, accumule les obstacles opposés par la vraisemblance littéraire. Excessif comme la vraie vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8828871-13975295.jpg?v=1453416516" alt="L'ironie de Thomas Bernhard… joyeuse et pertinente… Du reflet comique à la réflexion" title="L'ironie de Thomas Bernhard… joyeuse et pertinente… Du reflet comique à la réflexion" />
     </div>
     <div>
      Dans cette histoire, il est question de personnages qui vivent à l'ombre des ancêtres, vivent à l'abri du besoin un quotidien monotone. Fortunés. Les sœurs sont comédiennes, propriétaires de leur théâtre. Le frère célèbre philosophe vit à l'asile l'exil qu'il a choisi. Ils se déchirent, et rêvent d'harmonie. La rumeur extérieure les perturbe et les attire.       <br />
              <br />
       La pièce décrypte la névrose familiale, ses rites et ses obsessions, développe une critique sociale acerbe. Les mensonges sous les bons sentiments. Les convenances et préjugés de la société bourgeoise, les prétentions artistiques, esthétiques musicales, picturales, les vanités, sont passées au crible d'un texte sans concessions. La pesanteur de certains repas familiaux est poussée jusqu'à la démesure et atteint l'universel.       <br />
              <br />
       Dans sa progressivité partant d'un point naturaliste, le texte incite les comédiens à se dépasser et à approfondir les situations concrètes. Le &quot;Déjeuner chez Wittgenstein&quot; est clairement un miroir tendu et théâtralement se veut une comédie selon le point de vue de l'auteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8828871-13975329.jpg?v=1453416762" alt="L'ironie de Thomas Bernhard… joyeuse et pertinente… Du reflet comique à la réflexion" title="L'ironie de Thomas Bernhard… joyeuse et pertinente… Du reflet comique à la réflexion" />
     </div>
     <div>
      D'entrée de jeu, la mise en scène d'Agathe Alexis fait partager au spectateur ce point de vue. Par le naturel et la proximité du jeu porté, par délégation et délectation théâtrale, à la complicité d'un grand carnaval familial.       <br />
              <br />
       Casser la vaisselle de famille, mettre cul par-dessus tête les figures des ancêtres pour de vrai… manger et recracher des profiteroles… le déjeuner chez le philosophe Wittgenstein atteint un point d'anthologie, un point culminant de la tradition burlesque.       <br />
              <br />
       Thomas Bernhard a donné à ses personnages les noms des comédiens qui avaient créé les rôles. Assurément Agathe, Yveline et Hervé, portés par le sens du détail, donnent le meilleur d'eux-mêmes et rendent actuel le propos. Inséparables. Sœurs et frères jumeaux des créateurs des rôles Ritter, Dene, Voss. Avec l'ubris en partage.       <br />
              <br />
       Le spectateur, conduit par le désir de transgression des règles que tout un chacun partage, se trouve face à un miroir qui se dilate et se dilue. Il vit ce moment de pure comédie comme un rêve et ne peut qu'applaudir ayant tout compris. L'ironie de Thomas Bernhard est devenue joyeuse et pertinente. Du reflet comique à la réflexion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Déjeuner chez Wittgenstein"</b></div>
     <div>
      Texte : Thomas Bernhard.       <br />
       Traduction : Michel Nebenzahl.       <br />
       Mise en scène : Agathe Alexis.       <br />
       Avec : Agathe Alexis, Yveline Hamon, Hervé Van Der Meulen.       <br />
       Scénographie et costumes : Robin Chemin.       <br />
       Réalisations sonores : Jaime Azulay.       <br />
       Lumière : Stéphane Deschamps.       <br />
       Chorégraphies: Jean-Marc Hoolbecq.       <br />
       Collaboration artistique : Alain Alexis Barsacq.       <br />
       Durée du spectacle : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 janvier au 1er février 2016.</span>       <br />
       Lundi, mercredi et vendredi à 20 h 30, jeudi et samedi à 19 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Représentation supplémentaire dimanche 31 janvier à 20 h 30.       <br />
       Relâche exceptionnelle le jeudi 21 janvier.       <br />
       Théâtre de l'Atalante, Paris 18e, 01 46 06 11 90.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-latalante.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-latalante.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-ironie-de-Thomas-Bernhard-joyeuse-et-pertinente-Du-reflet-comique-a-la-reflexion_a1526.html" />
