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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-14T00:14:18+02:00</updated>
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   <title>Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !</title>
   <updated>2018-02-18T10:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Don-Quichotte-Quand-la-fable-devient-realite-_a1663.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10025636-16286958.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-02-18T10:36:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise C’est un Don Quichotte totalement revisité qui se prête au jeu de sa célébrité et endosse le rôle d’interviewé dans une mise en scène où le roman de Cervantès est bousculé pour montrer les contours humains de ce personnage qui a traversé les siècles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10025636-16286369.jpg?v=1471017066" alt="Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !" title="Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !" />
     </div>
     <div>
      Assis et micro à la bouche, Don Quichotte (Sylvain Mossot) répond tel un personnage réel aux questions d’une journaliste (Barbara Castin) qui interroge autant le mythe que sa réalité. Nous sommes ainsi dans une fable entretenue par un regard critique.       <br />
              <br />
       L’idée de mettre Don Quichotte comme personnage de sa propre épopée vu à travers, non pas le regard omniscient de Cervantès, mais celui d’une journaliste et d’un maître de cérémonie (Anthony Henrot), appuyé par celui de Don Quichotte, donne un aperçu qui ne manque pas de mordant. Le fait de l’articuler comme un personnage public dont notre époque, par l’interview, questionne le mythe devenant réalité, fait entrer le spectateur dans les coulisses du roman où le personnage est en proie à ses questionnements.       <br />
              <br />
       C’est original, relevé et décalé. Faire de Don Quichotte de la Mancha (ou de la Manche comme il le répète si souvent), un héros un tantinet francisé, moderne par ses doutes, au travers de scènes annoncées par un maître de cérémonie décentre la pièce par rapport à l’histoire. Celle-ci est mise à distance, en étant au préalable présentée, tout en sachant qu’elle est jouée par un personnage qui est pris dans sa propre imagination.       <br />
              <br />
       Don Quichotte est dans un costume brillant de paillettes et jure par tous les diables que c’est une cotte de mailles. L’interview est entrecoupée de scènes épiques ponctuant le roman. Il répond d’un air grave et sincère aux questions, revendiquant son combat à défendre la veuve et l’orphelin, les épouses éplorées, les opprimés, à chasser les méchants, bref… à lutter contre le Mal.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10025636-16286803.jpg?v=1471018559" alt="Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !" title="Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle a été construit autour d’improvisations. Ce qui est intéressant est la mise en scène qui fait passer Don Quichotte et Sancho Pança (Axel Blind) au filtre autant de la réalité, via la journaliste, que de la fable, avec le maître de cérémonie. Réalisme d’un côté et imagination de l’autre. La réalité rejoint le mythe faisant de Sancho Pança l’aiguillon des deux mondes. Un pied dans le doute et la critique, l’autre dans le conte. Ce visage à la Janus tombe quelque peu quand la journaliste se transforme en princesse Micomicona. La thématique en devient quelque peu troublée car la réalité devient fable.       <br />
              <br />
       Don Quichotte passe parfois par-dessus bord la poésie et l’élégance de style de Cervantès appuyé par Sancho Pança avec ses propos parfois incompréhensibles. Ce dernier mêle toutefois une irrésistible poésie où le sens des mots, collés les uns aux autres, importe peu car la signification est brodée par des métaphores stylistiques assez déroutantes. Le comique de situation transporte les personnages vers un espace-temps où l’humour est conseillère de la poésie avec comme garde-fou, l’imagination.       <br />
              <br />
       Réel et imaginaire cohabitent tout au long de la pièce avec un &quot;Don Quichotte&quot; à la crête d’un personnage qui se sait prisonnier de son imagination mais jouant de sa réalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Don Quichotte, farce épique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10025636-16286958.jpg?v=1472136364" alt="Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !" title="Don Quichotte… Quand la fable devient réalité !" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Jean-Laurent Silvi.       <br />
       Avec Sylvain Mossot, Axel Blind, Barbara Castin et Anthony Henrot.       <br />
       Création Technique : Robin Laporte.       <br />
       Costumes : Joan Bich.       <br />
       Par la Cie Le Matin des Vagabonds.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Du 22 juin au 20 août 2016.       <br />
       Du mardi au samedi à 18 h 30.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Reprise</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 février au 25 mars 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 18 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Première publication : 12 août 2016.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La fable rejoint le mythe, la parodie disparaît et peut paraître toute l'humanité de Don Quichotte</title>
   <updated>2018-06-06T11:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-fable-rejoint-le-mythe-la-parodie-disparait-et-peut-paraitre-toute-l-humanite-de-Don-Quichotte_a2038.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/19895950-23596064.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-02-02T08:18:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'histoire racontée par la compagnie La Cordonnerie, dans son nouveau ciné-spectacle "Dans la peau de Don Quichotte", se déroule des derniers jours de 1999 à maintenant et réunit autour du vieux roman de Miguel de Cervantès et d'un ordinateur poussif, un employé de bibliothèque tout gris, un technicien de surface un peu con-con, un méchant maire et une belle et mystérieuse médecin psychiatre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19895950-23596064.jpg?v=1517559730" alt="La fable rejoint le mythe, la parodie disparaît et peut paraître toute l'humanité de Don Quichotte" title="La fable rejoint le mythe, la parodie disparaît et peut paraître toute l'humanité de Don Quichotte" />
     </div>
     <div>
      Tout l'univers mental et physique du spectacle subit comme un grand choc, un grand bug. Opère un saut spatio-temporel, atteint un point de fusion. Le monde passe de l'intérieur d'une petite médiathèque à un paysage imaginaire avant de s'ouvrir à un hiver rural.       <br />
              <br />
       Où s'agite un cheval de fer qui rugit à Très Grande Vitesse comme en enfer. À l'horizon des pales d'éoliennes quasi fantasmatiques et une petite fille qui, de l'arrière d'une voiture, salue affectueusement au bord de sa cahute de fortune un vagabond. Célèbre dans le canton bien que nul ne connaisse son histoire, le passé qui l'a réduit à cet état. À part son compagnon d'infortune, et le maire de la petite ville.       <br />
              <br />
       Et peut être que, tout bien réfléchi, le spectateur bien calé dans l'histoire qui lui est racontée... est le seul à même de reconstituer les circonstances singulières et considérables qui relient les événements. Qu'il peut qualifier de folie sublime et dérisoire, pathétique et glorieuse, grave et comique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19895950-23596129.jpg?v=1517559759" alt="La fable rejoint le mythe, la parodie disparaît et peut paraître toute l'humanité de Don Quichotte" title="La fable rejoint le mythe, la parodie disparaît et peut paraître toute l'humanité de Don Quichotte" />
     </div>
     <div>
      C'est que l'homme à la tête farcie du roman de Cervantès entraîne le spectateur loin, loin, très loin dans les méandres des différentes consciences et revit au fil de ses errances, au fil du temps, au pied de la lettre, les aventures et mésaventures du héros hispanique. Histoire éternelle et récurrente. Où la réalité s'effrite. Les grains de réel changent de nature. Comme en une farce.       <br />
              <br />
       L'œuvre de Cervantès, prise dans ses multiples dimensions, est ainsi transposée dans une forme scénique tous azimuts quasi parfaite.       <br />
              <br />
       Face à la scène, le spectateur assiste à une forme à bien des égards chimérique. En forme de cinéma. Et c'est du grand cinéma. Carré, virtuose. Caméra objective, caméra subjective sont au service d'un documentaire, d'un docu-fiction, d'une autofiction. Tout y passe.       <br />
              <br />
       La scène est aussi en forme de studio de sonorisation et d'enregistrement de direct (bande son et bruitage). Et c'est du grand bruitage. Qui sait jouer de l'anachronisme visuel et dérisoire et de l'authenticité du son.       <br />
              <br />
       Dans la totalité de l'espace, au micro, les acteurs font du théâtre et c'est du grand théâtre. La proposition est à la fois réaliste, pastiche, parodique, autoparodique jusqu'à boucler le caractère merveilleux du récit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19895950-23596137.jpg?v=1517559792" alt="La fable rejoint le mythe, la parodie disparaît et peut paraître toute l'humanité de Don Quichotte" title="La fable rejoint le mythe, la parodie disparaît et peut paraître toute l'humanité de Don Quichotte" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur s'amuse. Son regard glisse sans se lasser du fond de l'écran à l'avant-scène. Il regarde les comédiens qui au micro se dédoublent et s'autosurveillent. Le spectateur se trouve pris au piège d'une forme d'errance des plus délassantes.       <br />