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  <entry>
   <title>"Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique</title>
   <updated>2015-09-16T10:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Reformateur-Une-reflexion-terrifiante-sur-la-nature-humaine-a-la-fois-drole-et-dramatique_a1435.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8270662-12938145.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-09-16T09:43:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reclus du monde qu'il exècre, rivé à son fauteuil Voltaire, dernier refuge devant l'incompréhension qui l'assaille, en danger d'hypocondrie, l'homme qui a rédigé le "traité de réforme du monde", "le réformateur" vit au rythme monotone d'un quotidien toujours identique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8270662-12938145.jpg?v=1442389678" alt=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" title=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" />
     </div>
     <div>
      Et dans l'usage des heures, il tisse à voix haute comme un filet à remonter à la surface les humiliations qu'il a subies. Il fulmine, rêve une cérémonie qui serait apothéose et reconnaissance de son génie, répète les gestes de sa consécration et son discours, attend sa récompense, son diplôme. Tance et rudoie la femme, sa compagne, servante, compatissante et aimante. Il attend son plat de nouilles. Et la médiocrité, en valeur absolue, lui revient, telle une tarte à la crème, dans la figure. Vanité de vanité. Le monde comme sa volonté et sa représentation achoppe.       <br />
              <br />
       La pièce de Thomas Bernhard, dans son écriture, joue avec la fiction et la réalité. Le spectateur assiste en direct au travail d'une conscience agitée, amère, exaltée qui ressasse jusqu'à la sénilité la scène primitive d'une blessure d'amour-propre non guérie.       <br />
              <br />
       Dans une stricte unité de lieu, André Engel remonte le temps (en toute discrétion et vraisemblance scéniques) jusqu'au point origine qui est aussi le point d'aboutissement du drame. Il le rend tangible au temps présent par une convention simple. Le réformateur, s'apprête progressivement en habit de cour du XVIIIe siècle. Face à l'habit noir d'universitaires emperruqués qu'il affronte à la toute fin de la pièce dans un choc d'images et de pertinence, laissant le spectateur juge des convenances, des conformismes et des conservatismes. En œuvre dans le texte de Thomas Bernhard, le rêve d'un monde éclairé par <span style="font-style:italic">les Lumières</span> illumine le plateau.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8270662-12938175.jpg?v=1442390172" alt=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" title=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" />
     </div>
     <div>
      Serge Merlin reprend le rôle créé en 1991. Avec sa juvénilité intacte et l'épaisseur de plus de soixante ans de métier, il est à la fête et le public avec lui.       <br />
              <br />
       Les comédiens n'apportent aucune fausse note, se lovent dans la convention. Serge Merlin se faufile de registres en registres, tel un furet, entre les fils du texte. Tout en auto-ironie, quasi voltairien, le jeu, en décalage perpétuel avec l'unité de lieu, prend l'allure d'une farce subtile, prend la forme d'une fugue. La représentation est à la fois drôle et dramatique. À la réflexion terrifiante pour ce qui concerne la nature humaine.       <br />
              <br />
       Quasi silencieuse, Ruth Orthmann qui joue la femme a une présence intense et active offrant à l'exubérance de Serge Merlin comme un contrepoint musical remarquable de concision et de précision.       <br />
              <br />
       Le spectateur réjoui par cette oscillation qui obvie au ridicule ou à l'arrogance de la gloire et apporte au contraire intimité complice, sent planer les ombres humanistes de Voltaire, de Rousseau et de Kant devenus, par ce miracle du théâtre, familiers tout autant que Thomas Bernhard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Réformateur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8270662-12938195.jpg?v=1442390277" alt=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" title=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Thomas Bernhard.       <br />
       Mise en scène : André Engel.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Ruth Orthmann.       <br />