              <br />
       Jusqu'à ce que sa conscience soit placée à un point de rupture. Lorsque celle-ci s'aperçoit que le personnage du vagabond, qui se met à nu au réel de la scène, fait l'objet de deux traitements d'images diamétralement opposés dans leurs effets. L'une retransmise par un ordiphone (smartphone) renvoie au ridicule, à la moquerie, au dénigrement, au mépris : c'est le regard du maire, du duc, c'est un regard de classe dominante.       <br />
              <br />
       L'autre fugace sur grand écran est sublime. Le visage du vagabond pris en gros plan devient clochard céleste digne du grand Orson Welles. À cet instant, sans nul doute, le petit employé tout gris devenu vagabond est assurément Don Quichotte. Dans toute sa noblesse et sa beauté. La fable rejoint le mythe. La satire, la parodie disparaissent. Le regard s'embue. Le spectateur applaudit cette bribe d'humanité, cette dignité et cette folie. Celles de Don Quichotte personnage éminemment populaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dans la peau de Don Quichotte"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19895950-23596145.jpg?v=1517559831" alt="La fable rejoint le mythe, la parodie disparaît et peut paraître toute l'humanité de Don Quichotte" title="La fable rejoint le mythe, la parodie disparaît et peut paraître toute l'humanité de Don Quichotte" />
     </div>
     <div>
      Un spectacle de Métilde Weyergans et Samuel Hercule d'après l'œuvre de Cervantès.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Pauline Hercule.       <br />
       Musique originale : Timothée Jolly et Mathieu Ogier.       <br />
       Avec : Philippe Vincenot, Samuel Hercule, Métilde Weyergans, Timothée Jolly, Mathieu Ogier.       <br />
       Et à l’écran : Ava Baya, Jean-Luc Porraz, Anne Ferret, Michel Le Gouis, Nicolas Avinée, Xavier Guelfi, Pierre Germain, Constance Chaperon, Alexis Corso, Grégoire Jeudy…       <br />
       Assistants réalisation : Grégoire Jeudy et Damien Noguer.       <br />
       Image : Lucie Baudinaud.       <br />
       Décors : Dethvixay Banthrongsakd.       <br />
       Costumes : Rémy Le Dudal.       <br />
       Montage Gwenaël : Giard Barberin.       <br />
       Direction de production tournage : Lucas Tothe.       <br />
       Création sonore : Adrian’ Bourget.       <br />
       Création lumière : Soline Marchand.       <br />
       Construction machinerie : Les Artistes Bricoleurs Associés.       <br />
       Compagnie La Cordonnerie.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 janvier au 10 février 2018.</span>       <br />
       Du lundi au vendredi à 20 h, samedi à 19 h, puis du 8 au 10 février à 19 h.       <br />
       Nouveau Théâtre de Montreuil - CDN, Salle Jean-Pierre Vernant, Montreuil (93), 01 48 70 48 90.       <br />
       <a class="link" href="http://www.nouveau-theatre-montreuil.com/" target="_blank">&gt;&gt; nouveau-theatre-montreuil.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div>
      27 et 28 février 2018 : Théâtre, Villefranche-sur-Saône  (69).       <br />
       7 et 8 mars 2018 : Le Granit, Scène nationale, Belfort (90).       <br />
        13 au 15 mars 2018 : Les 2 Scènes - Scène nationale, Besançon  (25).       <br />
       4 au 6 avril 2018 : Comédie de Caen - CDN Normandie, Caen (14).       <br />
        10 et 11 avril 2018 : Maison de la Culture - Scène nationale, Bourges (18).        <br />
       4 au 6 mai 2018 : Théâtre Am Stram Gram, Genève (Suisse).        <br />
       15 au 19 mai 2018 : Théâtre de la Croix Rousse, Lyon (69).       <br />
       25 mai 2018 : L'Apostrophe, Scène nationale Cergy-Pontoise et Val d’Oise - Théâtre de Jouy-le-Moutier,   Jouy-le-Moutier (95).       <br />
       <span class="fluo_jaune">1er au 9 juin 2018 :</span> Théâtre de la ville, Théâtre des Abbesses, Paris 18e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité</title>
   <updated>2016-09-14T09:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Don-Quichotte-Merveilleux-et-trivial-dans-un-chaos-etincelant-d-illusion-et-de-realite_a1672.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10200778-16641865.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-09-14T06:06:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jérémie Le Louët met en scène "Don Quichotte". D'entrée tout est visible. La régie est à jardin. La présence de rails de travelling, d'une caméra girafe, d'un micro-perche, un bric-à-brac de décors en carton-pâte et à roulettes, les portants de vêtements... Tout est à vue.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10200778-16641865.jpg?v=1473796546" alt=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" title=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur ne peut ignorer qu'il se trouve dans une mise en scène contemporaine, plus précisément sur un plateau de tournage dont il vit, en effet, en direct, l'agitation, le cahot, la vitalité, les tics et les tocs. Les pitreries et les contre pitreries.       <br />
              <br />
       L'action se situe dans un monde de cinéma, de ce burlesque qui lui-même doit tout au music-hall et au théâtre. Le déroulement du récit, qui dans l'original fait près de deux mille pages, est ainsi haché, tronqué. La mise en scène, dans une auto-ironie continue, à l'esprit farcesque évident, plonge le spectateur dans une bien belle mise en abyme.       <br />
              <br />
       Il y a la conférence de presse désastreuse, l'interviewé médiocre et vaniteux, la direction d'acteur tâtonnante, la remise d'un prix de la profession. Les scènes mal réglées, bricolées, les ratages, déconstruisent toute illusion et élaborent comme une critique de la société du spectacle qui dévore ses enfants.       <br />
              <br />
       Mais force du Théâtre, Art de tous les arts, jaillit, dans une trajectoire rigoureuse, comme un phénix, l'histoire du chevalier à la triste figure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10200778-16641885.jpg?v=1473796595" alt=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" title=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" />
     </div>
     <div>
      Celle d'un certain Quijada ou Quesada ? Ou bien Quijana ? Ou plutôt Alonso Quijano le Bon, robuste hidalgo, communément appelé Don Quichotte, &quot;dont la mort ne put triompher de sa vie lors de son trépas, […] tirant son crédit et sa gloire de mourir sage et vivre fou&quot;.        <br />
              <br />
       L'aventure tourne en rond mais d'épisodes en épisodes, portée par la vitalité des comédiens, elle prend l'allure d'une épopée de chevaliers errants. Don Quichotte envahit, par surprises successives, l'espace et le temps de la représentation, et avec lui tous ses avatars. Le chevalier au casque de plat de barbier revêt le heaume et la cotte de mailles qui jette des éclairs. Qu'il soit Roland, Amadis ou Siegfried. À cet égard, la scène des moulins (des géants) (qu'il faut savoir ne pas décrire) est une apothéose.       <br />
              <br />
       Le merveilleux et le trivial se heurtent dans le chaos étincelant de l'illusion et de la réalité. Tant et tant qu'à la fin homme à la triste figure et chevalier de rêve tout à la fois, Don Quichotte devient une Légende Vivante, rattrapée (au grand étonnement de la personne) par la réalité de sa propre fiction. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10200778-16641893.jpg?v=1473796652" alt=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" title=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" />
     </div>
     <div>
      Légende certes jouée, farcie par les puissants mais bien plus forte que la satire et la dérision qui veulent l'accabler. Car Don Quichotte court au-devant de lui-même. À la fois sujet et objet d'étonnement et d'admiration. Objet de conscience et de divertissement.       <br />
              <br />
       Et le spectateur, par ce qu'il est spectateur de Théâtre, se découvre compagnon d'un vagabond des chimères, d'un lecteur fou de romans de chevalerie à l'imagination elle aussi folle. Et c'est en serviteur d'un chevalier errant dans la province de la Mancha qu'il pérégrine avec plaisir dans l'espace du théâtre. Comme un certain Sancho Pança son voisin, lui aussi valet en délire et ami fidèle.       <br />
              <br />
       Dans cette proposition l'humour est constant, le rythme élastique et, dans son apparente trahison, la fidélité à l'œuvre est totale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Don Quichotte"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10200778-16641936.jpg?v=1473796850" alt=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" title=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" />
     </div>
     <div>
      D'après Miguel de Cervantès.       <br />
       Mise en scène : Jérémie Le Louët.       <br />
       Adaptation : Jérémie Le Louët.       <br />
       Avec : Julien Buchy, Anthony Courret, Jonathan Frajenberg, Jérémie Le Louët, David Maison, Dominique Massat.       <br />
       Avec la participation des régisseurs : Thomas Chrétien, Simon Denis, Xavier Hulot et Tom Ménigault.       <br />
       Collaboration : artistique Noémie Guedj.       <br />
       Scénographie : Blandine Vieillot.       <br />
       Construction : Guéwen Maigner.       <br />
       Costumes : Barbara Gassier.       <br />
       Couture : Lydie Lalaux.       <br />
       Vidéo : Thomas Chrétien, Simon Denis et Jérémie Le Louët.       <br />