       Avec : Serge Merlin, Ruth Orthmann, Gilles Kneusé.       <br />
       Décors : Nicky Rieti.       <br />
       Costumes : Chantal de la Coste.       <br />
       Lumières : André Diot.       <br />
       Son : Pipo Gomes.       <br />
       Coiffure : Marie Luiset.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 septembre au 11 octobre 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de l'Œuvre, Paris 9e, 01 44 53 88 88.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeloeuvre.fr/index.html" target="_blank">&gt;&gt; theatredeloeuvre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Reformateur-Une-reflexion-terrifiante-sur-la-nature-humaine-a-la-fois-drole-et-dramatique_a1435.html" />
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   <title>La Mousson d'été... Venez voir s'écrire le théâtre !</title>
   <updated>2014-08-21T10:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Mousson-d-ete-Venez-voir-s-ecrire-le-theatre-_a1182.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6916854-10574873.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-08-21T10:10:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y a des auteurs de théâtre ! Et même des traducteurs, des interprètes et des éditeurs ! La Mousson d'été (avec les Rencontres de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon) est de ces événements qui font mentir les blasés fatigués qui assènent l'antienne crispante sur la disparition des auteurs. Elle ne résiste pourtant pas à la force de la réalité. À Pont-à-Mousson comme ailleurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6916854-10574873.jpg?v=1408609520" alt="La Mousson d'été... Venez voir s'écrire le théâtre !" title="La Mousson d'été... Venez voir s'écrire le théâtre !" />
     </div>
     <div>
      Il est vrai qu'il faut quitter le carreau germanopratin et se déplacer en France pour les découvrir...       <br />
       Car il faut le dire, la décentralisation a réussi et la culture est bien un levier économique des territoires.       <br />
              <br />
       Et à Pont-à-Mousson, la Mousson d'été fête son vingtième anniversaire dans l'assurance de l'efficacité de sa formule. Voulue par Michel Didym, lorrain d'origine et passionné d'écriture dramaturgique, qui mit en scène en son temps Llamas, Koltès Minyana,Vinaver... ce dernier prouva qu'il savait faire confiance aux hommes (et aux femmes) pour créer. Ce qu'a bien compris l'Union Européenne qui soutient la dramaturgie contemporaine et dont la Mousson d'été à Pont-à-Mousson est un temps fort de son action.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6916854-10574874.jpg?v=1408609923" alt="La Mousson d'été... Venez voir s'écrire le théâtre !" title="La Mousson d'été... Venez voir s'écrire le théâtre !" />
     </div>
     <div>
      Au sein de l'Abbaye des Prémontrés, si belle en dépit des blessures de la dernière guerre, se rencontrent des auteurs de France et d'Europe, et des apprentis, des comédiens, des traducteurs. Ils phosphorent, font connaissance d’œuvres et, dans une joute, les présentent à un public curieux, qu'il soit simple mussipontain, étudiant ou professionnel. Les ateliers d'écriture de Pont-à-Mousson sont à la fois festival et séminaire, ouvert sur le monde et la ville. Premières présentations, premières chances. Cette étonnante université d'été et banc d'essai est pour les participants une véritable cure d'amitié et de créativité.       <br />
              <br />
       Au résultat, depuis 1995, la moisson de textes et d'auteurs est impressionnante. On ne peut les citer tous. La Mousson d'été alimente les programmations théâtrales d'un flux régulier et discret, fait l'objet d'une première édition pour le &quot;spectateur lecteur&quot; curieux de l'évolution du monde théâtral dont la mousson d'été est l'un des plus beaux reflets.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>20e édition de la Mousson d'été</b></div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 22 au 28 août 2014.</span>       <br />
       Abbaye des Prémontrés, Pont-à-Mousson (54), 03 83 81 20 22.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.meec.org/IMG/pdf/mousson_d_ete_2014-programme-BAT.pdf" target="_blank">&gt;&gt; Programme complet</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Mousson-d-ete-Venez-voir-s-ecrire-le-theatre-_a1182.html" />
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