       Lumière : Thomas Chrétien, Son Simon Denis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10200778-16641951.jpg?v=1473796895" alt=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" title=""Don Quichotte"… Merveilleux et trivial dans un chaos étincelant d'illusion et de réalité" />
     </div>
     <div>
      Par la Compagnie des Dramaticules.       <br />
       Durée : 2 h 05 sans entracte.       <br />
       Conseillé à partir de 13 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 septembre au 9 octobre 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre 13/Seine, Paris 13e, 01 45 88 62 22.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre13.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Don-Quichotte-Merveilleux-et-trivial-dans-un-chaos-etincelant-d-illusion-et-de-realite_a1672.html" />
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   <title>22/03 au 28/04/2013, Théâtre Aire Falguière, Paris, "Sancho Pança"</title>
   <updated>2013-04-07T10:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/22-03-au-28-04-2013-Theatre-Aire-Falguiere-Paris-Sancho-Panca_a874.html</id>
   <category term="À l'affiche" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5390273-8041207.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-04-06T18:26:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Geneviève Rozental ne cesse de nous étonner. Cette metteure en scène et directrice (d’un tout petit théâtre situé dans le 15e arrondissement - Théâtre Aire Falguière) continue, avec énergie et foi, à porter de jeunes auteurs sur la scène. Mais peu subventionnée, peu aidée, la difficulté à tenir ce théâtre debout est souvent monstre. Et pourtant ! D’année en année, elle arbore fièrement de jeunes créations. En ce moment, un spectacle très "quichottesque", "Sancho Pança", traduit et adapté par Melle Rozental elle-même.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5390273-8041207.jpg?v=1365181250" alt="22/03 au 28/04/2013, Théâtre Aire Falguière, Paris, "Sancho Pança"" title="22/03 au 28/04/2013, Théâtre Aire Falguière, Paris, "Sancho Pança"" />
     </div>
     <div>
      Cette ancienne agrégée d’espagnol s’est lancée dans le travail titanesque d’adapter librement le personnage de Sancho Pança d’après l’œuvre de Cervantès, <span style="font-style:italic">Don Quichotte</span>. Voici comment elle explique dans sa note d’intention ce choix :       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Don Quichotte a inspiré de nombreux spectacles, dans lesquels Sancho joue un rôle secondaire et généralement stéréotypé : le gros gourmand, terre à terre, qui s’oppose  à l’idéaliste fou, le rustre qui s’oppose au chevalier. Or, si l’on lit intégralement le chef d’œuvre de Cervantes, on ne tarde pas à s’apercevoir de la complexité du personnage de Sancho. J’ai souhaité braquer mon projecteur sur lui.       <br />
       Mon point de départ a été la rencontre des deux héros avec un couple de grands d’Espagne qui  vont s’amuser à leurs dépens parce qu’ayant lu la première partie du roman, ils identifient aussitôt Don Quichotte et Sancho et connaissent leurs points faibles.       <br />
       Répondant aux questions de la duchesse, Sancho va évoquer en flash-back des dialogues  et des situations  vécues avec son maître. Il va se voir offrir le gouvernement de l’île dont il rêvait et révélera toute l’étendue de sa sagesse, mais aussi son grain de folie, qu’il partage avec son maître.       <br />
       Trois comédiens permettront de poser les personnages de Sancho, Don Quichotte et la duchesse, ainsi que de mettre en scène l’écuyer devenu gouverneur face à quelques comparses qui vont le mettre à l’épreuve.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Non seulement le travail réalisé a tout notre intérêt, mais y aller c’est aussi soutenir un théâtre qui a bien du mérite. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sancho Pança"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5390273-8041208.jpg?v=1365181250" alt="22/03 au 28/04/2013, Théâtre Aire Falguière, Paris, "Sancho Pança"" title="22/03 au 28/04/2013, Théâtre Aire Falguière, Paris, "Sancho Pança"" />
     </div>
     <div>
      Auteur : Miguel de Cervantès.        <br />
       Montage, traduction et mise en scène : Geneviève Rozental.       <br />
       Avec : Marion Amiaud, Sylvestre Bourdeau et Sébastien Faglain.       <br />
       Direction d’acteurs : Diana Ringel.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 mars au 28 avril 2013.</span>       <br />
       Les vendredis à 21 h et les dimanches à 17 h 30.        <br />
       Théâtre Aire Falguière.       <br />
       55, rue de la Procession, Paris 15e.        <br />
       <a class="link" href="http://www.aire-falguiere.com" target="_blank">&gt;&gt; aire-falguiere.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/22-03-au-28-04-2013-Theatre-Aire-Falguiere-Paris-Sancho-Panca_a874.html" />
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